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Le Hamas appelle à “faire pression” sur Israël pour prolonger la trêve à Gaza
Le Hamas a appelé vendredi la communauté internationale à “faire pression” sur Israël pour qu’il prolonge le fragile cessez-le-feu dans la bande de Gaza, au moment où les médiateurs réunis au Caire doivent poursuivre leurs pourparlers.La première phase de la trêve, qui a fait taire les armes depuis le 19 janvier, doit en principe prendre fin samedi sans que les termes de la deuxième étape, qui prévoit la fin définitive de la guerre, aient été négociés.Après des semaines de blocage, Israël a envoyé jeudi ses négociateurs au Caire, où ont commencé, selon le gouvernement égyptien, des “discussions intenses pour examiner les prochaines étapes de l’accord de trêve”.Ces discussions impliquent des délégations d’Israël et du Qatar, avec la participation de représentants américains, selon Le Caire.Le mouvement islamiste palestinien a appelé vendredi la communauté internationale “à faire pression” sur Israël pour faire commencer la deuxième phase de l’accord, “sans délai ni tergiversation”. Le Hamas avait rendu à Israël pendant la nuit de mercredi à jeudi les dépouilles de quatre otages en échange de la libération de 643 prisonniers palestiniens, lors du dernier échange prévu durant la première phase de l’accord.- “Pas d’autre choix” -Vendredi, des dizaines d’Israéliens se sont rassemblés dans le stade Bloomfield de Tel-Aviv pour assister à une cérémonie en hommage à l’un de ces otages, Tsachi Idan, âgé de 49 ans, supporter du club de football Hapoel Tel-Aviv, avant ses funérailles.Le Hamas avait également rendu, en privé, les corps de Ohad Yahalomi, un Franco-Israélien de 49 ans, Itzik Elgarat, un Dano-Israélien de 68 ans et Shlomo Mansour, 85 ans.Tous les quatre avaient été enlevés dans des kibboutz proches de la bande de Gaza le jour de l’attaque sanglante menée par le Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023.Au total, 33 otages ont été rendus à Israël depuis le 19 janvier, dont huit décédés. Quelque 1.700 Palestiniens ont été libérés des prisons israéliennes sur un total prévu de 1.900.Sur 251 personnes enlevées le jour de l’attaque, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 ont été déclarés mortes par l’armée israélienne. Les 24 autres sont tous des hommes, la plupart âgés de moins de 30 ans.Ces derniers otages doivent être rendus à Israël pendant la deuxième phase du cessez-le-feu, au cours de laquelle l’armée israélienne doit se retirer complètement de Gaza.Une troisième phase devrait être consacrée à la reconstruction du territoire en ruines, un chantier gigantesque estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.A l’issue de l’échange de jeudi, le Hamas a estimé qu’Israël n’avait désormais “pas d’autre choix” que d’entamer des négociations sur la suite du cessez-le-feu.Le 22 février, Israël avait suspendu la sortie de prison de quelque 600 détenus alors prévue en échange du retour de six otages, exigeant que le Hamas renonce à organiser des “cérémonies humiliantes” à chaque libération.Le Hamas s’était dit prêt la semaine dernière à remettre à Israël tous les otages restant à Gaza “en une seule fois” durant la deuxième phase.- “Restrictions” pour le ramadan -Mais cette étape s’annonce particulièrement délicate. Israël exige que Gaza soit complètement démilitarisée et le Hamas éliminé, tandis que le mouvement palestinien, qui dirige le territoire depuis 2007, insiste pour y rester. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est en outre sous la pression de ses alliés d’extrême droite au sein de la coalition gouvernementale, qui s’opposent à la fin de la guerre. La deuxième étape de la trêve est censée coïncider avec le début du ramadan, le mois du jeûne musulman durant lequel les tensions entre Palestiniens et Israéliens tendent à s’exacerber, notamment sur l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam situé à Jérusalem-Est, dans un secteur annexé par Israël.Des centaines de milliers de Palestiniens viennent prier pendant le ramadan sur cette esplanade, où le moindre incident peut vite dégénérer en affrontements.L’accès à l’esplanade des Mosquées sera soumis aux “restrictions habituelles” de sécurité, a indiqué jeudi le gouvernement israélien.L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité. L’offensive israélienne menée en représailles dans la bande de Gaza a fait au moins 48.319 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Le Hamas appelle à “faire pression” sur Israël pour prolonger la trêve à Gaza
