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Les alliés de l’Ukraine font bloc derrière Zelensky, malmené par Trump

Les alliés européens de l’Ukraine, qui se réunissent dimanche à Londres, font bloc derrière le président Volodymyr Zelensky, chassé de la Maison Blanche par un Donald Trump furieux qui a menacé de le “laisser tomber” s’il ne faisait pas la paix avec la Russie.Abasourdis par la spectaculaire altercation vendredi dans le Bureau ovale, qui a entraîné le départ prématuré de M. Zelensky de la Maison Blanche sans signer l’accord sur les minerais pour lequel il était venu, la plupart des dirigeants européens se sont empressés de défendre le président ukrainien.Une quinzaine d’entre eux doivent se retrouver à Londres dimanche pour un sommet consacré à la sécurité européenne et à l’Ukraine. Lors d’une conversation avec M. Zelensky, invité à cette réunion, le Premier ministre britannique Keir Starmer l’a assuré de son “soutien indéfectible”.D’après Downing Street, le sommet de Londres s’inscrit “dans la continuité” de celui qui s’est tenu à Paris mi-février, et se concentrera sur “le renforcement de la position de l’Ukraine aujourd’hui, y compris un soutien militaire continu et une pression économique accrue sur la Russie”.Les participants discuteront également de “la nécessité pour l’Europe de jouer son rôle en matière de défense”, face au risque de retrait du parapluie militaire et nucléaire américain.Le président français Emmanuel Macron s’est dit prêt à “ouvrir la discussion” sur une éventuelle future dissuasion nucléaire européenne, après une demande en ce sens du futur chancelier allemand Friedrich Merz.- Dissuasion nucléaire européenne -M. Merz juge nécessaire que l’Europe se prépare “au pire scénario” d’une Otan lâchée par Washington. Il souhaite une discussion “sur la question de savoir si nous ne pourrions pas bénéficier du partage nucléaire, au moins de la sécurité nucléaire” que la France et le Royaume-Uni, dotés de l’arme atomique, pourraient apporter.L’Ukraine et l’Europe suivent avec inquiétude le rapprochement entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, qui se sont longuement parlé le 12 février. Moscou et Washington ont lancé, sans inviter l’Ukraine ni les Européens, des négociations bilatérales pour mettre fin à la guerre, dont le président américain refuse de considérer Moscou comme responsable.Des craintes qui ne sont pas près de s’apaiser après l’altercation hallucinante de vendredi dans le Bureau ovale, devant les caméras du monde entier.Pendant de longues minutes, Donald Trump a reproché à Volodymyr Zelensky de “s’être mis en très mauvaise posture” et lui a lancé qu’il “n’avait pas les cartes en main”. “Vous jouez avec la vie de millions de personnes. Vous jouez avec la troisième guerre mondiale”, a-t-il lâché.Il l’a également menacé: “Concluez un accord ou nous vous laissons tomber”.Visiblement pris de court, le président ukrainien ne s’est pas démonté. “Avez-vous déjà été en Ukraine pour voir nos problèmes?”, a-t-il lancé au vice-président JD Vance, qui venait de lui dire qu’il était “irrespectueux” de sa part de débattre dans le Bureau ovale devant les médias.- Chassé par Trump -M. Trump a ensuite demandé à M. Zelensky de partir, annulant la conférence de presse conjointe et le déjeuner de travail initialement prévus. “Il pourra revenir quand il sera prêt à la paix”, a-t-il écrit plus tard sur son réseau Truth Social. Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a enjoint le dirigeant ukrainien à “s’excuser de nous avoir fait perdre notre temps pour une réunion qui allait se terminer de la sorte”.Interrogé ensuite par Fox News, le président ukrainien a souhaité pouvoir réparer sa relation avec M. Trump. Mais il sera “difficile” pour l’Ukraine de gagner la guerre sans l’aide des Etats-Unis, a-t-il ajouté.La Russie a applaudi l’épisode. “Historique”, a réagi Kirill Dmitriev, le patron du Fonds russe d’investissement direct et un des négociateurs dans les pourparlers russo-américains. “Le porc insolent a finalement reçu une bonne correction dans le Bureau ovale”, s’est réjoui l’ex-président Dmitri Medvedev, actuel numéro deux du Conseil de sécurité russe.Les dirigeants européens invités au sommet de Londres ont vite assuré M. Zelensky de leur soutien après son mauvais moment à la Maison Blanche.”Chers amis ukrainiens, vous n’êtes pas seuls”, a ainsi écrit sur les réseaux sociaux le Premier ministre polonais Donald Tusk. “Une Suède unie est derrière nos amis en Ukraine”, a écrit le Premier ministre suédois Ulf Kristersson, terminant par un “Slava Ukraini!” (“Gloire à l’Ukraine!”).”A Washington, en refusant de plier, Volodymyr Zelensky était l’honneur de l’Europe”, a écrit pour sa part sur X le Premier ministre français, François Bayrou. “Il nous reste à décider ce que nous, Européens, voulons être. Et si nous voulons être, tout court”. “Aujourd’hui, il est devenu clair que le monde libre a besoin d’un nouveau leader. C’est à nous, Européens, de relever ce défi”, a exhorté la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.A Kiev, des Ukrainiens interrogés par l’AFP ont dans l’ensemble salué la détermination de leur président. “Je pense qu’il a pleinement défendu nos intérêts. Il ne nous a pas laissés tomber”, a souligné Roman Shkanov, 32 ans, propriétaire d’une société informatique.Mais Anna Platchkova, une médecin de 26 ans, s’inquiète des conséquences pour l’avenir. “Le soutien américain est très important, car c’est de l’argent, et pour nous, c’est très important (…) Donc, malheureusement, je ne pense pas que ce soit positif pour nous”.

