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En Ukraine, se préparer à la “prochaine” guerre contre la Russie

La guerre contre la Russie est loin d’être terminée, mais Vladyslav Tchoumatchenko, un soignant sur le front, se prépare déjà à la suivante.Si des négociations de paix, pour l’heure hypothétiques, mettent fin à la guerre, il est “évident” que les conditions seront inacceptables, juge ce barbu de 39 ans. Surtout si l’Ukraine doit céder une partie de son territoire à la Russie, compte-tenu de l’adoption par le président américain Donald Trump d’une rhétorique favorable au Kremlin.Sa femme Anastassia, avec qui il dirige l’organisation de soignants militaires “Tactical Medicine North”, est convaincue que Moscou “attaquera de nouveau”, dès que l’occasion se présentera et que ses forces, diminuées par trois ans d’invasion, auront été reconstruites.”On doit être préparés”, dit-elle à l’AFP.Fataliste ou flegmatique, Vladyslav Tchoumatchenko sait qu’il n’a “pas d’influence sur la prochaine idée folle d’un idiot, qu’il s’appelle Trump ou Poutine”, s’exprimant depuis un local de la région de Donetsk où il soigne des soldats blessés.Il peut, en revanche, préparer l’avenir. Voyant le sujet des négociations prendre de l’ampleur avec le revirement américain, Vladyslav et Anastassia ont demandé à leurs volontaires de rester mobilisés même en cas d’accord.Deux d’entre eux ont décidé d’arrêter, épuisés. Mais les autres veulent préparer “la prochaine étape du conflit”, assure Vladyslav Tchoumatchenko. Ces soignants sont chargés d’évacuer les militaires, ce qui les conduit au plus près du front. En témoigne l’un de leurs véhicule, endommagé par un tir de char russe.- “Aucune pause éternelle” -Autre tâche essentielle, ils forment les soldats aux premiers secours, une mission qui doit continuer même en cas de cessation des hostilités, car “l’Histoire montre qu’aucune pause n’est éternelle dans cette partie du monde”, juge Vladyslav Tchoumatchenko.S’il admet que certains militaires, à bout de force, voudront tourner la page, de nombreux autres ne voudront pas “laisser tomber leur fusil et dire allez, salut, je dois aller ramasser les patates”.Le couple Tchoumatchenko a pourtant toutes les raisons de vouloir se mettre au vert.Avant l’invasion, ils géraient un centre d’escalade en élevant leur fille, bientôt âgée de 10 ans. Ils ne la voient désormais que quelques jours par mois, lors de pauses loin du front. Le reste du temps, sa grand-mère s’en occupe.Anastassia Tchoumatchenko, bonnet kaki sur la tête, juge important “qu’elle reste en Ukraine” et comprenne ce qu’est la guerre, car il lui faudra être prête, explique la maman.La vie d’avant “ne reviendra jamais”, assène-t-elle.- Echaudés -Oleksandre, commandant d’une unité d’assaut dans la 93ème brigade, affirme être de ceux qui garderont l’uniforme quoiqu’il arrive.Rencontré par l’AFP dans une pièce surchauffée et éclairée de néons roses, il soulève des haltères avec ses hommes, sa “famille”.Au front, “je suis dans mon élément”, assure ce brun trapu, recouvert de tatouages. En cas d’arrêt des hostilités, il compte donc rester dans l’armée pour être “prêt” en cas de nouvelle attaque.”On a déjà été échaudés, on ne laissera pas ça se reproduire”, prévient l’homme de 39 ans, faisant référence au prélude de l’invasion, le conflit lancé en 2014 par les séparatistes dans l’Est du pays pilotés par Moscou dans la foulée de l’annexion de la Crimée.Certains militaires affirment que l’Ukraine tout entière auraient dû comprendre que la Russie irait plus loin, et dès lors, ils ne pourront se permettre de déposer les armes, alors même que Moscou réclame la “démilitarisation” du pays pour mettre fin aux combats.Le soldat Oleksandre pense en outre que si l’Ukraine devait accepter de céder des territoires, “ce sera le chaos”, alors que la Russie veut garder le contrôle des cinq régions ukrainiennes, dont la Crimée, qu’elle occupe partiellement ou totalement.”Les gars qui se battent maintenant pour notre terre (…) n’écouteront pas Zelensky (s’il accepte de telles concessions, ndlr) , et nous continuerons à pousser”, prévient-il.Beaucoup d’hommes ont déjà perdu “leur maison, leurs familles, leurs enfants” et n’ont “plus rien à perdre”, juge le militaire. “Peut-être que je serai moi-même dans leurs rangs. Qui sait.”

