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Sous pressions américaines, l’Indien Modi et le Russe Poutine resserrent les rangs

Le Premier ministre indien Narendra Modi et le président russe Vladimir Poutine se sont retrouvés vendredi pour des entretiens destinés à resserrer leurs liens face aux pressions américaines pour que l’Inde cesse ses achats de pétrole russe en pleine guerre en Ukraine.Devant la presse, M. Modi a salué son invité comme un “véritable ami” et s’est montré optimiste sur une résolution pacifique du conflit russo-ukrainien. “Nous devons tous retrouver le chemin de la paix”, a-t-il insisté.”Merci pour vos efforts visant à trouver un règlement à cette situation”, lui a répondu M. Poutine, louant par ailleurs les relations “profondes historiquement” et “de très grande confiance dans la coopération militaire et technique” entre l’Inde et la Russie.De nouveaux accords bilatéraux sont attendus après leur rencontre, notamment en matière d’armement. Le chef du gouvernement indien a déroulé le tapis rouge pour son hôte, en l’accueillant lui-même jeudi soir à l’aéroport de New Delhi et en lui offrant un dîner privé.La visite de Vladimir Poutine intervient à l’heure où l’Inde entretient des relations difficiles avec les Etats-Unis, qui lui reprochent de financer l’effort de guerre russe en Ukraine en continuant à acheter à Moscou son pétrole brut à des prix particulièrement avantageux.”Cette visite relève de la politique de diversification de l’Inde en termes de stratégie et d’économie, spécialement au moment où elle est mise en difficulté par les droits de douane imposés par les Etats-Unis”, a relevé pour l’AFP Ashok Malik, du centre de réflexion Asia Group.Fin août, Donald Trump a tapé du poing sur la table en imposant une surtaxe de 50% aux exportations indiennes, en pleines discussions bilatérales sur la signature d’un traité de libre-échange commercial.Le locataire de la Maison Blanche a depuis répété avoir obtenu la promesse de Narendra Modi qu’il mettrait un terme à ses importations de brut russe, qui représentent 36% du volume de pétrole raffiné en Inde.- Monde multipolaire -New Delhi ne l’a jamais confirmé, mais ses achats ont diminué, selon la plateforme d’informations commerciales Kpler, et plusieurs groupes indiens ont annoncé qu’ils renonçaient à se fournir auprès de Moscou.”Nous n’avons aucun doute quant au fait que ces échanges bénéficient largement à l’Inde et sont avantageux pour les deux parties”, s’est toutefois plu à noter avant le voyage du président russe son porte-parole, Dmitri Peskov.Jusqu’à ce jour, l’Inde a évité d’ouvertement condamner l’invasion de l’Ukraine, tout en réussissant à maintenir ses liens avec l’Europe et les Etats-Unis.Narendra Modi n’a guère haussé le ton qu’en 2022 lors d’une rencontre en Ouzbékistan avec Vladimir Poutine, exigeant la fin de la guerre “le plus vite possible”.Il a depuis répété à de multiples reprises son attachement à un ordre mondial “multipolaire” et résisté aux injonctions occidentales à s’éloigner de la Russie.Même si l’Inde s’est tournée récemment vers d’autres fournisseurs – dont la France – et privilégie les armes qu’elle produit elle-même, Moscou reste ainsi un de ses fournisseurs préférés d’armements.Tirant les enseignements de la confrontation militaire avec le Pakistan en mai, New Delhi a manifesté son intérêt pour l’achat de nouveaux missiles sol-air russes de type S-400. “Il ne fait aucun doute que ce sujet sera évoqué pendant la visite”, a affirmé M. Peskov.La presse indienne a aussi souligné l’intérêt de l’armée indienne pour le chasseur russe de 5e génération Su-57.MM. Modi et Poutine souhaitent également rééquilibrer leurs échanges commerciaux – 68,7 milliards de dollars, un record, sur l’année 2024-2025 – qui sont pour le moment très largement au bénéfice de la Russie.

Nouvelle frappe américaine dans le Pacifique en pleine polémique sur l’opération militaire de Trump