Les alliés de l’Ukraine font bloc derrière Zelensky, malmené par Trump

Les alliés européens de l’Ukraine, qui se réunissent dimanche à Londres, font bloc derrière le président Volodymyr Zelensky, chassé de la Maison Blanche par un Donald Trump furieux qui a menacé de le “laisser tomber” s’il ne faisait pas la paix avec la Russie.Abasourdis par la spectaculaire altercation vendredi dans le Bureau ovale, qui a entraîné le départ prématuré de M. Zelensky de la Maison Blanche sans signer l’accord sur les minerais pour lequel il était venu, la plupart des dirigeants européens se sont empressés de défendre le président ukrainien.Une quinzaine d’entre eux doivent se retrouver à Londres dimanche pour un sommet consacré à la sécurité européenne et à l’Ukraine. Lors d’une conversation avec M. Zelensky, invité à cette réunion, le Premier ministre britannique Keir Starmer l’a assuré de son “soutien indéfectible”.D’après Downing Street, le sommet de Londres s’inscrit “dans la continuité” de celui qui s’est tenu à Paris mi-février, et se concentrera sur “le renforcement de la position de l’Ukraine aujourd’hui, y compris un soutien militaire continu et une pression économique accrue sur la Russie”.Les participants discuteront également de “la nécessité pour l’Europe de jouer son rôle en matière de défense”, face au risque de retrait du parapluie militaire et nucléaire américain.Le président français Emmanuel Macron s’est dit prêt à “ouvrir la discussion” sur une éventuelle future dissuasion nucléaire européenne, après une demande en ce sens du futur chancelier allemand Friedrich Merz.- Dissuasion nucléaire européenne -M. Merz juge nécessaire que l’Europe se prépare “au pire scénario” d’une Otan lâchée par Washington. Il souhaite une discussion “sur la question de savoir si nous ne pourrions pas bénéficier du partage nucléaire, au moins de la sécurité nucléaire” que la France et le Royaume-Uni, dotés de l’arme atomique, pourraient apporter.L’Ukraine et l’Europe suivent avec inquiétude le rapprochement entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, qui se sont longuement parlé le 12 février. Moscou et Washington ont lancé, sans inviter l’Ukraine ni les Européens, des négociations bilatérales pour mettre fin à la guerre, dont le président américain refuse de considérer Moscou comme responsable.Des craintes qui ne sont pas près de s’apaiser après l’altercation hallucinante de vendredi dans le Bureau ovale, devant les caméras du monde entier.Pendant de longues minutes, Donald Trump a reproché à Volodymyr Zelensky de “s’être mis en très mauvaise posture” et lui a lancé qu’il “n’avait pas les cartes en main”. “Vous jouez avec la vie de millions de personnes. Vous jouez avec la troisième guerre mondiale”, a-t-il lâché.Il l’a également menacé: “Concluez un accord ou nous vous laissons tomber”.Visiblement pris de court, le président ukrainien ne s’est pas démonté. “Avez-vous déjà été en Ukraine pour voir nos problèmes?”, a-t-il lancé au vice-président JD Vance, qui venait de lui dire qu’il était “irrespectueux” de sa part de débattre dans le Bureau ovale devant les médias.- Chassé par Trump -M. Trump a ensuite demandé à M. Zelensky de partir, annulant la conférence de presse conjointe et le déjeuner de travail initialement prévus. “Il pourra revenir quand il sera prêt à la paix”, a-t-il écrit plus tard sur son réseau Truth Social. Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a enjoint le dirigeant ukrainien à “s’excuser de nous avoir fait perdre notre temps pour une réunion qui allait se terminer de la sorte”.Interrogé ensuite par Fox News, le président ukrainien a souhaité pouvoir réparer sa relation avec M. Trump. Mais il sera “difficile” pour l’Ukraine de gagner la guerre sans l’aide des Etats-Unis, a-t-il ajouté.La Russie a applaudi l’épisode. “Historique”, a réagi Kirill Dmitriev, le patron du Fonds russe d’investissement direct et un des négociateurs dans les pourparlers russo-américains. “Le porc insolent a finalement reçu une bonne correction dans le Bureau ovale”, s’est réjoui l’ex-président Dmitri Medvedev, actuel numéro deux du Conseil de sécurité russe.Les dirigeants européens invités au sommet de Londres ont vite assuré M. Zelensky de leur soutien après son mauvais moment à la Maison Blanche.”Chers amis ukrainiens, vous n’êtes pas seuls”, a ainsi écrit sur les réseaux sociaux le Premier ministre polonais Donald Tusk. “Une Suède unie est derrière nos amis en Ukraine”, a écrit le Premier ministre suédois Ulf Kristersson, terminant par un “Slava Ukraini!” (“Gloire à l’Ukraine!”).”A Washington, en refusant de plier, Volodymyr Zelensky était l’honneur de l’Europe”, a écrit pour sa part sur X le Premier ministre français, François Bayrou. “Il nous reste à décider ce que nous, Européens, voulons être. Et si nous voulons être, tout court”. “Aujourd’hui, il est devenu clair que le monde libre a besoin d’un nouveau leader. C’est à nous, Européens, de relever ce défi”, a exhorté la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.A Kiev, des Ukrainiens interrogés par l’AFP ont dans l’ensemble salué la détermination de leur président. “Je pense qu’il a pleinement défendu nos intérêts. Il ne nous a pas laissés tomber”, a souligné Roman Shkanov, 32 ans, propriétaire d’une société informatique.Mais Anna Platchkova, une médecin de 26 ans, s’inquiète des conséquences pour l’avenir. “Le soutien américain est très important, car c’est de l’argent, et pour nous, c’est très important (…) Donc, malheureusement, je ne pense pas que ce soit positif pour nous”.

