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L’Allemagne sort le “bazooka” pour sa défense et son économie
L’Allemagne veut débloquer des investissements sans précédent de centaines de milliards d’euros pour renforcer son armée, au vu de la fracture en cours avec les Etats-Unis, et faire repartir son économie en récession, en s’affranchissant de ses règles de discipline budgétaire.Ces annonces, qualifiées de “grand bazooka” par les économistes et faites mardi soir par les …
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Près de 10 tonnes de cocaïne saisies au port de Dunkerque, un record
Un nouveau chiffre astronomique qui illustre l’ampleur du narcotrafic en France: près de 10 tonnes de cocaïne ont été saisies par les douanes ce weekend dans le port de Dunkerque, un record en métropole.La drogue était dissimulée dans un conteneur, a indiqué une source proche du dossier, confirmant une information d’Actu 17.À ce stade, il n’y a pas eu d’interpellations dans cette enquête, selon une autre source proche du dossier.La valeur estimée de ce chargement atteint les 300 millions d’euros avant la revente au détail, si l’on se base sur le prix de gros moyen évalué à 30.000 euros par kilo en France en 2024, a précisé cette source à l’AFP. Au détail, la cocaïne se revend en moyenne à 58 euros le gramme en 2024, a ajouté cette source. Un chiffre en baisse comparé à 2023 où le prix au gramme s’élevait à 65 euros, selon cette source.Sollicité par l’AFP, le parquet de Paris et de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) a confirmé que cette dernière “dirige l’enquête sur les 10 tonnes de cocaïne saisies au port de Dunkerque”.”La divulgation de cette information dans la presse trop tôt au vu de la chronologie de l’enquête obère sérieusement les chances de succès de celle-ci, ce qui est d’autant plus regrettable vu la quantité saisie”, a déploré le ministère public.Il n’a pas apporté d’autres précisions.Sollicités par l’AFP, les douanes n’ont pas répondu. L’Office antistupéfiants (Ofast) de la police judiciaire va être chargé de la suite des investigations, selon les sources proches du dossier.Un total de 53,5 tonnes de cocaïne ont été saisies par les autorités françaises en 2024, soit une augmentation de 130% comparé à 2023 (23 tonnes).Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a lui-même reconnu que la France faisait face à une “submersion” de drogue, un “tsunami blanc”.Les saisies de produits stupéfiants, même massives, n’ont que peu de conséquences sur le trafic, notent cependant les spécialistes, et elles ne représentent qu’une infime partie de ce qui entre et circule réellement en France.Si les forces de l’ordre ont été “très bonnes cette année, elles ont dû saisir 20%” des produits stupéfiants, “5%, si elles n’ont pas été bonnes, et, si elles ont été comme d’habitude, 10%”, expliquait ainsi un policier spécialisé à l’AFP en janvier.- 110 morts liés au narcotrafic en 2024 -La saisie record à Dunkerque intervient alors qu’a débuté mardi l’examen en commission des Lois d’une proposition de loi de lutte contre le narcotrafic, érigée en priorité par le gouvernement.Cette proposition de loi transpartisane, adoptée à l’unanimité au Sénat début février, entend compléter l’arsenal répressif contre le trafic de drogues et prévoit notamment la création d’un parquet spécialisé, le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco).Mais cette proposition de loi contient des mesures dénoncées comme liberticides par certains, et quelque 500 amendements ont été déposés par les députés. L’examen, qui promet de susciter de vifs débats, devrait se poursuivre jusqu’à vendredi.Un total de 110 personnes sont mortes et 341 ont été blessées dans des violences liées au narcotrafic en 2024, selon les derniers chiffres communiqués début février par le gouvernement.Les saisies de drogue de synthèse sont également en hausse en 2024: plus de neuf millions de comprimés d’ecstasy et de MDMA ont été saisis (+123% par rapport à 2023), ainsi que 618 kg d’amphétamines et de méthamphétamines (+133%).Mais les chiffres sont en baisse pour le cannabis (101 tonnes saisies, -19%).La dernière grosse saisie de cocaïne en France métropolitaine date du 30 décembre, lorsque deux tonnes de cocaïne dissimulées dans un conteneur avaient été appréhendées au port du Havre (Seine-Maritime). Un docker de 22 ans et un chauffeur routier de 41 ans avaient été mis en examen.En août 2024, le patrouilleur Antilles-Guyane “La Confiance” de la marine nationale a fait une prise de 10 tonnes.
