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Est de la RDC: le M23 remet 20 rebelles hutu FDLR au Rwanda

Vingt combattants présumés des FDLR, groupé armé fondé dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) par d’anciens responsables hutu rwandais du génocide des Tutsi de 1994, ont été remis samedi par le M23, groupe armé congolais soutenu par Kigali, aux autorités rwandaises.Ces membres des Forces de libération démocratique du Rwanda (FLDR) ont été …

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Le soutien de Trump reste “crucial” pour l’Ukraine, dit Zelensky avant de rencontrer Starmer

Volodymyr Zelensky a affirmé samedi que le soutien de Donald Trump restait “crucial” pour l’Ukraine et qu’il était prêt “à signer l’accord sur les minéraux qui constituera le premier pas vers des garanties de sécurité”, au lendemain de son altercation avec son homologue américain et avant de rencontrer le Premier ministre britannique Keir Starmer.Le président ukrainien a affirmé sur X que le soutien du président américain restait “crucial” pour son pays et que “l’aide de l’Amérique a été vitale pour nous aider à survivre”. Il a aussi assuré que Kiev était prêt “à signer l’accord sur les minéraux qui constituera le premier pas vers des garanties de sécurité”.Arrivé à Londres en milieu d’après-midi, M. Zelensky doit y rencontrer M. Starmer à 17H15 GMT, puis dimanche le roi Charles III et les autres dirigeants européens, a indiqué aux journalistes son porte-parole, Serguiï Nykyforov.Dès vendredi soir, le Premier ministre britannique avait fait part de son “soutien indéfectible” au dirigeant ukrainien, après que celui-ci eut été chassé de la Maison Blanche par un Donald Trump furieux qui a menacé de le “laisser tomber” s’il ne faisait pas la paix avec la Russie.- “Infamie” -A l’inverse, Moscou a applaudi l’épisode. La visite de M. Zelensky à Washington a été un “échec politique et diplomatique complet”, a raillé samedi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, accusant le dirigeant ukrainien de “refuser la paix”.Le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte a affirmé samedi avoir demandé à M. Zelensky de “réparer” sa relation avec Donald Trump. “Nous devons rester ensemble, les Etats-Unis, l’Ukraine et l’Europe pour apporter à l’Ukraine une paix durable”, a-t-il insisté.Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a demandé de son côté à l’UE d’amorcer des négociations avec la Russie, menaçant le prochain sommet de blocage, dans une lettre envoyée samedi au président du Conseil européen Antonio Costa, obtenue par l’AFP.Abasourdis par la spectaculaire altercation vendredi dans le Bureau ovale, qui a entraîné le départ prématuré de M. Zelensky de la Maison Blanche sans signer l’accord sur les minerais pour lequel il était venu, la plupart des dirigeants européens se sont empressés de défendre le président ukrainien.”Il est devenu clair que le monde libre a besoin d’un nouveau leader. C’est à nous, Européens, de relever ce défi”, a exhorté la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.”Une nouvelle ère d’infamie a commencé (…) dans laquelle nous devons plus que jamais défendre l’ordre international fondé sur des règles et la force du droit contre la loi du plus fort”, a déclaré samedi la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock.Dans cette perspective, le sommet dimanche à Londres doit réunir une quinzaine de dirigeants européens autour de questions liées à la sécurité européenne et à l’Ukraine. Y seront représentés, outre l’Otan et l’UE, l’Ukraine, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne, la Finlande, la Suède, le Danemark, la République tchèque, la Pologne, la Roumanie et la Turquie.Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, qui participera au sommet, s’est entretenu samedi avec son homologue russe Sergueï Lavrov, selon ses services.La Turquie, qui a abrité des négociations russo-ukrainiennes au début de la guerre il y a trois ans, est prête à jouer à nouveau ce rôle, rappelant son attachement à “l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance” de l’Ukraine, selon une source diplomatique à Ankara.D’après Downing Street, la réunion de Londres doit s’inscrire “dans la continuité” de celle de Paris mi-février, et se concentrera sur “le renforcement de la position de l’Ukraine aujourd’hui, y compris un soutien militaire continu et une pression économique accrue sur la Russie”.- Dissuasion européenne -Les participants discuteront également de “la nécessité pour l’Europe de jouer son rôle en matière de défense”, face au risque de retrait du parapluie militaire et nucléaire américain.Le président français Emmanuel Macron s’est dit prêt à “ouvrir la discussion” sur une éventuelle future dissuasion nucléaire européenne, après une demande en ce sens du futur chancelier allemand Friedrich Merz, qui a jugé nécessaire que l’Europe se prépare “au pire scénario” d’une Otan lâchée par Washington.Ukraine et Europe suivent avec inquiétude le rapprochement entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine. Moscou et Washington ont lancé, sans inviter l’Ukraine ni les Européens, des négociations pour mettre fin à la guerre, dont le président américain refuse de considérer Moscou comme responsable.Des craintes qui ne sont pas près de s’apaiser après l’altercation hallucinante de vendredi dans le Bureau ovale, devant les caméras du monde entier.Pendant de longues minutes, Donald Trump a reproché à Volodymyr Zelensky de “s’être mis en très mauvaise posture” et lui a lancé qu’il “n’avait pas les cartes en main”. Il l’a menacé: “Concluez un accord ou nous vous laissons tomber”.Il a ensuite demandé à M. Zelensky de partir, annulant la conférence de presse conjointe et le déjeuner de travail initialement prévus. “Il pourra revenir quand il sera prêt à la paix”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

