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La mission d’Israël contre le Hamas “pas terminée”, affirme le chef de l’armée

La mission de l’armée israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza “n’est pas terminée”, a déclaré mercredi le nouveau chef d’état-major, à l’heure où la trêve qui a fait taire les armes depuis le 19 janvier apparaît menacée.”Ce n’est pas une relève comme les autres, c’est un moment historique. Le (…) Hamas a subi un coup dur, mais il n’est pas encore vaincu”, a affirmé le lieutenant général Eyal Zamir lors d’une cérémonie en marge de sa prise de fonctions.”La mission n’est pas encore terminée”, a ajouté le nouveau chef de l’armée israélienne. Premier chef d’état-major issu du corps des blindés, cet officier de 59 ans s’est forgé une réputation d’homme à poigne sur le champ de bataille.Eyal Zamir prend ses fonctions alors que le maintien de la fragile trêve entre Israël et le Hamas semble incertaine, les deux camps s’opposant sur la façon de la prolonger après l’expiration samedi d’une première phase de 42 jours. “Une très lourde responsabilité repose sur vos épaules”, a déclaré le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, pendant la cérémonie.”Les résultats de la guerre auront une importance pour des générations, nous sommes déterminés à (remporter) la victoire”, a-t-il ajouté.- “Démilitarisation totale” -Après 15 mois de guerre, la trêve a jusqu’à présent permis le retour de 33 otages retenus à Gaza depuis l’attaque sanglante du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, et la libération de quelque 1.800 Palestiniens, ainsi que l’entrée d’aide humanitaire dans le territoire assiégé.Mais la suite du processus se heurte aux positions adverses des deux camps.Israël souhaite une extension de la première phase de la trêve jusqu’à la mi-avril pour permettre la libération des otages restants à Gaza, et réclame à terme la “démilitarisation totale” du territoire et l’élimination du Hamas.Le Hamas de son côté réclame la mise en oeuvre de la deuxième étape de l’accord, censée aboutir à un cessez-le-feu permanent, mais insiste pour rester dans le territoire, qu’il dirige depuis 2007. Depuis dimanche, Israël a bloqué l’entrée de l’aide humanitaire vitale pour la population. La troisième phase de l’accord négocié par les pays médiateurs – Etats-Unis, Qatar et Egypte – devrait être consacrée à la reconstruction du territoire en ruines.Mardi, les dirigeants arabes réunis au Caire ont adopté un plan pour la reconstruction de Gaza qui met de fait à l’écart le Hamas et prévoit un retour de l’Autorité palestinienne, chassée du territoire en 2007 par le mouvement islamiste.Mais Israël, qui exclut tout rôle futur à Gaza pour l’Autorité palestinienne, basée en Cisjordanie occupée, l’a immédiatement rejeté.Le plan garantit, selon le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le maintien des 2,4 millions d’habitants de Gaza sur leur terre, une réponse au projet du président américain Donald Trump qui prévoit leur expulsion vers l’Egypte et la Jordanie pour faire du territoire la “Riviera du Moyen-Orient”.Le communiqué final met en garde contre “toute tentative odieuse de déplacer le peuple palestinien”.Ce plan se base sur un projet égyptien dont une version initiale chiffrait à 53 milliards de dollars sur cinq ans la reconstruction de Gaza, une estimation équivalente à celle de l’ONU mais qui ne figure pas dans la déclaration finale.La première étape de la reconstruction devrait être consacrée au déblaiement des débris, au déminage et à la fourniture de logements temporaires pour abriter plus de 1,5 million de personnes.Suivront deux autres phases, la première comprenant des infrastructures essentielles et des logements permanents, la seconde des infrastructures incluant un port commercial et un aéroport.L’attaque du Hamas dans le sud d’Israël a fait 1.218 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.La riposte de l’armée israélienne a fait au moins 48.405 morts à Gaza, en majorité des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

La mission d’Israël contre le Hamas “pas terminée”, affirme le chef de l’armée