Les Etats-Unis ont mené une nouvelle frappe dans le Pacifique contre un bateau utilisé, selon Washington, par des narcotrafiquants, faisant quatre morts, a annoncé jeudi l’armée américaine, au moment où cette campagne militaire de Donald Trump suscite de vives critiques de l’opposition démocrate. L’armée américaine conduit depuis plusieurs mois des frappes qui ont causé la mort de 87 personnes contre des embarcations, en mer des Caraïbes en particulier, sans fournir de preuves de leur lien avec le narcotrafic. De plus en plus de voix s’élèvent contre ces frappes débutées en septembre, et dont la légalité est remise en question par nombre d’experts. “Les services de renseignements ont confirmé que le navire transportait des stupéfiants illicites et transitait par une route connue pour le trafic de drogue dans l’est du Pacifique”, a assuré sur X le Southcom, le commandement américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes, montrant une vidéo d’un bateau traversant à toute vitesse, avant une forte explosion.”Quatre hommes narcoterroristes à bord du bateau ont été tués”, a-t-il affirmé.- “Marins naufragés” -L’administration du président Donald Trump et le ministre de la Défense, Pete Hegseth, sont particulièrement critiqués pour une opération au cours de laquelle les forces américaines ont lancé une seconde salve contre un navire déjà touché dans les Caraïbes, tuant des survivants.Au total, 11 personnes avaient péri dans la double frappe américaine menée début septembre dans les eaux internationales. La polémique a pris de l’ampleur la semaine dernière, lorsque le Washington Post a révélé que deux survivants de la première frappe, qui s’accrochaient à leur bateau en flammes, avaient été tués dans une seconde frappe autorisée par le ministre de la Défense. Plus tôt dans la journée de jeudi, l’élu Jim Himes a affirmé que cette frappe avait tué des “marins naufragés”, après avoir vu une vidéo du Pentagone diffusée à des membres du Congrès. Selon lui, la vidéo montrait “deux individus clairement en détresse, sans moyen de locomotion, qui ont été tués par les Etats-Unis”.”Ce que j’ai vu dans cette pièce a été l’une des choses les plus perturbantes que j’ai vues de tout mon temps passé au service du public”, a déclaré à la presse Jim Himes, principal responsable démocrate de la commission du renseignement à la Chambre des représentants, à l’issue d’une réunion à huis clos au Capitole avec l’amiral Frank Bradley.Le haut gradé, chargé des opérations spéciales des forces armées américaines, avait donné l’ordre selon la Maison Blanche d’effectuer cette frappe. – “Pas d’ordre” du ministre -“Tout Américain qui regarde cette vidéo (…) verra les forces armées des Etats-Unis attaquer des marins naufragés”, a-t-il assuré, précisant que l’amiral avait fourni “des éléments de contexte” sur sa décision.”Oui ils transportaient de la drogue”, mais “ils n’étaient pas en position de continuer leur mission d’une quelconque façon”, a ajouté Jim Himes.Le républicain Tom Cotton, chef de la commission du Sénat sur le renseignement, a de son côté défendu une “décision juste”.Le sénateur, tout comme le démocrate Jim Himes, a également déclaré que l’amiral avait démenti avoir reçu l’ordre du ministre de la Défense d’éliminer tous les marins à bord de l’embarcation.”L’amiral Bradley a été très clair sur le fait qu’on ne lui avait pas donné un tel ordre: +ne faites pas de quartier+ ou +tuez-les tous+”, a déclaré Tom Cotton à la presse.Cette campagne militaire du gouvernement Trump s’inscrit dans le cadre de l’escalade des tensions entre les Etats-Unis et le Venezuela.Donald Trump accuse son homologue vénézuélien, sa grande bête noire, d’être à la tête d’un cartel de drogue. Nicolas Maduro dément vertement, dénonçant à son tour une tentative des Etats-Unis de renverser son pouvoir, au prétexte de la lutte contre le narcotrafic.

