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Elections en Allemagne sous pression de l’extrême droite et de Trump

Les Allemands ont commencé à voter dimanche pour des élections législatives où l’opposition conservatrice part largement favorite à l’issue d’une campagne bousculée par le retour au pouvoir de Donald Trump et dominée par l’essor de l’extrême droite.Surveillé dans le monde entier, le scrutin intervient alors que la première puissance européenne voit son modèle de prospérité chamboulé.Récession économique et menace de guerre commerciale avec Washington, remise en cause du lien transatlantique et du “parapluie” américain sur lequel comptait Berlin pour assurer sa sécurité: c’est le “destin” de l’Allemagne qui est en jeu, a dit samedi le chef de file des conservateurs Friedrich Merz.Plus de 59 millions d’électeurs ont jusqu’à 18H00 (17H00 GMT) pour élire leurs députés. Les premiers sondages sortie des urnes seront publiés dans la foulée.Friedrich Merz semble très bien placé pour devenir le prochain chancelier et donner un coup de barre à droite dans le pays, après l’ère du social-démocrate Olaf Scholz. Les derniers sondages le créditent d’environ 30% des intentions de vote.- Attentats -L’extrême droite de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) peut, elle, espérer au moins 20%, deux fois plus qu’en 2021 et un résultat record.Le parti anti-migrant et pro-russe a imposé ses thèmes de campagne, suite à plusieurs attaques et attentats meurtriers commis par des étrangers dans le pays.Le dernier a eu lieu vendredi soir. Un jeune réfugié syrien est soupçonné d’avoir grièvement blessé un touriste à coups de couteau dans le Mémorial de l’Holocauste à Berlin. Il voulait “tuer des Juifs”, selon la justice.L’AfD a bénéficié aussi du soutien appuyé pendant des semaines de l’entourage de Donald Trump.Son conseiller Elon Musk, homme le plus riche du monde, n’a pas ménagé ses efforts pour promouvoir la tête de liste du parti allemand, Alice Weidel, sur sa plateforme X.”AfD!” a encore posté M. Musk dans la nuit de samedi à dimanche, dans un message assorti de drapeaux allemands.Christian, un ingénieur de 49 ans qui ne donne pas son nom et participait samedi à un meeting de l’AfD, a dit d’Alice Weidel qu’elle était “une femme avec du cran” qui “parle des sujets ignorés par les autres partis”. Les législatives anticipées ont lieu la veille du troisième anniversaire de l’invasion russe en Ukraine, vécue comme un choc en Allemagne. Le conflit a mis fin à son approvisionnement en gaz russe et le pays a accueilli plus d’un million d’Ukrainiens.Outre la perspective d’une paix réglée “dans le dos” de Kiev et des Européens, l’Allemagne redoute l’impact pour son économie de la hausse des droits de douane annoncée par Donald Trump.Interrogé sur ces élections allemandes, le président américain a répondu avec désinvolture souhaiter “bonne chance” à l’allié historique des Etats-Unis, qui ont leurs “propres problèmes”.Le discours à Munich de son vice-président JD Vance, exhortant les partis traditionnels allemands à mettre fin à leur refus de gouverner avec l’extrême droite, a creusé un peu plus le fossé entre Washington et Berlin.”Même sans les Américains, notre place reste au centre de l’Europe”, a estimé vendredi Friedrich Merz. Un “mandat fort des électeurs” permettra que l’Allemagne puisse “assumer un rôle de leader” en Europe, a-t-il promis.- Incertitude -Dans le système parlementaire allemand, il pourrait se passer des semaines, voire des mois, avant qu’un nouveau gouvernement ne voie le jour.Pour former une coalition, le bloc mené par les conservateurs CDU/CSU, qui exclut une alliance avec l’AfD malgré un “flirt” parlementaire durant la campagne autour de l’immigration, pourrait se tourner vers le parti social-démocrate (SPD). Les sondages donnent à ce dernier 15% des voix et en font le premier partenaire possible. Ce score serait son pire résultat de l’après-guerre et signerait probablement la fin de la carrière politique d’Olaf Scholz. Mais avant, le chancelier devra assurer la transition.”J’espère que la formation du gouvernement sera achevée d’ici Pâques”, soit le 20 avril, veut croire Friedrich Merz, optimiste.Un objectif difficile à atteindre si les deux partis qui ont dominé la politique allemande depuis 1945 sont contraints, faute de majorité de députés à eux deux, de devoir trouver un troisième partenaire.La fragmentation au Parlement dépendra notamment des résultats de petits partis et de leur capacité ou non à franchir le seuil minimum de 5% des suffrages pour entrer au Bundestag.Dans une marche “antifasciste”, Michael Lenz, 39 ans, a dit craindre de nouvelles élections si les autres partis n’arrivent pas “à se mettre d’accord”. Cette perspective pourrait selon lui “renforcer l’AfD” car “la confiance dans les institutions” en serait “encore plus affaiblie”.

