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Israël veut une trêve à Gaza jusqu’en avril, le Hamas insiste pour démarrer la deuxième phase

Le Hamas a exigé dimanche le démarrage de la deuxième phase du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, qui doit en principe avoir lieu dimanche mais qu’Israël refuse d’appliquer, préférant un plan de dernière minute d’extension de la trêve jusque mi-avril proposé par les Etats-Unis face au blocage des négociations.”Israël adopte le plan de l’envoyé du président américain Steve Witkoff pour un cessez-le-feu temporaire pour les périodes du ramadan” devant s’achever fin mars “et de Pessah”, la pâque juive, qui sera célébrée à la mi-avril, a annoncé le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué publié après minuit (22h00 GMT samedi). Israël est prêt à entamer “immédiatement” des négociations “sur tous les détails du plan Witkoff” avec le Hamas, a-t-il ajouté.”La récente déclaration du bureau de Netanyahu confirme clairement que l’occupant ne cesse de se soustraire aux accords qu’il a signés”, a fustigé le dirigeant du Hamas Mahmoud Mardaoui dans une déclaration transmise à l’AFP.”La seule façon de parvenir à la stabilité dans la région et au retour des prisonniers est d’achever la mise en œuvre de l’accord (…) en commençant par la mise en œuvre de la deuxième phase”, qui prévoit la fin définitive de la guerre et la libération de tous les otages, a-t-il poursuivi. “C’est ce sur quoi nous insistons et nous ne reculerons pas”.Selon le bureau de M. Netanyahu, M. Witkoff a formulé sa proposition après avoir constaté que les positions du Hamas et d’Israël étaient impossibles à rapprocher dans l’immédiat. Son plan prévoit la remise immédiate à Israël par le mouvement islamiste palestinien de “la moitié des otages, morts et vivants”, et le reste à la fin de la trêve, si un accord est trouvé pour un cessez-le-feu permanent.Dans la foulée, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a annoncé avoir accéléré l’envoi d’une aide militaire d’environ 4 milliards de dollars à Israël.Arraché par les Etats-Unis, le Qatar et l’Egypte après des mois de négociations ardues et entré en vigueur le 19 janvier, l’accord de cessez-le-feu a fait taire les armes après quinze mois d’une guerre sanglante déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Cet accord comprend trois phases d’une durée de 42 jours chacune.- Blocage -Lors de la première phase, au cours de laquelle la trêve s’est retrouvée plusieurs fois au bord de la rupture, le Hamas a libéré 25 otages et rendu les corps de huit autres à Israël, qui en échange a libéré environ 1.800 détenus palestiniens.La deuxième phase doit en principe commencer dimanche et permettre la libération des derniers otages du Hamas et de plusieurs centaines de prisonniers palestiniens. Enfin, une troisième phase devrait être consacrée à la reconstruction de la bande de Gaza.L’accord comporte une clause qui prolonge automatiquement la première phase tant que les négociations pour la deuxième sont en cours.Jusque-là, le Hamas a campé sur son refus de discuter d’autre chose que d’une mise en oeuvre de la deuxième phase, censée garantir le retrait des troupes israéliennes de Gaza.Israël refuse pour sa part de s’engager dans cette deuxième phase, disant préférer une extension de la phase actuelle avec de nouvelles libération d’otages contre des prisonniers palestiniens chaque semaine.Israël exige que Gaza soit complètement démilitarisée et le Hamas éliminé. Le mouvement islamiste, qui a pris le pouvoir dans le territoire en 2007, insiste pour y rester. Un blocage qui a fait craindre une reprise de la guerre.”Il est impératif que tous les efforts soient faits pour empêcher un retour des hostilités, ce qui serait catastrophique”, a déclaré samedi Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.”Un cessez-le-feu permanent et la libération de tous les otages sont essentiels pour éviter une escalade et davantage de conséquences dévastatrices pour les civils”, a-t-il ajouté.