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Le pape, dans un état critique, se dit confiant en ses traitements

Le pape, dans un état critique avec une pneumonie des deux poumons, a passé une nuit “tranquille”, a assuré dimanche matin le Vatican sur Telegram, François disant poursuivre “avec confiance” son hospitalisation et ses traitements.Des sources vaticanes ont précisé qu’il n’avait pas reçu de nouvelle transfusion sanguine, comme samedi, mais qu’il recevait encore de l’oxygène et que de nouveaux examens avaient été effectués dont les résultats seraient connus dans la soirée.Le chef de l’Eglise catholique est hospitalisé depuis le 14 février pour une pneumonie des deux poumons et son état s’est dégradé samedi avec “une crise asthmatique prolongée qui a nécessité la mise sous oxygène à haut débit”, selon le dernier bulletin de santé.”Les analyses de sang effectuées ont également révélé une thrombopénie (baisse du nombre de plaquettes sanguines), associée à une anémie, qui a nécessité l’administration d’une transfusion sanguine”, selon le même bulletin.Le souverain pontife argentin de 88 ans, pour lequel le diagnostic des médecins était “réservé” et son état de santé “critique” samedi soir, a voulu envoyer un message rassurant, dans le texte de la prière dominicale de l’Angélus.”Je poursuis avec confiance mon hospitalisation (…) en suivant les traitements nécessaires; et le repos fait aussi partie de la thérapie”, a écrit le pape dans ce texte rédigé ces “derniers jours”, selon une source vaticane, donc vraisemblablement avant l’aggravation de samedi.Dès vendredi après-midi les médecins qui s’occupent du pape avaient mis en garde sur la fragilité de son état.”Le pape est-il hors de danger ? Non, le pape n’est pas hors de danger”, avait affirmé le Pr Sergio Alfieri lors d’une conférence de presse à l’hôpital Gemelli.”Le vrai risque dans ces cas-là est que les germes passent dans le sang”, provoquant ainsi une septicémie potentiellement mortelle, avait-il expliqué.- Prochains jours “déterminants” -“La situation est devenue plus préoccupante”, a déclaré le virologue Fabrizio Pregliasco, cité dimanche par le quotidien La Stampa.”L’âge du Saint-Père, ainsi que les antécédents de santé, comme par exemple la bronchite asthmatique, pourraient avoir compliqué les choses et pas qu’un peu”, précise-t-il.”Il faut espérer que la thérapie antibiotique fonctionne pour éviter le risque d’une septicémie (…) qui peut avoir une issue fatale. Le pape est certainement entre de bonnes mains mais les prochaines heures et les prochains jours seront déterminants”, estime l’expert.- Prières pour le pape -Le cardinal italien Baldo Reina, vicaire du pape pour le diocèse de Rome, a annoncé pour dimanche après-midi une prière dédiée au pape François dans la basilique de Saint-Jean de Latran pour que le “Seigneur (…) le soutienne de sa grâce et le remplisse de la force nécessaire pour traverser ce moment d’épreuve”, a-t-il dit.”Le pape François, même s’il est dans un lit d’hôpital, nous le sentons proche de nous, présent au milieu de nous”, a déclaré Mgr Rino Fisichella, pro-préfet du dicastère pour l’Evangélisation, qui a remplacé le pape lors d’une cérémonie dimanche matin.”Je prie pour lui, pour sa santé, parce que c’est une personne spéciale pour nous tous’, a déclaré à l’AFP-TV Ilde Zito, une enseignante italienne.D’autres responsables religieux et politiques ont dit prier pour le pape, dont le président américain Donald Trump qui “est informé” de la situation, a fait savoir la Maison Blanche.Depuis samedi soir les internautes ont aussi posté des centaines de messages disant prier pour François, beaucoup mettant une photo de l’évêque de Rome seul sur la place Saint-Pierre lors de la pandémie de Covid-19.François a été hospitalisé pour une bronchite, mais le Saint-Siège a révélé mardi qu’il avait développé une pneumonie dans les deux poumons. Cette hospitalisation, la quatrième depuis 2021, suscite de vives inquiétudes alors que le pape a déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années, allant d’opérations du côlon et de l’abdomen à des difficultés à marcher. L’hospitalisation du pape, à la fois chef spirituel des 1,4 milliard de catholiques dans le monde et chef de l’Etat de la Cité du Vatican, a relancé les interrogations autour de sa capacité à assurer sa charge, alors que le droit canonique ne prévoit aucune disposition en cas de problème grave qui altèrerait sa lucidité.