Elections en Allemagne sous pression de l’extrême droite et de Trump

Les Allemands ont commencé à voter dimanche pour des élections législatives où l’opposition conservatrice part largement favorite à l’issue d’une campagne bousculée par le retour au pouvoir de Donald Trump et dominée par l’essor de l’extrême droite.Surveillé dans le monde entier, le scrutin intervient alors que la première puissance européenne voit son modèle de prospérité chamboulé.Récession économique et menace de guerre commerciale avec Washington, remise en cause du lien transatlantique et du “parapluie” américain sur lequel comptait Berlin pour assurer sa sécurité: c’est le “destin” de l’Allemagne qui est en jeu, a dit samedi le chef de file des conservateurs Friedrich Merz.Plus de 59 millions d’électeurs ont jusqu’à 18H00 (17H00 GMT) pour élire leurs députés. Les premiers sondages sortie des urnes seront publiés dans la foulée.Friedrich Merz semble très bien placé pour devenir le prochain chancelier et donner un coup de barre à droite dans le pays, après l’ère du social-démocrate Olaf Scholz. Les derniers sondages le créditent d’environ 30% des intentions de vote.- Attentats -L’extrême droite de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) peut, elle, espérer au moins 20%, deux fois plus qu’en 2021 et un résultat record.Le parti anti-migrant et pro-russe a imposé ses thèmes de campagne, suite à plusieurs attaques et attentats meurtriers commis par des étrangers dans le pays.Le dernier a eu lieu vendredi soir. Un jeune réfugié syrien est soupçonné d’avoir grièvement blessé un touriste à coups de couteau dans le Mémorial de l’Holocauste à Berlin. Il voulait “tuer des Juifs”, selon la justice.L’AfD a bénéficié aussi du soutien appuyé pendant des semaines de l’entourage de Donald Trump.Son conseiller Elon Musk, homme le plus riche du monde, n’a pas ménagé ses efforts pour promouvoir la tête de liste du parti allemand, Alice Weidel, sur sa plateforme X.”AfD!” a encore posté M. Musk dans la nuit de samedi à dimanche, dans un message assorti de drapeaux allemands.Christian, un ingénieur de 49 ans qui ne donne pas son nom et participait samedi à un meeting de l’AfD, a dit d’Alice Weidel qu’elle était “une femme avec du cran” qui “parle des sujets ignorés par les autres partis”. Les législatives anticipées ont lieu la veille du troisième anniversaire de l’invasion russe en Ukraine, vécue comme un choc en Allemagne. Le conflit a mis fin à son approvisionnement en gaz russe et le pays a accueilli plus d’un million d’Ukrainiens.Outre la perspective d’une paix réglée “dans le dos” de Kiev et des Européens, l’Allemagne redoute l’impact pour son économie de la hausse des droits de douane annoncée par Donald Trump.Interrogé sur ces élections allemandes, le président américain a répondu avec désinvolture souhaiter “bonne chance” à l’allié historique des Etats-Unis, qui ont leurs “propres problèmes”.Le discours à Munich de son vice-président JD Vance, exhortant les partis traditionnels allemands à mettre fin à leur refus de gouverner avec l’extrême droite, a creusé un peu plus le fossé entre Washington et Berlin.”Même sans les Américains, notre place reste au centre de l’Europe”, a estimé vendredi Friedrich Merz. Un “mandat fort des électeurs” permettra que l’Allemagne puisse “assumer un rôle de leader” en Europe, a-t-il promis.