- Nouvelle vidéo du Hamas -Dans ce contexte, la branche armée du Hamas a publié samedi une nouvelle vidéo de ce qui semble être un groupe d’Israéliens otages à Gaza. L’AFP n’est pas en mesure de l’authentifier dans l’immédiat.Les images montrent trois personnes à visage découvert dont deux semblent être des otages libérés en février. Un troisième appelle en hébreu le gouvernement israélien à le libérer. A la fin de la vidéo, un message avertit que “seul un accord de cessez-le-feu les ramènera vivants”.”Israël ne se laissera pas intimider par la propagande du Hamas”, par une vidéo “dans laquelle nos otages sont contraints de réciter un discours de guerre psychologique”, a réagi dans la foulée le bureau de Benjamin Netanyahu.L’attaque du 7-Octobre a fait 1.218 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. La riposte israélienne dans la bande de Gaza a fait au moins 48.388 morts, pour la plupart des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU, et détruit ou endommagé la majorité des bâtiments.Les quelque 2,4 millions d’habitants du petit territoire assiégé, déplacés dans leur quasi-totalité et vivant dans des conditions catastrophiques, ont entamé samedi le ramadan. A l’heure de l’iftar, le repas de rupture du jeûne, personne ne savait à quoi ressemblerait le lendemain.A Jabalia, une des zones ayant subi les combats parmi les plus violents de la guerre, des guirlandes ont été tendues entre deux bâtiments éventrés et plusieurs centaines de personnes ont partagé un repas préparé par des bénévoles.”Nous ne quitterons pas ce pays. C’est un message au monde entier”, lance Yasser Albas, la trentaine. “Nous resterons, même au milieu des ruines, sans eau ou sans rien”.

Israël veut une trêve à Gaza jusqu’en avril, le Hamas insiste pour démarrer la deuxième phase

Le Hamas a exigé dimanche le démarrage de la deuxième phase du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, qui doit en principe avoir lieu dimanche mais qu’Israël refuse d’appliquer, préférant un plan de dernière minute d’extension de la trêve jusque mi-avril proposé par les Etats-Unis face au blocage des négociations.”Israël adopte le plan de l’envoyé du président américain Steve Witkoff pour un cessez-le-feu temporaire pour les périodes du ramadan” devant s’achever fin mars “et de Pessah”, la pâque juive, qui sera célébrée à la mi-avril, a annoncé le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué publié après minuit (22h00 GMT samedi). Israël est prêt à entamer “immédiatement” des négociations “sur tous les détails du plan Witkoff” avec le Hamas, a-t-il ajouté.”La récente déclaration du bureau de Netanyahu confirme clairement que l’occupant ne cesse de se soustraire aux accords qu’il a signés”, a fustigé le dirigeant du Hamas Mahmoud Mardaoui dans une déclaration transmise à l’AFP.”La seule façon de parvenir à la stabilité dans la région et au retour des prisonniers est d’achever la mise en œuvre de l’accord (…) en commençant par la mise en œuvre de la deuxième phase”, qui prévoit la fin définitive de la guerre et la libération de tous les otages, a-t-il poursuivi. “C’est ce sur quoi nous insistons et nous ne reculerons pas”.Selon le bureau de M. Netanyahu, M. Witkoff a formulé sa proposition après avoir constaté que les positions du Hamas et d’Israël étaient impossibles à rapprocher dans l’immédiat. Son plan prévoit la remise immédiate à Israël par le mouvement islamiste palestinien de “la moitié des otages, morts et vivants”, et le reste à la fin de la trêve, si un accord est trouvé pour un cessez-le-feu permanent.Dans la foulée, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a annoncé avoir accéléré l’envoi d’une aide militaire d’environ 4 milliards de dollars à Israël.Arraché par les Etats-Unis, le Qatar et l’Egypte après des mois de négociations ardues et entré en vigueur le 19 janvier, l’accord de cessez-le-feu a fait taire les armes après quinze mois d’une guerre sanglante déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Cet accord comprend trois phases d’une durée de 42 jours chacune.