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Deneuve dédie les 50e César à l’Ukraine, l’ancien sans-papiers Abou Sangare primé

Catherine Deneuve a dédié “à l’Ukraine” la 50e cérémonie des César qu’elle préside vendredi, et qui a déjà sacré deux non-professionnels, un ancien sans-papiers guinéen, Abou Sangare, et une étudiante en agriculture, Maiwène Barthelemy, comme révélations.”Je déclare ouverte la 50e cérémonie des César et je la dédie à l’Ukraine” a lancé à 81 ans la reine du cinéma tricolore sur la scène de l’Olympia, à Paris.L’Académie doit encore remettre ses prix les plus attendus, des meilleurs acteurs et actrices, ainsi que de la meilleure réalisation et du meilleur film.Deux grands succès populaires, “Le Comte de Monte-Cristo”, qui a déjà obtenu le César du meilleur costume et celui du meilleur décor, et “L’Amour ouf”, sont en lice, aux côtés de la comédie musicale “Emilia Perez” de Jacques Audiard, qui a obtenu la meilleure adaptation et le meilleur son, pour succéder à “Anatomie d’une chute”, grand vainqueur de l’an dernier.En attendant, des challengers ont été mis en lumière. “L’histoire de Souleymane”, qui raconte l’histoire d’un Guinéen qui survit à Paris comme livreur à vélo. Le film a reçu les prix du meilleur scénario original et du meilleur second rôle féminin (Nina Meurisse) mais a surtout valu à son acteur Abou Sangare, lui-même ancien sans-papiers guinéen régularisé après le succès du film, la meilleure révélation masculine.Après être arrivé en France, “je n’avais presque plus de vie, je vivais parmi les hommes, comme ça, je ne me considérais plus comme un être humain”, a lancé le jeune homme de 23 ans sur la scène de l’Olympia. “Merci pour votre intégration au sein de l’humanité”, a-t-il lancé à l’équipe du film et à l’Académie des César.Côté féminin, c’est une étudiante en BTS agricole à Vesoul, Maiwène Barthelemy, qui l’a emporté pour son tout premier rôle au cinéma, dans “Vingt Dieux”, et s’est dite “fière de représenter” le métier d’agriculteur.- Succès populaires -Les César ont de quoi cette année renouer avec le grand public et les films plus populaires. Même si le plus grand succès de l’année, “Un p’tit truc en plus” d’Artus (10,8 millions d’entrées en France), nommé pour le meilleur premier film, repart bredouille.À eux deux, “Le Comte de Monte-Cristo” et “L’Amour ouf” cumulent plus de 14 millions d’entrées en France et symbolisent ce cinéma français ambitieux qui a su attirer à nouveau les jeunes et les spectateurs occasionnels. La comédie sociale “En Fanfare”, avec Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin, pourrait également être distinguée.Quel destin pour l’autre long-métrage donné favori jusqu’à ces dernières semaines, “Emilia Perez” de Jacques Audiard? Cette comédie musicale en espagnol sur la transition de genre d’un narcotrafiquant mexicain, à laquelle tout réussissait depuis sa présentation à Cannes, vit désormais un chemin de croix, entre une polémique au Mexique sur la façon dont le film représente la violence liée au narcotrafic et d’anciens messages racistes de l’actrice principale, elle aussi trans, Karla Sofia Gascón, sur les réseaux sociaux.Depuis, la campagne d'”Emilia Perez” pour les Oscars aux États-Unis est plombée. Et quel sera l’impact sur les 4.951 votants des César, qui s’expriment à bulletins secrets? Si Karla Sofia Gascón, présente vendredi aux César, semble hors jeu, sa co-star hollywoodienne Zoe Saldaña pourrait encore arracher le prix de la meilleure actrice. Une première dans l’histoire des César pour une actrice américaine. Comme chaque année, les enjeux politiques du moment, des coupes budgétaires dans la culture au bras de fer avec Canal+ (groupe Bolloré) sur le financement du cinéma français, planent au-dessus de la cérémonie, à laquelle assiste la ministre de la Culture Rachida Dati.

