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Le narcotrafiquant Mohamed Amra, en fuite depuis son évasion en mai, arrêté en Roumanie

Le narcotrafiquant Mohamed Amra, en fuite depuis son évasion sanglante il y a plus de neuf mois, a été arrêté en Roumanie, a annoncé samedi sur X le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.”Au terme d’une traque de plusieurs mois, Amra a été arrêté, enfin !”, s’est réjoui sur X le Premier ministre François Bayrou, tandis que le président Emmanuel Macron a salué “un formidable succès”. Le 14 mai 2024, deux agents pénitentiaires avaient été tués et trois autres blessés lors de l’attaque ultraviolente de leur fourgon au péage d’Incarville (Eure) pour libérer Amra.Ce narcotrafiquant de 30 ans est soupçonné d’avoir commandité des meurtres alors qu’il était en détention.Au moment de son évasion, Mohamed Amra avait été extrait de sa cellule pour être amené chez un juge d’instruction pour y être interrogé.Cette attaque commando à la voiture-bélier et aux fusils d’assaut a aussi jeté une lumière crue sur le degré de violence atteint par une nouvelle génération de trafiquants de drogue.La scène avait de plus été filmée par une caméra de surveillance du péage d’Incarville: on y voit plusieurs hommes, cagoulés et vêtus de noir, tirer sans sommation apparente sur les surveillants de prison, pour libérer Mohamed Amra qui, à la tête d’un réseau, est soupçonné d’avoir commandité des meurtres en lien avec des trafics de stupéfiants.Le fugitif et ses complices étaient recherchés en France par plus de trois cents enquêteurs. La traque s’était aussi organisée au-delà des frontières hexagonales, avec une “notice rouge” émise par Interpol à la demande des autorités françaises pour localiser le détenu évadé.

L’Allemagne entre rejet de l’immigration et besoin criant de main d’oeuvre

Kathrin Leffler est “inquiète” : cette responsable d’un hôpital allemand recrute une partie de son personnel à l’étranger mais le discours de plus en plus hostile à l’immigration jette une ombre sur l’attractivité du pays en manque désespéré de main d’oeuvre.Le parti d’extrême droite AfD, qui pourrait arriver en seconde position aux élections de dimanche, défend un plan d’expulsion massive des étrangers en situation illégale en Allemagne.Faute d’alliés politiques, ses chances d’arriver au pouvoir sont nulles mais l’essor de cette formation a conduit à une surenchère sur les questions identitaires et sécuritaires, notamment chez les conservateurs, favoris du scrutin.”Ces développements politiques ne sont certainement pas positifs pour nous”, dit à l’AFP Mme Leffler, directrice des soins à l’hôpital Ukb, l’un des grands établissements de Berlin.Le secteur des soins est l’un des plus frappés par la pénurie de personnel qualifié qui handicape lourdement la première économie européenne.Comme nombre de groupes industriels, hôpitaux et cliniques doivent désormais recruter leur personnel à des milliers de kilomètres de l’Allemagne.Au Mexique, où les équipes de Mme Leffler se sont rendus en août dernier, les responsables allemands n’ont pas ménagé leurs efforts pour séduire les candidats à l’émigration.- Déficit démographique -Or les débats politiques allemands “sont suivis à l’étranger”, note la directrice. Les postulants “regardent de très près dans quel pays ils vont aller vivre” et si ils y seront bien accueillis.”Satisfait” de sa nouvelle vie en Allemagne, Wassim Hadded est arrivé de Tunisie fin 2023 via le dispositif gouvernemental +Triple Win+ destiné à recruter des infirmiers dans sept pays étrangers en excédent de diplômés dans ce secteur.Cours d’allemand pris en charge, logement garanti à son arrivée: l’infirmier spécialisé âgé de 27 ans a été attiré par ce “programme qui s’occupe de tout”.Actuellement, environ 15% du personnel médical des hôpitaux allemands possède un passeport étranger et cette proportion s’accentuera avec le départ à la retraite de la génération du baby-boom, prévient Gerald Gass, président de la Société des hôpitaux allemands (DKG).Pour “compenser le déficit démographique”, le secteur a besoin de recrutement annuellement environ “40.000 immigrés qualifiés”, indique-t-il.L’Allemagne vient de passer des accords migratoires avec une dizaine de pays (Inde, Géorgie, Kenya, Maroc) pour y recruter des travailleurs.L’industrie, la logistique ou la construction manquent aussi de bras. Sans le recrutement d'”au moins 1,6 million d’étrangers” d’ici 2029, selon l’Institut allemand d’études économiques (DIW), “la transformation économique échouera et de nombreuses entreprises feront faillite”.”La situation politique actuelle n’aide pas à ce que l’Allemagne devienne compétitive pour ces travailleurs qualifiés”, observe Gerald Gass.- Travailler pour s’intégrer -Plus d’un million de Syriens et d’Afghans avaient trouvé refuge dans la première économie européenne en 2015 et 2016 sous le gouvernement centriste d’Angela Merkel.Sept ans après leur arrivée, en 2022, le taux d’emploi moyen des hommes syriens atteignait 73%, celui des femmes 29%, et ils étaient particulièrement représentés dans les secteurs en pénurie de main d’oeuvre, selon l’étude d’une agence gouvernementale du travail.Sous le gouvernement sortant d’Olaf Scholz, de nouvelles règles ont permis à des migrants déboutés du droit d’asile d’obtenir quand même un permis de séjour, à condition d’avoir une formation ou un emploi.Mais les conservateurs veulent revenir sur ce dispositif, partant du principe que procédures d’asile et migration économique doivent être “distinctement séparées”, explique à l’AFP le politologue Olivieri Angeli.Pourtant “offrir aux migrants un accès plus rapide” au travail légal “réduirait la délinquance” en même temps que le manque de personnel, assure Jean-Victor Alipour, chercheur à l’institut économique Ifo.Une série d’attaques mortelles imputées à des demandeurs d’asile ou des réfugiés, dans les mois précédant l’élection, ont enflammé le débat sur l’immigration durant la campagne électorale.”L’ambiance politique (…) crée de l’incompréhension chez de nombreux immigrants”, observe Mohamed El Kaada, qui préside une association de Marocains en Allemagne.”Il ne faut pas exclure ceux qui contribuent à façonner le pays depuis des décennies”, plaide-t-il