Mondial-2026: un tirage au sort grandiose avec Trump en guest-star

Le tirage au sort du Mondial-2026, vendredi à partir de 12h00 heure de Washington (18h00 à Paris), s’annonce comme le premier temps fort de ce tournoi hors-normes organisé dans trois pays (Etats-Unis, Mexique, Canada), avec Donald Trump en vedette principale.  Durant près de deux heures, c’est un véritable show qui va se dérouler au Kennedy Center, imposante salle de spectacle située dans la capitale américaine, pour déterminer le parcours des 48 équipes lancées dans la course à la succession de l’Argentine de Lionel Messi. Parsemée de prestations d’artistes issus de divers horizons musicaux (Andrea Bocelli, Village People, Robbie Williams, Nicole Scherzinger), cette grand-messe, qui sera animée par l’ancien mannequin allemand Heidi Klum et l’humoriste Kevin Hart, énorme star outre-Atlantique, est censée donner le ton d’une compétition à nulle autre pareille.Mais l’invité de marque sera à n’en pas douter le président américain lui-même. Le milliardaire républicain, revenu à la Maison Blanche en janvier, a fait de la Coupe du monde un événement central de son second mandat, en dépit des inquiétudes que font peser sur le déroulement de l’épreuve ses prises de position tous azimuts contre ses voisins mexicain et canadien, sa politique migratoire ou ses menaces de priver de rencontres certaines villes dirigées par les démocrates.Trump a trouvé un allié de poids en la personne du patron de la Fifa, Gianni Infantino, avec qui il n’en finit pas d’afficher sa proximité. Le dirigeant italo-suisse, présent à son investiture et convié plusieurs fois dans le Bureau Ovale, a bien compris la nécessité de se rapprocher du président des Etats-Unis où auront lieu 78 des 104 matches programmés du 11 juin au 19 juillet prochain, dont la finale au MetLife Stadium (New Jersey).- Prix de la Paix -Cette “bromance”, savamment entretenue par les deux hommes au nom d’intérêts stratégiques mutuels, devrait atteindre son paroxysme vendredi, avec l’attribution à Trump, selon plusieurs sources, du premier Prix de la Paix de la Fifa. Un beau lot de consolation en mondovision pour le chef d’Etat américain qui se targue d’avoir mis un terme à plusieurs conflits depuis son retour au pouvoir et rêve ouvertement du prix Nobel de la Paix, décerné cette année à l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado.”Le football oeuvre pour la paix, et au nom de la grande communauté du football, le Prix de la Paix de la Fifa reconnaîtra les énormes efforts d’individus qui unissent les gens et apportent l’espoir aux générations futures”, avait déclaré avec emphase Gianni Infantino le 5 novembre lors de l’annonce de la création de cette distinction à Miami sous les yeux de… Donald Trump.Co-organisation oblige, la présidente du Mexique Claudia Sheinbaum et le Premier ministre canadien Mark Carney ont confirmé leur présence et rencontreront Donald Trump en marge de la cérémonie, malgré les grosses tensions en raison des droits de douane imposés par le président américain, qui a aussi martelé son souhait de faire du Canada le 51e Etat américain.Même l’Iran, dont les relations diplomatiques avec les Etats-Unis sont rompues depuis 1980, enverra finalement une petite délégation avec à sa tête le sélectionneur Amir Ghalenoei, après avoir pourtant affirmé vouloir boycotter la cérémonie pour cause de non-délivrance de visas à plusieurs officiels.- Nouveauté -Sur le plan sportif, l’enjeu est de taille pour les sélectionneurs des 42 pays déjà qualifiés, qui seront rejoints en mars par six barragistes, pour porter à 48 le nombre de participants, une première dans l’histoire de la Coupe du monde.A l’issue du tirage, effectué par plusieurs légendes du sport nord-américain comme Tom Brady, Shaquille O’Neal ou Wayne Gretzky, on connaîtra la composition des 12 groupes de quatre et les affiches du premier tour, mais il faudra patienter jusqu’à samedi pour découvrir les lieux et les horaires des rencontres. Une nouveauté introduite par la Fifa, soucieuse de “garantir les meilleures conditions possibles pour toutes les équipes et les spectateurs tout en permettant, dans la mesure du possible, aux supporters du monde entier de regarder leurs équipes jouer en direct malgré les différents fuseaux horaires”. Autre innovation: les quatre premières nations au classement Fifa (Espagne, Argentine, tenante du titre, France, Angleterre) seront placées dans deux parties différentes du tableau et ne pourront pas s’affronter avant les demi-finales si elles terminent en tête de leur poule, afin d’assurer “l’équilibre sportif”, selon la Fédération internationale.

Shein et l’Etat se confrontent au tribunal sur la suspension de la plateforme

Shein et l’Etat ont rendez-vous au tribunal judiciaire de Paris vendredi: l’Etat y demande la suspension de la plateforme en raison des produits illicites qu’elle vendait. Shein trouve cette requête injustifiée et disproportionnée.Une suspension pour trois mois et des garanties pour éviter la répétition des nuisances, voilà ce que réclame le gouvernement, qui reproche à la plateforme la vente de produits illégaux comme des poupées sexuelles d’apparence enfantine, des armes de catégorie A ou encore certains médicaments.L’audience au civil, initialement prévue le 26 novembre mais renvoyée au 5 décembre après demande de l’avocat de l’Etat, doit s’ouvrir à 13h30. La décision devrait être rendue dans les prochains jours.Le gouvernement base sa demande sur l’article 6-3 de la loi sur la confiance dans l’économie numérique, selon lequel le tribunal judiciaire peut prescrire toutes les mesures propres à prévenir ou faire cesser un dommage occasionné par un contenu en ligne.Le géant asiatique du commerce en ligne estime que la demande de suspension est disproportionnée et se base sur des informations “obsolètes” et “inexactes”. Après la découverte des produits concernés, l’entreprise fondée en Chine en 2012 et basée désormais à Singapour les a retirés et a suspendu toutes les ventes réalisées sur son site français par des vendeurs tiers (sa place de marché, ou “marketplace”), ainsi que celles des produits hors habillement. – Lutte à l’échelle européenne -Avec ces mesures, Shein avait échappé à une suspension administrative via une procédure pilotée par la Répression des fraudes (DGCCRF), service du ministère de l’Economie. Représenté en Europe par la société irlandaise ISSL (Infinite styles services co. Limited), la marque de mode ultra-éphémère assure renforcer ses contrôles en continu.Le parquet de Paris a déjà indiqué qu’il ne s’associerait pas à la demande de blocage du site Shein. La semaine dernière, avant le renvoi de l’audience, sa représentante avait indiqué qu’un blocage pour trois mois était “disproportionné au regard de la jurisprudence de la CEDH (Cour européenne des droits de l’homme, NDLR), sous réserve de la justification à l’audience (de vendredi) de la cessation effective de toute vente illicite”. La position du parquet ne préfigure en rien la décision du tribunal.S’il n’y a pas de blocage total du site, une suspension de la “marketplace” (déjà décidée temporairement par Shein) pourrait-elle être décidée ? Un contrôle par l’Arcom, le régulateur du numérique, pourrait-il être mis en place, comme le demande par ailleurs l’Etat ? Ce dernier a également assigné devant le tribunal les fournisseurs d’accès à internet (Bouygues, Free, Orange, SFR) afin de garantir le blocage de Shein si la justice en décide ainsi.Depuis le tollé suscité par la vente des poupées “à caractère pédopornographique” par Shein, l’exécutif a décidé de sévir contre les plateformes AliExpress ou Joom pour la vente de ces mêmes poupées.Le gouvernement a porté son combat au niveau européen. La Commission européenne a adressé une demande d’informations formelle à la plateforme, une procédure pouvant aboutir à l’ouverture d’une enquête. 