Le pape, dans un état critique, se dit confiant en ses traitements

Le pape, dans un état critique avec une pneumonie des deux poumons, a passé une nuit “tranquille”, a assuré dimanche matin le Vatican sur Telegram, François disant poursuivre “avec confiance” son hospitalisation et ses traitements.Des sources vaticanes ont précisé qu’il n’avait pas reçu de nouvelle transfusion sanguine, comme samedi, mais qu’il recevait encore de l’oxygène et que de nouveaux examens avaient été effectués dont les résultats seraient connus dans la soirée.Le chef de l’Eglise catholique est hospitalisé depuis le 14 février pour une pneumonie des deux poumons et son état s’est dégradé samedi avec “une crise asthmatique prolongée qui a nécessité la mise sous oxygène à haut débit”, selon le dernier bulletin de santé.”Les analyses de sang effectuées ont également révélé une thrombopénie (baisse du nombre de plaquettes sanguines), associée à une anémie, qui a nécessité l’administration d’une transfusion sanguine”, selon le même bulletin.Le souverain pontife argentin de 88 ans, pour lequel le diagnostic des médecins était “réservé” et son état de santé “critique” samedi soir, a voulu envoyer un message rassurant, dans le texte de la prière dominicale de l’Angélus.”Je poursuis avec confiance mon hospitalisation (…) en suivant les traitements nécessaires; et le repos fait aussi partie de la thérapie”, a écrit le pape dans ce texte rédigé ces “derniers jours”, selon une source vaticane, donc vraisemblablement avant l’aggravation de samedi.Dès vendredi après-midi les médecins qui s’occupent du pape avaient mis en garde sur la fragilité de son état.”Le pape est-il hors de danger ? Non, le pape n’est pas hors de danger”, avait affirmé le Pr Sergio Alfieri lors d’une conférence de presse à l’hôpital Gemelli.”Le vrai risque dans ces cas-là est que les germes passent dans le sang”, provoquant ainsi une septicémie potentiellement mortelle, avait-il expliqué.- Prochains jours “déterminants” -“La situation est devenue plus préoccupante”, a déclaré le virologue Fabrizio Pregliasco, cité dimanche par le quotidien La Stampa.”L’âge du Saint-Père, ainsi que les antécédents de santé, comme par exemple la bronchite asthmatique, pourraient avoir compliqué les choses et pas qu’un peu”, précise-t-il.”Il faut espérer que la thérapie antibiotique fonctionne pour éviter le risque d’une septicémie (…) qui peut avoir une issue fatale. Le pape est certainement entre de bonnes mains mais les prochaines heures et les prochains jours seront déterminants”, estime l’expert.- Prières pour le pape -Le cardinal italien Baldo Reina, vicaire du pape pour le diocèse de Rome, a annoncé pour dimanche après-midi une prière dédiée au pape François dans la basilique de Saint-Jean de Latran pour que le “Seigneur (…) le soutienne de sa grâce et le remplisse de la force nécessaire pour traverser ce moment d’épreuve”, a-t-il dit.”Le pape François, même s’il est dans un lit d’hôpital, nous le sentons proche de nous, présent au milieu de nous”, a déclaré Mgr Rino Fisichella, pro-préfet du dicastère pour l’Evangélisation, qui a remplacé le pape lors d’une cérémonie dimanche matin.”Je prie pour lui, pour sa santé, parce que c’est une personne spéciale pour nous tous’, a déclaré à l’AFP-TV Ilde Zito, une enseignante italienne.D’autres responsables religieux et politiques ont dit prier pour le pape, dont le président américain Donald Trump qui “est informé” de la situation, a fait savoir la Maison Blanche.Depuis samedi soir les internautes ont aussi posté des centaines de messages disant prier pour François, beaucoup mettant une photo de l’évêque de Rome seul sur la place Saint-Pierre lors de la pandémie de Covid-19.François a été hospitalisé pour une bronchite, mais le Saint-Siège a révélé mardi qu’il avait développé une pneumonie dans les deux poumons. Cette hospitalisation, la quatrième depuis 2021, suscite de vives inquiétudes alors que le pape a déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années, allant d’opérations du côlon et de l’abdomen à des difficultés à marcher. L’hospitalisation du pape, à la fois chef spirituel des 1,4 milliard de catholiques dans le monde et chef de l’Etat de la Cité du Vatican, a relancé les interrogations autour de sa capacité à assurer sa charge, alors que le droit canonique ne prévoit aucune disposition en cas de problème grave qui altèrerait sa lucidité.

