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Discussions intenses pour la deuxième phase de la trêve à Gaza

Les négociateurs israéliens, qataris et américains poursuivent vendredi au Caire des “discussions intensives” sur la deuxième phase du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, qui doit commencer dimanche et prévoit la fin définitive de la guerre, mais dont l’entrée en vigueur reste incertaine.”Les parties concernées ont entamé des discussions intensives pour examiner les prochaines étapes de l’accord de trêve”, a fait savoir jeudi le gouvernement égyptien.Israël a envoyé ses négociateurs au Caire après que le Hamas a remis les dépouilles de quatre otages en échange de la libération de 643 prisonniers palestiniens, dernier échange prévu dans le cadre de la première phase de l’accord de trêve entre Israël et le mouvement islamiste Hamas.Depuis que les armes se sont tues le 19 janvier, 33 otages ont été rendus à Israël, dont quatre sont morts pendant leur captivité. Quelque 1.700 Palestiniens ont été libérés des prisons israéliennes sur un total prévu de 1.900.Sur 251 personnes enlevées le jour de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 ont été déclarés mortes par l’armée israélienne. Les 24 autres sont tous des hommes, la plupart âgés de moins de 30 ans.Ces derniers otages doivent être rendus à Israël pendant la deuxième phase du cessez-le-feu, d’une durée de 42 jours et au cours de laquelle l’armée israélienne doit se retirer complètement de la bande de Gaza.La troisième phase devrait être consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier gigantesque estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.- “Pas d’autre choix” -A l’issue de l’échange de jeudi, le Hamas a estimé qu’Israël n’avait désormais “pas d’autre choix” que d’entamer des négociations sur la suite du cessez-le-feu, bloquées jusqu’à présent par des accusations mutuelles de violation de la trêve.Le 22 février, Israël avait suspendu la sortie de prison de quelque 600 détenus alors prévue en échange du retour de six otages, exigeant que le Hamas renonce à organiser des “cérémonies humiliantes” à chaque libération.Le Hamas s’était dit prêt la semaine dernière à remettre à Israël tous les otages restant à Gaza “en une seule fois” durant la deuxième phase. Mais cette deuxième phase s’annonce délicate. Israël exige que Gaza soit complètement démilitarisée et le Hamas éliminé, tandis que le mouvement palestinien, qui dirige le territoire depuis 2007, insiste pour y rester. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est en outre sous la pression de ses alliés d’extrême droite au sein de la coalition gouvernementale, qui s’opposent à la fin de la guerre.Le président israélien Isaac Herzog a insisté jeudi sur l'”obligation morale” pour gouvernement de tout faire pour “ramener tous les otages”. M. Netanyahu s’engage à “oeuvrer sans relâche” en ce sens, a affirmé son bureau.”Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que le cessez-le-feu continue, pour que d’autres otages puissent être rendus, pour que l’aide désespérément nécessaire soit acheminée, et nous devons permettre aux Palestiniens de rentrer chez eux et de reconstruire leur vie”, a déclaré jeudi le Premier ministre britannique, Keir Starmer, lors d’une conférence de presse conjointe avec le président américain Donald Trump à Washington.La deuxième étape de la trêve est censée démarrer en plein ramadan, le mois du jeûne musulman durant lequel les tensions entre Palestiniens et Israéliens tendent à s’exacerber, notamment sur l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam situé à Jérusalem-Est, dans un secteur annexé par Israël.Des centaines de milliers de Palestiniens viennent prier pendant le ramadan sur cette esplanade, où le moindre incident peut vite dégénérer en affrontements.L’accès à l’esplanade des Mosquées sera soumis aux “restrictions habituelles” de sécurité, a indiqué jeudi le gouvernement israélien.Pour le ramadan 2024, Israël en avait interdit l’accès aux hommes de moins de 55 ans, aux femmes de moins de 50 ans et aux enfants de plus de 10 ans aux horaires habituellement réservés aux musulmans.L’attaque du Hamas du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité. L’offensive israélienne menée en représailles dans la bande de Gaza a fait au moins 48.319 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU, et plongé le territoire palestinien dans un désastre humanitaire.

