AFP World

Argentine: enhardi par le ralentissement de l’inflation, Milei revient face au Parlement

Surfant sur une embellie macro-économique, le président argentin Javier Milei prononce samedi son deuxième discours de politique générale devant le Parlement après 15 mois au pouvoir, au cours duquel il devrait vanter l’impact de ses réformes radicales même s’il a récemment été égratigné par un scandale lié à une cryptomonnaie suspecte.”On écrit l’histoire”, “Le meilleur …

Argentine: enhardi par le ralentissement de l’inflation, Milei revient face au Parlement Read More »

Malmené par Trump, Zelensky accueilli par Starmer avant un sommet européen

Le président ukrainien doit être reçu samedi par le Premier ministre britannique Keir Starmer, à la veille d’un sommet européen organisé à Londres pour réaffirmer le soutien à Kiev après la spectaculaire altercation entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump.  Dès vendredi soir, M. Starmer avait fait part de son “soutien indéfectible” au dirigeant ukrainien, après que celui-ci eut été chassé de la Maison Blanche par un Donald Trump furieux qui a menacé de le “laisser tomber” s’il ne faisait pas la paix avec la Russie.A l’inverse, la Russie a applaudi l’épisode. La visite de M. Zelensky à Washington a été un “échec politique et diplomatique complet”, a raillé samedi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. Elle a accusé le dirigeant ukrainien d’être “obsédé par la poursuite de la guerre”, “incapable de faire preuve de sens des responsabilités”, et de “refuser la paix” avec Moscou.Abasourdis par la spectaculaire altercation vendredi dans le Bureau ovale, qui a entraîné le départ prématuré de M. Zelensky de la Maison Blanche sans signer l’accord sur les minerais pour lequel il était venu, la plupart des dirigeants européens se sont pour leur part empressés de défendre le président ukrainien.”Il est devenu clair que le monde libre a besoin d’un nouveau leader. C’est à nous, Européens, de relever ce défi”, a exhorté la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.Dans cette perspective, une quinzaine de dirigeants européens doivent se retrouver à Londres dimanche pour un sommet consacré à la sécurité européenne et à l’Ukraine. Y seront représentés, outre l’Otan et l’Union européenne, l’Ukraine, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne, la Finlande, la Suède, le Danemark, la République tchèque, la Pologne, la Roumanie et la Turquie. Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, qui participera au sommet, s’est entretenu samedi avec son homologue russe Sergueï Lavrov, ont indiqué ses services.La Turquie, qui a abrité des négociations russo-ukrainiennes au début de la guerre il y a trois ans, est prête à jouer à nouveau ce rôle, tout en rappelant son attachement à “l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance” de l’Ukraine, a précisé une source diplomatique à Ankara. D’après Downing Street, la réunion de Londres doit s’inscrire “dans la continuité” de celle de Paris mi-février, et se concentrera sur “le renforcement de la position de l’Ukraine aujourd’hui, y compris un soutien militaire continu et une pression économique accrue sur la Russie”.- Dissuasion nucléaire européenne -Les participants discuteront également de “la nécessité pour l’Europe de jouer son rôle en matière de défense”, face au risque de retrait du parapluie militaire et nucléaire américain.Le président français Emmanuel Macron s’est dit prêt à “ouvrir la discussion” sur une éventuelle future dissuasion nucléaire européenne, après une demande en ce sens du futur chancelier allemand Friedrich Merz, lequel a jugé nécessaire que l’Europe se prépare “au pire scénario” d’une Otan lâchée par Washington. L’Ukraine et l’Europe suivent avec inquiétude le rapprochement entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine. Moscou et Washington ont lancé, sans inviter l’Ukraine ni les Européens, des négociations bilatérales pour mettre fin à la guerre, dont le président américain refuse de considérer Moscou comme responsable.Des craintes qui ne sont pas près de s’apaiser après l’altercation hallucinante de vendredi dans le Bureau ovale, devant les caméras du monde entier.Pendant de longues minutes, Donald Trump a reproché à Volodymyr Zelensky de “s’être mis en très mauvaise posture” et lui a lancé qu’il “n’avait pas les cartes en main”. Il l’a également menacé: “Concluez un accord ou nous vous laissons tomber”.- Chassé par Trump -M. Trump a ensuite demandé à M. Zelensky de partir, annulant la conférence de presse conjointe et le déjeuner de travail initialement prévus. “Il pourra revenir quand il sera prêt à la paix”, a-t-il écrit plus tard sur son réseau Truth Social. Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a enjoint le dirigeant ukrainien à “s’excuser de nous avoir fait perdre notre temps pour une réunion qui allait se terminer de la sorte”.Interrogé ensuite par Fox News, le président ukrainien a souhaité pouvoir réparer sa relation avec M. Trump. Mais il sera “difficile” pour l’Ukraine de gagner la guerre sans l’aide des Etats-Unis, a-t-il ajouté.A Kiev, des Ukrainiens interrogés par l’AFP ont dans l’ensemble salué la détermination de leur président. “Il ne nous a pas laissés tomber”, s’est félicité souligné Roman Shkanov, 32 ans, propriétaire d’une société informatique.Mais Anna Platchkova, une médecin de 26 ans, s’inquiète des conséquences pour l’avenir. “Le soutien américain est très important (…) donc, malheureusement, je ne pense pas que ce soit positif pour nous”.

