AFP World

Chaleureux accueil pour Zelensky à Londres, “absolue détermination” du Royaume-Uni à soutenir l’Ukraine

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a chaleureusement accueilli samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Londres, l’assurant de l’”absolue détermination” du Royaume-Uni à soutenir l’Ukraine, au lendemain du clash entre le dirigeant ukrainien et le président américain Donald Trump.Londres et Kiev ont également signé samedi un accord portant sur un prêt de 2,26 milliards …

Chaleureux accueil pour Zelensky à Londres, “absolue détermination” du Royaume-Uni à soutenir l’Ukraine Read More »

Ligue 1: le bulldozer parisien écrase Lille et fonce sur Liverpool

Ils sont fin prêts pour Liverpool: les Parisiens ont écrasé Lille en une mi-temps (4-1) samedi lors de la 24e journée de Ligue 1, quatre jours avant son choc de huitième de finale de Ligue des champions.Une défaite peu rassurante pour Lille à trois jours de son propre match à Dortmund.Le PSG prend provisoirement 16 points d’avance sur Marseille, mais le classement de Ligue 1 n’est plus sa préoccupation depuis quelques temps. Avec ce rendez-vous contre un autre qualifié pour les huitièmes de finale de L1, il s’agissait de s’étalonner une dernière fois avant l’énorme défi contre Liverpool. Et accessoirement d’impressionner les Anglais devant leur télévision…C’est peu dire que les troupes de Luis Enrique ont pris la tâche au sérieux, marquant un peu plus les esprits, dans la lignée de leurs dernières semaines de plénitude totale. Agressé par un pressing constant et une circulation de balle rapide et technique, le très sérieux Losc de Bruno Genesio n’a tout simplement pas existé et devra digérer très rapidement ce cuisant échec avant son propre huitième de finale de Ligue des champions à Dortmund mardi. En effet, Lille a coulé à pic dès la première mi-temps, avec quatre buts encaissés.Dès la 6e minute, Bradley Barcola faisait tout pour ouvrir le score: contrôle orienté, transversale vers Ousmane Dembélé, puis reprise sur l’arrêt de Lucas Chevalier pour pousser dans les filets.Le portier lillois a plusieurs fois retardé le K.O. avec notamment un triple arrêt après une frappe de Dembélé (19e). Mais les vagues parisiennes n’ont jamais cessé et d’autres buts semblaient inéluctables.Et c’est sur un corner et une tête de son capitaine Marquinhos que Paris s’est détaché (22e).- Rockstar -En d’autres temps, le PSG aurait levé le pied mais son attitude collective actuelle proscrit le relâchement; Luis Enrique n’hésite pas à houspiller les rares réfractaires depuis sa zone technique.Six minutes plus tard donc, Dembélé marquait son 26e but de la saison sur un décalage de Joao Neves. L’entraîneur parisien a alors brandi son poing vers le public, comme une rockstar.Doué a complété ce chef d’œuvre de mi-temps par un missile en pleine lucarne (37e). Comme Lucas Chevalier, Bruno Genesio paraissait sonné. Regrettait-il son intention annoncée de “ne pas venir à Paris pour mettre le bus” en défense?L’objectif pour le Losc était désormais clair, relever la tête en seconde mi-temps pour ne pas repartir le moral plombé à trois jours de son déplacement au Signal Iduna Park.Et de fait, la seconde période a été plus équilibrée. Luis Enrique en a profité pour faire tourner et donner du jeu au revenant Warren Zaïre-Emery, blessé à la cheville en janvier. Khvicha Kvaratskhelia est aussi rentré, lui qui n’a toujours pas réussi à s’imposer en titulaire incontestable, puisque Barcola et Doué, plus jeunes que lui, sont en ce moment intouchables.Le jeu a été plus haché qu’au premier acte. Remis de leur sidération, les Lillois se sont montrés plus vifs et entreprenants, et Jonathan David, rentré en cours de match, a profité d’une belle frappe lointaine d’un certain Ethan Mbappé, repoussée par Gianluigi Donnarumma, pour marquer (80e).Difficile alors pour les Lillois de célébrer, mais ce but puis un splendide arrêt de Chevalier devant Ramos leur permettent de finir sur une note positive qui pourrait s’avérer importante pour la suite immédiate de leur saison…

