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Décès de Boris Spassky, le légendaire perdant du “match du siècle”

Champion du monde soviétique d’échecs, Boris Spassky, mort à 88 ans, fut une légende de la discipline, mais c’est sa défaite lors du “match du siècle”, au plus fort de la Guerre froide qui reste le fait marquant de sa carrière.La carrière de cette figure emblématique à la fois des échecs et de la confrontation Est-Ouest est restée associée dans les mémoires à un seul match: le duel de toute une époque, contre l’Américain Bobby Fischer en 1972.En réalité, Boris Spassky a eu un parcours en dents de scie, entre affrontements au sommet contre les meilleurs joueurs d’alors et périodes de quasi disparition. Né en 1937 à Leningrad, aujourd’hui Saint-Pétersbourg, il est particulièrement doué et précoce, devenant à 18 ans champion du monde junior et, à l’époque, le plus jeune grand-maître de l’histoire.Il a dit avoir appris à jouer aux échecs à cinq ans dans un orphelinat, après être parvenu à fuir avec sa famille Leningrad, victime d’un siège terrible par les nazis durant la Seconde guerre mondiale.Après la guerre, son style de jeu agressif sans crainte de sacrifices est remarqué par ses pairs et encouragé par l’Etat, qui lui fournit une bourse et un entraineur.Après avoir fait forte impression, il passe un temps au second plan face à une autre figure montante des échecs soviétiques, Mikhaïl Tal, le “magicien de Riga”.Ce n’est qu’en 1961 qu’il fait un retour remarqué en remportant le championnat d’URSS, avant de vaincre en 1969 son compatriote Tigran Petrossian pour prendre le titre mondial.”Je ne me suis jamais fixé l’objectif de devenir champion du monde. Tout a fonctionné tout seul. Je progressais à pas de géant”, expliquait Boris Spassky en 2016. – Spassky contre Fischer -Mais Boris Spassky ne conservera son titre que trois ans. En 1972, il joue le match qui marquera sa vie, en Islande, contre le prodige américain Bobby Fischer, une partie aux accents de confrontation géopolitique Est-Ouest restée dans les annales comme le “match du siècle”.Alors que l’URSS domine sans partage ce sport depuis de nombreuses années, Boris Spassky affronte alors un Américain excentrique de 29 ans, qui critique les joueurs soviétiques. Il doit gagner.C’est le contraire qui se produit: après un début désastreux pour Bobby Fischer, l’Américain défait finalement son adversaire, mettant fin à une suite ininterrompue de champions du monde soviétiques depuis 1948. Pour Moscou, c’est une gifle, mais  Spassky se réjouit d’être débarrassé d’une “responsabilité colossale”.”Vous ne pouvez pas imaginer à quel point j’étais soulagé lorsque Fischer m’a retiré le titre. Je me suis libéré d’un très lourd fardeau et je respirais librement”, a raconté le grand-maître près de quarante ans plus tard.Ce duel emblématique de la Guerre froide a fait l’objet de nombreux films, livres et documentaires et inspiré le roman de Walter Tevis “Le Jeu de la dame”, adapté en 2020 dans une série acclamée sur Netflix.Après cette défaite, Boris Spassky tombe en disgrâce. Il s’installe en 1976 en France après avoir épousé une Française d’origine russe. Il obtient la nationalité française deux ans plus tard.Il ne retrouve l’attention du public que bien des années plus tard, en 1992 en Yougoslavie, lors d’une revanche non-officielle contre Bobby Fischer, qu’il perd également. Il se désintéresse progressivement des échecs.Les dernières années de la vie de Boris Spassky ont été marquées par un mystérieux conflit familial et un retour en Russie dans des conditions troubles.Victime de deux attaques cérébrales en 2006 puis en 2010, il disparaît deux ans plus tard de son domicile français et se retrouve à Moscou, où il apparaît vieux et affaibli à la télévision russe, cheveux blancs et traits tirés.”Je dois tout recommencer de zéro, mais je n’ai pas peur”, assure-t-il, évoquant un mystérieux “sponsor” l’ayant aidé à fuir la France contre l’avis de sa femme et sa soeur.Quelques années auparavant, en 2008, il s’était rendu sur la tombe de son ancien rival, Bobby Fischer, décédé la même année et enterré dans un petit cimetière islandais.”Pensez-vous que la place voisine est disponible?”, lance-t-il devant les journalistes, visiblement ému.

