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Câbles rompus en Baltique: le pétrolier suspect autorisé à quitter la Finlande
L’Eagle S, un pétrolier soupçonné d’appartenir à la “flotte fantôme” russe et d’avoir causé des dégradations sur cinq câbles sous-marins en mer Baltique, a été autorisé à quitter la Finlande où il était arraisonné depuis fin décembre, a annoncé dimanche la police finlandaise.”Comme l’enquête criminelle (…) a progressé, il n’y a plus de raisons de continuer la saisie du pétrolier”, qui se trouve à l’est d’Helsinki, à proximité de la ville portuaire de Porvoo, a indiqué la police dans un communiqué.L’Eagle S, battant pavillon des îles Cook, est soupçonné d’avoir intentionnellement laissé traîner son ancre sur plusieurs dizaines de kilomètres sur le fond marin, endommageant le 25 décembre un câble électrique et quatre câbles de télécommunications. Cette ancre avait été récupérée par la marine suédoise dès janvier.Huit de ses marins sont soupçonnés d’être impliqués dans ces dégradations par la police finlandaise. Trois d’entre eux ont toujours interdiction de quitter le territoire finlandais.L’enquête va se poursuivre, a précisé la police, qui estime qu’elle devrait être terminée d’ici fin avril.La cargaison du pétrolier a elle était contrôlée par les douanes finlandaises, qui a estimé que les critères pour son importation, exportation, transfert et transit sont remplis.Les gardes-côtes finlandais doivent escorter l’Eagle S jusque dans les eaux internationales.La Finlande et la Suède, qui ont récemment rejoint l’Otan, sont particulièrement attentives aux incidents en mer Baltique ciblant les infrastructures énergétiques et de communication, particulièrement récurrents fin 2024.Ces actions s’inscrivent, selon des experts et responsables politiques, dans le contexte d’une “guerre hybride” menée par Moscou contre les pays occidentaux, dans ce vaste espace maritime bordé par plusieurs membres de l’Otan et par la Russie. Depuis mi-janvier, l’Otan a renforcé sa présence dans la zone pour protéger ses infrastructures sous-marines.
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L’Eagle S, un pétrolier soupçonné d’appartenir à la “flotte fantôme” russe et d’avoir causé des dégradations sur cinq câbles sous-marins en mer Baltique, a été autorisé à quitter la Finlande où il était arraisonné depuis fin décembre, a annoncé dimanche la police finlandaise.”Comme l’enquête criminelle (…) a progressé, il n’y a plus de raisons de …
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Le pape, dans un état stable, se dit “soutenu” par “l’affection” des fidèles
Le pape François, hospitalisé depuis le 14 février pour une double pneumonie, a remercié dimanche les fidèles du monde entier pour leurs prières et leur “affection”, grâce auxquelles il se sent “soutenu”.Pour la troisième fois consécutive, le souverain pontife de 88 ans n’a pas célébré en public dimanche la traditionnelle prière hebdomadaire de l’Angélus, qui a été publiée sous forme d’une lettre aux fidèles. “Je voudrais vous remercier pour les prières qui s’élèvent vers le Seigneur du cœur de nombreux fidèles provenant de plusieurs parties du monde”, écrit-il.”Je ressens toute votre affection et votre proximité et, en ce moment particulier, je me sens comme +porté+ et soutenu par tout le peuple de Dieu. Merci à tous !” poursuit-il.Selon le Vatican, Jorge Bergoglio a passé “une nuit tranquille”, “a petit-déjeuné avec du café”, lu la presse puis a continué ses traitement.Il a aussi reçu dans la matinée pour la deuxième fois depuis son hospitalisation la visite de son secrétaire d’État, le cardinal italien Pietro Parolin, et d’Edgar Peña Parra, respectivement N°2 et N°3 du Saint-Siège.Ses conditions cliniques restent “stables” et son pronostic vital est “réservé”, avait