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Royaume-Uni: face à la déferlante des traitements contre l’obésité, un chef star allège son menu

Quand le chef star britannique Heston Blumenthal, trois étoiles au Michelin, a commencé à suivre un traitement contre l’obésité, il a perdu l’appétit. Convaincu que le succès de ces médicaments va bouleverser la restauration, il propose désormais une version allégée de son menu phare.Après les Etats-Unis, les traitements anti-obésité GLP-1, connus sous les noms Ozempic, Wegovy, Mounjaro etc., ont pris d’assaut le Royaume-Uni.S’il n’y a pas de chiffres officiels sur le nombre d’utilisateurs de ces “skinny jabs” (“piqûres pour maigrir”), qui reproduisent l’action d’une hormone aidant à réguler la glycémie et l’appétit, des études évoquent 1,5 million de Britanniques, d’autres plus de 3,5 millions.Pour Heston Blumenthal, qui compte parmi eux, “ce n’est que le début”. Cet homme de 59 ans, l’un des plus célèbres chefs britanniques, a ouvert son restaurant “The Fat Duck” (“Le gros canard”) en 1995, dans le village de Bray, à l’ouest de Londres. Neuf ans plus tard, le Michelin le couronnait de trois étoiles.Il a d’autres restaurants étoilés, notamment à Londres et Dubaï. Il est aussi une célébrité de la télévision dans son pays et ailleurs – il passe dans l’émission de téléréalité Top Chef en France -, connu pour son approche combinant science et cuisine.- “Se réinventer” -Dans les interviews, il ne parle plus seulement de sa cuisine “multisensorielle”, mais aussi de santé mentale. Il y a deux ans, il a été diagnostiqué bipolaire. Ses médicaments lui ont fait prendre 40 kilos et son médecin lui a conseillé un traitement anti-obésité.”Quand j’ai commencé, je n’avais plus faim du tout. C’était vraiment bizarre”, raconte-t-il à l’AFP. “J’étais rassasié, sans avoir beaucoup mangé”. Après avoir ressenti une certaine inquiétude, il a noté avec soulagement que le traitement “n’avait pas tué” ses papilles.Il a perdu 20 kilos mais a aussi réalisé “le danger” pour le secteur de la restauration. “Cela va avoir un énorme impact sur notre façon de manger”. En plus d’avoir moins d’appétit, les gens pourraient avoir moins d’intérêt pour la nourriture. Pour un chef, c’est “un gros défi, mais aussi un défi exaltant”. Il faut “repenser” certaines choses, “se réinventer”.En Angleterre, où 64,5% des adultes étaient en surpoids ou obèses en 2024, le service de santé public croule sous les demandes de rendez-vous de patients en quête de ces traitements.Face aux listes d’attente, des centaines de milliers de Britanniques se résignent à aller dans le privé et débourser 175 livres (200 euros) par mois pour le médicament.Depuis début octobre, Heston Blumenthal propose le menu “The mindful experience”, avec des portions deux fois plus petites que dans son menu phare “The journey”, mais avec les mêmes textures et saveurs. Le prix est de 275 livres (75 de moins que “The journey”), soit 314 euros. Le service, le personnel en cuisine restent les mêmes, justifie le chef.  En apéritif, une mousse aérienne, avec lime et thé vert, disparait en quelques secondes dans la bouche. “L’idée est de réveiller le palais”, explique Heston Blumenthal.Un plat intitulé “Au bord de la mer”, se déguste avec le bruit des vagues et des mouettes dans les oreilles. Le chef a conçu une glace au crabe, présentée dans des cônes, façon glace à l’italienne. – “Apprécier davantage” -Le menu a connu le succès dès les premières semaines. Sur les 80 premiers clients, un seul a dit ne pas avoir suffisamment mangé.”Quand il y a moins de nourriture, on peut l’apprécier davantage”, professe Heston Blumenthal, qui passe volontiers dix minutes à croquer dans un simple grain de raisin, en analysant chacune de ses sensations. “Etre moins poussé par l’appétit m’a rendu plus conscient de mes papilles. Je me suis surpris à manger moins, mais avec plus de réflexion”, dit le chef, qui continue de suivre le traitement.Il n’est pas le seul à avoir pris conscience du bouleversement en cours. Le chef d’origine indienne Atul Kochhar a lancé un menu avec des plats plus petits après avoir entendu des clients dire: “C’est un peu trop, nous ne pourrons pas tout manger”. “Je mentirais si je disais que je ne suis pas inquiet”, a-t-il confié à la télévision Channel 4.