En Ukraine, se préparer à la “prochaine” guerre contre la Russie

La guerre contre la Russie est loin d’être terminée, mais Vladyslav Tchoumatchenko, un soignant sur le front, se prépare déjà à la suivante.Si des négociations de paix, pour l’heure hypothétiques, mettent fin à la guerre, il est “évident” que les conditions seront inacceptables, juge ce barbu de 39 ans. Surtout si l’Ukraine doit céder une partie de son territoire à la Russie, compte-tenu de l’adoption par le président américain Donald Trump d’une rhétorique favorable au Kremlin.Sa femme Anastassia, avec qui il dirige l’organisation de soignants militaires “Tactical Medicine North”, est convaincue que Moscou “attaquera de nouveau”, dès que l’occasion se présentera et que ses forces, diminuées par trois ans d’invasion, auront été reconstruites.”On doit être préparés”, dit-elle à l’AFP.Fataliste ou flegmatique, Vladyslav Tchoumatchenko sait qu’il n’a “pas d’influence sur la prochaine idée folle d’un idiot, qu’il s’appelle Trump ou Poutine”, s’exprimant depuis un local de la région de Donetsk où il soigne des soldats blessés.Il peut, en revanche, préparer l’avenir. Voyant le sujet des négociations prendre de l’ampleur avec le revirement américain, Vladyslav et Anastassia ont demandé à leurs volontaires de rester mobilisés même en cas d’accord.Deux d’entre eux ont décidé d’arrêter, épuisés. Mais les autres veulent préparer “la prochaine étape du conflit”, assure Vladyslav Tchoumatchenko. Ces soignants sont chargés d’évacuer les militaires, ce qui les conduit au plus près du front. En témoigne l’un de leurs véhicule, endommagé par un tir de char russe.- “Aucune pause éternelle” -Autre tâche essentielle, ils forment les soldats aux premiers secours, une mission qui doit continuer même en cas de cessation des hostilités, car “l’Histoire montre qu’aucune pause n’est éternelle dans cette partie du monde”, juge Vladyslav Tchoumatchenko.S’il admet que certains militaires, à bout de force, voudront tourner la page, de nombreux autres ne voudront pas “laisser tomber leur fusil et dire allez, salut, je dois aller ramasser les patates”.Le couple Tchoumatchenko a pourtant toutes les raisons de vouloir se mettre au vert.Avant l’invasion, ils géraient un centre d’escalade en élevant leur fille, bientôt âgée de 10 ans. Ils ne la voient désormais que quelques jours par mois, lors de pauses loin du front. Le reste du temps, sa grand-mère s’en occupe.Anastassia Tchoumatchenko, bonnet kaki sur la tête, juge important “qu’elle reste en Ukraine” et comprenne ce qu’est la guerre, car il lui faudra être prête, explique la maman.La vie d’avant “ne reviendra jamais”, assène-t-elle.- Echaudés -Oleksandre, commandant d’une unité d’assaut dans la 93ème brigade, affirme être de ceux qui garderont l’uniforme quoiqu’il arrive.Rencontré par l’AFP dans une pièce surchauffée et éclairée de néons roses, il soulève des haltères avec ses hommes, sa “famille”.Au front, “je suis dans mon élément”, assure ce brun trapu, recouvert de tatouages. En cas d’arrêt des hostilités, il compte donc rester dans l’armée pour être “prêt” en cas de nouvelle attaque.”On a déjà été échaudés, on ne laissera pas ça se reproduire”, prévient l’homme de 39 ans, faisant référence au prélude de l’invasion, le conflit lancé en 2014 par les séparatistes dans l’Est du pays pilotés par Moscou dans la foulée de l’annexion de la Crimée.Certains militaires affirment que l’Ukraine tout entière auraient dû comprendre que la Russie irait plus loin, et dès lors, ils ne pourront se permettre de déposer les armes, alors même que Moscou réclame la “démilitarisation” du pays pour mettre fin aux combats.Le soldat Oleksandre pense en outre que si l’Ukraine devait accepter de céder des territoires, “ce sera le chaos”, alors que la Russie veut garder le contrôle des cinq régions ukrainiennes, dont la Crimée, qu’elle occupe partiellement ou totalement.”Les gars qui se battent maintenant pour notre terre (…) n’écouteront pas Zelensky (s’il accepte de telles concessions, ndlr) , et nous continuerons à pousser”, prévient-il.Beaucoup d’hommes ont déjà perdu “leur maison, leurs familles, leurs enfants” et n’ont “plus rien à perdre”, juge le militaire. “Peut-être que je serai moi-même dans leurs rangs. Qui sait.”