“Un accord ou nous vous laissons tomber”: comment tout a dérapé entre Trump et Zelensky

Le vice-président JD Vance allume la mèche, Donald Trump embraie et s’emporte, Volodymyr Zelensky peine à en placer une: la visite du président ukrainien à la Maison Blanche a tourné vendredi à l’empoignade.Tout n’avait pourtant pas si mal commencé.Le président américain, qui n’a de cesse de vanter sa proximité avec son homologue russe Vladimir Poutine, sort à la rencontre du chef d’Etat ukrainien, lui serre la main avant de l’entraîner à l’intérieur.Il fait même une blague sur la désormais célèbre tenue aux accents militaires de son invité: “Il s’est fait très élégant”, lance aux journalistes Donald Trump, qui est lui, bien sûr, en costume et cravate.Dans le Bureau ovale, devant la presse, le président ukrainien explique un peu plus tard qu’il remettra un costume de ville une fois la guerre finie, et Donald Trump lance même: “J’aime bien sa tenue”.Le président américain appelle l’Ukraine à accepter “des compromis”. Volodymyr Zelensky plaide à l’inverse pour ne faire aucune concession au président russe, ce “tueur”, montre des photos du conflit destinées à émouvoir son hôte. Jusque-là, une certaine tension mais sans débordement.- “Propagande” -Puis le ton monte, d’un coup. Et ce n’est pas le fait de Donald Trump mais de JD Vance, assis sur un canapé, et qui a récemment sidéré l’Europe avec un discours d’une dureté inédite à Munich (Allemagne).Le vice-président appelle à miser sur la “diplomatie” pour mettre fin à la guerre déclenchée il y a trois ans par l’invasion de la Russie.Volodymyr Zelensky, aussi calmement qu’il le peut, exprime son désaccord et fait valoir que Vladimir Poutine, après avoir annexé la Crimée en 2014, n’avait ensuite jamais tenu parole concernant l’Ukraine.L’exposé hérisse JD Vance. Il accuse le président ukrainien de “manquer de respect” à Washington.Puis le vice-président, froidement, reproche à Volodymyr Zelensky de “forcer des conscrits” à aller se battre.Le chef d’Etat ukrainien se tend. “Avez-vous déjà été en Ukraine?”, demande-t-il. JD Vance réplique qu’il ne fera certainement pas une visite “de propagande”.Volodymyr Zelensky, bousculé, essaie de se défendre. Il prédit que les Etats-Unis, bien que séparés de l’Europe par un océan, finiront bien par “sentir” les effets de la guerre.Et c’est là que Donald Trump s’emporte. “Ne nous dites pas ce que nous allons sentir”, lance-t-il.Le chef d’Etat de la première puissance mondiale gesticule, sa voix ne cesse de gonfler. Volodymyr Zelensky se tient raide dans son fauteuil, pieds plantés dans le sol, les bras croisés. A un moment il se détourne brièvement, l’air incrédule, comme s’il cherchait à se contenir.- “Un grand moment de télévision” -Sur le visage de l’ambassadrice ukrainienne aux Etats-Unis, la consternation gagne. On la voit baisser la tête et porter la main à ses yeux.”Vous vous êtes mis dans une très mauvaise position. Vous n’avez pas les cartes en main (…). Vous jouez avec la troisième guerre mondiale et ce que vous faites est très irrespectueux envers notre pays”, assène le président américain.L’échange se poursuit, pendant une poignée de minutes, devant des journalistes médusés.Donald Trump, de plus en plus énervé, qui va jusqu’à poser la main sur l’épaule de Volodymyr Zelensky pour le pousser, et JD Vance, absolument calme, rivalisent d’attaques.”Avez-vous seulement dit merci?”, intervient le vice-président.Le président ukrainien peine à se faire entendre. Quand Donald Trump assure que sans aide militaire américaine la guerre serait finie “en deux semaines”, le chef d’Etat ukrainien, que l’on sent excédé, lance cette pique: “En trois jours. C’est ce que j’ai entendu de Poutine.”Le président américain porte le coup final en menaçant son invité: “Concluez un accord ou nous vous laissons tomber”.Il met fin à la réunion, au moins dans sa partie publique, en renvoyant la presse du Bureau ovale.De cet échange, dont il est immédiatement évident qu’il marquera l’histoire des relations internationales, Donald Trump dit alors: “Je pense que nous en avons vu assez. Cela va faire un grand moment de télévision.”