La mission de l’armée israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza “n’est pas terminée”, a déclaré mercredi le nouveau chef d’état-major, à l’heure où la trêve qui a fait taire les armes depuis le 19 janvier apparaît menacée.”Ce n’est pas une relève comme les autres, c’est un moment historique. Le (…) Hamas a subi un coup dur, mais il n’est pas encore vaincu”, a affirmé le lieutenant général Eyal Zamir lors d’une cérémonie en marge de sa prise de fonctions.”La mission n’est pas encore terminée”, a ajouté le nouveau chef de l’armée israélienne. Premier chef d’état-major issu du corps des blindés, cet officier de 59 ans s’est forgé une réputation d’homme à poigne sur le champ de bataille.Eyal Zamir prend ses fonctions alors que le maintien de la fragile trêve entre Israël et le Hamas semble incertaine, les deux camps s’opposant sur la façon de la prolonger après l’expiration samedi d’une première phase de 42 jours. “Une très lourde responsabilité repose sur vos épaules”, a déclaré le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, pendant la cérémonie.”Les résultats de la guerre auront une importance pour des générations, nous sommes déterminés à (remporter) la victoire”, a-t-il ajouté.- “Démilitarisation totale” -Après 15 mois de guerre, la trêve a jusqu’à présent permis le retour de 33 otages retenus à Gaza depuis l’attaque sanglante du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, et la libération de quelque 1.800 Palestiniens, ainsi que l’entrée d’aide humanitaire dans le territoire assiégé.Mais la suite du processus se heurte aux positions adverses des deux camps.Israël souhaite une extension de la première phase de la trêve jusqu’à la mi-avril pour permettre la libération des otages restants à Gaza, et réclame à terme la “démilitarisation totale” du territoire et l’élimination du Hamas.Le Hamas de son côté réclame la mise en oeuvre de la deuxième étape de l’accord, censée aboutir à un cessez-le-feu permanent, mais insiste pour rester dans le territoire, qu’il dirige depuis 2007. Depuis dimanche, Israël a bloqué l’entrée de l’aide humanitaire vitale pour la population. La troisième phase de l’accord négocié par les pays médiateurs – Etats-Unis, Qatar et Egypte – devrait être consacrée à la reconstruction du territoire en ruines.Mardi, les dirigeants arabes réunis au Caire ont adopté un plan pour la reconstruction de Gaza qui met de fait à l’écart le Hamas et prévoit un retour de l’Autorité palestinienne, chassée du territoire en 2007 par le mouvement islamiste.Mais Israël, qui exclut tout rôle futur à Gaza pour l’Autorité palestinienne, basée en Cisjordanie occupée, l’a immédiatement rejeté.Le plan garantit, selon le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le maintien des 2,4 millions d’habitants de Gaza sur leur terre, une réponse au projet du président américain Donald Trump qui prévoit leur expulsion vers l’Egypte et la Jordanie pour faire du territoire la “Riviera du Moyen-Orient”.Le communiqué final met en garde contre “toute tentative odieuse de déplacer le peuple palestinien”.Ce plan se base sur un projet égyptien dont une version initiale chiffrait à 53 milliards de dollars sur cinq ans la reconstruction de Gaza, une estimation équivalente à celle de l’ONU mais qui ne figure pas dans la déclaration finale.La première étape de la reconstruction devrait être consacrée au déblaiement des débris, au déminage et à la fourniture de logements temporaires pour abriter plus de 1,5 million de personnes.Suivront deux autres phases, la première comprenant des infrastructures essentielles et des logements permanents, la seconde des infrastructures incluant un port commercial et un aéroport.L’attaque du Hamas dans le sud d’Israël a fait 1.218 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.La riposte de l’armée israélienne a fait au moins 48.405 morts à Gaza, en majorité des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Groenland et Danemark rejettent les visées de Trump sur le territoire autonome

Donald Trump s’est attiré mercredi un net refus du Groenland et du Danemark après avoir réaffirmé ses visées expansionnistes sur le territoire autonome danois, lors de son discours au Congrès.”Nous ne voulons être ni Américains ni Danois, nous sommes Groenlandais”, a dit le Premier ministre du Groenland Mute Egede. “Les Américains et leur chef doivent …

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Groenland et Danemark rejettent les visées de Trump sur le territoire autonome