indiqué le Vatican samedi soir, au lendemain d’une inquiétante crise respiratoire.Cette soudaine aggravation de son état respiratoire n’a pas manqué de raviver les inquiétudes des fidèles, qui suivent depuis plus de deux semaines les bulletins sur la santé du pape publiés chaque soir.Dimanche place Saint-Pierre, là où la foule afflue normalement pour assister à l’Angélus du pape depuis la fenêtre du palais apostolique, Lorena Compare, une comptable de 49 ans venant de Côme (nord) a confié à l’AFPTV: “La première pensée quand on arrive sur la place est de regarder là où il apparaît à sa fenêtre. Malheureusement…””Il faut continuer à espérer”, a-t-elle ajouté.- “Guerre absurde” -Dans sa lettre de dimanche, le pape remercie aussi le personnel médical de l’hôpital Gemelli, l’établissement dans la périphérie de Rome où il est traité, “pour l’attention avec laquelle ils prennent soin de” lui. Et le chef des 1,4 milliard de catholiques de conclure: “Moi aussi je prie pour vous. Et je prie surtout pour la paix. D’ici, la guerre apparaît encore plus absurde. Prions pour l’Ukraine martyrisée, pour la Palestine, Israël, le Liban, la Birmanie, le Soudan, le Kivu”.L’hospitalisation du souverain pontife intervient alors qu’il a déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années: il a, entre autres, subi des opérations du côlon et de l’abdomen et connu des difficultés à marcher.Ses soucis de santé ont relancé les interrogations sur sa capacité à assumer ses fonctions. Le droit canonique ne prévoit aucune disposition en cas de problème grave qui altérerait sa lucidité. Ils relancent également les conjectures sur la possible démission de François.Réfractaire aux vacances, Jorge Bergoglio a tenu à maintenir une cadence effrénée au Vatican malgré les mises en garde de ses médecins et affiche ces dernières années une santé chancelante, fragilisée par des alertes à répétition.En surpoids, il souffre de douleurs au genou qui le contraignent à se déplacer en fauteuil roulant depuis 2022.A l’âge de 21 ans, François est passé près de la mort à cause d’une pleurésie, et le lobe supérieur de son poumon droit a dû lui être retiré.
Le pape, dans un état stable, se dit “soutenu” par “l’affection” des fidèles
Le pape François, hospitalisé depuis le 14 février pour une double pneumonie, a remercié dimanche les fidèles du monde entier pour leurs prières et leur “affection”, grâce auxquelles il se sent “soutenu”.Pour la troisième fois consécutive, le souverain pontife de 88 ans n’a pas célébré en public dimanche la traditionnelle prière hebdomadaire de l’Angélus, qui a été publiée sous forme d’une lettre aux fidèles. “Je voudrais vous remercier pour les prières qui s’élèvent vers le Seigneur du cœur de nombreux fidèles provenant de plusieurs parties du monde”, écrit-il.”Je ressens toute votre affection et votre proximité et, en ce moment particulier, je me sens comme +porté+ et soutenu par tout le peuple de Dieu. Merci à tous !” poursuit-il.Selon le Vatican, Jorge Bergoglio a passé “une nuit tranquille”, “a petit-déjeuné avec du café”, lu la presse puis a continué ses traitement.Il a aussi reçu dans la matinée pour la deuxième fois depuis son hospitalisation la visite de son secrétaire d’État, le cardinal italien Pietro Parolin, et d’Edgar Peña Parra, respectivement N°2 et N°3 du Saint-Siège.Ses conditions cliniques restent “stables” et son pronostic vital est “réservé”, avait indiqué le Vatican samedi soir, au lendemain d’une inquiétante crise respiratoire.Cette soudaine aggravation de son état respiratoire n’a pas manqué de raviver les inquiétudes des fidèles, qui suivent depuis plus de deux semaines les bulletins sur la santé du pape publiés chaque soir.Dimanche place Saint-Pierre, là où la foule afflue normalement pour assister à l’Angélus du pape depuis la fenêtre du palais apostolique, Lorena Compare, une comptable de 49 ans venant de Côme (nord) a confié à l’AFPTV: “La première pensée quand on arrive sur la place est de regarder là où il apparaît à sa fenêtre. Malheureusement…””Il faut continuer à espérer”, a-t-elle ajouté.