“Emilia Perez” triomphe aux César et veut oublier les polémiques avant les Oscars

Jacques Audiard a triomphé vendredi aux César malgré les polémiques, avec sept trophées pour sa comédie musicale “Emilia Perez”, dont le meilleur film et la meilleure réalisation, et va désormais mettre le cap sur les Oscars dimanche.”Le plaisir de se cacher, la terreur de ne pas être découvert, merci de m’avoir trouvé !”, a déclaré le réalisateur de 72 ans, paraphrasant le psychiatre britannique Donald Winnicott, après avoir reçu son prix des mains de la réalisatrice Justine Triet, sacrée l’an dernier pour “Anatomie d’une chute”.Ces prix ont un goût de revanche sur le sort pour une comédie musicale hors du commun, tournée façon opéra, en espagnol, avec des stars internationales, Zoé Saldaña et Selena Gomez, ainsi que, dans le rôle principal, une actrice trans espagnole, Karla Sofía Gascón. Celle-ci incarne le rôle titre de son odyssée musicale sur la transition de genre d’un narcotrafiquant mexicain.Encensé à Cannes où ses actrices ont reçu un prix d’interprétation collectif, le film a ensuite décroché un record pour une production non-anglophone de 13 nominations aux Oscars. Mais il a ensuite connu une chute vertigineuse, lorsque d’anciens tweets racistes et islamophobes de Karla Sofía Gascón ont ressurgi, compromettant ses chances pour les Oscars.Karla Sofía Gascón, avec laquelle Audiard avait fini par prendre ses distances, était nommée pour le César de la meilleure actrice, comme Zoé Saldaña, et présente à ses côtés à l’Olympia.Elles ont été remerciées par Jacques Audiard. “J’ai adoré travailler avec vous, je vous aime”, a déclaré celui qui devient l’un des cinéastes les plus primés de l’histoire des César, après ses trophées pour “De rouille et d’os”, “Les frères Sisters”, “Un prophète” ou “De battre mon coeur s’est arrêté”. Camille et Clément Ducol ont été récompensés pour la musique du film.- “A tous les gentils” -Les grands succès populaires de l’année, “Le Comte de Monte-Cristo” et “L’Amour ouf”, qui ont cumulé plus de 14 millions d’entrées en France, ont finalement été boudés. “Un p’tit truc en plus” d’Artus (10,8 millions d’entrées en France), nommé pour le meilleur premier film, allé à “Vingt Dieux”, repart bredouille.”Monte-Cristo” doit se contenter de prix techniques et son acteur principal, Pierre Niney, se fait damer le pion par Karim Leklou, pour son rôle d’homme fragile et père d’adoption dans “Le Roman de Jim” d’Arnaud et Jean-Marie Larrieu. Karim Leklou a rendu hommage à “tous les gentils, tous les gars qui d’habitude ne doivent pas soulever un César”, apportant une touche de douceur dans une soirée dédiée “à l’Ukraine” par sa présidente, Catherine Deneuve, badge aux couleurs de Kiev à la poitrine.Leklou a aussi eu une pensée pour l’équipe de “l’Amour ouf”, dans lequel il joue. Cette fresque de Gilles Lellouche se contente de la statuette du meilleur rôle secondaire pour Alain Chabat. Côté féminin, Hafsia Herzi, 38 ans, l’emporte pour son rôle de surveillante de prison dans le thriller corse “Borgo”.La star américaine Julia Roberts a apporté une touche de glamour à cette 50e édition, qui s’est déroulée sans éclat particulier. “Aujourd’hui, ma vie est un rêve !”, a lancé la star de 57 ans, sourire XXL aux lèvres, après s’être vu remettre son prix par Clive Owen, qui a partagé l’affiche avec elle dans “Closer, entre adultes consentants” en 2005.Avant elle, les César avaient mis en lumière de jeunes pousses, en sacrant comme meilleurs espoirs deux acteurs débutants, dont l’ancien sans-papiers guinéen Abou Sangare, régularisé après le succès de “L’histoire de Souleymane” pour son rôle de livreur à vélo. Ce film à petit budget qui a fait 600.000 entrées décroche quatre César, dont également le meilleur scénario original et le meilleur second rôle féminin (Nina Meurisse). Après être arrivé en France, “je n’avais presque plus de vie, je vivais parmi les hommes, comme ça, je ne me considérais plus comme un être humain”, a lancé Abou Sangare, 23 ans sur la scène de l’Olympia. “Merci pour votre intégration au sein de l’humanité”.Côté féminin, c’est une étudiante en BTS agricole à Vesoul, Maiwène Barthelemy, qui l’a emporté pour “Vingt Dieux”, et s’est dite “fière de représenter” le métier d’agriculteur.