Donald Trump s’est attiré mercredi un net refus du Groenland et du Danemark après avoir réaffirmé ses visées expansionnistes sur le territoire autonome danois, lors de son discours au Congrès.”Nous ne voulons être ni Américains ni Danois, nous sommes Groenlandais”, a dit le Premier ministre du Groenland Mute Egede. “Les Américains et leur chef doivent comprendre cela”.”Nous ne sommes pas à vendre et nous ne pouvons pas simplement être pris”, a-t-il insisté sur Facebook, en réaction aux propos du président américain qui a dit vouloir s’emparer du Groenland “d’une manière ou d’une autre”. “Cela ne se produira pas”, avait plus tôt réagi le ministre de la Défense Troels Lund Poulsen auprès de la télévision publique danoise DR, soulignant un aspect “positif” du discours de M. Trump: la mention du respect des Groenlandais à décider de leur avenir.Le président américain a en effet assuré “à l’incroyable peuple du Groenland” soutenir “fermement votre droit à déterminer votre propre avenir et, si vous le souhaitez, nous vous souhaitons la bienvenue aux Etats-Unis d’Amérique”.”Nous en avons vraiment besoin pour la sécurité internationale et je pense que nous allons l’obtenir. D’une manière ou d’une autre, nous l’obtiendrons”, a-t-il dit dans ce premier discours de politique générale depuis son retour au pouvoir le 20 janvier.”Nous assurerons votre sécurité, nous vous rendrons riches et, ensemble, nous mènerons le Groenland vers des sommets que vous n’auriez jamais imaginé possibles”, a-t-il déclaré.Le Groenland est sous le feu des projecteurs depuis fin décembre et le souhait répété de Donald Trump d’intégrer la plus grande île arctique aux Etats-Unis.Des élections législatives y sont prévues le 11 mars.”Des élections auront bientôt lieu au Groenland et je pense que tout le monde – y compris nous-mêmes – doit faire attention à ne pas faire toutes sortes de suppositions sur l’avenir” des Groenlandais, a dit mercredi le chef de la diplomatie danoise Lars Løkke Rasmussen à la télévision TV2.Dans la même veine, M. Trump a réitéré ses ambitions concernant le canal de Panama, le jour-même de l’annonce que deux ports détenus par le géant hongkongais Hutchison vont être cédés à un consortium américain.”Pour renforcer encore notre sécurité nationale, mon administration va reprendre le canal de Panama, et nous avons déjà commencé à le faire”, a-t-il affirmé, en faisant référence à cet accord.Donald Trump a menacé de reprendre le canal dès le jour de son investiture au motif qu’il est, selon lui, exploité par la Chine.Que ce soit à propos du Groenland, du canal de Panama ou encore de l’imposition de tarifs douaniers, y compris contre des pays alliés et voisins comme le Canada et le Mexique, le président américain montre clairement qu’il se soucie surtout de ses intérêts.- Le Lesotho? “Jamais entendu parler” -S’il ne s’est guère attardé sur l’Ukraine dans son discours, il n’en a pas moins assuré que son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, avec qui il avait eu un vif échange vendredi dans le Bureau ovale, était “prêt” à négocier avec la Russie et à signer un accord sur les minerais.Plus tôt dans la journée de mardi, le dirigeant ukrainien avait dit vouloir “arranger les choses” avec le président américain après leur accrochage.M. Zelensky était parti sans signer cet accord sur les minerais et l’administration Trump a ensuite annoncé le gel de son assistance militaire à l’Ukraine, trois ans après son invasion par la Russie.”Simultanément, nous avons eu des discussions sérieuses avec la Russie et nous avons reçu des signaux forts indiquant qu’ils sont prêts pour la paix”, a encore affirmé le président américain.”Ne serait-ce pas magnifique?”.Donald Trump ne s’est pas non plus épanché sur le Proche-Orient, si ce n’est pour dire “nous ramenons nos otages de Gaza” et rappeler son rôle au cours de son premier mandat dans la conclusion des accords d’Abraham, entre Israël et certains pays arabes.Par ailleurs, il a promis de “faire la guerre aux cartels” mexicains de la drogue, parlant d'”une grave menace” pour la “sécurité nationale” des Etats-Unis.Justifiant enfin les coupes budgétaires massives dans l’aide des Etats-Unis à l’étranger, le président américain a énuméré une série de “gaspillages” selon lui, comme les “40 millions de dollars pour des bourses d’études sur la diversité, l’équité et l’inclusion en Birmanie”.Il a aussi cité les “huit millions de dollars pour promouvoir les LGBT+ dans la nation africaine du Lesotho, dont personne n’a jamais entendu parler”. Contactée par l’AFP, People’s Matrix, la principale ONG soutenant les personnes LGBTQ au Lesotho, a assuré ne pas avoir reçu cette somme. “On n’a aucune idée de l’affectation de ces 8 millions de dollars”, a affirmé son porte-parole, Tampose Mothopeng. “On ne sait pas qui a reçu ou va recevoir cet argent.”