Inde: au moins 25 personnes, dont des touristes, meurent dans l’incendie d’une boîte de nuit à Goa

Au moins 25 personnes, dont des touristes, sont mortes dans l’incendie d’une boîte de nuit très fréquentée de la célèbre station balnéaire de Goa, dans l’ouest de l’Inde, ont annoncé dimanche matin les autorités de cette ancienne colonie portugaise.Le feu s’est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche, après minuit, dans une discothèque qui …

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Le chef du Pentagone “sur la corde raide”, entre rapport critique et frappes contestées

Les nuages s’amoncellent au-dessus de la tête du ministre américain de la Défense Pete Hegseth, entre rapport critique sur son utilisation de la messagerie Signal pour communiquer des plans militaires et frappes contestées contre des embarcations prétendument impliquées dans le narcotrafic.En début d’année, la nomination de Pete Hegseth – ancien officier d’infanterie devenu présentateur sur la chaîne Fox News, désormais à la tête de l’armée la plus puissante du monde – avait été validée de justesse par le Sénat.Quasi un an plus tard, le ministre est une fois de plus dans la tourmente.Le “Signalgate” a rebondi avec la publication d’un rapport indépendant concluant que son recours à cette application de messagerie pour discuter de frappes imminentes au Yémen a “créé un risque pour la sécurité opérationnelle”. Il est également critiqué pour la campagne militaire menée par Washington depuis septembre dans les Caraïbes et le Pacifique présentée comme une lutte contre le narcotrafic, en particulier les frappes ayant tué des hommes qui avaient survécu à une première salve.Ces deux affaires alimentent les appels à ce qu’il quitte ses fonctions venant de voix démocrates. Néanmoins son poste ne semble pas menacé dans l’immédiat.- “Perdre patience” -“Il est de nouveau dans une situation difficile. Mais il a l’air de conserver la confiance de (Donald) Trump, même s’il a perdu le soutien de certains républicains. Je ne pense pas qu’il soit dans une situation intenable”, estime Mark Cancian, ancien colonel de l’armée américaine, analyste au Centre d’études stratégiques et internationales.”Mais s’il y a une autre (affaire), la Maison Blanche pourrait perdre patience”, anticipe-t-il, en qualifiant celles du moment de “très embarrassantes”.Le présentateur télé devenu ministre est “sur la corde raide” et Trump a “un ministre de la Défense qui lui cause beaucoup de soucis”, résume Jim Townsend, ex-haut responsable du même ministère sous la présidence Obama.Si quelque chose venait à “irriter vraiment le Parti républicain” ou sa frange trumpiste MAGA (Make America Great Again), “ils essaieront probablement de le déplacer”, envisage-t-il.L’affaire Signal a rebondi jeudi avec la publication d’un rapport indépendant de l’inspection générale du Pentagone. Selon ses conclusions, Pete Hegseth a mis ses propres troupes en danger en dévoilant dans un groupe de discussion entre hauts responsables américains sur l’application l’heure de frappes prévues au Yémen quelques heures avant qu’elles n’aient lieu et des informations sur les équipements militaires employés.Par son action, il a “créé un risque pour la sécurité opérationnelle qui aurait pu conduire à nuire aux pilotes et conduire à un échec des objectifs de la mission”, écrit-elle.- Survivants tués -L’affaire avait éclaté fin mars quand le magazine The Atlantic avait révélé que des plans militaires avaient été partagés dans un groupe Signal auquel son rédacteur en chef avait été ajouté par mégarde.S’agissant des frappes américaines contre des prétendus narcotrafiquants, le chef du Pentagone est visé en particulier par les critiques qui entourent la seconde salve d’une opération menée début septembre, lancée contre un bateau déjà touché et qui a tué les deux survivants.Des parlementaires américains ont pu en visionner des images jeudi, à huis clos.”Ce que j’ai vu dans cette pièce a été l’une des choses les plus perturbantes vues de tout mon temps passé au service du public”, s’est ému Jim Himes, élu démocrate, en décrivant “l’armée américaine attaquant des marins naufragés”.L’élu républicain Tom Cotton a lui défendu les frappes successives contre cette embarcation comme une “décision entièrement légitime et nécessaire”.Pete Hegseth compte-t-il rendre cette vidéo publique? Relancé à de plusieurs reprises samedi pendant sa participation à un événement en Californie, “nous examinons la procédure et nous verrons”, a-t-il évacué. “Quoi qu’on déciderait de diffuser, nous devons faire preuve d’une grande responsabilité.”Tant lui que la Maison Blanche ont répété que la deuxième salve avait été décidée par le commandement opérationnel et non le ministre.Au-delà, l’ONU a fait état de “solides indices” d’exécutions “extrajudiciaires” concernant cette campagne militaire, qui a tué plus de 80 personnes, sans preuves avancées sur des liens entre les bateaux visés et les cartels de la drogue.