Malmené par Trump, Zelensky accueilli par Starmer avant un sommet européen

Le président ukrainien doit être reçu samedi par le Premier ministre britannique Keir Starmer, à la veille d’un sommet européen organisé à Londres pour réaffirmer le soutien à Kiev après la spectaculaire altercation entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump.  Dès vendredi soir, M. Starmer avait fait part de son “soutien indéfectible” au dirigeant ukrainien, après que celui-ci eut été chassé de la Maison Blanche par un Donald Trump furieux qui a menacé de le “laisser tomber” s’il ne faisait pas la paix avec la Russie.A l’inverse, la Russie a applaudi l’épisode. La visite de M. Zelensky à Washington a été un “échec politique et diplomatique complet”, a raillé samedi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. Elle a accusé le dirigeant ukrainien d’être “obsédé par la poursuite de la guerre”, “incapable de faire preuve de sens des responsabilités”, et de “refuser la paix” avec Moscou.Abasourdis par la spectaculaire altercation vendredi dans le Bureau ovale, qui a entraîné le départ prématuré de M. Zelensky de la Maison Blanche sans signer l’accord sur les minerais pour lequel il était venu, la plupart des dirigeants européens se sont pour leur part empressés de défendre le président ukrainien.”Il est devenu clair que le monde libre a besoin d’un nouveau leader. C’est à nous, Européens, de relever ce défi”, a exhorté la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.Dans cette perspective, une quinzaine de dirigeants européens doivent se retrouver à Londres dimanche pour un sommet consacré à la sécurité européenne et à l’Ukraine. Y seront représentés, outre l’Otan et l’Union européenne, l’Ukraine, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne, la Finlande, la Suède, le Danemark, la République tchèque, la Pologne, la Roumanie et la Turquie. Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, qui participera au sommet, s’est entretenu samedi avec son homologue russe Sergueï Lavrov, ont indiqué ses services.La Turquie, qui a abrité des négociations russo-ukrainiennes au début de la guerre il y a trois ans, est prête à jouer à nouveau ce rôle, tout en rappelant son attachement à “l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance” de l’Ukraine, a précisé une source diplomatique à Ankara. D’après Downing Street, la réunion de Londres doit s’inscrire “dans la continuité” de celle de Paris mi-février, et se concentrera sur “le renforcement de la position de l’Ukraine aujourd’hui, y compris un soutien militaire continu et une pression économique accrue sur la Russie”.- Dissuasion nucléaire européenne -Les participants discuteront également de “la nécessité pour l’Europe de jouer son rôle en matière de défense”, face au risque de retrait du parapluie militaire et nucléaire américain.Le président français Emmanuel Macron s’est dit prêt à “ouvrir la discussion” sur une éventuelle future dissuasion nucléaire européenne, après une demande en ce sens du futur chancelier allemand Friedrich Merz, lequel a jugé nécessaire que l’Europe se prépare “au pire scénario” d’une Otan lâchée par Washington. L’Ukraine et l’Europe suivent avec inquiétude le rapprochement entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine. Moscou et Washington ont lancé, sans inviter l’Ukraine ni les Européens, des négociations bilatérales pour mettre fin à la guerre, dont le président américain refuse de considérer Moscou comme responsable.Des craintes qui ne sont pas près de s’apaiser après l’altercation hallucinante de vendredi dans le Bureau ovale, devant les caméras du monde entier.Pendant de longues minutes, Donald Trump a reproché à Volodymyr Zelensky de “s’être mis en très mauvaise posture” et lui a lancé qu’il “n’avait pas les cartes en main”. Il l’a également menacé: “Concluez un accord ou nous vous laissons tomber”.- Chassé par Trump -M. Trump a ensuite demandé à M. Zelensky de partir, annulant la conférence de presse conjointe et le déjeuner de travail initialement prévus. “Il pourra revenir quand il sera prêt à la paix”, a-t-il écrit plus tard sur son réseau Truth Social. Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a enjoint le dirigeant ukrainien à “s’excuser de nous avoir fait perdre notre temps pour une réunion qui allait se terminer de la sorte”.Interrogé ensuite par Fox News, le président ukrainien a souhaité pouvoir réparer sa relation avec M. Trump. Mais il sera “difficile” pour l’Ukraine de gagner la guerre sans l’aide des Etats-Unis, a-t-il ajouté.A Kiev, des Ukrainiens interrogés par l’AFP ont dans l’ensemble salué la détermination de leur président. “Il ne nous a pas laissés tomber”, s’est félicité souligné Roman Shkanov, 32 ans, propriétaire d’une société informatique.Mais Anna Platchkova, une médecin de 26 ans, s’inquiète des conséquences pour l’avenir. “Le soutien américain est très important (…) donc, malheureusement, je ne pense pas que ce soit positif pour nous”.