Groenland et Danemark rejettent les visées de Trump sur le territoire autonome

Donald Trump s’est attiré mercredi un net refus du Groenland et du Danemark après avoir réaffirmé ses visées expansionnistes sur le territoire autonome danois, lors de son discours au Congrès.”Nous ne voulons être ni Américains ni Danois, nous sommes Groenlandais”, a dit le Premier ministre du Groenland Mute Egede. “Les Américains et leur chef doivent comprendre cela”.”Nous ne sommes pas à vendre et nous ne pouvons pas simplement être pris”, a-t-il insisté sur Facebook, en réaction aux propos du président américain qui a dit vouloir s’emparer du Groenland “d’une manière ou d’une autre”. “Cela ne se produira pas”, avait plus tôt réagi le ministre de la Défense Troels Lund Poulsen auprès de la télévision publique danoise DR, soulignant un aspect “positif” du discours de M. Trump: la mention du respect des Groenlandais à décider de leur avenir.Le président américain a en effet assuré “à l’incroyable peuple du Groenland” soutenir “fermement votre droit à déterminer votre propre avenir et, si vous le souhaitez, nous vous souhaitons la bienvenue aux Etats-Unis d’Amérique”.”Nous en avons vraiment besoin pour la sécurité internationale et je pense que nous allons l’obtenir. D’une manière ou d’une autre, nous l’obtiendrons”, a-t-il dit dans ce premier discours de politique générale depuis son retour au pouvoir le 20 janvier.”Nous assurerons votre sécurité, nous vous rendrons riches et, ensemble, nous mènerons le Groenland vers des sommets que vous n’auriez jamais imaginé possibles”, a-t-il déclaré.Le Groenland est sous le feu des projecteurs depuis fin décembre et le souhait répété de Donald Trump d’intégrer la plus grande île arctique aux Etats-Unis.Des élections législatives y sont prévues le 11 mars.”Des élections auront bientôt lieu au Groenland et je pense que tout le monde – y compris nous-mêmes – doit faire attention à ne pas faire toutes sortes de suppositions sur l’avenir” des Groenlandais, a dit mercredi le chef de la diplomatie danoise Lars Løkke Rasmussen à la télévision TV2.Dans la même veine, M. Trump a réitéré ses ambitions concernant le canal de Panama, le jour-même de l’annonce que deux ports détenus par le géant hongkongais Hutchison vont être cédés à un consortium américain.”Pour renforcer encore notre sécurité nationale, mon administration va reprendre le canal de Panama, et nous avons déjà commencé à le faire”, a-t-il affirmé, en faisant référence à cet accord.Donald Trump a menacé de reprendre le canal dès le jour de son investiture au motif qu’il est, selon lui, exploité par la Chine.Que ce soit à propos du Groenland, du canal de Panama ou encore de l’imposition de tarifs douaniers, y compris contre des pays alliés et voisins comme le Canada et le Mexique, le président américain montre clairement qu’il se soucie surtout de ses intérêts.