Allemagne: Friedrich Merz en quête d’alliés pour gouverner après une victoire étriquée

Vainqueur des élections allemandes avec un score plus faible qu’espéré, Friedrich Merz, le chef de la droite, se lance dans des négociations ardues pour former un gouvernement attendu avec impatience par les Européens pour peser face à Donald Trump et la Russie.Pour former une majorité, il compte se tourner en priorité vers les sociaux-démocrates, malgré leur résultat, de leur propre aveu, “catastrophique”. Ces deux partis disposent au final ensemble d’une courte majorité de sièges à la chambre des députés.Le nouvel homme fort de l’Allemagne sait que son pays ne peut pas rester longtemps sans direction face aux bouleversements économiques et géopolitiques du moment: rupture du sacro-saint lien transatlantique, crise du modèle industriel concurrencé par la Chine, menace de guerres commerciales avec les Etats-Unis.L’ancien avocat d’affaires, qui n’a jamais eu de fonctions ministérielles, a mené son camp CDU/CSU à la victoire. Mais le résultat des conservateurs aux législatives de dimanche (28,6%) ne leur permet pas de gouverner seuls et est moins élevé que les 30% annoncés depuis des mois par les sondages.L’extrême droite a doublé son score, à 20,8% et raille “la victoire à la Pyrrhus” de la droite. “Ce n’est pas un résultat particulièrement bon qui inspire confiance”, a averti Alice Weidel, cheffe de l’AfD, parti anti-migrants et prorusse qui s’impose comme la deuxième force politique du pays.- Scholz hors jeu -“Les Allemands ont très clairement dit +Non!+ à Olaf Scholz lors de cette élection, mais pas vraiment +Oui!+ à son challenger”, résume le quotidien Süddeutsche Zeitung (SZ).En promettant de former une coalition “au plus tard” à la date de Pâques, soit le 20 avril, Friedrich Merz se fixe un objectif ambitieux. Lundi, “le travail commence”, a-t-il assuré.”Le monde extérieur ne nous attend pas (…). Nous devons vite redevenir opérationnels pour (agir) sur le plan intérieur, pour redevenir présents en Europe”, a lancé le futur chancelier alors que l’Allemagne est déjà paralysée depuis quatre mois par la rupture de la coalition d’Olaf Scholz avec les verts et les libéraux.La fragilité des autres partis traditionnels n’arrange pas les affaires de la droite.Ayant annoncé qu’il ne s’alliera pas avec l’AfD, Friedrich Merz n’a d’autre choix que de tendre le main à des sociaux-démocrates aux abois: avec un score autour de 16%, le SPD, plus vieux parti du pays, encaisse son plus mauvais résultat en 80 ans.  Il doit éviter l’implosion et tenter de se rassembler autour de nouveaux leaders, Olaf Scholz prévoyant de se mettre en retrait.Le parti écologiste Die Grünen, qui était dans la coalition sortante, a décroché 11,6% des voix.Après une campagne électorale polarisée comme jamais, sceller les compromis indispensables au “contrat de coalition” pourrait s’avérer ardu.”Je quitterai le parti si le SPD choisit (de s’allier) à Friedrich Merz comme chancelier”, assénait dimanche soir, Philipp Bauer, un militant berlinois de 44 ans dépité.Une grande coalition avec la CDU de Merz serait “bien différente”, selon lui, des majorités “rouge-noir” formées autour de l’ex-chancelière Angela Merkel, au cap résolument centriste.- Ligne dure -Son successeur et ancien rival s’est affranchi de cet héritage, revendiquant une droite sans tabou aux propositions radicales pour lutter contre l’immigration illégale.Son pari de prendre des voix à l’AfD grâce à cette ligne intransigeante, au point d’esquisser un début de rapprochement avec l’extrême droite pendant la campagne, n’a pas été payant.Merz n’a pas réussi “à susciter un véritable désir de changement, un enthousiasme pour sa personne ou son projet”, estime le quotidien SZ.Malgré un taux de participation record depuis la réunification (83-84%), les électeurs ne sont guère optimistes: 68% d’entre eux craignent qu’il n’y ait pas de gouvernement stable à l’issue de l’élection, selon un sondage Infratest dimap.La cheffe de l’AfD a prédit un sort funeste à une future coalition SPD-CDU qui sera incapable, selon elle, de s’entendre sur l’immigration ou les questions budgétaires.”Nous aurons de nouvelles élections très rapidement”, a avancé Alice Weidel, ouvertement soutenue par l’administration Trump depuis des semaines.L’Europe espère au contraire de Berlin de la stabilité et un rôle d’impulsion après les divisions de la coalition sortante. Renforcer la défense européenne afin que le continent s’émancipe des Etats-Unis sera la “priorité absolue” du prochain gouvernement, a assuré Friedrich Merz, atlantiste convaincu mais aujourd’hui “sans illusion” après le rapprochement amorcé par Washington avec la Russie pour forcer un règlement de la guerre en Ukraine.

