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Le pape “a dormi toute la nuit” après deux crises respiratoires lundi

Le pape François, hospitalisé pour une pneumonie des deux poumons, “a dormi toute la nuit et continue à se reposer” après avoir subi la veille deux épisodes de crise respiratoire sévère, a annoncé mardi matin le Vatican.Le souverain pontife de 88 ans est hospitalisé à l’hôpital Gemelli de Rome depuis le 14 février, date depuis laquelle il n’a plus fait d’apparition publique. Son pronostic vital reste “réservé” à ce stade.Aucune indication n’a été fournie sur la durée de cette hospitalisation, la plus longue depuis son élection en 2013.Selon son dernier bulletin de santé publié lundi soir, le pape “a présenté deux épisodes d’insuffisance respiratoire aiguë, causés par une accumulation importante de mucus endobronchique et un bronchospasme consécutif”.Deux bronchoscopies ont été réalisées avec la nécessité d’aspirer d’abondantes sécrétions. Dans l’après-midi, la ventilation mécanique non invasive (par masque à oxygène, ndlr) a été reprise.François a connu plusieurs alertes depuis son hospitalisation, initialement pour une bronchite.Il a d’abord subi “une crise asthmatique prolongée” le 22 février qui l’a contraint à recevoir de l’oxygène à haut débit via des canules nasales, puis le 28 février “une crise isolée de bronchospasme qui a entraîné un épisode de vomissement avec inhalation et une soudaine aggravation de son état respiratoire”.Lundi, le Vatican a souligné que le pape était “toujours resté alerte, orienté et coopératif” lors de cette nouvelle crise.”Il y a des hauts et des bas”, a indiqué une source vaticane.Depuis son appartement médicalisé, situé au 10e étage de l’hôpital Gemelli, le pape reçoit malgré tout ses plus proches collaborateurs et poursuit son travail les jours où son état le permet.Il a notamment reçu à deux reprises la visite de son secrétaire d’État, le cardinal italien Pietro Parolin, et d’Edgar Peña Parra, respectivement N°2 et N°3 du Saint-Siège.L’hospitalisation du souverain pontife intervient alors qu’il a déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années: il a, entre autres, subi des opérations du côlon et de l’abdomen et connu des difficultés à marcher.En surpoids, il souffre de douleurs au genou qui le contraignent à se déplacer en fauteuil roulant depuis 2022.A l’âge de 21 ans, François a frôlé la mort à cause d’une pleurésie, et le lobe supérieur de son poumon droit a dû lui être retiré.

Sommet arabe au Caire pour discuter d’une alternative au projet Trump sur Gaza

Les dirigeants arabes doivent discuter mardi au Caire d’un projet alternatif à celui de Donald Trump sur Gaza, qui prévoit un contrôle américain du territoire et l’expulsion de sa population, en pleine impasse de l’accord de trêve entre Israël et le Hamas.Le plan du président américain, rejeté par les pays arabes, les Palestiniens et de nombreux autres Etats et organisations internationales, a été salué par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a affirmé lundi qu'”il est temps de donner aux habitants de Gaza la liberté de partir”.La bande de Gaza a été dévastée par 15 mois d’une guerre dévastatrice entre Israël et le Hamas, déclenchée par l’attaque du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.L’ONU estime à plus de 53 milliards de dollars le coût de la reconstruction de ce territoire en ruines, où sont assiégés depuis près de 17 mois par Israël quelque 2,4 millions de Palestiniens.A l’ouverture du sommet arabe extraordinaire vers 16H00 locales (14H00 GMT) le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa Al Khalifa, doivent notamment prononcer des discours, selon l’ordre du jour publié par l’organisation panarabe.La réunion se tiendra ensuite à huis clos pour finaliser et approuver la déclaration finale, d’après la même source.Selon le chef de la diplomatie égyptienne Badr Abdelatty, qui a rencontré ses homologues lundi au Caire, un plan égyptien, dont les détails n’ont pas été rendus publics, devrait être présenté au sommet “pour approbation”.