- Le Lesotho? “Jamais entendu parler” -S’il ne s’est guère attardé sur l’Ukraine dans son discours, il n’en a pas moins assuré que son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, avec qui il avait eu un vif échange vendredi dans le Bureau ovale, était “prêt” à négocier avec la Russie et à signer un accord sur les minerais.Plus tôt dans la journée de mardi, le dirigeant ukrainien avait dit vouloir “arranger les choses” avec le président américain après leur accrochage.M. Zelensky était parti sans signer cet accord sur les minerais et l’administration Trump a ensuite annoncé le gel de son assistance militaire à l’Ukraine, trois ans après son invasion par la Russie.”Simultanément, nous avons eu des discussions sérieuses avec la Russie et nous avons reçu des signaux forts indiquant qu’ils sont prêts pour la paix”, a encore affirmé le président américain.”Ne serait-ce pas magnifique?”.Donald Trump ne s’est pas non plus épanché sur le Proche-Orient, si ce n’est pour dire “nous ramenons nos otages de Gaza” et rappeler son rôle au cours de son premier mandat dans la conclusion des accords d’Abraham, entre Israël et certains pays arabes.Par ailleurs, il a promis de “faire la guerre aux cartels” mexicains de la drogue, parlant d'”une grave menace” pour la “sécurité nationale” des Etats-Unis.Justifiant enfin les coupes budgétaires massives dans l’aide des Etats-Unis à l’étranger, le président américain a énuméré une série de “gaspillages” selon lui, comme les “40 millions de dollars pour des bourses d’études sur la diversité, l’équité et l’inclusion en Birmanie”.Il a aussi cité les “huit millions de dollars pour promouvoir les LGBT+ dans la nation africaine du Lesotho, dont personne n’a jamais entendu parler”. Contactée par l’AFP, People’s Matrix, la principale ONG soutenant les personnes LGBTQ au Lesotho, a assuré ne pas avoir reçu cette somme. “On n’a aucune idée de l’affectation de ces 8 millions de dollars”, a affirmé son porte-parole, Tampose Mothopeng. “On ne sait pas qui a reçu ou va recevoir cet argent.”

La Chine vise 5% de croissance en 2025, malgré la guerre commerciale

La Chine a annoncé mercredi un objectif de croissance ambitieux “d’environ 5%” en 2025 et une hausse de son déficit budgétaire, dans un contexte de guerre commerciale avec les Etats-Unis et de difficultés économiques internes persistantes.Ces annonces ont été faites par le Premier ministre Li Qiang à l’ouverture à Pékin de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire (ANP) — contrôlée par le Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir –, qui réunit des milliers de délégués.L’économie chinoise fait face à une crise durable du secteur immobilier, à une consommation atone et à un fort taux de chômage chez les jeunes.Malgré cela, Li Qiang a annoncé un objectif de croissance d'”environ 5%” pour 2025, un objectif identique à celui de l’an dernier, ainsi qu’une inflation de 2%.Le Premier ministre a dans le même temps annoncé un relèvement inédit du déficit budgétaire d’un point de PIB en 2025, à 4%, pour une somme totale de quelque 5.660 milliards de yuans (734 milliards d’euros).L’Etat-parti prévoit enfin de créer 12 millions d’emplois urbains en 2025.Cet objectif de croissance semble “compliqué mais atteignable”, estime Dylan Loh, professeur adjoint à l’Université de technologie de Nanyang à Singapour.Mais les faibles niveaux de consommation relèvent d’un “problème de confiance” des ménages, ajoute l’expert, qui est “bien plus difficile à régler”.”Nous restons sceptiques sur la capacité (de ces annonces) à éviter un ralentissement de la croissance cette année”, écrit dans une note Julian Evans-Pritchard de chez Capital Economics.L’objectif de croissance “n’a été atteint que de justesse l’année dernière, grâce à des exportations plus fortes que prévu et à un plan de stimulation de dernière minute”, précise le spécialiste. “Et même avec ces efforts, la véracité du taux de croissance de 5,0 % publié par le Bureau national des statistiques de Chine (BNS) est discutable”, estime-t-il.