Israël autorisé à participer à l’Eurovision 2026, plusieurs pays annoncent aussitôt leur boycott

Israël pourra participer à la prochaine édition de l’Eurovision à Vienne en mai, “une large majorité” des membres de l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER) ayant estimé qu’il n’était pas nécessaire de voter sur la question, déclenchant instantanément des annonces de boycott de plusieurs pays.Les diffuseurs de l’Espagne, des Pays-Bas, de l’Irlande et de la Slovénie ont immédiatement annoncé qu’ils ne participeront pas à l’édition 2026, sur fond de critiques de la guerre à Gaza et de controverse autour du soutien public massif aux candidats israéliens lors des précédentes éditions.D’autres boycotts pourraient être annoncés, comme celui du diffuseur islandais RUV, qui prévoit une décision “mercredi”. Les diffuseurs ont peu de jours pour se décider, la liste finale des participants devant être annoncée “avant Noël”, selon l’UER.Lors de l’assemblée générale jeudi à Genève, “une large majorité” des diffuseurs ont “convenu de ne pas organiser un vote sur la participation” d’Israël, mais ils ont approuvé des modifications du règlement du célèbre télé-crochet pour “renforcer la confiance, la transparence et la neutralité de l’événement”, a indiqué l’organisation.- Gaza -“La situation à Gaza, malgré le cessez-le-feu et l’approbation du processus de paix, ainsi que l’utilisation du concours à des fins politiques par Israël, rendent de plus en plus difficile le maintien de l’Eurovision en tant qu’événement culturel neutre”, a réagi le secrétaire général de la chaîne de télévision publique espagnole RTVE, Alfonso Morales.A Dublin, le groupe audiovisuel public irlandais RTE a dénoncé les “pertes humaines effroyables à Gaza”, tandis que le diffuseur néerlandais Avrotros a évoqué une “incompatibilité” de ses valeurs avec la participation d’Israël.Israël, par la voix de son président Isaac Herzog, a salué l’annonce de l’UER, estimant que son pays “mérit(ait) d’être représenté sur toutes les scènes du monde”.”Israël fait partie de l’Eurovision tout comme l’Allemagne fait partie de l’Europe”, a également affirmé le ministre allemand de la Culture, Wolfram Weimer, au journal Bild. Le diffuseur allemand SWR et sa maison-mère, le groupe audiovisuel public ARD, ont salué sans surprise l’annonce, tout comme le directeur général du groupe audiovisuel public autrichien ORF, Roland Weissmann, hôte du prochain concours, regrettant toutefois le boycott de certaines chaînes.- Oppositions géopolitiques -Cette année, la chanteuse israélienne Yuval Raphael, survivante de l’attaque du 7 octobre 2023, était arrivée deuxième au concours, portée par le vote du public dans le monde, puisqu’il est interdit de voter pour son pays.En 2024 aussi, les jurys nationaux avaient largement snobé Israël. Mais le vote du public avait fait bondir la candidate israélienne, Eden Golan, à la cinquième place.Israël a été accusé d’ingérences et d’instrumentalisation politique du concours. Sous pression des appels au boycott, l’UER avait annoncé le 21 novembre une modification des règles du télé-crochet et un renforcement des efforts pour “détecter et prévenir toute activité de vote frauduleuse ou coordonnée”.Les nouvelles mesures, approuvées jeudi, “découragent vivement toute campagne promotionnelle disproportionnée (…), en particulier si celle-ci est lancée ou appuyée par des tiers, notamment un gouvernement ou une agence gouvernementale”.Le concours prévoit que tous les habitants des dizaines de pays participants au concours peuvent voter, par téléphone, SMS ou en ligne. Dans chaque pays, un jury de professionnels vote également. Ces deux votes ont le même poids. Mais avec les nouvelles règles, le nombre maximal de voix par mode de paiement “passera de 20 à 10”.L’approbation des nouvelles mesures par les diffuseurs “démontre l’engagement commun de nos membres à protéger la transparence et la confiance dans le Concours Eurovision de la Chanson, le plus grand événement musical live au monde”, a commenté la présidente de l’UER et de France Télévisions, Delphine Ernotte Cunci.De leur côté, les diffuseurs finlandais, danois, suédois et norvégien ont aussi apporté leur soutien à ces mesures. L’Eurovision est régulièrement le théâtre d’oppositions géopolitiques. La Russie avait été exclue à la suite de l’invasion de l’Ukraine en 2022. Le Bélarus l’avait été un an plus tôt après la réélection contestée du président Alexandre Loukachenko.burx-apo/ag/ial/