Le Hamas a appelé vendredi la communauté internationale à “faire pression” sur Israël pour qu’il prolonge le fragile cessez-le-feu dans la bande de Gaza, au moment où les médiateurs réunis au Caire doivent poursuivre leurs pourparlers.La première phase de la trêve, qui a fait taire les armes depuis le 19 janvier, doit en principe prendre fin samedi sans que les termes de la deuxième étape, qui prévoit la fin définitive de la guerre, aient été négociés.Après des semaines de blocage, Israël a envoyé jeudi ses négociateurs au Caire, où ont commencé, selon le gouvernement égyptien, des “discussions intenses pour examiner les prochaines étapes de l’accord de trêve”.Ces discussions impliquent des délégations d’Israël et du Qatar, avec la participation de représentants américains, selon Le Caire.Le mouvement islamiste palestinien a appelé vendredi la communauté internationale “à faire pression” sur Israël pour faire commencer la deuxième phase de l’accord, “sans délai ni tergiversation”. Le Hamas avait rendu à Israël pendant la nuit de mercredi à jeudi les dépouilles de quatre otages en échange de la libération de 643 prisonniers palestiniens, lors du dernier échange prévu durant la première phase de l’accord.- “Pas d’autre choix” -Vendredi, des dizaines d’Israéliens se sont rassemblés dans le stade Bloomfield de Tel-Aviv pour assister à une cérémonie en hommage à l’un de ces otages, Tsachi Idan, âgé de 49 ans, supporter du club de football Hapoel Tel-Aviv, avant ses funérailles.Le Hamas avait également rendu, en privé, les corps de Ohad Yahalomi, un Franco-Israélien de 49 ans, Itzik Elgarat, un Dano-Israélien de 68 ans et Shlomo Mansour, 85 ans.Tous les quatre avaient été enlevés dans des kibboutz proches de la bande de Gaza le jour de l’attaque sanglante menée par le Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023.Au total, 33 otages ont été rendus à Israël depuis le 19 janvier, dont huit décédés. Quelque 1.700 Palestiniens ont été libérés des prisons israéliennes sur un total prévu de 1.900.Sur 251 personnes enlevées le jour de l’attaque, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 ont été déclarés mortes par l’armée israélienne. Les 24 autres sont tous des hommes, la plupart âgés de moins de 30 ans.Ces derniers otages doivent être rendus à Israël pendant la deuxième phase du cessez-le-feu, au cours de laquelle l’armée israélienne doit se retirer complètement de Gaza.Une troisième phase devrait être consacrée à la reconstruction du territoire en ruines, un chantier gigantesque estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.A l’issue de l’échange de jeudi, le Hamas a estimé qu’Israël n’avait désormais “pas d’autre choix” que d’entamer des négociations sur la suite du cessez-le-feu.Le 22 février, Israël avait suspendu la sortie de prison de quelque 600 détenus alors prévue en échange du retour de six otages, exigeant que le Hamas renonce à organiser des “cérémonies humiliantes” à chaque libération.Le Hamas s’était dit prêt la semaine dernière à remettre à Israël tous les otages restant à Gaza “en une seule fois” durant la deuxième phase.- “Restrictions” pour le ramadan -Mais cette étape s’annonce particulièrement délicate. Israël exige que Gaza soit complètement démilitarisée et le Hamas éliminé, tandis que le mouvement palestinien, qui dirige le territoire depuis 2007, insiste pour y rester. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est en outre sous la pression de ses alliés d’extrême droite au sein de la coalition gouvernementale, qui s’opposent à la fin de la guerre. La deuxième étape de la trêve est censée coïncider avec le début du ramadan, le mois du jeûne musulman durant lequel les tensions entre Palestiniens et Israéliens tendent à s’exacerber, notamment sur l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam situé à Jérusalem-Est, dans un secteur annexé par Israël.Des centaines de milliers de Palestiniens viennent prier pendant le ramadan sur cette esplanade, où le moindre incident peut vite dégénérer en affrontements.L’accès à l’esplanade des Mosquées sera soumis aux “restrictions habituelles” de sécurité, a indiqué jeudi le gouvernement israélien.L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité. L’offensive israélienne menée en représailles dans la bande de Gaza a fait au moins 48.319 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Nigeria: à Lagos, les habitants démunis face à la flambée des loyers