Discussions intenses pour la deuxième phase de la trêve à Gaza

Les négociateurs israéliens, qataris et américains poursuivent vendredi au Caire des “discussions intensives” sur la deuxième phase du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, qui doit commencer dimanche et prévoit la fin définitive de la guerre, mais dont l’entrée en vigueur reste incertaine.”Les parties concernées ont entamé des discussions intensives pour examiner les prochaines étapes de l’accord de trêve”, a fait savoir jeudi le gouvernement égyptien.Israël a envoyé ses négociateurs au Caire après que le Hamas a remis les dépouilles de quatre otages en échange de la libération de 643 prisonniers palestiniens, dernier échange prévu dans le cadre de la première phase de l’accord de trêve entre Israël et le mouvement islamiste Hamas.Depuis que les armes se sont tues le 19 janvier, 33 otages ont été rendus à Israël, dont quatre sont morts pendant leur captivité. Quelque 1.700 Palestiniens ont été libérés des prisons israéliennes sur un total prévu de 1.900.Sur 251 personnes enlevées le jour de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 ont été déclarés mortes par l’armée israélienne. Les 24 autres sont tous des hommes, la plupart âgés de moins de 30 ans.Ces derniers otages doivent être rendus à Israël pendant la deuxième phase du cessez-le-feu, d’une durée de 42 jours et au cours de laquelle l’armée israélienne doit se retirer complètement de la bande de Gaza.La troisième phase devrait être consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier gigantesque estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.- “Pas d’autre choix” -A l’issue de l’échange de jeudi, le Hamas a estimé qu’Israël n’avait désormais “pas d’autre choix” que d’entamer des négociations sur la suite du cessez-le-feu, bloquées jusqu’à présent par des accusations mutuelles de violation de la trêve.Le 22 février, Israël avait suspendu la sortie de prison de quelque 600 détenus alors prévue en échange du retour de six otages, exigeant que le Hamas renonce à organiser des “cérémonies humiliantes” à chaque libération.Le Hamas s’était dit prêt la semaine dernière à remettre à Israël tous les otages restant à Gaza “en une seule fois” durant la deuxième phase. Mais cette deuxième phase s’annonce délicate. Israël exige que Gaza soit complètement démilitarisée et le Hamas éliminé, tandis que le mouvement palestinien, qui dirige le territoire depuis 2007, insiste pour y rester. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est en outre sous la pression de ses alliés d’extrême droite au sein de la coalition gouvernementale, qui s’opposent à la fin de la guerre.Le président israélien Isaac Herzog a insisté jeudi sur l'”obligation morale” pour gouvernement de tout faire pour “ramener tous les otages”. M. Netanyahu s’engage à “oeuvrer sans relâche” en ce sens, a affirmé son bureau.”Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que le cessez-le-feu continue, pour que d’autres otages puissent être rendus, pour que l’aide désespérément nécessaire soit acheminée, et nous devons permettre aux Palestiniens de rentrer chez eux et de reconstruire leur vie”, a déclaré jeudi le Premier ministre britannique, Keir Starmer, lors d’une conférence de presse conjointe avec le président américain Donald Trump à Washington.La deuxième étape de la trêve est censée démarrer en plein ramadan, le mois du jeûne musulman durant lequel les tensions entre Palestiniens et Israéliens tendent à s’exacerber, notamment sur l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam situé à Jérusalem-Est, dans un secteur annexé par Israël.Des centaines de milliers de Palestiniens viennent prier pendant le ramadan sur cette esplanade, où le moindre incident peut vite dégénérer en affrontements.L’accès à l’esplanade des Mosquées sera soumis aux “restrictions habituelles” de sécurité, a indiqué jeudi le gouvernement israélien.Pour le ramadan 2024, Israël en avait interdit l’accès aux hommes de moins de 55 ans, aux femmes de moins de 50 ans et aux enfants de plus de 10 ans aux horaires habituellement réservés aux musulmans.L’attaque du Hamas du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité. L’offensive israélienne menée en représailles dans la bande de Gaza a fait au moins 48.319 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU, et plongé le territoire palestinien dans un désastre humanitaire.