L’acteur américain Gene Hackman et sa femme retrouvés morts dans des circonstances “suspectes”

Gene Hackman, géant oscarisé du cinéma connu pour ses rôles dans “Bonnie and Clyde” et “French Connection”, a été retrouvé mort mercredi aux côtés de son épouse, dans des circonstances que la police estime “suspectes”.Les corps de l’acteur américain de 95 ans et de la pianiste classique Betsy Arakawa, 63 ans, ont été découverts à leur domicile de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, avec le cadavre d’un de leurs chiens.Le bureau du shérif du comté de Sante Fe a indiqué ne pas avoir trouvé de trace d’acte criminel. Mais “la mort des deux individus est suffisamment suspecte pour mener des recherches et une investigation approfondies”, selon un mandat de perquisition.La personne ayant découvert les corps a trouvé la porte de la maison du couple, marié depuis 1991, ouverte. Des pilules étaient éparpillées près du corps de Betsy Arakawa, situé dans la salle de bain, avec un radiateur d’appoint près de sa tête. Le cadavre était en décomposition, peut-on lire dans le document.Quant au corps de Gene Hackman, il a été trouvé dans la pièce d’à côté, habillé et lunettes de soleil à proximité, selon la même source. Leur fille, Elizabeth Jean, a évoqué jeudi un potentiel empoisonnement au monoxyde de carbone auprès de TMZ.Mais les premiers tests n’ont pas révélé un niveau élevé de gaz, selon le shérif du comté de Santa Fe, Adan Mendoza.”Nous n’écartons aucune piste”, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse, en ajoutant qu’il n’y avait pas de signe de lutte. “Je pense que l’autopsie nous en dira beaucoup.” – Figure du “Nouvel Hollywood” –”La perte d’un grand artiste est toujours un motif de deuil et de célébration: Gene Hackman, un grand acteur, inspirant et magnifique dans son travail et sa complexité. Je pleure sa perte et je célèbre son existence et sa contribution”, lui a rendu hommage jeudi sur Instagram le cinéaste américain Francis Ford  Coppola, avec lequel il avait collaboré pour le film “Conversation Secrète” (1974).”Il n’y avait pas de meilleur acteur que Gene. Intense et instinctif. Jamais de fausse note”, a salué Clint Eastwood, dans un communiqué au magazine Varitety. “C’était aussi un ami très cher qui me manquera beaucoup.”Gene Hackman était apparu pour la dernière fois à l’écran dans le film “Bienvenue à Mooseport” (2004) et avait annoncé officiellement son départ à la retraite en 2008.Né le 30 janvier 1930, l’acteur était devenu dans les années 70 une figure phare du “Nouvel Hollywood”, mouvement de renouveau créatif du cinéma américain entre 1960 et 1980 marqué par des films emblématiques tels qu'”Easy Rider” de Dennis Hopper, “Orange Mécanique” de Stanley Kubrick ou encore “Taxi Driver” de Martin Scorsese.À l’époque, Gene Hackman arbore déjà moustache, rondeurs et calvitie, trois signes distinctifs qui contribueront à faire de lui l’incarnation du “dur à cuire”. À l’orée de la quarantaine, coup de chance, Arthur Penn l’engage en 1967 pour “Bonnie et Clyde”, qui le rend célèbre et lui vaut une première nomination aux Oscars. Sans remporter la célèbre statuette, du moins cette fois-là. Car Gene Hackman va gagner par la suite deux Oscars, notamment celui du meilleur acteur en 1971  pour son rôle dans “French  Connection”, où il campait le légendaire flic Jimmy “Popeye” Doyle. Il se voit remettre sa seconde statuette en 1993 avec l’Oscar du meilleur second rôle pour sa performance dans “Impitoyable”, de Clint Eastwood. Il y campait un ancien tueur devenu shérif d’une petite ville du Wyoming.– Deux Oscars, quatre Golden Globes –Au total, l’acteur a été nommé cinq fois aux Oscars. Il a par ailleurs reçu huit nominations aux Golden Globes, pour quatre victoires.Au fil des années, l’acteur star avait travaillé avec de nombreux grands noms du cinéma, notamment Francis Ford Coppola dans le film “Conversation secrète”, Christopher Reeve dans Superman en 1978, et Al Pacino dans le film méconnu “L’Épouvantail”, dont Gene Hackman disait qu’il était le préféré de toute sa carrière.Discret, Gene Hackman n’accordait que peu d’entretiens à la presse et fréquentait encore moins le monde en vase clos d’Hollywood. “A Hollywood, tout tourne autour du cinéma: les conversations, les gens que l’on voit, la vie de tous les jours. C’est totalement narcissique. On finit par oublier pourquoi on fait ce métier”, disait-il à L’Express.