“Plus personne pour protéger ces terres”: aux Etats-Unis, le désarroi des employés des parcs nationaux

Erikka Olson a travaillé pendant cinq ans comme saisonnière au parc Yosemite, en Californie, avant d’obtenir un poste permanent dans une forêt publique du Nevada. Un rêve balayé par les récents licenciements d’employés fédéraux par l’administration Trump. Un millier d’employés du service des Parcs nationaux américains en période d’essai, pour une durée d’un an, ont été remerciés en l’espace de quelques jours, selon l’Association de conservation des parcs nationaux (NPCA). Quelque 3.400 employés du service des Forêts américaines ont connu le même sort, selon plusieurs médias américains.Elon Musk, nommé par Donald Trump à la tête d’une commission à l’efficacité gouvernementale (Doge), s’est lancé dans une vaste offensive destinée à réduire les dépenses publiques, bouleversant le fonctionnement de l’Etat fédéral américain avec des méthodes décriées comme brutales.Employée depuis juin à la forêt Humboldt-Toiyabe, Erikka Olson, 27 ans, entretenait les chemins de randonnée, dégageait les arbres et autres débris des sentiers, ou récoltait des données sur les visiteurs. Mais samedi, la jeune femme a reçu un mail de son employeur lui signifiant son renvoi immédiat, en raison de mauvaises performances.Assurant être peu payée, elle estime que son salaire est “une petite somme d’argent qui sert à financer ce que le public prend parfois pour acquis. Cela permet d’avoir des toilettes propres, des sentiers accessibles, des zones sauvages protégées”. Tant de choses que “le peuple Américain va perdre”, déplore celle pour qui travailler dans ces espaces naturels était un “rêve”.- “Colère” -Très populaires aux Etats-Unis, notamment au printemps et en été, les 63 parcs nationaux du pays ont accueilli plus de 300.000 visiteurs en 2024, selon la NPCA. Ces espaces naturels protégés et publics demeurent l’une des rares initiatives du gouvernement fédéral faisant le consensus dans un pays fractionné. Les parcs nationaux sont “la meilleure idée que l’Amérique n’ait jamais eue”, témoigne anonymement cette ancienne garde d’un parc national situé aux alentours de Washington DC, ayant perdu son emploi vendredi.Les licenciements “ne feront pas économiser de l’argent. Cela ne fera qu’abimer les services dans les parcs nationaux. Les visiteurs vont être choqués et attristés par ce qu’ils vont découvrir cet été. Moins de services, des toilettes sales, pas de prestations et des horaires réduits”, déplore-t-elle. “J’ai ramené mes affaires à la maison en me disant que je ne reviendrai peut-être jamais. Je suis envahie par la colère. L’une des missions du service des Parcs nationaux est de protéger les terres publiques pour le bénéfice de tous. Et il n’y aura plus personne pour protéger ces terres, instruire les gens ou les sauver quand ils se retrouveront en face d’un bison à Yellowstone (parc national situé dans le Wyoming, ndlr)”, ajoute-t-elle.- Privatisation -“Arbres abattus” ou “toilettes qui débordent”: “voilà quelques exemples de ce qui pourrait se produire si le service des parcs ne disposait pas du personnel nécessaire”, affirme Emily Douce, de la NPCA.Nathan Vice était le seul serrurier du parc Yosemite avant d’apprendre son licenciement vendredi par mail, malgré “une très bonne évaluation de ses performances”. “En tant que serrurier, j’étais responsable de toutes les serrures du parc et de toutes les clés qui s’y rattachent”. Un poste primordial, notamment pour permettre l’accès d’équipes médicales ou de pompiers en cas de problème. “Ils se sont débarrassés des personnes essentielles et n’ont même pas examiné ce que je fais, qui je suis. (…) Nous ne sommes pas ici pour l’argent, nous sommes ici pour être au service du public et pour prendre soin de ces lieux”, témoigne cet homme de 42 ans. Aleksander Chmura, ancien gardien à Yosemite, craint quant à lui une “destruction, voire une privatisation des parcs”.”J’ai l’impression qu’ils vont inventer des excuses pour dire que les parcs ne peuvent pas fonctionner seuls et qu’il faut les privatiser. Nous ne pouvons laisser cela se produire”, conclut-il. Avec d’autres employés de parcs nationaux, ils ont intenté une action en justice pour contester leurs licenciements. 