Trump, radouci par un “deal” sur les minerais, accueille Zelensky

Donald Trump, qui a considérablement adouci ses commentaires à propos de Volodymyr Zelensky, accueille le président ukrainien vendredi pour une visite dont les enjeux vont bien au-delà d’un accord qu’ils signeront sur les minerais stratégiques.Le président républicain, qui a rompu avec la politique de soutien à Kiev de son prédécesseur Joe Biden tout en se rapprochant de Vladimir Poutine, doit recevoir le chef d’Etat vers 11H00 locales (16H00 GMT).L’imprévisible Donald Trump, connu pour ses volte-faces spectaculaires, a minimisé jeudi ses propos de la semaine dernière sur le président ukrainien, qu’il avait qualifié de “dictateur”.”J’ai dit ça?”, a feint de s’étonner le président américain. “J’arrive pas à croire que j’ai dit ça. Question suivante”, a-t-il ajouté, affirmant ensuite avoir “beaucoup de respect” pour son homologue ukrainien.Le changement de ton de l’ancien promoteur immobilier, qui en matière politique ou diplomatique n’aime rien tant que de conclure un “deal” forcément avantageux, est-il dû à la venue de Volodymyr Zelensky pour, justement, signer un de ces accords chéris du républicain?- “Creuser, creuser, creuser” -L’accord-cadre en question porte sur l’accès des Etats-Unis aux ressources du sous-sol ukrainien, exigé par Donald Trump en compensation de l’aide militaire et financière versée depuis trois ans.”Nous allons creuser, creuser, creuser”, s’est réjoui jeudi le républicain de 78 ans.L’accord ne correspond toutefois pas aux exigences initiales du président américain, qui voulait la mention d’un montant de 500 milliards de dollars, disparu du texte final. Il établit un fonds d’investissement commun dans les métaux, hydrocarbures et investissements.Le texte ne prévoit pas non plus de garanties de sécurité pures et dures pour l’Ukraine.”Mais l’idée est qu’avec un investissement conjoint dans les ressources du pays, les Etats-Unis resteront impliqués dans la sécurité et la stabilité “, soulignent Gracelin Baskaran et Meredith Schwartz dans une note d’analyse du Center for Strategic and International Studies.Donald Trump lui-même a dit jeudi que cet accord fonctionnerait comme une sorte de “filet de sécurité”.”Je ne pense pas que quiconque va chercher des ennuis si nous sommes (en Ukraine) avec beaucoup de travailleurs” pour exploiter des minerais, a ajouté le président américain.- Manganèse et graphite -L’Ukraine concentrerait quelque 5% des ressources minières mondiales mais celles que Donald Trump convoite sont pour la plupart inexploitées, difficiles à extraire, ou de facto sous contrôle russe, car dans des territoires occupés.Les enjeux de la venue de Volodymyr Zelensky vont toutefois bien au-delà du manganèse et graphite dont le sol ukrainien regorge.L’Ukraine et l’Europe ont suivi avec inquiétude le rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine, qui se sont longuement parlés le 12 février et qui ont lancé des négociations pour mettre fin à la guerre, avec l’objectif, pour l’impatient milliardaire républicain, d’aller vite.Jeudi encore, le président américain a répété qu’il avait confiance dans le président russe, malgré les avertissements répétés de Londres et Paris sur la fragilité de toute trêve qui ne serait pas accompagnée d’un solide dispositif de contrôle et de sécurité garanti par l’Amérique. Il s’est dit convaincu que Vladimir Poutine “tiendrait parole” en cas de cessez-le-feu.Donald Trump refuse de considérer Moscou comme responsable de la guerre et est allé jusqu’à faire porter la faute sur l’Ukraine. Il a totalement fermé la porte à une potentielle adhésion à l’Otan, espérée par Volodymyr Zelensky, en l’invitant à “oublier” une telle perspective.Mais le président américain a jugé, jeudi, qu’en cas d’accord de paix Kiev pourrait retrouver certains territoires: “nous allons essayer d’en récupérer autant que possible.”Il a aussi estimé que les troupes ukrainiennes, “peu importe ce que vous en pensez, (avaient) combattu très vaillamment”.