Ramadan à Gaza : “apporter de la joie” au milieu de la désolation

La table recouverte d’une nappe fuchsia court sur des centaines de mètres, barrant d’un trait de couleur un paysage gris de ruines dans le sud de la bande de Gaza. Le soleil décline et des centaines de Palestiniens de tous âges s’apprêtent à rompre le jeûne.Samedi, premier jour d’un deuxième ramadan de guerre dans le petit territoire palestinien assiégé par Israël, est aussi le dernier jour de la première phase de la trêve entrée en vigueur le 19 janvier.A l’heure de l’iftar (repas de rupture du jeûne), personne ne sait à quoi ressemblera le lendemain en l’absence d’accord entre Israël et le Hamas sur la façon d’organiser la prolongation du cessez-le-feu.  Alors on essaye de donner à ce repas un air de fête malgré tout.”Les gens sont terriblement attristés, et tout autour de nous est de nature à briser nos coeurs”, dit à l’AFP Malak Fadda, l’organisatrice de ce repas communautaire à Rafah, à la frontière avec l’Égypte.”Nous avons décidé d’apporter de la joie dans cette rue, comme il y en avait avant la guerre” en pareille occasion, ajoute-t-elle. Des hauts-parleurs crachent les chants rythmés et entraînant d’un groupe qui se produit sur une estrade alors que la foule déambule autour de la table encadrée par deux immenses guirlandes de lampions pendues à des piquets de fortune. La brise du soir fait flotter quelques drapeaux palestiniens perchés sur des mâts improvisés.Le soleil se couche, signifiant la fin du jeûne. Chacun a pris place sur une chaise en plastique grise et le repas peut commencer. La bande de Gaza est dévastée par la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent lancée le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël.Plus des deux tiers des infrastructures et des habitations ont été endommagées ou détruites, et la quasi-totalité des 2,4 millions d’habitants du territoire ont été déplacés par les bombardements israéliens et les combats. La trêve apporte certes un répit bienvenu, mais les Palestiniens de la bande de Gaza ne voient pas d’horizon pour la fin de leurs souffrances.- “Message au monde” -“Pour ce premier jour du ramadan, nous avions espéré rentrer chez nous pour rompre le jeûne avec nos familles et nous retrouver ensemble à la maison”, dit Oum al-Baraa Habib, habitante de Rafah.”Mais c’est la volonté de Dieu (qu’il en soit autrement) et nous restons déterminés”, ajoute-t-elle.L’observance du ramadan est un des cinq piliers de l’islam. Pendant ce mois de jeûne et de prière, les fidèles sont appelés à ne pas manger ni boire entre le lever et le coucher du soleil. Les soirées sont normalement festives et longue après l’iftar.A Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, une des zones ayant subi les combats parmi les plus violents de la guerre, les gens tentent également de donner à ce ramadan spécial un air de normalité.Assis sur des rangées de chaises se faisant face quatre par quatre dans une rue étroite où des guirlandes ont été tendues entre deux bâtiments éventrés, plusieurs centaines de personnes ont partagé un repas préparé par des volontaires.Ici, pas de tables: des tabourets en plastique permettent de poser une barquette en aluminium remplie de riz safrané et de poulet.”Nous ne quitterons pas ce pays. C’est un message au monde entier”, lance Yasser Albas, la trentaine, dans une allusion à peine voilée aux menaces du président américain Donald Trump d’un déplacement forcé de la population de Gaza vers la Jordanie ou l’Égypte, pour faire accoucher sa vision de Gaza en “riviera du Moyen-Orient”.”Nous resterons, même au milieu des ruines, sans eau ou sans rien”, insiste M. Albas.”Nous sommes résolus malgré la douleur et nos blessures”, acquiesce Mohammed Abou Al-Jidyan. “Nous partageons l’iftar ici sur notre terre, et nous ne quitterons pas cet endroit.”

