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Trump au Capitole : “nous ne faisons que commencer”

“Nous ne faisons que commencer”, a asséné Donald Trump mardi au Capitole devant des républicains exaltés et des démocrates abasourdis, lui qui bouleverse autant les institutions américaines que l’ordre mondial.Les Etats-Unis sont “sur le point de connaître un retour en force comme le monde n’en a jamais connu et n’en connaîtra peut-être jamais plus”, a affirmé le président américain, dans le discours le plus long jamais prononcé devant le Congrès.Soit une heure et 40 minutes émaillées de superlatifs et d’affirmations aussi frappantes qu’impossibles à vérifier, que le milliardaire de 78 ans a conclues en répétant qu’il avait été “sauvé par Dieu pour rendre sa grandeur à l’Amérique”, après une tentative d’assassinat en Pennsylvanie l’été dernier.Les élus démocrates, minoritaires au Sénat comme à la Chambre des représentants, ont cherché à exprimer leur désaccord.A l’arrivée de Donald Trump, une élue démocrate a été vue avec une pancarte disant “ceci n’est pas normal”. Les rangs du parti se sont progressivement vidés pendant l’allocution.- “Faux” -Un élu démocrate a été expulsé après avoir protesté à haute voix, d’autres ont brandi de petites pancartes portant des inscriptions telles que “Faux” et “Musk vole”.Donald Trump, aucunement impressionné, a fait applaudir l’homme le plus riche du monde, qui a entrepris à sa demande de démanteler le gouvernement fédéral et de sabrer dans les dépenses publiques.”Beaucoup d’arnaques ont été trouvées et dénoncées et on y a mis un terme grâce à un groupe de personnes très intelligentes, plutôt jeunes, et dirigées par Elon. (…) Merci Elon, il travaille énormément”, a-t-il déclaré, tandis que le patron de Tesla et SpaceX se levait.Le président américain a énuméré des dépenses selon lui inutiles voire frauduleuses, affirmant, sans qu’il soit possible de le vérifier, qu’une personne âgée de 360 ans était, par exemple, enregistrée comme bénéficiaire d’aides sociales.Donald Trump s’est moqué d’aides internationales versées notamment au Lesotho, un pays dont “personne n’a jamais entendu parler”, a-t-il affirmé à propos de la nation d’Afrique australe. Les républicains, emmenés par le patron de la Chambre des représentants Mike Johnson et par le vice-président JD Vance, également chef du Sénat, se sont plusieurs fois levés pour applaudir. L’on a entendu des “U-S-A! U-S-A!” ou “Trump! Trump! Trump!”.”Le +wokisme+ c’est fini”, a lancé le républicain, qui démantèle au nom du “bon sens” des programmes de transition énergétique ou des initiatives visant à réduire les inégalités raciales et sexuelles.Donald Trump a promis à la fois de ramener le budget américain à l’équilibre et de baisser les impôts à tour de bras.- “Quelques perturbations” -Alors que les marchés sont de plus en plus nerveux, il a reconnu que les offensives commerciales sans précédent lancées contre de nombreux pays, Canada et Mexique au premier rang, allaient causer “quelques perturbations”.Attaquant à la moindre occasion son prédécesseur Joe Biden, rendu seul responsable de l’inflation persistante, l’ancien animateur de télévision a ménagé des moments forts en émotion.Il a par exemple annoncé en direct à un petit garçon atteint d’un cancer qu’il le faisait agent du Secret service, un service de police spécialisé dans la protection des personnalités.Donald Trump a aussi fait applaudir les mères d’une jeune fille et d’une petite fille tuées par des migrants sans papiers. Il a promis de “faire la guerre aux cartels” mexicains et de poursuivre son programme d’expulsions à marche forcée.Décidé à affirmer une sphère d’influence régionale, le président américain a redit à propos du Groenland qu’il rejoindrait les Etats-Unis “d’une manière ou d’une autre”, et à nouveau promis de “reprendre” le canal de Panama.Il ne s’est guère attardé sur l’Ukraine, après son altercation inouïe vendredi avec le président ukrainien, sous les yeux du monde entier.Donald Trump, qui se targue d’avoir une relation privilégiée avec le président russe Vladimir Poutine, a seulement assuré avoir reçu une lettre de Volodymyr Zelensky, selon lui prêt à signer immédiatement un accord sur les minerais, et à négocier avec la Russie.”Il est temps d’arranger les choses” avec Washington avait auparavant affirmé sur le réseau social X M. Zelensky. “Mon équipe et moi-même sommes prêts à travailler sous le leadership du président Trump pour obtenir une paix durable”.Figure démocrate et ex-présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi a dénoncé un discours pétri de “contrevérités”. “Le président Trump a promis de réduire l’inflation. Il ne l’a pas fait. Le président Trump a promis de réduire le coût de la vie. Il ne l’a pas fait. Au lieu de cela, le plan budgétaire du président Trump augmente les coûts pour des millions d’Américains en procédant à d’énormes coupes dans Medicaid – tout en accordant des allégements fiscaux aux milliardaires”, a-t-elle dit. 