Une influente étude sur le glyphosate retirée après des années d’alertes sur l’implication de Monsanto

Une influente étude affirmant que le glyphosate ne présente aucun risque grave pour la santé a été récemment retirée pour suspicion de conflits d’intérêts, 25 ans après cette publication qui a entre-temps guidé nombre de décisions politiques malgré des alertes quant à la probité de ses auteurs.Si des chercheurs ont salué cette rétractation, sa lenteur interroge quant à l’intégrité de la recherche menée autour de l’ingrédient clé du Roundup, herbicide le plus vendu dans le monde.Ce produit du géant Monsanto est au centre de débats politiques majeurs, notamment en Europe, alors que ses risques sur la santé font l’objet de nombreuses procédures judiciaires.Publié en 2000 dans le journal Regulatory Toxicology and Pharmacology, l’article désormais retiré figure parmi les plus cités sur le glyphosate, notamment par de nombreuses autorités gouvernementales qui en réglementent l’usage.Dans sa note de rétractation publiée la semaine dernière, le journal cite toute une série de lacunes “critiques”: omission d’inclure certaines études sur les dangers liés au cancer, non-divulgation de la participation de salariés de Monsanto à son écriture et non-divulgation d’avantages financiers perçus par les auteurs de la part de Monsanto.Elsevier, l’éditeur du journal, a assuré à l’AFP que la procédure de réexamen de l’étude a été entamée “dès que le rédacteur en chef actuel a pris connaissance des préoccupations concernant cet article, il y a quelques mois.”- “Articles frauduleux” -Mais dès 2002, une lettre signée par une vingtaine de chercheurs dénonçait déjà “des conflits d’intérêts, un manque de transparence et l’absence d’indépendance éditoriale” au sein de la revue scientifique, en mentionnant Monsanto. Et l’affaire avait éclaté au grand jour en 2017 quand des documents internes de l’entreprise ont émergé, révélant le rôle d’employés de Monsanto dans l’écriture de l’étude désormais retirée.Naomi Oreskes, co-autrice d’une publication en septembre détaillant l’immense influence de cette étude, se dit “très satisfaite” d’une rétractation “attendue depuis longtemps.” “La communauté scientifique a besoin de meilleurs mécanismes pour identifier et retirer les articles frauduleux,” alerte auprès de l’AFP cette historienne des sciences à l’université Harvard.Les motifs décrits par le journal pour justifier le retrait de l’étude “correspondent totalement à ce que nous dénoncions à l’époque”, a dit à l’AFP Lynn Goldman, de l’université George Washington, qui avait cosigné la lettre de 2002.Gary Williams, un auteur de l’étude retirée, n’a pas répondu à la demande de commentaires de l’AFP. Ses co-auteurs sont décédés.- “Cancérogène probable” -Monsanto a, pour sa part, réitéré que son produit ne posait pas de risques. Et assure que sa participation à l’article décrié, reconnue par le groupe, “n’a pas atteint un niveau nécessaire pour en déclarer la paternité et a été correctement divulguée dans les remerciements.”L’entreprise, rachetée depuis par Bayer, n’a pas réagi sur l’existence de courriels internes dans lesquels une scientifique de l’entreprise avait écrit vouloir remercier un “groupe de personnes” ayant travaillé sur cet article, ainsi que sur une autre étude, “pour leur excellent travail” en leur offrant des t-shirts Roundup.Le glyphosate a été commercialisé comme herbicide dans les années 1970 mais a connu une adoption croissante dans les années 1990, rendant l’article de 2000 extrêmement influent.Classé en 2015 comme un “cancérogène probable” par le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé, le glyphosate est interdit en France depuis fin 2018 pour un usage domestique.Nathan Donley, scientifique du Centre pour la diversité biologique, a déclaré à l’AFP que cette nouvelle ne changera sans doute pas l’avis favorable de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) du gouvernement de Donald Trump, résolument pro-industrie. Mais, relève-t-il, cela pourrait parvenir aux oreilles des régulateurs européens. Surtout, relève Nathan Donley, cet épisode constitue un exemple d’un phénomène plus large au sein de la littérature scientifique. “Je suis sûr qu’il y beaucoup articles du même genre, écrits par d’autres que leurs auteurs affichés et aux conflits d’intérêt non déclaré”, relève John Ioannidis, professeur à l’université Stanford. “Mais ils sont très difficiles à révéler, à moins de se plonger” dans des documents d’archives, ajoute-t-il.