Trump, radouci par un “deal” sur les minerais, accueille Zelensky

Donald Trump, qui a considérablement adouci ses commentaires à propos de Volodymyr Zelensky, accueille le président ukrainien vendredi pour une visite dont les enjeux vont bien au-delà d’un accord qu’ils signeront sur les minerais stratégiques.Le président républicain, qui a rompu avec la politique de soutien à Kiev de son prédécesseur Joe Biden tout en se rapprochant de Vladimir Poutine, doit recevoir le chef d’Etat vers 11H00 locales (16H00 GMT).L’imprévisible Donald Trump, connu pour ses volte-faces spectaculaires, a minimisé jeudi ses propos de la semaine dernière sur le président ukrainien, qu’il avait qualifié de “dictateur”.”J’ai dit ça?”, a feint de s’étonner le président américain. “J’arrive pas à croire que j’ai dit ça. Question suivante”, a-t-il ajouté, affirmant ensuite avoir “beaucoup de respect” pour son homologue ukrainien.Le changement de ton de l’ancien promoteur immobilier, qui en matière politique ou diplomatique n’aime rien tant que de conclure un “deal” forcément avantageux, est-il dû à la venue de Volodymyr Zelensky pour, justement, signer un de ces accords chéris du républicain?- “Creuser, creuser, creuser” -L’accord-cadre en question porte sur l’accès des Etats-Unis aux ressources du sous-sol ukrainien, exigé par Donald Trump en compensation de l’aide militaire et financière versée depuis trois ans.”Nous allons creuser, creuser, creuser”, s’est réjoui jeudi le républicain de 78 ans.L’accord ne correspond toutefois pas aux exigences initiales du président américain, qui voulait la mention d’un montant de 500 milliards de dollars, disparu du texte final. Il établit un fonds d’investissement commun dans les métaux, hydrocarbures et investissements.Le texte ne prévoit pas non plus de garanties de sécurité pures et dures pour l’Ukraine.”Mais l’idée est qu’avec un investissement conjoint dans les ressources du pays, les Etats-Unis resteront impliqués dans la sécurité et la stabilité “, soulignent Gracelin Baskaran et Meredith Schwartz dans une note d’analyse du Center for Strategic and International Studies.Donald Trump lui-même a dit jeudi que cet accord fonctionnerait comme une sorte de “filet de sécurité”.”Je ne pense pas que quiconque va chercher des ennuis si nous sommes (en Ukraine) avec beaucoup de travailleurs” pour exploiter des minerais, a ajouté le président américain.- Manganèse et graphite -L’Ukraine concentrerait quelque 5% des ressources minières mondiales mais celles que Donald Trump convoite sont pour la plupart inexploitées, difficiles à extraire, ou de facto sous contrôle russe, car dans des territoires occupés.Les enjeux de la venue de Volodymyr Zelensky vont toutefois bien au-delà du manganèse et graphite dont le sol ukrainien regorge.L’Ukraine et l’Europe ont suivi avec inquiétude le rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine, qui se sont longuement parlés le 12 février et qui ont lancé des négociations pour mettre fin à la guerre, avec l’objectif, pour l’impatient milliardaire républicain, d’aller vite.Jeudi encore, le président américain a répété qu’il avait confiance dans le président russe, malgré les avertissements répétés de Londres et Paris sur la fragilité de toute trêve qui ne serait pas accompagnée d’un solide dispositif de contrôle et de sécurité garanti par l’Amérique. Il s’est dit convaincu que Vladimir Poutine “tiendrait parole” en cas de cessez-le-feu.Donald Trump refuse de considérer Moscou comme responsable de la guerre et est allé jusqu’à faire porter la faute sur l’Ukraine. Il a totalement fermé la porte à une potentielle adhésion à l’Otan, espérée par Volodymyr Zelensky, en l’invitant à “oublier” une telle perspective.Mais le président américain a jugé, jeudi, qu’en cas d’accord de paix Kiev pourrait retrouver certains territoires: “nous allons essayer d’en récupérer autant que possible.”Il a aussi estimé que les troupes ukrainiennes, “peu importe ce que vous en pensez, (avaient) combattu très vaillamment”.

Sous la pression de Trump, le Mexique extrade 29 narcos dont un poursuivi depuis 40 ans