L’Allemagne entre rejet de l’immigration et besoin criant de main d’oeuvre

Kathrin Leffler est “inquiète” : cette responsable d’un hôpital allemand recrute une partie de son personnel à l’étranger mais le discours de plus en plus hostile à l’immigration jette une ombre sur l’attractivité du pays en manque désespéré de main d’oeuvre.Le parti d’extrême droite AfD, qui pourrait arriver en seconde position aux élections de dimanche, …

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Des centaines de manifestants à Londres en soutien à l’Ukraine, trois ans après le début de la guerre

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi à Londres en soutien à l’Ukraine, près de trois ans après le début de l’invasion russe dans le pays et sur fond de fortes tensions entre Washington et Kiev, a constaté l’AFP.Les manifestants s’étaient donnés rendez-vous à la mi-journée devant la statue de Saint Volodymyr, dans le centre de la capitale britannique. Ils se sont ensuite rendus devant l’ambassade de Russie.”L’Ukraine défend la paix pour toute l’Europe”, “Je suis aux côtés de l’Ukraine”, pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des manifestants. Elles côtoyaient des dizaines de drapeaux ukrainiens.”Je ne suis pas Ukrainien mais je reconnais le grand danger qui les menace”, a déclaré à l’AFP Martin Vincent, un Britannique de 68 ans à la retraite. “Nous ne pouvons pas les abandonner, le Royaume-Uni a le devoir de se tenir aux côtés de l’Ukraine”, a-t-il ajouté.Des ressortissants ukrainiens étaient aussi présents. Parmi eux, Nataliya, une étudiante de 22 ans qui n’a pas souhaité donner son nom de famille, arguant des “raisons de sécurité”.”Mon pays me manque énormément”, a-t-elle déclaré à l’AFP, disant ne pas savoir si elle pourra y “revenir” un jour. “Que se passera-t-il ensuite ?”, a-t-elle ensuite demandé, déplorant un climat d'”incertitude”.Stella Robinson, une Britannique de 27 ans, a confié à l’AFP sa “peur de ce qui pourrait arriver” dans les jours ou les semaines à venir. “Il ne s’agit pas seulement de l’Ukraine, mais aussi de l’Europe”, a-t-elle fait remarquer.”Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur la guerre simplement parce que Trump veut la paix” a-t-elle ajouté, en référence à l’offensive diplomatique américano-russe visant à mettre fin à la guerre en Ukraine.Les Européens craignent eux que le président américain Donald Trump mette fin à la guerre, déclenchée par la Russie le 24 février 2022, à des conditions favorables à Moscou sans fournir de garanties de sécurité à Kiev.Dans le même temps, la relation entre les présidents ukrainien et américain s’est détériorée ces derniers jours après que Donald Trump a qualifié son homologue de “dictateur sans élections”.Le président français Emmanuel Macron est attendu lundi à Washington où il s’entretiendra avec le président américain Donald Trump, il sera suivi jeudi par le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Le suspect syrien de l’attaque au couteau à Berlin voulait “tuer des juifs”