C8 et NRJ12 disparaissent de la TNT

Les chaînes C8 et NRJ12, au terme de vingt ans sur la télévision numérique terrestre (TNT), s’éteignent vendredi soir, après une décision inédite du régulateur de l’audiovisuel, devenue enjeu politique pour la droite et l’extrême droite au nom de la liberté d’expression.Les fréquences sur la TNT de C8 et NRJ12 n’ont pas été renouvelées par l’Arcom, régulateur indépendant.Pour leur dernière vendredi, les deux chaînes rediffusaient leurs grands moments. On a pu voir Emmanuel Macron parler au téléphone en direct avec Cyril Hanouna sur C8 (qui s’est appelé Direct 8 puis D8), ou Nabilla dans “20 ans de grandes émotions” sur NRJ12.À partir de minuit samedi, des messages seront diffusés sur ces canaux 8 et 12, indiquant qu'”un nouveau programme sera proposé” ultérieurement.D’autres chaînes nationales ont cessé d’émettre dans le passé en France, comme TV6 et La Cinq, mais principalement pour des raisons économiques.L’arrêt de C8, propriété du groupe Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, a pris un tournant politique.- “Censure politique” -Marine Le Pen (RN) dénonçait sur X mercredi une “censure politique, sous la pression d’une extrême gauche aux relents totalitaires affirmés et les soupçons de plus en plus lourds d’interférence du pouvoir et de ses relais administratifs”.Comme d’autres, Laurent Wauquiez (LR) a sonné la charge contre l’Arcom, “un organisme administratif qui n’a pas de légitimité démocratique”. “Il y a un arrière-plan idéologique” derrière la coupure de fréquence de C8, selon lui.”Je souhaite supprimer l’Arcom, comme ces centaines d’organismes qui sont coûteux”, affirmait vendredi matin sur RMC Story le député UDR Éric Ciotti.Emmanuel Macron a dû, le week-end dernier, descendre dans l’arène pour expliquer que ce n’est “pas une décision politique”. Les fréquences de la TNT sont une “occupation du domaine public” et il est “donc normal qu’il y ait une autorisation”, “sous le contrôle des juges”, a souligné le chef de l’Etat.Des élus régulièrement pris pour cible sur l’antenne se sont félicités vendredi de l’arrêt de la chaîne.”Le départ de C8 du domaine public est une victoire. La chaîne de l’émission de Cyril Hanouna, relayant fake news, propos sexistes, homophobes, racistes ne pouvait plus émettre”, a écrit la députée écologiste Sophie Taillé-Polian.”On souhaite à [Cyril Hanouna] de bien respecter la convention Arcom de W9″, où il sera à partir de septembre, a ironisé le député LFI Aurélien Saintoul.C8 a cumulé 7,6 millions d’euros d’amende en raison des dérapages de Cyril Hanouna, aux manettes de l’émission quotidienne “Touche pas à mon poste” (TPMP). C’est l’une des motivations mises en avant par l’Arcom, qu’a validées le Conseil d’Etat le 19 février.D’après la chaîne, pour sa dernière jeudi soir, TPMP a battu un “record historique” en réunissant près de 3,7 millions de téléspectateurs, soit 18,4% de part d’audience, sur sa tranche la plus regardée, selon les chiffres de Médiamétrie.Et, avec une part d’audience de 3,1%, C8 a été la sixième chaîne de France en janvier, selon Médiamétrie. Quelque 400 emplois sont touchés par son arrêt, d’après ses dirigeants.Cyril Hanouna va rebondir à partir de septembre dans le groupe M6, pour un talk-show en avant-soirée sur la chaîne gratuite de la TNT W9 et une émission sur Fun Radio l’après-midi.- “Jeteurs de sort” -Concernant NRJ12, le régulateur de l’audiovisuel a relevé des “engagements de diffusion de programmes inédits” insuffisants et des “prévisions de croissance des recettes publicitaires” trop optimistes.Sur cette chaîne à faible audience, une centaine d’emplois seraient menacés. NRJ Group a indiqué jeudi “envisager la mise en oeuvre d’un plan de sauvegarde de l’emploi”, sans le chiffrer.”Cette sympathique chaîne n’a pas démérité”, a déploré vendredi sur X un ancien dirigeant du groupe, Max Guazzini. Selon lui, son arrêt “sert à justifier la suppression de C8”.D’après Jean-Paul Baudecroux, fondateur et PDG du groupe, son pôle TV se trouve fragilisé et “la cession de Chérie 25”, qui en fait partie, est “une question qui va se poser”, a-t-il affirmé au Figaro.C8 et NRJ12 pourraient en théorie perdurer sur câble, satellite ou internet, mais les ressources publicitaires y sont nettement moindres.Sur la TNT, elles vont être remplacées par T18, qui sera lancée en juin par le groupe CMI France du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, et par OFTV en septembre par le groupe Ouest-France.