- Incertitude -Dans le système parlementaire allemand, il pourrait se passer des semaines, voire des mois, avant qu’un nouveau gouvernement ne voie le jour.Pour former une coalition, le bloc mené par les conservateurs CDU/CSU, qui exclut une alliance avec l’AfD malgré un “flirt” parlementaire durant la campagne autour de l’immigration, pourrait se tourner vers le parti social-démocrate (SPD). Les sondages donnent à ce dernier 15% des voix et en font le premier partenaire possible. Ce score serait son pire résultat de l’après-guerre et signerait probablement la fin de la carrière politique d’Olaf Scholz. Mais avant, le chancelier devra assurer la transition.”J’espère que la formation du gouvernement sera achevée d’ici Pâques”, soit le 20 avril, veut croire Friedrich Merz, optimiste.Un objectif difficile à atteindre si les deux partis qui ont dominé la politique allemande depuis 1945 sont contraints, faute de majorité de députés à eux deux, de devoir trouver un troisième partenaire.La fragmentation au Parlement dépendra notamment des résultats de petits partis et de leur capacité ou non à franchir le seuil minimum de 5% des suffrages pour entrer au Bundestag.Dans une marche “antifasciste”, Michael Lenz, 39 ans, a dit craindre de nouvelles élections si les autres partis n’arrivent pas “à se mettre d’accord”. Cette perspective pourrait selon lui “renforcer l’AfD” car “la confiance dans les institutions” en serait “encore plus affaiblie”.

Israël retarde la libération de Palestiniens en raison des “cérémonies humiliantes” imposées aux otages

Israël a annoncé dimanche reporter les libérations de prisonniers palestiniens, prévues dans le cadre du fragile cessez-le-feu en vigueur à Gaza, en attendant que le Hamas garantisse qu’il mettra fin aux “cérémonies humiliantes” pour les otages libérés.A une semaine de la fin de la première phase de l’accord de trêve en vigueur dans le territoire palestinien ravagé par 15 mois de guerre, le gouvernement israélien et le mouvement islamiste se sont accusés mutuellement de le violer, à l’occasion de ce qui devait être le septième échange prévu d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens.Le Hamas a bien libéré six otages. Mais déjà assombri par la confusion qui a régné sur le sort de l’otage Shiri Bibas, finalement confirmée morte samedi matin, cet échange a été marqué, comme les précédents, par des mises en scène du Hamas qui a exhibé cinq otages sur des podiums, face à la foule, avant de les remettre au Comité international de la Croix-Rouge (CICR).Alors qu’était prévue la libération de 620 prisonniers palestiniens, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a confirmé à l’issue d’une réunion sécuritaire qu’elle n’aurait pas lieu.”Il a été décidé de retarder la libération des terroristes (prisonniers palestiniens, ndlr) qui était prévue (samedi), jusqu’à ce que la libération des prochains otages soit assurée sans cérémonies humiliantes”, a déclaré M. Netanyahu dans un communiqué de son bureau dans la nuit.Le Hamas a accusé Israël de “violation flagrante” de l’accord de trêve.Dans la bande de Gaza comme en Cisjordanie, occupée par Israël, des familles attendaient pourtant avec impatience la libération de leurs proches et sont reparties bredouilles.”Notre Seigneur nous donnera la patience et nous attendrons simplement jusqu’à la libération de nos fils”, réagit auprès de l’AFP Oumm Alaa, après avoir attendu en vain la libération de son fils à Ramallah, en Cisjordanie occupée.”Vous avez reçu vos prisonniers de guerre, alors pourquoi retarder la remise de nos prisonniers de guerre palestiniens ?” proteste Bassam Al-Khatib, à Khan Younès, dans le sud de Gaza. “Cela fait mal au cœur, le manque d’engagement et le mépris de toutes les normes et lois internationales, ainsi que le mépris des pays qui soutiennent cet accord.”