Le soutien de Trump reste “crucial” pour l’Ukraine, dit Zelensky avant de rencontrer Starmer

Volodymyr Zelensky a affirmé samedi que le soutien de Donald Trump restait “crucial” pour l’Ukraine et qu’il était prêt “à signer l’accord sur les minéraux qui constituera le premier pas vers des garanties de sécurité”, au lendemain de son altercation avec son homologue américain et avant de rencontrer le Premier ministre britannique Keir Starmer.Le président ukrainien a affirmé sur X que le soutien du président américain restait “crucial” pour son pays et que “l’aide de l’Amérique a été vitale pour nous aider à survivre”. Il a aussi assuré que Kiev était prêt “à signer l’accord sur les minéraux qui constituera le premier pas vers des garanties de sécurité”.Arrivé à Londres en milieu d’après-midi, M. Zelensky doit y rencontrer M. Starmer à 17H15 GMT, puis dimanche le roi Charles III et les autres dirigeants européens, a indiqué aux journalistes son porte-parole, Serguiï Nykyforov.Dès vendredi soir, le Premier ministre britannique avait fait part de son “soutien indéfectible” au dirigeant ukrainien, après que celui-ci eut été chassé de la Maison Blanche par un Donald Trump furieux qui a menacé de le “laisser tomber” s’il ne faisait pas la paix avec la Russie.- “Infamie” -A l’inverse, Moscou a applaudi l’épisode. La visite de M. Zelensky à Washington a été un “échec politique et diplomatique complet”, a raillé samedi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, accusant le dirigeant ukrainien de “refuser la paix”.Le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte a affirmé samedi avoir demandé à M. Zelensky de “réparer” sa relation avec Donald Trump. “Nous devons rester ensemble, les Etats-Unis, l’Ukraine et l’Europe pour apporter à l’Ukraine une paix durable”, a-t-il insisté.Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a demandé de son côté à l’UE d’amorcer des négociations avec la Russie, menaçant le prochain sommet de blocage, dans une lettre envoyée samedi au président du Conseil européen Antonio Costa, obtenue par l’AFP.Abasourdis par la spectaculaire altercation vendredi dans le Bureau ovale, qui a entraîné le départ prématuré de M. Zelensky de la Maison Blanche sans signer l’accord sur les minerais pour lequel il était venu, la plupart des dirigeants européens se sont empressés de défendre le président ukrainien.”Il est devenu clair que le monde libre a besoin d’un nouveau leader. C’est à nous, Européens, de relever ce défi”, a exhorté la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.”Une nouvelle ère d’infamie a commencé (…) dans laquelle nous devons plus que jamais défendre l’ordre international fondé sur des règles et la force du droit contre la loi du plus fort”, a déclaré samedi la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock.Dans cette perspective, le sommet dimanche à Londres doit réunir une quinzaine de dirigeants européens autour de questions liées à la sécurité européenne et à l’Ukraine. Y seront représentés, outre l’Otan et l’UE, l’Ukraine, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne, la Finlande, la Suède, le Danemark, la République tchèque, la Pologne, la Roumanie et la Turquie.Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, qui participera au sommet, s’est entretenu samedi avec son homologue russe Sergueï Lavrov, selon ses services.La Turquie, qui a abrité des négociations russo-ukrainiennes au début de la guerre il y a trois ans, est prête à jouer à nouveau ce rôle, rappelant son attachement à “l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance” de l’Ukraine, selon une source diplomatique à Ankara.D’après Downing Street, la réunion de Londres doit s’inscrire “dans la continuité” de celle de Paris mi-février, et se concentrera sur “le renforcement de la position de l’Ukraine aujourd’hui, y compris un soutien militaire continu et une pression économique accrue sur la Russie”.- Dissuasion européenne -Les participants discuteront également de “la nécessité pour l’Europe de jouer son rôle en matière de défense”, face au risque de retrait du parapluie militaire et nucléaire américain.Le président français Emmanuel Macron s’est dit prêt à “ouvrir la discussion” sur une éventuelle future dissuasion nucléaire européenne, après une demande en ce sens du futur chancelier allemand Friedrich Merz, qui a jugé nécessaire que l’Europe se prépare “au pire scénario” d’une Otan lâchée par Washington.Ukraine et Europe suivent avec inquiétude le rapprochement entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine. Moscou et Washington ont lancé, sans inviter l’Ukraine ni les Européens, des négociations pour mettre fin à la guerre, dont le président américain refuse de considérer Moscou comme responsable.Des craintes qui ne sont pas près de s’apaiser après l’altercation hallucinante de vendredi dans le Bureau ovale, devant les caméras du monde entier.Pendant de longues minutes, Donald Trump a reproché à Volodymyr Zelensky de “s’être mis en très mauvaise posture” et lui a lancé qu’il “n’avait pas les cartes en main”. Il l’a menacé: “Concluez un accord ou nous vous laissons tomber”.Il a ensuite demandé à M. Zelensky de partir, annulant la conférence de presse conjointe et le déjeuner de travail initialement prévus. “Il pourra revenir quand il sera prêt à la paix”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

