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Une délégation israélienne au Caire pour discuter de la trêve à Gaza

Israël a annoncé jeudi le départ d’une délégation au Caire pour des pourparlers sur la trêve à Gaza, après le rapatriement des corps de quatre otages et la libération de plus de 600 Palestiniens, lors du dernier échange prévu durant la première phase du cessez-le-feu.Les négociations à venir, par l’intermédiaire des pays médiateurs, doivent porter sur la suite du fragile accord de trêve entre Israël et le Hamas, qui a fait taire les armes depuis le 19 janvier dans la bande de Gaza.Cette deuxième étape, à partir du 2 mars, prévoit la fin définitive de la guerre et la libération des derniers otages, mais s’annonce très incertaine.Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, “a demandé à la délégation de négociateurs de partir pour le Caire aujourd’hui afin de poursuivre les discussions”, selon son bureau. Dans la nuit, le Hamas avait restitué, en privé, les corps de quatre otages morts, ensuite formellement identifiés. Il s’agit de Ohad Yahalomi, un Franco-Israélien de 49 ans dont un groupe allié du Hamas avait annoncé la mort en janvier 2024, Tsachi Idan, 49 ans, Itzik Elgarat, un Dano-Israélien de 68 ans et Shlomo Mansour, 85 ans.  Les trois premiers ont été “assassinés en captivité” et le dernier tué lors de l’attaque du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023, selon le bureau de M. Netanyahu. Tous avaient été enlevés ce jour-là dans des kibboutz proches de la bande de Gaza.  L’administration pénitentiaire israélienne a confirmé jeudi avoir libéré en échange 643 détenus palestiniens.Un bus transportant des ex-détenus est arrivé dans la nuit à Ramallah, en Cisjordanie occupée, acclamé par une foule en liesse. Les prisonniers libérés ont été soumis à un rapide bilan de santé avant de retrouver leurs proches.Des centaines d’anciens détenus sont aussi arrivés à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.- “Obligation morale” -La première phase de la trêve a permis le retour en Israël de 33 otages, dont huit décédés, et la libération, selon le Hamas, de quelque 1.700 Palestiniens, sur un total prévu de 1.900. Le Hamas a estimé à l’issue de l’échange nocturne qu’Israël n’avait désormais “pas d’autre choix” que d’entamer des négociations sur la suite du cessez-le-feu, bloquées jusqu’à présent par des accusations mutuelles de violation de la trêve.Le 22 février, Israël avait suspendu au dernier moment la sortie de prison de quelque 600 détenus, qui était prévue en échange du retour de six otages, exigeant que le Hamas renonce à organiser des “cérémonies humiliantes” à chaque libération.Le président israélien Isaac Herzog a insisté jeudi sur l'”obligation morale” pour les autorités de son pays de tout faire pour “ramener tous les otages”, vivants comme morts. M. Netanyahu s’engage à “oeuvrer sans relâche” en ce sens, a affirmé son bureau. Le Hamas s’était dit prêt la semaine dernière à remettre à Israël tous les otages restant à Gaza “en une seule fois” durant la deuxième phase de la trêve. Sur les 251 otages enlevés le 7 octobre 2023, 58 sont toujours retenus à Gaza, dont 34 ont été déclarés morts par l’armée israélienne. Les 24 autres sont tous des hommes, la plupart âgés de moins de 30 ans.Après le retour des quatre otages morts, Israël Berman, 68 ans, homme d’affaires et ancien membre du kibboutz de l’un d’entre eux, a décrit “une journée spécialement dure”. “Il n’y a pas de plus grande obligation que de ramener tous les otages – tout le reste est secondaire”, a-t-il déclaré à Tel-Aviv. A Khan Younès, Khaled al-Hanna, un Palestinien tout juste sorti de prison, a dénoncé des conditions de détention “indescriptibles”, parlant de “torture”. – “Pas de fausses excuses” -L’émissaire du président américain Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, avait fait état mardi de “beaucoup de progrès” en vue d’une reprise des pourparlers via les pays médiateurs, Etats-Unis, Qatar et Egypte.Mais après les six premières semaines de trêve marquées par plusieurs accrocs, la prochaine phase s’annonce délicate: Israël exige que Gaza soit complètement démilitarisée et le Hamas éliminé, tandis que le mouvement palestinien, qui dirige le territoire depuis 2007, insiste pour y rester après la guerre. M. Netanyahu est en outre sous pression de ses alliés d’extrême droite au sein de la coalition gouvernementale, qui s’opposent à la fin de la guerre. Le Hamas a assuré dans la nuit avoir fait en sorte qu’Israël ne puisse pas avoir de “fausses excuses” pour bloquer les discussions. L’attaque du Hamas dans le sud d’Israël a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité. L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.319 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Décès de l’acteur américain Gene Hackman, géant d’Hollywood