Sous la pression de Donald Trump, le Mexique a extradé 29 narco-trafiquants présumés, dont un poursuivi depuis 40 ans par Washington pour l’assassinat d’un de ses agents anti-drogue au Mexique en 1985.Envoyé à New York, Rafael Caro Quintero, 72 ans, a été pendant quatre décennie l’un “des fugitifs les plus recherchés par la DEA”, s’est félicité un responsable de l’agence anti-drogue américaine dans un communiqué du Département américain de la Justice (DOJ), se félicitant du nouveau rapport de force instauré par le président américain.Les 29 extradés mexicains risquent la prison à vie pour une série de crimes aux Etats-Unis (trafic de drogues, meurtre, usage d’armes, blanchiment d’argent), d’après le DOJ.Caro Quintero et cinq autres risquent même la peine de mort, d’après le communiqué. Le traité d’extradition interdit cependant l’exécution de la peine de mort, selon les garanties données par les Etats-Unis au Mexique.Caro Quintero est poursuivi “pour son implication présumée dans l’enlèvement et le meurtre” de l’agent spécial de la DEA Enrique “Kiki” Camarena en 1985 au Mexique, indique le site du FBI.D’origine mexicaine, “Kiki” Camarena avait été enlevé, torturé et tué par le cartel de Guadalajara, comme le raconte la série Netflix “Narcos Mexico”.C’est également une victoire pour la famille Camarena”, indique le Département américain de la Justice dans un communiqué.Caro Quintero avait été arrêté le 15 juillet 2022 après avoir été libéré en 2013 pour vice de forme par un juge mexicain.Le Mexique a également extradé Antonio Oseguera Cervantes, frère de Nemesio Oseguera Cervantes, leader du cartel Jalisco Nueva Generacion, un des six cartels mexicains récemment placés par Trump sur une liste d’organisations “terroristes”.Ont également été extradés les frères Miguel Angel et Oscar Omar Trevino, du cartel “Z”, qui a opéré le long de la frontière avec des méthodes particulièrement barbares.- “Position de force” -Plusieurs des narco-trafiquants extradés appartiennent aux cartels mexicains placés par Donald Trump la semaine dernière sur une liste de huit organisations “terroristes” qui menacent les Etats-Unis.”Comme le président Trump l’a dit clairement, les cartels sont des groupes terroristes et ce département de justice est engagé dans la destruction des cartels et des gangs transnationaux”, a déclaré dans le communiqué la ministre américaine de la Justice, Pam Bondi.Le communiqué se félicite du fait que la Maison Blanche “négocie dans une position de force”.L’annonce de ces extraditions groupées exceptionnelles intervient sous la pression du président américain, qui menace de taxer à 25% les importations mexicaines à partir du 4 mars, estimant que Mexico n’en fait pas assez dans la lutte contre le trafic de drogue et l’immigration illégale.Plus de 80% des exportations mexicaines partent vers les Etats-Unis.L’extradition “s’inscrit dans le cadre des travaux de coordination, de coopération et de réciprocité bilatérale, et dans le respect de la souveraineté des deux nations”, assure le communiqué des autorités mexicaines (parquet et du secrétariat de la Sécurité).- Rencontre à Washington -Une partie du gouvernement mexicain se trouvait à Washington ce jeudi pour une rencontre avec le secrétaire d’Etat de Donald Trump, Marco Rubio et d’autres membres de l’administration Trump.Les autorités mexicaines ont annoncé à cette occasion des “actions coordonnées” avec les Etats-Unis contre la drogue et les armes.L’objectif consiste à “réduire (le nombre de) morts dans les deux pays dus à la consommation de fentanyl illégal” aux Etats-Unis et “à l’utilisation des armes à feu vendues illégalement” au Mexique, a indiqué le communiqué du Secrétariat (ministère) mexicain des Affaires étrangères.Régulièrement mise en cause par Washington, le Mexique a déposé dès 2021 une plainte aux Etats-Unis contre des fabricants d’armes américains qu’il accuse d’alimenter la narco-violence.Début février, Donald Trump avait reporté d’un mois sa menace tarifaire après une discussion avec la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, qui avait annoncé le déploiement de 10.000 membres des forces de sécurité à la frontière.Le Mexique n’acceptera aucune “invasion” américaine de son territoire sous prétexte de lutte contre le trafic de drogue, a prévenu la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum quand Donald Trump a décrété que les cartels étaient des organisations “terroristes” menaçant les intérêts américains.Le Mexique a par ailleurs demandé aux Etats-Unis l’extradition d’un autre célèbre chef criminel, Ismael “Mayo” Zambada, co-fondateur du cartel de Sinaloa avec Joaquin “El Chapo” Guzman.Zambada a été arrêté le 25 juillet au Texas à sa descente d’un vol en provenance du Mexique. Il accuse l’un des fils du “Chapo” d’avoir organisé son arrestation.

Le monde arrache un accord pour réformer le financement de la sauvegarde de la nature

