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Crise USA-Venezuela: le pétrole, au cœur du bras de fer entre Trump et Maduro
La multiplication des interventions des Etats-Unis contre des navires chargés de pétrole vénézuélien menace d’asphyxier l’économie vénézuélienne, tout en alimentant la ritournelle du pouvoir: Donald Trump cherche à renverser Nicolas Maduro pour contrôler les richesses du pays. Les Etats-Unis ont déployé une gigantesque flotte militaire dans les Caraïbes pour une opération antidrogue mais qui comprend aujourd’hui des saisies manu-militari de pétrole. Le président Trump a déclaré que les jours de Maduro étaient “comptés” et a même dit récemment qu’il n’excluait pas une guerre. Maduro “sait exactement ce que je veux. Il le sait mieux que quiconque”, a affirmé le président sur la chaîne NBC. Mais que veut-il vraiment ?- Ancien fournisseur -Des années 1920 jusqu’à la nationalisation en 1976, les Etats-Unis ont exploité le pétrole du Venezuela. De nombreuses raffineries américaines ont été conçues pour traiter le brut tiré du sous-sol vénézuélien. Chevron est aujourd’hui la seule entreprise autorisée à acheminer du pétrole vénézuélien vers les Etats-Unis, dans le cadre de l’embargo imposé par Trump lui-même en 2019. Il s’agit d’un peu plus de 200.000 barils par jour, a expliqué une source du secteur à l’AFP, qui sont transportés sur des navires non sanctionnés, à l’abri des opérations militaires. Le premier navire intercepté le 10 septembre, le M/T Skipper, a été conduit aux Etats-Unis et sa cargaison confisquée. Il transportait 1,9 million de barils, selon Maduro, qui a qualifié l’opération de “piraterie”. Le sort du deuxième bateau n’est pas claire et dimanche, un troisième bateau a fait l’objet d’une “poursuite” des gardes-côtes américaines. M. Trump a ordonné de bloquer les navires “sanctionnés” (par le Trésor américain dans le cadre de la politique de sanctions et d’embargo) mais des analystes avertissent que la mesure est vague et peut affecter tout navire transportant du brut vénézuélien, à l’exception de celui de Chevron. Le deuxième navire saisi ne figurait pas sur la liste noire des Etats-Unis, selon des spécialistes. Le navire poursuivi dimanche a été identifié par des médias américains comme le pétrolier Bella 1, sous sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens avec l’Iran et le Hezbollah. La politique n’est pas rigoureuse: certains navires sont passés sans encombre, mais le risque pourrait faire grimper les prix du fret ou éloigner des compagnies maritimes, a indiqué Juan Szabo, consultant et ex-vice-président de la société géante publique Petroleos de Venezuela PDVSA. Sur une production de quelque 1 million de barils par jour, le Venezuela exporte environ 500.000 barils sur le marché noir, principalement vers l’Asie. PDVSA assure que les exportations se poursuivent normalement. “S’il y a un véritable blocus, la production s’arrêtera très rapidement comme lors de la grande grève de 2002”, a expliqué une source du secteur en référence au mouvement de protestation contre le président d’alors, Hugo Chavez.- Géopolitique -Le Conseil de sécurité des Nations unies a prévu une réunion sur le sujet pour mardi. La pression des Etats-Unis sur Maduro a commencé en septembre avec des frappes aériennes sur des bateaux de narco-trafiquants présumés, Washington accusant Maduro de participer au trafic de drogue et de faire partie d’un cartel.Plus de 100 personnes ont été tuées dans les frappes américaines. Carlos Mendoza Potella, professeur d’économie pétrolière, estime que la “Doctrine Trump” veut que les Etats-Unis “se réservent l’Amérique”. “Ce n’est pas seulement du pétrole, c’est le partage du monde” avec la Chine et la Russie, a-t-il ajouté. – Crise économique en vue? -Le blocus met encore plus la pression sur une économie vénézuélienne déjà très malmenée, qui bouclera l’année en hyperinflation. Les Vénézuéliens ne cessent de parler du déploiement militaire de Trump, mais à voix basse, craignant de finir en prison. Certains espèrent une intervention qui mettra fin à 26 ans de chavisme, d’autres redoutent que l’isolement du pays ne le ramène aux heures sombres de la crise de 2017-2018.M. Szabo estime que les exportations chuteront de 45% au cours des quatre prochains mois. “Le revenu net mensuel du Venezuela en mars et avril pourrait atteindre 150.000, 170.000 milliards, ce qui est très, très faible”. “Les recettes en devises seront le tiers de ce qu’elles étaient”, ajoute-t-il. “Il y aura des effets sur l’importation de biens non pétroliers, la vitesse d’accélération de la dévaluation du bolivar et (…) et un énorme renchérissement” de la vie. afc-mbj-jt-pgf/vgu