Géant du cinéma américain et figure phare du “nouvel Hollywood”, Gene Hackman, 95 ans, a été retrouvé mort au côté de son épouse mercredi dans des circonstances encore inconnues, après une riche carrière marquée par des films tels que “Bonnie and Clyde”, “French Connection” ou encore “Impitoyable”.L’acteur et sa femme, la pianiste classique Betsy Arakawa, 63 ans, ont été retrouvés morts à leur domicile de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, a annoncé jeudi la presse américaine, reprenant une information diffusée plus tôt par le média local Santa Fe New Mexican.Le bureau du shérif du comté de Santa Fe, cité par ces médias, n’a pas précisé la cause du décès du couple, mais a indiqué n’avoir pas trouvé de trace d’un acte criminel. Leur chien a également été retrouvé mort au domicile.”La perte d’un grand artiste est toujours un motif de deuil et de célébration : Gene Hackman, un grand acteur, inspirant et magnifique dans son travail et sa complexité. Je pleure sa perte et je célèbre son existence et sa contribution”, lui a rendu hommage jeudi sur Instagram le cinéaste américain Francis Ford Coppola, avec lequel il avait collaboré pour le film “Conversation Secrète” (1974).Gene Hackman était apparu pour la dernière fois à l’écran dans le film “Bienvenue à Mooseport” (2004) et avait annoncé officiellement son départ à la retraite en 2008.– Figure du “Nouvel Hollywood” –Né le 30 janvier 1930, l’acteur était devenu dans les années 70 une figure phare du “Nouvel Hollywood”, mouvement de renouveau créatif du cinéma américain entre 1960 et 1980 marqué par des films emblématiques tels qu'”Easy Rider” de Dennis Hopper, “Orange mécanique” de Stanley Kubrick ou encore “Taxi Driver” de Martin Scorsese.À l’époque, Gene Hackman arbore déjà moustache, rondeurs et calvitie, trois signes distinctifs qui contribueront à faire de lui l’incarnation du “dur à cuire”. À l’orée de la quarantaine, coup de chance, Arthur Penn l’engage en 1967 pour “Bonnie et Clyde”, qui le rend célèbre et lui vaut une première nomination aux Oscars. Sans remporter la célèbre statuette, du moins sur cette fois-là. Car Gene Hackman va remporter par la suite deux Oscars, notamment celui du meilleur acteur en 1971  pour son rôle dans “French Connection”, où il campait le légendaire flic Jimmy “Popeye” Doyle. Il se voit remettre sa seconde statuette en 1993 avec l’Oscar du meilleur second rôle pour sa performance dans “Impitoyable”, de Clint Eastwood. Il y campait un ancien tueur devenu shérif d’une petite ville du Wyoming.– Deux Oscars, quatre Golden Globes –Au total, l’acteur a été nominé cinq fois aux Oscars. Il a par ailleurs reçu huit nominations aux Golden Globes, pour quatre victoires.Au fil des années, l’acteur star avait travaillé avec de nombreux grands noms du cinéma, notamment Francis Ford Coppola dans le film “Conversation secrète”, Christopher Reeve dans Superman en 1978, et Al Pacino dans le méconnu “L’Épouvantail”, dont Gene Hackman disait qu’il était le préféré de toute sa carrière.Discret, Gene Hackman n’accordait que peu d’entretiens à la presse et fréquentait encore moins le monde en vase clos d’Hollywood. “A Hollywood, tout tourne autour du cinéma: les conversations, les gens que l’on voit, la vie de tous les jours. C’est totalement narcissique. On finit par oublier pourquoi on fait ce métier”, disait-il à L’Express.

