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Au Costa Rica, les quartiers pauvres endeuillés par l’essor du narcotrafic

Dans les rues escarpées d’un quartier populaire de la capitale costaricienne, les fusillades entre trafiquants sont quotidiennes. Mauren Jiménez s’est donné une mission: aider à enterrer dignement ces jeunes victimes, dans un pays endeuillé par le narcotrafic.La violence croissante est au cœur de l’élection présidentielle de dimanche au Costa Rica, pays pourtant considéré pendant des décennies …

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Dans l’Ouest canadien, des Albertains rêvent d’indépendance sous l’oeil attentif des MAGA américains

Le vent de patriotisme qui souffle au Canada depuis le retour de Donald Trump n’est pas partagé par tous, notamment en Alberta. Dans cette province pétrolière de l’ouest, certains rêvent d’indépendance, suivis de près par le mouvement MAGA au sud de la frontière.Dans les campagnes comme dans les villes de la région, ils sont nombreux, …

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Iran: l’UE prête à accentuer la pression sur les Gardiens de la Révolution

L’Union européenne pourrait décider jeudi d’ajouter les Gardiens de la révolution en Iran sur sa liste des organisations terroristes, en réponse à la répression “la plus violente” de l’histoire récente iranienne.”Si vous agissez en terroriste, vous devez être traité comme tel”, a lancé la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas, peu avant le début d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des 27 à Bruxelles.”Je m’attends (…) à ce que nous convenions d’inscrire les Gardiens de la révolution iraniens sur la liste des organisations terroristes”, a-t-elle ajouté.La France a annoncé mercredi qu’elle était désormais prête à prendre sa décision, levant ainsi un des principaux obstacles à son adoption.”Il ne peut y avoir aucune impunité pour les crimes commis”, a affirmé le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, à son arrivée à Bruxelles.Le ministre a également lancé un appel aux autorités iraniennes à libérer les prisonniers et “à mettre fin aux exécutions qui poursuivent la répression (…) la plus violente de l’histoire contemporaine de l’Iran”.Son collègue espagnol Jose Manuel Albares a également confirmé être favorable à cette décision de l’UE. “Je crois que c’est l’obligation de l’Union européenne d’utiliser tous les instruments à notre disposition pour mettre fin à cette répression”.Le chef de la diplomatie belge Maxime Prévot a lui aussi confirmé que son pays était prêt à suivre ses partenaires de l’UE, “à la lumière des atrocités” constatées ces dernières semaines”.- “Conséquences destructrices” -Le bras armé idéologique de la République islamique d’Iran est accusé par les organisations de droits humains d’avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire qui secoue le pays, faisant des milliers de morts.L’Italie avait annoncé la semaine dernière son intention de proposer jeudi aux autres pays de l’Union européenne d’ajouter les Gardiens de la révolution sur cette liste. Cette proposition était déjà sur la table des ministres de l’UE, mais faute d’unanimité, elle n’avait jusqu’à présent pas pu aboutir, certains pays s’inquiétant de la sécurité de leurs ressortissants.Cette mesure était aussi jugée d’un impact limité, les Gardiens de la révolution étant déjà l’objet de sanctions européennes.L’Iran a mis en garde contre des “conséquences destructrices” si l’UE décidait de cette inscription.La priorité en ce moment, “c’est la sécurité de nos ressortissants, de nos entreprises et aussi des deux otages français, qui sont en sécurité à l’ambassade de France, et dont nous exigeons la libération définitive et immédiate”, a indiqué M. Barrot.Les chefs de la diplomatie de l’UE vont également annoncer de nouvelles sanctions contre l’Iran, y compris contre les Gardiens de la Révolution en Iran, a assuré Mme Kallas.Quelque 21 entités et individus parmi lesquels de hauts responsables des Gardiens vont être ciblés par ces sanctions, qui prévoient une interdiction d’entrer dans l’UE et le gel des avoirs dans l’Union européenne.Des sanctions vont également être décidées à l’encontre d’une dizaine d’individus et d’entités en Iran, accusés d’aider la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine, grâce à la fourniture de drones ou de missiles