- “Guerre absurde” -Dans sa lettre de dimanche, le pape remercie aussi le personnel médical de l’hôpital Gemelli, l’établissement dans la périphérie de Rome où il est traité, “pour l’attention avec laquelle ils prennent soin de” lui. Et le chef des 1,4 milliard de catholiques de conclure: “Moi aussi je prie pour vous. Et je prie surtout pour la paix. D’ici, la guerre apparaît encore plus absurde. Prions pour l’Ukraine martyrisée, pour la Palestine, Israël, le Liban, la Birmanie, le Soudan, le Kivu”.L’hospitalisation du souverain pontife intervient alors qu’il a déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années: il a, entre autres, subi des opérations du côlon et de l’abdomen et connu des difficultés à marcher.Ses soucis de santé ont relancé les interrogations sur sa capacité à assumer ses fonctions. Le droit canonique ne prévoit aucune disposition en cas de problème grave qui altérerait sa lucidité. Ils relancent également les conjectures sur la possible démission de François.Réfractaire aux vacances, Jorge Bergoglio a tenu à maintenir une cadence effrénée au Vatican malgré les mises en garde de ses médecins et affiche ces dernières années une santé chancelante, fragilisée par des alertes à répétition.En surpoids, il souffre de douleurs au genou qui le contraignent à se déplacer en fauteuil roulant depuis 2022.A l’âge de 21 ans, François est passé près de la mort à cause d’une pleurésie, et le lobe supérieur de son poumon droit a dû lui être retiré.
Un robot américain privé se pose sans encombre sur la Lune
“Nous sommes sur la Lune!”: une entreprise privée américaine a réussi à poser dimanche, pour le compte de la Nasa, un robot sur le satellite naturel de la Terre, avant un autre alunissage prévu jeudi, signe de l’importance croissante du secteur privé dans l’exploration spatiale. Le Blue Ghost Mission 1 de Firefly Aerospace s’est posé sans encombres à 03H34, heure de l’Est des États-Unis (08H34 GMT), près de Mons Latreille, une formation volcanique de Mare Crisium, sur la face nord-est de la Lune. Les images ont été retransmises en direct.Après 45 jours de voyage, qui a permis à l’engin de prendre au passage nombre de photos spectaculaires, un ingénieur du centre de contrôle de la mission à Austin, au Texas, s’est exclamé “nous sommes sur la Lune!”, sous les applaudissements de toute l’équipe.C’est la deuxième fois qu’un engin privé réussit un alunissage, après la sonde Odysseus, en février 2024. Cette dernière avait toutefois été handicapée pendant son séjour lunaire par le fait qu’elle s’était posée sous un mauvais angle, cassant au moins l’un de ses six pieds et se retrouvant ainsi inclinée sur le sol lunaire.Cette fois en revanche, Blue Ghost, robot compact doré de 2 mètres de haut et de 3,5 mètres de large (la taille d’un hippopotame), a aluni dimanche de manière “stable et verticale”, s’est félicité le patron de Firefly Aerospace, Jason Kim.”Nous avons effectué deux manoeuvres d’évitement des dangers lors de l’alunissage, ce qui montre que notre logiciel a fonctionné exactement comme il le fallait”, a déclaré aux journalistes la responsable du programme Blue Ghost, Ray Allensworth, soulignant aussi la précision du processus, le robot s’étant posé à moins de 100 mètres de sa cible.Le vétéran de la conquête spatiale Buzz Aldrin, l’astronaute d’Apollo 11 âgé de 95 ans, s’est joint à la célébration depuis son domicile, en affichant ses félicitations sur X, accompagnées d’une vidéo de lui en pyjama, rayonnant et levant le pouce lors de la retransmission en ligne.Blue Ghost, qui transporte divers instruments scientifiques de la Nasa, parmi lesquels un outil pour forer le sol lunaire et analyser ses températures, a ensuite rapidement envoyé de premières images du terrain rocailleux et semé d’embûches où il a dû définir de manière autonome son point d’alunissage, lors d’une lente approche finale à environ 3 km/h.