Conflit frontalier : des discussions Thaïlande-Cambodge mercredi
La Thaïlande et le Cambodge ont accepté lundi après des pourparlers régionaux en Malaisie d’avoir mercredi des discussions directes pour tenter de régler leur conflit frontalier, qui a fait plus de 40 morts et des centaines de milliers de déplacés en deux semaines.Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères Sihasak Phuangketkeow l’a annoncé lundi à l’issue d’une réunion de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) à Kuala Lumpur.Il a par ailleurs jugé “précipité” l’accord de cessez-le-feu signé en octobre sous l’égide du président américain Donald Trump, suspendu peu de temps après, quand des soldats thaïlandais auraient été blessés en marchant sur une mine que Bangkok a accusé les Cambodgiens d’avoir récemment posée.Le Cambodge, par la voix de son ministère de l’Intérieur, a exprimé de son côté son “optimisme” quant à la “sincérité” de la Thaïlande à mettre en oeuvre un cessez-le-feu “conformément aux objectifs de l’Asean”.Selon les derniers bilans officiels respectifs, au moins 43 personnes ont été tuées – 23 côté thaïlandais, 20 côté cambodgien – depuis la reprise des affrontements le 7 décembre et environ 900.000 personnes ont été contraintes d’évacuer les régions frontalières de part et d’autre.- “Des actions” -Face au risque d’enlisement, les efforts diplomatiques se sont accentués la semaine dernière et la réunion de lundi en Malaisie, pays assurant la présidence tournante de l’Asean, semble avoir permis une avancée.”Notre position est qu’un cessez‑le‑feu ne vient pas avec une annonce mais par des actions”, a tout de même tempéré le chef de la diplomatie thaïlandaise Sihasak Phuangketkeow, rappelant l’une des exigences de son pays : que le Cambodge s’investisse davantage dans le déminage des zones frontalières.Il est également revenu sur l’accord de cessez-le-feu signé le 26 octobre à Kuala Lumpur en présence de Donald Trump à l’occasion d’un déplacement en Asie du président américain, qui rêve du prix Nobel de la paix.”J’ai remarqué que nous nous étions parfois précipités pour faire la déclaration (commune). Parce que les Etats‑Unis voulaient que la déclaration soit signée à temps pour la visite du président Trump”, a avancé le ministre thaïlandais.Un premier épisode d’affrontements en juillet entre les deux royaumes d’Asie du Sud-Est avait fait 43 morts et environ 300.000 déplacés pendant cinq jours avant qu’une trêve ne soit conclue.- Un Chinois blessé ? -Pendant que les diplomates discutaient à Kuala Lumpur, les hostilités se sont poursuivies lundi à la frontière.Le Cambodge a affirmé qu’un ressortissant chinois, employé d’une compagnie minière, avait été blessé dans des tirs d’artillerie de l’armée thaïlandaise près de la frontière, sans préciser la gravité de ses blessures.La Chine a entamé la semaine dernière une médiation. Après s’être rendu au Cambodge, l’envoyé spécial de Pékin pour les affaires asiatiques, Deng Xijun, a rencontré lundi à Bangkok le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul. “La Chine, en tant que pays neutre, ne veut pas voir de conflits dans cette région”, a déclaré le dirigeant thaïlandais après cette rencontre.”En tant qu’ami et proche voisin du Cambodge et de la Thaïlande, la Chine espère sincèrement que les deux parties chercheront à maintenir la paix et la stabilité le long de la frontière”, a dit de son côté Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.Le conflit entre la Thaïlande et le Cambodge trouve son origine dans un différend territorial sur le tracé de leur frontière de 800 kilomètres, effectué pendant la période coloniale française.burs-mba-sdu/bds
Neige, pluies, crues: cinq départements du Sud en vigilance orange lundi