Trump “ne fait que commencer”

“Nous ne faisons que commencer”, a asséné Donald Trump mardi au Capitole devant des républicains exaltés et des démocrates abasourdis, lui qui bouleverse autant les institutions américaines que l’ordre mondial.Les Etats-Unis sont “sur le point de connaître un retour en force comme le monde n’en a jamais connu et n’en connaîtra peut-être jamais plus”, a affirmé le président américain, dans le discours le plus long jamais prononcé devant le Congrès.Soit une heure et 40 minutes émaillées de superlatifs et d’affirmations aussi frappantes qu’impossibles à vérifier, que le milliardaire de 78 ans a conclues en répétant qu’il avait été “sauvé par Dieu pour rendre sa grandeur à l’Amérique”, après une tentative d’assassinat en Pennsylvanie l’été dernier.Les élus démocrates, minoritaires au Sénat comme à la Chambre des représentants, ont cherché à exprimer leur désaccord.A l’arrivée de Donald Trump, une élue démocrate a été vue avec une pancarte lisant “ceci n’est pas normal”. Les rangs du parti se sont progressivement vidés pendant l’allocution.- “Faux” -Un élu démocrate a été expulsé après avoir protesté à haute voix, d’autres ont brandi de petites pancartes portant des inscriptions telles que “Faux” et “Musk vole”.Donald Trump, aucunement impressionné, a fait applaudir l’homme le plus riche du monde, qui a entrepris à sa demande de démanteler le gouvernement fédéral et de sabrer dans les dépenses publiques.”Beaucoup d’arnaques ont été trouvées et dénoncées et on y a mis un terme grâce à un groupe de personnes très intelligentes, plutôt jeunes, et dirigées par Elon. (…) Merci Elon, il travaille énormément”, a-t-il déclaré, tandis que le patron de Tesla et SpaceX se levait.Le président américain a énuméré des dépenses selon lui inutiles voire frauduleuses, affirmant, sans qu’il soit possible de le vérifier, qu’une personne âgée de 360 ans était, par exemple, enregistrée comme bénéficiaire d’aides sociales.Donald Trump s’est moqué d’aides internationales versées notamment au Lesotho, un pays dont “personne n’a jamais entendu parler”, a-t-il affirmé à propos de la nation d’Afrique australe. Les républicains, emmenés par le patron de la Chambre des représentants Mike Johnson et par le vice-président JD Vance, également chef du Sénat, se sont plusieurs fois levés pour applaudir. L’on a entendu des “U-S-A! U-S-A!” ou “Trump! Trump! Trump!”.”Le +wokisme+ c’est fini”, a lancé le républicain, qui démantèle au nom du “bon sens” des programmes de transition énergétique ou des initiatives visant à réduire les inégalités raciales et sexuelles.Donald Trump a promis à la fois de ramener le budget américain à l’équilibre et de baisser les taxes à tour de bras.- “Quelques perturbations” -Alors que les marchés sont de plus en plus nerveux, il a reconnu que les offensives commerciales sans précédent lancées contre de nombreux pays, Canada et Mexique au premier rang, allaient causer “quelques perturbations”.Attaquant à la moindre occasion son prédécesseur Joe Biden, rendu seul responsable de l’inflation persistante, l’ancien animateur de télévision a ménagé des moments forts en émotion.Il a par exemple annoncé en direct à un petit garçon atteint d’un cancer qu’il le faisait agent du Secret service, un service de police spécialisé dans la protection des personnalités.Donald Trump a aussi fait applaudir les mères d’une jeune fille et d’une petite fille tuées par des migrants sans papiers. Il a promis de “faire la guerre aux cartels” mexicains et de poursuivre son programme d’expulsions à marche forcée.Décidé à affirmer une sphère d’influence régionale, le président américain a redit à propos du Groenland qu’il rejoindrait les Etats-Unis “d’une manière ou d’une autre”, et à nouveau promis de “reprendre” le canal de Panama.Il ne s’est guère attardé sur l’Ukraine, après son altercation inouïe vendredi avec le président ukrainien, sous les yeux du monde entier.Donald Trump, qui se targue d’avoir une relation privilégiée avec Vladimir Poutine, a seulement assuré avoir reçu une lettre de Volodymyr Zelensky, selon lui prêt à signer immédiatement un accord sur les minerais, et à négocier avec la Russie.