- Manoeuvre périlleuse -Les manoeuvres d’alunissage présentent des défis uniques en raison de l’absence d’atmosphère, qui rend les parachutes inopérants, et contraint les engins spatiaux à s’appuyer sur des poussées contrôlées avec précision pour ralentir leur descente. Jusqu’alors, cette manœuvre périlleuse n’avait été réussie que par une poignée de pays, à commencer par l’Union soviétique en 1966.Avec Blue Ghost, les scientifiques espèrent étudier la poussière lunaire ou encore la “caractérisation de la structure et des propriétés thermiques de l’intérieur de la Lune”, avait expliqué une responsable de la Nasa en amont de son lancement. Le robot, qui doit fonctionner pendant 14 jours terrestres, devrait notamment immortaliser au cours de son séjour un crépuscule ainsi qu’une éclipse totale lunaire, un événement survenant quand l’astre passe dans l’ombre de la Terre.Blue Ghost avait quitté la Terre le 15 janvier à bord d’une fusée Falcon 9 de Space X, propriété du milliardaire Elon Musk. La fusée transportait également un engin Resilience de la société japonaise ispace, dont l’arrivée sur la lune est prévue au printemps.La mission de Firefly Aerospace s’inscrit dans un partenariat entre la Nasa et le secteur privé visant à réduire les coûts et à soutenir Artemis, le programme destiné à ramener des astronautes sur la Lune.Jeudi, un autre robot spatial, Athéna – conçu pour la NASA par la société privée Intuitive Machines qui avait déjà lancé Odysseus – doit tenter d’alunir à son tour. Cet engin de plus de 4 mètres de haut a emprunté une trajectoire bien plus directe que Blue Ghost et doit se poser sur le pôle Sud de la Lune, objet de nombreuses convoitises car il s’y trouve de l’eau sous forme de glace.Ces missions doivent permettre de tester des technologies visant à améliorer la navigation, dans l’objectif d’aider à préparer de futures missions humaines sur la Lune, dans le cadre du programme Artemis.Les incertitudes autour de ce projet ne cessent cependant de croître: après de multiples reports, la Nasa table aujourd’hui sur un retour des astronautes à l’horizon “mi-2027”, mais le président Donald Trump s’est montré sceptique sur l’utilité de repasser par la Lune avant d’aller sur Mars.
Londres et Paris travaillent avec Kiev à un plan pour l’arrêt des combats
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé dimanche que le Royaume-Uni et la France travaillent ensemble sur “un plan pour faire cesser les combats” entre l’Ukraine et la Russie, à quelques heures d’un sommet d’une quinzaine de dirigeants européens à Londres.Prévu à partir de 14H00 GMT, ce sommet crucial, en présence d’une quinzaine de dirigeants alliés de l’Ukraine, vise à imaginer de nouvelles garanties de sécurité en Europe face aux craintes de lâchage par Washington, accentuées après le clash de vendredi entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky.”Nous nous sommes mis d’accord pour que le Royaume-Uni, avec la France, et peut-être un ou deux autres (pays), travaillent avec l’Ukraine à un plan pour cesser les combats, puis nous discuterons de ce plan avec les Etats-Unis”, a déclaré Keir Starmer sur la BBC. Londres et Kiev ont parallèlement signé samedi un accord de prêt de 2,26 milliards de livres (près de 2,74 milliards d’euros) pour soutenir les capacités de défense de l’Ukraine, qui sera remboursé avec les bénéfices des actifs russes gelés.”L’argent servira à produire des armes en Ukraine”, a