Cinq départements du Sud du pays (Aveyron, Hérault, Lozère, Tarn et Var) sont placés en vigilance orange lundi par Météo-France pour crues ou pluie-inondation. L’Aveyron et le Tarn sont également en vigilance orange pour neige-verglas. Dans le Var, en vigilance pluie-inondation et crues, “les pluies parfois orageuses et localement marquées se produisent jusqu’en mi-journée et pourraient reprendre en soirée” selon Météo-France. Dans un communiqué, la préfecture de ce département explique que des “premières réactions” sont observées sur le Gapeau, qui se jette dans la mer à Hyères, près de Toulon. La crue devrait être “moins forte qu’annoncée”, selon la préfecture.A 11h00, l’Hérault, déjà en vigilance orange pour les crues, est aussi passé en vigilance orange “pluie-inondation”.Dans ce département, des pluies soutenues remontent “dans un contexte de fortes crues de plusieurs cours d’eau” selon Météo-France, qui n’exclut pas “une évolution du niveau de vigilance”.Au cours des trois dernières heures, Météo-France a relevé “des cumuls de l’ordre de 30 à 50 mm sur la moitié est du département”, avec des intensités maximales de l’ordre de 60 mm/h sur Montpellier.Dans le centre de Montpellier, où une pluie battante est tombée de manière ininterrompue jusqu’en milieu de matinée et où de nouveaux épisodes orageux, avec de forts cumuls de précipitations sont attendus durant toute la journée, les rares passants tentaient de slalomer entre les flaques d’eau qui envahissaient les rues, a constaté un journaliste de l’AFP.La mairie de Montpellier met à disposition un gymnase pour accueillir les personnes sans domicile fixe, des personnes vivant dans des bidonvilles et des gens du voyage, à partir de la fin de matinée, tandis que les parcs et jardins publics, les cimetières, le zoo et le marché de Noël sont fermés. Une partie du réseau de tramways est également à l’arrêt et plusieurs quais sont interdits d’accès le long du Lez dans le centre-ville.Dans le Tarn et l’Aveyron, “la neige tombe avec des intensités proches de 1 à 3 cm/h voire jusqu’à 2 à 5 cm/h temporairement au plus fort de l’épisode en fin de matinée de lundi”.Ces précipitations neigeuses perdureront jusqu’à mardi matin, avec une limite pluie-neige basse sur le Tarn (400/500m), alors que sur l’Aveyron elle devrait remonter vers 1.000m en milieu de nuit.Dans les Alpes-de-Haute-Provence, le col de Larche, sur la route de l’Italie, est resté fermé lundi en raison de congères dangereuses, selon les services départementaux.
Attentat antisémite de Sydney: les assaillants s’étaient entrainés en Australie
Les deux assaillants de l’attentat de la plage de Bondi à Sydney le 14 décembre se sont entraînés en Australie avant d’ouvrir le feu sur une fête juive et de tuer 15 personnes, une attaque pour laquelle le Premier ministre Anthony Albanese a présenté lundi ses excuses à la communauté juive du pays-continent.Selon des documents …
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Cinq choses à attendre en 2026
Du retour d’astronautes autour de la Lune jusqu’aux élections de mi-mandat aux États-Unis, voici cinq événements à surveiller en 2026.- Des astronautes autour de la Lune 2026 pourrait être l’année du retour d’astronautes autour de la Lune: reportée à plusieurs reprises, la mission habitée Artemis 2 de la Nasa – avec ses partenaires privés comme SpaceX – est maintenant prévue pour le début de l’année, avril au plus tard. Une étape clef vers le retour des Américains sur le sol lunaire, annoncé par Donald Trump lors de son premier mandat pour le plus rapidement possible. Avant la Chine, qui veut s’y poser d’ici 2030. Cette dernière avance ses pions: la sonde Chang’e 7 devrait se livrer en 2026 à une exploration du pôle sud du satellite de la Terre et les essais de son vaisseau spatial habité Mengzhou se poursuivent.L’Inde affiche également de grandes ambitions en matière de conquête spatiale: après avoir posé un robot sur la Lune en 2023, l’ISRO prévoit d’envoyer un astronaute en orbite par ses propres moyens en 2027.La Lune est devenue un passage obligé avant un voyage vers Mars. Pour y installer des bases relais mais aussi pour y tester combinaisons, véhicules, énergie… et y apprendre à vivre dans l’espace lointain.