Décès de l’acteur américain Gene Hackman, géant d’Hollywood

Géant du cinéma américain et figure phare du “nouvel Hollywood”, Gene Hackman, 95 ans, a été retrouvé mort au côté de son épouse mercredi dans des circonstances encore inconnues, après une riche carrière marquée par des films tels que “Bonnie and Clyde”, “French Connection” ou encore “Impitoyable”.L’acteur et sa femme, la pianiste classique Betsy Arakawa, 63 ans, ont été retrouvés morts à leur domicile de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, a annoncé jeudi la presse américaine, reprenant une information diffusée plus tôt par le média local Santa Fe New Mexican.Le bureau du shérif du comté de Santa Fe, cité par ces médias, n’a pas précisé la cause du décès du couple, mais a indiqué n’avoir pas trouvé de trace d’un acte criminel. Leur chien a également été retrouvé mort au domicile.”La perte d’un grand artiste est toujours un motif de deuil et de célébration : Gene Hackman, un grand acteur, inspirant et magnifique dans son travail et sa complexité. Je pleure sa perte et je célèbre son existence et sa contribution”, lui a rendu hommage jeudi sur Instagram le cinéaste américain Francis Ford Coppola, avec lequel il avait collaboré pour le film “Conversation Secrète” (1974).Gene Hackman était apparu pour la dernière fois à l’écran dans le film “Bienvenue à Mooseport” (2004) et avait annoncé officiellement son départ à la retraite en 2008.– Figure du “Nouvel Hollywood” –Né le 30 janvier 1930, l’acteur était devenu dans les années 70 une figure phare du “Nouvel Hollywood”, mouvement de renouveau créatif du cinéma américain entre 1960 et 1980 marqué par des films emblématiques tels qu'”Easy Rider” de Dennis Hopper, “Orange mécanique” de Stanley Kubrick ou encore “Taxi Driver” de Martin Scorsese.À l’époque, Gene Hackman arbore déjà moustache, rondeurs et calvitie, trois signes distinctifs qui contribueront à faire de lui l’incarnation du “dur à cuire”. À l’orée de la quarantaine, coup de chance, Arthur Penn l’engage en 1967 pour “Bonnie et Clyde”, qui le rend célèbre et lui vaut une première nomination aux Oscars. Sans remporter la célèbre statuette, du moins sur cette fois-là. Car Gene Hackman va remporter par la suite deux Oscars, notamment celui du meilleur acteur en 1971  pour son rôle dans “French Connection”, où il campait le légendaire flic Jimmy “Popeye” Doyle. Il se voit remettre sa seconde statuette en 1993 avec l’Oscar du meilleur second rôle pour sa performance dans “Impitoyable”, de Clint Eastwood. Il y campait un ancien tueur devenu shérif d’une petite ville du Wyoming.– Deux Oscars, quatre Golden Globes –Au total, l’acteur a été nominé cinq fois aux Oscars. Il a par ailleurs reçu huit nominations aux Golden Globes, pour quatre victoires.Au fil des années, l’acteur star avait travaillé avec de nombreux grands noms du cinéma, notamment Francis Ford Coppola dans le film “Conversation secrète”, Christopher Reeve dans Superman en 1978, et Al Pacino dans le méconnu “L’Épouvantail”, dont Gene Hackman disait qu’il était le préféré de toute sa carrière.Discret, Gene Hackman n’accordait que peu d’entretiens à la presse et fréquentait encore moins le monde en vase clos d’Hollywood. “A Hollywood, tout tourne autour du cinéma: les conversations, les gens que l’on voit, la vie de tous les jours. C’est totalement narcissique. On finit par oublier pourquoi on fait ce métier”, disait-il à L’Express.