Allemagne: Friedrich Merz en quête d’alliés pour gouverner après une victoire étriquée

Vainqueur des élections allemandes avec un score plus faible qu’espéré, Friedrich Merz, le chef de la droite, se lance dans des négociations ardues pour former un gouvernement attendu avec impatience par les Européens pour peser face à Donald Trump et la Russie.Pour former une majorité, il compte se tourner en priorité vers les sociaux-démocrates, malgré leur résultat, de leur propre aveu, “catastrophique”. Ces deux partis disposent au final ensemble d’une courte majorité de sièges à la chambre des députés.Le nouvel homme fort de l’Allemagne sait que son pays ne peut pas rester longtemps sans direction face aux bouleversements économiques et géopolitiques du moment: rupture du sacro-saint lien transatlantique, crise du modèle industriel concurrencé par la Chine, menace de guerres commerciales avec les Etats-Unis.L’ancien avocat d’affaires, qui n’a jamais eu de fonctions ministérielles, a mené son camp CDU/CSU à la victoire. Mais le résultat des conservateurs aux législatives de dimanche (28,6%) ne leur permet pas de gouverner seuls et est moins élevé que les 30% annoncés depuis des mois par les sondages.L’extrême droite a doublé son score, à 20,8% et raille “la victoire à la Pyrrhus” de la droite. “Ce n’est pas un résultat particulièrement bon qui inspire confiance”, a averti Alice Weidel, cheffe de l’AfD, parti anti-migrants et prorusse qui s’impose comme la deuxième force politique du pays.- Scholz hors jeu -“Les Allemands ont très clairement dit +Non!+ à Olaf Scholz lors de cette élection, mais pas vraiment +Oui!+ à son challenger”, résume le quotidien Süddeutsche Zeitung (SZ).En promettant de former une coalition “au plus tard” à la date de Pâques, soit le 20 avril, Friedrich Merz se fixe un objectif ambitieux. Lundi, “le travail commence”, a-t-il assuré.”Le monde extérieur ne nous attend pas (…). Nous devons vite redevenir opérationnels pour (agir) sur le plan intérieur, pour redevenir présents en Europe”, a lancé le futur chancelier alors que l’Allemagne est déjà paralysée depuis quatre mois par la rupture de la coalition d’Olaf Scholz avec les verts et les libéraux.La fragilité des autres partis traditionnels n’arrange pas les affaires de la droite.Ayant annoncé qu’il ne s’alliera pas avec l’AfD, Friedrich Merz n’a d’autre choix que de tendre le main à des sociaux-démocrates aux abois: avec un score autour de 16%, le SPD, plus vieux parti du pays, encaisse son plus mauvais résultat en 80 ans.  Il doit éviter l’implosion et tenter de se rassembler autour de nouveaux leaders, Olaf Scholz prévoyant de se mettre en retrait.Le parti écologiste Die Grünen, qui était dans la coalition sortante, a décroché 11,6% des voix.Après une campagne électorale polarisée comme jamais, sceller les compromis indispensables au “contrat de coalition” pourrait s’avérer ardu.”Je quitterai le parti si le SPD choisit (de s’allier) à Friedrich Merz comme chancelier”, assénait dimanche soir, Philipp Bauer, un militant berlinois de 44 ans dépité.Une grande coalition avec la CDU de Merz serait “bien différente”, selon lui, des majorités “rouge-noir” formées autour de l’ex-chancelière Angela Merkel, au cap résolument centriste.- Ligne dure -Son successeur et ancien rival s’est affranchi de cet héritage, revendiquant une droite sans tabou aux propositions radicales pour lutter contre l’immigration illégale.Son pari de prendre des voix à l’AfD grâce à cette ligne intransigeante, au point d’esquisser un début de rapprochement avec l’extrême droite pendant la campagne, n’a pas été payant.Merz n’a pas réussi “à susciter un véritable désir de changement, un enthousiasme pour sa personne ou son projet”, estime le quotidien SZ.Malgré un taux de participation record depuis la réunification (83-84%), les électeurs ne sont guère optimistes: 68% d’entre eux craignent qu’il n’y ait pas de gouvernement stable à l’issue de l’élection, selon un sondage Infratest dimap.La cheffe de l’AfD a prédit un sort funeste à une future coalition SPD-CDU qui sera incapable, selon elle, de s’entendre sur l’immigration ou les questions budgétaires.”Nous aurons de nouvelles élections très rapidement”, a avancé Alice Weidel, ouvertement soutenue par l’administration Trump depuis des semaines.L’Europe espère au contraire de Berlin de la stabilité et un rôle d’impulsion après les divisions de la coalition sortante. Renforcer la défense européenne afin que le continent s’émancipe des Etats-Unis sera la “priorité absolue” du prochain gouvernement, a assuré Friedrich Merz, atlantiste convaincu mais aujourd’hui “sans illusion” après le rapprochement amorcé par Washington avec la Russie pour forcer un règlement de la guerre en Ukraine.