- Vidéo “dérangeante” -Lors des premières libérations, samedi à Rafah, où s’étaient déployés des combattants en treillis, Tal Shoham, un Israélo-Italo-Autrichien de 40 ans enlevé le 7 octobre 2023, a été contraint de prononcer quelques mots.A ses côtés se tenait, l’air hagard, Avera Mengistu, 38 ans, otage depuis plus de dix ans à Gaza, après avoir été filmé en 2014 escaladant la barrière séparant le territoire d’Israël. Le même scénario s’est répété à Nousseirat, dans le centre de Gaza, pour la libération de Eliya Cohen, Omer Shem Tov et Omer Wenkert, âgés de 22 à 27 ans, enlevés au festival de musique Nova, apparus souriants après 505 jours de captivité.Ces mises en scène ont été dénoncées à plusieurs reprises par Israël, l’ONU et la Croix-Rouge.Samedi soir, la branche armée du Hamas a en outre publié une vidéo apparemment tournée dans la journée à Nousseirat, montrant deux otages en train de regarder la libération des trois Israéliens et suppliant Benjamin Netanyahu de les libérer.Le Forum des familles d’otages l’a qualifiée de “dérangeante”, y voyant une “démonstration de cruauté particulièrement écoeurante”. – Négociations retardées -Malgré ces scènes, des centaines d’Israéliens ont suivi en direct à Tel Aviv, sur la “place des otages” la retransmission des libérations, entre sanglots et explosions de joie.”Après 505 jours, je l’ai vu pour la première fois, et grâce à Dieu, je l’ai vu sur ses deux jambes, souriant, c’est Omer! C’est mon Omer”, s’est exclamée Sara Ashkenazi, la grand-mère d’Omer Shem Tov, qui attendait dans un appartement de Tel-Aviv. Sur les 251 otages enlevés le 7 octobre 2023, 62 restent retenus à Gaza parmi lesquels 35 sont morts, selon l’armée israélienne.Depuis le début de la trêve le 19 janvier, 29 otages israéliens, dont quatre décédés, ont été remis à Israël, en échange de plus de 1.100 détenus palestiniens.    Selon le Hamas, seuls quatre otages morts devront encore être rendus à Israël avant la fin de la première phase de l’accord. Le mouvement s’est dit prêt à libérer “en une seule fois” tous les otages qu’il détient encore durant la deuxième phase, censée mettre fin définitivement à la guerre.Mais les négociations indirectes sur cette deuxième étape ont jusque-là été retardées après des accusations mutuelles de violations de la trêve.- Violation “cruelle” -L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.215 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.319 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a averti samedi que le Hamas serait “détruit” s’il ne libérait pas “immédiatement” tous les otages.Benjamin Netanyahu avait de son côté juré vendredi de faire payer au Hamas le prix fort de sa violation “cruelle” du cessez-le-feu, après avoir affirmé qu’un corps restitué la veille n’était pas celui de l’Israélienne Shiri Bibas comme annoncé.Symbole du drame des otages, cette femme avait été capturée le 7 octobre 2023 avec ses deux fils Kfir et Ariel, alors âgés de huit mois et demi et quatre ans.La dépouille de Shiri Bibas a finalement été restituée dans la nuit de vendredi à samedi. Et son autopsie, et celle de ses deux enfants, n’a révélé aucun indice “de blessure causée par un bombardement”, a déclaré samedi soir Chen Kugel, chef de l’Institut national de médecine légale.