Retraites: le gouvernement exige l’équilibre financier, FO quitte la négociation

Les discussions sur la réforme des retraites de 2023 ont débuté jeudi avec le départ de Force ouvrière, qui a annoncé son refus de participer à une “mascarade” suite à un courrier de François Bayrou aux partenaires sociaux exigeant un retour à l’équilibre financier du système dès 2030.”La lettre du Premier ministre a fini par nous convaincre de ne pas venir dans cette concertation”, a déclaré le négociateur de FO Michel Beaugas.”Pour nous c’est terminé. Nous ne participerons pas à cette mascarade où on veut nous faire dire qu’effectivement la seule solution, c’est d’allonger la durée de travail pour les salariés dans ce pays”, a-t-il lancé à la presse après environ un quart d’heure dans la salle de réunion.Les syndicats sont entrés dans la négociation avec la volonté d’abroger la réforme de 2023 et sa mesure phare, le recul progressif de l’âge de départ de 62 à 64 ans.Michel Beaugas a dénoncé une “instrumentalisation” des partenaires sociaux, pour leur “faire porter le chapeau” d’un allongement de la durée de travail.L’obligation de rétablir l’équilibre dans cinq ans oblige les partenaires sociaux à trouver plus de 6 milliards d’euros d’économies supplémentaires, sur la base du rapport remis la semaine dernière par la Cour des comptes, alors que François Bayrou s’était contenté de demander en janvier que les comptes du système de retraites ne soient pas “dégradés”.Concession au Parti socialiste, la réouverture du dossier des retraites a aidé le gouvernement Bayrou à éviter une censure au parlement, mais le succès de sa démarche paraît déjà compromis.”Je suis pessimiste sur l’issue des discussions”, a déclaré jeudi au Monde le président du Medef, Patrick Martin.”Nous voyons mal comment la cible d’un retour à l’équilibre en 2030 pourrait être atteinte si l’on remet en cause la règle des 64 ans”, selon lui.La CGT a demandé de son côté à la Cour des comptes de chiffrer le coût d’un retour à 62 ans, qu’elle n’avait pas inclus dans son rapport publié la semaine dernière.Selon un courrier adressé aux participants par l’animateur des débats Jean-Jacques Marette, les négociateurs auront droit jeudi à un “retour” sur ce rapport et établiront ensuite leur “programme de travail” pour les trois mois à venir.- “Capitalisation” -Autour de la table siègeront donc quatre syndicats représentatifs au niveau national (CFDT, CGT, CFE-CGC et CFTC) ainsi que l’Unsa, qui ne l’est pas, et le Medef, la CPME et l’U2P dans le camp patronal ainsi que la FNSEA (agriculteurs).Premier syndicat, la CFDT est “motivée pour agir dans le cadre d’un rendez-vous qui est une vraie opportunité”, a expliqué à l’AFP le numéro deux de la centrale réformiste Yvan Ricordeau.La CFDT espère pouvoir “répondre aux principales attentes” des salariés, notamment “la prise en compte de la pénibilité et le renforcement du droit des femmes”, a-t-il précisé. Il souligne aussi la nécessité de “trouver une voie de passage avec un équilibre financier”, pour garantir une retraite aux “générations futures”.La Confédération des PME insiste aussi sur “l’équité intergénérationnelle” et veut “mettre dans l’équation la question de l’espérance de vie et de son évolution”, a expliqué à l’AFP son vice-président en charge des affaires sociales, Eric Chevée.Pour trouver de nouvelles recettes, la CPME propose d’aligner le taux de CSG (contribution sociale généralisée) des retraités sur celui des actifs, un peu plus élevé, (hors petites pensions). Elle souhaite aussi l’introduction d’une dose de “capitalisation” (un système d’épargne dans lequel chaque retraité cotise pour sa retraite future) en plus du système par répartition qui prévaut aujourd’hui (les cotisations des actifs payent les pensions des retraités actuels).”Le patronat mène une campagne de pub extrêmement puissante sur la retraite par capitalisation”, constate pour sa part Denis Gravouil, négociateur de la CGT, farouchement opposé à cette idée.Ce syndicat propose d’équilibrer le système en augmentant les salaires des femmes, en supprimant les exonérations de cotisations sur les heures supplémentaires et en soumettant à cotisations l’intéressement et la participation. François Bayrou a indiqué dans son courrier que les parlementaires seraient informés de l’avancée des travaux “à échéances régulières”. Il a promis que si les partenaires sociaux parviennent à un accord pour amender la très impopulaire réforme de 2023, le texte sera soumis au parlement.