Trump et Zelensky: et maintenant?

L’altercation publique entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, vendredi à la Maison Blanche, fait éclater au grand jour le fossé qui s’est creusé entre Washington et Kiev, et interroge sur la suite, sous le regard ravi de Moscou et celui d’Européens médusés.Le ton montait déjà depuis quelques semaines entre le président américain et le dirigeant ukrainien, que Donald Trump a qualifié de “dictateur” avant de minimiser son commentaire, sans pour autant se rétracter.Leurs relations se sont tendues après le désormais fameux coup de fil du 12 février entre le président américain et son homologue russe, Vladimir Poutine, pour qui M. Trump ne fait pas mystère de son admiration.Volodymyr Zelensky, tout comme ses alliés européens, craint de faire les frais du rapprochement spectaculaire des Etats-Unis avec Moscou, et cherche désespérément des garanties de sécurité en cas de cessation des hostilités, que Washington se refuse pour l’instant à donner.D’autant plus après la réunion inédite mi-février entre responsables américains et russes en Arabie saoudite, qui ont lancé des négociations pour mettre fin à la guerre sans avoir invité ni Kiev, ni les Européens.L’administration Trump semble obsédée par le fait que l’Ukraine ne serait pas “reconnaissante” envers les Etats-Unis, qui lui ont fourni une aide massive pour sa défense face à la Russie.C’est d’ailleurs ce reproche qui a fait déraper l’entretien vendredi dans le Bureau ovale.Après le départ prématuré de son homologue de la Maison Blanche, Donald Trump a asséné sur sa plateforme Truth Social que M. Zelensky pourrait revenir “quand il sera prêt à la paix”.Le secrétaire d’Etat Marco Rubio a quant à lui appellé le président ukrainien à “s’excuser” après l’altercation.Pour Brian Finucane, de l’International Crisis Group, “la prestation du président et du vice-président dans le Bureau ovale est sans précédent, mais pas tout à fait surprenante compte tenu des sentiments bien connus du président Trump à l’égard du soutien militaire américain à l’Ukraine et du récit de la guerre de la Russie contre l’Ukraine qu’il a promu”.Le président américain refuse de considérer Moscou comme responsable du conflit.- Cri de ralliement européen -“La manière dont les Américains ont fait pression sur nous, les termes qu’ils ont utilisés pour parler de Zelensky, de l’Ukraine il y a une semaine, leur attitude vis-à-vis des négociations, leur évaluation de la guerre russo-ukrainienne (…). Tout cela montre que cette rupture, cette explosion, devait se produire tôt ou tard”, énumère de son côté l’analyste politique ukrainien Volodymyr Fesenko, directeur du centre d’analyse Penta.”La suite n’est pas claire”, juge Brian Finucane, soulignant que des indications émanant de l’administration laisse entendre “qu’elle pourrait réduire les livraisons d’armes à l’Ukraine actuellement dans les tuyaux”, approuvées par la précédente administration de Joe Biden.Dans une interview à la chaîne Fox News, le président Zelensky a concédé qu’il serait “difficile” pour l’Ukraine de repousser la Russie sans l’aide américaine, mais il a jugé que sa relation avec Donald Trump pouvait “bien sûr” être réparée.Pour leur part, les alliés européens de l’Ukraine sont sur le qui-vive, et se sont empressés de se ranger derrière Kiev.”L’Ukraine peut compter sur l’Allemagne et sur l’Europe”, a réagi le chancelier allemand Olaf Scholz, tandis que la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a appelé à la convocation “sans délai” d’un “sommet” entre les Etats-Unis, l’Europe et leurs alliés sur l’Ukraine.Mais la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a ouvertement officialisé la rupture en remettant en question le leadership américain en Occident.”Aujourd’hui, il est devenu clair que le monde libre a besoin d’un nouveau leader”, a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux.Le président français Emmanuel Macron a lui déclaré que “si quelqu’un joue à la troisième guerre mondiale, c’est Vladimir Poutine”, et non Volodymyr Zelensky, comme l’en a accusé Donald Trump.Une quinzaine de dirigeants européens doivent se retrouver dimanche à Londres à l’invitation du Premier ministre britannique Keir Starmer, lui-même de retour d’une visite à Washington après celle lundi du président français.Un sommet européen spécial consacré à l’Ukraine a également été convoqué le 6 mars par le président du Conseil européen Antonio Costa.