- “Juste le recommander” -L’Egypte, qui a joué avec le Qatar et les Etats-Unis le rôle de médiateur dans l’accord de trêve à Gaza, a affirmé qu’elle “présenterait une vision globale” pour la reconstruction de Gaza garantissant que les Palestiniens restent sur leur terre.Début février, M. Trump a proposé une prise de contrôle américaine de Gaza “après la fin des combats” et un déplacement de ses habitants vers l’Egypte et la Jordanie afin de reconstruire ce territoire et d’en faire la “Riviera du Moyen-Orient”. “Mon projet est la voie à prendre. Je pense que c’est un plan qui fonctionne vraiment, mais je ne l’imposerai pas. Je vais juste m’asseoir et le recommander”, a-t-il ensuite affirmé face au refus égyptien et jordanien et au tollé international. M. Netanyahu, pour qui M. Trump “est le meilleur ami qu’Israël ait jamais eu à la Maison Blanche”, a loué un plan “révolutionnaire”. Avec la guerre à Gaza, “les riches sont partis, mais les pauvres sont restés, et sont soumis à l’autorité du Hamas qui les exploite à ses propres fins”, a-t-il déclaré lundi. “Il est temps de donner aux habitants de Gaza la liberté de partir”, a-t-il ajouté sans expliciter sa pensée.- Menaces israéliennes -Le Premier ministre israélien a aussi de nouveau menacé le Hamas, alors que l’accord de trêve à Gaza entré en vigueur le 19 janvier vacille en raison de profonds désaccords entre les deux camps. “Je dis au Hamas: si vous ne libérez pas nos otages, il y aura des conséquences que vous ne pouvez pas imaginer”, a-t-il lancé devant le Parlement, conspué par des proches d’otages lors d’une session chahutée. Sur les 251 otages enlevés le 7 octobre 2023, 58 sont toujours retenus à Gaza, dont 34 déclarés morts par l’armée israélienne.Après l’expiration samedi de la première phase de l’accord de trêve, Israël et le Hamas s’opposent sur la suite du processus. Première conséquence directe: le blocage israélien depuis dimanche de l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza, frappée d’une crise humanitaire majeure.Le gouvernement israélien soutient un compromis américain prévoyant une extension de la première phase jusqu’à la mi-avril et une accélération des libérations d’otages. A son terme, selon le bureau de M. Netanyahu, les derniers captifs seraient libérés en cas d’accord “sur un cessez-le-feu permanent”.Le Hamas campe lui sur la mise en oeuvre des deux étapes restantes de l’accord initial, prévoyant selon lui “un cessez-le-feu global et permanent” et le “retrait complet” israélien de Gaza, avant “la reconstruction et la levée du siège” du territoire.L’attaque du 7-Octobre a fait 1.218 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité. La riposte de l’armée israélienne a fait au moins 48.397 morts à Gaza, en majorité des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Sommet arabe au Caire pour discuter d’une alternative au projet Trump sur Gaza