assuré sur Telegram M. Zelensky, qui doit rencontrer le roi Charles III dimanche et participer au sommet sur la sécurité.Ce sommet réunit notamment le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz, les Premiers ministres canadien Justin Trudeau, polonais Donald Tusk, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte et les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, Ursula von der Leyen et Antonio Costa. Il précède un sommet européen extraordinaire sur l’Ukraine prévu jeudi à Bruxelles.Selon Downing Street, les discussions à Londres vont porter sur “le renforcement de la position de l’Ukraine aujourd’hui, y compris un soutien militaire continu et une pression économique accrue sur la Russie”.- Garanties de sécurité -Les participants discuteront également de “la nécessité pour l’Europe de jouer son rôle en matière de défense” et des “prochaines étapes de la planification de garanties de sécurité solides” sur le continent, face au risque de retrait du parapluie militaire et nucléaire américain.Ukraine et Europe suivent avec une profonde inquiétude le revirement opéré par Donald Trump et son rapprochement avec son homologue russe Vladimir Poutine.En arrivant à Downing Street, Giorgia Meloni, une des rares dirigeantes européennes à avoir assisté à l’investiture de Donald Trump, a affirmé qu’il était “très important d’éviter” que l’Occident ne “se divise” et assuré qu’Italie et Royaume-Uni pouvaient “construire des ponts” avec Washington.Donald Tusk est allé dans le même sens en déclarant que Varsovie pourrait faire jouer ses “très bonnes relations avec les Américains” pour les persuader de soutenir davantage l’UkraineA Moscou, le Kremlin se réjouit pour sa part du changement radical de politique des Etats-Unis à l’égard de la Russie, son porte-parole Dmitri Peskov jugeant qu’il coïncidait “largement” avec la vision de Moscou, lors d’un entretien enregistré mercredi avec la télévision d’Etat.Moscou et Washington ont lancé, sans inviter l’Ukraine ni les Européens, des négociations pour mettre fin à la guerre, dont le président américain refuse de considérer Moscou comme responsable.Les craintes européennes ne sont pas près de s’apaiser après la violente altercation publique dans le Bureau ovale entre MM. Zelensky, Trump et le vice-président américain JD Vance vendredi.Pendant de longues minutes, M. Trump a reproché à M. Zelensky de “s’être mis en très mauvaise posture” et lui a ordonné de faire la paix avec la Russie en menaçant: “concluez un accord ou nous vous laissons tomber” avant de le chasser de la Maison Blanche.- “Nouvelle ère d’infamie” -“Une nouvelle ère d’infamie a commencé (…) dans laquelle nous devons plus que jamais défendre l’ordre international fondé sur des règles et la force du droit contre la loi du plus fort”, a réagi samedi la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock.”Il est devenu clair que le monde libre a besoin d’un nouveau leader. C’est à nous, Européens, de relever ce défi”, avait exhorté la veille la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.Emmanuel Macron s’est dit pour sa part prêt à “ouvrir la discussion” sur une éventuelle future dissuasion nucléaire européenne, après une demande en ce sens du futur chancelier allemand Friedrich Merz, qui a jugé nécessaire que l’Europe se prépare “au pire scénario” d’une Otan lâchée par Washington.Dans un entretien à plusieurs journaux français, M. Macron a dit espérer que les pays de l’Union européenne avanceront rapidement vers “un financement massif et commun” représentant “des centaines de milliards d’euros” pour bâtir une défense commune.”Je crois qu’aujourd’hui, c’est le moment d’un réveil stratégique, parce que dans tous les pays il y a un trouble, une incertitude, sur le soutien américain dans la durée”, a-t-il expliqué.