“Je prévois de déménager”, confie Bartholomew Idowu, un salarié du secteur des transports à Lagos au Nigeria dont le loyer a augmenté de près d’un tiers avec l’inflation, bien qu’il ne sache pas encore où aller avec ses enfants.Depuis plusieurs mois, de nombreux Nigérians vivant comme ce père de famille dans la capitale économique du Nigeria sont contraints de quitter leur logement face à la hausse constante des loyers dû à une inflation galopante.M. Idowu a vu le prix du loyer de son appartement augmenté récemment de 28%, passant de 350.000 nairas (222 euros) par an à 450.000 nairas (286 euros), une somme importante dans le pays où le PIB par habitant est de 835 dollars (795 euros).La fin des subventions des carburants et du contrôle des devises, décidée par le président Bola Tinubu à son arrivée à la tête du Nigeria en mai 2023, a entraîné une hausse du coût de la vie dans le pays le plus peuplé d’Afrique, qui n’a pas épargné le marché de l’immobilier.Dans la mégalopole de Lagos – 20 millions d’habitants -, où résident les acteurs et bénéficiaires de la richesse pétrolière, une classe moyenne et des millions de travailleurs pauvres de l’économie informelle, les loyers augmentent aussi bien pour les îles riches de Lagos que pour le “Mainland” (les quartiers situés sur le contient) plus pauvre.L’inflation annuelle au Nigeria est tombé à 24,48% en janvier 2025, contre 34,80% en décembre, selon les chiffres du bureau national des statistiques. Mais cette baisse soulage très peu les Nigérians confrontés au quotidien aux effets de la crise économique qui touche le pays. – Changer d’école -“Je vais probablement devoir trouver un moyen pour supplier mon propriétaire”, a déclaré Yemisi Odusanya, autrice de livres de cuisine et blogueuse culinaire de 40 ans.Après avoir donné naissance à des jumeaux l’année dernière, elle doute de pouvoir trouver une meilleure offre ailleurs pour sa famille de sept personnes, même si son propriétaire dans le quartier de Lekki a augmenté son loyer de 120%.Les avocats affirment que les hausses de loyer ne peuvent pas être imposées unilatéralement, mais doivent être négociées entre les parties.Cependant, les lois sont rarement appliquées sans la menace d’un procès, a déclaré à l’AFP l’avocat Valerian Nwadike, soulignant une augmentation des conflits entre locataires et propriétaires au cours de l’année écoulée.Jimoh Saheed, coach sportif, a quitté son studio à Ikoyi, l’un des quartiers les plus riches de Lagos, après que son propriétaire a doublé le loyer, le faisant passer à 2,5 millions de nairas par an, il y a un an et demi.En déménageant dans un quartier populaire, il s’est éloigné de ses clients, et ses deux enfants ont dû changer d’école.Fin 2024, son nouveau propriétaire a augmenté le prix de son loyer de 25%.- Environnement réglementaire complexe -“Cela m’affecte émotionnellement, mentalement et même physiquement”, a confié l’homme de 39 ans, dont les revenus n’ont pas suivi l’inflation, malgré une charge de travail accrue selon lui.Il existe également des problèmes structurels à Lagos avec des taux d’intérêt élevés, des prêts hypothécaires inaccessibles pour la plupart, un environnement réglementaire complexe pour les promoteurs, note Babatunde Akinpelu, un analyste spécialisé dans le logement.Lagos abrite aussi une part disproportionnée des emplois du Nigeria, ce qui entraîne un flux constant de personnes qui y arrivent.Même si les grues et les chantiers de construction se multiplient à travers la ville, de nombreux nouveaux projets sont destinés au marché haut de gamme.D’où un marché immobilier biaisé, où l’augmentation de l’offre dans le secteur de luxe ne se répercute pas sur le reste du stock de logements, explique l’économiste Steve Onyeiwu.L’amélioration des transports publics, comme la nouvelle ligne de chemin de fer reliant Lagos à Ibadan, pourrait alléger la pression, mais pour l’instant, il y a un “effet boule de neige” sur les prix qui augmentent, indique un directeur de Island Shoreline, une société de gestion immobilière, qui souhaite garder l’anonymat. “Un bon logement est essentiel pour chaque individu. Pas seulement pour les riches”, rappelle de son côté Ismail Oriyomi Akinola, un agent immobilier à Lagos.