Regain d’inquiétude sur la santé du pape après une crise respiratoire

La crise respiratoire affrontée vendredi par le pape François, suivie toutefois d’une “nuit tranquille”, a relancé les inquiétudes sur la fragilité de son état de santé après deux semaines d’hospitalisation pour une pneumonie aux deux poumons.”Le pape a passé une nuit tranquille et se repose”, a tenu à rassurer samedi matin le Vatican dans un bref communiqué, alors que son pronostic vital du pontife de 88 ans reste toujours “réservé” au 16ème jour de son hospitalisation. “Il n’y pas eu d’autres crises comme celle d’hier. Le pape s’est réveillé, a petit-déjeuné (…) puis a comme d’habitude lu les journaux”, ont précisé plus tard des sources vaticanes.Le chef des 1,4 milliard de catholiques a été admis à l’hôpital Gemelli de Rome le 14 février pour une bronchite, mais celle-ci a évolué en double pneumonie.Son “cadre clinique”, actualisé chaque jour par son équipe médicale, montrait jusqu’ici une amélioration régulière – certes légère et lente – de son état, faisant penser que le souverain pontife allait surmonter cette épreuve.Une perspective rassurante que le bulletin médical publié vendredi soir a fait voler en éclats.”En début d’après-midi, après une matinée consacrée à la kinésithérapie respiratoire et à la prière dans la chapelle” de l’hôpital romain, “le Saint-Père a présenté une crise isolée de broncospasme qui a entraîné un épisode de vomissement avec inhalation et une soudaine aggravation de son état respiratoire”, a rapporté le Vatican.François a immédiatement reçu une assistance “non invasive” (par masque à oxygène) à laquelle il a bien répondu et est demeuré en permanence “alerte et orienté” dans l’espace et le temps, a-t-il cependant souligné.- Fleurs, bougies et prières -Selon une source vaticane, “les médecins ont besoin de 24 à 48 heures pour évaluer l’impact de cette crise sur le cadre clinique général”, tandis que “le pape garde le moral”. En attendant, “le cadre (clinique) reste complexe et le pronostic (vital) réservé: ce sont deux indicateurs plutôt clairs reflétant la situation du moment”, ont confirmé samedi des sources vaticanes. Ces informations n’ont pas manqué de raviver les inquiétudes des fidèles, qui suivent depuis plus de deux semaines les bulletins sur la santé du pape publiés chaque soir, qui jusqu’à présent allaient dans le sens d’une rémission.Samedi en fin de matinée, devant l’hôpital Gemelli, nombre de fidèles, dont des religieuses, ont bravé la pluie pour venir prier et déposer des bougies, des fleurs et des messages écrits à la main ainsi que des dessins d’enfants au pied de la statue de Jean-Paul II trônant devant l’établissement de santé. Tout cela sous l’œil des caméras et appareils photo de médias du monde entier, qui campent maintenant depuis des jours devant le Gemelli, preuve de l’intérêt suscité par la santé chancelante de François.L’hospitalisation du souverain pontife, la quatrième et plus longue depuis 2021, intervient alors qu’il a déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années: il a, entre autres, subi des opérations du côlon et de l’abdomen et connu des difficultés à marcher.- Cadence effrénée -Dimanche, pour la troisième fois consécutive, François ne devrait pas être en mesure de célébrer la traditionnelle prière hebdomadaire de l’Angélus. Jamais il n’a manqué ce rendez-vous aussi longtemps depuis son élection en 2013.Ses soucis de santé ont relancé les interrogations sur sa capacité à assumer ses fonctions. Le droit canonique ne prévoit aucune disposition en cas de problème grave qui altérerait sa lucidité. Ils relancent également les conjectures sur la possible démission de François.Allergique aux vacances, Jorge Bergoglio a tenu à maintenir une cadence effrénée au Vatican malgré les mises en garde de ses médecins et affiche ces dernières années une santé chancelante fragilisée par des alertes à répétition.En surpoids, il souffre de douleurs au genou qui le contraignent à se déplacer en fauteuil roulant depuis 2022.A l’âge de 21 ans, François est passé près de la mort à cause d’une pleurésie, et le lobe supérieur de son poumon droit a dû lui être retiré.Il porte aussi depuis peu un appareil auditif et a également révélé avoir été opéré de la cataracte en 2019.