Trump “ne fait que commencer”

“Nous ne faisons que commencer”, a asséné Donald Trump mardi au Capitole devant des républicains exaltés et des démocrates abasourdis, lui qui bouleverse autant les institutions américaines que l’ordre mondial.Les Etats-Unis sont “sur le point de connaître un retour en force comme le monde n’en a jamais connu et n’en connaîtra peut-être jamais plus”, a affirmé le président américain, dans le discours le plus long jamais prononcé devant le Congrès.Soit une heure et 40 minutes émaillées de superlatifs et d’affirmations aussi frappantes qu’impossibles à vérifier, que le milliardaire de 78 ans a conclues en répétant qu’il avait été “sauvé par Dieu pour rendre sa grandeur à l’Amérique”, après une tentative d’assassinat en Pennsylvanie l’été dernier.Les élus démocrates, minoritaires au Sénat comme à la Chambre des représentants, ont cherché à exprimer leur désaccord.A l’arrivée de Donald Trump, une élue démocrate a été vue avec une pancarte lisant “ceci n’est pas normal”. Les rangs du parti se sont progressivement vidés pendant l’allocution.- “Faux” -Un élu démocrate a été expulsé après avoir protesté à haute voix, d’autres ont brandi de petites pancartes portant des inscriptions telles que “Faux” et “Musk vole”.Donald Trump, aucunement impressionné, a fait applaudir l’homme le plus riche du monde, qui a entrepris à sa demande de démanteler le gouvernement fédéral et de sabrer dans les dépenses publiques.”Beaucoup d’arnaques ont été trouvées et dénoncées et on y a mis un terme grâce à un groupe de personnes très intelligentes, plutôt jeunes, et dirigées par Elon. (…) Merci Elon, il travaille énormément”, a-t-il déclaré, tandis que le patron de Tesla et SpaceX se levait.Le président américain a énuméré des dépenses selon lui inutiles voire frauduleuses, affirmant, sans qu’il soit possible de le vérifier, qu’une personne âgée de 360 ans était, par exemple, enregistrée comme bénéficiaire d’aides sociales.Donald Trump s’est moqué d’aides internationales versées notamment au Lesotho, un pays dont “personne n’a jamais entendu parler”, a-t-il affirmé à propos de la nation d’Afrique australe. Les républicains, emmenés par le patron de la Chambre des représentants Mike Johnson et par le vice-président JD Vance, également chef du Sénat, se sont plusieurs fois levés pour applaudir. L’on a entendu des “U-S-A! U-S-A!” ou “Trump! Trump! Trump!”.”Le +wokisme+ c’est fini”, a lancé le républicain, qui démantèle au nom du “bon sens” des programmes de transition énergétique ou des initiatives visant à réduire les inégalités raciales et sexuelles.Donald Trump a promis à la fois de ramener le budget américain à l’équilibre et de baisser les taxes à tour de bras.- “Quelques perturbations” -Alors que les marchés sont de plus en plus nerveux, il a reconnu que les offensives commerciales sans précédent lancées contre de nombreux pays, Canada et Mexique au premier rang, allaient causer “quelques perturbations”.Attaquant à la moindre occasion son prédécesseur Joe Biden, rendu seul responsable de l’inflation persistante, l’ancien animateur de télévision a ménagé des moments forts en émotion.Il a par exemple annoncé en direct à un petit garçon atteint d’un cancer qu’il le faisait agent du Secret service, un service de police spécialisé dans la protection des personnalités.Donald Trump a aussi fait applaudir les mères d’une jeune fille et d’une petite fille tuées par des migrants sans papiers. Il a promis de “faire la guerre aux cartels” mexicains et de poursuivre son programme d’expulsions à marche forcée.Décidé à affirmer une sphère d’influence régionale, le président américain a redit à propos du Groenland qu’il rejoindrait les Etats-Unis “d’une manière ou d’une autre”, et à nouveau promis de “reprendre” le canal de Panama.Il ne s’est guère attardé sur l’Ukraine, après son altercation inouïe vendredi avec le président ukrainien, sous les yeux du monde entier.Donald Trump, qui se targue d’avoir une relation privilégiée avec Vladimir Poutine, a seulement assuré avoir reçu une lettre de Volodymyr Zelensky, selon lui prêt à signer immédiatement un accord sur les minerais, et à négocier avec la Russie.

