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Le soutien de Trump reste “crucial” pour l’Ukraine, assure Zelensky

Volodymyr Zelensky a affirmé samedi que le soutien de Donald Trump restait “crucial” pour l’Ukraine, au lendemain de son altercation avec son homologue américain et avant de rencontrer à Londres le Premier ministre britannique Keri Starmer.Des dizaines de personnes rassemblées devant Downing Street ont ovationné le convoi du président ukrainien à son arrivée. M. Starmer, sortant sur le seuil pour accueillir le président Zelensky, lui a dit être “vraiment le bienvenu”.”J’espère que vous avez entendu (…) le peuple britannique sorti pour vous montrer combien il vous soutient, combien il soutient l’Ukraine”, a affirmé M. Starmer au début de l’entretien.M. Starmer a redit l'”absolue détermination” du Royaume-Uni à soutenir Kiev, M. Zelensky se déclarant “heureux” d’avoir un “tel partenaire stratégique”.Dès vendredi soir, M. Starmer avait fait part de son “soutien indéfectible” au dirigeant ukrainien, après que celui-ci a été chassé de la Maison Blanche par un Donald Trump furieux qui a menacé de le “laisser tomber” s’il n’acceptait pas un cessez-le-feu avec la Russie.Le président ukrainien a affirmé samedi sur X que le soutien de Donald Trump restait “crucial” pour son pays et a assuré que Kiev était prêt “à signer l’accord sur les minéraux qui constituera le premier pas vers des garanties de sécurité”.- “Infamie” -A l’inverse, Moscou a applaudi l’épisode de la Maison Blanche. La visite de M. Zelensky a été un “échec politique et diplomatique complet”, a raillé samedi la porte-parole de la diplomatie, Maria Zakharova, accusant le dirigeant ukrainien de “refuser la paix”.Le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte a affirmé samedi avoir demandé à M. Zelensky de “réparer” sa relation avec Donald Trump. “Nous devons rester ensemble, les Etats-Unis, l’Ukraine et l’Europe pour apporter à l’Ukraine une paix durable”, a-t-il insisté.Dans le même ordre d’idée, le président français Emmanuel Macron a invité MM. Trump et Zelensky “au calme, au respect et à la reconnaissance”.”Le désengagement” éventuel des Etats-Unis de l’Ukraine “n’est pas dans leur intérêt”, a-t-il poursuivi, dans un entretien à l’hebdomadaire français La Tribune Dimanche.M. Macron a parlé à Volodymyr Zelensky et Donald Trump depuis l’altercation. Il s’est en outre entretenu avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président du Conseil européen Antonio Costa et le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte afin de préparer le sommet qui réunira une quinzaine de dirigeants européens dimanche à Londres pour réaffirmer le soutien à Kiev ainsi que le sommet extraordinaire de l’UE du 6 mars sur la défense.Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a de son côté demandé à l’UE d’amorcer des négociations avec la Russie, menaçant le prochain sommet de blocage.Abasourdis par la spectaculaire altercation vendredi dans le Bureau ovale, qui a entraîné le départ prématuré de M. Zelensky de la Maison Blanche sans signer l’accord sur les minerais pour lequel il était venu, la plupart des autres dirigeants européens se sont empressés de défendre le président ukrainien.”Il est devenu clair que le monde libre a besoin d’un nouveau leader. C’est à nous, Européens, de relever ce défi”, a exhorté la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.”Une nouvelle ère d’infamie a commencé (…) dans laquelle nous devons plus que jamais défendre l’ordre international fondé sur des règles et la force du droit contre la loi du plus fort”, a déclaré la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock.Dans cette perspective, le sommet dimanche à Londres doit réunir une quinzaine de dirigeants européens autour de questions liées à la sécurité européenne et à l’Ukraine.