“Plus personne pour protéger ces terres”: aux Etats-Unis, le désarroi des employés des parcs nationaux

Erikka Olson a travaillé pendant cinq ans comme saisonnière au parc Yosemite, en Californie, avant d’obtenir un poste permanent dans une forêt publique du Nevada. Un rêve balayé par les récents licenciements d’employés fédéraux par l’administration Trump. Un millier d’employés du service des Parcs nationaux américains en période d’essai, pour une durée d’un an, ont été remerciés en l’espace de quelques jours, selon l’Association de conservation des parcs nationaux (NPCA). Quelque 3.400 employés du service des Forêts américaines ont connu le même sort, selon plusieurs médias américains.Elon Musk, nommé par Donald Trump à la tête d’une commission à l’efficacité gouvernementale (Doge), s’est lancé dans une vaste offensive destinée à réduire les dépenses publiques, bouleversant le fonctionnement de l’Etat fédéral américain avec des méthodes décriées comme brutales.Employée depuis juin à la forêt Humboldt-Toiyabe, Erikka Olson, 27 ans, entretenait les chemins de randonnée, dégageait les arbres et autres débris des sentiers, ou récoltait des données sur les visiteurs. Mais samedi, la jeune femme a reçu un mail de son employeur lui signifiant son renvoi immédiat, en raison de mauvaises performances.Assurant être peu payée, elle estime que son salaire est “une petite somme d’argent qui sert à financer ce que le public prend parfois pour acquis. Cela permet d’avoir des toilettes propres, des sentiers accessibles, des zones sauvages protégées”. Tant de choses que “le peuple Américain va perdre”, déplore celle pour qui travailler dans ces espaces naturels était un “rêve”.- “Colère” -Très populaires aux Etats-Unis, notamment au printemps et en été, les 63 parcs nationaux du pays ont accueilli plus de 300.000 visiteurs en 2024, selon la NPCA. Ces espaces naturels protégés et publics demeurent l’une des rares initiatives du gouvernement fédéral faisant le consensus dans un pays fractionné. Les parcs nationaux sont “la meilleure idée que l’Amérique n’ait jamais eue”, témoigne anonymement cette ancienne garde d’un parc national situé aux alentours de Washington DC, ayant perdu son emploi vendredi.Les licenciements “ne feront pas économiser de l’argent. Cela ne fera qu’abimer les services dans les parcs nationaux. Les visiteurs vont être choqués et attristés par ce qu’ils vont découvrir cet été. Moins de services, des toilettes sales, pas de prestations et des horaires réduits”, déplore-t-elle. “J’ai ramené mes affaires à la maison en me disant que je ne reviendrai peut-être jamais. Je suis envahie par la colère. L’une des missions du service des Parcs nationaux est de protéger les terres publiques pour le bénéfice de tous. Et il n’y aura plus personne pour protéger ces terres, instruire les gens ou les sauver quand ils se retrouveront en face d’un bison à Yellowstone (parc national situé dans le Wyoming, ndlr)”, ajoute-t-elle.- Privatisation -“Arbres abattus” ou “toilettes qui débordent”: “voilà quelques exemples de ce qui pourrait se produire si le service des parcs ne disposait pas du personnel nécessaire”, affirme Emily Douce, de la NPCA.Nathan Vice était le seul serrurier du parc Yosemite avant d’apprendre son licenciement vendredi par mail, malgré “une très bonne évaluation de ses performances”. “En tant que serrurier, j’étais responsable de toutes les serrures du parc et de toutes les clés qui s’y rattachent”. Un poste primordial, notamment pour permettre l’accès d’équipes médicales ou de pompiers en cas de problème. “Ils se sont débarrassés des personnes essentielles et n’ont même pas examiné ce que je fais, qui je suis. (…) Nous ne sommes pas ici pour l’argent, nous sommes ici pour être au service du public et pour prendre soin de ces lieux”, témoigne cet homme de 42 ans. Aleksander Chmura, ancien gardien à Yosemite, craint quant à lui une “destruction, voire une privatisation des parcs”.”J’ai l’impression qu’ils vont inventer des excuses pour dire que les parcs ne peuvent pas fonctionner seuls et qu’il faut les privatiser. Nous ne pouvons laisser cela se produire”, conclut-il. Avec d’autres employés de parcs nationaux, ils ont intenté une action en justice pour contester leurs licenciements. 