Zelensky espère restaurer sa relation avec Trump après leur vive altercation

Volodymyr Zelensky a assuré que sa relation avec Donald Trump pouvait survivre à leur spectaculaire altercation vendredi dans le Bureau ovale, quand le président américain est allé jusqu’à menacer, devant les caméras, de “laisser tomber” l’Ukraine.L’empoignade verbale a entraîné le départ prématuré du président ukrainien de la Maison Blanche, sans signer l’accord sur les minerais pour lequel il avait fait le déplacement à Washington.”Il pourra revenir quand il sera prêt à la paix”, a assené le président américain sur son réseau social, peu après leur entretien houleux dans le Bureau ovale où Donald Trump s’est montré très en colère.Il a accusé son homologue ukrainien d’avoir “manqué de respect aux Etats-Unis” dans un lieu “chéri” de ce pays.Interrogé quelques heures plus tard sur Fox News sur le fait de savoir si sa relation avec Donald Trump pouvait être réparée, Volodymyr Zelensky a répondu “bien sûr”, même s’il a aussi dit ne pas devoir d’excuses au dirigeant américain.Affirmant qu’il ne “voulait pas perdre” le soutien crucial de Washington, il a souhaité que Donald Trump se place “vraiment plus” de son côté, par rapport au président russe Vladimir Poutine, dans les négociations pour mettre un terme au conflit en Ukraine, envahie par la Russie il y a trois ans.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio l’a ensuite appelé sur CNN à “s’excuser de nous avoir fait perdre notre temps pour une réunion qui allait se terminer de la sorte”.- “Troisième guerre mondiale” -Dans le Bureau ovale à la mi-journée, la tension a été inouïe. Pendant de longues minutes, Trump, Zelensky et le vice-président américain JD Vance ont élevé la voix et se sont coupé plusieurs fois la parole. Donald Trump a notamment reproché au dirigeant ukrainien de “s’être mis en très mauvaise posture” et lui a lancé qu’il “n’avait pas les cartes en main”. “Vous jouez avec la vie de millions de personnes. Vous jouez avec la troisième guerre mondiale (…)”, a-t-il aussi lâché.Il l’a également menacé: “Concluez un accord (avec la Russie) ou nous vous laissons tomber”, jugeant qu’il serait “très difficile” de négocier avec lui.Visiblement un peu pris de court par cette brusque montée du ton, le président ukrainien ne s’est pas laissé abattre, tentant d’expliquer sa position.”Avez-vous déjà été en Ukraine pour voir nos problèmes?”, a-t-il lancé au vice-président Vance, qui venait de lui dire qu’il était “irrespectueux” de sa part de débattre dans le Bureau ovale devant les médias.C’est Donald Trump qui a demandé à son homologue de quitter ensuite les lieux, annulant de fait la conférence de presse initialement prévue, a affirmé la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt.- “Parler franchement” -Très vite, Moscou a salué ce moment “historique”, tandis que des pays occidentaux ont réaffirmé leur solidarité avec l’Ukraine.La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a appelé à la convocation “sans délai” d’un “sommet” entre les Etats-Unis, l’Europe et leurs alliés, pour “parler franchement” sur l’Ukraine.Le président français Emmanuel Macron a, lui, assuré que si quelqu’un “jouait à la troisième guerre mondiale”, c’était plutôt Vladimir Poutine.Le chef de la minorité démocrate au Sénat américain, Chuck Schumer, a accusé Donald Trump et son vice-président de faire “le sale boulot” du président russe.- Poutine, un “tueur” pour Zelensky -Avant que le ton ne monte, le chef d’Etat ukrainien avait assuré dans le Bureau ovale que Donald Trump était “du côté” de l’Ukraine, et le républicain de 78 ans s’était même félicité de l’accord “très équitable” sur l’accès aux ressources ukrainiennes qui devait être signé dans la journée et désormais en suspens.Volodymyr Zelensky avait aussi affirmé qu’il ne fallait pas faire de compromis avec Vladimir Poutine, le qualifiant de “tueur”. Donald Trump avait lui dit avoir eu “de nombreuses conversations” récemment avec le président russe, dont il s’est rapproché de manière spectaculaire depuis son retour au pouvoir le 20 janvier.L’Ukraine et l’Europe suivent avec inquiétude ce resserrement des liens entre Donald Trump et Vladimir Poutine, qui se sont longuement parlé le 12 février et ont lancé des négociations pour mettre fin à la guerre, avec l’objectif, pour l’impatient milliardaire républicain, d’aller vite.Le président américain répète qu’il a confiance dans son homologue russe et refuse de considérer Moscou comme responsable de la guerre, malgré les avertissements répétés de Londres et Paris.Avant de partir rejoindre sa résidence en Floride, Donald Trump a affirmé vouloir un “cessez-le-feu maintenant” en Ukraine. Ce que, selon lui, Zelensky ne veut pas.