- Dissuasion européenne -Emmanuel Macron s’est dit prêt à “ouvrir la discussion” sur une éventuelle future dissuasion nucléaire européenne, après une demande en ce sens du futur chancelier allemand Friedrich Merz, qui a jugé nécessaire que l’Europe se prépare “au pire scénario” d’une Otan lâchée par Washington.Ukraine et Europe suivent avec inquiétude le rapprochement entre Donald Trump et son homologue russe. Moscou et Washington ont lancé, sans inviter l’Ukraine ni les Européens, des négociations pour mettre fin à la guerre, dont le président américain refuse de considérer Moscou comme responsable.Des craintes qui ne sont pas près de s’apaiser après l’altercation dans le Bureau ovale, devant les caméras du monde entier.Pendant de longues minutes, Donald Trump a reproché à Volodymyr Zelensky de “s’être mis en très mauvaise posture” et lui a lancé qu’il “n’avait pas les cartes en main”. Il l’a menacé: “Concluez un accord ou nous vous laissons tomber”.Il a ensuite demandé à M. Zelensky de partir, annulant la conférence de presse conjointe prévue. “Il pourra revenir quand il sera prêt à la paix”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

Le PKK prêt à embrasser la paix avec la Turquie

Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) a approuvé samedi l’appel de son chef historique Abdullah Öcalan à cesser les hostilités avec la Turquie et à ouvrir les discussions en vue de sa dissolution.“Nous déclarons un cessez-le-feu à partir d’aujourd’hui”, a annoncé le comité exécutif du PKK, basé dans le nord de l’Irak, répondant ainsi à l’appel historique de son fondateur, emprisonné depuis 26 ans.Quelques heures plus tard, le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé, lors d’un dîner de rupture du jeûne du ramadan à Istanbul: “Si les promesses faites ne sont pas tenues et si une tentative est faite pour retarder (…) ou pour tromper (…) nous poursuivrons nos opérations en cours (…) jusqu’à l’élimination du dernier terroriste”.Cette trêve, si elle est respectée et débouche sur un accord de paix, mettrait fin à quatre décennies de guérilla qui ont fait au moins 40.000 morts.Dans un long message publié en turc par l’agence ANF, proche du parti armé, le PKK a approuvé en lettres capitales le message de M. Öcalan, délivré jeudi à Istanbul: “NOUS SOMMES D’ACCORD AVEC LE CONTENU DE L’APPEL TEL QU’IL EST, ET NOUS DÉCLARONS QUE NOUS LE RESPECTERONS ET LE METTRONS EN ŒUVRE”.”Aucune de nos forces ne mènera d’action armée à moins d’être attaquée”, a-t-il affirmé.M. Öcalan a lancé jeudi un appel pour “la paix et une société démocratique”, ordonnant au PKK de “déposer les armes” et de “se dissoudre”.- “Apo doit diriger le congrès”  -Pour lui, l’époque qui prévalait lorsqu’il a décrété la lutte armée, en 1984, est révolue, a-t-il insisté, affirmant “assumer la responsabilité historique de cet appel”.La direction du PKK réclame la liberté pour son fondateur, âgé de 75 ans, condamné à vie et détenu sur une île au large d’Istanbul: “Le dirigeant Abdullah Öcalan doit pouvoir vivre et travailler en toute liberté physique et établir des relations sans entrave avec qui il veut”.Preuve que malgré le temps “Apo” (“oncle, en kurde) inspire toujours le respect, le PKK l’a appelé à diriger en personne le congrès du parti qui procèdera à sa dissolution. “Seul le leadership pratique du leader Apo peut permettre la réalisation pratique de questions telles que le dépôt des armes. POUR LE SUCCES DU CONGRES, LE LEADER APO DOIT LE DIRIGER PERSONNELLEMENT”, a souligné le PKK, proclamant, de nouveau en lettres capitales, que “L’APPEL (de M. Öcalan) N’EST PAS UNE FIN MAIS UN NOUVEAU DÉPART”.Les autorités turques avaient initié le dialogue en octobre via le principal parti prokurde représenté au Parlement, le DEM, qui s’est rendu à trois reprises auprès du vieux leader du PKK dans sa prison sur l’île d’Imrali.