- Blocage -Lors de la première phase, au cours de laquelle la trêve s’est retrouvée plusieurs fois au bord de la rupture, le Hamas a libéré 25 otages et rendu les corps de huit autres à Israël, qui en échange a libéré environ 1.800 détenus palestiniens.La deuxième phase doit en principe commencer dimanche et permettre la libération des derniers otages du Hamas et de plusieurs centaines de prisonniers palestiniens. Enfin, une troisième phase devrait être consacrée à la reconstruction de la bande de Gaza.L’accord comporte une clause qui prolonge automatiquement la première phase tant que les négociations pour la deuxième sont en cours.Jusque-là, le Hamas a campé sur son refus de discuter d’autre chose que d’une mise en oeuvre de la deuxième phase, censée garantir le retrait des troupes israéliennes de Gaza.Israël refuse pour sa part de s’engager dans cette deuxième phase, disant préférer une extension de la phase actuelle avec de nouvelles libération d’otages contre des prisonniers palestiniens chaque semaine.Israël exige que Gaza soit complètement démilitarisée et le Hamas éliminé. Le mouvement islamiste, qui a pris le pouvoir dans le territoire en 2007, insiste pour y rester. Un blocage qui a fait craindre une reprise de la guerre.”Il est impératif que tous les efforts soient faits pour empêcher un retour des hostilités, ce qui serait catastrophique”, a déclaré samedi Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.”Un cessez-le-feu permanent et la libération de tous les otages sont essentiels pour éviter une escalade et davantage de conséquences dévastatrices pour les civils”, a-t-il ajouté.- Nouvelle vidéo du Hamas -Dans ce contexte, la branche armée du Hamas a publié samedi une nouvelle vidéo de ce qui semble être un groupe d’Israéliens otages à Gaza. L’AFP n’est pas en mesure de l’authentifier dans l’immédiat.Les images montrent trois personnes à visage découvert dont deux semblent être des otages libérés en février. Un troisième appelle en hébreu le gouvernement israélien à le libérer. A la fin de la vidéo, un message avertit que “seul un accord de cessez-le-feu les ramènera vivants”.”Israël ne se laissera pas intimider par la propagande du Hamas”, par une vidéo “dans laquelle nos otages sont contraints de réciter un discours de guerre psychologique”, a réagi dans la foulée le bureau de Benjamin Netanyahu.L’attaque du 7-Octobre a fait 1.218 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. La riposte israélienne dans la bande de Gaza a fait au moins 48.388 morts, pour la plupart des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU, et détruit ou endommagé la majorité des bâtiments.Les quelque 2,4 millions d’habitants du petit territoire assiégé, déplacés dans leur quasi-totalité et vivant dans des conditions catastrophiques, ont entamé samedi le ramadan. A l’heure de l’iftar, le repas de rupture du jeûne, personne ne savait à quoi ressemblerait le lendemain.A Jabalia, une des zones ayant subi les combats parmi les plus violents de la guerre, des guirlandes ont été tendues entre deux bâtiments éventrés et plusieurs centaines de personnes ont partagé un repas préparé par des bénévoles.”Nous ne quitterons pas ce pays. C’est un message au monde entier”, lance Yasser Albas, la trentaine. “Nous resterons, même au milieu des ruines, sans eau ou sans rien”.

Les alliés de l’Ukraine tiennent un sommet crucial à Londres après le clash Trump-Zelensky

Une quinzaine de dirigeants alliés de l’Ukraine tiennent dimanche à Londres un sommet crucial pour imaginer de nouvelles garanties de sécurité en Europe face aux craintes de lâchage par Washington, accentuées après le clash de vendredi entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky.Ovationné par des dizaines de personnes rassemblées devant le 10 Downing Street, le président ukrainien a été chaleureusement accueilli samedi par le Premier ministre britannique Keir Starmer, qui l’a assuré de l'”absolue détermination” du Royaume-Uni à soutenir son pays face à l’invasion russe. Londres et Kiev ont signé dans la foulée un accord de prêt de 2,26 milliards de livres (près de 2,74 milliards d’euros) pour soutenir les capacités de défense de l’Ukraine, qui sera remboursé avec les bénéfices des actifs russes gelés.”L’argent servira à produire des armes en Ukraine”, a déclaré M. Zelensky sur Telegram, se disant “reconnaissant au peuple et au gouvernement du Royaume-Uni”.M. Zelensky doit