Israël retarde la libération de Palestiniens en raison des “cérémonies humiliantes” imposées aux otages

Israël a annoncé dimanche reporter les libérations de prisonniers palestiniens, prévues dans le cadre du fragile cessez-le-feu en vigueur à Gaza, en attendant que le Hamas garantisse qu’il mettra fin aux “cérémonies humiliantes” pour les otages libérés.A une semaine de la fin de la première phase de l’accord de trêve en vigueur dans le territoire palestinien ravagé par 15 mois de guerre, le gouvernement israélien et le mouvement islamiste se sont accusés mutuellement de le violer, à l’occasion de ce qui devait être le septième échange prévu d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens.Le Hamas a bien libéré six otages. Mais déjà assombri par la confusion qui a régné sur le sort de l’otage Shiri Bibas, finalement confirmée morte samedi matin, cet échange a été marqué, comme les précédents, par des mises en scène du Hamas qui a exhibé cinq otages sur des podiums, face à la foule, avant de les remettre au Comité international de la Croix-Rouge (CICR).Alors qu’était prévue la libération de 620 prisonniers palestiniens, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a confirmé à l’issue d’une réunion sécuritaire qu’elle n’aurait pas lieu.”Il a été décidé de retarder la libération des terroristes (prisonniers palestiniens, ndlr) qui était prévue (samedi), jusqu’à ce que la libération des prochains otages soit assurée sans cérémonies humiliantes”, a déclaré M. Netanyahu dans un communiqué de son bureau dans la nuit.Le Hamas a accusé Israël de “violation flagrante” de l’accord de trêve.Dans la bande de Gaza comme en Cisjordanie, occupée par Israël, des familles attendaient pourtant avec impatience la libération de leurs proches et sont reparties bredouilles.”Notre Seigneur nous donnera la patience et nous attendrons simplement jusqu’à la libération de nos fils”, réagit auprès de l’AFP Oumm Alaa, après avoir attendu en vain la libération de son fils à Ramallah, en Cisjordanie occupée.”Vous avez reçu vos prisonniers de guerre, alors pourquoi retarder la remise de nos prisonniers de guerre palestiniens ?” proteste Bassam Al-Khatib, à Khan Younès, dans le sud de Gaza. “Cela fait mal au cœur, le manque d’engagement et le mépris de toutes les normes et lois internationales, ainsi que le mépris des pays qui soutiennent cet accord.”- Vidéo “dérangeante” -Lors des premières libérations, samedi à Rafah, où s’étaient déployés des combattants en treillis, Tal Shoham, un Israélo-Italo-Autrichien de 40 ans enlevé le 7 octobre 2023, a été contraint de prononcer quelques mots.A ses côtés se tenait, l’air hagard, Avera Mengistu, 38 ans, otage depuis plus de dix ans à Gaza, après avoir été filmé en 2014 escaladant la barrière séparant le territoire d’Israël. Le même scénario s’est répété à Nousseirat, dans le centre de Gaza, pour la libération de Eliya Cohen, Omer Shem Tov et Omer Wenkert, âgés de 22 à 27 ans, enlevés au festival de musique Nova, apparus souriants après 505 jours de captivité.Ces mises en scène ont été dénoncées à plusieurs reprises par Israël, l’ONU et la Croix-Rouge.Samedi soir, la branche armée du Hamas a en outre publié une vidéo apparemment tournée dans la journée à Nousseirat, montrant deux otages en train de regarder la libération des trois Israéliens et suppliant Benjamin Netanyahu de les libérer.Le Forum des familles d’otages l’a qualifiée de “dérangeante”, y voyant une “démonstration de cruauté particulièrement écoeurante”. – Négociations retardées -Malgré ces scènes, des