Au Mali, un secteur touristique plombé qui tente de renaître

“Sous mes ongles, ce n’est plus de la terre sacrée de Djenné, mais de la graisse de moteur”, soupire Oumar Cissé, nostalgique de sa vie d’avant.Pendant une dizaine d’années, il a été guide touristique à Djenné, ville du centre du Mali inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco et célèbre mondialement pour sa majestueuse mosquée en banco, la plus grande construction en terre crue au monde.A cause de la dégradation de la situation sécuritaire dans la région, M. Cissé, 47 ans, s’est résolu à abandonnerle tourisme pour gagner sa vie en conduisant une vieille moto-taxi dans les rues de Bamako, loin de l’argile de Djenné.Un métier qu’il dit exercer pour “nourrir” ses enfants, tout en souhaitant “qu’ils se souviennent que leur père était un guide, un homme de culture.””Comme guide, je pouvais te parler pendant trois heures de la lignée des familles, des minarets des mosquées, de pourquoi le banco ne tombe jamais malgré la pluie…”, se souvient-il.”Les touristes m’écoutaient avec des yeux ronds, ils notaient tout dans leurs petits carnets. J’avais l’impression d’être quelqu’un d’important”.- “Plus rien” -Depuis 2012, le Mali est plongé dans une profonde crise sécuritaire, alimentée par les attaques de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda ou à l’Etat islamique, mais aussi par des groupes rebelles et des réseaux criminels.Le pays, qui compte quatre sites classés au patrimoine mondial et neuf éléments sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, a longtemps été une destination majeure du tourisme culturel et patrimonial en Afrique de l’Ouest, avant quela situation sécuritaire n’en éloigne progressivement les visiteurs étrangers.Deux coups d’Etat en 2020 et 2021 menés par des militaires souverainistes, accusés de réduire l’espace civique et de réprimer les voix critiques et la récente dégradation encore des conditions sécuritaires, n’ont rien arrangé.La ville historique de Tombouctou, le tombeau des Askia à Gao, “vestige le plus important et le mieux conservé du puissant et riche empire Songhoy” selon l’Unesco, les remarquables habitats troglodytes des falaises du pays dogon, célèbre pour ses masques, ainsi que la spectaculaire traversée des boeufs à Diafarabé et Dialoubé, au coeur du delta du Niger, sont privés de touristes depuis près de 15 ans.”Les Occidentaux visitaient Tombouctou et les dunes de sables. Les princes arabes venaient chasser l’outarde, prenaient des permis et des guides. Plus rien”, regrette Sidy Kéita, directeur de Mali Tourisme, l’agence nationale de promotion touristique.La crise sécuritaire a entraîné “l’abandon de la destination, la fermeture de certains établissements de tourisme, la destruction d’autres, le licenciement ou la mise en chômage technique des agents”, explique sur son site Mali Tourisme.”De Ségou, au centre du Mali, à Tombouctou ou Gao au nord, beaucoup d’hôtels ont fermé, faute de clients. Pire, les promoteurs sont endettés”, dit à l’AFP un membre de l’Association malienne des hôteliers.”Depuis 2019, les recettes touristiques ont disparu de notre tableau des opérations”, confie un agent de la direction nationale du Tourisme et de l’Hôtellerie.Selon Mali Tourisme, “entre 200 et 300.000” touristes visitaient le Mali les meilleures années, générant de l’ordre de 183 millions d’euros par an.La contribution du secteur au PIB est passée de “près de 3%” à “seulement 1%”, déplorait en juillet le ministre malien du Tourisme, Mamou Daffé.- “L’espoir renaît” -Ces dernières années, le pays tente de relancer le secteur en mettant l’accent notamment sur le tourisme domestique comme alternative aux visiteurs étrangers.Des programmes incitant les fonctionnaires et le public à explorer leur pays, avec des circuits subventionnés à Bamako et dans les régions, ont par exemple été lancés.En décembre 2025, pour la première fois depuis plus d’une décennie, des touristes étrangers ont pu visiter Tombouctou, à l’occasion de la biennale artistique et culturelle organisée pour clôturer 2025, “année de la culture.””Des protocoles de sécurité stricts étaient en place, tous les étrangers devant être escortés par la police. Cela a permis aux agences de voyages locales d’attirer des voyageurs d’aussi loin que la Californie ou l’Allemagne pendant la biennale”, témoigne Ulf Laessing, directeur du programme Sahel de la Fondation Konrad Adenauer, qui était présent à la biennale. La compagnie privée Sky Mali a annoncé avoir transporté à Tombouctou “près de 1.000 passagers” pour la biennalealors que les chancelleries occidentales recommendent à leurs ressortissants de quitter le Mali et classent l’ensemble du pays en zone rouge. “L’espoir renaît… Nous avons reçu une centaine de touristes russes. C’est une clientèle nouvelle. Nous espérons qu’il y en aura d’autres, et que ce sera la relance de l’industrie du tourisme”, se réjouit Sidy Kéïta.Le régime militaire malien a tourné le dos à la France, l’ex-puissance coloniale, pour se rapprocher de la Russie, désormais son principal allié.

Venezuela: la présidente par intérim invite Machado, sans la nommer, à “rester à Washington”

La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a demandé aux opposants versés dans “l’extrémisme” de “rester à Washington” dans une allusion à la cheffe de l’opposition et Nobel de la paix Maria Corina Machado, sans toutefois la nommer.Mme Rodriguez a prononcé ces avertissements lors d’une cérémonie réunissant quelque 3.200 militaires au Fuerte Tiuna, enclave …

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