Trump sabre l’aide étrangère, provoque colère et inquiétudes

Le gel de l’aide américaine à l’étranger devait durer 90 jours, le temps d’un réexamen complet. Ce dernier n’aura finalement pris qu’un petit mois.En annonçant cette semaine des coupes budgétaires drastiques dans l’aide américaine humanitaire et au développement, l’administration Trump a provoqué un séisme dans les milieux humanitaires aux conséquences potentiellement désastreuses pour des millions de personnes.Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’en est ému vendredi mettant en garde le gouvernement américain sur les effets “dévastateurs” des “coupes claires” dans les budgets d’aide humanitaire, affirmant qu’elles allaient “à l’encontre des intérêts” des Etats-Unis.”Je tiens à exprimer ma profonde inquiétude concernant les informations reçues au cours des dernières 48 heures par les agences des Nations unies – ainsi que par de nombreuses ONG humanitaires et de développement – au sujet des coupes claires opérées par les Etats-Unis dans leur financement”, a-t-il dit.- “Gâchis” -L’administration Trump a annoncé mercredi tailler massivement dans l’aide internationale américaine, notamment par la suppression de 92% des financements de programmes à l’étranger de l’agence américaine de développement, l’USAID, se targuant de “faire économiser près de 60 milliards de dollars aux contribuables”.Les Etats-Unis étaient jusque-là, et de très loin, le plus important donateur d’aide humanitaire et au développement dans le monde.Donald Trump a signé un décret le 20 janvier, dès son retour à la Maison Blanche, ordonnant un gel de l’aide étrangère américaine pour 90 jours, le temps d’un réexamen complet afin d’évaluer sa conformité avec la politique qu’il entend mener, notamment contre les programmes favorisant l’avortement, le planning familial ou encore prônant la diversité et l’inclusion.Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait très vite annoncé des exemptions pour l’Egypte, Israël et l’aide humanitaire vitale.Mais, depuis, l’administration Trump, qui dit vouloir lutter contre le “gâchis”, a démantelé l’USAID et annoncé ces coupes massives, faisant dire à certains responsables qu’il n’a jamais été question d’un examen sérieux de ces programmes.”Ces actions sont contraires à la loi, coûteuses, inefficaces et nuisent à la sécurité nationale des Etats-Unis”, ont déploré des sénateurs démocrates dans une lettre adressée jeudi à Marco Rubio, sommé de venir s’expliquer devant le Congrès.- Avis de résiliation -L’International Rescue Committee, qui s’occupe notamment de programmes en faveur des réfugiés, a déploré que l’arrêt de ces subventions constituait “un coup dévastateur pour (ses) clients”.”Ces personnes dépendent des services financés par les Etats-Unis pour survivre”, a écrit David Miliband, à la tête de l’IRC, dans un communiqué, en soulignant que l’organisation a vu 39 de ses programmes d’aide résiliés.Il a évoqué un impact “pour le Soudan, le Yémen et la Syrie, qui abritent des millions de civils innocents victimes de la guerre et de catastrophes”.Ces coupes se font déjà sentir dans le monde entier: l’ONG française Action contre la Faim a annoncé vendredi devoir mettre un terme à 50 projets dans 20 pays. En début d’année, les financements américains représentaient “plus de 30%” de son financement global, a précisé l’ONG dans un communiqué.De son côté, l’agence de l’ONU pour les enfants (Unicef) dit examiner l’impact que va avoir l’arrêt de l’essentiel de l’aide humanitaire américaine, soulignant que des millions d’enfants sont déjà affectés, notamment à Haïti.”Nous avons reçu des avis de résiliation pour les subventions à l’Unicef, qui concernent des programmes tant humanitaire que de développement”, a indiqué James Elder, porte-parole de l’organisation lors d’un point de presse. Plus d’un demi-million de personnes supplémentaires pourraient mourir du sida si les fonds américains étaient coupés durant dix ans, a alerté pour sa part la chercheuse Linda-Gail Bekker, directrice de la Fondation Desmond Tutu, prédisant “un immense désastre” lors d’une visioconférence organisée avec d’autres ONG jeudi.Pour Atul Gawande, un ancien responsable à l’USAID, “vous ne pouvez pas juste tout arrêter d’un coup comme ça”.”Vous devez être en mesure de permettre une transition en douceur, sinon des personnes seront blessées, des organisations ne seront jamais autorisées à retourner dans ces pays, des lois seront violées”, s’est-il inquiété lors d’un échange vendredi avec des journalistes.