rencontrer le roi Charles III dimanche, et participer au sommet sur la sécurité prévu à partir de 14H00 (même heure GMT).Ce sommet réunit notamment le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz, les Premiers ministres canadien Justin Trudeau, polonais Donald Tusk, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte et les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, Ursula von der Leyen et Antonio Costa. Il précède un sommet européen extraordinaire sur l’Ukraine prévu le 6 mars à Bruxelles.Selon Downing Street, les discussions à Londres vont porter sur “le renforcement de la position de l’Ukraine aujourd’hui, y compris un soutien militaire continu et une pression économique accrue sur la Russie”.- Garanties de sécurité -Les participants discuteront également de “la nécessité pour l’Europe de jouer son rôle en matière de défense” et des “prochaines étapes de la planification de garanties de sécurité solides” sur le continent, face au risque de retrait du parapluie militaire et nucléaire américain.Ukraine et Europe suivent avec inquiétude le rapprochement entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine. Moscou et Washington ont lancé, sans inviter l’Ukraine ni les Européens, des négociations pour mettre fin à la guerre, dont le président américain refuse de considérer Moscou comme responsable.Des craintes qui ne sont pas près de s’apaiser après la violente altercation publique dans le Bureau ovale entre MM. Zelensky, Trump et le vice-président américain JD Vance vendredi.Pendant de longues minutes, M. Trump a reproché à M. Zelensky de “s’être mis en très mauvaise posture”, lui a lancé qu’il “n’avait pas les cartes en main” et lui a ordonné de faire la paix avec la Russie en menaçant: “concluez un accord ou nous vous laissons tomber”. Il a ensuite chassé son invité de la Maison Blanche.- “Nouvelle ère d’infâmie” -“Une nouvelle ère d’infamie a commencé (…) dans laquelle nous devons plus que jamais défendre l’ordre international fondé sur des règles et la force du droit contre la loi du plus fort”, a réagi samedi la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock.Mme Baerbock a jugé urgent que l’Allemagne et l’Union européenne assouplissent leurs règles budgétaires afin de dégager des moyens supplémentaires pour aider l’Ukraine et renforcer leur propre défense.”Il est devenu clair que le monde libre a besoin d’un nouveau leader. C’est à nous, Européens, de relever ce défi”, avait exhorté la veille la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.Le président français Emmanuel Macron s’est dit prêt à “ouvrir la discussion” sur une éventuelle future dissuasion nucléaire européenne, après une demande en ce sens du futur chancelier allemand Friedrich Merz, qui a jugé nécessaire que l’Europe se prépare “au pire scénario” d’une Otan lâchée par Washington.Dans un entretien à plusieurs journaux français, M. Macron a dit espérer que les pays de l’Union européenne avanceront rapidement vers “un financement massif et commun” représentant “des centaines de milliards d’euros” pour bâtir une défense commune. “Je crois qu’aujourd’hui, c’est le moment d’un réveil stratégique, parce que dans tous les pays il y a un trouble, une incertitude, sur le soutien américain dans la durée”, a-t-il expliqué.A quelques kilomètres de la ligne de front, dans l’est de l’Ukraine, les soldats ukrainiens ont suivi avec effarement le clash entre leur président et Donald Trump. Nadija, une lieutenant de 21 ans, dit s’être sentie “vide” et se demande ce que l’Ukraine a bien pu faire pour mériter d’être traitée ainsi.Face au risque de lâchage par les Etats-Unis, Nadija compte sur le soutien de l’Europe, persuadée d’un “réveil” des pays frontaliers de la Russie.”Si le soutien s’affaiblit, si Poutine atteint ses objectifs, alors l’Europe sera la prochaine” à être attaquée, prédit-elle.Un autre soldat répondant au pseudonyme de Smile, tête baissé et regard abattu malgré d’intenses yeux bleus, dit se sentir “trahi” et “abandonné”.”La façon dont Trump s’est comporté est inacceptable”, lâche-il, en espérant que l’Europe fera quelque chose pour aider l’Ukraine. “Sinon, que pouvons-nous faire d’autre?”