Bolivie: au moins 37 morts dans une collision entre deux cars

Une collision entre deux cars a fait au moins 37 morts et 30 blessés samedi sur une route proche de la ville d’Uyuni, dans le sud de la Bolivie, a annoncé la police à l’AFP.”Pour l’instant, nous avons la confirmation de 37 morts, dont 35 majeurs et deux enfants”, a dit Wilson Flores, un responsable de la police bolivienne.Cet accident, le plus grave depuis le début de l’année, s’est produit samedi matin sur une route étroite à double sens entre Potosí et Oruro.Il y a “environ 30 blessés”, a ajouté M. Flores.Bien que les causes de l’accident n’aient pas encore été confirmées, la police a précisé que l’un des cars aurait changé de voie et se serait retrouvé à contre sens.Selon les autorités, l’un des conducteurs, qui se trouve dans être un état grave, avait une “haleine chargée en alcool”, raison pour laquelle un test sanguin a été effectué pour vérifier s’il conduisait en état d’ivresse.L’un des cars allait à Oruro, où se déroule ce week-end le carnaval de la ville, l’une des plus grandes fêtes d’Amérique latine qui attire des dizaines de milliers de personnes.Chaque année, environ 1.400 personnes meurent sur les routes boliviennes, principalement du fait de la dangerosité de la conduite des automobilistes et de défaillances mécaniques, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.Depuis le début 2025, 64 personnes sont décédées dans des accidents de la route en Bolivie, a indiqué la police dans un rapport.Le département de Potosí représente 10,6% du nombre total des accidents mortels dans le pays, selon l’Observatoire bolivien de la sécurité citoyenne.

