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Menaces de Netanyahu contre le Hamas en plein blocage de l’accord de trêve à Gaza

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a menacé lundi le Hamas de conséquences qu’il ne peut “imaginer” s’il ne libérait pas les otages toujours captifs à Gaza, en plein blocage des négociations sur la suite de l’accord de cessez-le-feu. “Il est temps de laisser aux habitants de Gaza la liberté de partir”, a ajouté devant le Parlement M. Netanyahu, qui avait apporté son soutien au plan de Donald Trump d’une prise de contrôle américaine de Gaza et de l’expulsion de sa population palestinienne.Mardi au Caire, un sommet extraordinaire arabe doit se pencher sur un projet pour l’avenir de Gaza, alternatif à celui du président américain, décrié à l’international.”Je dis au Hamas: si vous ne libérez pas nos otages, il y aura des conséquences que vous ne pouvez pas imaginer”, a déclaré M. Netanyahu, conspué par des proches d’otages retenus à Gaza lors d’une session parlementaire chahutée.Le Hamas a de son côté accusé Israël d’avoir oeuvré pour un “effondrement” de l’accord de trêve fragile, entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par l’ attaque du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023. Sur les 251 otages enlevés ce jour là, 58 sont toujours retenus à Gaza, dont 34 déclarés morts par l’armée israélienne.Après l’expiration samedi de la première phase de l’accord de trêve, Israël et le Hamas s’opposent sur la suite du processus.Première conséquence directe: le blocage israélien depuis dimanche de l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza, dont les 2,4 millions d’habitants assiégés sont confrontés à une crise humanitaire majeure.- “L’accord s’effondre” -Le gouvernement israélien soutient un compromis américain prévoyant une extension de la première phase jusqu’à la mi-avril et une accélération des libérations d’otages.A son terme, selon le bureau de M. Netanyahu, les derniers captifs à Gaza seraient libérés en cas d’accord “sur un cessez-le-feu permanent”.”Si le Hamas ne libère pas bientôt les otages, les portes de Gaza se fermeront et les portes de l’enfer s’ouvriront”, a aussi menacé le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. Le Hamas campe lui sur la mise en oeuvre des deux étapes restantes de l’accord initial, négocié par l’intermédiaire du Qatar, des Etats-Unis et de l’Egypte, et prévoyant selon lui “un cessez-le-feu global et permanent” et le “retrait complet” israélien de Gaza, avant “la reconstruction et la levée du siège” du territoire.Refusant pour l’heure de s’engager dans la deuxième étape, le gouvernement Netanyahu exige que Gaza soit complètement démilitarisée et le Hamas éliminé.Oussama Hamdane, un haut responsable du Hamas, a dénoncé une “tentative flagrante d’éviter d’entrer dans des négociations pour la deuxième phase”. “Israël veut que l’accord s’effondre et a travaillé dur pour y parvenir.”- Attentat meurtrier à Haïfa – Selon Kan, la radio-télévision publique israélienne, M. Netanyahu, dans l’attente d’une visite de l’émissaire américain Steve Witkoff, a élaboré un plan de “pression maximale” pour faire céder le Hamas, incluant des déplacements forcés de Gazaouis, avant une possible reprise des combats.Cet accès de tension intervient après qu’une attaque au couteau qualifiée de “terroriste” par la police a fait un mort et quatre blessés lundi dans une gare routière de la ville mixte judéo-arabe de Haïfa dans le nord d’Israël. L’assaillant, qui a été tué, était, fait extrêmement rare, un Israélien membre de la minorité arabophone druze réputée pour son patriotisme en Israël.Le Hamas a salué une “opération héroïque” à Haïfa, mais sans la revendiquer.Les secouristes ont fait état du décès “d’un homme de 70 ans” et de quatre blessés, dont trois dans un état grave. – “Ennemi” – Dans le territoire palestinien, après le blocage de l’aide, “les gens ont très peur, beaucoup de gens achètent de la nourriture et les prix ont grimpé”, témoigne Belal al-Helou, un commerçant de Gaza-ville.En Israël, les funérailles d’Itzik Elgarat, otage mort en captivité à Gaza, ont donné lieu lundi à de vives critiques de M. Netanyahu. “L’ennemi qui a causé ta mort n’est pas celui qui t’a enlevé, mais celui qui t’a abandonné”, a lancé Dani Elgarat, dans son éloge funèbre. L’attaque a fait 1.218 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité. La riposte de l’armée israélienne a fait au moins 48.397 morts à Gaza, en majorité des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Menaces de Netanyahu contre le Hamas en plein blocage de l’accord de trêve à Gaza