Les alliés de l’Ukraine tiennent un sommet crucial à Londres après le clash Trump-Zelensky

Une quinzaine de dirigeants alliés de l’Ukraine tiennent dimanche à Londres un sommet crucial pour imaginer de nouvelles garanties de sécurité en Europe face aux craintes de lâchage par Washington, accentuées après le clash de vendredi entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky.Ovationné par des dizaines de personnes rassemblées devant le 10 Downing Street, le président ukrainien a été chaleureusement accueilli samedi par le Premier ministre britannique Keir Starmer, qui l’a assuré de l'”absolue détermination” du Royaume-Uni à soutenir son pays face à l’invasion russe. Londres et Kiev ont signé dans la foulée un accord de prêt de 2,26 milliards de livres (près de 2,74 milliards d’euros) pour soutenir les capacités de défense de l’Ukraine, qui sera remboursé avec les bénéfices des actifs russes gelés.”L’argent servira à produire des armes en Ukraine”, a déclaré M. Zelensky sur Telegram, se disant “reconnaissant au peuple et au gouvernement du Royaume-Uni”.M. Zelensky doit rencontrer le roi Charles III dimanche, et participer au sommet sur la sécurité prévu à partir de 14H00 (même heure GMT).Ce sommet réunit notamment le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz, les Premiers ministres canadien Justin Trudeau, polonais Donald Tusk, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte et les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, Ursula von der Leyen et Antonio Costa. Il précède un sommet européen extraordinaire sur l’Ukraine prévu le 6 mars à Bruxelles.Selon Downing Street, les discussions à Londres vont porter sur “le renforcement de la position de l’Ukraine aujourd’hui, y compris un soutien militaire continu et une pression économique accrue sur la Russie”.- Garanties de sécurité -Les participants discuteront également de “la nécessité pour l’Europe de jouer son rôle en matière de défense” et des “prochaines étapes de la planification de garanties de sécurité solides” sur le continent, face au risque de retrait du parapluie militaire et nucléaire américain.Ukraine et Europe suivent avec inquiétude le rapprochement entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine. Moscou et Washington ont lancé, sans inviter l’Ukraine ni les Européens, des négociations pour mettre fin à la guerre, dont le président américain refuse de considérer Moscou comme responsable.Des craintes qui ne sont pas près de s’apaiser après la violente altercation publique dans le Bureau ovale entre MM. Zelensky, Trump et le vice-président américain JD Vance vendredi.Pendant de longues minutes, M. Trump a reproché à M. Zelensky de “s’être mis en très mauvaise posture”, lui a lancé qu’il “n’avait pas les cartes en main” et lui a ordonné de faire la paix avec la Russie en menaçant: “concluez un accord ou nous vous laissons tomber”. Il a ensuite chassé son invité de la Maison Blanche.- “Nouvelle ère d’infâmie” -“Une nouvelle ère d’infamie a commencé (…) dans laquelle nous devons plus que jamais défendre l’ordre international fondé sur des règles et la force du droit contre la loi du plus fort”, a réagi samedi la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock.Mme Baerbock a jugé urgent que l’Allemagne et l’Union européenne assouplissent leurs règles budgétaires afin de dégager des moyens supplémentaires pour aider l’Ukraine et renforcer leur propre défense.”Il est devenu clair que le monde libre a besoin d’un nouveau leader. C’est à nous, Européens, de relever ce défi”, avait exhorté la veille la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.Le président français Emmanuel Macron s’est dit prêt à “ouvrir la discussion” sur une éventuelle future dissuasion nucléaire européenne, après une demande en ce sens du futur chancelier allemand Friedrich Merz, qui a jugé nécessaire que l’Europe se prépare “au pire scénario” d’une Otan lâchée par Washington.Dans un entretien à plusieurs journaux français, M. Macron a dit espérer que les pays de l’Union européenne avanceront rapidement vers “un financement massif et commun” représentant “des centaines de milliards d’euros” pour bâtir une défense commune. “Je crois qu’aujourd’hui, c’est le moment d’un réveil stratégique, parce que dans tous les pays il y a un trouble, une incertitude, sur le soutien américain dans la durée”, a-t-il expliqué.A quelques kilomètres de la ligne de front, dans l’est de l’Ukraine, les soldats ukrainiens ont suivi avec effarement le clash entre leur président et Donald Trump. Nadija, une lieutenant de 21 ans, dit s’être sentie “vide” et se demande ce que l’Ukraine a bien pu faire pour mériter d’être traitée ainsi.Face au risque de lâchage par les Etats-Unis, Nadija compte sur le soutien de l’Europe, persuadée d’un “réveil” des pays frontaliers de la Russie.”Si le soutien s’affaiblit, si Poutine atteint ses objectifs, alors l’Europe sera la prochaine” à être attaquée, prédit-elle.Un autre soldat répondant au pseudonyme de Smile, tête baissé et regard abattu malgré d’intenses yeux bleus, dit se sentir “trahi” et “abandonné”.”La façon dont Trump s’est comporté est inacceptable”, lâche-il, en espérant que l’Europe fera quelque chose pour aider l’Ukraine. “Sinon, que pouvons-nous faire d’autre?”