L’homme arrêté pour l’attaque au couteau d’un touriste espagnol, vendredi soir, dans l’enceinte du Mémorial de l’Holocauste à Berlin, est un réfugié syrien soupçonné d’avoir voulu commettre un acte antisémite dans un lieu de mémoire emblématique, selon les premiers éléments de l’enquête.Le suspect de 19 ans “aurait mûri depuis plusieurs semaines le projet de tuer des juifs” et “c’est dans ce contexte que le lieu du crime aurait été choisi”, ont indiqué samedi la police et le parquet.Lors de son arrestation, l’assaillant présumé “avait dans son sac à dos un tapis de prière, un Coran, une feuille de papier avec des versets du Coran (…) et l’arme présumée du crime, ce qui laisse supposer une motivation religieuse”, selon la même source.L’acte aurait également “un lien avec le conflit au Proche-Orient”, ajoutent police et parquet. L’agression a été commise à deux jours d’élections législatives en Allemagne, dans un climat déjà tendu par une série d’attaques meurtrières commises par des étrangers.La ministre allemande de l’Intérieur a dénoncé un “crime odieux” y voyant “un probable acte antisémite”.Vendredi, aux alentours de 18h00 locales (17h00 GMT), le suspect s’en est pris à un touriste espagnol de 30 ans en visite dans le champ de stèles du mémorial, “après s’être approché de lui par derrière”, précisent les autorités.- “Mains tâchées de sang” -Grièvement atteinte de blessures au cou, la victime a dû subir une opération d’urgence qui lui a sauvé la vie, selon les enquêteurs. Elle est originaire de Bilbao, ont précisé les autorités espagnoles. Le suspect a pris la fuite avant de revenir trois heures plus tard sur les lieux de l’agression où il s’est dirigé vers les forces de l’ordre qui ont remarqué ses mains et son pantalon tachés de sang, conduisant à son arrestation.Le parquet et la police présentent cet homme comme un Syrien arrivé en Allemagne en 2023 en tant que réfugié mineur non accompagné, séjournant légalement dans le pays. Il est domicilié à Leipzig (est).”L’auteur de cet acte doit être puni avec toute la sévérité de la loi et être expulsé directement” après la prison”, a déclaré la ministre de l’Intérieur.L’expulsion d’étrangers auteurs d’infractions a été l’un des thèmes récurrents des débats entre les principaux candidats aux élections législatives organisées dimanche pour lesquelles les conservateurs partent largement favoris.Inauguré en 2005 en plein centre de la capitale près de la Porte de Brandebourg et de l’ambassade des Etats-Unis, le Mémorial commémore, avec plus de deux mille stèles de béton, le souvenir des millions de juifs exterminés par le IIIème Reich.Depuis le déclenchement de la guerre à Gaza, la multiplication des délits antisémites inquiète particulièrement en Allemagne, pays qui, en raison de la Shoah, a élevé le soutien à Israël au rang de raison d’État.Début septembre, la police allemande a abattu un jeune Autrichien connu pour ses liens avec l’islam radical alors qu’il s’apprêtait à commettre un attentat contre le consulat général d’Israël à Munich. Vendredi, la police de la région de Berlin a fait état de l’arrestation d’un ressortissant russe de 18 ans soupçonné d’avoir projeté un “attentat à motivation politique”.Selon plusieurs médias, dont les quotidiens Tagesspiegel et Bild, le suspect est un Tchétchène qui aurait planifié un attentat contre l’ambassade d’Israël dans la capitale allemande. Les journaux parlent de motivations islamistes.