Hong Kong aux urnes après un incendie meurtrier

Hong Kong a commencé à voter dimanche pour élire ses nouveaux législateurs conformément aux règles imposées par Pékin depuis 2021, les efforts du gouvernement pour encourager la participation ayant été éclipsés par l’incendie le plus meurtrier qu’ait connu la ville depuis des décennies.Les citoyens de l’ancienne colonie britannique rétrocédée en 1997, aujourd’hui territoire à statut spécial de la Chine et place financière, sont appelés aux urnes depuis 07H30 (samedi 23H30 GMT) pour élire 90 députés du Conseil législatif de Hong Kong, dont seulement 20 sièges sont pourvus au suffrage direct. A la mi-journée, le taux de participation s’élevait à 10,33%, contre 9,35% à la même heure lors des dernières élections il y a quatre ans.”Votre vote est un vote qui fait avancer les réformes et protège les personnes touchées par la catastrophe”, a déclaré le chef de l’exécutif local, John Lee, devant la presse après avoir voté, exhortant la population à l’imiter. La campagne électorale a été brutalement interrompue par l’incendie qui a ravagé des tours d’habitation de Wang Fuk Court, dans le nord de Hong Kong le 26 novembre, faisant au moins 159 morts.”Les responsables doivent être tenus pour responsables”, a déclaré à l’AFP Mme Poon, dont le logement a été dévasté par les flammes, devant le bureau de vote le plus proche des bâtiments calcinés.Elle souhaite une “enquête approfondie” et suggère que la prochaine législature “devrait surveiller le gouvernement”. Jacky Lam, un enseignant de 56 ans qui vivait dans ce quartier endeuillé de Tai Po, estime que la priorité absolue du gouvernement devait être de trouver des solutions de relogement adéquates, et que les législateurs “devraient rencontrer régulièrement les habitants pour recueillir leur opinions”. Le gouvernement présentera un projet de loi lors de la première séance du nouveau Conseil législatif afin d’aborder les mesures d’aide et de reconstruction, a fait valoir John Lee. Il avait déjà annoncé la création d’une “commission indépendante” présidée par un juge, chargée d’enquêter sur l’incendie qui a ravagé sept tours en rénovation.- Sédition -Mercredi soir, la police avait arrêté 15 personnes de différentes entreprises de construction, soupçonnées d’homicide involontaire. La police aurait également arrêté, selon des médias locaux, au moins trois personnes pour sédition à la suite de l’incendie, dont Miles Kwan, un étudiant de 24 ans qui distribuait des tracts réclamant des comptes au gouvernement. Ce dernier a été vu ensuite sortir libre d’un poste de police. L’agence de sécurité nationale chinoise à Hong Kong (OSNS) a convoqué samedi des représentants des médias internationaux, dont l’AFP, pour une mise au point, les accusant d’avoir diffusé de fausses informations dans leurs reportages sur la couverture de l’incendie.”Le Bureau ne tolérera aucune action des éléments anti-Chine et fauteurs de troubles à Hong Kong”, pouvait-on également dans la déclaration en ligne de l’OSNS.Avant 2021, des élections législatives à Hong Kong avaient été marquées par de violents affrontements entre les camps pro-Pékin et pro-démocratie, ces derniers remportant souvent environ 60% des suffrages. Mais en 2020, Pékin avait imposé une loi de sécurité nationale draconienne, étouffant notamment la dissidence, après que la ville eut été secouée en 2019 par des manifestations d’ampleur pour la démocratie, avec parfois de la violence.- “Patriotes” -En 2021, Pékin a réformé le système électoral de Hong Kong afin de garantir que seuls les “patriotes” puissent occuper des fonctions publiques, et a considérablement réduit le nombre de sièges élus au suffrage direct. Certains députés pro-démocratie ont été emprisonnés, d’autres ont démissionné ou fui Hong Kong. Le premier scrutin de 2021 selon les nouvelles règles avait enregistré un taux de participation historiquement bas de 30%. Dimanche, les autorités ont élargi la plage  horaire d’ouverture des bureaux de vote de 07H30 à 23H30 et les trains circuleront plus tard dans la cité, qui se partage entre des îles et une partie continentale. Le territoire est recouvert depuis des semaines d’affiches de campagne. Certaines entreprises ont promis d’accorder une demi-journée de congé à leurs employés s’ils se rendent aux urnes.Ce scrutin se déroulera à nouveau sans les deux principaux partis pro-démocratie: le Parti civique, dissous en 2023, et le Parti démocrate, en déclin. Environ un tiers des députés sortants ne briguent pas de nouveau mandat. Parmi les nouveaux venus, la championne olympique d’escrime Vivian Kong, candidate dans la circonscription dédiée au tourisme – où le vainqueur est désigné par les représentants du secteur et non par le suffrage universel. burs