Quatre mois après un échec retentissant en Colombie, le monde a évité un nouveau fiasco pour le multilatéralisme environnemental en adoptant jeudi soir à Rome un compromis de dernière minute sur le financement de la sauvegarde de la nature.Au troisième et dernier jour des prolongations de la COP16 des Nations unies sur la biodiversité, pays riches et monde en développement se sont résignés à des concessions mutuelles pour adopter un plan de travail sur cinq ans, censé débloquer les milliards nécessaires pour stopper la destruction de la nature et mieux distribuer l’argent aux pays en développement.- Longs applaudissements -De longs applaudissements des délégués de quelque 150 pays, soulagés et épuisés, ont accueilli le coup de marteau de Susana Muhamad, la ministre colombienne de l’Environnement, qui a présidé cette tortueuse 16e conférence de la Convention sur la diversité biologique (CBD).”Nous avons accompli l’adoption du premier plan mondial pour financer la conservation de la vie sur Terre”, a-t-elle déclaré triomphalement sur X.”Nous croyons au multilatéralisme”, “nous l’avons montré par beaucoup de sacrifices” en “pensant aux générations futures”, a abondé Ousseynou Kassé, négociateur en chef du Sénégal, au nom du groupe Afrique.Cet accord permet, selon Susana Muhamad, “d’écraser un peu le fantôme de Cali”: la plus grande COP sur la biodiversité, avec 23.000 participants au bord de la jungle colombienne, s’était terminée sans accord financier le 2 novembre, après une nuit blanche de disputes.Ce succès, arraché de haute lutte au siège romain de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), offre un répit à la coopération internationale sur l’environnement, mise à mal par l’enlisement des négociations sur la pollution plastique, l’échec de celles sur la désertification ou les tensions Nord-Sud sur la finance climatique.Le contexte des négociations était aussi alourdi par les tensions douanières, les crises budgétaires de pays donateurs comme la France et l’Allemagne, le poids de la dette des pays pauvres et le gel de l’aide américaine au développement par Donald Trump.- Vérifier les efforts -Riches nations et pays en développement se sont déjà mis d’accord sur l’urgence de remédier à la déforestation, la surexploitation des ressources et les pollutions qui mettent en péril l’alimentation, la santé, la régulation du climat, et menacent d’extinction un million d’espèces.Par l’accord de Kunming-Montréal de 2022, ils se sont engagés à stopper la destruction de la nature d’ici 2030, en remplissant 23 objectifs ambitieux. Le plus emblématique vise à placer 30% des terres et mers dans des aires protégées (contre respectivement 17% et 8% actuellement, selon l’ONU).Jeudi, les pays ont aussi adopté des règles et indicateurs fiables, censés vérifier d’ici la COP17, prévue en 2026 en Arménie, si les pays consentent les efforts prévus. “Nous avons donné des bras, des jambes et des muscles” à cette feuille de route, s’est félicitée Susana Muhamad.Rester à financer la tâche: l’objectif est de porter à 200 milliards de dollars par an d’ici 2030 les dépenses mondiales de protection de la nature, dont 30 milliards fournis par les nations développées aux pays pauvres (contre environ 15 milliards en 2022).Or la manière de lever ces milliards, puis de les distribuer, divise.L’accord de la COP16 renvoie à celle de 2028 le soin de décider s’il faut créer un nouveau fonds placé sous l’autorité de la CBD, comme le réclament avec force les pays africains. Ou si les instruments existants, comme le Fonds mondial pour l’Environnement (GEF en anglais), peuvent être réformés pour être plus accessibles et équitables pour les pays en développement.L’accord est “historique”, pavant le chemin vers le mécanisme financier que nous attendons depuis plus de 30 ans”, s’est réjouie la négociatrice brésilienne Maria Angelica Ikeda, personnage clé des tractations.Les pays riches — menés par l’Union européenne, le Japon et le Canada en l’absence des États-Unis, non-signataires de la Convention – sont hostiles à la multiplication des fonds, craignant une fragmention de l’aide au développement.Avec ce cadre financier, “nous avons le plat, maintenant nous pouvons rechercher la nourriture”, s’est même félicité Daniel Mukubi, représentant habituellement inflexible de la République démocratique du Congo.”Ni d’un côté ni de l’autre côté, on n’a dû sacrifier des positions”, a estimé auprès de l’AFP le négociateur européen Hugo-Maria Schally, convaincu que l’accord offre “un processus ouvert et équitable”, avec “plus de confiance mutuelle”.Malgré l’échec sur la finance, le sommet de Cali avait enregistré quelques décisions notables: l’une permettant une participation plus active des peuples autochtones au processus, l’autre créant un “Fonds Cali”, destiné à distribuer une petite part des immenses bénéfices réalisés par des entreprises des pays riches grâces aux plantes ou aux animaux prélevées dans le monde en développement.