Ukraine : Zelensky propose une trêve dans les airs et en mer et veut “arranger les choses” avec Trump
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé mardi une trêve avec la Russie dans les airs et en mer pour entamer des discussions sur une “paix durable” sous “le leadership” de Donald Trump et s’est dit prêt à signer avec le président américain l’accord-cadre sur l’exploitation des ressources naturelles, souhaitant “arranger les choses” avec lui.Au lendemain de l’annonce de la suspension de son aide militaire par Washington, le chef de l’Etat ukrainien a dit attendre des “informations officielles” à ce sujet.”J’ai demandé au ministère ukrainien de la Défense, aux chefs de nos renseignements et aux diplomates de contacter leurs homologues aux Etats-Unis et d’obtenir des informations officielles (…) L’Ukraine et l’Amérique méritent un dialogue respectueux et une position claire de chacune”, a-t-il affirmé dans son allocution quotidienne.Vendredi, “notre rencontre à Washington, à la Maison Blanche, ne s’est pas déroulée comme prévu. Il est regrettable que cela se soit passé ainsi. Il est temps d’arranger les choses”, a affirmé sur le réseau social X M. Zelensky, disant souhaiter que “la coopération et la communication” soient “constructives à l’avenir”. “Mon équipe et moi-même sommes prêts à travailler sous le leadership du président Trump pour obtenir une paix durable”, a assuré le chef de l’Etat ukrainien, au lendemain de l’annonce du gel de l’aide militaire américaine.A Paris, le président Emmanuel Macron a salué cette volonté de Kiev de “réengager le dialogue avec les États-Unis d’Amérique”. Pour le président Zelensky, “les premières étapes pour mettre fin à la guerre pourraient être la libération des prisonniers et une trêve dans les airs – interdiction des missiles, des drones de longue portée, des bombes sur les infrastructures” civiles, notamment énergétiques, ainsi qu'”une trêve en mer immédiate, si la Russie fait de même”. L’Ukraine est “reconnaissante” aux Etats-Unis de leur aide militaire, a encore déclaré M. Zelensky, semblant répondre aux critiques de Donald Trump qui lui a reproché de s’être montré irrespectueux et de manquer de gratitude envers son pays pendant leur joute verbale dans le Bureau ovale.- Aide militaire allemande -“Nous discutons des options avec nos partenaires européens”, a à cet égard insisté un conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak, tandis que l’UE a dévoilé le même jour un plan “pour réarmer l’Europe” qui va permettre de fournir une aide militaire “immédiate” à l’Ukraine. “L’avenir d’une Ukraine libre et souveraine, d’une Europe en sécurité et prospère est en jeu”, a expliqué la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans une lettre adressée aux dirigeants des 27.Elle y présente un projet en cinq volets de 800 milliards d’euros destiné à renforcer la défense du continent qui sera examiné au cours d’un sommet européen jeudi à Bruxelles. A Berlin, le futur chancelier allemand Friedrich Merz a annoncé que son pays allait débloquer trois milliards d’euros d’aide militaire supplémentaire pour l’armée ukrainienne. La situation est “très grave” et “nous devons être à la hauteur”, a pour sa part estimé le Premier ministre polonais Donald Tusk, Varsovie regrettant que les Américains aient pris “sans aucune information ni consultation” de leurs alliés une décision d'”une grande importance politique”. A Londres, le chef du gouvernement britannique Keir Starmer affiche une volonté de dialogue avec son “allié le plus ancien et le plus puissant, les États-Unis”, outre ses “partenaires européens” et Kiev. Selon lui, “personne ne veut davantage la paix que l’Ukraine”.