Israël approuve une proposition américaine de trêve jusque mi-avril

Israël a approuvé dimanche une proposition américaine d’étendre la trêve à Gaza jusque mi-avril, faute d’accord avec le Hamas pour entamer selon le calendrier prévu la deuxième phase du cessez-le-feu, qui doit en principe mettre fin à la guerre.”Israël adopte le plan de l’envoyé du président américain Steve Witkoff pour un cessez-le-feu temporaire pour les périodes du ramadan” devant s’achever fin mars “et de Pessah”, la pâque juive, qui sera célébrée à la mi-avril, a annoncé le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué publié après minuit (22h00 GMT samedi).Le Hamas, qui insiste jusqu’à présent pour démarrer dimanche comme prévu la deuxième phase du cessez-le-feu en vigueur, n’a pas réagi dans l’immédiat. Avant que la proposition américaine n’arrive sur la table, le mouvement islamiste palestinien avait réaffirmé sa “volonté d’aller au bout des étapes restantes de l’accord (devant mener) à un cessez-le-feu global et permanent, au retrait complet des forces d’occupation” de Gaza, “à la reconstruction et à la levée du siège”.Aux termes du plan de M. Witkoff, “la moitié des otages, morts et vivants”, seraient remis à Israël au premier jour de son entrée en vigueur. Le reste des otages, vivants ou morts seraient remis “à la fin, si un accord est trouvé sur cessez-le-feu permanent”, ajoute le communiqué du Premier ministre.Selon le bureau de M. Netanyahu, M. Witkoff a formulé cette proposition après avoir constaté que les positions du Hamas et d’Israël étaient impossibles à rapprocher dans l’immédiat, et qu’un délai supplémentaire était nécessaire pour mener à bien des pourparlers sur un cessez-le-feu permanent.Israël, ajoute le communiqué, est prêt à entamer “immédiatement” des négociations “sur tous les détails du plan Witkoff” si “le Hamas change de position” et en accepte lui aussi le principe.Arraché par les Etats-Unis, le Qatar et l’Egypte après des mois de négociations ardues et entré en vigueur le 19 janvier, l’accord de cessez-le-feu a fait taire les armes après quinze mois d’une guerre sanglante déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Cet accord comprend trois phases d’une durée de 42 jours chacune.- Blocage -Lors de la première phase, au cours de laquelle la trêve s’est retrouvée plusieurs fois au bord de la rupture, le Hamas a libéré 25 otages et rendu les corps de huit autres à Israël, qui en échange a libéré environ 1.800 détenus palestiniens.La deuxième phase devait en principe commencer dimanche et permettre la libération des derniers otages du Hamas et de plusieurs centaines de prisonniers palestiniens. Enfin, une troisième phase devrait être consacrée à la reconstruction de la bande de Gaza.Jusque-là, le Hamas a campé sur son refus de discuter d’autre chose que d’une mise en oeuvre de la deuxième phase, censée garantir la fin définitive de la guerre et le retrait des troupes israéliennes de Gaza.Israël refuse pour sa part de s’engager dans la deuxième phase, disant préférer une extension de la phase actuelle avec de nouvelles libération d’otages contre des prisonniers palestiniens chaque semaine.Israël exige que Gaza soit complètement démilitarisée et le Hamas éliminé. Le mouvement islamiste, qui a pris le pouvoir dans le territoire en 2007, insiste pour y rester. Un blocage qui a fait craindre une reprise de la guerre.”Il est impératif que tous les efforts soient faits pour empêcher un retour des hostilités, ce qui serait catastrophique”, a déclaré samedi Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.”Un cessez-le-feu permanent et la libération de tous les otages sont essentiels pour éviter une escalade et davantage de conséquences dévastatrices pour les civils”, a-t-il ajouté.