Regain d’inquiétude sur la santé du pape après une crise respiratoire

La crise respiratoire affrontée vendredi par le pape François, suivie toutefois d’une “nuit tranquille”, a relancé les inquiétudes sur la fragilité de son état de santé après deux semaines d’hospitalisation pour une pneumonie aux deux poumons.”Le pape a passé une nuit tranquille et se repose”, a tenu à rassurer samedi matin le Vatican dans un bref communiqué, alors que son pronostic vital du pontife de 88 ans reste toujours “réservé” au 16ème jour de son hospitalisation. “Il n’y pas eu d’autres crises comme celle d’hier. Le pape s’est réveillé, a petit-déjeuné (…) puis a comme d’habitude lu les journaux”, ont précisé plus tard des sources vaticanes.Le chef des 1,4 milliard de catholiques a été admis à l’hôpital Gemelli de Rome le 14 février pour une bronchite, mais celle-ci a évolué en double pneumonie.Son “cadre clinique”, actualisé chaque jour par son équipe médicale, montrait jusqu’ici une amélioration régulière – certes légère et lente – de son état, faisant penser que le souverain pontife allait surmonter cette épreuve.Une perspective rassurante que le bulletin médical publié vendredi soir a fait voler en éclats.”En début d’après-midi, après une matinée consacrée à la kinésithérapie respiratoire et à la prière dans la chapelle” de l’hôpital romain, “le Saint-Père a présenté une crise isolée de broncospasme qui a entraîné un épisode de vomissement avec inhalation et une soudaine aggravation de son état respiratoire”, a rapporté le Vatican.François a immédiatement reçu une assistance “non invasive” (par masque à oxygène) à laquelle il a bien répondu et est demeuré en permanence “alerte et orienté” dans l’espace et le temps, a-t-il cependant souligné.- Fleurs, bougies et prières -Selon une source vaticane, “les médecins ont besoin de 24 à 48 heures pour évaluer l’impact de cette crise sur le cadre clinique général”, tandis que “le pape garde le moral”. En attendant, “le cadre (clinique) reste complexe et le pronostic (vital) réservé: ce sont deux indicateurs plutôt clairs reflétant la situation du moment”, ont confirmé samedi des sources vaticanes. Ces informations n’ont pas manqué de raviver les inquiétudes des fidèles, qui suivent depuis plus de deux semaines les bulletins sur la santé du pape publiés chaque soir, qui jusqu’à présent allaient dans le sens d’une rémission.Samedi en fin de matinée, devant l’hôpital Gemelli, nombre de fidèles, dont des religieuses, ont bravé la pluie pour venir prier et déposer des bougies, des fleurs et des messages écrits à la main ainsi que des dessins d’enfants au pied de la statue de Jean-Paul II trônant devant l’établissement de santé. Tout cela sous l’œil des caméras et appareils photo de médias du monde entier, qui campent maintenant depuis des jours devant le Gemelli, preuve de l’intérêt suscité par la santé chancelante de François.L’hospitalisation du souverain pontife, la quatrième et plus longue depuis 2021, intervient alors qu’il a déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années: il a, entre autres, subi des opérations du côlon et de l’abdomen et connu des difficultés à marcher.- Cadence effrénée -Dimanche, pour la troisième fois consécutive, François ne devrait pas être en mesure de célébrer la traditionnelle prière hebdomadaire de l’Angélus. Jamais il n’a manqué ce rendez-vous aussi longtemps depuis son élection en 2013.Ses soucis de santé ont relancé les interrogations sur sa capacité à assumer ses fonctions. Le droit canonique ne prévoit aucune disposition en cas de problème grave qui altérerait sa lucidité. Ils relancent également les conjectures sur la possible démission de François.Allergique aux vacances, Jorge Bergoglio a tenu à maintenir une cadence effrénée au Vatican malgré les mises en garde de ses médecins et affiche ces dernières années une santé chancelante fragilisée par des alertes à répétition.En surpoids, il souffre de douleurs au genou qui le contraignent à se déplacer en fauteuil roulant depuis 2022.A l’âge de 21 ans, François est passé près de la mort à cause d’une pleurésie, et le lobe supérieur de son poumon droit a dû lui être retiré.Il porte aussi depuis peu un appareil auditif et a également révélé avoir été opéré de la cataracte en 2019.