Les dirigeants arabes doivent discuter mardi au Caire d’un projet alternatif à celui de Donald Trump sur Gaza, qui prévoit un contrôle américain du territoire et l’expulsion de sa population, en pleine impasse de l’accord de trêve entre Israël et le Hamas.Le plan du président américain, rejeté par les pays arabes, les Palestiniens et de nombreux autres Etats et organisations internationales, a été salué par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a affirmé lundi qu'”il est temps de donner aux habitants de Gaza la liberté de partir”.La bande de Gaza a été dévastée par 15 mois d’une guerre dévastatrice entre Israël et le Hamas, déclenchée par l’attaque du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.L’ONU estime à plus de 53 milliards de dollars le coût de la reconstruction de ce territoire en ruines, où sont assiégés depuis près de 17 mois par Israël quelque 2,4 millions de Palestiniens.A l’ouverture du sommet arabe extraordinaire vers 16H00 locales (14H00 GMT) le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa Al Khalifa, doivent notamment prononcer des discours, selon l’ordre du jour publié par l’organisation panarabe.La réunion se tiendra ensuite à huis clos pour finaliser et approuver la déclaration finale, d’après la même source.Selon le chef de la diplomatie égyptienne Badr Abdelatty, qui a rencontré ses homologues lundi au Caire, un plan égyptien, dont les détails n’ont pas été rendus publics, devrait être présenté au sommet “pour approbation”.- “Juste le recommander” -L’Egypte, qui a joué avec le Qatar et les Etats-Unis le rôle de médiateur dans l’accord de trêve à Gaza, a affirmé qu’elle “présenterait une vision globale” pour la reconstruction de Gaza garantissant que les Palestiniens restent sur leur terre.Début février, M. Trump a proposé une prise de contrôle américaine de Gaza “après la fin des combats” et un déplacement de ses habitants vers l’Egypte et la Jordanie afin de reconstruire ce territoire et d’en faire la “Riviera du Moyen-Orient”. “Mon projet est la voie à prendre. Je pense que c’est un plan qui fonctionne vraiment, mais je ne l’imposerai pas. Je vais juste m’asseoir et le recommander”, a-t-il ensuite affirmé face au refus égyptien et jordanien et au tollé international. M. Netanyahu, pour qui M. Trump “est le meilleur ami qu’Israël ait jamais eu à la Maison Blanche”, a loué un plan “révolutionnaire”. Avec la guerre à Gaza, “les riches sont partis, mais les pauvres sont restés, et sont soumis à l’autorité du Hamas qui les exploite à ses propres fins”, a-t-il déclaré lundi. “Il est temps de donner aux habitants de Gaza la liberté de partir”, a-t-il ajouté sans expliciter sa pensée.- Menaces israéliennes -Le Premier ministre israélien a aussi de nouveau menacé le Hamas, alors que l’accord de trêve à Gaza entré en vigueur le 19 janvier vacille en raison de profonds désaccords entre les deux camps. “Je dis au Hamas: si vous ne libérez pas nos otages, il y aura des conséquences que vous ne pouvez pas imaginer”, a-t-il lancé devant le Parlement, conspué par des proches d’otages lors d’une session chahutée. Sur les 251 otages enlevés le 7 octobre 2023, 58 sont toujours retenus à Gaza, dont 34 déclarés morts par l’armée israélienne.Après l’expiration samedi de la première phase de l’accord de trêve, Israël et le Hamas s’opposent sur la suite du processus. Première conséquence directe: le blocage israélien depuis dimanche de l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza, frappée d’une crise humanitaire majeure.Le gouvernement israélien soutient un compromis américain prévoyant une extension de la première phase jusqu’à la mi-avril et une accélération des libérations d’otages. A son terme, selon le bureau de M. Netanyahu, les derniers captifs seraient libérés en cas d’accord “sur un cessez-le-feu permanent”.Le Hamas campe lui sur la mise en oeuvre des deux étapes restantes de l’accord initial, prévoyant selon lui “un cessez-le-feu global et permanent” et le “retrait complet” israélien de Gaza, avant “la reconstruction et la levée du siège” du territoire.L’attaque du 7-Octobre a fait 1.218 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité. La riposte de l’armée israélienne a fait au moins 48.397 morts à Gaza, en majorité des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Le Japon confronté à son pire incendie de forêt en 50 ans, qui continue de se propager