Le monde arrache un accord pour réformer le financement de la sauvegarde de la nature

Quatre mois après un échec retentissant en Colombie, le monde a évité un nouveau fiasco pour le multilatéralisme environnemental en adoptant jeudi soir à Rome un compromis de dernière minute sur le financement de la sauvegarde de la nature.Au troisième et dernier jour des prolongations de la COP16 des Nations unies sur la biodiversité, pays riches et monde en développement se sont résignés à des concessions mutuelles pour adopter un plan de travail sur cinq ans, censé débloquer les milliards nécessaires pour stopper la destruction de la nature et mieux distribuer l’argent aux pays en développement.- Longs applaudissements -De longs applaudissements des délégués de quelque 150 pays, soulagés et épuisés, ont accueilli le coup de marteau de Susana Muhamad, la ministre colombienne de l’Environnement, qui a présidé cette tortueuse 16e conférence de la Convention sur la diversité biologique (CBD).”Nous avons accompli l’adoption du premier plan mondial pour financer la conservation de la vie sur Terre”, a-t-elle déclaré triomphalement sur X.”Nous croyons au multilatéralisme”, “nous l’avons montré par beaucoup de sacrifices” en “pensant aux générations futures”, a abondé Ousseynou Kassé, négociateur en chef du Sénégal, au nom du groupe Afrique.Cet accord permet, selon Susana Muhamad, “d’écraser un peu le fantôme de Cali”: la plus grande COP sur la biodiversité, avec 23.000 participants au bord de la jungle colombienne, s’était terminée sans accord financier le 2 novembre, après une nuit blanche de disputes.Ce succès, arraché de haute lutte au siège romain de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), offre un répit à la coopération internationale sur l’environnement, mise à mal par l’enlisement des négociations sur la pollution plastique, l’échec de celles sur la désertification ou les tensions Nord-Sud sur la finance climatique.Le contexte des négociations était aussi alourdi par les tensions douanières, les crises budgétaires de pays donateurs comme la France et l’Allemagne, le poids de la dette des pays pauvres et le gel de l’aide américaine au développement par Donald Trump.- Vérifier les efforts -Riches nations et pays en développement se sont déjà mis d’accord sur l’urgence de remédier à la déforestation, la surexploitation des ressources et les pollutions qui mettent en péril l’alimentation, la santé, la régulation du climat, et menacent d’extinction un million d’espèces.Par l’accord de Kunming-Montréal de 2022, ils se sont engagés à stopper la destruction de la nature d’ici 2030, en remplissant 23 objectifs ambitieux. Le plus emblématique vise à placer 30% des terres et mers dans des aires protégées (contre respectivement 17% et 8% actuellement, selon l’ONU).Jeudi, les pays ont aussi adopté des règles et indicateurs fiables, censés vérifier d’ici la COP17, prévue en 2026 en Arménie, si les pays consentent les efforts prévus. “Nous avons donné des bras, des jambes et des muscles” à cette feuille de route, s’est félicitée Susana Muhamad.Rester à financer la tâche: l’objectif est de porter à 200 milliards de dollars par an d’ici 2030 les dépenses mondiales de protection de la nature, dont 30 milliards fournis par les nations développées aux pays pauvres (contre environ 15 milliards en 2022).Or la manière de lever ces milliards, puis de les distribuer, divise.L’accord de la COP16 renvoie à celle de 2028 le soin de décider s’il faut créer un nouveau fonds placé sous l’autorité de la CBD, comme le réclament avec force les pays africains. Ou si les instruments existants, comme le Fonds mondial pour l’Environnement (GEF en anglais), peuvent être réformés pour être plus accessibles et équitables pour les pays en développement.L’accord est “historique”, pavant le chemin vers le mécanisme financier que nous attendons depuis plus de 30 ans”, s’est réjouie la négociatrice brésilienne Maria Angelica Ikeda, personnage clé des tractations.Les pays riches — menés par l’Union européenne, le Japon et le Canada en l’absence des États-Unis, non-signataires de la Convention – sont hostiles à la multiplication des fonds, craignant une fragmention de l’aide au développement.Avec ce cadre financier, “nous avons le plat, maintenant nous pouvons rechercher la nourriture”, s’est même félicité Daniel Mukubi, représentant habituellement inflexible de la République démocratique du Congo.”Ni d’un côté ni de l’autre côté, on n’a dû sacrifier des positions”, a estimé auprès de l’AFP le négociateur européen Hugo-Maria Schally, convaincu que l’accord offre “un processus ouvert et équitable”, avec “plus de confiance mutuelle”.Malgré l’échec sur la finance, le sommet de Cali avait enregistré quelques décisions notables: l’une permettant une participation plus active des peuples autochtones au processus, l’autre créant un “Fonds Cali”, destiné à distribuer une petite part des immenses bénéfices réalisés par des entreprises des pays riches grâces aux plantes ou aux animaux prélevées dans le monde en développement.