Zelensky espère restaurer sa relation avec Trump après leur vive altercation

Volodymyr Zelensky a assuré que sa relation avec Donald Trump pouvait survivre à leur spectaculaire altercation vendredi dans le Bureau ovale, quand le président américain est allé jusqu’à menacer, devant les caméras, de “laisser tomber” l’Ukraine.L’empoignade verbale a entraîné le départ prématuré du président ukrainien de la Maison Blanche, sans signer l’accord sur les minerais pour lequel il avait fait le déplacement à Washington.”Il pourra revenir quand il sera prêt à la paix”, a assené le président américain sur son réseau social, peu après leur entretien houleux dans le Bureau ovale où Donald Trump s’est montré très en colère.Il a accusé son homologue ukrainien d’avoir “manqué de respect aux Etats-Unis” dans un lieu “chéri” de ce pays.Interrogé quelques heures plus tard sur Fox News sur le fait de savoir si sa relation avec Donald Trump pouvait être réparée, Volodymyr Zelensky a répondu “bien sûr”, même s’il a aussi dit ne pas devoir d’excuses au dirigeant américain.Affirmant qu’il ne “voulait pas perdre” le soutien crucial de Washington, il a souhaité que Donald Trump se place “vraiment plus” de son côté, par rapport au président russe Vladimir Poutine, dans les négociations pour mettre un terme au conflit en Ukraine, envahie par la Russie il y a trois ans.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio l’a ensuite appelé sur CNN à “s’excuser de nous avoir fait perdre notre temps pour une réunion qui allait se terminer de la sorte”.- “Troisième guerre mondiale” -Dans le Bureau ovale à la mi-journée, la tension a été inouïe. Pendant de longues minutes, Trump, Zelensky et le vice-président américain JD Vance ont élevé la voix et se sont coupé plusieurs fois la parole. Donald Trump a notamment reproché au dirigeant ukrainien de “s’être mis en très mauvaise posture” et lui a lancé qu’il “n’avait pas les cartes en main”. “Vous jouez avec la vie de millions de personnes. Vous jouez avec la troisième guerre mondiale (…)”, a-t-il aussi lâché.Il l’a également menacé: “Concluez un accord (avec la Russie) ou nous vous laissons tomber”, jugeant qu’il serait “très difficile” de négocier avec lui.Visiblement un peu pris de court par cette brusque montée du ton, le président ukrainien ne s’est pas laissé abattre, tentant d’expliquer sa position.”Avez-vous déjà été en Ukraine pour voir nos problèmes?”, a-t-il lancé au vice-président Vance, qui venait de lui dire qu’il était “irrespectueux” de sa part de débattre dans le Bureau ovale devant les médias.C’est Donald Trump qui a demandé à son homologue de quitter ensuite les lieux, annulant de fait la conférence de presse initialement prévue, a affirmé la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt.- “Parler franchement” -Très vite, Moscou a salué ce moment “historique”, tandis que des pays occidentaux ont réaffirmé leur solidarité avec l’Ukraine.La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a appelé à la convocation “sans délai” d’un “sommet” entre les Etats-Unis, l’Europe et leurs alliés, pour “parler franchement” sur l’Ukraine.Le président français Emmanuel Macron a, lui, assuré que si quelqu’un “jouait à la troisième guerre mondiale”, c’était plutôt Vladimir Poutine.Le chef de la minorité démocrate au Sénat américain, Chuck Schumer, a accusé Donald Trump et son vice-président de faire “le sale boulot” du président russe.- Poutine, un “tueur” pour Zelensky -Avant que le ton ne monte, le chef d’Etat ukrainien avait assuré dans le Bureau ovale que Donald Trump était “du côté” de l’Ukraine, et le républicain de 78 ans s’était même félicité de l’accord “très équitable” sur l’accès aux ressources ukrainiennes qui devait être signé dans la journée et désormais en suspens.Volodymyr Zelensky avait aussi affirmé qu’il ne fallait pas faire de compromis avec Vladimir Poutine, le qualifiant de “tueur”. Donald Trump avait lui dit avoir eu “de nombreuses conversations” récemment avec le président russe, dont il s’est rapproché de manière spectaculaire depuis son retour au pouvoir le 20 janvier.L’Ukraine et l’Europe suivent avec inquiétude ce resserrement des liens entre Donald Trump et Vladimir Poutine, qui se sont longuement parlé le 12 février et ont lancé des négociations pour mettre fin à la guerre, avec l’objectif, pour l’impatient milliardaire républicain, d’aller vite.Le président américain répète qu’il a confiance dans son homologue russe et refuse de considérer Moscou comme responsable de la guerre, malgré les avertissements répétés de Londres et Paris.Avant de partir rejoindre sa résidence en Floride, Donald Trump a affirmé vouloir un “cessez-le-feu maintenant” en Ukraine. Ce que, selon lui, Zelensky ne veut pas.