Londres et Paris travaillent avec Kiev à un plan pour l’arrêt des combats
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé dimanche que le Royaume-Uni et la France travaillent ensemble sur “un plan pour faire cesser les combats” entre l’Ukraine et la Russie, à quelques heures d’un sommet d’une quinzaine de dirigeants européens à Londres.Prévu à partir de 14H00 GMT, ce sommet crucial, en présence d’une quinzaine de dirigeants alliés de l’Ukraine, vise à imaginer de nouvelles garanties de sécurité en Europe face aux craintes de lâchage par Washington, accentuées après le clash de vendredi entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky.”Nous nous sommes mis d’accord pour que le Royaume-Uni, avec la France, et peut-être un ou deux autres (pays), travaillent avec l’Ukraine à un plan pour cesser les combats, puis nous discuterons de ce plan avec les Etats-Unis”, a déclaré Keir Starmer sur la BBC. Londres et Kiev ont parallèlement signé samedi un accord de prêt de 2,26 milliards de livres (près de 2,74 milliards d’euros) pour soutenir les capacités de défense de l’Ukraine, qui sera remboursé avec les bénéfices des actifs russes gelés.”L’argent servira à produire des armes en Ukraine”, a assuré sur Telegram M. Zelensky, qui doit rencontrer le roi Charles III dimanche et participer au sommet sur la sécurité.Ce sommet réunit notamment le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz, les Premiers ministres canadien Justin Trudeau, polonais Donald Tusk, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte et les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, Ursula von der Leyen et Antonio Costa. Il précède un sommet européen extraordinaire sur l’Ukraine prévu jeudi à Bruxelles.Selon Downing Street, les discussions à Londres vont porter sur “le renforcement de la position de l’Ukraine aujourd’hui, y compris un soutien militaire continu et une pression économique accrue sur la Russie”.- Garanties de sécurité -Les participants discuteront également de “la nécessité pour l’Europe de jouer son rôle en matière de défense” et des “prochaines étapes de la planification de garanties de sécurité solides” sur le continent, face au risque de retrait du parapluie militaire et nucléaire américain.Ukraine et Europe suivent avec une profonde inquiétude le revirement opéré par Donald Trump et son rapprochement avec son homologue russe Vladimir Poutine.En arrivant à Downing Street, Giorgia Meloni, une des rares dirigeantes européennes à avoir assisté à l’investiture de Donald Trump, a affirmé qu’il était “très important d’éviter” que l’Occident ne “se divise” et assuré qu’Italie et Royaume-Uni pouvaient “construire des ponts” avec Washington.Donald Tusk est allé dans le même sens en déclarant que Varsovie pourrait faire jouer ses “très bonnes relations avec les Américains” pour les persuader de soutenir davantage l’UkraineA Moscou, le Kremlin se réjouit pour sa part du changement radical de politique des Etats-Unis à l’égard de la Russie, son porte-parole Dmitri Peskov jugeant qu’il coïncidait “largement” avec la vision de Moscou, lors d’un entretien enregistré mercredi avec la télévision d’Etat.Moscou et Washington ont lancé, sans inviter l’Ukraine ni les Européens, des négociations pour mettre fin à la guerre, dont le président américain refuse de considérer Moscou comme responsable.Les craintes européennes ne sont pas près de s’apaiser après la violente altercation publique dans le Bureau ovale entre MM. Zelensky, Trump et le vice-président américain JD Vance vendredi.Pendant de longues minutes, M. Trump a reproché à M. Zelensky de “s’être mis en très mauvaise posture” et lui a ordonné de faire la paix avec la Russie en menaçant: “concluez un accord ou nous vous laissons tomber” avant de le chasser de la Maison Blanche.- “Nouvelle ère d’infamie” -“Une nouvelle ère d’infamie a commencé (…) dans laquelle nous devons plus que jamais défendre l’ordre international fondé sur des règles et la force du droit contre la loi du plus fort”, a réagi samedi la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock.”Il est devenu clair que le monde libre a besoin d’un nouveau leader. C’est à nous, Européens, de relever ce défi”, avait exhorté la veille la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.Emmanuel Macron s’est dit pour sa part prêt à “ouvrir la discussion” sur une éventuelle future dissuasion nucléaire européenne, après une demande en ce sens du futur chancelier allemand Friedrich Merz, qui a jugé nécessaire que l’Europe se prépare “au pire scénario” d’une Otan lâchée par Washington.Dans un entretien à plusieurs journaux français, M. Macron a dit espérer que les pays de l’Union européenne avanceront rapidement vers “un financement massif et commun” représentant “des centaines de milliards d’euros” pour bâtir une défense commune.”Je crois qu’aujourd’hui, c’est le moment d’un réveil stratégique, parce que dans tous les pays il y a un trouble, une incertitude, sur le soutien américain dans la durée”, a-t-il expliqué.