Inde: au moins 25 personnes, dont des touristes, meurent dans l’incendie d’une boîte de nuit à Goa

Au moins 25 personnes, dont des touristes, sont mortes dans l’incendie d’une boîte de nuit très fréquentée de la célèbre station balnéaire de Goa, dans l’ouest de l’Inde, ont annoncé dimanche matin les autorités de cette ancienne colonie portugaise.Le feu s’est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche, après minuit, dans une discothèque qui fait partie d’un hôtel à Arpora, dans l’arrondissement de Goa Nord, avait indiqué à l’aube la police locale citée par l’agence Press Trust of India (PTI).Le Premier ministre indien Narendra Modi s’est dit dans un communiqué “profondément attristé”. Le ministre en chef de l’exécutif local, Pramod Sawant, a déploré auparavant sur son compte X “un jour très douloureux pour nous tous à Goa”, précisant que “25 personnes avaient perdu la vie et six avaient été blessées”.Ce responsable a précisé que “le personnel de l’hôtel et trois ou quatre touristes étaient morts asphyxiés”. Il n’a donné aucun détail sur la nationalité des victimes, indienne ou de pays étrangers.Des images de PTI, reprises par l’AFPTV, ont montré des secouristes évacuer sur des brancards des blessés ou des morts, en descendant en pleine nuit un escalier étroit en pierre de l’établissement “Birch” devant lequel on voit policiers, secouristes, ambulanciers et badauds se presser.Sur d’autres plans larges, beaucoup de fumée s’échappe du lieu du sinistre.Le ministre Sawant a assuré avoir “ordonné une enquête” d’ampleur en s’engageant à ce que “les responsables soient soumis aux sanctions les plus sévères prévues par la loi”.D’après lui, ce “tragique accident n’aurait jamais dû se produire” car “l’établissement fonctionnait sans autorisation en bonne et due forme et cette négligence a provoqué l’incendie”.- Explosion de gaz ou spectacle pyrotechnique -Des médias locaux, s’appuyant sur leurs sources policières, ont laissé entendre que l’incendie sinistre avait pu être déclenché par une “explosion d’une bonbonne” de gaz.Le chef des pompiers de Goa, Nitin V. Raiker, a expliqué pour sa part sur la télé locale CNN News18 que “la plupart des gens étaient morts asphyxiés dans le sous-sol et la cuisine” après qu'”un spectacle pyrotechnique eut embrasé des parties en bois de la boîte de nuit, dégageant de la fumée dans tout l’établissement”.Goa, ancienne colonie portugaise (1510-1961) posée au bord de la mer d’Arabie, partie de l’océan Indien séparant le sous-continent indien de la péninsule arabique, est une station balnéaire réputée dans le monde.Elle est fréquentée par des touristes indiens, asiatiques, occidentaux et russes, attirés par ses plages, ses lieux de divertissement et son riche patrimoine architectural colonial.Goa a reçu plus de dix millions de touristes en 2024, dont près de 470.000 étrangers, selon des statistiques officielles.Les incendies en Inde sont fréquents, en raison d’infrastructures parfois en piteux état et de normes de sécurité et d’évacuation pas toujours appliquées, ni respectées. En mai dernier, 17 personnes avaient péri dans l’incendie d’un immeuble de la ville de l’informatique et de la tech, Hyderabad (sud).Un mois plus tôt, ce sont 15 autres personnes qui avaient perdu la vie dans un hôtel de Calcutta (est) en flammes en tentant de sauter par les fenêtres.burs-nr/roc 