La suite de la trêve à Gaza suspendue à un accord encore à trouver

La prochaine étape de l’accord de trêve entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza apparaît suspendue samedi à un compromis encore à trouver au dernier jour de la première phase du cessez-le-feu.Des négociations au Caire entre une délégation israélienne et les médiateurs -Egypte, Qatar, Etats-Unis- n’ont encore abouti sur aucune annonce.Le Hamas a affirmé samedi, dans un message adressé aux participants au sommet de la Ligue arabe devant se tenir le 4 mars au Caire, sa “volonté d’aller au bout des étapes restantes de l’accord (de trêve devant mener) à un cessez-le-feu global et permanent, au retrait complet des forces d’occupation” de Gaza, “à la reconstruction et à la levée du siège”.L’accord de trêve est entré en vigueur le 19 janvier, après 15 mois d’une guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par une attaque menée le 7 octobre 2023 par des commandos du mouvement islamiste Hamas infiltrés dans le sud d’Israël à partir du territoire palestinien voisin.Arraché par les médiateurs après des mois de discussions compliquées, il comprend initialement trois phases et prévoit notamment le retour de tous les otages israéliens enlevés le 7-Octobre en échange de centaines de détenus palestiniens.Les négociations pour la suite du processus s’annoncent ardues.- Nouvelle vidéo d’otages -Le Hamas campe sur son refus de discuter d’autre chose que d’une mise en oeuvre de la deuxième phase de l’accord censée garantir la fin définitive de la guerre et le retrait israélien de Gaza, ainsi que la libération des otages encore retenus -une soixantaine dont plus de la moitié seraient morts.”La deuxième phase est censée commencer demain, dimanche”, a déclaré un haut responsable du Hamas à l’AFP, sous le couvert de l’anonymat, accusant Israël de continuer “à jouer la montre et à violer l’accord”.Israël souhaite, de son côté, faire libérer davantage d’otages dans le cadre d’une prolongation de la première phase. Le gouvernement de Benjamin Netanyahu ne cesse de dire qu’il se réserve le droit de reprendre les hostilités à tout moment pour anéantir le Hamas si celui-ci ne dépose pas les armes.Le Hamas a indiqué refuser de prolonger la première phase selon la formule proposée par Israël.Une source proche des discussions a indiqué à l’AFP qu’Israël avait transmis via les médiateurs une proposition de prolonger la première phase afin de réaliser, sur une base hebdomadaire, de nouveaux échanges d’otages contre des prisonniers palestiniens.Dans ce contexte, la branche armée du Hamas a publié samedi une nouvelle vidéo de ce qui semble être un groupe d’Israéliens otages à Gaza. L’AFP n’est pas en mesure de l’authentifier dans l’immédiat.Les images montrent trois personnes à visage découvert dont deux semblent être des otages libérés en février. Un troisième appelle en hébreu le gouvernement israélien à le libérer.A la fin de la vidéo, un message avertit que “seul un accord de cessez-le-feu les ramènera vivants”.- Poursuite des efforts -Aucune délégation du Hamas ne se trouve au Caire avec un mandat de négociation, mais les efforts continuent pour tenter de sortir de l’ornière, a ajouté la source proche des discussions, sans autre précision.De plus, Israël exige que Gaza soit complètement démilitarisée et le Hamas éliminé. Ce dernier, qui a pris le pouvoir dans le territoire en 2007, insiste pour y rester.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. En représailles, Israël a lancé une offensive d’envergure à Gaza qui a fait au moins 48.388 morts, la plupart des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU, et détruit ou endommagé la majorité des bâtiments.Les quelque 2,4 millions d’habitants du petit territoire assiégé ont été déplacés dans leur quasi-totalité, vivant dans des conditions catastrophiques. L’ONU avait évoqué une menace de famine.Lors de la première phase de la trêve, le Hamas a libéré 25 otages et rendu les corps de huit à Israël, qui en échange a libéré environ 1.800 détenus palestiniens.Sur les 251 otages capturés le 7-Octobre, 58 se trouvent encore à Gaza dont 34 sont morts selon l’armée israélienne.Une troisième phase devrait être consacrée à la reconstruction du territoire palestinien en ruines.- Bulldozers américains -Dans ce climat d’incertitudes, Washington a annoncé avoir approuvé la vente de munitions, de bulldozers et d’autres équipements pour un montant de trois milliards de dollars à son allié israélien qui a utilisé des armes américaines dans la guerre.L’armée israélienne recourt à des bulldozers pour détruire habitations et infrastructures en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, où elle a lancé en janvier une offensive d’envergure contre les groupes armés palestiniens.Samedi, une pelleteuse israélienne a détruit un immeuble dans le camp de Nour Chams, largement vidé de ses habitants, selon un correspondant de l’AFP.Les tractations autour de la trêve coïncident avec le début du ramadan, le mois de jeûne musulman. “Le ramadan est arrivé, et nous sommes à la rue (…) sans rien”, s’exclame Ali Rajih, père de huit enfants, qui a retrouvé sa maison détruite à Jabalia (nord).