- Nouvelle vidéo du Hamas -Dans ce contexte, la branche armée du Hamas a publié samedi une nouvelle vidéo de ce qui semble être un groupe d’Israéliens otages à Gaza. L’AFP n’est pas en mesure de l’authentifier dans l’immédiat.Les images montrent trois personnes à visage découvert dont deux semblent être des otages libérés en février. Un troisième appelle en hébreu le gouvernement israélien à le libérer. A la fin de la vidéo, un message avertit que “seul un accord de cessez-le-feu les ramènera vivants”.”Israël ne se laissera pas intimider par la propagande du Hamas”, par une vidéo “dans laquelle nos otages sont contraints de réciter un discours de guerre psychologique”, a réagi dans la foulée le bureau de Benjamin Netanyahu.L’attaque du 7-Octobre a fait 1.218 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. La riposte israélienne dans la bande de Gaza a fait au moins 48.388 morts, pour la plupart des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU, et détruit ou endommagé la majorité des bâtiments.Les quelque 2,4 millions d’habitants du petit territoire assiégé, déplacés dans leur quasi-totalité et vivant dans des conditions catastrophiques, ont entamé samedi le ramadan. A l’heure de l’iftar, le repas de rupture du jeûne, personne ne savait à quoi ressemblerait le lendemain.A Jabalia, une des zones ayant subi les combats parmi les plus violents de la guerre, des guirlandes ont été tendues entre deux bâtiments éventrés et plusieurs centaines de personnes ont partagé un repas préparé par des bénévoles.”Nous ne quitterons pas ce pays. C’est un message au monde entier”, lance Yasser Albas, la trentaine. “Nous resterons, même au milieu des ruines, sans eau ou sans rien”.

Chaleureux accueil pour Zelensky à Londres, “absolue détermination” du Royaume-Uni à soutenir l’Ukraine

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a chaleureusement accueilli samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Londres, l’assurant de l'”absolue détermination” du Royaume-Uni à soutenir l’Ukraine, au lendemain du clash entre le dirigeant ukrainien et le président américain Donald Trump.Londres et Kiev ont également signé samedi un accord portant sur un prêt de 2,26 milliards de livres (près de 2,74 milliards d’euros) pour soutenir les capacités de défense de l’Ukraine, qui sera remboursé avec les bénéfices des actifs russes gelés.”L’argent servira à produire des armes en Ukraine”, a déclaré M. Zelensky sur Telegram, se disant “reconnaissant au peuple et au gouvernement du Royaume-Uni”. Des dizaines de personnes rassemblées devant les bureaux de M. Starmer ont ovationné le convoi du président ukrainien à son arrivée. M. Starmer, sortant sur le seuil pour accueillir le président Zelensky, lui a dit: “Vous êtes vraiment le bienvenu à Downing Street”. “Et comme vous l’avez entendu avec les acclamations dans la rue, vous avez un soutien total dans tout le Royaume-Uni, et nous restons à vos côtés, aux côtés de l’Ukraine, aussi longtemps qu’il faudra”, a-t-il ajouté.Il a redit l'”absolue détermination” du Royaume-Uni à soutenir Kiev, M. Zelensky se déclarant “heureux” d’avoir un “tel partenaire stratégique”. Ce dernier doit rencontrer le roi Charles III dimanche.- “Nouvelle ère d’infamie” -Dès vendredi soir, M. Starmer avait fait part de son “soutien indéfectible” au dirigeant ukrainien, après que celui-ci a été chassé de la Maison Blanche par un Donald Trump furieux qui a menacé de le “laisser tomber” s’il n’acceptait pas un cessez-le-feu avec la Russie.Le président ukrainien a affirmé samedi sur X que le soutien de Donald Trump restait “crucial” pour son pays et assuré que Kiev était prêt “à signer l’accord sur les minéraux qui constituera le premier pas vers des garanties de sécurité”.A l’inverse, Moscou a applaudi l’épisode de la Maison Blanche. La visite de M. Zelensky a été un “échec politique et diplomatique complet”, a raillé samedi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, accusant le dirigeant ukrainien de “refuser la paix”.Le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte a affirmé samedi avoir demandé à M. Zelensky de “réparer” sa relation avec Donald Trump. “Nous devons rester ensemble, les Etats-Unis, l’Ukraine et l’Europe, pour apporter à l’Ukraine une paix durable”, a-t-il insisté.Le