centaines d’Israéliens ont suivi en direct à Tel Aviv, sur la “place des otages” la retransmission des libérations, entre sanglots et explosions de joie.”Après 505 jours, je l’ai vu pour la première fois, et grâce à Dieu, je l’ai vu sur ses deux jambes, souriant, c’est Omer! C’est mon Omer”, s’est exclamée Sara Ashkenazi, la grand-mère d’Omer Shem Tov, qui attendait dans un appartement de Tel-Aviv. Sur les 251 otages enlevés le 7 octobre 2023, 62 restent retenus à Gaza parmi lesquels 35 sont morts, selon l’armée israélienne.Depuis le début de la trêve le 19 janvier, 29 otages israéliens, dont quatre décédés, ont été remis à Israël, en échange de plus de 1.100 détenus palestiniens.    Selon le Hamas, seuls quatre otages morts devront encore être rendus à Israël avant la fin de la première phase de l’accord. Le mouvement s’est dit prêt à libérer “en une seule fois” tous les otages qu’il détient encore durant la deuxième phase, censée mettre fin définitivement à la guerre.Mais les négociations indirectes sur cette deuxième étape ont jusque-là été retardées après des accusations mutuelles de violations de la trêve.- Violation “cruelle” -L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.215 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.319 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a averti samedi que le Hamas serait “détruit” s’il ne libérait pas “immédiatement” tous les otages.Benjamin Netanyahu avait de son côté juré vendredi de faire payer au Hamas le prix fort de sa violation “cruelle” du cessez-le-feu, après avoir affirmé qu’un corps restitué la veille n’était pas celui de l’Israélienne Shiri Bibas comme annoncé.Symbole du drame des otages, cette femme avait été capturée le 7 octobre 2023 avec ses deux fils Kfir et Ariel, alors âgés de huit mois et demi et quatre ans.La dépouille de Shiri Bibas a finalement été restituée dans la nuit de vendredi à samedi. Et son autopsie, et celle de ses deux enfants, n’a révélé aucun indice “de blessure causée par un bombardement”, a déclaré samedi soir Chen Kugel, chef de l’Institut national de médecine légale.

Trump insiste pour “récupérer” le montant de l’aide à l’Ukraine

Donald Trump a martelé samedi qu’il souhaitait “récupérer” le montant de l’aide fournie à l’Ukraine depuis le début de la guerre contre la Russie, sur le point d’entrer dans sa quatrième année dans un contexte de détente entre Washington et Moscou.Les alliés européens de Kiev se mobilisent à l’occasion du troisième anniversaire, lundi, du lancement de l’invasion russe à grande échelle le 24 février 2022. Le président français Emmanuel Macron sera ce jour-là à Washington et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à Kiev, tandis que Londres annoncera de nouvelles sanctions contre Moscou. Car depuis l’entretien téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine le 12 février, le locataire de la Maison Blanche a complètement renversé la position des Etats-Unis à propos du conflit en Ukraine, reprenant la rhétorique du Kremlin sur la responsabilité des autorités ukrainiennes et qualifiant même Volodymyr Zelensky de “dictateur”.”On demande des terres rares et du pétrole, n’importe quoi qu’on puisse obtenir”, a lancé encore samedi le président américain au grand rassemblement annuel des conservateurs, près de Washington.”Ils veulent nous soutirer 500 milliards” de dollars, a de son côté accusé, le même jour, auprès de l’AFP une source ukrainienne proche du dossier, assurant que l’Ukraine avait proposé “des modifications et de manière constructive” au projet d’accord sur les minerais soumis par Washington.M. Zelensky comprend que la signature d’un tel document est “cruciale”, a quant à lui simplement commenté l’émissaire américain Keith Kellogg, qui vient de se rendre à Kiev.