- “Démocratie et sécurité” -Pour le vice-président turc Cevdet Yilmaz, “la dissolution de l’organisation terroriste sans négociation signifie une nouvelle ère en termes de développement, de démocratie et de sécurité”.Au lendemain de l’appel de M. Öcalan, Recep Tayyip Erdogan avait salué une “opportunité historique d’avancer en détruisant le mur de la terreur” et promis de “veiller de près” au succès du processus.S’adressant samedi aux proches de personnes tuées ou blessées par des attaques du PKK, il a assuré qu’il n’y avait rien dans cette initiative “qui puisse déranger les esprits sacrés de nos martyrs”. Il a estimé que la Turquie serait gagnante, ainsi que “nos enfants”, avec “la garantie de lendemains qui chantent”.Il a néanmoins prévenu: “Notre poing sera toujours prêt si la main que nous tendons n’est pas saisie ou si elle est mordue”.Ce changement de cap était espéré par la population turque et la minorité kurde, la plus importante de Turquie (20% environ de la population), même si les combattants kurdes ont évacué le territoire turc après la dernière flambée de violence en 2015-2016 pour s’établir dans les montagnes du nord de l’Irak et dans le nord-est de la Syrie.Dans le nord de l’Irak, à Souleimaniyeh, Soran Fatah, 60 ans, a appelé la Turquie à créer les conditions “pour mettre fin à la guerre afin que les Kurdes puissent vivre en paix comme tous les autres peuples”.Pour Bayram Balci, spécialiste de la Turquie au au Centre de recherches internationales (CERI) à Paris, les concessions du PKK s’expliquent notamment par une nouvelle donne régionale: “Le PKK n’a plus les soutiens qu’il avait autrefois” avec le président syrien déchu Bachar el-Assad.”Il n’aura peut-être plus non plus un soutien aussi fort des Américains dans le nord-est de la Syrie”, où Washington maintient encore – mais pour combien de temps? – 1.000 à 2.000 militaires au nom de la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique.”Il ne suffit pas de déposer les armes”, a prévenu vendredi un des responsables du parti DEM, Tuncer Bakirhan. “Le gouvernement doit faire preuve de volonté politique”.Mais l’ex-coprésident du parti, le populaire Selhatatin Dermirtas, a promis depuis sa prison, où il purge une peine de 42 ans, de “faire de (son) mieux pour assurer le succès” de cette initiative. 

Le PKK prêt à embrasser la paix avec la Turquie

Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) a approuvé samedi l’appel de son chef historique Abdullah Öcalan à cesser les hostilités avec la Turquie et à ouvrir les discussions en vue de sa dissolution.“Nous déclarons un cessez-le-feu à partir d’aujourd’hui”, a annoncé le comité exécutif du PKK, basé dans le nord de l’Irak, répondant ainsi à l’appel historique de son fondateur, emprisonné depuis 26 ans.Quelques heures plus tard, le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé, lors d’un dîner de rupture du jeûne du ramadan à Istanbul: “Si les promesses faites ne sont pas tenues et si une tentative est faite pour retarder (…) ou pour tromper (…) nous poursuivrons nos opérations en cours (…) jusqu’à l’élimination du dernier terroriste”.Cette trêve, si elle est respectée et débouche sur un accord de paix, mettrait fin à quatre décennies de guérilla qui ont fait au moins 40.000 morts.Dans un long message publié en turc par l’agence ANF, proche du parti armé, le PKK a approuvé en lettres capitales le message de M. Öcalan, délivré jeudi à Istanbul: “NOUS SOMMES D’ACCORD AVEC LE CONTENU DE L’APPEL TEL QU’IL EST, ET NOUS DÉCLARONS QUE NOUS LE RESPECTERONS ET LE METTRONS EN ŒUVRE”.”Aucune de nos forces ne mènera d’action armée à moins d’être attaquée”, a-t-il affirmé.M. Öcalan a lancé jeudi un appel pour “la paix et une société démocratique”, ordonnant au PKK de “déposer les armes” et de “se dissoudre”.