Les pompiers continuent de lutter mardi contre les flammes du pire incendie de forêt que le Japon ait connu depuis un demi-siècle, qui a causé la mort d’une personne, l’évacuation de près de 4.000 habitants et qui continue de se propager.Cinq jours après le début de l’incendie, des images aériennes d’une chaîne de télévision japonaise ont montré une épaisse fumée blanche s’échappant d’une zone boisée autour de la ville d’Ofunato, dans la région d’Iwate (nord), où les précipitations ont drastiquement diminué.Mardi matin, l’incendie avait embrasé quelque 2.600 hectares, selon l’agence de gestion des incendies et des catastrophes, soit plus de sept fois la superficie du Central Park de New York.Les feux de forêts font rage dans la région, alors que le Japon a connu son été le plus chaud jamais enregistré l’année dernière et que le changement climatique fait grimper les températures dans le monde entier.Il s’agit du plus important incendie de forêt au Japon depuis 1975, date à laquelle 2.700 hectares avaient brûlé à Kushiro, dans le nord de l’île de Hokkaido.Des hélicoptères de l’armée et des pompiers poursuivaient leurs efforts pour lutter contre les flammes à Ofunato, alors que l’incendie continue de se propager, a déclaré un responsable de la ville aux médias.”Il est peu probable que le feu atteigne la zone urbaine (plus densément peuplée)”, a indiqué le responsable, ajoutant que les autorités faisaient “de leur mieux” pour l’éteindre.L’incendie a endommagé au moins 80 bâtiments dimanche, bien que les dégâts soient encore en cours d’évaluation, selon l’agence.Plus de 2.000 pompiers sont mobilisés dans le nord du Japon. La plupart sont déployés depuis d’autres régions du pays — dont Tokyo — et travaillent au sol et dans les airs à Iwate, région durement touchée par le tsunami meurtrier de mars 2011. Un avis d’évacuation a été émis pour environ 4.600 personnes, dont 3.939 ont quitté leur domicile pour se mettre à l’abri, selon la municipalité d’Ofunato.- Baisse record des précipitations -Le nombre de feux de forêt avait diminué au Japon depuis un pic dans les années 1970, selon les données du gouvernement, mais l’archipel en recensait encore environ 1.300 en 2023, concentrés sur la période de février à avril, lorsque l’air s’assèche et que les vents se lèvent.A Ofunato, les précipitations ont seulement atteint 2,5 millimètres en février, battant ainsi le précédent record de 4,4 millimètres en 1967 et se situant en dessous de la moyenne habituelle de 41 millimètres.Depuis vendredi dernier, “il n’y a pas eu de pluie, ou très peu, voire pas du tout” à Ofunato, a déclaré à l’AFP un responsable de l’agence météorologique locale. Mais “il pourrait pleuvoir ou neiger mercredi”, a-t-il ajouté. L’année 2024 a aussi été la plus chaude jamais enregistrée au Japon, selon l’agence météorologique nationale (JMA), sur fond de phénomènes extrêmes se multipliant dans le monde en raison du changement climatique.L’incendie a touché certaines entreprises présentes dans la région. La société Taiheiyo Ciment a déclaré à l’AFP avoir suspendu les activités de son usine à Ofunato pendant plusieurs jours, car une partie de ses installations se situent dans la zone d’évacuation recommandée. L’entreprise de confiserie Saitoseika, basée à Ofunato, a prévenu quant à elle, que si son siège social ou usines devenaient une zone interdite, elle pourrait être amenée à “interrompre sa production”, qualifiant la situation de “tendue”. Le prodige du baseball japonais Roki Sasaki, des Dodgers de Los Angeles, qui était lycéen à Ofunato, à offert un don de près de 64.000 euros (10 millions de yens) à la ville, a indiqué la municipalité sur X. 