Ukraine : le Kremlin dit “non négociables” ses annexions, une posture “risible” pour Kiev

La Russie a martelé jeudi que son annexion des territoires ukrainiens qu’elle occupe était “non négociable”, une posture jugée “risible” par Kiev, au moment où le Premier ministre britannique Keir Starmer doit rencontrer Donald Trump pour défendre la position européenne sur l’Ukraine.En parallèle, Russes et Américains se sont entretenus pendant six heures et demie à …

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Ukraine : le Kremlin dit “non négociables” ses annexions, une posture “risible” pour Kiev

La Russie a martelé jeudi que son annexion des territoires ukrainiens qu’elle occupe était “non négociable”, une posture jugée “risible” par Kiev, au moment où le Premier ministre britannique Keir Starmer doit rencontrer Donald Trump pour défendre la position européenne sur l’Ukraine.En parallèle, Russes et Américains se sont entretenus pendant six heures et demie à Istanbul pour poursuivre la relance de leurs relations bilatérales, faisant craindre à Kiev et aux Européens d’être mis sur la touche dans de futurs pourparlers de paix.Ces discussions russo-américaines, les deuxièmes en moins de deux semaines, ont été saluées par Vladimir Poutine, qui a estimé jeudi qu’elles suscitaient “un certain espoir” pour le règlement des “problèmes stratégiques systémiques” avec Washington, y compris le conflit ukrainien.Face aux Etats-Unis, le Kremlin a d’ores et déjà montré qu’il n’était pas enclin à faire de compromis territoriaux.Ses demandes pour mettre un terme à l’offensive restent inchangées : l’Ukraine doit céder quatre régions partiellement occupées de l’est et du sud, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renoncer à entrer dans l’Otan.”Les territoires qui sont devenus des sujets de la Fédération de Russie (…) font partie intégrante de notre pays. C’est absolument incontestable et non négociable”, a insisté jeudi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.- “Aucun territoire” -“La Russie ne peut revendiquer aucun des territoires ukrainiens”, a répondu le porte-parole de la diplomatie ukrainienne, Guéorguiï Tykhy, dénonçant des propos “risibles”.Kiev affirme également toujours contrôler 500 km2 dans la région frontalière russe de Koursk, ayant toutefois perdu les deux tiers des territoires que ses soldats y avaient saisis à l’issue d’une opération à l’été 2024.L’armée russe a d’ailleurs revendiqué jeudi avoir repris aux forces ukrainiennes le village de Nikolski dans cette région, après avoir annoncé la veille la reconquête de deux autres localités dans le même secteur.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait précédemment évoqué l’idée d’un “échange de territoires” avec la Russie, un scénario que celle-ci avait rejeté.A ce stade, Américains et Russes, qui ont entamé un rapprochement spectaculaire en deux semaines sous l’impulsion de Donald Trump et de Vladimir Poutine, semblent vouloir discuter du dossier ukrainien sans la présence des Ukrainiens, ni des Européens.S’exprimant à propos des contacts russo-américains, Vladimir Poutine a répété que son pays était ouvert à “un dialogue sérieux” sur l’Ukraine, tout en accusant les “élites occidentales” de vouloir “perturber ou compromettre” les discussions naissantes avec Washington.Les présidents russe et américain se sont parlé au téléphone le 12 février, brisant la politique d’isolement des Occidentaux contre Moscou.Dans la foulée, Russes et Américains ont dit vouloir une remise à plat de leurs relations bilatérales, notamment au sujet du fonctionnement des ambassades et des consulats, après de multiples expulsions de représentants dans leurs missions diplomatiques respectives.- Pas de solutions “faciles” -C’est sur ce sujet précis que des diplomates russes et américains ont échangé à Istanbul jeudi.La Russie a toutefois tempéré les ardeurs, assurant ne pas croire, pour l’instant, en des changements majeurs dans ses relations avec Washington.”Personne ne s’attend à ce que les solutions soient faciles et rapides”, a souligné Dmitri Peskov, tout en disant voir une volonté” mutuelle “d’écouter et d’entendre l’autre”.La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a quant à elle déclaré que Moscou espérait que cette réunion à Istanbul soit “la première d’une série” pour “surmonter les divergences” et “renforcer la confiance”.Outre la question de l’Ukraine, Vladimir Poutine réclame plus globalement la réorganisation de l’architecture sécuritaire européenne, soit un retrait des forces de l’Otan d’Europe orientale, car il considère cette alliance comme une menace existentielle pour la Russie.La perspective d’un sommet Poutine-Trump inquiète les Européens et Kiev, qui insistent de leur côté sur la nécessité d’obtenir “une paix durable” avec des “garanties de sécurité” afin d’éviter une nouvelle attaque russe de l’Ukraine à l’avenir, en cas d’arrêt prochain des hostilités.Le président français Emmanuel Macron l’a rappelé à Donald Trump lundi à la Maison Blanche et Keir Starmer devrait faire de même jeudi à l’occasion de son entretien avec le milliardaire.Semblant faire cavalier seul, ce dernier avait pour sa part affirmé mercredi que c’était aux Européens, et non aux Etats-Unis, de fournir ces “garanties” à l’Ukraine, malgré les demandes répétées de Volodymyr Zelensky. Le chef de l’Etat ukrainien effectue jeudi une étape en Irlande sur son trajet vers Washington où il entend finaliser vendredi un accord-cadre sur l’exploitation des ressources minières ukrainiennes et interroger Donald Trump sur l’avenir de l’aide américaine.