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a menacé lundi le Hamas de conséquences qu’il ne peut “imaginer” s’il ne libérait pas les otages toujours captifs à Gaza, en plein blocage des négociations sur la suite de l’accord de cessez-le-feu. “Il est temps de laisser aux habitants de Gaza la liberté de partir”, a ajouté devant le …

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Menaces de Netanyahu contre le Hamas en plein blocage de l’accord de trêve à Gaza

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a menacé lundi le Hamas de conséquences qu’il ne peut “imaginer” s’il ne libérait pas les otages toujours captifs à Gaza, en plein blocage des négociations sur la suite de l’accord de cessez-le-feu. “Il est temps de laisser aux habitants de Gaza la liberté de partir”, a ajouté devant le Parlement M. Netanyahu, qui avait apporté son soutien au plan de Donald Trump d’une prise de contrôle américaine de Gaza et de l’expulsion de sa population palestinienne.Mardi au Caire, un sommet extraordinaire arabe doit se pencher sur un projet pour l’avenir de Gaza, alternatif à celui du président américain, décrié à l’international.”Je dis au Hamas: si vous ne libérez pas nos otages, il y aura des conséquences que vous ne pouvez pas imaginer”, a déclaré M. Netanyahu, conspué par des proches d’otages retenus à Gaza lors d’une session parlementaire chahutée.Le Hamas a de son côté accusé Israël d’avoir oeuvré pour un “effondrement” de l’accord de trêve fragile, entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par l’ attaque du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023. Sur les 251 otages enlevés ce jour là, 58 sont toujours retenus à Gaza, dont 34 déclarés morts par l’armée israélienne.Après l’expiration samedi de la première phase de l’accord de trêve, Israël et le Hamas s’opposent sur la suite du processus.Première conséquence directe: le blocage israélien depuis dimanche de l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza, dont les 2,4 millions d’habitants assiégés sont confrontés à une crise humanitaire majeure.- “L’accord s’effondre” -Le gouvernement israélien soutient un compromis américain prévoyant une extension de la première phase jusqu’à la mi-avril et une accélération des libérations d’otages.A son terme, selon le bureau de M. Netanyahu, les derniers captifs à Gaza seraient libérés en cas d’accord “sur un cessez-le-feu permanent”.”Si le Hamas ne libère pas bientôt les otages, les portes de Gaza se fermeront et les portes de l’enfer s’ouvriront”, a aussi menacé le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. Le Hamas campe lui sur la mise en oeuvre des deux étapes restantes de l’accord initial, négocié par l’intermédiaire du Qatar, des Etats-Unis et de l’Egypte, et prévoyant selon lui “un cessez-le-feu global et permanent” et le “retrait complet” israélien de Gaza, avant “la reconstruction et la levée du siège” du territoire.Refusant pour l’heure de s’engager dans la deuxième étape, le gouvernement Netanyahu exige que Gaza soit complètement démilitarisée et le Hamas éliminé.Oussama Hamdane, un haut responsable du Hamas, a dénoncé une “tentative flagrante d’éviter d’entrer dans des négociations pour la deuxième phase”. “Israël veut que l’accord s’effondre et a travaillé dur pour y parvenir.”- Attentat meurtrier à Haïfa – Selon Kan, la radio-télévision publique israélienne, M. Netanyahu, dans l’attente d’une visite de l’émissaire américain Steve Witkoff, a élaboré un plan de “pression maximale” pour faire céder le Hamas, incluant des déplacements forcés de Gazaouis, avant une possible reprise des combats.Cet accès de tension intervient après qu’une attaque au couteau qualifiée de “terroriste” par la police a fait un mort et quatre blessés lundi dans une gare routière de la ville mixte judéo-arabe de Haïfa dans le nord d’Israël. L’assaillant, qui a été tué, était, fait extrêmement rare, un Israélien membre de la minorité arabophone druze réputée pour son patriotisme en Israël.Le Hamas a salué une “opération héroïque” à Haïfa, mais sans la revendiquer.Les secouristes ont fait état du décès “d’un homme de 70 ans” et de quatre blessés, dont trois dans un état grave. – “Ennemi” – Dans le territoire palestinien, après le blocage de l’aide, “les gens ont très peur, beaucoup de gens achètent de la nourriture et les prix ont grimpé”, témoigne Belal al-Helou, un commerçant de Gaza-ville.En Israël, les funérailles d’Itzik Elgarat, otage mort en captivité à Gaza, ont donné lieu lundi à de vives critiques de M. Netanyahu. “L’ennemi qui a causé ta mort n’est pas celui qui t’a enlevé, mais celui qui t’a abandonné”, a lancé Dani Elgarat, dans son éloge funèbre. L’attaque a fait 1.218 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité. La riposte de l’armée israélienne a fait au moins 48.397 morts à Gaza, en majorité des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Allemagne : un forcené fonce sur des piétons et tue deux personnes