Inde: au moins 23 personnes, dont des touristes, meurent dans l’incendie d’une boîte de nuit à Goa

Au moins 23 personnes, dont plusieurs touristes, sont mortes dans l’incendie d’une boîte de nuit très fréquentée de la célèbre station balnéaire de Goa, dans l’ouest de l’Inde, ont annoncé dimanche matin de hauts responsables de cette ancienne colonie portugaise.Le feu s’est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche, après minuit, dans une discothèque qui fait partie d’un hôtel à d’Arpora, dans l’arrondissement de Goa Nord, a précisé la police citée par l’agence Press Trust of India (PTI).”Aujourd’hui est un jour très douloureux pour nous tous à Goa. Un incendie majeur à Arpora a coûté la vie à 23 personnes”, a écrit le ministre en chef de l’exécutif local, Pramod Sawant, sur son compte X.Ce haut responsable a précisé que “le personnel de l’hôtel et trois ou quatre touristes étaient morts asphyxiés”.Il n’a donné aucun détail sur d’éventuels blessés, ni sur la nationalité des victimes, indienne ou de pays étrangers.”Je me suis rendu sur les lieux et j’ai ordonné une enquête”, a déclaré M. Sawant, promettant que “les responsables seront soumis aux sanctions les plus sévères prévues par la loi”.D’après lui, ce “tragique accident n’aurait jamais dû se produire” car “l’établissement fonctionnait sans autorisation en bonne et due forme et cette négligence a provoqué l’incendie”.- Possible explosion -Des images de PTI, reprises par l’AFPTV, montrent des secouristes évacuer sur des brancards des blessés ou des morts, en descendant en pleine nuit un escalier étroit en pierre de l’établissement “Birch” devant lequel policiers, secouristes, ambulanciers et badauds se pressent.Des médias locaux, s’appuyant sur leurs sources policières, ont laissé entendre que le sinistre avait pu être provoqué par une “explosion d’une bonbonne” de gaz, tout en ajoutant que l’enquête n’en était qu’à ses débuts.D’autres images en plan large montrent de la fumée s’échapper du lieu du sinistre.Goa, ancienne colonie portugaise (1510-1961) posée au bord de la mer d’Arabie, partie de l’océan Indien séparant le sous-continent indien de la péninsule arabique, est une station balnéaire réputée dans le monde.Elle est fréquentée par des touristes indiens, asiatiques, occidentaux et russes, attirés par ses plages, ses lieux de divertissement et son riche patrimoine architectural colonial.Goa a reçu plus de dix millions de touristes en 2024, dont près de 470.000 étrangers, selon des statistiques officielles.Les incendies en Inde sont fréquents, en raison d’infrastructures parfois en piteux état et de normes de sécurité et d’évacuation pas toujours appliquées, ni respectées. En mai dernier, 17 personnes avaient péri dans l’incendie d’un immeuble de la ville de l’informatique et de la tech, Hyderabad (sud).Un mois plus tôt, ce sont 15 autres personnes qui avaient perdu la vie dans un hôtel de Calcutta (est) en flammes en tentant de sauter par les fenêtres.burs-nr/roc 

Bethléem s’illumine et retrouve un peu de joie à l’approche de Noël

Bethléem a retrouvé un peu de joie samedi soir. Le traditionnel spectacle des illuminations de la ville de naissance de Jésus à l’approche de Noël a été inauguré en grande pompe après deux années d’annulation du fait de la guerre à Gaza.En présence du maire de la ville Nicola Canawati, et de représentants de diverses …

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Hinaupoko Devèze, Miss Tahiti, élue Miss France 2026