Le pape victime d’une “crise” respiratoire, pronostic toujours “réservé”

Le pape François, hospitalisé pour une pneumonie aux deux poumons depuis deux semaines, a connu vendredi une “crise” respiratoire “isolée” et a bénéficié d’une assistance en oxygène à laquelle il a bien répondu, mais son pronostic vital reste “réservé”, a indiqué le Vatican.François, 88 ans, a été admis à l’hôpital Gemelli de Rome le 14 février pour une bronchite, mais celle-ci a évolué en double pneumonie et l’état du chef des 1,4 milliard de catholiques ne cesse de préoccuper.Son “cadre clinique” est actualisé chaque jour par les médecins qui ont fait état depuis son entrée au Gemelli d’une amélioration régulière – certes légère et lente – de ses constantes, faisant penser que le souverain pontife allait surmonter cette épreuve.Mais le bref bulletin médical publié vendredi soir semblait au contraire indiquer que Jorge Bergoglio n’est pas tiré d’affaire.”En début d’après-midi, après une matinée consacrée à la kinésithérapie respiratoire et à la prière dans la chapelle” de l’hôpital romain, “le Saint-Père a présenté une crise isolée de broncospasme qui a entraîné un épisode de vomissement avec inhalation et une soudaine aggravation de son état respiratoire”, a indiqué le Vatican dans un communiqué.François a immédiatement reçu une assistance “non invasive” (par masque à oxygène) à laquelle il a bien répondu et est demeuré en permanence “alerte et orienté” dans l’espace et le temps, souligne le communiqué.Le pronostic vital de l’octogénaire reste ainsi “réservé”, a-t-il ajouté. Selon une source vaticane, “les médecins ont besoin de 24 à 48 heures pour évaluer l’impact de cette crise sur le cadre clinique général”. “Le pape garde toutefois le moral”, a ajouté cette source. Ce bulletin ravive les inquiétudes des fidèles qui suivent depuis plus de deux semaines les informations sur la santé du pape et se fondent sur les bulletins, publiés chaque soir, qui jusqu’à présent allaient dans le sens d’une rémission du pape.Plus tôt dans la journée, une source vaticane indiquait que François s’était “levé”, avait “pris son petit-déjeuner et lu les journaux” après une nuit de repos.La veille, jeudi soir, le Vatican rapportait pour la deuxième journée de suite une embellie, en assurant que son état continuait de “s’améliorer” même si les médecins continuaient de rester prudents sur l’évolution.Vendredi soir, le pronostic des soignants demeurait “réservé”.- Un pape fragile -Quoi qu’il arrive, François ne sera pas en mesure de présider le 5 mars les célébrations du mercredi des Cendres, marquant le début du Carême précédant Pâques: il sera remplacé par le cardinal italien Angelo de Donatis, a annoncé vendredi le Vatican.L’hospitalisation du souverain pontife, la quatrième et plus longue depuis 2021, suscite de vives inquiétudes, le pape ayant déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années: il a, entre autres, subi des opérations du côlon et de l’abdomen et connu des difficultés à marcher.En 2021, il avait déjà passé dix jours au Gemelli pour une “colectomie gauche”, une opération lors de laquelle il s’est vu retirer 33 cm de colon.En mars 2023, il a été hospitalisé trois jours pour une bronchite, puis une dizaine de jours en juin 2023 pour une opération d’une hernie abdominale sous anesthésie générale.Ses soucis de santé ont relancé les interrogations autour de sa capacité à assumer ses fonctions. Le droit canonique ne prévoit aucune disposition en cas de problème grave qui altérerait sa lucidité. Ils relancent également les conjectures sur la possible démission de François, qui a cependant dit plusieurs fois que ce moment n’était pas arrivé.Allergique aux vacances, Jorge Bergoglio a tenu à maintenir une cadence effrénée au Vatican malgré les mises en garde de ses médecins et affiche ces dernières années une santé chancelante fragilisée par des alertes à répétition.En surpoids, il souffre de douleurs au genou qui le contraignent à se déplacer en fauteuil roulant depuis 2022.A l’âge de 21 ans, François est passé près de la mort à cause d’une pleurésie, et le lobe supérieur de son poumon droit a dû lui être retiré.Il porte depuis peu un appareil auditif et a également révélé avoir été opéré de la cataracte en 2019.