L’acteur américain Gene Hackman et sa femme retrouvés morts dans des circonstances “suspectes”

Gene Hackman, géant oscarisé du cinéma connu pour ses rôles dans “Bonnie and Clyde” et “French Connection”, a été retrouvé mort mercredi aux côtés de son épouse, dans des circonstances que la police estime “suspectes”.Les corps de l’acteur américain de 95 ans et de la pianiste classique Betsy Arakawa, 63 ans, ont été découverts à leur domicile de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, avec le cadavre d’un de leurs chiens.Le bureau du shérif du comté de Sante Fe a indiqué ne pas avoir trouvé de trace d’acte criminel. Mais “la mort des deux individus est suffisamment suspecte pour mener des recherches et une investigation approfondies”, selon un mandat de perquisition.La personne ayant découvert les corps a trouvé la porte de la maison du couple, marié depuis 1991, ouverte. Des pilules étaient éparpillées près du corps de Betsy Arakawa, situé dans la salle de bain, avec un radiateur d’appoint près de sa tête. Le cadavre était en décomposition, peut-on lire dans le document.Quant au corps de Gene Hackman, il a été trouvé dans la pièce d’à côté, habillé et lunettes de soleil à proximité, selon la même source. Leur fille, Elizabeth Jean, a évoqué jeudi un potentiel empoisonnement au monoxyde de carbone auprès de TMZ.Mais les premiers tests n’ont pas révélé un niveau élevé de gaz, selon le shérif du comté de Santa Fe, Adan Mendoza.”Nous n’écartons aucune piste”, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse, en ajoutant qu’il n’y avait pas de signe de lutte. “Je pense que l’autopsie nous en dira beaucoup.” – Figure du “Nouvel Hollywood” –”La perte d’un grand artiste est toujours un motif de deuil et de célébration: Gene Hackman, un grand acteur, inspirant et magnifique dans son travail et sa complexité. Je pleure sa perte et je célèbre son existence et sa contribution”, lui a rendu hommage jeudi sur Instagram le cinéaste américain Francis Ford  Coppola, avec lequel il avait collaboré pour le film “Conversation Secrète” (1974).”Il n’y avait pas de meilleur acteur que Gene. Intense et instinctif. Jamais de fausse note”, a salué Clint Eastwood, dans un communiqué au magazine Varitety. “C’était aussi un ami très cher qui me manquera beaucoup.”Gene Hackman était apparu pour la dernière fois à l’écran dans le film “Bienvenue à Mooseport” (2004) et avait annoncé officiellement son départ à la retraite en 2008.Né le 30 janvier 1930, l’acteur était devenu dans les années 70 une figure phare du “Nouvel Hollywood”, mouvement de renouveau créatif du cinéma américain entre 1960 et 1980 marqué par des films emblématiques tels qu'”Easy Rider” de Dennis Hopper, “Orange Mécanique” de Stanley Kubrick ou encore “Taxi Driver” de Martin Scorsese.À l’époque, Gene Hackman arbore déjà moustache, rondeurs et calvitie, trois signes distinctifs qui contribueront à faire de lui l’incarnation du “dur à cuire”. À l’orée de la quarantaine, coup de chance, Arthur Penn l’engage en 1967 pour “Bonnie et Clyde”, qui le rend célèbre et lui vaut une première nomination aux Oscars. Sans remporter la célèbre statuette, du moins cette fois-là. Car Gene Hackman va gagner par la suite deux Oscars, notamment celui du meilleur acteur en 1971  pour son rôle dans “French  Connection”, où il campait le légendaire flic Jimmy “Popeye” Doyle. Il se voit remettre sa seconde statuette en 1993 avec l’Oscar du meilleur second rôle pour sa performance dans “Impitoyable”, de Clint Eastwood. Il y campait un ancien tueur devenu shérif d’une petite ville du Wyoming.– Deux Oscars, quatre Golden Globes –Au total, l’acteur a été nommé cinq fois aux Oscars. Il a par ailleurs reçu huit nominations aux Golden Globes, pour quatre victoires.Au fil des années, l’acteur star avait travaillé avec de nombreux grands noms du cinéma, notamment Francis Ford Coppola dans le film “Conversation secrète”, Christopher Reeve dans Superman en 1978, et Al Pacino dans le film méconnu “L’Épouvantail”, dont Gene Hackman disait qu’il était le préféré de toute sa carrière.Discret, Gene Hackman n’accordait que peu d’entretiens à la presse et fréquentait encore moins le monde en vase clos d’Hollywood. “A Hollywood, tout tourne autour du cinéma: les conversations, les gens que l’on voit, la vie de tous les jours. C’est totalement narcissique. On finit par oublier pourquoi on fait ce métier”, disait-il à L’Express.