“Plus personne pour protéger ces terres”: aux Etats-Unis, le désarroi des employés des parcs nationaux

Erikka Olson a travaillé pendant cinq ans comme saisonnière au parc Yosemite, en Californie, avant d’obtenir un poste permanent dans une forêt publique du Nevada. Un rêve balayé par les récents licenciements d’employés fédéraux par l’administration Trump. Un millier d’employés du service des Parcs nationaux américains en période d’essai, pour une durée d’un an, ont été …

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Le Kremlin juge “prometteur” le dialogue Trump-Poutine

Le Kremlin a jugé dimanche “prometteur” le dialogue entre Vladimir Poutine et Donald Trump, à la veille du troisième anniversaire de l’assaut contre l’Ukraine et en plein revirement du président américain, qui se montre toujours plus hostile à l’égard de Kiev.Après avoir jugé l’Ukraine responsable du conflit, ouvert des pourparlers avec Moscou sans participation ukrainienne ou européenne, et qualifié son homologue Volodymyr Zelensky de “dictateur”, Donald Trump a dit samedi vouloir récupérer le montant de l’aide fournie depuis trois ans en obtenant accès aux ressources minières de l’Ukraine.Interrogé sur le revirement américain, le porte-parole du Kremlin a affiché sa satisfaction, alors que Moscou et Washington disent préparer un sommet des deux présidents et négocient sur l’avenir de l’Ukraine. “Le dialogue a lieu entre deux présidents vraiment remarquables. C’est prometteur. Il est important que rien ne vienne gêner la mise en oeuvre de leur volonté politique”, a déclaré Dmitri Peskov à la télévision russe.Il a jugé “compréhensible” l’hostilité de M. Trump à l’égard de M. Zelensky, ce dernier ayant accusé le président américain de vivre dans “un espace de désinformation” russe après qu’il eut accusé Kiev d’être responsable du conflit déclenché par la Russie le 24 février 2022.- “Mission” divine, selon Poutine -Un peu plus tôt, Vladimir Poutine avait marqué la Journée des défenseurs de la patrie, en jugeant que lui et son armée avait “une mission” divine: “défendre la Russie”. Il a donc promis de “renforcer” encore son armée, alors que le pays est déjà focalisé sur l’effort de guerre.”Le destin l’a voulu ainsi, Dieu l’a voulu ainsi, si je puis dire. Une mission aussi difficile qu’honorable – défendre la Russie – a été placée sur nos et vos épaules réunies”, a déclaré M. Poutine après avoir décoré des militaires sous les ors du Kremlin.Au-delà de la mise au pas de l’Ukraine, Vladimir Poutine veut une réorganisation de l’architecture sécuritaire européenne en éloignant et en affaiblissant l’Otan.Le retour de Donald Trump semble le conforter dans son souhait, Washington semblant vouloir se désengager du continent européen. Les Américains s’opposent à ce que Kiev rejoigne l’Alliance atlantique et sont favorables à des concessions territoriales ukrainiennes. M. Peskov a, lui, insisté sur le fait que la Russie ne “vendra jamais” les