- “Apo doit diriger le congrès”  -Pour lui, l’époque qui prévalait lorsqu’il a décrété la lutte armée, en 1984, est révolue, a-t-il insisté, affirmant “assumer la responsabilité historique de cet appel”.La direction du PKK réclame la liberté pour son fondateur, âgé de 75 ans, condamné à vie et détenu sur une île au large d’Istanbul: “Le dirigeant Abdullah Öcalan doit pouvoir vivre et travailler en toute liberté physique et établir des relations sans entrave avec qui il veut”.Preuve que malgré le temps “Apo” (“oncle, en kurde) inspire toujours le respect, le PKK l’a appelé à diriger en personne le congrès du parti qui procèdera à sa dissolution. “Seul le leadership pratique du leader Apo peut permettre la réalisation pratique de questions telles que le dépôt des armes. POUR LE SUCCES DU CONGRES, LE LEADER APO DOIT LE DIRIGER PERSONNELLEMENT”, a souligné le PKK, proclamant, de nouveau en lettres capitales, que “L’APPEL (de M. Öcalan) N’EST PAS UNE FIN MAIS UN NOUVEAU DÉPART”.Les autorités turques avaient initié le dialogue en octobre via le principal parti prokurde représenté au Parlement, le DEM, qui s’est rendu à trois reprises auprès du vieux leader du PKK dans sa prison sur l’île d’Imrali.- “Démocratie et sécurité” -Pour le vice-président turc Cevdet Yilmaz, “la dissolution de l’organisation terroriste sans négociation signifie une nouvelle ère en termes de développement, de démocratie et de sécurité”.Au lendemain de l’appel de M. Öcalan, Recep Tayyip Erdogan avait salué une “opportunité historique d’avancer en détruisant le mur de la terreur” et promis de “veiller de près” au succès du processus.S’adressant samedi aux proches de personnes tuées ou blessées par des attaques du PKK, il a assuré qu’il n’y avait rien dans cette initiative “qui puisse déranger les esprits sacrés de nos martyrs”. Il a estimé que la Turquie serait gagnante, ainsi que “nos enfants”, avec “la garantie de lendemains qui chantent”.Il a néanmoins prévenu: “Notre poing sera toujours prêt si la main que nous tendons n’est pas saisie ou si elle est mordue”.Ce changement de cap était espéré par la population turque et la minorité kurde, la plus importante de Turquie (20% environ de la population), même si les combattants kurdes ont évacué le territoire turc après la dernière flambée de violence en 2015-2016 pour s’établir dans les montagnes du nord de l’Irak et dans le nord-est de la Syrie.Dans le nord de l’Irak, à Souleimaniyeh, Soran Fatah, 60 ans, a appelé la Turquie à créer les conditions “pour mettre fin à la guerre afin que les Kurdes puissent vivre en paix comme tous les autres peuples”.Pour Bayram Balci, spécialiste de la Turquie au au Centre de recherches internationales (CERI) à Paris, les concessions du PKK s’expliquent notamment par une nouvelle donne régionale: “Le PKK n’a plus les soutiens qu’il avait autrefois” avec le président syrien déchu Bachar el-Assad.”Il n’aura peut-être plus non plus un soutien aussi fort des Américains dans le nord-est de la Syrie”, où Washington maintient encore – mais pour combien de temps? – 1.000 à 2.000 militaires au nom de la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique.”Il ne suffit pas de déposer les armes”, a prévenu vendredi un des responsables du parti DEM, Tuncer Bakirhan. “Le gouvernement doit faire preuve de volonté politique”.Mais l’ex-coprésident du parti, le populaire Selhatatin Dermirtas, a promis depuis sa prison, où il purge une peine de 42 ans, de “faire de (son) mieux pour assurer le succès” de cette initiative. 