Nouvelles discussions américano-ukrainiennes attendues en Floride

Des émissaires américains et ukrainiens doivent mener de nouvelles discussions, jeudi en Floride, pour tenter de trouver une issue à la guerre, au moment où Washington a assoupli ses sanctions à l’égard du géant russe Lukoil.De retour de Moscou, où ils ont rencontré Vladimir Poutine mardi sans résultats apparents, l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, ainsi que le gendre du président américain Jared Kushner, doivent s’entretenir avec le principal négociateur ukrainien Roustem Oumerov, selon un responsable américain sous couvert de l’anonymat.La rencontre doit se dérouler dans la soirée dans les environs de Miami.C’est la troisième série de discussions entre délégations américaine et ukrainienne en deux semaines, la dernière s’étant déroulée dimanche également près de Miami, en présence du secrétaire d’Etat américain Marco Rubio.Depuis deux semaines, Washington multiplie les rencontres, cherchant à faire adopter un plan pour mettre fin à la guerre déclenchée par l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en février 2022.Mais la recherche d’un compromis est très difficile, et sur le front l’armée russe continue d’avancer lentement malgré des pertes considérables.Peu de détails ont filtré sur ce plan amendé, alors qu’une version initiale a été perçue comme étant largement favorable à la Russie.MM. Witkoff et Kushner étaient mardi à Moscou où ils se sont entretenus pendant plus de cinq heures avec le président russe.Evoquant une “très bonne rencontre”, Donald Trump a assuré mercredi que Vladimir Poutine voulait “mettre fin à la guerre”.”Notre tâche consiste désormais à obtenir des informations complètes sur ce qui a été dit en Russie”, a déclaré jeudi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans une adresse télévisée. “L’Ukraine est prête à faire face à toute éventualité”, a-t-il ajouté.Le président russe, en déplacement en Inde jeudi, n’a lui montré aucun signe d’assouplissement.Il a estimé que les négociations en cours étaient “complexes”, mais qu’il fallait s’y “engager” plutôt que de les entraver, dans un entretien diffusé par une chaîne de télévision indienne.”Parvenir à un consensus entre des parties en conflit n’est pas chose aisée, mais je crois que le président Trump s’y emploie sincèrement”, a-t-il dit selon des propos traduits par India Today.”Je pense que nous devons nous engager dans cet effort plutôt que d’y faire obstruction”, a-t-il ajouté, faisant allusion aux Européens que Moscou accuse de vouloir empêcher un accord.- Levée partielle des sanctions -Alors qu’il avait renforcé les sanctions contre Moscou, le gouvernement américain a fait un pas en arrière, annonçant jeudi suspendre une partie des mesures visant le géant russe Lukoil pour permettre aux stations-services situées en dehors de Russie de continuer à fonctionner.La dérogation court jusqu’au 29 avril 2026.Fin octobre, pour faire pression sur la Russie, les Etats-Unis ont inscrit les deux plus grands producteurs de pétrole russes, Lukoil et Rosneft, sur leur liste noire des entités sanctionnées.A Pékin jeudi, le président français Emmanuel Macron a pressé son homologue chinois Xi Jinping d’oeuvrer à la fin de la guerre en Ukraine, mais a entendu son hôte rejeter fermement toute part de responsabilité dans la poursuite de la crise ukrainienne.Pour sa part, la Turquie a convoqué les ambassadeurs russe et ukrainien, appelant les deux pays à “laisser les infrastructures énergétiques en dehors de la guerre” après des attaques ukrainiennes contre un terminal pétrolier russe.L’Allemagne a promis de son côté une aide supplémentaire de 100 millions d’euros à l’Ukraine pour réparer ses infrastructures énergétiques mais veillera “strictement” à son utilisation, en plein scandale de corruption qui ébranle le gouvernement de Kiev.Enfin, l’Ukraine a accusé jeudi la Russie d’envoyer vers des camps de “rééducation” en Corée de Nord des enfants ukrainiens “enlevés” par Moscou dans les territoires occupés par l’armée russe.L’Ukraine accuse la Russie d’avoir enlevé au moins 20.000 enfants ukrainiens depuis le début de l’invasion et ajoute que seuls 1.850 d’entre eux ont pu être récupérés.burs-lb/vla