Un forcené a lancé sa voiture lundi sur une foule en plein centre de Mannheim en Allemagne, tuant deux personnes et en blessant onze autres avant d’être arrêté par la police, qui exclut “un mobile politique” et met en avant des des problèmes psychiques. Cette acte de violence intervient à la suite de plusieurs attentats à la voiture-bélier qui ont ébranlé ce pays déjà ces dernières semaines et dominé la récente campagne électorale.En milieu de journée, le conducteur a foncé dans la zone piétonne de Mannheim “à très grande vitesse”, se servant de sa voiture “comme d’une arme”, a déclaré le ministre de l’Intérieur de l’Etat régional où est située cette ville, le Bade-Wurtemberg, dans le sud-ouest.”Cet acte s’inscrit dans plusieurs crimes récents où une voiture a servi d’arme”, a dit à la presse Thomas Strobl, selon lequel il n’existe “aucun indice d’un fond extrémiste ou religieux”.”Nous avons plutôt des indices concrets d’une maladie psychique chez l’auteur, c’est pourquoi l’enquête se concentre sur cet aspect”, a souligné le procureur Romeo Schüssler.Le suspect est un Allemand de 40 ans demeurant à Ludwigshafen, une ville voisine de Mannheim. Au terme de la course folle, et avant d’être arrêt par la police, il s’est tiré dans la bouche avec un pistolet d’alarme, une arme de dissuasion, conçue pour intimider en cas d’agression ou pour alerter en cas de danger mais qui peut provoquer de graves blessures. Blessé, son état de santé est décrit comme stable, mais la police n’a pas pu encore pu l’interroger.Le chancelier Olaf Scholz a déploré un “acte de violence insensé”, qui survient dans un climat très lourd en Allemagne. L’automobiliste a percuté un groupe de personnes sur une place du centre de Mannheim où se trouvait une foire avec manèges et stands de nourriture. Un carnaval s’était déroulé la veille dans cette cité.Le dernier bilan fait état de deux morts, onze blessés, dont certains très grièvement.Ce drame en rappelle un autre survenu en avril 2018 à Münster, dans l’ouest du pays, où un homme souffrant de troubles psychologiques avait foncé avec une camionnette sur des gens assis à des cafés en terrasse, tuant quatre personnes.- “Corps sans vie” -“J’ai entendu un bruit très, très fort (…) pas un bruit que l’on entend tous les jours”, a raconté à l’AFP Enes Yildiz, 24 ans, qui était dans son bureau à proximité du lieu du drame.En descendant dans la rue, il a vu “un corps sans vie allongé, des mares de sang”. “La personne semblait avoir été projetée dans les airs par l’impact”, a ajouté cet employé.”Il y avait beaucoup de gens qui pleuraient, des gens qui appelaient à l’aide, des gens qui appelaient la police, c’était un vrai désordre”, a-t-il encore raconté.A l’endroit du drame, des effets personnels abandonnés jonchaient le sol, une chaussure d’enfant, un sac ou encore un blouson.- Pays ébranlé -Mi-février à Munich, un automobiliste avait précipité sa voiture sur des manifestants, tuant deux personnes, dont une enfant de deux ans, et faisant plusieurs blessés. L’auteur présumé de cet acte, arrêté sur place, est un Afghan de 24 ans qui aurait agi “par motivation religieuse”.A Magdebourg, en décembre, c’est un médecin saoudien de 50 ans qui avait fauché la foule d’un marché de Noël à bord d’un puissant véhicule BMW lancé à toute allure dans une attaque qui a fait six morts et quelque 300 blessés.Mannheim avait été en outre le théâtre d’un attentat au couteau ayant causé la mort d’un policier au printemps 2024, au cours d’un rassemblement public. Le procès du suspect afghan s’est ouvert le mois dernier.Toutes ces violences ont dominé les débats campagne des élections législatives de fin février.Ce scrutin a vu la victoire du parti conservateur de Friedrich Merz et une poussée spectaculaire du parti d’extrême droite AfD, qui a doublé son score avec un discours prônant des expulsions massives d’étrangers et un durcissement de la politique pénale.