Ukraine : le Kremlin dit “non négociables” ses annexions, une posture “risible” pour Kiev

La Russie a martelé jeudi que son annexion des territoires ukrainiens qu’elle occupe était “non négociable”, une posture jugée “risible” par Kiev, au moment où le Premier ministre britannique Keir Starmer doit rencontrer Donald Trump pour défendre la position européenne sur l’Ukraine.En parallèle, Russes et Américains se sont entretenus pendant six heures et demie à Istanbul pour poursuivre la relance de leurs relations bilatérales, faisant craindre à Kiev et aux Européens d’être mis sur la touche dans de futurs pourparlers de paix.Ces discussions russo-américaines, les deuxièmes en moins de deux semaines, ont été saluées par Vladimir Poutine, qui a estimé jeudi qu’elles suscitaient “un certain espoir” pour le règlement des “problèmes stratégiques systémiques” avec Washington, y compris le conflit ukrainien.Face aux Etats-Unis, le Kremlin a d’ores et déjà montré qu’il n’était pas enclin à faire de compromis territoriaux.Ses demandes pour mettre un terme à l’offensive restent inchangées : l’Ukraine doit céder quatre régions partiellement occupées de l’est et du sud, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renoncer à entrer dans l’Otan.”Les territoires qui sont devenus des sujets de la Fédération de Russie (…) font partie intégrante de notre pays. C’est absolument incontestable et non négociable”, a insisté jeudi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.- “Aucun territoire” -“La Russie ne peut revendiquer aucun des territoires ukrainiens”, a répondu le porte-parole de la diplomatie ukrainienne, Guéorguiï Tykhy, dénonçant des propos “risibles”.Kiev affirme également toujours contrôler 500 km2 dans la région frontalière russe de Koursk, ayant toutefois perdu les deux tiers des territoires que ses soldats y avaient saisis à l’issue d’une opération à l’été 2024.L’armée russe a d’ailleurs revendiqué jeudi avoir repris aux forces ukrainiennes le village de Nikolski dans cette région, après avoir annoncé la veille la reconquête de deux autres localités dans le même secteur.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait précédemment évoqué l’idée d’un “échange de territoires” avec la Russie, un scénario que celle-ci avait rejeté.A ce stade, Américains et Russes, qui ont entamé un rapprochement spectaculaire en deux semaines sous l’impulsion de Donald Trump et de Vladimir Poutine, semblent vouloir discuter du dossier ukrainien sans la présence des Ukrainiens, ni des Européens.S’exprimant à propos des contacts russo-américains, Vladimir Poutine a répété que son pays était ouvert à “un dialogue sérieux” sur l’Ukraine, tout en accusant les “élites occidentales” de vouloir “perturber ou compromettre” les discussions naissantes avec Washington.Les présidents russe et américain se sont parlé au téléphone le 12 février, brisant la politique d’isolement des Occidentaux contre Moscou.Dans la foulée, Russes et Américains ont dit vouloir une remise à plat de leurs relations bilatérales, notamment au sujet du fonctionnement des ambassades et des consulats, après de multiples expulsions de représentants dans leurs missions diplomatiques respectives.