Le sommet arabe adopte un plan pour reconstruire Gaza

Les dirigeants arabes ont adopté mardi un plan pour la reconstruction de la bande de Gaza mettant à l’écart le Hamas, présenté comme une alternative au projet de Donald Trump de placer le territoire sous contrôle américain mais déjà rejeté par Israël.Réunis au Caire, les dirigeants des pays de la Ligue arabe ont mis en garde contre les tentatives “odieuses” de déplacement de la population de Gaza et appelé à unifier les Palestiniens sous le parapluie de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), dont le mouvement islamiste Hamas ne fait pas partie.Ils ont convenu de créer un fonds destiné à financer la reconstruction de Gaza, détruite par 15 mois de guerre entre Israël et le Hamas, en appelant à une contribution internationale pour accélérer le processus.La bande de Gaza serait administrée durant une période transitoire par un comité de technocrates palestiniens, avant que l’Autorité palestinienne n’en reprenne le contrôle.Le plan présenté par l’Egypte représente un montant de 53 milliards de dollars sur cinq ans, une estimation équivalente à celle de l’ONU, pour reconstruire la bande de Gaza.Le président Abdel Fattah al-Sissi a déclaré qu’il garantirait le maintien des 2,4 millions d’habitants de Gaza sur leur terre, une réponse au projet du président américain qui prévoit leur expulsion vers l’Egypte et la Jordanie pour faire du territoire la “Riviera du Moyen-Orient”.Il n’a toutefois pas critiqué le plan de Donald Trump, qui avait soulevé un tollé international début février, et affirmé que le président américain était “capable de parvenir à la paix” dans la région.”Toute tentative odieuse de déplacer le peuple palestinien ou (…) d’annexer une partie des territoires palestiniens occupés plongerait la région dans une nouvelle phase de conflits (…) ce qui constitue une menace claire pour (…) la paix” au Proche-Orient, avertit cependant le communiqué final du sommet.- “Démilitarisation totale” -Cette réunion s’est tenue dans un contexte de blocage sur la suite du cessez-le-feu en place depuis le 19 janvier, entre Israël, qui a réclamé mardi la “démilitarisation totale” de Gaza, et le Hamas, qui insiste pour y rester.Le mouvement islamiste s’était emparé du pouvoir dans le territoire en 2007, après en avoir chassé l’Autorité palestinienne, dirigée par Mahmoud Abbas.”L’Etat de Palestine assumera ses responsabilités dans la bande de Gaza”, a affirmé devant le sommet Mahmoud Abbas, âgé de 89 ans.Le président palestinien s’est dit prêt à organiser “l’année prochaine” des élections présidentielle et législatives dans les Territoires palestiniens, “à condition que les conditions soient réunies”.Le plan présenté par l’Egypte a déjà été rejeté par Israël, qui a promis d’éliminer le Hamas mais exclut aussi tout rôle futur pour l’Autorité palestinienne, basée en Cisjordanie occupée, dans le territoire.Sur X, la diplomatie israélienne a accusé cette dernière d’avoir démontré “de manière répétée sa corruption, son soutien au terrorisme et son échec à régler la question”. Elle a reproché aux pays arabes de “rejeter l’opportunité (que constitue le plan américain, ndlr) sans lui donner une chance équitable et de continuer de proférer des accusations sans fondement contre Israël”.Le Hamas a “salué” de son côté le projet arabe ainsi que la création d’un comité chargé de gérer le territoire après la guerre.La première étape de la reconstruction, d’une durée de six mois, doit être consacrée au déblaiement des débris, au déminage et à la fourniture de logements temporaires pour abriter plus de 1,5 million de personnes.Suivront deux phases de reconstruction, la première comprenant des infrastructures essentielles et des logements permanents, la seconde des infrastructures incluant un port commercial et un aéroport.Le Caire cherchera à obtenir pour son plan le soutien des nations musulmanes à l’occasion d’un sommet d’urgence de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), vendredi à Jeddah (Arabie saoudite), afin que ce projet “devienne à la fois un plan arabe et un plan islamique”, selon le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty.Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lui aussi présent au Caire, a affirmé que son organisation “soutenait fermement” le plan arabe.- Blocage -Une première phase de la trêve, d’une durée de 42 jours, a pris fin le 1er mars, après avoir permis le retour de 33 otages retenus à Gaza en échange de la libération par Israël d’environ 1.800 détenus palestiniens.Les deux camps s’opposent à présent sur la suite du processus, avec pour première conséquence le blocage imposé depuis dimanche par Israël à l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza assiégée. Israël souhaite une extension de la première phase de la trêve jusqu’à la mi-avril tandis que le Hamas insiste sur la mise en oeuvre de la deuxième étape, prévoyant un cessez-le-feu permanent et la libération de tous les otages.Le gouvernement israélien ne cesse de répéter qu’il se réserve le droit de reprendre les combats à tout moment pour anéantir le Hamas si celui-ci ne dépose pas les armes.L’attaque du Hamas dans le sud d’Israël a fait 1.218 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.La riposte de l’armée israélienne a fait au moins 48.405 morts à Gaza, en majorité des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Le sommet arabe adopte un plan pour reconstruire Gaza

Les dirigeants arabes ont adopté mardi un plan pour la reconstruction de la bande de Gaza mettant à l’écart le Hamas, présenté comme une alternative au projet de Donald Trump de placer le territoire sous contrôle américain mais déjà rejeté par Israël.Réunis au Caire, les dirigeants des pays de la Ligue arabe ont mis en garde contre les tentatives “odieuses” de déplacement de la population de Gaza et appelé à unifier les Palestiniens sous le parapluie de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), dont le mouvement islamiste Hamas ne fait pas partie.Ils ont convenu de créer un fonds destiné à financer la reconstruction de Gaza, détruite par 15 mois de guerre entre Israël et le Hamas, en appelant à une contribution internationale pour accélérer le processus.La bande de Gaza serait administrée durant une période transitoire par un comité de technocrates palestiniens, avant que l’Autorité palestinienne n’en reprenne le contrôle.Le plan présenté par l’Egypte représente un montant de 53 milliards de dollars sur cinq ans, une estimation équivalente à celle de l’ONU, pour reconstruire la bande de Gaza.Le président Abdel Fattah al-Sissi a déclaré qu’il garantirait le maintien des 2,4 millions d’habitants de Gaza sur leur terre, une réponse au projet du président américain qui prévoit leur expulsion vers l’Egypte et la Jordanie pour faire du territoire la “Riviera du Moyen-Orient”.Il n’a toutefois pas critiqué le plan de Donald Trump, qui avait soulevé un tollé international début février, et affirmé que le président américain était “capable de parvenir à la paix” dans la région.”Toute tentative odieuse de déplacer le peuple palestinien ou (…) d’annexer une partie des territoires palestiniens occupés plongerait la région dans une nouvelle phase de conflits (…) ce qui constitue une menace claire pour (…) la paix” au Proche-Orient, avertit cependant le communiqué final du sommet.