- Trains “stoppés” -“Nous faisons une pause et réexaminons notre aide pour nous assurer qu’elle contribue à la recherche d’une solution” au conflit entre l’Ukraine et la Russie, avait déclaré la veille un responsable de la Maison Blanche sous le couvert de l’anonymat.Il s’agit essentiellement de l’assistance militaire déjà approuvée sous la présidence de Joe Biden et très largement soldée mais dont il reste encore du matériel à livrer.La mesure prise par les Etats-Unis se fait d’ailleurs déjà ressentir dans le principal centre en Pologne de soutien logistique à l’Ukraine, celui de Jesionka, a informé mardi le chef du gouvernement polonais.Les livraisons de l’aide américaine “sont en train de cesser, puisque des trains entiers qui étaient chargés à destination de l’Ukraine sont stoppés et interdits de se rendre à leur objectif”, a confirmé à Paris le Pemier ministre français François Bayrou.- “Un coup de poignard” -Indignée comme nombre de ses compatriotes, Sofia, une Ukrainienne de 33 ans interrogée par l’AFP sur la principale artère de Kiev, ne mâche pas ses mots, parlant d'”un coup de poignard dans le dos” asséné par les responsables américains.”La Russie n’est pas parvenue à s’emparer de Kiev mais elle a rapidement pris Washington”, renchérit Bojena Antoniak, rédactrice dans une maison d’édition ukrainienne.Donald Trump ne décolère pas contre Volodymyr Zelensky depuis leur rencontre vendredi dans le Bureau ovale qui a tourné à l’affrontement verbal. Il a accentué lundi ses menaces contre celui qu’il soupçonne de ne “pas vouloir la paix” avec la Russie.Mais le président américain a aussi jugé que l’accord sur l’accès aux minerais ukrainiens, que M. Zelensky était censé signer à Washington vendredi dernier, pouvait encore être conclu.
Ukraine : Zelensky propose une trêve dans les airs et en mer et veut “arranger les choses” avec Trump
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé mardi une trêve avec la Russie dans les airs et en mer pour entamer des discussions sur une “paix durable” sous “le leadership” de Donald Trump et s’est dit prêt à signer avec le président américain l’accord-cadre sur l’exploitation des ressources naturelles, souhaitant “arranger les choses” avec lui.Au …
Ukraine : Zelensky propose une trêve dans les airs et en mer et veut “arranger les choses” avec Trump
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé mardi une trêve avec la Russie dans les airs et en mer pour entamer des discussions sur une “paix durable” sous “le leadership” de Donald Trump et s’est dit prêt à signer avec le président américain l’accord-cadre sur l’exploitation des ressources naturelles, souhaitant “arranger les choses” avec lui.Au lendemain de l’annonce de la suspension de son aide militaire par Washington, le chef de l’Etat ukrainien a dit attendre des “informations officielles” à ce sujet.”J’ai demandé au ministère ukrainien de la Défense, aux chefs de nos renseignements et aux diplomates de contacter leurs homologues aux Etats-Unis et d’obtenir des informations officielles (…) L’Ukraine et l’Amérique méritent un dialogue respectueux et une position claire de chacune”, a-t-il affirmé dans son allocution quotidienne.Vendredi, “notre rencontre à Washington, à la Maison Blanche, ne s’est pas déroulée comme prévu. Il est regrettable que cela se soit passé ainsi. Il est temps d’arranger les choses”, a affirmé sur le réseau social X M. Zelensky, disant souhaiter que “la coopération et la communication” soient “constructives à l’avenir”. “Mon équipe et moi-même sommes prêts à travailler sous le leadership du président Trump pour obtenir une paix durable”, a assuré le chef de l’Etat ukrainien, au lendemain de l’annonce du gel de l’aide militaire américaine.A Paris, le président Emmanuel Macron a salué cette volonté de Kiev de “réengager le dialogue avec les États-Unis d’Amérique”. Pour le président Zelensky, “les