Avalanche dans le nord de l’Inde: une 8e victime retrouvée, fin des opérations de secours
L’armée indienne a mis fin dimanche à ses opérations de recherche après avoir retiré de la neige le corps du dernier ouvrier encore porté disparu dans une avalanche survenue dans l’Etat himalayen de l’Uttarakhand (nord), qui porte le bilan définitif de l’accident à 8 morts.”Les 54 personnes (recherchées) ont été sauvées ou retrouvées. C’est l’aboutissement de l’opération de sauvetage”, a déclaré un responsable militaire local, le lieutenant-colonel Manish Shrivastava.L’avalanche a surpris vendredi à l’aube les ouvriers d’un campement situé près du village de Mana, à la frontière avec la province chinoise du Tibet, alors que la plupart dormaient encore dans des conteneurs métalliques, à plus de 3.200 m d’altitude.L’armée avait aussitôt engagé une importante opération de secours, avec des chiens d’avalanche, six hélicoptères et un dispositif de détection d’objets enfouis à base de drones, dans des conditions rendues difficiles par la neige et le froid – jusqu’à -12 degrés Celsius.La plupart des personnes disparues ont pu être retrouvées vivantes, mais quatre sont décédées de leurs blessures et quatre autres ont été retrouvées mortes dimanche. Certains des blessés ont été grièvement atteints.”C’est comme si les anges de Dieu étaient venus à notre aide”, a déclaré à l’AFP un des rescapés, Anil. “Nous étions tellement enfouis sous la neige que nous n’avions plus beaucoup d’espoir d’en sortir”, a-t-il confié au téléphone depuis son lit d’hôpital.Le jeune homme âgé d’une vingtaine d’années, qui a préféré taire son patronyme par discrétion, a raconté avoir été surpris par l’avalanche alors que la plupart de ses camarades étaient encore endormis.- “Grondement de tonnerre” -“Au début nous n’avons pas compris ce qu’il se passait mais, en regardant par la fenêtre des conteneurs, nous avons vu partout des tonnes de neige”, a-t-il détaillé. “Le toit des conteneurs s’est enfoncé (…) tout le monde n’a pas réussi à sortir, certains sont restés coincés”.”J’ai entendu un grondement, comme du tonnerre et avant que je puisse réagir, tout est devenu noir”, a raconté au quotidien Times of India un autre ouvrier, Vipan Kumar. “J’ai bien cru que c’était la fin”.”Mon fils et mon neveu sont sains et saufs”, s’est réjoui auprès de l’AFP le père d’un ouvrier, Dhan Singh Bisht. “Grâce à la rapidité d’intervention de l’armée (…) les vies de nos enfants ont pu être sauvées”, a-t-il ajouté.Les avalanches et glissements de terrain sont courants dans les hautes régions de l’Himalaya, surtout l’hiver.Les scientifiques ont démontré que le changement climatique causé par l’utilisation de combustibles fossiles dans les activités humaines amplifiait l’intensité des événements météorologiques.La déforestation causée par la multiplication des projets de développement dans les régions fragiles de la plus haute chaîne de montagnes de la planète y a également aggravé les conséquences des événements climatiques.En 2021, près de 100 personnes étaient mortes dans le même Etat de l’Uttarakhand après la chute d’un énorme morceau de glacier dans une rivière, qui avait déclenché des inondations.En 2013, des inondations dévastatrices dues à la mousson et à des glissements de terrain y avaient tué 6.000 personnes.