- “Démilitarisation totale” -Cette réunion s’est tenue dans un contexte de blocage sur la suite du cessez-le-feu en place depuis le 19 janvier, entre Israël, qui a réclamé mardi la “démilitarisation totale” de Gaza, et le Hamas, qui insiste pour y rester.Le mouvement islamiste s’était emparé du pouvoir dans le territoire en 2007, après en avoir chassé l’Autorité palestinienne, dirigée par Mahmoud Abbas.”L’Etat de Palestine assumera ses responsabilités dans la bande de Gaza”, a affirmé devant le sommet Mahmoud Abbas, âgé de 89 ans.Le président palestinien s’est dit prêt à organiser “l’année prochaine” des élections présidentielle et législatives dans les Territoires palestiniens, “à condition que les conditions soient réunies”.Le plan présenté par l’Egypte a déjà été rejeté par Israël, qui a promis d’éliminer le Hamas mais exclut aussi tout rôle futur pour l’Autorité palestinienne, basée en Cisjordanie occupée, dans le territoire.Sur X, la diplomatie israélienne a accusé cette dernière d’avoir démontré “de manière répétée sa corruption, son soutien au terrorisme et son échec à régler la question”. Elle a reproché aux pays arabes de “rejeter l’opportunité (que constitue le plan américain, ndlr) sans lui donner une chance équitable et de continuer de proférer des accusations sans fondement contre Israël”.Le Hamas a “salué” de son côté le projet arabe ainsi que la création d’un comité chargé de gérer le territoire après la guerre.La première étape de la reconstruction, d’une durée de six mois, doit être consacrée au déblaiement des débris, au déminage et à la fourniture de logements temporaires pour abriter plus de 1,5 million de personnes.Suivront deux phases de reconstruction, la première comprenant des infrastructures essentielles et des logements permanents, la seconde des infrastructures incluant un port commercial et un aéroport.Le Caire cherchera à obtenir pour son plan le soutien des nations musulmanes à l’occasion d’un sommet d’urgence de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), vendredi à Jeddah (Arabie saoudite), afin que ce projet “devienne à la fois un plan arabe et un plan islamique”, selon le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty.Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lui aussi présent au Caire, a affirmé que son organisation “soutenait fermement” le plan arabe.- Blocage -Une première phase de la trêve, d’une durée de 42 jours, a pris fin le 1er mars, après avoir permis le retour de 33 otages retenus à Gaza en échange de la libération par Israël d’environ 1.800 détenus palestiniens.Les deux camps s’opposent à présent sur la suite du processus, avec pour première conséquence le blocage imposé depuis dimanche par Israël à l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza assiégée. Israël souhaite une extension de la première phase de la trêve jusqu’à la mi-avril tandis que le Hamas insiste sur la mise en oeuvre de la deuxième étape, prévoyant un cessez-le-feu permanent et la libération de tous les otages.Le gouvernement israélien ne cesse de répéter qu’il se réserve le droit de reprendre les combats à tout moment pour anéantir le Hamas si celui-ci ne dépose pas les armes.L’attaque du Hamas dans le sud d’Israël a fait 1.218 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.La riposte de l’armée israélienne a fait au moins 48.405 morts à Gaza, en majorité des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Trump ouvre la porte à un compromis dans sa guerre commerciale contre le Canada et le Mexique