premières étapes pour mettre fin à la guerre pourraient être la libération des prisonniers et une trêve dans les airs – interdiction des missiles, des drones de longue portée, des bombes sur les infrastructures” civiles, notamment énergétiques, ainsi qu'”une trêve en mer immédiate, si la Russie fait de même”. L’Ukraine est “reconnaissante” aux Etats-Unis de leur aide militaire, a encore déclaré M. Zelensky, semblant répondre aux critiques de Donald Trump qui lui a reproché de s’être montré irrespectueux et de manquer de gratitude envers son pays pendant leur joute verbale dans le Bureau ovale.- Aide militaire allemande -“Nous discutons des options avec nos partenaires européens”, a à cet égard insisté un conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak, tandis que l’UE a dévoilé le même jour un plan “pour réarmer l’Europe” qui va permettre de fournir une aide militaire “immédiate” à l’Ukraine. “L’avenir d’une Ukraine libre et souveraine, d’une Europe en sécurité et prospère est en jeu”, a expliqué la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans une lettre adressée aux dirigeants des 27.Elle y présente un projet en cinq volets de 800 milliards d’euros destiné à renforcer la défense du continent qui sera examiné au cours d’un sommet européen jeudi à Bruxelles. A Berlin, le futur chancelier allemand Friedrich Merz a annoncé que son pays allait débloquer trois milliards d’euros d’aide militaire supplémentaire pour l’armée ukrainienne. La situation est “très grave” et “nous devons être à la hauteur”, a pour sa part estimé le Premier ministre polonais Donald Tusk, Varsovie regrettant que les Américains aient pris “sans aucune information ni consultation” de leurs alliés une décision d'”une grande importance politique”. A Londres, le chef du gouvernement britannique Keir Starmer affiche une volonté de dialogue avec son “allié le plus ancien et le plus puissant, les États-Unis”, outre ses “partenaires européens” et Kiev. Selon lui, “personne ne veut davantage la paix que l’Ukraine”.- Trains “stoppés” -“Nous faisons une pause et réexaminons notre aide pour nous assurer qu’elle contribue à la recherche d’une solution” au conflit entre l’Ukraine et la Russie, avait déclaré la veille un responsable de la Maison Blanche sous le couvert de l’anonymat.Il s’agit essentiellement de l’assistance militaire déjà approuvée sous la présidence de Joe Biden et très largement soldée mais dont il reste encore du matériel à livrer.La mesure prise par les Etats-Unis se fait d’ailleurs déjà ressentir dans le principal centre en Pologne de soutien logistique à l’Ukraine, celui de Jesionka, a informé mardi le chef du gouvernement polonais.Les livraisons de l’aide américaine “sont en train de cesser, puisque des trains entiers qui étaient chargés à destination de l’Ukraine sont stoppés et interdits de se rendre à leur objectif”, a confirmé à Paris le Pemier ministre français François Bayrou.- “Un coup de poignard” -Indignée comme nombre de ses compatriotes, Sofia, une Ukrainienne de 33 ans interrogée par l’AFP sur la principale artère de Kiev, ne mâche pas ses mots, parlant d'”un coup de poignard dans le dos” asséné par les responsables américains.”La Russie n’est pas parvenue à s’emparer de Kiev mais elle a rapidement pris Washington”, renchérit Bojena Antoniak, rédactrice dans une maison d’édition ukrainienne.Donald Trump ne décolère pas contre Volodymyr Zelensky depuis leur rencontre vendredi dans le Bureau ovale qui a tourné à l’affrontement verbal. Il a accentué lundi ses menaces contre celui qu’il soupçonne de ne “pas vouloir la paix” avec la Russie.Mais le président américain a aussi jugé que l’accord sur l’accès aux minerais ukrainiens, que M. Zelensky était censé signer à Washington vendredi dernier, pouvait encore être conclu.