L’Allemagne sous pression pour aider l’Ukraine et former un gouvernement

Après l’esclandre entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, l’Allemagne est sous pression pour renforcer son aide à l’Ukraine quand bien même les négociations en vue de former un nouveau gouvernement viennent à peine de démarrer à Berlin.Vainqueur dimanche dernier de législatives anticipées, le chef des conservateurs allemands Friedrich Merz s’est donné deux mois, jusqu’au 20 avril, pour former une coalition et doter le pays d’un nouveau gouvernement.Une échéance en décalage avec l’urgence du moment, ont estimé samedi plusieurs responsables politiques allemands, face au fossé qui se creuse entre Washington d’un côté, Kiev et les Européens de l’autre, jusqu’au risque de la rupture.La spectaculaire altercation verbale, vendredi soir à la Maison Blanche, entre le président américain et son homologue ukrainien, a fait vivement réagir la cheffe de la diplomatie du gouvernement d’Olaf Scholz, battu au scrutin de dimanche.”Nous ne pouvons pas attendre la formation d’un nouveau gouvernement fédéral, car la situation est grave”, a déclaré dans une allocution solennelle Annalena Baerbock, ministre écologiste dont le parti, arrivé quatrième des élections, devrait retourner dans l’opposition.Elle a relancé l’idée de débloquer immédiatement trois milliards d’euros d’aide militaire à l’Ukraine. L’Allemagne en est depuis l’invasion russe le premier fournisseur d’aide, derrière les Etats-Unis.- Equation budgétaire -Le financement de cette enveloppe avait semé la discorde, durant la campagne électorale, entre M. Scholz et ses ministres, le chancelier social-démocrate estimant que l’Allemagne n’avait pas les moyens de mobiliser cette somme sans tailler dans les dépenses courantes.La même équation budgétaire se pose à son successeur, qui affiche sa volonté de muscler les dépenses militaires de l’Allemagne mais n’a pas tranché sur les options de financement alors que la première économie européenne traverse une période de récession.Le chef du bloc conservateur CDU/CSU vient seulement d’entamer les consultations politiques avec les sociaux-démocrates, arrivés troisième des élections, pour former une “grande coalition” disposant d’une majorité au parlement.”Tout est devenu plus urgent”, a reconnu Johann Wadephul, vice-président du groupe parlementaire CSU, samedi dans le quotidien Süddeutsche Zeitung.Il a indiqué que MM. Scholz et Merz avaient eu un entretien téléphonique vendredi soir, après les échanges fracassants entre MM. Trump et Zelensky.Mais c’est bien Olaf Scholz, affaibli par la cuisante défaite de son parti aux législatives avec le pire score des 80 dernières années, qui se rendra dimanche à Londres au sommet convoqué par Keir Starmer pour discuter de l’aide à l’Ukraine.La CDU souhaitait que Friedrich Merz soit également du voyage.A ce stade, le chancelier sortant n’entend pas non plus demander à son successeur de l’accompagner au sommet exceptionnel des Vingt-Sept, consacré à la défense, qui se déroulera à Bruxelles jeudi.- Investissements -Il serait pourtant “dans l’intérêt de l’Allemagne que le probable futur chancelier Merz soit dès maintenant impliqué dans les négociations. Cela peut être inhabituel, mais les temps le sont tout autant”, jugeait samedi le magazine Der Spiegel.L’hebdomadaire s’inquiète également de voir les conservateurs et les sociaux-démocrates faire trainer leurs négociations, alors que “l’Allemagne a besoin d’un gouvernement doté d’une majorité parlementaire et d’un chancelier capable de s’exprimer dès que possible, la prochaine coalition étant confrontée à une tâche historique”Bien que déterminés à augmenter les dépenses militaires nationales, les deux partis se divisent depuis plusieurs jours sur la façon de financer cette hausse.M. Merz semble pencher pour la création, par le parlement sortant, d’un fonds spécial qui pourrait aller jusqu’à 200 milliards d’euros.Les sociaux-démocrates plaident de leur côté pour un assouplissement du “frein à l’endettement” inscrit dans la Constitution, qui limite les nouveaux emprunts annuels à 0,35% du PIB. Réformer cette règle emblématique de la rigueur budgétaire allemande permettrait de ne pas limiter les investissements à la défense mais de moderniser les infrastructures de transports, d’énergie ou de communications.”Les investissements dans nos infrastructures, dans la cohésion de notre société, dans notre démocratie sont autant d’investissements dans notre sécurité”, a fait valoir samedi Mme Baerbock, également favorable à un assouplissement des limites d’endettement.

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