Comment tout a vrillé entre Trump et Zelensky

Le vice-président JD Vance allume la mèche, Donald Trump embraie et s’emporte, Volodymyr Zelensky peine à en placer une: la visite vendredi du président ukrainien à la Maison Blanche a tourné à l’empoignade.Tout n’avait pourtant pas si mal commencé.Le président américain, qui n’a de cesse de vanter sa proximité avec son homologue russe Vladimir Poutine, sort à la rencontre du chef d’Etat ukrainien, lui serre la main avant de l’entraîner à l’intérieur.Il fait même une blague sur la désormais célèbre tenue aux accents militaires de son invité: “Il s’est fait très élégant”, lance aux journalistes Donald Trump, qui est lui, bien sûr, en costume et cravate.Dans le Bureau ovale, devant la presse, le président ukrainien explique un peu plus tard qu’il remettra un costume de ville une fois la guerre finie, et Donald Trump lance même: “J’aime bien sa tenue”.Le président américain appelle l’Ukraine à accepter “des compromis”. Volodymyr Zelensky plaide à l’inverse pour ne faire aucune concession au président russe, ce “tueur”, montre des photos du conflit destinées à émouvoir son hôte.La tension gagne un peu quand Donald Trump déplore la “haine” de Volodymyr Zelensky pour Vladimir Poutine. Le chef d’Etat urkainien s’agite dans son fauteuil mais ne dit rien.- “Propagande” -Puis le ton monte, d’un coup. Et c’est le fait de JD Vance, assis sur un canapé, et qui a récemment sidéré l’Europe avec un discours d’une dureté inédite à Munich (Allemagne).Le vice-président appelle à miser sur la “diplomatie” pour mettre fin à la guerre déclenchée il y a trois ans par l’invasion de la Russie.Volodymyr Zelensky, aussi calmement qu’il le peut, exprime son désaccord et fait valoir que Vladimir Poutine, après avoir annexé la Crimée en 2014, n’avait ensuite jamais tenu parole concernant l’Ukraine.L’exposé hérisse JD Vance. Il accuse le président ukrainien de “manquer de respect” à Washington.Puis le vice-président, froidement, reproche à Volodymyr Zelensky de “forcer des conscrits” à aller se battre.Le chef d’Etat ukrainien se tend. “Avez-vous déjà été en Ukraine?”, demande-t-il. JD Vance réplique qu’il ne fera certainement pas une visite “de propagande”.Volodymyr Zelensky, bousculé, essaie de se défendre. Il prédit que les Etats-Unis, bien que séparés de l’Europe par un océan, finiront bien par “sentir” les effets de la guerre.Et c’est là que Donald Trump s’emporte. “Ne nous dites pas ce que nous allons sentir”, lance-t-il.Le chef d’Etat de la première puissance mondiale gesticule, sa voix ne cesse de gonfler. Volodymyr Zelensky se tient raide dans son fauteuil, pieds plantés dans le sol, les bras croisés. A un moment il se détourne brièvement, l’air incrédule, comme s’il cherchait à se contenir.- “Un grand moment de télévision” -Sur le visage de l’ambassadrice ukrainienne aux Etats-Unis, la consternation gagne. On la voit baisser la tête et porter la main à ses yeux.”Vous vous êtes mis dans une très mauvaise position. Vous n’avez pas les cartes en main (…). Vous jouez avec la troisième guerre mondiale et ce que vous faites est très irrespectueux envers notre pays”, assène le président américain.L’échange se poursuit, pendant une poignée de minutes, devant des journalistes médusés.Donald Trump, de plus en plus énervé, qui va jusqu’à poser la main sur l’épaule de Volodymyr Zelensky pour le pousser, et JD Vance, absolument calme, rivalisent d’attaques.”Avez-vous seulement dit merci?”, intervient le vice-président.Le président ukrainien peine à se faire entendre. Quand Donald Trump assure que sans aide militaire américaine la guerre serait finie “en deux semaines”, le chef d’Etat ukrainien, que l’on sent excédé, lance cette pique: “En trois jours. C’est ce que j’ai entendu de Poutine.”Le président américain porte le coup final en menaçant son invité: “Concluez un accord ou nous vous laissons tomber”.Il met fin à la réunion, au moins dans sa partie publique, en renvoyant la presse du Bureau ovale.De cet échange, dont il est immédiatement évident qu’il marquera l’histoire des relations internationales, Donald Trump dit alors: “Je pense que nous en avons vu assez. Cela va faire un grand moment de télévision.”Peu après, Volodymyr Zelensky repart, prématurément, mais les proches de Donald Trump poursuivent la charge, en particulier sur le réseau social X.Un conseiller du président américain y publie le menu du déjeuner de travail prévu avec la délégation ukrainienne, en précisant que le poulet rôti et la crème brûlée ont finalement été dégustés par des officiels américains. “Des places se sont libérées”, ironise-t-il.