Le suspect syrien de l’attaque au couteau à Berlin voulait “tuer des juifs”

L’homme arrêté pour l’attaque au couteau d’un touriste espagnol, vendredi soir, dans l’enceinte du Mémorial de l’Holocauste à Berlin, est un réfugié syrien soupçonné d’avoir voulu commettre un acte antisémite dans un lieu de mémoire emblématique, selon les premiers éléments de l’enquête.Le suspect de 19 ans “aurait mûri depuis plusieurs semaines le projet de tuer des juifs” et “c’est dans ce contexte que le lieu du crime aurait été choisi”, ont indiqué samedi la police et le parquet.Lors de son arrestation, l’assaillant présumé “avait dans son sac à dos un tapis de prière, un Coran, une feuille de papier avec des versets du Coran (…) et l’arme présumée du crime, ce qui laisse supposer une motivation religieuse”, selon la même source.L’acte aurait également “un lien avec le conflit au Proche-Orient”, ajoutent police et parquet. L’agression a été commise à deux jours d’élections législatives en Allemagne, dans un climat déjà tendu par une série d’attaques meurtrières commises par des étrangers.La ministre allemande de l’Intérieur a dénoncé un “crime odieux” y voyant “un probable acte antisémite”.Vendredi, aux alentours de 18h00 locales (17h00 GMT), le suspect s’en est pris à un touriste espagnol de 30 ans en visite dans le champ de stèles du mémorial, “après s’être approché de lui par derrière”, précisent les autorités.- “Mains tâchées de sang” -Grièvement atteinte de blessures au cou, la victime a dû subir une opération d’urgence qui lui a sauvé la vie, selon les enquêteurs. Elle est originaire de Bilbao, ont précisé les autorités espagnoles. Le suspect a pris la fuite avant de revenir trois heures plus tard sur les lieux de l’agression où il s’est dirigé vers les forces de l’ordre qui ont remarqué ses mains et son pantalon tachés de sang, conduisant à son arrestation.Le parquet et la police présentent cet homme comme un Syrien arrivé en Allemagne en 2023 en tant que réfugié mineur non accompagné, séjournant légalement dans le pays. Il est domicilié à Leipzig (est).”L’auteur de cet acte doit être puni avec toute la sévérité de la loi et être expulsé directement” après la prison”, a déclaré la ministre de l’Intérieur.L’expulsion d’étrangers auteurs d’infractions a été l’un des thèmes récurrents des débats entre les principaux candidats aux élections législatives organisées dimanche pour lesquelles les conservateurs partent largement favoris.Inauguré en 2005 en plein centre de la capitale près de la Porte de Brandebourg et de l’ambassade des Etats-Unis, le Mémorial commémore, avec plus de deux mille stèles de béton, le souvenir des millions de juifs exterminés par le IIIème Reich.Depuis le déclenchement de la guerre à Gaza, la multiplication des délits antisémites inquiète particulièrement en Allemagne, pays qui, en raison de la Shoah, a élevé le soutien à Israël au rang de raison d’État.Début septembre, la police allemande a abattu un jeune Autrichien connu pour ses liens avec l’islam radical alors qu’il s’apprêtait à commettre un attentat contre le consulat général d’Israël à Munich. Vendredi, la police de la région de Berlin a fait état de l’arrestation d’un ressortissant russe de 18 ans soupçonné d’avoir projeté un “attentat à motivation politique”.Selon plusieurs médias, dont les quotidiens Tagesspiegel et Bild, le suspect est un Tchétchène qui aurait planifié un attentat contre l’ambassade d’Israël dans la capitale allemande. Les journaux parlent de motivations islamistes.

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L’homme arrêté pour l’attaque au couteau d’un touriste espagnol, vendredi soir, dans l’enceinte du Mémorial de l’Holocauste à Berlin, est un réfugié syrien soupçonné d’avoir voulu commettre un acte antisémite dans un lieu de mémoire emblématique, selon les premiers éléments de l’enquête.Le suspect de 19 ans “aurait mûri depuis plusieurs semaines le projet de tuer …

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