- Coupe du monde de football hors norme 48 équipes, 104 matches, trois pays-hôtes: le Mondial-2026, qui aura lieu aux États-Unis, au Mexique et au Canada, s’annonce comme un tournoi hors norme, quatre ans après le sacre de l’Argentine de Lionel Messi, victorieuse de la France en finale au Qatar. La compétition la plus populaire de la planète va totalement changer de dimension et s’étalera sur près de six semaines – du 11 juin au 19 juillet 2026 – dans 16 stades répartis sur près de 4.000 km, le territoire américain se taillant la part du lion avec onze enceintes. L’occasion rêvée pour Donald Trump d’en faire une vitrine de sa présidence et une arme politique alors que les relations avec le Canada et le Mexique sont chaotiques en raison de la guerre commerciale déclenchée quelques mois après sa prise de fonctions et de ses mesures restrictives en matière d’immigration. Sur le plan sportif, les candidats ne manquent pas pour tenter d’inscrire leur nom au palmarès, entre les deux géants sud-américains (Argentine, Brésil) et les cadors européens (France, Espagne, Portugal, Allemagne, Angleterre).- Gaza et élections en Israël Au Proche-Orient, les pressions américaines ont permis en octobre un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas après plus de deux ans de guerre.La trêve s’avère très fragile et le plan de paix du président américain pour la bande de Gaza laisse de nombreux points en suspens, comme les futures étapes du retrait de l’armée israélienne ou encore la forme de la future gouvernance du territoire palestinien.En endossant le plan Trump, le Conseil de sécurité de l’ONU a posé en novembre les jalons du déploiement d’une force internationale dont ne veulent, au fond, ni le gouvernement israélien ni le mouvement islamiste palestinien.Ce dernier refuse de désarmer aux conditions posées par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui à 76 ans passés, compte se représenter aux élections devant avoir lieu au plus tard en novembre 2026.Une large majorité d’Israéliens souhaite voir le Premier ministre rendre des comptes pour la guerre déclenchée par l’attaque surprise du Hamas en octobre 2023, et une majorité relative s’oppose à ce que lui soit accordée la grâce présidentielle qu’il a formellement demandée fin novembre afin de se débarrasser de son procès au long cours pour corruption.Ne disposant que d’une majorité relative et fragile, M. Netanyahu pourrait être tenté par l’option militaire contre le Hamas à Gaza, ou le Hezbollah au Liban, pour conserver le soutien de ses alliés d’extrême droite et tenter d’aller chercher, avant le scrutin, la victoire totale qu’il a promise aux Israéliens.- Élections de mi-mandat aux États-UnisAprès une année 2025 marquée par le retour tonitruant de Donald Trump à la Maison Blanche, les élections de mi-mandat le 3 novembre 2026 représentent un jalon crucial pour une présidence déjà historique à bien des égards.De nouveaux gouverneurs seront choisis dans 36 États, l’ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants sera renouvelé, de même que 35 des 100 sièges du Sénat. L’enjeu pour les républicains: préserver leur fine majorité au Congrès. Les démocrates, eux, comptent bien faire basculer la Chambre, voire le Sénat en cas de fortes performances. Reconquérir le Congrès leur permettrait ainsi de mettre un frein au vaste programme de celui qui aura alors fêté ses 80 ans.Car si le nom de Donald Trump n’apparaîtra pas sur les bulletins de vote, ces élections serviront de référendum pour près de 250 millions d’Américains sur sa première moitié de second mandat. La personne même du président sera un thème majeur de la campagne, mais devrait être éclipsée par la question du coût de la vie, sur fond d’inflation persistante.Ces élections de mi-mandat serviront également de rampe de lancement pour de nombreux aspirants à la présidentielle de 2028, la première sans Donald Trump depuis 2012.- Climat: le monde se ressaisira-t-il?L’année 2026 a toutes les chances de rester chaude, à l’échelle historique. Les onze dernières furent les plus chaudes jamais mesurées. Il y a 80% de risque que le record de 2024 soit battu d’ici 2029, a prédit l’institut météorologique britannique.Les nations réagiront-elles? La COP30 au Brésil vient de montrer que le multilatéralisme climatique n’est pas mort, malgré le boycott américain et les conflits géopolitiques.”2026 doit être l’année où la diplomatie climatique internationale se réinvente”, estime toutefois Rebecca Thissen, du Climate Action Network. “Les COP ne sont pas une fin en soi mais un point d’orgue dans un agenda politique international qui a grand besoin d’accorder ses violons”.Sans attendre la COP31 en novembre 2026 à Antalya en Turquie, on guettera combien de pays répondront à l’invitation de la Colombie, en avril à Santa Marta, à la première conférence internationale pour sortir des énergies fossiles.Aleksandar Rankovic, du centre de réflexion The Common Initiative, est, lui, curieux “de voir si les rébellions de la génération Z qui ont émergé dans le monde commencent à se battre pour le climat”.lc-kn-mj-rle-bl-ico/ang/alv