L’acteur américain Gene Hackman et sa femme retrouvés morts dans des circonstances “suspectes”

Gene Hackman, géant oscarisé du cinéma connu pour ses rôles dans “Bonnie and Clyde” et “French Connection”, a été retrouvé mort mercredi aux côtés de son épouse, dans des circonstances que la police estime “suspectes”.Les corps de l’acteur américain de 95 ans et de la pianiste classique Betsy Arakawa, 63 ans, ont été découverts à …

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Depuis le Portugal, Macron exhorte l’Europe à refuser la “vassalisation”

En visite d’Etat pour deux jours au Portugal, Emmanuel Macron a appelé jeudi les Européens à se montrer “plus que jamais unis et forts” et à refuser la “vassalisation heureuse” vis-à-vis des Etats-Unis, au moment où les pourparlers sur l’Ukraine s’accélèrent de part et d’autre de l’Atlantique.Ce voyage officiel au pays des Œillets, le premier d’un chef d’Etat français depuis plus d’un quart de siècle, devait selon l’Elysée “marquer la profondeur et la densité des liens” entre les deux pays.M. Macron a cependant saisi l’occasion pour y marteler son message à l’adresse des Européens, qu’il a appelés à “retrouver (le) goût du risque, de l’ambition et de la puissance”, face à l’imprévisibilité des Etats-Unis de Donald Trump, tant sur la question de l’Ukraine que des droits de douane. “Je vois plein de gens dans notre Europe dire +on va devoir être gentil avec les Américains, ça va passer, il faut courber l’échine+”, a-t-il déclaré en fin de journée lors d’une rencontre dans un incubateur de start-up sur le thème de l’innovation et de l’intelligence artificielle.Mais “la réponse n’est pas dans une soumission” et “je ne suis pas pour la vassalisation heureuse”, a-t-il ajouté.Au contraire, “les Européens peuvent être convaincus d’une chose: il leur faut plus que jamais être unis et forts”, et pour cela “nous devons absolument faire des choix très profonds (…) en matière technologique, industrielle (et) de défense”, avait-t-il affirmé un peu plus tôt depuis l’Assemblée de la République portugaise.