Ramadan à Gaza : “apporter de la joie” au milieu de la désolation

La table recouverte d’une nappe fuchsia court sur des centaines de mètres, barrant d’un trait de couleur un paysage gris de ruines dans le sud de la bande de Gaza. Le soleil décline et des centaines de Palestiniens de tous âges s’apprêtent à rompre le jeûne.Samedi, premier jour d’un deuxième ramadan de guerre dans le petit territoire palestinien assiégé par Israël, est aussi le dernier jour de la première phase de la trêve entrée en vigueur le 19 janvier.A l’heure de l’iftar (repas de rupture du jeûne), personne ne sait à quoi ressemblera le lendemain en l’absence d’accord entre Israël et le Hamas sur la façon d’organiser la prolongation du cessez-le-feu.  Alors on essaye de donner à ce repas un air de fête malgré tout.”Les gens sont terriblement attristés, et tout autour de nous est de nature à briser nos coeurs”, dit à l’AFP Malak Fadda, l’organisatrice de ce repas communautaire à Rafah, à la frontière avec l’Égypte.”Nous avons décidé d’apporter de la joie dans cette rue, comme il y en avait avant la guerre” en pareille occasion, ajoute-t-elle. Des hauts-parleurs crachent les chants rythmés et entraînant d’un groupe qui se produit sur une estrade alors que la foule déambule autour de la table encadrée par deux immenses guirlandes de lampions pendues à des piquets de fortune. La brise du soir fait flotter quelques drapeaux palestiniens perchés sur des mâts improvisés.Le soleil se couche, signifiant la fin du jeûne. Chacun a pris place sur une chaise en plastique grise et le repas peut commencer. La bande de Gaza est dévastée par la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent lancée le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël.Plus des deux tiers des infrastructures et des habitations ont été endommagées ou détruites, et la quasi-totalité des 2,4 millions d’habitants du territoire ont été déplacés par les bombardements israéliens et les combats. La trêve apporte certes un répit bienvenu, mais les Palestiniens de la bande de Gaza ne voient pas d’horizon pour la fin de leurs souffrances.- “Message au monde” -“Pour ce premier jour du ramadan, nous avions espéré rentrer chez nous pour rompre le jeûne avec nos familles et nous retrouver ensemble à la maison”, dit Oum al-Baraa Habib, habitante de Rafah.”Mais c’est la volonté de Dieu (qu’il en soit autrement) et nous restons déterminés”, ajoute-t-elle.L’observance du ramadan est un des cinq piliers de l’islam. Pendant ce mois de jeûne et de prière, les fidèles sont appelés à ne pas manger ni boire entre le lever et le coucher du soleil. Les soirées sont normalement festives et longue après l’iftar.A Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, une des zones ayant subi les combats parmi les plus violents de la guerre, les gens tentent également de donner à ce ramadan spécial un air de normalité.Assis sur des rangées de chaises se faisant face quatre par quatre dans une rue étroite où des guirlandes ont été tendues entre deux bâtiments éventrés, plusieurs centaines de personnes ont partagé un repas préparé par des volontaires.Ici, pas de tables: des tabourets en plastique permettent de poser une barquette en aluminium remplie de riz safrané et de poulet.”Nous ne quitterons pas ce pays. C’est un message au monde entier”, lance Yasser Albas, la trentaine, dans une allusion à peine voilée aux menaces du président américain Donald Trump d’un déplacement forcé de la population de Gaza vers la Jordanie ou l’Égypte, pour faire accoucher sa vision de Gaza en “riviera du Moyen-Orient”.”Nous resterons, même au milieu des ruines, sans eau ou sans rien”, insiste M. Albas.”Nous sommes résolus malgré la douleur et nos blessures”, acquiesce Mohammed Abou Al-Jidyan. “Nous partageons l’iftar ici sur notre terre, et nous ne quitterons pas cet endroit.”

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Le soutien de Trump reste “crucial” pour l’Ukraine, assure Zelensky