Le gouvernement américain a ouvert mardi la porte à un compromis sur les droits de douane imposés au Canada et au Mexique, le secrétaire au Commerce Howard Lutnick assurant échanger avec ses homologues et que le président Donald Trump était “à l’écoute”.Interrogé sur Fox Business, M. Lutnick a expliqué avoir “échangé au téléphone avec les Canadiens et les Mexicains toute la journée” avant d’ajouter: “Le président est à l’écoute (..) Je pense qu’il finira par trouver une solution avec eux”. Selon lui, une décision pourrait intervenir mercredi.Un premier geste d’apaisement alors que M. Trump avait menacé un peu plus tôt dans la journée d’aller plus loin sur les importations canadiennes si Ottawa mettait en place des mesures de représailles.Dans la soirée, le président américain a cependant estimé devant le Congrès que les droits de douane allaient “rendre les Etats-Unis de nouveau riches et grands. Cela va se produire et même plutôt rapidement”, en reconnaissant néanmoins qu’il y aurait “quelques perturbations, mais nous sommes d’accord avec ça”.Les nouvelles barrières douanières américaines, qui visent le Canada, le Mexique et la Chine et viennent d’entrer en vigueur, renchérissent fortement les prix des biens traversant les frontières, que ce soit des avocats, des t-shirts ou des voitures.Les importations en provenance du Canada et du Mexique sont désormais taxées à hauteur de 25%, et 10% pour les hydrocarbures canadiens.Les produits chinois sont quant à eux frappés par des droits de douane additionnels de 20%, par rapport à la taxation en vigueur avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.Le Canada a répliqué par la mise en place “immédiate” de droits de douane ciblés de 25% sur certains produits américains, notamment la viande, les oeufs, les fruits et le vin, dont la portée va s’élargir au cours du mois, a expliqué le Premier ministre canadien, Justin Trudeau.Lors de sa conférence de presse, Justin Trudeau a estimé que le but du dirigeant américain était de “faire chuter l’économie canadienne” pour ensuite “parler d’annexion” du pays.- Du poulet au soja -Pékin a aussi répliqué mardi, annonçant des taxes de 10 et 15% sur une série de produits agricoles en provenance des États-Unis et allant du poulet au soja.Cette riposte reste toutefois un cran en dessous de l’offensive américaine, qui concerne l’ensemble des produits chinois entrant aux Etats-Unis.La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a promis quant à elle des représailles “douanières et non douanières”.Elle prévoit d’en préciser la teneur dimanche et de s’entretenir avant cela avec le président américain, “probablement jeudi”.Donald Trump – qui ne peut justifier l’imposition par décrets de nouveaux droits de douane que par une urgence liée à la sécurité nationale – reproche aux trois pays de ne pas lutter suffisamment contre le trafic de fentanyl, une drogue aux effets dévastateurs aux Etats-Unis.L’escalade sur les droits de douane a continué de faire tanguer Wall Street, qui a terminé une deuxième séance en fort recul.Ce niveau de taxation sur les importations américaines est “le plus élevé depuis la fin des années 1940” et met “un coup d’arrêt brutal à la mondialisation entamée dans l’après-guerre”, a estimé Paul Ashworth, analyste chez Capital Economics.- “Bousiller l’économie” -Trump est en train “de bousiller l’économie des autres”, se plaint Jessica Dame, une trentenaire résidant à Windsor, ville canadienne située à la frontière et où l’industrie automobile est reine.Robert Pikata, 60 ans et employé de cette ville, se dit “à la fois déçu et effrayé par l’inconnu” et se demande “comment ça va l’affecter”, lui et ses proches.Le locataire de la Maison Blanche n’a pour l’heure aucune intention d’en rester là, en dépit des craintes qui augmentent aux Etats-Unis concernant l’impact sur les entreprises et le pouvoir d’achat des ménages.D’autres taxes sur les importations américaines sont dans les tuyaux, notamment sur l’acier et l’aluminium. Doivent ensuite venir l’automobile, les médicaments, les semi-conducteurs, les produits issus de l’exploitation forestière et de l’agriculture…”Comme le président l’avait indiqué pendant la campagne, il y aura peut-être des variations de prix à court terme, mais à long terme ce sera complétement différent”, a défendu Howard Lutnick, sur la chaîne CNBC.”On aura la meilleure Amérique possible, un budget équilibré, les taux d’intérêt plongeront”, a-t-il assuré.