Le Venezuela isolé après la suspension des vols par les compagnies étrangères

Le Venezuela est quasiment privé de liaisons aériennes avec l’extérieur après la suspension des vols par les compagnies aériennes étrangères pour des motifs de sécurité, en raison du déploiement militaire américain dans les Caraïbes.Boliviana de Aviacion et Satena (Colombie) ont annulé jeudi leurs vols vers Caracas, tandis que Copa Airlines (Panama) a prolongé jusqu’au 12 …

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Pandas et ping-pong : Macron achève sa visite en Chine sur une note plus légère

Barrage, pandas et ping-pong : Emmanuel Macron achève vendredi sa quatrième visite d’Etat en Chine sur une note plus intimiste et détendue après les échanges ardus de la veille avec son homologue Xi Jinping sur l’Ukraine et le commerce.Le président français et son épouse Brigitte, qui ont quitté jeudi soir la capitale pour Chengdu, dans le Sichuan (sud-ouest), doivent y retrouver le couple présidentiel chinois dans un décor aux antipodes du monumental et solennel Palais du Peuple de Pékin.Emmanuel Macron s’est dit d’avance “très sensible” à ce “geste” d’attention, loin du protocole officiel, après avoir lui-même invité Xi Jinping dans les Pyrénées de son enfance en mai 2024.Autant de signes d’une “confiance” mutuelle et d’une volonté d'”agir ensemble” alors que les tensions internationales se multiplient et les déséquilibres commerciaux se creusent au bénéfice de la Chine, a-t-il souligné jeudi.Après les cimes des Pyrénées, Xi Jinping a choisi d’emmener son hôte près du Mont Qingcheng, où se dresse un imposant barrage et système d’irrigation du IIIe siècle avant notre ère, à une heure de route de Chengdu.Les deux couples présidentiels ponctueront ces retrouvailles par un déjeuner, avant qu’Emmanuel et Brigitte Macron ne poursuivent un programme plus personnel.- Panda mania -Comme en avril 2023 à Canton, le chef de l’Etat aura un échange avec des étudiants. Chengdu – la quatrième ville de Chine avec 21 millions d’habitants – est considérée comme l’une des plus ouvertes sur les plans culturel et social.Brigitte Macron se rendra de son côté au Centre de conservation des pandas géants de Chengdu, où deux plantigrades âgés de 17 ans prêtés à la France en 2012 dans le cadre de la “diplomatie chinoise du panda” viennent tout juste de revenir.Elle y retrouvera Yuan Meng, le premier des pandas géants nés en France en 2017, dont elle est la marraine et qui a rejoint la Chine en 2023.Les forêts du Sichuan abritent de nombreuses espèces protégées, des léopards des neiges aux pandas géants, célèbres pour leur démarche nonchalante et leur yeux sombres entourés de taches noires. La Chine a fait de ces ursidés des ambassadeurs emblématiques de son amitié avec les peuples, du Japon à l’Allemagne, à travers des prêts à des zoos. Les petits nés à l’étranger sont envoyés quelques années plus tard à Chengdu pour participer à des programmes de reproduction et de réadaptation en milieu naturel.De son côté, le chef de l’Etat rencontrera les frères pongistes Alexis et Félix Lebrun, vedettes des Jeux olympiques de Paris en 2024 et présents en Chine pour la coupe du monde de tennis de table par équipes mixtes.- Timides signaux -L’occasion d’un nouvel échange de balles pour le président français, après celui à l’Elysée avec Alexis Lebrun en novembre 2024?  Jeudi à Pékin, le président français s’est livré à un échange autrement plus délicat, pressant son homologue chinois d’oeuvrer à la fin de la guerre en Ukraine en usant de son “influence” sur la Russie et de corriger les déséquilibres commerciaux avec la France et l’Europe.S’il s’est dit prêt à “soutenir tous les efforts de paix”, Xi Jinping a surtout haussé le ton face aux accusations récurrentes de soutien de la Chine à l’économie de guerre russe, qu’il a jugées “diffamatoires”.La Chine n’a jamais condamné l’invasion de l’Ukraine par la Russie, un partenaire primordial dans sa vision “mutipolaire” du monde, et lui achète massivement du pétrole, alimentant ainsi sa machine de guerre.Emmanuel Macron semble avoir été entendu en revanche dans son appel à plus d’investissements chinois en France, avec en corollaire un partage de technologies comparable à celui opéré par les Européens lors du décollage économique de Pékin.Une lettre d’intention a été signée en ce sens, Xi Jinping se disant prêt à “accroître les investissements réciproques” pour un “environnement commercial équitable”.