Les ventes de Tesla ont continué de chuter en France en février

Les ventes de Tesla ont poursuivi leur baisse en France au mois de février, freinées possiblement par le comportement de son patron Elon Musk mais aussi par la modernisation de sa gamme.Le constructeur américain de voitures électriques a vu ses ventes baisser de 26% sur un an, avec 2.395 véhicules immatriculés en février, selon les chiffres publiés samedi par la Plateforme automobile (PFA).Le marché automobile est pourtant resté stable (-0,72%) sur un an dans le pays, tout comme les ventes de voitures électriques, qui se maintiennent à 18% du marché en février. La Renault 5 et la Citroën C3, lancées fin 2024, ont notamment récupéré des parts de marché du constructeur américain.- Tesla patine -“Il y a eu une redistribution importante en un an, plutôt au bénéfice des constructeurs européens”, a souligné Marc Mortureux de la PFA, qui représente les constructeurs et les grands équipementiers. Au niveau européen, les ventes de Tesla avaient déjà été presque divisées par deux en janvier. Les prises de position d’Elon Musk aux côtés de Donald Trump freinent des acheteurs de Tesla, et des appels au boycott ont été lancés. A l’arrière des Tesla sont apparus des autocollants “I bought this before Elon went crazy” (Je l’ai achetée avant qu’Elon ne devienne fou), comme aux Etats-Unis.Mais il reste difficile d’évaluer à quel point le milliardaire et son soutien à l’extrême-droite européenne effraient de potentiels clients.Au niveau mondial, le constructeur avait annoncé fin janvier une baisse de 1% de ses livraisons en 2024, le premier recul de son histoire, alors qu’il prévoyait “une légère augmentation”.Tesla avait été affecté par des fermetures temporaires de sites, notamment en Allemagne après un incendie volontaire et une grève, mais aussi au Texas et en Chine pour des travaux de modernisation.Toujours leader mondial de la voiture électrique avec ses modèles chargés de technologie et affichés à des tarifs agressifs, Tesla patine notamment à cause d’un changement de gamme, avec le déploiement en cours de la nouvelle version de son SUV star, le Model Y. La marque, qui affronte aussi une avalanche de modèles électriques de la part de ses concurrents, assure qu’elle va se relancer avec l’arrivée en cours d’année 2025 de modèles à bas coût puis de son robotaxi.- Entreprises électriques -Depuis le début de l’année 2025, les droits de douane européens commencent aussi à faire leur effet sur les importations de voitures électriques chinoises. La marque MG, propriété du géant chinois SAIC, a laissé de côté son offensive électrique pour se repositionner sur les modèles hybrides, moins taxés.Les immatriculations de voitures électriques ont par ailleurs été soutenues par des achats massifs de la part des entreprises. Les ventes aux particuliers ont quant à elles baissé de 29%, souffrant de la comparaison avec le mois de février 2024 qui avait vu le leasing social doper les immatriculations d’électriques.”La demande reste largement guidée par les aides à l’achat”, a commenté Marie-Laure Nivot du cabinet AAA Data.Les modèles électriques bénéficiaient jusqu’au 14 février des bonus de l’année 2024, plus favorables. En parallèle, l’alourdissement prévu du malus au 1er mars a poussé certains concessionnaires ou clients à faire des immatriculations anticipées pour des modèles plus polluants.”Ces changements de bonus et de malus rendent le marché peu lisible car ces immatriculations anticipées risquent de peser sur la dynamique du mois prochain”, a poursuivi Marie-Laure Nivot dans un communiqué.Le marché automobile français est globalement resté atone au mois de février, avec 141.568 immatriculations, toujours loin des chiffres d’avant l’épidémie de Covid.Les modèles hybrides ont pris le contrôle du marché et représentent 44,3% des immatriculations sur les deux premiers mois de l’année, contre 25,4% de modèles essence et une poignée de diesel (4,6%) et 17,7% pour les modèles électriques.Du côté des groupes automobiles, le groupe Stellantis reste en forte baisse mais a limité la casse par rapport aux mois précédents (-10,66% sur un an), avec toujours des baisses chez Citroën ou Opel, mais une stabilisation chez Peugeot.Le groupe Renault est en forte progression (+17,62%) et vient talonner Stellantis avec 26,75% de parts de marché, grâce notamment à sa Renault Clio, numéro 1 des ventes.  