- Pas de solutions “faciles” -C’est sur ce sujet précis que des diplomates russes et américains ont échangé à Istanbul jeudi.La Russie a toutefois tempéré les ardeurs, assurant ne pas croire, pour l’instant, en des changements majeurs dans ses relations avec Washington.”Personne ne s’attend à ce que les solutions soient faciles et rapides”, a souligné Dmitri Peskov, tout en disant voir une volonté” mutuelle “d’écouter et d’entendre l’autre”.La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a quant à elle déclaré que Moscou espérait que cette réunion à Istanbul soit “la première d’une série” pour “surmonter les divergences” et “renforcer la confiance”.Outre la question de l’Ukraine, Vladimir Poutine réclame plus globalement la réorganisation de l’architecture sécuritaire européenne, soit un retrait des forces de l’Otan d’Europe orientale, car il considère cette alliance comme une menace existentielle pour la Russie.La perspective d’un sommet Poutine-Trump inquiète les Européens et Kiev, qui insistent de leur côté sur la nécessité d’obtenir “une paix durable” avec des “garanties de sécurité” afin d’éviter une nouvelle attaque russe de l’Ukraine à l’avenir, en cas d’arrêt prochain des hostilités.Le président français Emmanuel Macron l’a rappelé à Donald Trump lundi à la Maison Blanche et Keir Starmer devrait faire de même jeudi à l’occasion de son entretien avec le milliardaire.Semblant faire cavalier seul, ce dernier avait pour sa part affirmé mercredi que c’était aux Européens, et non aux Etats-Unis, de fournir ces “garanties” à l’Ukraine, malgré les demandes répétées de Volodymyr Zelensky. Le chef de l’Etat ukrainien effectue jeudi une étape en Irlande sur son trajet vers Washington où il entend finaliser vendredi un accord-cadre sur l’exploitation des ressources minières ukrainiennes et interroger Donald Trump sur l’avenir de l’aide américaine.

L’Autriche se dote d’un nouveau gouvernement, sans l’extrême droite

L’Autriche reste finalement dans le giron pro-européen, après quasiment cinq mois de discussions soufflant le chaud et le froid et une occasion historique manquée par l’extrême droite de décrocher pour la première fois la chancellerie.Le parti conservateur autrichien ÖVP a annoncé jeudi avoir trouvé un accord avec les sociaux-démocrates et les libéraux pour gouverner, après …

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L’Autriche se dote d’un nouveau gouvernement, sans l’extrême droite