Sommet à Kiev, Zelensky salue “trois ans de résistance” ukrainienne

Plusieurs dirigeants étrangers sont arrivés lundi à Kiev pour un sommet destiné à réaffirmer leur engagement en faveur de l’Ukraine trois ans après le début de l’invasion russe et alors que le revirement des Etats-Unis a changé la donne du conflit.Dans un message sur les réseaux sociaux, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué “trois ans de résistance” et “d’héroïsme absolu des Ukrainiens” depuis le début du conflit il y a trois ans jour pour jour.Pour marquer cet anniversaire et réaffirmer leur soutien à l’Ukraine, de nombreux dirigeants étrangers sont arrivés lundi matin à Kiev, dont la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le Premier ministre canadien Justin Trudeau et les dirigeants de pays baltes, scandinaves ou de l’Espagne.Confrontés à la menace russe et au revirement américain, les Européens, affaiblis, tentent de se mobiliser. Reçu lundi par Donald Trump à Washington, le président français Emmanuel Macron doit lui présenter des “propositions d’action” pour conjurer la “menace russe” en Europe et garantir une “paix durable” qui ne vire pas au diktat pour Kiev.Un sommet européen spécial aura lieu par ailleurs le 6 mars tandis qu’un seizième train de sanctions contre la Russie a été annoncé lundi par Bruxelles. “Dans cette lutte pour la survie, ce n’est pas seulement le destin de l’Ukraine qui est en jeu. C’est le destin de l’Europe”, a dit Mme von der Leyen.Au total, 13 dirigeants, plus 24 autres par visioconférence, doivent participer au sommet à Kiev, selon M. Zelensky.- “Capacité de défense européenne” -Le chef de file des démocrates-chrétiens allemands Friedrich Merz, qui a remporté les législatives de dimanche et a toutes les chances de devenir le prochain chancelier, a d’emblée affiché comme “priorité absolue” la création d’une “capacité de défense européenne autonome” comme alternative à “l’Otan dans sa forme actuelle”.Après s’être aligné sur la position russe qui juge l’Ukraine responsable du déclenchement du conflit et avoir ouvert des pourparlers avec Moscou sans participation ukrainienne ou européenne, le président américain Donald Trump insiste sur sa volonté de récupérer le montant de l’aide fournie depuis cette date en obtenant un accès aux ressources minières ukrainiennes.M. Zelensky a exclu de signer un texte que “dix générations d’Ukrainiens” devront payer.M. Trump a aussi qualifié de “dictateur sans élections” M. Zelensky, élu en 2019 pour cinq ans mais qui reste au pouvoir en raison de l’impossibilité d’organiser un scrutin en pleine guerre. Washington prépare en outre un sommet entre M. Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, et a jugé irréaliste une adhésion de l’Ukraine à l’Otan.Cette volte-face américaine après trois ans de soutien militaire ininterrompu a abasourdi un grand nombre d’Ukrainiens, qui redoutent que leur pays soit forcé d’accepter des concessions territoriales en échange d’un cessez-le-feu.- “Plus rien à perdre” -Si le président ukrainien accepte de céder à la Russie les régions qu’elle occupe actuellement, “les gars qui se battent maintenant pour notre terre (…) n’écouteront pas Zelensky et nous continuerons à pousser”, prévient Oleksandre, commandant d’une unité d’assaut dans la 93ème brigade.Beaucoup d’hommes ont déjà perdu “leur maison, leurs familles, leurs enfants” et n’ont “plus rien à perdre”, juge le militaire ukrainien.Des manifestations de soutien à l’Ukraine ont déjà eu lieu dimanche, notamment à Paris, à Prague, ou aux Etats-Unis. D’autres rassemblements sont prévus lundi, notamment à Londres et Sydney.De son côté, la Russie ne cache pas sa satisfaction de voir Donald Trump briser l’isolement, voulu par les Occidentaux, de Vladimir Poutine. “Le dialogue a lieu entre deux présidents vraiment remarquables. C’est prometteur. Il est important que rien ne vienne gêner la mise en oeuvre de leur volonté politique”, s’est félicité dimanche le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.Moscou a annoncé qu’une nouvelle rencontre de diplomates russes et américains aurait lieu en fin de semaine, après celle du 18 février en Arabie saoudite des ministres des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et Marco Rubio.Dans une initiative lourde de sous-entendus, les Américains ont proposé à l’Assemblée générale de l’ONU un projet de résolution qui ne mentionne pas l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Et ce alors même que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé dimanche à une paix “juste” qui respecte cette “intégrité territoriale”.Sur le terrain, un incendie s’est déclaré dans la raffinerie de pétrole de Riazan, une des plus grandes de Russie au sud de Moscou, après une attaque de drones revendiquée par Kiev.