Volodymyr Zelensky a affirmé samedi que le soutien de Donald Trump restait “crucial” pour l’Ukraine, au lendemain de son altercation avec son homologue américain et avant de rencontrer à Londres le Premier ministre britannique Keri Starmer.Des dizaines de personnes rassemblées devant Downing Street ont ovationné le convoi du président ukrainien à son arrivée. M. Starmer, sortant sur le seuil pour accueillir le président Zelensky, lui a dit être “vraiment le bienvenu”.”J’espère que vous avez entendu (…) le peuple britannique sorti pour vous montrer combien il vous soutient, combien il soutient l’Ukraine”, a affirmé M. Starmer au début de l’entretien.M. Starmer a redit l'”absolue détermination” du Royaume-Uni à soutenir Kiev, M. Zelensky se déclarant “heureux” d’avoir un “tel partenaire stratégique”.Dès vendredi soir, M. Starmer avait fait part de son “soutien indéfectible” au dirigeant ukrainien, après que celui-ci a été chassé de la Maison Blanche par un Donald Trump furieux qui a menacé de le “laisser tomber” s’il n’acceptait pas un cessez-le-feu avec la Russie.Le président ukrainien a affirmé samedi sur X que le soutien de Donald Trump restait “crucial” pour son pays et a assuré que Kiev était prêt “à signer l’accord sur les minéraux qui constituera le premier pas vers des garanties de sécurité”.- “Infamie” -A l’inverse, Moscou a applaudi l’épisode de la Maison Blanche. La visite de M. Zelensky a été un “échec politique et diplomatique complet”, a raillé samedi la porte-parole de la diplomatie, Maria Zakharova, accusant le dirigeant ukrainien de “refuser la paix”.Le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte a affirmé samedi avoir demandé à M. Zelensky de “réparer” sa relation avec Donald Trump. “Nous devons rester ensemble, les Etats-Unis, l’Ukraine et l’Europe pour apporter à l’Ukraine une paix durable”, a-t-il insisté.Dans le même ordre d’idée, le président français Emmanuel Macron a invité MM. Trump et Zelensky “au calme, au respect et à la reconnaissance”.”Le désengagement” éventuel des Etats-Unis de l’Ukraine “n’est pas dans leur intérêt”, a-t-il poursuivi, dans un entretien à l’hebdomadaire français La Tribune Dimanche.M. Macron a parlé à Volodymyr Zelensky et Donald Trump depuis l’altercation. Il s’est en outre entretenu avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président du Conseil européen Antonio Costa et le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte afin de préparer le sommet qui réunira une quinzaine de dirigeants européens dimanche à Londres pour réaffirmer le soutien à Kiev ainsi que le sommet extraordinaire de l’UE du 6 mars sur la défense.Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a de son côté demandé à l’UE d’amorcer des négociations avec la Russie, menaçant le prochain sommet de blocage.Abasourdis par la spectaculaire altercation vendredi dans le Bureau ovale, qui a entraîné le départ prématuré de M. Zelensky de la Maison Blanche sans signer l’accord sur les minerais pour lequel il était venu, la plupart des autres dirigeants européens se sont empressés de défendre le président ukrainien.”Il est devenu clair que le monde libre a besoin d’un nouveau leader. C’est à nous, Européens, de relever ce défi”, a exhorté la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.”Une nouvelle ère d’infamie a commencé (…) dans laquelle nous devons plus que jamais défendre l’ordre international fondé sur des règles et la force du droit contre la loi du plus fort”, a déclaré la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock.Dans cette perspective, le sommet dimanche à Londres doit réunir une quinzaine de dirigeants européens autour de questions liées à la sécurité européenne et à l’Ukraine.- Dissuasion européenne -Emmanuel Macron s’est dit prêt à “ouvrir la discussion” sur une éventuelle future dissuasion nucléaire européenne, après une demande en ce sens du futur chancelier allemand Friedrich Merz, qui a jugé nécessaire que l’Europe se prépare “au pire scénario” d’une Otan lâchée par Washington.Ukraine et Europe suivent avec inquiétude le rapprochement entre Donald Trump et son homologue russe. Moscou et Washington ont lancé, sans inviter l’Ukraine ni les Européens, des négociations pour mettre fin à la guerre, dont le président américain refuse de considérer Moscou comme responsable.Des craintes qui ne sont pas près de s’apaiser après l’altercation dans le Bureau ovale, devant les caméras du monde entier.Pendant de longues minutes, Donald Trump a reproché à Volodymyr Zelensky de “s’être mis en très mauvaise posture” et lui a lancé qu’il “n’avait pas les cartes en main”. Il l’a menacé: “Concluez un accord ou nous vous laissons tomber”.Il a ensuite demandé à M. Zelensky de partir, annulant la conférence de presse conjointe prévue. “Il pourra revenir quand il sera prêt à la paix”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.