- Projet de résolution -Car sur le terrain, la situation reste difficile pour l’Ukraine, très dépendante de l’aide occidentale face à l’armée russe, qui progresse ces derniers mois dans l’Est.Une attaque russe à l’aide de trois bombes guidées à Kostiantynivka, un important bastion ukrainien dans l’est, a fait samedi un mort, une femme, dans un immeuble d’habitation, selon les autorités.Et la capitale Kiev a été touchée dans la nuit de samedi à dimanche par une attaque qui a fait des dégâts dans plusieurs quartiers, sans victime constaté dans l’immédiat.Tandis que l’Assemblée générale de l’ONU se réunit lundi pour marquer le troisième anniversaire du conflit, Washington a proposé un projet de résolution qui ne mentionne pas le respect de l’intégrité territoriale de ce pays.”Une bonne idée”, a réagi l’ambassadeur de Russie aux Nations unies Vassili Nebenzia.Ce texte vu par l’AFP, qui ne comporte que 65 mots, comporte un appel à “une fin rapide du conflit” et à “une paix durable”, une formulation vague et laconique, très éloignée des précédentes résolutions de l’Assemblée qui soutenaient clairement l’Ukraine.Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a exhorté les Etats membres de l’ONU à voter cette nouvelle résolution “historique” afin de “tracer un chemin vers la paix”, cependant que Donald Trump a jugé que l’Ukraine n’avait “aucune carte en main” et que la présence de Volodymyr Zelensky à des négociations avec la Russie n’était “pas importante”.- Des “garanties de sécurité” -Désarçonnés par le soudain dialogue américano-russe sur l’Ukraine, la plupart des pays européens cherchent à s’y opposer, craignant que Donald Trump ne mette fin à la guerre à des conditions favorables à Moscou sans fournir de garanties de sécurité à Kiev et à l’Europe.C’est le moment de “serrer la vis contre la Russie de Poutine”, a plaidé le chef de la diplomatie britannique David Lammy, annonçant que Londres dévoilerait lundi un “important train de sanction” contre Moscou.Le Premier ministre Keir Starmer, qui s’est entretenu samedi avec Volodymyr Zelensky et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, se rend à Washington jeudi. Il y sera précédé lundi par Emmanuel Macron.”La sécurité des Français et des Européens, c’est important”. La Russie est “surarmée” et “continue de se surarmer”, va dire à M. Trump le chef de l’Etat français, qui entend bien “accélérer encore notre réarmement et renforcer plus vite nos capacités”, a expliqué son ministre des Armées, Sébastien Lecornu.”On ne peut pas imposer la paix de l’Ukraine”, a martelé le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, deux jours avant une visite à Kiev, rejetant “la loi du plus fort” et “la loi du Far-West”.Friedrich Merz, le chef de file de l’opposition conservatrice allemande et favori des législatives de dimanche, a quant à lui estimé que l’Europe devait être “assise à la table principale” et “défendre” ses intérêt vis-à-vis de la Russie et de la Chine, “y compris si nécessaire en s’opposant aux Etats-Unis”.L’Ukraine et les Européens ont préparé un projet de résolution à l’ONU qui insiste sur la nécessité de “redoubler” d’efforts diplomatiques pour que le conflit se termine “cette année” et réitère les précédentes demandes de l’Assemblée générale d’un retrait immédiat et inconditionnel des troupes russes. 