Sommet à Kiev, Zelensky salue “trois ans de résistance” ukrainienne

Plusieurs dirigeants étrangers sont arrivés lundi à Kiev pour un sommet destiné à réaffirmer leur engagement en faveur de l’Ukraine trois ans après le début de l’invasion russe et alors que le revirement des Etats-Unis a changé la donne du conflit.Dans un message sur les réseaux sociaux, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué “trois ans de résistance” et “d’héroïsme absolu des Ukrainiens” depuis le début du conflit il y a trois ans jour pour jour.Pour marquer cet anniversaire et réaffirmer leur soutien à l’Ukraine, de nombreux dirigeants étrangers sont arrivés lundi matin à Kiev, dont la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le Premier ministre canadien Justin Trudeau et les dirigeants de pays baltes, scandinaves ou de l’Espagne.Confrontés à la menace russe et au revirement américain, les Européens, affaiblis, tentent de se mobiliser. Reçu lundi par Donald Trump à Washington, le président français Emmanuel Macron doit lui présenter des “propositions d’action” pour conjurer la “menace russe” en Europe et garantir une “paix durable” qui ne vire pas au diktat pour Kiev.Un sommet européen spécial aura lieu par ailleurs le 6 mars tandis qu’un seizième train de sanctions contre la Russie a été annoncé lundi par Bruxelles. “Dans cette lutte pour la survie, ce n’est pas seulement le destin de l’Ukraine qui est en jeu. C’est le destin de l’Europe”, a dit Mme von der Leyen.Au total, 13 dirigeants, plus 24 autres par visioconférence, doivent participer au sommet à Kiev, selon M. Zelensky.- “Capacité de défense européenne” -Le chef de file des démocrates-chrétiens allemands Friedrich Merz, qui a remporté les législatives de dimanche et a toutes les chances de devenir le prochain chancelier, a d’emblée affiché comme “priorité absolue” la création d’une “capacité de défense européenne autonome” comme alternative à “l’Otan dans sa forme actuelle”.Après s’être aligné sur la position russe qui juge l’Ukraine responsable du déclenchement du conflit et avoir ouvert des pourparlers avec Moscou sans participation ukrainienne ou européenne, le président américain Donald Trump insiste sur sa volonté de récupérer le montant de l’aide fournie depuis cette date en obtenant un accès aux ressources minières ukrainiennes.M. Zelensky a exclu de signer un texte que “dix générations d’Ukrainiens” devront payer.M. Trump a aussi qualifié de “dictateur sans élections” M. Zelensky, élu en 2019 pour cinq ans mais qui reste au pouvoir en raison de l’impossibilité d’organiser un scrutin en pleine guerre. Washington prépare en outre un sommet entre M. Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, et a jugé irréaliste une adhésion de l’Ukraine à l’Otan.Cette volte-face américaine après trois ans de soutien militaire ininterrompu a abasourdi un grand nombre d’Ukrainiens, qui redoutent que leur pays soit forcé d’accepter des concessions territoriales en échange d’un cessez-le-feu.- “Plus rien à perdre” -Si le président ukrainien accepte de céder à la Russie les régions qu’elle occupe actuellement, “les gars qui se battent maintenant pour notre terre (…) n’écouteront pas Zelensky et nous continuerons à pousser”, prévient Oleksandre, commandant d’une unité d’assaut dans la 93ème brigade.Beaucoup d’hommes ont déjà perdu “leur maison, leurs familles, leurs enfants” et n’ont “plus rien à perdre”, juge le militaire ukrainien.Des manifestations de soutien à l’Ukraine ont déjà eu lieu dimanche, notamment à Paris, à Prague, ou aux Etats-Unis. D’autres rassemblements sont prévus lundi, notamment à Londres et Sydney.De son côté, la Russie ne cache pas sa satisfaction de voir Donald Trump briser l’isolement, voulu par les Occidentaux, de Vladimir Poutine. “Le dialogue a lieu entre deux présidents vraiment remarquables. C’est prometteur. Il est important que rien ne vienne gêner la mise en oeuvre de leur volonté politique”, s’est félicité dimanche le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.Moscou a annoncé qu’une nouvelle rencontre de diplomates russes et américains aurait lieu en fin de semaine, après celle du 18 février en Arabie saoudite des ministres des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et Marco Rubio.Dans une initiative lourde de sous-entendus, les Américains ont proposé à l’Assemblée générale de l’ONU un projet de résolution qui ne mentionne pas l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Et ce alors même que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé dimanche à une paix “juste” qui respecte cette “intégrité territoriale”.Sur le terrain, un incendie s’est déclaré dans la raffinerie de pétrole de Riazan, une des plus grandes de Russie au sud de Moscou, après une attaque de drones revendiquée par Kiev.