- “Force motrice” -Outre ses difficultés internes, l’économie chinoise doit faire face à une intensification de la guerre commerciale avec Washington, dont le dernier acte a conduit à une hausse de 20% des droits de douane additionnels sur les produits chinois entrant aux Etats-Unis.Ces taxes concernent plusieurs centaines de milliards de dollars d’échanges commerciaux entre les deux plus grandes économies mondiales, et pourraient plomber les exportations chinoises, un des piliers de la croissance.”À l’international, des changements inédits depuis un siècle ont lieu à un rythme plus rapide”, note le rapport d’activité de l’exécutif chinois présenté à l’ouverture de la session parlementaire.Or, “sur le plan national, les bases de la reprise et de la croissance économique durable de la Chine ne sont pas suffisamment solides”, selon le document.Pour soutenir son activité économique, Pékin s’est engagé à faire de la demande intérieure sa “force motrice” en 2025.”Nous (…) remédierons au plus vite à la faiblesse de la demande intérieure, en particulier celle de la consommation des ménages”, souligne le rapport.Mais une “reprise massive de l’emploi, des revenus ainsi que du marché immobilier” sera nécessaire “avant de pouvoir réellement constater un changement dans les habitudes de consommation”, affirme à l’AFP Yue Su, analyste à l’Economist Intelligence Unit.La Chine a répliqué mardi aux droits de douane américains et promis de lutter “jusqu’au bout” en la matière.Les autorités chinoises vont imposer des taxes allant jusqu’à 15% sur une gamme de produits agricoles américains, notamment le soja, le porc et le blé, à partir du 10 mars.- Budget militaire en hausse -Ces contre-mesures sont une “réponse relativement modérée” par rapport aux droits de douane de Donald Trump, qui visent eux l’intégralité des produits chinois, écrit Lynn Song, économiste pour la Chine continentale chez ING.”La riposte aurait pu être beaucoup plus forte, mais avec chaque nouvelle escalade, le risque d’une réponse plus forte (de la part des Etats-Unis) augmente également”, ajoute-t-il.En marge de la cérémonie d’ouverture de mercredi, la Chine a par ailleurs annoncé que son budget de la Défense augmenterait de 7,2% en 2025.Pékin augmente ses dépenses militaires depuis plusieurs décennies, notamment pour renforcer sa projection militaire en Asie-Pacifique.Le géant asiatique est le deuxième pays du monde à dépenser le plus en matière militaire, derrière les Etats-Unis.Le statut de Taïwan, île revendiquée par la Chine mais n’ayant jamais été contrôlée par le Parti communiste chinois, est l’une des nombreuses sources de tensions dans les relations sino-américaines.Donald Trump a proposé une réduction coordonnée des budgets de la Défense des Etats-Unis, de la Russie et de la Chine. Pékin s’est toutefois montré dubitatif.Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a indiqué le mois dernier que toute réduction des dépenses militaires devrait d’abord être effectuée par Washington.