Trump insiste pour “récupérer” le montant de l’aide à l’Ukraine

Donald Trump a martelé samedi qu’il souhaitait “récupérer” le montant de l’aide fournie à l’Ukraine depuis le début de la guerre contre la Russie, sur le point d’entrer dans sa quatrième année dans un contexte de détente entre Washington et Moscou.Les alliés européens de Kiev se mobilisent à l’occasion du troisième anniversaire, lundi, du lancement de l’invasion russe à grande échelle le 24 février 2022. Le président français Emmanuel Macron sera ce jour-là à Washington et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à Kiev, tandis que Londres annoncera de nouvelles sanctions contre Moscou. Car depuis l’entretien téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine le 12 février, le locataire de la Maison Blanche a complètement renversé la position des Etats-Unis à propos du conflit en Ukraine, reprenant la rhétorique du Kremlin sur la responsabilité des autorités ukrainiennes et qualifiant même Volodymyr Zelensky de “dictateur”.”On demande des terres rares et du pétrole, n’importe quoi qu’on puisse obtenir”, a lancé encore samedi le président américain au grand rassemblement annuel des conservateurs, près de Washington.”Ils veulent nous soutirer 500 milliards” de dollars, a de son côté accusé, le même jour, auprès de l’AFP une source ukrainienne proche du dossier, assurant que l’Ukraine avait proposé “des modifications et de manière constructive” au projet d’accord sur les minerais soumis par Washington.M. Zelensky comprend que la signature d’un tel document est “cruciale”, a quant à lui simplement commenté l’émissaire américain Keith Kellogg, qui vient de se rendre à Kiev.- Projet de résolution -Car sur le terrain, la situation reste difficile pour l’Ukraine, très dépendante de l’aide occidentale face à l’armée russe, qui progresse ces derniers mois dans l’Est.Une attaque russe à l’aide de trois bombes guidées à Kostiantynivka, un important bastion ukrainien dans l’est, a fait samedi un mort, une femme, dans un immeuble d’habitation, selon les autorités.Et la capitale Kiev a été touchée dans la nuit de samedi à dimanche par une attaque qui a fait des dégâts dans plusieurs quartiers, sans victime constaté dans l’immédiat.Tandis que l’Assemblée générale de l’ONU se réunit lundi pour marquer le troisième anniversaire du conflit, Washington a proposé un projet de résolution qui ne mentionne pas le respect de l’intégrité territoriale de ce pays.”Une bonne idée”, a réagi l’ambassadeur de Russie aux Nations unies Vassili Nebenzia.Ce texte vu par l’AFP, qui ne comporte que 65 mots, comporte un appel à “une fin rapide du conflit” et à “une paix durable”, une formulation vague et laconique, très éloignée des précédentes résolutions de l’Assemblée qui soutenaient clairement l’Ukraine.Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a exhorté les Etats membres de l’ONU à voter cette nouvelle résolution “historique” afin de “tracer un chemin vers la paix”, cependant que Donald Trump a jugé que l’Ukraine n’avait “aucune carte en main” et que la présence de Volodymyr Zelensky à des négociations avec la Russie n’était “pas importante”.- Des “garanties de sécurité” -Désarçonnés par le soudain dialogue américano-russe sur l’Ukraine, la plupart des pays européens cherchent à s’y opposer, craignant que Donald Trump ne mette fin à la guerre à des conditions favorables à Moscou sans fournir de garanties de sécurité à Kiev et à l’Europe.C’est le moment de “serrer la vis contre la Russie de Poutine”, a plaidé le chef de la diplomatie britannique David Lammy, annonçant que Londres dévoilerait lundi un “important train de sanction” contre Moscou.Le Premier ministre Keir Starmer, qui s’est entretenu samedi avec Volodymyr Zelensky et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, se rend à Washington jeudi. Il y sera précédé lundi par Emmanuel Macron.”La sécurité des Français et des Européens, c’est important”. La Russie est “surarmée” et “continue de se surarmer”, va dire à M. Trump le chef de l’Etat français, qui entend bien “accélérer encore notre réarmement et renforcer plus vite nos capacités”, a expliqué son ministre des Armées, Sébastien Lecornu.”On ne peut pas imposer la paix de l’Ukraine”, a martelé le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, deux jours avant une visite à Kiev, rejetant “la loi du plus fort” et “la loi du Far-West”.Friedrich Merz, le chef de file de l’opposition conservatrice allemande et favori des législatives de dimanche, a quant à lui estimé que l’Europe devait être “assise à la table principale” et “défendre” ses intérêt vis-à-vis de la Russie et de la Chine, “y compris si nécessaire en s’opposant aux Etats-Unis”.L’Ukraine et les Européens ont préparé un projet de résolution à l’ONU qui insiste sur la nécessité de “redoubler” d’efforts diplomatiques pour que le conflit se termine “cette année” et réitère les précédentes demandes de l’Assemblée générale d’un retrait immédiat et inconditionnel des troupes russes.