président français Emmanuel Macron a invité MM. Trump et Zelensky “au calme, au respect et à la reconnaissance”. “Le désengagement” éventuel des Etats-Unis de l’Ukraine “n’est pas dans leur intérêt”, a-t-il poursuivi, dans un entretien à l’hebdomadaire français La Tribune Dimanche.M. Macron a dit avoir parlé à MM. Zelensky et Trump depuis l’altercation, ainsi qu’à M. Starmer, au président du Conseil européen Antonio Costa et à Mark Rutte, afin de préparer le sommet qui réunira une quinzaine de dirigeants européens dimanche à Londres pour réaffirmer le soutien à Kiev, ainsi que le sommet extraordinaire de l’UE du 6 mars sur la défense.La cheffe du gouvernement italien d’extrême droite Giorgia Meloni a eu elle aussi une conversation téléphonique avec Donald Trump, également en vue de la rencontre de dimanche à Londres, selon ses services.Le Premier ministre canadien Justin Trudeau sera dimanche à Londres afin de participer au sommet, a annoncé Ottawa.Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a de son côté demandé à l’UE d’amorcer des négociations avec la Russie, menaçant le sommet du 6 mars de blocage.Abasourdis par la spectaculaire altercation vendredi dans le Bureau ovale, qui a entraîné le départ prématuré de M. Zelensky de la Maison Blanche sans signer l’accord sur les minerais pour lequel il était venu, la plupart des autres dirigeants européens ont défendu le président ukrainien.”Il est devenu clair que le monde libre a besoin d’un nouveau leader. C’est à nous, Européens, de relever ce défi”, a exhorté la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.”Une nouvelle ère d’infamie a commencé (…) dans laquelle nous devons plus que jamais défendre l’ordre international fondé sur des règles et la force du droit contre la loi du plus fort”, a déclaré la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock.Dans cette perspective, le sommet dimanche à Londres doit réunir une quinzaine de dirigeants autour de questions liées à la sécurité européenne et à l’Ukraine.- Dissuasion européenne -Ukraine et Europe suivent avec inquiétude le rapprochement entre Donald Trump et son homologue russe. Moscou et Washington ont lancé, sans inviter l’Ukraine ni les Européens, des négociations pour mettre fin à la guerre, dont le président américain refuse de considérer Moscou comme responsable.Des craintes qui ne sont pas près de s’apaiser après l’altercation dans le Bureau ovale, devant les caméras du monde entier.Pendant de longues minutes, Donald Trump a reproché à Volodymyr Zelensky de “s’être mis en très mauvaise posture” et lui a lancé qu’il “n’avait pas les cartes en main”. Il l’a menacé: “Concluez un accord ou nous vous laissons tomber”.Il a ensuite demandé à M. Zelensky de partir, annulant la conférence de presse conjointe prévue. “Il pourra revenir quand il sera prêt à la paix”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a estimé samedi que “depuis que la diplomatie existe, il n’y a pas eu de scène aussi grotesque et irrespectueuse que celle qui s’est déroulée dans le Bureau ovale”.Sur le plan stratégique, le président français Emmanuel Macron s’est dit prêt à “ouvrir la discussion” sur une éventuelle future dissuasion nucléaire européenne, après une demande en ce sens du futur chancelier allemand Friedrich Merz, qui a jugé nécessaire que l’Europe se prépare “au pire scénario” d’une Otan lâchée par Washington.Paris a plaidé samedi pour “une totale autonomie” de l’UE en matière de défense.

Chaleureux accueil pour Zelensky à Londres, “absolue détermination” du Royaume-Uni à soutenir l’Ukraine

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a chaleureusement accueilli samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Londres, l’assurant de l’”absolue détermination” du Royaume-Uni à soutenir l’Ukraine, au lendemain du clash entre le dirigeant ukrainien et le président américain Donald Trump.Londres et Kiev ont également signé samedi un accord portant sur un prêt de 2,26 milliards …

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