- “Combat existentiel” -Pour autant, la visite de Volodymyr Zelensky vendredi à Washington pour y conclure un accord sur l’exploitation de minerais ukrainiens, “est une très bonne chose”, a affirmé le chef d’Etat français, qui a lui-même fait le voyage lundi à la Maison Blanche.”J’ai essayé d’expliquer l’importance” de l’Ukraine et de son “combat existentiel” pour “la souveraineté” et “la sécurité des européens”, a-t-il rappelé. Manière de se poser en chef de file du Vieux continent, entre un entretien mercredi soir avec le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz et un sommet dimanche à Londres à l’invitation du Premier ministre Keir Starmer – reçu à son tour par M. Trump jeudi.Le Premier ministre portugais Luis Montenegro a d’ailleurs félicité son invité “pour son travail remarquable sur la scène internationale, afin de prendre des mesures positives en faveur de la paix en Ukraine”, ainsi que “dans d’autres zones géographiques, afin de stabiliser les conflits”.M. Macron a pour sa part vanté la relation franco-portugaise comme “un des ciments de cette Europe plus forte” qu’il appelle régulièrement de ses vœux.Preuves de cette proximité, près de 2 millions de “luso-descendants” — de nationalité ou d’origine portugaise — vivent dans l’Hexagone, quand dans l’autre sens la France revendique le rang de “premier employeur étranger” au Portugal plus de 100.000 salariés dans 1.200 filiales d’entreprises tricolores.En gage de cette entente cordiale, les deux hommes doivent signer vendredi à Porto une dizaine d’accords, à commencer par un “traité d’amitié et de coopération”. D’autres paraphes sont également prévus dans des domaines allant des sciences au cinéma, en passant par l’armement, afin notamment de confirmer l’engagement du Portugal à acquérir jusqu’à 36 canons Caesar d’ici à 2034.Déjà jeudi, ils ont affirmé leur alignement sur le thème de la préservation des océans, à travers une déclaration soulignant notamment leur engagement commun contre “la pêche illicite” et pour “un moratoire sur l’exploitation des ressources minières des fonds marins”. L’occasion aussi d’un passage de relais avant la troisième Conférence des Nations unies sur l’océan en juin à Nice, après Lisbonne en 2022

Depuis le Portugal, Macron exhorte l’Europe à refuser la “vassalisation”

En visite d’Etat pour deux jours au Portugal, Emmanuel Macron a appelé jeudi les Européens à se montrer “plus que jamais unis et forts” et à refuser la “vassalisation heureuse” vis-à-vis des Etats-Unis, au moment où les pourparlers sur l’Ukraine s’accélèrent de part et d’autre de l’Atlantique.Ce voyage officiel au pays des Œillets, le premier …

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Bosnie: l’entité serbe rejette l’autorité de la justice et de la police centrales