terres qu’elle occupe, soit environ 20% de l’Ukraine, signifiant que Moscou ne fera aucun compromis. – Zelensky entre deux feux -Pris entre deux feux, Volodymyr Zelensky a appelé dimanche à l’union en vue d’une “paix durable”. Il doit aussi s’exprimer devant la presse dans l’après-midi.”Nous devons faire de notre mieux en vue d’une paix durable et juste pour l’Ukraine. Ceci est possible avec l’unité de tous les partenaires: il faut la force de toute l’Europe, la force de l’Amérique, la force de tous ceux qui veulent une paix durable”, a-t-il dit sur Telegram.Confrontés à la menace russe et au revirement américain, les Européens, affaiblis, tentent de se mobiliser. Le Français Emmanuel Macron sera lundi à Washington, avant le Britannique Keir Starmer jeudi. L’Espagnol Pedro Sanchez se trouvera lundi à Kiev, tout comme la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Londres doit annoncer de nouvelles sanctions contre Moscou. Depuis l’entretien téléphonique Trump-Poutine du 12 février suivi de pourparlers mardi entre ministres des Affaires étrangères à Ryad, le président américain s’en prend à M. Zelensky, tout en ménageant le président russe.Dans une initiative lourde de sous-entendus, les Etats-Unis ont proposé à l’Assemblée générale de l’ONU un projet de résolution à l’occasion du 3e anniversaire de l’assaut russe, qui ne mentionne pas l’intégrité territoriale ukrainienne. “Une bonne idée”, selon l’ambassadeur russe aux Nations unies, Vassili Nebenzia.- “On demande des terres rares” -Donald Trump réclame en outre un accès privilégié aux minerais stratégiques ukrainiens, en échange de l’aide versée pendant trois ans, un projet d’accord inacceptable pour Kiev car il ne comporte ni garanties de sécurité futures, ni promesse de poursuite de l’assistance militaire sur laquelle Kiev a compté jusqu’ici pour combattre un adversaire plus nombreux et mieux armé. “On demande des terres rares et du pétrole, n’importe quoi qu’on puisse obtenir”, a lancé samedi Donald Trump.Selon une source ukrainienne informée des négociations et interrogée par l’AFP, ce texte équivaut à “soutirer 500 milliards” de dollars à Kiev. Ce responsable a assuré que l’Ukraine avait proposé “des modifications”. Sur le terrain, la situation reste difficile pour l’Ukraine. L’armée russe a encore revendiqué dimanche la prise de deux localités dans l’Est: Oulakly et Novoandriïvka.Dans la nuit, l’Ukraine a aussi essuyé une attaque de drones “record” de 267 drones ennemis, selon l’armée de l’air, qui a indiqué que 138 avaient été abattus et que 119 autres étaient des leurres.L’armée a indiqué dans un communiqué séparé, que plusieurs régions, dont celle de Kiev, avaient été “touchées”. Tout au long de la nuit, les journalistes de l’AFP ont entendu la défense anti-aérienne ukrainienne en action à Kiev. Une attaque russe de missile a, en outre, tué samedi soir un homme et fait cinq blessés à Kryvyï Rig, selon les autorités régionales.