Ecrans noirs sur la TNT: la fin de C8 et NRJ12

Au terme de vingt ans sur la télévision numérique terrestre (TNT), les chaînes C8 et NRJ12 ont disparu vendredi à minuit, après une décision inédite du régulateur de l’audiovisuel, devenue enjeu politique pour la droite et l’extrême droite au nom de la liberté d’expression.Les fréquences sur la TNT de C8 et NRJ12 n’ont pas été renouvelées par l’Arcom, régulateur indépendant.Sur ces canaux 8 et 12, les remerciements et larmes des présentateurs ont cédé la place à un écran noir ou gris. Des messages indiquant qu'”un nouveau programme sera proposé” ultérieurement sont diffusés.Juste avant cette extinction de C8, son ex-présentateur vedette Cyril Hanouna a lancé un “vive la liberté!”.Dans un dernier coup d’éclat, la chaîne a rediffusé en fin de soirée un film anti-avortement, “Unplanned”. C8 était la propriété du groupe Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, catholique pratiquant.En dehors de cette fiction, les deux chaînes ont passé en revue vendredi soir leurs grands moments. On a pu voir Emmanuel Macron parler au téléphone en direct avec Cyril Hanouna sur C8 (qui s’est appelé Direct 8 puis D8), ou Nabilla dans “20 ans de grandes émotions” sur NRJ12.D’autres chaînes nationales ont cessé d’émettre dans le passé en France, comme TV6 et La Cinq, mais souvent pour des raisons économiques.L’arrêt de C8 a lui pris un tournant politique.- “Censure” -Marine Le Pen (RN) dénonçait sur X mercredi une “censure politique, sous la pression d’une extrême gauche aux relents totalitaires affirmés et les soupçons de plus en plus lourds d’interférence du pouvoir et de ses relais administratifs”.Comme d’autres, Laurent Wauquiez (LR) a sonné la charge contre l’Arcom, “un organisme administratif qui n’a pas de légitimité démocratique”. “Je souhaite supprimer l’Arcom, comme ces centaines d’organismes qui sont coûteux”, affirmait vendredi matin sur RMC Story le député UDR Éric Ciotti.Emmanuel Macron a dû, le week-end dernier, descendre dans l’arène pour expliquer que ce n’est “pas une décision politique”. Les fréquences de la TNT sont une “occupation du domaine public” et il est “donc normal qu’il y ait une autorisation”, “sous le contrôle des juges”, a souligné le chef de l’Etat.Des élus régulièrement pris pour cible sur l’antenne se sont félicités vendredi de l’arrêt de la chaîne.”Le départ de C8 du domaine public est une victoire. La chaîne de l’émission de Cyril Hanouna, relayant fake news, propos sexistes, homophobes, racistes ne pouvait plus émettre”, a écrit la députée écologiste Sophie Taillé-Polian.”On souhaite à [Cyril Hanouna] de bien respecter la convention Arcom de W9″, où il sera à partir de septembre, a ironisé le député LFI Aurélien Saintoul.C8 a cumulé 7,6 millions d’euros d’amende en raison des dérapages de l’animateur star, aux manettes de l’émission quotidienne “Touche pas à mon poste” (TPMP). C’est l’une des motivations mises en avant par l’Arcom, qu’a validées le Conseil d’Etat le 19 février.D’après la chaîne, pour sa dernière jeudi soir, TPMP a battu un “record historique” en réunissant près de 3,7 millions de téléspectateurs, soit 18,4% de part d’audience, sur sa tranche la plus regardée, selon les chiffres de Médiamétrie.Et, avec une part d’audience de 3,1%, C8 a été la sixième chaîne de France en janvier, selon Médiamétrie. Quelque 400 emplois sont touchés par son arrêt, d’après ses dirigeants.Cyril Hanouna va rebondir à partir de septembre dans le groupe M6, pour un talk-show en avant-soirée sur la chaîne gratuite de la TNT W9 et une émission sur Fun Radio l’après-midi.- “Pas démérité” -Concernant NRJ12, le régulateur de l’audiovisuel a relevé des “engagements de diffusion de programmes inédits” insuffisants et des “prévisions de croissance des recettes publicitaires” trop optimistes.Sur cette chaîne à faible audience, une centaine d’emplois seraient menacés. NRJ Group a indiqué “envisager la mise en oeuvre d’un plan de sauvegarde de l’emploi”, sans le chiffrer.”Cette sympathique chaîne n’a pas démérité”, a déploré vendredi sur X un ancien dirigeant du groupe, Max Guazzini. Selon lui, son arrêt “sert à justifier la suppression de C8”.D’après Jean-Paul Baudecroux, fondateur et PDG du groupe, son pôle TV se trouve fragilisé et “la cession de Chérie 25”, qui en fait partie, est “une question qui va se poser”, a-t-il affirmé au Figaro.C8 et NRJ12 pourraient en théorie perdurer sur câble, satellite ou internet, mais les ressources publicitaires y sont nettement moindres.Sur la TNT, elles vont être remplacées par T18, qui sera lancée en juin par le groupe CMI France du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, et par OFTV en septembre par le groupe Ouest-France.