La Republika Srpska (RS) a riposté jeudi à la condamnation en justice de son président Milorad Dodik, pour son rejet de l’autorité du haut représentant international, en interdisant à la justice et à la police centrales du pays d’exercer dans cette entité serbe au sein de la Bosnie.Ces actions représentent un test important pour les fragiles institutions centrales du pays et pour l’autorité du haut représentant international.”Je constate que nous avons adopté la loi sur (…) l’interdiction d’exercer (en Republika Srpska) pour les institutions non-constitutionnelles de la Bosnie-Herzégovine”, a déclaré le président du Parlement de l’entité, Nenad Stevandic, après le vote boycotté par l’opposition.Les institutions visées sont la Cour d’Etat de Bosnie (qui a condamné M. Dodik), le Parquet d’Etat (qui l’a inculpé), la force de police centrale (SIPA) et le Haut conseil judiciaire (VSTV) chargé de nommer les juges et les procureurs dans l’ensemble de ce pays des Balkans divisé.Milorad Dodik, 65 ans, président de la RS, au pouvoir depuis 2006, a été condamné mercredi en première instance par la Cour d’Etat, à Sarajevo, à une peine d’un an de prison, assortie d’une interdiction d’exercer pendant six ans sa fonction.Dans un procès sans précédent, il a été reconnu coupable de non-exécution des décisions du haut représentant international Christian Schmidt, chargé de veiller au respect de l’accord de paix de Dayton.Ce traité a consacré fin 1995 la division de la Bosnie d’après-guerre en deux entités : la RS et la Fédération croato-musulmane, autonomes et reliées par un gouvernement central.”Nous sommes très sérieux dans nos intentions. Nous pensons que c’est le dernier délai pour faire ça”, a déclaré M. Dodik aux médias peu avant le vote.La procédure législative ne s’achève pas par ce vote car les textes pourront être portés devant la Cour constitutionnelle. M. Schmidt, dont la légitimité est rejetée par l’entité serbe, pourrait aussi les annuler.- “Situation préoccupante” -Le verdict contre M. Dodik a été rejeté et qualifié de “coup d’Etat” par l’Assemblée des Serbes de Bosnie. Son avocat, Me Goran Bubic, a déclaré que son client n’avait pas encore décidé s’il allait faire appel.Le Parlement a également adopté une modification du code pénal de la RS afin d’y ajouter une sanction maximale de cinq ans d’emprisonnement pour les employés de la Republika Srpska qui refuseraient de quitter ces institutions communes après l’entrée en vigueur de la législation adoptée.Le président de la RS a invité les dirigeants de l’entité croato-musulmane à discuter de ces institutions avant la fin de la procédure législative, pour essayer de trouver un compromis sur leur fonctionnement. Ils n’ont pas répondu dans l’immédiat à cette proposition.”Ce que vous faites est une attaque directe contre l’accord de paix, contre la Constitution de la Bosnie et de la Republika Srpska”, a déclaré lors du débat Ognjen Bodiroga, député du SDS, principale force d’opposition serbe, appelant ses collègues à ne pas se lancer dans “une telle aventure”.Le ministre des Affaires étrangères de Bosnie, Elmedin Konakovic, un responsable bosniaque musulman, a déclaré que le “comportement de Dodik et de ses alliés (causait) une situation préoccupante”.Milorad Dodik “essaye d’attirer dans un trou noir toute l’entité et les gens qui y vivent, à cause de la situation dans laquelle il s’est retrouvé”, a-t-il ajouté.- soutien du Kremlin -L’Union européenne a appelé “tous les acteurs politiques” à “respecter les décisions de justice (…) sans exercer de pression ou d’ingérence”.Le département d’Etat américain a assuré de son côté que Washington s’opposait “fermement à toute action des dirigeants locaux qui porterait atteinte à la sécurité et à la stabilité”.Milorad Dodik est visé par des sanctions américaines depuis 2017, notamment à cause de ses actions “séparatistes”.Le patron de la RS a dénoncé depuis le début un procès “politique” visant à l'”éliminer de l’arène politique”.Moscou, de son côté, a dénoncé le verdict. “Les poursuites visant M. Dodik sont tout à fait politiques et sont dirigées non seulement contre lui, mais contre toutes les forces patriotiques”, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d’un briefing à Moscou.La Russie “condamne de tels actes puisqu’ils sont capables d’aboutir à des conséquences négatives (…) pour l’ensemble des Balkans”, a-t-il souligné.Milorad Dodik a soigné ses relations avec le président russe Vladimir Poutine même après l’invasion russe de l’Ukraine.

Bosnie: l’entité serbe rejette l’autorité de la justice et de la police centrales