“L’horrible” guerre de Iouri, vétéran russe du front ukrainien

Dans sa cuisine d’une province russe, Iouri touille son thé et tente de se fondre dans la “routine” qui a succédé aux mois passés sur le front en Ukraine. Mais les souvenirs du conflit “plus horrible qu’à la télé” le hantent.”Ma femme me dit que je suis revenu aigri”, confie à l’AFP Iouri, 39 ans, dont le nom de guerre “Lokomotiv” rappelle son attachement au club de foot moscovite du même nom.Du front, cet employé dans une école privée a ramené de l'”aigreur”, mais aussi des réflexes. Comme de souvent scruter le ciel par crainte des drones. Il n’attache plus sa ceinture lorsqu’il est au volant. Souvenir du front où l’on ne s’attache pas pour évacuer au plus vite si le véhicule est frappé. Cela lui a d’ailleurs valu des amendes dressées par les policiers de sa petite ville d’Istra, à 40 km au nord-ouest de Moscou, où il vit avec sa femme et son fils de quatre ans.Lorsque la mobilisation a été annoncée en septembre 2022, Iouri, qui avait déjà une expérience des combats dans le Caucase russe, était persuadé qu’il serait parmi les premiers à être appelés. “Mais ce sont mes amis qui n’avaient aucune expérience qui ont été mobilisés. Pourquoi eux, et pas moi ? J’ai alors senti que je devais y aller”, explique-t-il. “Mes amis m’ont dit que j’étais idiot: +Pourquoi tu veux y aller ? Tu as une famille, un enfant, un bon travail+”.En octobre 2023, il signe avec une compagnie paramilitaire privée comme radiotéléphoniste dans une brigade d’artillerie. La brigade était basée à Bakhmout, une ville de l’est de l’Ukraine conquise par les Russes en mai 2023, au prix d’une des batailles les plus sanglantes de l’offensive lancée par Moscou en février 2022.Iouri a pris part à l’assaut de Tchassiv Yar, un point stratégique dans la région orientale de Donetsk et de Bogdanivka, finalement occupée par les forces russes en avril 2024.- “Effrayant” -Aujourd’hui, Iouri s’ennuie dans “la routine quotidienne”. Sur le front, “il y a toujours quelque chose de nouveau. Tu as peur les deux premières semaines et après c’est l’aventure”, avance-t-il.Sa femme Albina, 40 ans, avoue lui avoir fait “un scandale grandiose” en apprenant qu’il voulait partir en Ukraine. “C’était dur. J’avais peur de le perdre”, se souvient-elle, assise sur le canapé dans leur modeste appartement.Pour Albina, les neuf mois de la mission de Iouri ont été aussi longs que “cinq années”. “Je me précipitais sur mon portable dès que j’entendais une notification. J’avais peur de lire ou d’entendre une mauvaise nouvelle. Chaque matin commençait avec cette peur. C’était affreux”, dit-elle, en essuyant ses larmes.”En réalité, c’est plus effrayant, c’est plus horrible que ce qu’on nous montre à la télé”, reprend Iouri. “Si l’on montrait à la télé tout ce qui se passe là-bas, les gens auraient peut-être changé d’avis” sur le conflit.Il y a les “tirs d’artillerie, les drones, qu’on appelle +les oiseaux+. Un des mes amis est mort sur la route de Bakhmout. Il rentrait chez lui et un +oiseau+ l’a attaqué”, se souvient-il.”Pour moi, le pire c’était d’imaginer que mon enfant resterait sans moi. Et de perdre mes camarades”, avoue Iouri.- “Allée de la gloire” -Au cimetière d’Istra se trouve une trentaine de tombes ornées de drapeaux russes et de photos d’hommes en treillis, âgés la plupart entre 30 et 45 ans. Ils sont tombés en Ukraine. C’est “l’allée de la gloire”, selon la terminologie officielle. Pratiquement chaque cimetière russe compte ce coin où sont enterrés les milliers de soldats tués sur le front, dont le nombre exact n’est pas communiqué par les autorités.Iouri désigne la tombe d’un camarade de classe et raconte que cinq de ses amis ont péri au front. “La plupart meurent ou sont blessés par des éclats, des tirs d’artillerie ou des drones explosifs”, explique-t-il.”Je pense que chaque Russe comprend que cette guerre est contre l’Occident”, dit-il, reprenant la rhétorique de Moscou. “Les armes (des Ukrainiens, ndlr) que nous trouvions (sur le champ de bataille) étaient des armes occidentales”.Et il accueille l’éventualité de futurs pourparlers de paix entre Vladimir Poutine et Donald Trump avec scepticisme. “Ce serait bien s’ils se mettaient d’accord, si la guerre se terminait, mais elle ne se finira pas immédiatement”, prédit Iouri.”La trêve ne fera qu’aggraver la situation. Il faut aller jusqu’au bout !”, dit-il. “Si ça n’est pas fini d’ici le Nouvel An, j’y retournerai”.