La guerre commerciale initiée par Trump tourne à la passe d’armes avec le Canada
Donald Trump a menacé mardi de frapper encore plus fort les importations canadiennes après que le Premier ministre canadien Justin Trudeau a qualifié de “stupide” son offensive sur les droits de douane, qui touche également les produits mexicains et chinois.Les nouvelles barrières douanières américaines qui viennent d’entrer en vigueur renchérissent fortement les prix des biens traversant les frontières, que ce soit des avocats, des t-shirts ou des voitures.Les importations en provenance du Canada et du Mexique sont désormais taxées à hauteur de 25%, et 10% pour les hydrocarbures canadiens.Les produits chinois sont quant à eux frappés par des droits de douane additionnels de 20%, par rapport à la taxation en vigueur avant le retour du républicain à la Maison Blanche.Le Canada a répliqué par la mise en place “immédiate” de droits de douane ciblés de 25% sur certains produits américains, notamment la viande, les oeufs, les fruits et le vin, dont la portée va s’élargir au cours du mois, a expliqué le Premier ministre canadien Justin Trudeau.Il a qualifié de “stupide” l’initiative américaine, affirmant qu’elle allait faire du mal aux deux économies, et au portefeuille des Américains en particulier.Dans la foulée, le président américain a affirmé sur son réseau Truth Social que quand Ottawa répliquera, “nos droits de douanes réciproques augmenteront immédiatement dans la même proportion”.Dans son message, Donald Trump s’est adressé au “gouverneur Trudeau”, comme si le Canada état un Etat américain, une ambition dont le président ne se cache pas.Lors de sa conférence de presse, Justin Trudeau a estimé que le but du dirigeant américain était de “faire chuter l’économie canadienne” pour ensuite “parler d’annexion” du pays.- Du poulet au soja -Pékin a aussi répliqué mardi, annonçant des taxes de 10 et 15% sur une série de produits agricoles en provenance des États-Unis et allant du poulet au soja.Cette riposte reste toutefois un cran en dessous de l’offensive américaine, qui concerne l’ensemble des produits chinois entrant aux Etats-Unis.La présidente du Mexique Claudia Sheinbaum a promis quant à elle des représailles “douanières et non douanières”.Elle prévoit d’en préciser la teneur dimanche et de s’entretenir avant cela avec le président américain, “probablement jeudi”.Donald Trump -qui ne peut justifier l’imposition par décrets de nouveaux droits de douane que par une urgence liée à la sécurité nationale- reproche aux trois pays de ne pas lutter suffisamment contre le trafic de fentanyl, une drogue aux effets dévastateurs aux Etats-Unis.- “Bousiller l’économie” -L’escalade sur les droits de douane a fait chuter les marchés financiers d’un bout à l’autre de la planète.Ce niveau de taxation sur les importations américaines est “le plus élevé depuis la fin des années 1940” et met “un coup d’arrêt brutal à la mondialisation entamée dans l’après-guerre”, a estimé Paul Ashworth, analyste chez Capital Economics.Trump est en train “de bousiller l’économie des autres”, se plaint Jessica Dame, une trentenaire résidant à Windsor, ville canadienne située à la frontière et où l’industrie automobile est reine.Robert Pikata, 60 ans et employé de cette ville, se dit “à la fois déçu et effrayé par l’inconnu” et se demande “comment ça va l’affecter”, lui et ses proches.Le locataire de la Maison Blanche n’a pour l’heure aucune intention d’en rester là, en dépit des craintes qui augmentent aux Etats-Unis concernant l’impact sur les entreprises et le pouvoir d’achat des ménages.D’autres taxes sur les importations américaines sont dans les tuyaux, notamment sur l’acier et l’aluminium. Doivent ensuite venir l’automobile, les médicaments, les semi-conducteurs, les produits issus de l’exploitation forestière et de l’agriculture, plus largement tous les pays exportés par l’Union européenne…”Comme le président l’avait indiqué pendant la campagne, il y aura peut-être des variations de prix à court terme mais à long terme, ce sera complétement différent”, a déclaré mardi le ministre américain du Commerce, Howard Lutnick, sur la chaîne CNBC.”On aura la meilleure Amérique possible, un budget équilibré, les taux d’intérêt plongeront”, a-t-il assuré.