La Miss Tahiti, Hinaupoko Devèze, a été couronnée Miss France 2026 dans la nuit de samedi à dimanche lors d’une cérémonie organisée au Zénith d’Amiens et retransmise en direct sur TF1. Diplômée en psychologie, la jeune femme de 23 ans a été choisie parmi les 30 prétendantes par un vote combinant jury et public. Elle devance Miss Nouvelle-Calédonie, élue première dauphine, et Miss Normandie, deuxième dauphine.Hinaupoko Devèze succède à la Martiniquaise Angélique Angarni-Filopon, Miss France 2025.La soirée de plus de trois heures, suivie chaque année sur TF1 par des millions de téléspectateurs, était articulée autour de plusieurs tableaux chorégraphiés sur le thème du voyage – avec l’Asie, l’Antiquité, le futur ou le Hollywood des années 30, et présentée à nouveau par Jean-Pierre Foucault, 78 ans.Les candidates ont défilé en tenue de soirée, en maillot de bain ou en costume. Le traditionnel tableau régional a mobilisé la Garde républicaine. Une séquence était dédiée au discours des 12 demi-finalistes.”Je suis le fruit d’une histoire d’amour entre la Polynésie et le sud de la France. Et mon enfance a autant été bercée par le chant des cigales que par la mélodie du ukulélé”, avait déclaré Hinaupoko Devèze. Interrogée plus tard sur les valeurs les plus importantes selon elle en France, elle a évoqué la “liberté, l’égalité, la fraternité”, mais aussi “le respect”.  Les candidates issues des comités régionaux ont été départagées à 50/50 par les téléspectateurs de TF1 et le jury, présidé cette année par la comédienne Michèle Bernier, entourée notamment de la chanteuse lyrique Axelle Saint-Cirel, du journaliste Bruce Toussaint et de l’influenceuse Sally.La Martiniquaise Angélique Angarni-Filopon, 35 ans, la plus âgée de l’histoire du concours, a remis sa couronne. Victime de cyberharcèlement en raison de son âge et de son origine, la Miss France 2025 avait un temps envisagé de renoncer à son titre.L’institution avait signalé à la justice “ces commentaires injurieux”, qui “n’ont pas leur place dans notre concours, pas plus que dans notre société”.Cette édition introduit un accompagnement inédit: pour la première fois, Miss France sera épaulée par une ancienne lauréate, une mission confiée à Camille Cerf, Miss France 2015.- “Madeleine de Proust” -“Je suis très honorée d’avoir été choisie pour représenter les Français cette année, c’est un honneur pour moi. L’adrénaline n’est pas retombée, je suis encore sur un petit nuage”, a déclaré Miss France 2026 à l’issue du concours, lors d’une conférence de presse. Elle a également confié que le sujet de la santé mentale lui tenait à cœur: “C’est une cause dont j’ai envie de parler, car elle nous concerne tous, on doit déstigmatiser, notre fragilité nous caractérise”, a-t-elle dit. Les candidates de cette 96e élection affichaient des profils variés. La doyenne, Miss Guadeloupe, Naomi Torrent, 30 ans, est analyste financière, Miss Poitou-Charentes, Agathe Michelet, est chirurgienne-dentiste, Miss Nouvelle-Calédonie, Juliette Collet, 23 ans, ingénieure en gestion des risques naturels et technologiques. Les benjamines, Miss Bretagne, Ninon Crolas, élève infirmière, et Miss Roussillon, Déborah Adelin-Chabal, danseuse professionnelle et étudiante en espagnol, avaient 18 ans.Les critères d’admission ont été élargis ces dernières années: si la taille minimum demeure (1m70), l’élection est désormais ouverte à toutes les femmes majeures, sans limite d’âge, y compris mariées ou mères. Selon Frédéric Gilbert, président de la société Miss France, certaines expressions jugées datées, comme “pleine de charme” ou “charme à la française”, sont désormais proscrites. “On parle “d’élégance, d’assurance, pas de sensualité forcée”, a-t-il affirmé dans Le Parisien.Malgré les controverses et les critiques récurrentes sur sa représentation des femmes, le programme continue d’attirer un large public: en 2024, l’émission avait réalisé 45% de part d’audience.”Etre populaire, ce n’est pas être aimé partout. Il y a des polémiques, mais bad buzz is still buzz”, observe la sémiologue et analyste des médias Virginie Spies.Selon elle, le succès tient autant à la dimension de divertissement qu’à l’ancrage historique du programme, “une madeleine de Proust” inscrite dans “notre patrimoine télévisuel”. L’émission alimente les conversations, en famille, entre amis ou sur les réseaux.