Le Venezuela isolé après la suspension des vols par les compagnies étrangères

Le Venezuela est quasiment privé de liaisons aériennes avec l’extérieur après la suspension des vols par les compagnies aériennes étrangères pour des motifs de sécurité, en raison du déploiement militaire américain dans les Caraïbes.Boliviana de Aviacion et Satena (Colombie) ont annulé jeudi leurs vols vers Caracas, tandis que Copa Airlines (Panama) a prolongé jusqu’au 12 décembre une interruption de ses opérations. Toutes ont invoqué des raisons de sûreté.Iberia, TAP, Avianca, GOL, Latam, Air Europa, Turkish Airlines et Plus Ultra avaient déjà suspendu leurs activités. Le Venezuela a accusé ces compagnies de “se joindre aux actions de terrorisme d’État” de Washington et a révoqué leurs permis d’exploitation. L’exode avait commencé avec un premier avertissement émis par le régulateur aéronautique américain, la FAA, qui avait exhorté les pilotes à “faire preuve d’une extrême prudence” en raison de “l’aggravation de la situation sécuritaire et de l’augmentation de l’activité militaire au Venezuela et dans ses environs”. Le président Donald Trump a assorti cet avertissement d’un message sans équivoque sur son réseau social: “A toutes les compagnies aériennes, pilotes, narcotrafiquants et trafiquants d’êtres humains, veuillez considérer que l’espace aérien au-dessus et autour du Venezuela est entièrement fermé”. L’espace aérien sous responsabilité du Venezuela, le FIR (région d’information de vol) de Maiquetia, couvre 1,2 million de kilomètres carrés, dont un grand espace maritime très proche du déploiement de navires de guerre américains dans les Caraïbes, ordonné par M. Trump depuis août pour lutter selon lui contre le trafic de drogue. Le plus grand porte-avions du monde, l’USS Gerald R. Ford, est accompagné d’une importante flotte de navires de guerre et d’avions de chasse. Le président vénézuélien Nicolas Maduro assure que le véritable objectif de ces manoeuvres est de le renverser et de s’emparer du pétrole du pays.- Espace aérien bloqué ? -L’annonce de Donald Trump n’est pas une interdiction formelle de voler, mais “c’est fermé dans la pratique”, explique à l’AFP Oscar Palma, expert en sécurité et professeur à l’Université du Rosario en Colombie.”L’interdiction de l’espace aérien d’un ennemi passe par la capacité, la disponibilité et la volonté d’abattre tout aéronef qui le traverse”, ajoute-t-il. Le président américain “est-il vraiment prêt à appliquer ce type de règles par la force? Nous avons des doutes, mais avec le gouvernement Trump, on ne sait jamais”, dit-il. Les Etats-Unis ont bombardé une vingtaine de bateaux de narcotrafiquants présumés depuis septembre, avec un bilan de plus de 85 morts. L’administration Trump fait face, chez elle, à une polémique sur une deuxième frappe qui avait visé des hommes déjà à l’eau après une première frappe ayant détruit leur bateau.- Qui vole ? -L’aéroport de Maiquetia de Caracas avait prévu quatre départs et trois arrivées jeudi dans son terminal international: Curaçao, La Havane et Bogota, opérés par des compagnies aériennes nationales vénézuéliennes.Curieusement, la fermeture évoquée par M. Trump ne concerne pas les vols transportant des migrants expulsés par les Etats-Unis vers le Venezuela. L’un d’eux est arrivé mercredi, un autre est attendu vendredi.Ce n’est pas le premier exode des compagnies aériennes. En 2013, avec l’aggravation de la crise économique, les compagnies avaient cessé leurs opérations en raison des dettes de l’Etat vénézuélien à leur égard, qui atteignaient environ 3,8 milliards de dollars.L’activité dans le terminal des vols intérieurs reste normale, avec des centaines de passagers et environ 80 vols jeudi. Sur le site internet de suivi des vols Flightradar, peu d’avions apparaissent au-dessus du territoire vénézuélien, contrastant avec l’activité au-dessus des pays voisins.”C’est une question de précaution et de responsabilité”, déclare un expert en sécurité vénézuélien qui préfère garder l’anonymat. Principe de précaution, pression des bailleurs des aéronefs utilisés par les compagnies aériennes, des assureurs et même des syndicats de pilotes et de personnel navigant: il est difficile selon lui pour les compagnies de voler quand un avis de ce type est émis.  L’expert Oscar Palma écarte l’idée que les compagnies, qui ont des logiques commerciales, aient annulé leur vols de manière partisane comme le leur reproche Caracas.”Comprenant qu’il y a un risque dans la zone, ils disent qu’il vaut mieux éviter les problèmes”, dit-il.