La foi afro-brésilienne fêtée au carnaval, mais discriminée au quotidien
Dans les ateliers d’une école de samba, Leandro Vieira surveille les préparatifs de son défilé pour le carnaval de Rio de Janeiro, qui va exalter la richesse spirituelle du candomblé, l’une des principales religions afro-brésiliennes. À quelques kilomètres de là, non loin du célèbre stade Maracana, Fernanda Marques Franco dos Anjos, prêtresse d’umbanda, un autre culte afro-brésilien, fond en larmes face aux décombres de son temple, ou “terreiro”.Ventilateurs arrachés, équipements volés, objets sacrés détruits. Sur le sol, près de ce qu’il reste d’une image d’Oxum, la déesse de l’amour, les vandales ont laissé une bible.Oxum et d’autres orishas, divinités d’origine africaine, seront honorées par la plupart des douze écoles de samba qui défileront de dimanche à mardi dans l’enceinte du légendaire sambodrome.Des dizaines de milliers de spectateurs vont admirer cette représentation des mythes et rituels qui se sont développés au long des derniers siècles au Brésil avec l’arrivée de cinq millions d’esclaves venus d’Afrique.”Le défilé des écoles de samba est un patrimoine artistique d’une valeur incalculable, vendu dans le monde entier comme une marque de fabrique de la culture brésilienne, mais les religions d’origine africaine n’en sont pas moins discriminées”, dit à l’AFP Leandro Vieira, 41 ans, directeur artistique de l’école Imperatriz Leopoldinense. Ce paradoxe “montre que la société brésilienne a du mal à comprendre l’apport esthétique, artistique et social de la culture noire”, déplore-t-il.- Diabolisation -“Les gens acceptent le carnaval, qui est magnifique, mais nous, nous souffrons de nombreux préjugés”, s’indigne Fernanda Marques Franco dos Anjos, dite “mère Fernanda”, 42 ans, avocate et responsable du “terreiro” Caboclo Pena Dourado. “C’est notre réalité au quotidien: on nous fait taire, on nous détruit.”Selon les dernières données disponibles, celles du recensement de 2010, près de 600.000 Brésiliens se disent adeptes de religions d’origine africaine. Les actes portant atteinte à la liberté religieuse ont augmenté de 81% au Brésil l’an dernier par rapport à 2023, une hausse croissante ces dernières années, d’après les chiffres officiels. Les fidèles d’umbanda et de candomblé voient leurs cultes souvent associés à tort à de la sorcellerie ou au satanisme, et résumés par le terme péjoratif “macumba”. Ils ont été victimes de trois fois plus d’agressions d’une année sur l’autre.L’Observatoire des libertés religieuses (OLR), un réseau indépendant de chercheurs, a présenté en 2023 à l’ONU un rapport faisant état de “terreiros” incendiés, de responsables religieux menacés et de fidèles ayant perdu leur emploi en raison de leurs croyances.”Tu ne peux pas t’afficher sur LinkedIn (en tant qu’adepte d’une religion afro-brésilienne) ni arborer un collier de protection sur Instagram, ça risque de te coûter ton boulot”, confirme Isabella Menezes Antas, 41 ans, prêtresse du “terreiro” Academia de Umbanda, dans le centre-ville de Rio.- Racisme -“Les religions afro-brésiliennes ont toujours été victimes de violence”, explique Christina Vital, sociologue de l’Université fédérale Fluminense.”Son importance artistique et culturelle est reconnue, mais ce n’est pas suffisant face au racisme et à l’intolérance structurelles”, affirme-t-elle.Maria Eduarda Oliveira, coiffeuse de 24 ans, se souvient d’avoir été traitée de “guenon de la macumba” à l’école.”Cela m’a ébranlée, mais comme j’ai été bien éduquée pour revendiquer ma négritude et mon histoire, j’ai pu aller de l’avant”, confie-t-elle, en déposant dans l’océan sur la plage d’Ipanema une offrande à Iemanja, la déesse de la mer.Ces préjugés touchent même des célébrités comme la popstar Anitta, qui a perdu 300.000 abonnés sur les réseaux sociaux après avoir révélé être une adepte du candomblé.- “Résistance” -Ivanir dos Santos, professeur d’université et membre de l’OLR, attribue cette discrimination “à l’expansion politique de groupes évangéliques” et de “chrétiens intégristes” ayant pour but d'”étouffer” l’héritage spirituel africain au Brésil.Près d’un tiers des Brésiliens sont de confession évangélique, et cette population ne cesse d’augmenter.Dans les favelas et autres quartiers pauvres, les responsables religieux et adeptes de cultes afro-brésiliens sont persécutés par des factions criminelles qui sèment la terreur dans ces territoires et cherchent à y imposer les religions chrétiennes, selon le rapport de l’OLR.”Les gens doivent respecter le droit de chacun à suivre sa religion”, déclarait récemment Anielle Franco, ministre de l’Egalité raciale, qui a mis en place un service de dénonciations anonymes et des programmes de prévention et d’éducation contre l’intolérance religieuse.”Nos ancêtres ont survécu à l’esclavage, et nous continuerons à survivre malgré cette violence”, jure Ivanir dos Santos, invoquant l’esprit de “résistance”.