“L’horrible” guerre de Iouri, vétéran russe du front ukrainien

Dans sa cuisine d’une province russe, Iouri touille son thé et tente de se fondre dans la “routine” qui a succédé aux mois passés sur le front en Ukraine. Mais les souvenirs du conflit “plus horrible qu’à la télé” le hantent.”Ma femme me dit que je suis revenu aigri”, confie à l’AFP Iouri, 39 ans, dont le nom de guerre “Lokomotiv” rappelle son attachement au club de foot moscovite du même nom.Du front, cet employé dans une école privée a ramené de l'”aigreur”, mais aussi des réflexes. Comme de souvent scruter le ciel par crainte des drones. Il n’attache plus sa ceinture lorsqu’il est au volant. Souvenir du front où l’on ne s’attache pas pour évacuer au plus vite si le véhicule est frappé. Cela lui a d’ailleurs valu des amendes dressées par les policiers de sa petite ville d’Istra, à 40 km au nord-ouest de Moscou, où il vit avec sa femme et son fils de quatre ans.Lorsque la mobilisation a été annoncée en septembre 2022, Iouri, qui avait déjà une expérience des combats dans le Caucase russe, était persuadé qu’il serait parmi les premiers à être appelés. “Mais ce sont mes amis qui n’avaient aucune expérience qui ont été mobilisés. Pourquoi eux, et pas moi ? J’ai alors senti que je devais y aller”, explique-t-il. “Mes amis m’ont dit que j’étais idiot: +Pourquoi tu veux y aller ? Tu as une famille, un enfant, un bon travail+”.En octobre 2023, il signe avec une compagnie paramilitaire privée comme radiotéléphoniste dans une brigade d’artillerie. La brigade était basée à Bakhmout, une ville de l’est de l’Ukraine conquise par les Russes en mai 2023, au prix d’une des batailles les plus sanglantes de l’offensive lancée par Moscou en février 2022.Iouri a pris part à l’assaut de Tchassiv Yar, un point stratégique dans la région orientale de Donetsk et de Bogdanivka, finalement occupée par les forces russes en avril 2024.- “Effrayant” -Aujourd’hui, Iouri s’ennuie dans “la routine quotidienne”. Sur le front, “il y a toujours quelque chose de nouveau. Tu as peur les deux premières semaines et après c’est l’aventure”, avance-t-il.Sa femme Albina, 40 ans, avoue lui avoir fait “un scandale grandiose” en apprenant qu’il voulait partir en Ukraine. “C’était dur. J’avais peur de le perdre”, se souvient-elle, assise sur le canapé dans leur modeste appartement.Pour Albina, les neuf mois de la mission de Iouri ont été aussi longs que “cinq années”. “Je me précipitais sur mon portable dès que j’entendais une notification. J’avais peur de lire ou d’entendre une mauvaise nouvelle. Chaque matin commençait avec cette peur. C’était affreux”, dit-elle, en essuyant ses larmes.”En réalité, c’est plus effrayant, c’est plus horrible que ce qu’on nous montre à la télé”, reprend Iouri. “Si l’on montrait à la télé tout ce qui se passe là-bas, les gens auraient peut-être changé d’avis” sur le conflit.Il y a les “tirs d’artillerie, les drones, qu’on appelle +les oiseaux+. Un des mes amis est mort sur la route de Bakhmout. Il rentrait chez lui et un +oiseau+ l’a attaqué”, se souvient-il.”Pour moi, le pire c’était d’imaginer que mon enfant resterait sans moi. Et de perdre mes camarades”, avoue Iouri.- “Allée de la gloire” -Au cimetière d’Istra se trouve une trentaine de tombes ornées de drapeaux russes et de photos d’hommes en treillis, âgés la plupart entre 30 et 45 ans. Ils sont tombés en Ukraine. C’est “l’allée de la gloire”, selon la terminologie officielle. Pratiquement chaque cimetière russe compte ce coin où sont enterrés les milliers de soldats tués sur le front, dont le nombre exact n’est pas communiqué par les autorités.Iouri désigne la tombe d’un camarade de classe et raconte que cinq de ses amis ont péri au front. “La plupart meurent ou sont blessés par des éclats, des tirs d’artillerie ou des drones explosifs”, explique-t-il.”Je pense que chaque Russe comprend que cette guerre est contre l’Occident”, dit-il, reprenant la rhétorique de Moscou. “Les armes (des Ukrainiens, ndlr) que nous trouvions (sur le champ de bataille) étaient des armes occidentales”.Et il accueille l’éventualité de futurs pourparlers de paix entre Vladimir Poutine et Donald Trump avec scepticisme. “Ce serait bien s’ils se mettaient d’accord, si la guerre se terminait, mais elle ne se finira pas immédiatement”, prédit Iouri.”La trêve ne fera qu’aggraver la situation. Il faut aller jusqu’au bout !”, dit-il. “Si ça n’est pas fini d’ici le Nouvel An, j’y retournerai”.