Budget de la Sécu: les députés votent sur les recettes, après un compromis sur la CSG du capital

L’Assemblée se prononce vendredi sur la partie recettes du budget de la Sécurité sociale, au lendemain d’une journée marquée par d’intenses tractations entre le gouvernement et les députés, qui ont notamment abouti à l’adoption d’un compromis sur la question clé de la hausse de la CSG sur les revenus du capital.L’adoption de cette partie recettes est cruciale, puisque son rejet vaudrait rejet de tout le texte, dans une nouvelle lecture elle-même décisive. Pour obtenir un vote favorable des députés, le gouvernement a multiplié les signes d’ouverture jeudi, que ce soit sur les franchises médicales ou le niveau des dépenses de l’Assurance maladie, avec un Sébastien Lecornu très présent au banc.Cette hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) visant spécifiquement les revenus du capital, supprimée au Sénat après avoir été approuvée en première lecture à l’Assemblée, était particulièrement attendue par la gauche, mais désapprouvée par la droite.”Ne tapez pas l’épargne populaire des Français”, a martelé Laurent Wauquiez, patron des députés LR. Les séances de l’après-midi et du soir ont été entrecoupées de nombreuses suspensions permettant des discussions en coulisses entre les députés et le gouvernement.Pour arracher un compromis, le gouvernement a déposé un amendement cherchant à la fois à “sécuriser des recettes” et “assurer que les classes moyennes ne soient pas impactées”, avec un rendement attendu de 1,5 milliard d’euros, au lieu de 2,8 dans la version initiale.Il a finalement été adopté par 177 voix contre 84 et 92 abstentions. Un vote vivement critiqué par le député RN Jean-Philippe Tanguy, qui a dénoncé une taxe “qui va frapper plus durement un artisan à 2.000 euros qu’un multimillionnaire”.- Moment “potentiellement critique” -Signe de la bonne volonté du gouvernement, Mme de Montchalin a aussi dit prendre “acte” de l’absence de consensus concernant le doublement des franchises médicales, c’est à dire le reste à charge payé par les patients, par exemple sur les médicaments. “Cette proposition (…) ne peut être incluse dans nos projections financières”, a-t-elle dit, sans pour autant fermement s’engager sur une absence totale de décret en ce sens.Concernant l’objectif des dépenses de l’assurance maladie (l’Ondam), elle a précisé que le gouvernement envisageait de les augmenter “jusqu’à plus 2,5%” contre une hausse d’environ 2% prévue aujourd’hui.Elle s’est par ailleurs engagée à “accompagner un compromis” sur “l’année blanche” concernant les retraites et les minima sociaux, c’est-à-dire leur non indexation sur l’inflation.Dans un moment “potentiellement critique”, le Premier ministre a consacré sa journée aux débats parlementaires, reportant ses rendez-vous prévus.Il a fait monter la pression dans l’hémicycle, martelant que l’absence de texte conduirait à “29 ou 30 milliards” d’euros de déficit pour la Sécu l’an prochain, alors que le gouvernement souhaite le contenir autour de 20 milliards d’euros. Une note du ministère de la Santé a été distribuée aux députés, faisant état d’un “risque très élevé sur le financement du système de protection sociale”, faute de budget. Elle a suscité des réactions houleuses du côté de LFI ou du RN accusant le gouvernement de jouer sur les “peurs”.Pressé par ailleurs par plusieurs ténors de son camp, chez Horizons, Les Républicains ou par le président LR du Sénat Gérard Larcher, d’activer l’article 49.3 de la Constitution, M. Lecornu l’a de nouveau exclu.”Vous avez critiqué le 49.3 pendant des années et, au moment où nous le laissons tomber, vous continuez de critiquer”, a-t-il tancé.- Camp gouvernemental divisé -Le scrutin sur l’ensemble du projet de loi n’est prévu que le 9 décembre. Son rejet hypothèquerait grandement l’adoption du budget de la Sécu au Parlement avant le 31 décembre. Le texte est réécrit par les députés depuis mardi dans l’hémicycle en nouvelle lecture, après que le Sénat a supprimé plusieurs concessions du gouvernement au PS, dont l’emblématique suspension de la réforme des retraites.Des concessions que désapprouvent le groupe Horizons et Les Républicains. En l’état, “on ne peut pas voter pour”, a asséné Edouard Philippe, chef des députés Horizons qui oscillent à ce stade entre abstention et vote contre.De quoi faire peser une sérieuse menace sur l’adoption du texte. Car face au rejet attendu du RN, de son allié l’UDR et de LFI, l’absence de soutien des deux groupes à la droite du camp gouvernemental pourrait concourir à faire tomber le texte, même avec des votes “pour” du PS.Marque de son ouverture au compromis, celui-ci a approuvé une taxe sur les mutuelles censée rapporter un milliard d’euros, qu’il avait rejetée en première lecture.Pendant ce temps, le Sénat a adopté la partie dédiée aux recettes du projet de budget de l’Etat pour 2026, après l’avoir largement remaniée par rapport à la copie initiale du gouvernement, supprimant notamment plusieurs milliards d’euros de hausses de prélèvements.sac-far-are-la-sl/jmt/cbn/vgu