Miss France 2026: à Amiens, 30 prétendantes pour une couronne

Trente candidates âgées de 18 à 30 ans tentent samedi soir à Amiens de décrocher la couronne de Miss France 2026, lors d’un concours suivi chaque année par des millions de téléspectateurs, malgré des critiques récurrentes sur sa représentation des femmes.”C’est un rêve. J’aime tout: l’assurance des femmes, les paillettes, le maquillage, les strass… C’est magique”, s’enthousiasme Marine Antoine, 25 ans, infirmière, venue assister à l’émission en direct au Zénith d’Amiens. “Cela représente la féminité. Je suis fan depuis toute petite. Les filles s’acceptent, elles sont heureuses, ça nous donne un peu de magie, un peu de légèreté”, renchérit Eloïse Ucar, 34 ans, commerciale.La cérémonie, placée sous le thème du voyage, “l’Asie, le futur, l’Histoire ou les rêves”, à nouveau présentée par Jean-Pierre Foucault, 78 ans, s’est ouverte à 21H10.  Les trente candidates ont lancé la soirée par une chorégraphie en robes de soirée pailletées. Le traditionnel tableau régional mobilise cette année la Garde républicaine.Les candidates issues des comités régionaux seront départagées par un vote mêlant public et jury, présidé cette année par la comédienne Michèle Bernier, entourée notamment de la chanteuse lyrique Axelle Saint-Cirel, du journaliste Bruce Toussaint et de l’influenceuse Sally.Côté règlement, 12 demi-finalistes seront désignées cette année, contre 15 auparavant. Les finalistes seront départagées à 50/50 par les téléspectateurs de TF1 et le jury. En cas d’égalité, le public tranchera.Selon Frédéric Gilbert, président de la société Miss France, certaines expressions jugées datées, comme “pleine de charme” ou “charme à la française”, sont désormais proscrites. “On parle “d’élégance, d’assurance, pas de sensualité forcée”, a-t-il affirmé dans Le Parisien.Depuis plusieurs années, des associations féministes, dont Osez le féminisme!, réclament la suppression du concours, dénonçant une “société de la femme-objet”.La gagnante succédera à la Martiniquaise Angélique Angarni-Filopon, 35 ans, la plus âgée de l’histoire du concours. Victime de cyberharcèlement en raison de son âge et de son origine, la Miss France 2025 avait un temps envisagé de renoncer à son titre.L’institution avait signalé à la justice “ces commentaires injurieux”, qui “n’ont pas leur place dans notre concours, pas plus que dans notre société”.Cette édition introduit un accompagnement inédit: pour la première fois, Miss France sera épaulée par une ancienne lauréate, une mission confiée cette année à Camille Cerf (Miss France 2015).- “Patrimoine télévisuel” -Les candidates de cette 96e élection affichent des profils variés. La doyenne, Miss Guadeloupe, Naomi Torrent, 30 ans, est analyste financière, Miss Poitou-Charentes, Agathe Michelet, est chirurgienne-dentiste, Miss Nouvelle-Calédonie, Juliette Collet, 23 ans, ingénieure en gestion des risques naturels et technologiques. Les benjamines, Miss Bretagne, Ninon Crolas, élève infirmière, et Miss Roussillon, Déborah Adelin-Chabal, danseuse professionnelle et étudiante en espagnol, ont 18 ans.Les critères d’admission ont été élargis ces dernières années: si la taille minimum demeure (1m70), l’élection est désormais ouverte à toutes les femmes majeures, sans limite d’âge, y compris mariées ou mères. Malgré les controverses, le programme continue d’attirer un large public: en 2024, l’émission avait réalisé 45% de part d’audience.”Etre populaire, ce n’est pas être aimé partout. Il y a des polémiques, mais bad buzz is still buzz”, observe la sémiologue et analyste des médias Virginie Spies.Selon elle, le succès tient autant à la dimension de divertissement qu’à l’ancrage historique du programme, “une madeleine de Proust” inscrite dans “notre patrimoine télévisuel”. L’émission alimente les conversations, en famille, entre amis ou sur les réseaux.Pour elle, Miss France reflète aussi “une société de critères et de clichés”, comme l’a montré l’élection de Miss France 2024, Eve Gilles, aux cheveux courts, “ça a été le sujet de l’année”. “On est encore dans le règne de Barbie”, estime l’analyste des médias.Le cabinet de conseil Avisia, spécialisé en data et intelligence artificielle, a mobilisé l’IA pour pronostiquer la lauréate. Selon son modèle de prédiction, Miss Nord-Pas-de-Calais, Lola Lacheré, 21 ans, étudiante en techniques de commercialisation et volleyeuse de haut niveau, aurait les plus fortes chances de décrocher l’écharpe. Le modèle de calcul croise des données hétérogènes: notoriété sur les réseaux sociaux, démographie des régions, composition du jury ou encore résultats des années précédentes.