Le pape victime d’une “crise” respiratoire, pronostic toujours “réservé”

Le pape François, hospitalisé pour une pneumonie aux deux poumons depuis deux semaines, a connu vendredi une “crise” respiratoire “isolée” et a bénéficié d’une assistance en oxygène à laquelle il a bien répondu, mais son pronostic vital reste “réservé”, a indiqué le Vatican.François, 88 ans, a été admis à l’hôpital Gemelli de Rome le 14 février pour une bronchite, mais celle-ci a évolué en double pneumonie et l’état du chef des 1,4 milliard de catholiques ne cesse de préoccuper.Son “cadre clinique” est actualisé chaque jour par les médecins qui ont fait état depuis son entrée au Gemelli d’une amélioration régulière – certes légère et lente – de ses constantes, faisant penser que le souverain pontife allait surmonter cette épreuve.Mais le bref bulletin médical publié vendredi soir semblait au contraire indiquer que Jorge Bergoglio n’est pas tiré d’affaire.”En début d’après-midi, après une matinée consacrée à la kinésithérapie respiratoire et à la prière dans la chapelle” de l’hôpital romain, “le Saint-Père a présenté une crise isolée de broncospasme qui a entraîné un épisode de vomissement avec inhalation et une soudaine aggravation de son état respiratoire”, a indiqué le Vatican dans un communiqué.François a immédiatement reçu une assistance “non invasive” (par masque à oxygène) à laquelle il a bien répondu et est demeuré en permanence “alerte et orienté” dans l’espace et le temps, souligne le communiqué.Le pronostic vital de l’octogénaire reste ainsi “réservé”, a-t-il ajouté. Selon une source vaticane, “les médecins ont besoin de 24 à 48 heures pour évaluer l’impact de cette crise sur le cadre clinique général”. “Le pape garde toutefois le moral”, a ajouté cette source. Ce bulletin ravive les inquiétudes des fidèles qui suivent depuis plus de deux semaines les informations sur la santé du pape et se fondent sur les bulletins, publiés chaque soir, qui jusqu’à présent allaient dans le sens d’une rémission du pape.Plus tôt dans la journée, une source vaticane indiquait que François s’était “levé”, avait “pris son petit-déjeuner et lu les journaux” après une nuit de repos.La veille, jeudi soir, le Vatican rapportait pour la deuxième journée de suite une embellie, en assurant que son état continuait de “s’améliorer” même si les médecins continuaient de rester prudents sur l’évolution.Vendredi soir, le pronostic des soignants demeurait “réservé”.- Un pape fragile -Quoi qu’il arrive, François ne sera pas en mesure de présider le 5 mars les célébrations du mercredi des Cendres, marquant le début du Carême précédant Pâques: il sera remplacé par le cardinal italien Angelo de Donatis, a annoncé vendredi le Vatican.L’hospitalisation du souverain pontife, la quatrième et plus longue depuis 2021, suscite de vives inquiétudes, le pape ayant déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années: il a, entre autres, subi des opérations du côlon et de l’abdomen et connu des difficultés à marcher.En 2021, il avait déjà passé dix jours au Gemelli pour une “colectomie gauche”, une opération lors de laquelle il s’est vu retirer 33 cm de colon.En mars 2023, il a été hospitalisé trois jours pour une bronchite, puis une dizaine de jours en juin 2023 pour une opération d’une hernie abdominale sous anesthésie générale.Ses soucis de santé ont relancé les interrogations autour de sa capacité à assumer ses fonctions. Le droit canonique ne prévoit aucune disposition en cas de problème grave qui altérerait sa lucidité. Ils relancent également les conjectures sur la possible démission de François, qui a cependant dit plusieurs fois que ce moment n’était pas arrivé.Allergique aux vacances, Jorge Bergoglio a tenu à maintenir une cadence effrénée au Vatican malgré les mises en garde de ses médecins et affiche ces dernières années une santé chancelante fragilisée par des alertes à répétition.En surpoids, il souffre de douleurs au genou qui le contraignent à se déplacer en fauteuil roulant depuis 2022.A l’âge de 21 ans, François est passé près de la mort à cause d’une pleurésie, et le lobe supérieur de son poumon droit a dû lui être retiré.Il porte depuis peu un appareil auditif et a également révélé avoir été opéré de la cataracte en 2019.