Après le passage du cyclone Garance, La Réunion sous le choc

Arbres arrachés, voitures emportées par les flots, routes et électricité coupées: l’île de La Réunion, sous alerte rouge jusqu’à samedi matin, commencent à mesurer l’ampleur des dégâts au lendemain du passage du cyclone Garance, qui a provoqué la mort de quatre personnes.A Saint-Gilles-les-Bains, une ville balnéaire de la côte ouest de l’île, la ravine est sortie de son lit. Les flots déchaînés ont submergé la route, la faisant s’effondrer sur plusieurs mètres.”Nous n’avons plus d’électricité depuis ce moment-là, les lignes à haute tension ont été déterrées par les flots, je ne sais pas quand ça va pouvoir être réparé”, déplore Louis Fontaine, 66 ans, habitant de la commune.Une fois sorti de son lit, le cours d’eau boueux a envahi tout le centre-ville de Saint-Gilles. Depuis 06H00 samedi matin, bien avant la levée de l’alerte rouge, les employés des services communaux ont commencé à déblayer la boue des rues.L’alerte rouge, ordonnant le confinement de la population, a été levée samedi à 10H00 locales (07H00 à Paris). Le phénomène météorologique Garance a été déclassé au stade de forte tempête tropicale.L’aéroport Roland-Garros, à l’est de Saint-Denis (nord), sera rouvert samedi partir de 18H30 (15H30 à Paris).Le bilan “nous montre combien il faut être prudent alors que le danger n’est pas terminé”, a souligné vendredi soir le préfet de l’île, Patrice Latron.Le passage de ce cyclone, “brutal et violent” selon les termes du représentant de l’État, s’est en effet soldé par le décès de quatre personnes. – Une île “défigurée” -Une femme a été emportée par les eaux à Saint-Denis et un homme tué, également dans la commune chef-lieu de La Réunion, dans un incendie d’origine électrique. Une femme a elle été ensevelie par une coulée de boue à Trois Bassins, commune de l’ouest de l’île.La préfecture a annoncé samedi matin le décès d’une quatrième personne, “un homme coincé sous un arbre” à Saint-Denis.Samedi matin, quelque 953 personnes étaient réparties dans des centres d’hébergement et 160.000 restaient privées d’électricité, selon un point de la préfecture à 11H00 locales. Plus de 310.000 habitants sont toujours privés d’eau potable et 139.000 de réseau internet.”Il va y avoir beaucoup de travaux de remise en état: beaucoup de routes sont encombrées par des branchages, voire par des arbres en travers de la route, des routes sont inondées, des routes sont coupées, emportées, des ponts sont coupés”, décrit le préfet de l’île.Le préfet continue d’appeler à la “prudence” et prévient les plus de 880.000 habitants que compte l’île que le “monde” que “nous redécouvrirons” samedi sera “encore défiguré par Garance”.”Ce phénomène a été plus violent que Belal”, en 2024, selon lui. Le cyclone Belal, qui s’était abattu sur La Réunion