Le géant TSMC augmente ses investissements aux Etats-Unis sous le patronage de Trump

Le géant taïwanais des semiconducteurs TSMC a annoncé lundi à la Maison Blanche qu’il allait investir 100 milliards de dollars aux Etats-Unis, amenant Taipei à exiger que “ses processus de fabrication les plus avancés” restent dans l’île pour ne pas affaiblir sa position face aux menaces d’invasion de la Chine.”Ils investiront au moins 100 milliards de dollars aux Etats-Unis à court terme pour construire des usines à la pointe en matière de production de semiconducteurs”, a déclaré le président américain Donald Trump, prenant la parole avant le PDG de TSMC, C.C. Wei.Cet investissement permettra “de créer des milliers d’emplois”, “très bien payés”, a-t-il salué.M. Wei a souligné que son entreprise était déjà en train d’investir 65 milliards de dollars pour la construction de trois usines en Arizona.L’investissement total, a-t-il expliqué, s’élèvera désormais à 165 milliards, pour trois autres usines de fabrication et deux sites de conditionnement, toujours en Arizona. Un centre de recherche et développement est également prévu.Donald Trump a placé la technologie au premier plan de son second mandat, en faisant figurer des magnats du secteur en bonne place lors de son investiture et en annonçant des investissements importants dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle (IA).Il a aussi appelé les entreprises étrangères à créer des emplois dans l’industrie aux Etats-Unis, soulignant que cela leur permettrait d’échapper aux droits de douane qu’il met en place. Depuis février, il fait notamment planer la menace de droits de douane de 25% sur les semiconducteurs.Les entreprises “viennent ici investir beaucoup d’argent parce qu’elles veulent être dans le plus grand marché du monde, et elles veulent éviter les droits de douane qu’elles subiraient si elles n’étaient pas installées ici”, a mis en avant le ministre américain du Commerce, Howard Lutnick, également présent lundi à la Maison Blanche.Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) subit depuis longtemps des pressions pour déplacer une plus grande partie de sa production hors de Taïwan, où se trouve la majeure partie de ses usines.- “Bouclier de silicone” -Un investissement de cette taille est soumis au feu vert des autorités taïwanaises.Le gouvernement veillera auprès de TSMC à ce que “ses processus de fabrication les plus avancés restent à Taïwan”, a averti la porte-parole de la présidence, Karen Kuo.TSMC produit des semiconducteurs utilisés dans tous les domaines technologiques, des iPhones d’Apple aux équipements d’intelligence artificielle de pointe de Nvidia.Le géant taïwanais est à l’avant-garde de la révolution de l’intelligence artificielle (IA) générative, produisant les puces les plus avancées du monde, nécessaires pour alimenter les produits conçus par la Silicon Valley.Mais TSMC est aussi au coeur des tensions géopolitiques entre les Etats-Unis et la Chine. Pékin revendique la souveraineté sur Taïwan, qui est soutenue par Washington, et menace de recourir à la force pour en reprendre le contrôle.Dans ce contexte, une délocalisation massive de la production de semiconducteurs de pointe pourrait affaiblir le “Bouclier de silicone” dont jouit Taïwan en raison des bouleversements qu’impliquerait une guerre pour le marché mondial de la tech, selon l’expert Yifan Chen.”Taïwan sans industrie des semiconducteurs et de la tech, c’est comme l’Ukraine sans armes nucléaires”, souligne cet enseignant à la Tamkang University de Taïwan.”Il est important que nous maintenions notre position clé dans la chaîne industrielle internationale et que nous soyons à la pointe des technologies-clés”, a déclaré pour sa part à la presse le Premier ministre Cho Jung-tai.Le ministre taïwanais de la Défense, Wellington Koo, s’est toutefois dit “convaincu que les Etats-Unis n’abandonneront pas” la région Asie-Pacifique.”Les Etats-Unis ne peuvent pas se retirer (de la région) car il en va de leur intérêt premier”, a-t-il déclaré dans des propos rapportés mardi et ce “que ce soit d’un point de vue économique, géopolitique ou de sécurité militaire”.Interrogé pour savoir si l’implantation de l’entreprise taïwanaise aux Etats-Unis permettrait de “minimiser” les conséquences pour les Etats-Unis d’une invasion de l’île par la Chine, Donald Trump a répondu qu’il “ne pouvait pas dire +minimiser+, ce serait évidemment un événement catastrophique”.Mais l’investissement de TSMC “nous placerait au moins dans une position où nous aurions, pour cette activité très, très importante, une très grosse partie de cette activité aux Etats-Unis”, a-t-il souligné.