Trump ouvre la porte à un compromis dans sa guerre commerciale contre le Canada et le Mexique

Le gouvernement américain a ouvert mardi la porte à un compromis sur les droits de douane imposés au Canada et au Mexique, le secrétaire au Commerce Howard Lutnick assurant échanger avec ses homologues et que le président Donald Trump était “à l’écoute”.Interrogé sur Fox Business, M. Lutnick a expliqué avoir “échangé au téléphone avec les Canadiens et les Mexicains toute la journée” avant d’ajouter: “Le président est à l’écoute (..) Je pense qu’il finira par trouver une solution avec eux”. Selon lui, une décision pourrait intervenir mercredi.Un premier geste d’apaisement alors que M. Trump avait menacé un peu plus tôt dans la journée d’aller plus loin sur les importations canadiennes si Ottawa mettait en place des mesures de représailles.Dans la soirée, le président américain a cependant estimé devant le Congrès que les droits de douane allaient “rendre les Etats-Unis de nouveau riches et grands. Cela va se produire et même plutôt rapidement”, en reconnaissant néanmoins qu’il y aurait “quelques perturbations, mais nous sommes d’accord avec ça”.Les nouvelles barrières douanières américaines, qui visent le Canada, le Mexique et la Chine et viennent d’entrer en vigueur, renchérissent fortement les prix des biens traversant les frontières, que ce soit des avocats, des t-shirts ou des voitures.Les importations en provenance du Canada et du Mexique sont désormais taxées à hauteur de 25%, et 10% pour les hydrocarbures canadiens.Les produits chinois sont quant à eux frappés par des droits de douane additionnels de 20%, par rapport à la taxation en vigueur avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.Le Canada a répliqué par la mise en place “immédiate” de droits de douane ciblés de 25% sur certains produits américains, notamment la viande, les oeufs, les fruits et le vin, dont la portée va s’élargir au cours du mois, a expliqué le Premier ministre canadien, Justin Trudeau.Lors de sa conférence de presse, Justin Trudeau a estimé que le but du dirigeant américain était de “faire chuter l’économie canadienne” pour ensuite “parler d’annexion” du pays.- Du poulet au soja -Pékin a aussi répliqué mardi, annonçant des taxes de 10 et 15% sur une série de produits agricoles en provenance des États-Unis et allant du poulet au soja.Cette riposte reste toutefois un cran en dessous de l’offensive américaine, qui concerne l’ensemble des produits chinois entrant aux Etats-Unis.La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a promis quant à elle des représailles “douanières et non douanières”.Elle prévoit d’en préciser la teneur dimanche et de s’entretenir avant cela avec le président américain, “probablement jeudi”.Donald Trump – qui ne peut justifier l’imposition par décrets de nouveaux droits de douane que par une urgence liée à la sécurité nationale – reproche aux trois pays de ne pas lutter suffisamment contre le trafic de fentanyl, une drogue aux effets dévastateurs aux Etats-Unis.L’escalade sur les droits de douane a continué de faire tanguer Wall Street, qui a terminé une deuxième séance en fort recul.Ce niveau de taxation sur les importations américaines est “le plus élevé depuis la fin des années 1940” et met “un coup d’arrêt brutal à la mondialisation entamée dans l’après-guerre”, a estimé Paul Ashworth, analyste chez Capital Economics.- “Bousiller l’économie” -Trump est en train “de bousiller l’économie des autres”, se plaint Jessica Dame, une trentenaire résidant à Windsor, ville canadienne située à la frontière et où l’industrie automobile est reine.Robert Pikata, 60 ans et employé de cette ville, se dit “à la fois déçu et effrayé par l’inconnu” et se demande “comment ça va l’affecter”, lui et ses proches.Le locataire de la Maison Blanche n’a pour l’heure aucune intention d’en rester là, en dépit des craintes qui augmentent aux Etats-Unis concernant l’impact sur les entreprises et le pouvoir d’achat des ménages.D’autres taxes sur les importations américaines sont dans les tuyaux, notamment sur l’acier et l’aluminium. Doivent ensuite venir l’automobile, les médicaments, les semi-conducteurs, les produits issus de l’exploitation forestière et de l’agriculture…”Comme le président l’avait indiqué pendant la campagne, il y aura peut-être des variations de prix à court terme, mais à long terme ce sera complétement différent”, a défendu Howard Lutnick, sur la chaîne CNBC.”On aura la meilleure Amérique possible, un budget équilibré, les taux d’intérêt plongeront”, a-t-il assuré.