Le Kremlin juge “prometteur” le dialogue Trump-Poutine

Le Kremlin a jugé dimanche “prometteur” le dialogue entre Vladimir Poutine et Donald Trump, à la veille du troisième anniversaire de l’assaut contre l’Ukraine et en plein revirement du président américain, qui se montre toujours plus hostile à l’égard de Kiev.Après avoir jugé l’Ukraine responsable du conflit, ouvert des pourparlers avec Moscou sans participation ukrainienne ou européenne, et qualifié son homologue Volodymyr Zelensky de “dictateur”, Donald Trump a dit samedi vouloir récupérer le montant de l’aide fournie depuis trois ans en obtenant accès aux ressources minières de l’Ukraine.Interrogé sur le revirement américain, le porte-parole du Kremlin a affiché sa satisfaction, alors que Moscou et Washington disent préparer un sommet des deux présidents et négocient sur l’avenir de l’Ukraine. “Le dialogue a lieu entre deux présidents vraiment remarquables. C’est prometteur. Il est important que rien ne vienne gêner la mise en oeuvre de leur volonté politique”, a déclaré Dmitri Peskov à la télévision russe.Il a jugé “compréhensible” l’hostilité de M. Trump à l’égard de M. Zelensky, ce dernier ayant accusé le président américain de vivre dans “un espace de désinformation” russe après qu’il eut accusé Kiev d’être responsable du conflit déclenché par la Russie le 24 février 2022.- “Mission” divine, selon Poutine -Un peu plus tôt, Vladimir Poutine avait marqué la Journée des défenseurs de la patrie, en jugeant que lui et son armée avait “une mission” divine: “défendre la Russie”. Il a donc promis de “renforcer” encore son armée, alors que le pays est déjà focalisé sur l’effort de guerre.”Le destin l’a voulu ainsi, Dieu l’a voulu ainsi, si je puis dire. Une mission aussi difficile qu’honorable – défendre la Russie – a été placée sur nos et vos épaules réunies”, a déclaré M. Poutine après avoir décoré des militaires sous les ors du Kremlin.Au-delà de la mise au pas de l’Ukraine, Vladimir Poutine veut une réorganisation de l’architecture sécuritaire européenne en éloignant et en affaiblissant l’Otan.Le retour de Donald Trump semble le conforter dans son souhait, Washington semblant vouloir se désengager du continent européen. Les Américains s’opposent à ce que Kiev rejoigne l’Alliance atlantique et sont favorables à des concessions territoriales ukrainiennes. M. Peskov a, lui, insisté sur le fait que la Russie ne “vendra jamais” les terres qu’elle occupe, soit environ 20% de l’Ukraine, signifiant que Moscou ne fera aucun compromis. – Zelensky entre deux feux -Pris entre deux feux, Volodymyr Zelensky a appelé dimanche à l’union en vue d’une “paix durable”. Il doit aussi s’exprimer devant la presse dans l’après-midi.”Nous devons faire de notre mieux en vue d’une paix durable et juste pour l’Ukraine. Ceci est possible avec l’unité de tous les partenaires: il faut la force de toute l’Europe, la force de l’Amérique, la force de tous ceux qui veulent une paix durable”, a-t-il dit sur Telegram.Confrontés à la menace russe et au revirement américain, les Européens, affaiblis, tentent de se mobiliser. Le Français Emmanuel Macron sera lundi à Washington, avant le Britannique Keir Starmer jeudi. L’Espagnol Pedro Sanchez se trouvera lundi à Kiev, tout comme la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Londres doit annoncer de nouvelles sanctions contre Moscou. Depuis l’entretien téléphonique Trump-Poutine du 12 février suivi de pourparlers mardi entre ministres des Affaires étrangères à Ryad, le président américain s’en prend à M. Zelensky, tout en ménageant le président russe.Dans une initiative lourde de sous-entendus, les Etats-Unis ont proposé à l’Assemblée générale de l’ONU un projet de résolution à l’occasion du 3e anniversaire de l’assaut russe, qui ne mentionne pas l’intégrité territoriale ukrainienne. “Une bonne idée”, selon l’ambassadeur russe aux Nations unies, Vassili Nebenzia.- “On demande des terres rares” -Donald Trump réclame en outre un accès privilégié aux minerais stratégiques ukrainiens, en échange de l’aide versée pendant trois ans, un projet d’accord inacceptable pour Kiev car il ne comporte ni garanties de sécurité futures, ni promesse de poursuite de l’assistance militaire sur laquelle Kiev a compté jusqu’ici pour combattre un adversaire plus nombreux et mieux armé. “On demande des terres rares et du pétrole, n’importe quoi qu’on puisse obtenir”, a lancé samedi Donald Trump.Selon une source ukrainienne informée des négociations et interrogée par l’AFP, ce texte équivaut à “soutirer 500 milliards” de dollars à Kiev. Ce responsable a assuré que l’Ukraine avait proposé “des modifications”. Sur le terrain, la situation reste difficile pour l’Ukraine. L’armée russe a encore revendiqué dimanche la prise de deux localités dans l’Est: Oulakly et Novoandriïvka.Dans la nuit, l’Ukraine a aussi essuyé une attaque de drones “record” de 267 drones ennemis, selon l’armée de l’air, qui a indiqué que 138 avaient été abattus et que 119 autres étaient des leurres.L’armée a indiqué dans un communiqué séparé, que plusieurs régions, dont celle de Kiev, avaient été “touchées”. Tout au long de la nuit, les journalistes de l’AFP ont entendu la défense anti-aérienne ukrainienne en action à Kiev. Une attaque russe de missile a, en outre, tué samedi soir un homme et fait cinq blessés à Kryvyï Rig, selon les autorités régionales.