La suite de la trêve à Gaza suspendue à un accord encore à trouver

La prochaine étape de l’accord de trêve entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza apparaît suspendue samedi à un compromis encore à trouver au dernier jour de la première phase du cessez-le-feu.Des négociations au Caire entre une délégation israélienne et les médiateurs -Egypte, Qatar, Etats-Unis- n’ont encore abouti sur aucune annonce.Le Hamas a affirmé samedi, dans un message adressé aux participants au sommet de la Ligue arabe devant se tenir le 4 mars au Caire, sa “volonté d’aller au bout des étapes restantes de l’accord (de trêve devant mener) à un cessez-le-feu global et permanent, au retrait complet des forces d’occupation” de Gaza, “à la reconstruction et à la levée du siège”.L’accord de trêve est entré en vigueur le 19 janvier, après 15 mois d’une guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par une attaque menée le 7 octobre 2023 par des commandos du mouvement islamiste Hamas infiltrés dans le sud d’Israël à partir du territoire palestinien voisin.Arraché par les médiateurs après des mois de discussions compliquées, il comprend initialement trois phases et prévoit notamment le retour de tous les otages israéliens enlevés le 7-Octobre en échange de centaines de détenus palestiniens.Les négociations pour la suite du processus s’annoncent ardues.- Nouvelle vidéo d’otages -Le Hamas campe sur son refus de discuter d’autre chose que d’une mise en oeuvre de la deuxième phase de l’accord censée garantir la fin définitive de la guerre et le retrait israélien de Gaza, ainsi que la libération des otages encore retenus -une soixantaine dont plus de la moitié seraient morts.”La deuxième phase est censée commencer demain, dimanche”, a déclaré un haut responsable du Hamas à l’AFP, sous le couvert de l’anonymat, accusant Israël de continuer “à jouer la montre et à violer l’accord”.Israël souhaite, de son côté, faire libérer davantage d’otages dans le cadre d’une prolongation de la première phase. Le gouvernement de Benjamin Netanyahu ne cesse de dire qu’il se réserve le droit de reprendre les hostilités à tout moment pour anéantir le Hamas si celui-ci ne dépose pas les armes.Le Hamas a indiqué refuser de prolonger la première phase selon la formule proposée par Israël.Une source proche des discussions a indiqué à l’AFP qu’Israël avait transmis via les médiateurs une proposition de prolonger la première phase afin de réaliser, sur une base hebdomadaire, de nouveaux échanges d’otages contre des prisonniers palestiniens.Dans ce contexte, la branche armée du Hamas a publié samedi une nouvelle vidéo de ce qui semble être un groupe d’Israéliens otages à Gaza. L’AFP n’est pas en mesure de l’authentifier dans l’immédiat.Les images montrent trois personnes à visage découvert dont deux semblent être des otages libérés en février. Un troisième appelle en hébreu le gouvernement israélien à le libérer.A la fin de la vidéo, un message avertit que “seul un accord de cessez-le-feu les ramènera vivants”.- Poursuite des efforts -Aucune délégation du Hamas ne se trouve au Caire avec un mandat de négociation, mais les efforts continuent pour tenter de sortir de l’ornière, a ajouté la source proche des discussions, sans autre précision.De plus, Israël exige que Gaza soit complètement démilitarisée et le Hamas éliminé. Ce dernier, qui a pris le pouvoir dans le territoire en 2007, insiste pour y rester.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. En représailles, Israël a lancé une offensive d’envergure à Gaza qui a fait au moins 48.388 morts, la plupart des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU, et détruit ou endommagé la majorité des bâtiments.Les quelque 2,4 millions d’habitants du petit territoire assiégé ont été déplacés dans leur quasi-totalité, vivant dans des conditions catastrophiques. L’ONU avait évoqué une menace de famine.Lors de la première phase de la trêve, le Hamas a libéré 25 otages et rendu les corps de huit à Israël, qui en échange a libéré environ 1.800 détenus palestiniens.Sur les 251 otages capturés le 7-Octobre, 58 se trouvent encore à Gaza dont 34 sont morts selon l’armée israélienne.Une troisième phase devrait être consacrée à la reconstruction du territoire palestinien en ruines.- Bulldozers américains -Dans ce climat d’incertitudes, Washington a annoncé avoir approuvé la vente de munitions, de bulldozers et d’autres équipements pour un montant de trois milliards de dollars à son allié israélien qui a utilisé des armes américaines dans la guerre.L’armée israélienne recourt à des bulldozers pour détruire habitations et infrastructures en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, où elle a lancé en janvier une offensive d’envergure contre les groupes armés palestiniens.Samedi, une pelleteuse israélienne a détruit un immeuble dans le camp de Nour Chams, largement vidé de ses habitants, selon un correspondant de l’AFP.Les tractations autour de la trêve coïncident avec le début du ramadan, le mois de jeûne musulman. “Le ramadan est arrivé, et nous sommes à la rue (…) sans rien”, s’exclame Ali Rajih, père de huit enfants, qui a retrouvé sa maison détruite à Jabalia (nord).