Attentat antisémite de Sydney: les assaillants s’étaient entrainés en Australie
Les deux assaillants de l’attentat de la plage de Bondi à Sydney le 14 décembre se sont entraînés en Australie avant d’ouvrir le feu sur une fête juive et de tuer 15 personnes, une attaque pour laquelle le Premier ministre Anthony Albanese a présenté lundi ses excuses à la communauté juive du pays-continent.Selon des documents judiciaires dévoilés lundi devant la presse, la police affirme également, vidéo retrouvée à l’appui, que les deux auteurs de la tuerie, un père et son fils, avaient fustigé les “sionistes”, assis devant un drapeau du groupe jihadiste Etat islamique.Les deux hommes, Sajid Akram, 50 ans, un Indien entré sur visa en Australie en 1998 et son fils Naveed Akram, né dans le pays il y a 24 ans, s’étaient également rendus sur les lieux du crime “en repérage” sur cette plage mythique réputée en Australie et dans le monde, quelques jours avant le 14 décembre, selon la police et la justice.Les assaillants avaient ouvert le feu ce 14 décembre peu avant 19H00 lors d’un rassemblement pour la fête juive de Hanouka qui se tenait sur la plage où étaient rassemblées des milliers de personnes, nageurs, promeneurs, fêtards…Alors que le père, Sajid Akram, a été abattu par la police, son fils Naveed a été transféré lundi de l’hôpital où il était soigné vers une prison, a indiqué la police. Il a été inculpé pour terrorisme et 15 meurtres.D’après ces mêmes documents d’enquête, la police a également fait état d’une vidéo retrouvée sur un téléphone portable dans laquelle Sajid et Naveed Akram sont assis devant un drapeau du groupe jihadiste Etat islamique, récitent un passage du Coran et dénoncent les “sionistes”.Un drapeau de l’Etat islamique avait également été retrouvé juste après l’attentat dans leur voiture.Toujours selon ces documents judiciaires, Sajid et Naveed Akram ont également effectué des “repérages” sur la plage de Bondi, quelques jours avant leur attentat.- Nouvelles lois -Hué dimanche lors de l’hommage national à Sydney une semaine après la tuerie, le Premier ministre Albanese s’est dit lundi “désolé pour ce que la communauté juive et notre nation dans son ensemble ont enduré”, tout en appelant à un soutien de l’ensemble de la classe politique pour “créer une infraction aggravée pour ceux qui prêchent la haine”.Selon des estimations officielles, l’immense pays-continent compte au moins 110.000 Australiens juifs.”Nous ne laisserons pas les terroristes inspirés par l’Etat islamique gagner. Nous ne les laisserons pas diviser notre société, et nous surmonterons cette épreuve ensemble”, a déclaré M. Albanese aux journalistes.L’Etat de Nouvelle-Galles du Sud, dont Sydney est la capitale, présenté lundi une nouvelle législation qualifiée de “la plus stricte du pays”: Le nombre d’armes autorisées par individu sera désormais limitées à quatre. Les personnes exemptées, comme les fermiers, pourront posséder jusqu’à 10 armes.Le gouvernement local estime qu’il y aurait 1,1 million d’armes à feu en circulation dans cet Etat, le plus peuplé d’Australie.La loi interdirait également l’affichage de “symboles terroristes”, notamment le drapeau de l’Etat islamique.