La Republika Srpska (RS) a riposté jeudi à la condamnation en justice de son président Milorad Dodik, pour son rejet de l’autorité du haut représentant international, en interdisant à la justice et à la police centrales du pays d’exercer dans cette entité serbe au sein de la Bosnie.Ces actions représentent un test important pour les fragiles institutions centrales du pays et pour l’autorité du haut représentant international.”Je constate que nous avons adopté la loi sur (…) l’interdiction d’exercer (en Republika Srpska) pour les institutions non-constitutionnelles de la Bosnie-Herzégovine”, a déclaré le président du Parlement de l’entité, Nenad Stevandic, après le vote boycotté par l’opposition.Les institutions visées sont la Cour d’Etat de Bosnie (qui a condamné M. Dodik), le Parquet d’Etat (qui l’a inculpé), la force de police centrale (SIPA) et le Haut conseil judiciaire (VSTV) chargé de nommer les juges et les procureurs dans l’ensemble de ce pays des Balkans divisé.Milorad Dodik, 65 ans, président de la RS, au pouvoir depuis 2006, a été condamné mercredi en première instance par la Cour d’Etat, à Sarajevo, à une peine d’un an de prison, assortie d’une interdiction d’exercer pendant six ans sa fonction.Dans un procès sans précédent, il a été reconnu coupable de non-exécution des décisions du haut représentant international Christian Schmidt, chargé de veiller au respect de l’accord de paix de Dayton.Ce traité a consacré fin 1995 la division de la Bosnie d’après-guerre en deux entités : la RS et la Fédération croato-musulmane, autonomes et reliées par un gouvernement central.”Nous sommes très sérieux dans nos intentions. Nous pensons que c’est le dernier délai pour faire ça”, a déclaré M. Dodik aux médias peu avant le vote.La procédure législative ne s’achève pas par ce vote car les textes pourront être portés devant la Cour constitutionnelle. M. Schmidt, dont la légitimité est rejetée par l’entité serbe, pourrait aussi les annuler.- “Situation préoccupante” -Le verdict contre M. Dodik a été rejeté et qualifié de “coup d’Etat” par l’Assemblée des Serbes de Bosnie. Son avocat, Me Goran Bubic, a déclaré que son client n’avait pas encore décidé s’il allait faire appel.Le Parlement a également adopté une modification du code pénal de la RS afin d’y ajouter une sanction maximale de cinq ans d’emprisonnement pour les employés de la Republika Srpska qui refuseraient de quitter ces institutions communes après l’entrée en vigueur de la législation adoptée.Le président de la RS a invité les dirigeants de l’entité croato-musulmane à discuter de ces institutions avant la fin de la procédure législative, pour essayer de trouver un compromis sur leur fonctionnement. Ils n’ont pas répondu dans l’immédiat à cette proposition.”Ce que vous faites est une attaque directe contre l’accord de paix, contre la Constitution de la Bosnie et de la Republika Srpska”, a déclaré lors du débat Ognjen Bodiroga, député du SDS, principale force d’opposition serbe, appelant ses collègues à ne pas se lancer dans “une telle aventure”.Le ministre des Affaires étrangères de Bosnie, Elmedin Konakovic, un responsable bosniaque musulman, a déclaré que le “comportement de Dodik et de ses alliés (causait) une situation préoccupante”.Milorad Dodik “essaye d’attirer dans un trou noir toute l’entité et les gens qui y vivent, à cause de la situation dans laquelle il s’est retrouvé”, a-t-il ajouté.- soutien du Kremlin -L’Union européenne a appelé “tous les acteurs politiques” à “respecter les décisions de justice (…) sans exercer de pression ou d’ingérence”.Le département d’Etat américain a assuré de son côté que Washington s’opposait “fermement à toute action des dirigeants locaux qui porterait atteinte à la sécurité et à la stabilité”.Milorad Dodik est visé par des sanctions américaines depuis 2017, notamment à cause de ses actions “séparatistes”.Le patron de la RS a dénoncé depuis le début un procès “politique” visant à l'”éliminer de l’arène politique”.Moscou, de son côté, a dénoncé le verdict. “Les poursuites visant M. Dodik sont tout à fait politiques et sont dirigées non seulement contre lui, mais contre toutes les forces patriotiques”, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d’un briefing à Moscou.La Russie “condamne de tels actes puisqu’ils sont capables d’aboutir à des conséquences négatives (…) pour l’ensemble des Balkans”, a-t-il souligné.Milorad Dodik a soigné ses relations avec le président russe Vladimir Poutine même après l’invasion russe de l’Ukraine.

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La Republika Srpska (RS) a riposté jeudi à la condamnation en justice de son président Milorad Dodik, pour son rejet de l’autorité du haut représentant international, en interdisant à la justice et à la police centrales du pays d’exercer dans cette entité serbe au sein de la Bosnie.Ces actions représentent un test important pour les …

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