Avalanche dans le nord de l’Inde: quatre ouvriers morts, cinq disparus

Quatre ouvriers ont été tués et cinq autres étaient toujours activement recherchés samedi au lendemain de l’avalanche qui a enseveli le campement d’un chantier dans l’extrême nord de l’Inde, dans l’Etat himalayen de l’Uttarakhand, selon un nouveau bilan.”A cet instant, 50 personnes ont pu être secourues. Malheureusement, quatre d’entre elles sont décédées de leurs blessures”, a annoncé un responsable de l’armée indienne sur place, le lieutenant-colonel Manish Srivastava, dans un communiqué.”Les opérations de recherches sont toujours en cours pur tenter de retrouver les cinq dernières personnes portées manquantes”, a ajouté l’officier.Provoquée par de fortes chutes de neige, l’avalanche a enseveli vendredi à l’aube le campement d’un chantier proche du village de Mana, dans le district de Chamoli, situé à quelque 3.200 m d’altitude.Les secours, coordonnés par l’armée, ont aussitôt engagé une course contre la montre pour tenter de sauver les ouvriers, surpris par la coulée alors qu’ils dormaient encore dans des conteneurs métalliques.Sur les 55 travailleurs initialement pris au piège, 50 ont réussi à s’extirper de la neige et des débris du camp ou en ont été arrachés par les secours, selon le dernier bilan publié samedi après-midi par l’armée.Parmi les rescapés figuraient un homme et son cousin, Naresh et Dixit Bisht, qui ont été soignés dans un hôpital militaire de campagne. “Mon fils et mon neveu sont sains et saufs”, s’est réjoui auprès de l’AFP le père du premier, Dhan Singh Bisht. “Grâce à la rapidité d’intervention de l’armée (…) les vies de nos enfants ont pu être sauvées”, a-t-il ajouté.Certains des rescapés, grièvement blessés, ont dû être opérés sur place par des chirurgiens militaires.- Réchauffement climatique -Longtemps compliquées par le mauvais temps et le froid (entre -3 et -12 degrés Celsisus), les opérations ont pu être accélérées samedi à la faveur d’une éclaircie de la météo.Selon l’armée, six hélicoptères ont été mobilisés samedi pour assurer l’évacuation des blessés et le déploiement des sauveteurs, ainsi que des équipes de chiens.Les militaires attendaient également l’arrivée sur place d’un radar de pénétration de surface pour faciliter la localisation des conteneurs enfouis sous la neige.”Tous les efforts sont accomplis pour tenter d’évacuer au plus vite et sains et saufs les ouvriers encore prisonniers”, a assuré sur son compte X le chef de l’exécutif de l’Etat, Pushkar Singh Dhami.Le village de Mana, frontalier du Tibet, était largement déserté au moment de l’avalanche par ses habitants, descendus dans la vallée pour échapper à l’extrême rigueur de l’hiver, a rapporté samedi le quotidien The Indian Express.Les avalanches et glissements de terrain sont courants dans les hautes régions de l’Himalaya, surtout l’hiver.Les scientifiques ont démontré que le changement climatique causé par l’utilisation de combustibles fossiles dans les activités humaines amplifiait l’intensité des événements météorologiques.La déforestation causée par la multiplication des projets de développement dans les régions fragiles de la plus haute chaîne de montagnes de la planète y a également aggravé les conséquences des événements climatiques.En 2021, près de 100 personnes étaient mortes dans le même Etat de l’Uttarakhand après la chute d’un énorme morceau de glacier dans une rivière, qui avait déclenché des inondations.En 2013, des inondations dévastatrices dues à la mousson et à des glissements de terrain y avaient tué 6.000 personnes.