La guerre commerciale initiée par Trump tourne à la passe d’armes avec le Canada
Donald Trump a menacé mardi de frapper encore plus fort les importations canadiennes après que le Premier ministre canadien Justin Trudeau a qualifié de “stupide” son offensive sur les droits de douane, qui touche également les produits mexicains et chinois.Les nouvelles barrières douanières américaines qui viennent d’entrer en vigueur renchérissent fortement les prix des biens traversant les frontières, que ce soit des avocats, des t-shirts ou des voitures.Les importations en provenance du Canada et du Mexique sont désormais taxées à hauteur de 25%, et 10% pour les hydrocarbures canadiens.Les produits chinois sont quant à eux frappés par des droits de douane additionnels de 20%, par rapport à la taxation en vigueur avant le retour du républicain à la Maison Blanche.Le Canada a répliqué par la mise en place “immédiate” de droits de douane ciblés de 25% sur certains produits américains, notamment la viande, les oeufs, les fruits et le vin, dont la portée va s’élargir au cours du mois, a expliqué le Premier ministre canadien Justin Trudeau.Il a qualifié de “stupide” l’initiative américaine, affirmant qu’elle allait faire du mal aux deux économies, et au portefeuille des Américains en particulier.Dans la foulée, le président américain a affirmé sur son réseau Truth Social que quand Ottawa répliquera, “nos droits de douanes réciproques augmenteront immédiatement dans la même proportion”.Dans son message, Donald Trump s’est adressé au “gouverneur Trudeau”, comme si le Canada état un Etat américain, une ambition dont le président ne se cache pas.Lors de sa conférence de presse, Justin Trudeau a estimé que le but du dirigeant américain était de “faire chuter l’économie canadienne” pour ensuite “parler d’annexion” du pays.- Du poulet au soja -Pékin a aussi répliqué mardi, annonçant des taxes de 10 et 15% sur une série de produits agricoles en provenance des États-Unis et allant du poulet au soja.Cette riposte reste toutefois un cran en dessous de l’offensive américaine, qui concerne l’ensemble des produits chinois entrant aux Etats-Unis.La présidente du Mexique Claudia Sheinbaum a promis quant à elle des représailles “douanières et non douanières”.Elle prévoit d’en préciser la teneur dimanche et de s’entretenir avant cela avec le président américain, “probablement jeudi”.Donald Trump -qui ne peut justifier l’imposition par décrets de nouveaux droits de douane que par une urgence liée à la sécurité nationale- reproche aux trois pays de ne pas lutter suffisamment contre le trafic de fentanyl, une drogue aux effets dévastateurs aux Etats-Unis.- “Bousiller l’économie” -L’escalade sur les droits de douane a fait chuter les marchés financiers d’un bout à l’autre de la planète.Ce niveau de taxation sur les importations américaines est “le plus élevé depuis la fin des années 1940” et met “un coup d’arrêt brutal à la mondialisation entamée dans l’après-guerre”, a estimé Paul Ashworth, analyste chez Capital Economics.Trump est en train “de bousiller l’économie des autres”, se plaint Jessica Dame, une trentenaire résidant à Windsor, ville canadienne située à la frontière et où l’industrie automobile est reine.Robert Pikata, 60 ans et employé de cette ville, se dit “à la fois déçu et effrayé par l’inconnu” et se demande “comment ça va l’affecter”, lui et ses proches.Le locataire de la Maison Blanche n’a pour l’heure aucune intention d’en rester là, en dépit des craintes qui augmentent aux Etats-Unis concernant l’impact sur les entreprises et le pouvoir d’achat des ménages.D’autres taxes sur les importations américaines sont dans les tuyaux, notamment sur l’acier et l’aluminium. Doivent ensuite venir l’automobile, les médicaments, les semi-conducteurs, les produits issus de l’exploitation forestière et de l’agriculture, plus largement tous les pays exportés par l’Union européenne…”Comme le président l’avait indiqué pendant la campagne, il y aura peut-être des variations de prix à court terme mais à long terme, ce sera complétement différent”, a déclaré mardi le ministre américain du Commerce, Howard Lutnick, sur la chaîne CNBC.”On aura la meilleure Amérique possible, un budget équilibré, les taux d’intérêt plongeront”, a-t-il assuré.