le 15 janvier 2024, avait provoqué la mort de quatre personnes et fait 100 millions d’euros de dégâts, selon les chiffres de France assureurs.Pendant le passage du cyclone vendredi, Météo-France a relevé des rafales de vent soufflant à 214 km/h à l’aéroport situé au nord de l’île et de 230 km/h sur le piton Sainte-Rose à l’extrême est. De très fortes pluies orageuses ont également balayé l’île. Dans un gymnase de Saint-Denis, où sont hébergés des habitants sinistrés, Marie-Pierrette Narsou confie sa peur: “Là c’était méchant, (…) moi ça m’a un peu traumatisé”.Christophe Jacquey s’inquiète lui de ne pas avoir de nouvelles de proches, “parce que les téléphones ne passent pas, le réseau internet ne marche plus”.Le centre d’accueil se prépare à héberger plus de monde dans les prochaines heures. “Alors ça a été assez violent, on a eu beaucoup de pluie, beaucoup de vent donc les gens se sont un petit peu regroupés, assez inquiets, on a essayé de les contenir à l’intérieur, leur donner des jeux, on leur a fait un petit déjeuner, on les a laissés se réveiller tranquillement, en douceur, mais c’est vrai qu’ils étaient quand même pas mal inquiets”, explique à l’AFP Eric Sautron, responsable du centre d’hébergement de Champ Fleuri.- Renforts attendus -Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des rues totalement inondées avec parfois des torrents d’eau dévalant les pentes, notamment à Saint-Denis et à Saint-André (est de La Réunion). D’autres vidéos montrent des voitures emportées.”Nos armées se tiennent prêtes à assister les services de l’État et soutenir la population”, a posté sur X le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, précisant que le pont aérien toujours en place entre La Réunion et Mayotte, frappé par le cyclone Chido mi-décembre, “sera maintenu afin d’acheminer pompiers, gendarmerie, véhicules et fret réunionnais actuellement déployés sur l’archipel mahorais”. “Deux vagues de renforts nationaux sont prévues pour venir en aide à la population”, a annoncé vendredi soir sur X Bruno Retailleau.Samedi matin, “103 sapeurs-pompiers de la sécurité civile, accompagnés de cinq tonnes de matériel actuellement à Mayotte, arriveront à La Réunion”, a détaillé le ministre de l’Intérieur.Et dimanche, “100 personnels de la sécurité civile (50 pompiers et 50 militaires) partiront de métropole”, a assuré M. Retailleau.Floris Carpaye de la FDSEA, syndicat agricole majoritaire à La Réunion, se désole: “Toutes les filières agricoles ont été impactées, mais le maraîchage est peut être le secteur qui a été le plus touché, les serres ont volé, les plants de légumes ont été noyés, c’est une véritable catastrophe”.”Ca va se chiffrer en dizaines de millions d’euros”, redoute M. Carpaye.Le groupement hospitalier Est Réunion a lui aussi annoncé avoir “subi des dégâts majeurs”.