L’Autriche reste finalement dans le giron pro-européen, après quasiment cinq mois de discussions soufflant le chaud et le froid et une occasion historique manquée par l’extrême droite de décrocher pour la première fois la chancellerie.Le parti conservateur autrichien ÖVP a annoncé jeudi avoir trouvé un accord avec les sociaux-démocrates et les libéraux pour gouverner, après l’échec des négociations menées par le parti nationaliste FPÖ, arrivé en tête des élections de septembre.”Nous venons de vivre les négociations gouvernementales les plus difficiles de l’histoire de notre pays”, a déclaré son chef Christan Stocker. “Il est d’autant plus réjouissant” que nous puissions “présenter aujourd’hui un programme de travail”.Cette personnalité âgée de 64 ans va occuper la chancellerie alors qu’il était inconnu des Autrichiens jusqu’en 2022, quand il a été propulsé secrétaire général de sa formation politique.Mais le plus important pour le social-démocrate Andreas Babler, c’est que “cette cohésion des forces constructives empêche le FPÖ d’accéder aux institutions les plus importantes de notre pays” et que “ce gouvernement garantisse l’État de droit et la démocratie”.- Pêche à la mouche -Avocat de formation, amateur de pêche à la mouche, Christian Stocker était élu local depuis les années 2000, avant de devenir député en 2019 et d’être choisi en urgence après le départ du précédent chef de gouvernement Karl Nehammer pour diriger la droite.”Nous vivons une époque de bouleversements” géopolitiques qui auront “des répercussions”, a-t-il affirmé.Sa coalition tripartite, la première depuis 1949, va continuer à soutenir l’Ukraine et l’Autriche va rester “prévisible sans provoquer de vagues majeures”, selon le politologue Thomas Hofer.”Mais ces partis sont confrontés à d’énormes problèmes, notamment en ce qui concerne leur cote de popularité”, a-t-il ajouté en référence aux sondages plaçant toujours l’extrême droite largement en tête.Le leader du FPÖ, Herbert Kickl, qui a appelé à plusieurs reprises à de nouvelles élections rapides, a raillé sur Facebook jeudi “le gouvernement le plus cher de tous les temps” présentant “le pire programme de tous les temps”.Les trois formations ont insisté sur les points concernant l’immigration et l’intégration, M. Stocker promettant une “interdiction du voile conforme à la Constitution afin de protéger les mineures en détresse”.”Le regroupement familial sera temporairement suspendu avec effet immédiat”, a-t-il aussi dit. Et reprenant une promesse du FPÖ, il se réserve le droit d’imposer “un arrêt de l’asile dans le cadre juridique de la clause d’urgence” européenne si les demandes augmentent.Une attaque au couteau, menée mi-février par un demandeur d’asile syrien, a coûté la vie à un adolescent à Villach, dans le sud du pays, et a fait débat durant les négociations.Point sensible dans un pays secoué ces dernières années par des scandales de corruption, les libéraux ont aussi dévoilé la création d’un “parquet fédéral”, l’Autriche étant l’un des dernier pays de l’Union européenne (UE) à ne pas en avoir.- Feuilleton inédit -Le président écologiste Alexander Van der Bellen a écrit sur X qu’il allait désormais “examiner le programme avec attention”.Le nouveau gouvernement de ce pays neutre devrait être investi la semaine prochaine, après la validation de sa feuille de route par les différentes formations.L’annonce de sa formation vient clore un feuilleton inédit dans le pays alpin d’ordinaire stable. L’Autriche, où l’ÖVP est au pouvoir depuis 1987, n’avait jamais connu des négociations aussi longues depuis l’après-guerre.Lors des législatives fin septembre, le FPÖ était arrivé pour la première fois en tête avec près de 29% des suffrages.Mais les conservateurs de l’ÖVP ont d’abord tenté de former une coalition contre lui avec la gauche et les libéraux jusqu’à début janvier. Sans réussir à trouver un compromis.Ils avaient alors tendu la main à M.Kickl, or les tensions ont rapidement affleuré et les négociations ont aussi échoué, notamment parce que l’extrême droite voulait donner un virage eurosceptique au pays.Des dizaines de milliers de manifestants s’étaient rassemblés ces dernières semaines à Vienne pour défendre les droits fondamentaux, menacés selon eux par le FPÖ.