Trump et Starmer: amabilités, détente commerciale mais rien de décisif sur l’Ukraine

Porteur d’une rare invitation royale qui a naturellement ravi Donald Trump, le Premier ministre britannique Keir Starmer a reçu jeudi en échange une débauche d’amabilités, un espoir de trêve commerciale mais aucune garantie ferme sur l’Ukraine de la part du président américain.”Vous avez été formidable dans nos négociations. Vous êtes très dur en affaires”, a lancé, sur un ton approbateur, le président américain et ancien promoteur immobilier à son invité lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, avant de le complimenter sur son “bel accent”.Donald Trump a accepté avec un contentement visible une invitation du roi Charles III à une visite d’Etat, qui serait la deuxième pour lui au Royaume-Uni après celle de 2019.Une invitation donc “vraiment spéciale”, selon Keir Starmer. “Cela ne s’est jamais produit auparavant”, a insisté le dirigeant travailliste en remettant une lettre du souverain à Donald Trump, grand admirateur de la famille royale et amateur de pompe monarchique.- “Véritable ami” -Le Premier ministre britannique a assuré lors d’une conférence de presse commune que le Royaume-Uni avait un “véritable ami” en la personne du président américain.Tous deux ont insisté sur l’urgence de mettre fin aux hostilités en Ukraine, trois ans après l’invasion russe, mais ont divergé sur la manière d’assurer une paix durable.Donald Trump a averti qu’une trêve devait être trouvée “bientôt”, au risque de ne pas en trouver “du tout”. Keir Starmer a parlé d’un “moment de vrai danger” mais a aussi appelé à éviter tout accord qui “récompense l’agresseur”. Le Premier ministre britannique a dit que son pays était prêt à “envoyer des soldats et des avions” en Ukraine pour dissuader la Russie de revenir à l’attaque une fois la paix revenue, mais il n’a pas obtenu de son hôte l’assurance que les Etats-Unis soutiendraient un tel effort en apportant des garanties de sécurité.”L’accord doit être un accord durable”, a ensuite précisé M. Starmer dans une interview à Fox News, insistant sur la nécessité d’en garantir l’application.Donald Trump, qui a plusieurs fois critiqué l’Otan, a bien dit qu’il “soutenait” l’article 5 du traité constitutif de l’Alliance transatlantique, celui qui pose le principe de défense réciproque, mais a ajouté: “Je ne pense pas que nous aurons la moindre raison” de l’invoquer pour protéger des troupes britanniques ou françaises en Ukraine.Plus tôt, dans le Bureau ovale, il avait suggéré qu’en matière de garanties, les promesses du président russe, avec lequel il a engagé un rapprochement spectaculaire, lui suffisaient: Donald Trump s’est dit convaincu que Vladimir Poutine “tiendrait parole” en cas de cessation des hostilités.Le républicain a toutefois suscité un vif étonnement en adoucissant très nettement son ton concernant Volodymyr Zelensky, qu’il recevra vendredi pour signer un accord sur les minerais ukrainiens.Donald Trump a dit avoir “beaucoup de respect” pour le président ukrainien et vanté le “courage” de ses troupes. Lorsqu’un journaliste lui a rappelé qu’il avait qualifié M. Zelensky de dictateur, il a feint de s’étonner: “J’ai dit ça? J’arrive pas à croire que j’ai dit ça”.Le rapprochement le plus important, pour Londres, a en fait porté sur le commerce, à l’heure où Donald Trump annonce des droits de douane à tout-va.”Nous allons aboutir à un très bon accord commercial pour nos deux pays”, a dit le président américain, en précisant que si un tel texte était ratifié, le Royaume-Uni ne se verrait pas infliger de taxes douanières.- Liberté d’expression -Autre point positif pour le dirigeant travailliste: Donald Trump a laissé entendre qu’il ne s’opposerait pas à la décision du gouvernement britannique d’accorder à Maurice la souveraineté sur les îles Chagos et de payer son ancienne colonie pour maintenir dans l’archipel une base militaire clé américano-britannique. Et ce malgré les réserves américaines sur le fait de céder ces îles à un pays allié de la Chine.Keir Starmer, décidément dans les bonnes grâces du président américain, n’a pas semblé irriter son hôte lorsqu’il l’a repris, comme l’avait fait le président français Emmanuel Macron lundi, sur l’importance du soutien européen à l’Ukraine.Le dirigeant travailliste a aussi répliqué au vice-président américain JD Vance, qui a critiqué devant lui les “limitations de la liberté d’expression” existant selon lui au Royaume-Uni. “Nous avons la liberté d’expression depuis très, très longtemps (…) et cela va durer encore très, très longtemps”, lui a lancé Keir Starmer.