La Chine vise 5% de croissance en 2025, malgré la guerre commerciale

La Chine a annoncé mercredi un objectif de croissance ambitieux “d’environ 5%” en 2025 et une hausse de son déficit budgétaire, dans un contexte de guerre commerciale avec les Etats-Unis et de difficultés économiques internes persistantes.Ces annonces ont été faites par le Premier ministre Li Qiang à l’ouverture à Pékin de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire (ANP) — contrôlée par le Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir –, qui réunit des milliers de délégués.L’économie chinoise fait face à une crise durable du secteur immobilier, à une consommation atone et à un fort taux de chômage chez les jeunes.Malgré cela, Li Qiang a annoncé un objectif de croissance d'”environ 5%” pour 2025, un objectif identique à celui de l’an dernier, ainsi qu’une inflation de 2%.Le Premier ministre a dans le même temps annoncé un relèvement inédit du déficit budgétaire d’un point de PIB en 2025, à 4%, pour une somme totale de quelque 5.660 milliards de yuans (734 milliards d’euros).L’Etat-parti prévoit enfin de créer 12 millions d’emplois urbains en 2025.Cet objectif de croissance semble “compliqué mais atteignable”, estime Dylan Loh, professeur adjoint à l’Université de technologie de Nanyang à Singapour.Mais les faibles niveaux de consommation relèvent d’un “problème de confiance” des ménages, ajoute l’expert, qui est “bien plus difficile à régler”.”Nous restons sceptiques sur la capacité (de ces annonces) à éviter un ralentissement de la croissance cette année”, écrit dans une note Julian Evans-Pritchard de chez Capital Economics.L’objectif de croissance “n’a été atteint que de justesse l’année dernière, grâce à des exportations plus fortes que prévu et à un plan de stimulation de dernière minute”, précise le spécialiste. “Et même avec ces efforts, la véracité du taux de croissance de 5,0 % publié par le Bureau national des statistiques de Chine (BNS) est discutable”, estime-t-il.- “Force motrice” -Outre ses difficultés internes, l’économie chinoise doit faire face à une intensification de la guerre commerciale avec Washington, dont le dernier acte a conduit à une hausse de 20% des droits de douane additionnels sur les produits chinois entrant aux Etats-Unis.Ces taxes concernent plusieurs centaines de milliards de dollars d’échanges commerciaux entre les deux plus grandes économies mondiales, et pourraient plomber les exportations chinoises, un des piliers de la croissance.”À l’international, des changements inédits depuis un siècle ont lieu à un rythme plus rapide”, note le rapport d’activité de l’exécutif chinois présenté à l’ouverture de la session parlementaire.Or, “sur le plan national, les bases de la reprise et de la croissance économique durable de la Chine ne sont pas suffisamment solides”, selon le document.Pour soutenir son activité économique, Pékin s’est engagé à faire de la demande intérieure sa “force motrice” en 2025.”Nous (…) remédierons au plus vite à la faiblesse de la demande intérieure, en particulier celle de la consommation des ménages”, souligne le rapport.Mais une “reprise massive de l’emploi, des revenus ainsi que du marché immobilier” sera nécessaire “avant de pouvoir réellement constater un changement dans les habitudes de consommation”, affirme à l’AFP Yue Su, analyste à l’Economist Intelligence Unit.La Chine a répliqué mardi aux droits de douane américains et promis de lutter “jusqu’au bout” en la matière.Les autorités chinoises vont imposer des taxes allant jusqu’à 15% sur une gamme de produits agricoles américains, notamment le soja, le porc et le blé, à partir du 10 mars.- Budget militaire en hausse -Ces contre-mesures sont une “réponse relativement modérée” par rapport aux droits de douane de Donald Trump, qui visent eux l’intégralité des produits chinois, écrit Lynn Song, économiste pour la Chine continentale chez ING.”La riposte aurait pu être beaucoup plus forte, mais avec chaque nouvelle escalade, le risque d’une réponse plus forte (de la part des Etats-Unis) augmente également”, ajoute-t-il.En marge de la cérémonie d’ouverture de mercredi, la Chine a par ailleurs annoncé que son budget de la Défense augmenterait de 7,2% en 2025.Pékin augmente ses dépenses militaires depuis plusieurs décennies, notamment pour renforcer sa projection militaire en Asie-Pacifique.Le géant asiatique est le deuxième pays du monde à dépenser le plus en matière militaire, derrière les Etats-Unis.Le statut de Taïwan, île revendiquée par la Chine mais n’ayant jamais été contrôlée par le Parti communiste chinois, est l’une des nombreuses sources de tensions dans les relations sino-américaines.Donald Trump a proposé une réduction coordonnée des budgets de la Défense des Etats-Unis, de la Russie et de la Chine. Pékin s’est toutefois montré dubitatif.Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a indiqué le mois dernier que toute réduction des dépenses militaires devrait d’abord être effectuée par Washington.