- Slogans appelant à “l’intifada” -Les autorités pourront également interdire les manifestations pendant une période pouvant aller jusqu’à trois mois à la suite d’un attentat.Chris Minns, Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, a déclaré lundi qu’il envisageait également, en 2026, un durcissement de la législation sur les discours de haine, notamment sur les slogans appelant à “mondialiser l’intifada”.Le gouvernement fédéral australien a également annoncé un ensemble de réformes concernant la détention d’armes à feu et les lois sur les discours de haine, ainsi qu’une révision des services de police et de renseignement.Après avoir annoncé qu’il comptait durcir la législation australienne contre l’extrémisme, M. Albanese avait annoncé vendredi un programme de rachat des armes à feu en circulation.Il a martelé qu’il “n’y a aucune raison pour qu’une personne vivant dans la banlieue de Sydney ait besoin d’autant d’armes à feu”, allusion aux six armes légalement détenues par l’un des assaillants.Il s’agit du plus grand rachat d’armes depuis 1996, lorsque l’Australie a durci la réglementation en la matière à la suite d’une tuerie qui avait fait 35 morts à Port Arthur.lec-oho-alh-vgu/nr
“On est tous tombés amoureux!” Aux États-Unis, la Wembamania à tout âge
Pour Lydia, huit ans, c’est Noël avant l’heure: ses parents l’emmènent voir son idole, Victor Wembanyama. Maillot des San Antonio Spurs sur le dos, elle réalise un rêve, à l’image de milliers de supporters de basket aimantés par le surdoué français.”C’est la première fois qu’on vient le voir. Il est incroyable, il peut tout faire: contrer, marquer à trois points, claquer un dunk. C’est un génie”, sourit son père, Xavier Herrera, avant la rencontre contre les Wizards de Washington dimanche (victoire des Spurs 124-113).La famille a roulé plus de deux heures pour voir son chouchou dans l’enceinte de la capitale américaine. Ils sont loin d’être les seuls. Son nom apparaît sur les tee-shirts noir et blanc des supporters et nourrit les discussions.Les rangées, d’habitude parsemées de sièges vides, sont bondées. Plus de 20.000 personnes sont venues admirer l’envergure de son talent, faisant exploser le record d’affluence de la saison.”C’est une perche, on ne peut pas le louper!”, s’amuse Jacob Ottinger, un fan des Spurs de la première heure, en référence aux 2,24 mètres du Français âgé de 21 ans. Il l’adule depuis son arrivée, il y a deux ans. “La chose la plus impressionnante chez lui, c’est sa mentalité. Il travaille dur, il a toujours envie de gagner et, surtout, il ne se comporte pas comme une superstar. On est tous tombés amoureux de lui”, l’encense le supporter de 27 ans, lunettes carrées et barbe brune.Pour l’occasion, il a enfilé le maillot des “Mets 92”, le club de Levallois-Perret, près de Paris, où Victor Wembanyama a crevé l’écran avant son arrivée dans la cour des grands, en NBA.- “Tour de garde” -Le natif des Yvelines, en région parisienne, réalise un début de saison étincelant avec les Spurs, avec une moyenne de 25 points et 12 rebonds par match. La franchise de San Antonio s’installe dans le haut du classement, à la deuxième place, avec les trois quarts de ses rencontres remportées.”Je ne m’attendais vraiment pas à une telle entame de saison. Je pensais qu’on aurait une saison de transition, mais à la place, on se projette déjà sur le premier tour des playoffs et pourquoi pas, ensuite, la finale de conférence!”, se réjouit Xavier Herrera. Pour lui, la finale de la NBA Cup, perdue par les Spurs à Las Vegas face aux New York Knicks il y a une semaine doit servir de “tremplin” pour conquérir des titres.Sa seule inquiétude: la santé de son protégé. Blessé au mollet gauche et indisponible de longues semaines, Wembanyama, comparé à un “alien” par la superstar des Lakers Lebron James, reprend ses marques en douceur, avec un temps de jeu réduit. Dimanche à Washington, il a foulé 22 minutes le parquet et passé toute la fin de la partie sur le banc.”Le mieux est de le laisser se reposer lors des matches moins importants pour qu’on puisse le garder toute la saison”, assure Carlos Salas, 53 ans, venu assister à la rencontre avec son fils de 14 ans.Ce qui impressionne le natif de San Antonio, c’est son mélange d'”aisance” et de “présence”. “Quand il est en face, tu ne peux simplement pas entrer dans la raquette et shooter. C’est une vraie tour de garde.” Pour lui, Wembanyama est “clairement une future légende du basket”.Un talent tricolore en rappelle un autre. “Je suis un grand fan de Tony Parker!”, lance, la mine joviale, Jacob Ottinger. “Il a marqué d’une empreinte indélébile notre équipe”, avec notamment quatre titres de NBA.Alors, pour conquérir le prochain, “qui de mieux qu’un autre prodige français?”







