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Le pape, très affaibli, entre dans sa quatrième semaine d’hospitalisation

Le pape François, toujours dans un état “stable”, a entamé vendredi sa quatrième semaine d’hospitalisation pour une double pneumonie, au lendemain de la publication d’un message sonore dans lequel sa voix très affaiblie a démontré la fragilité de son état de santé.Le souverain pontife de 88 ans se trouve dans un état “stable” mais son pronostic vital reste “réservé” et son tableau clinique “complexe”, a annoncé vendredi soir le bureau de presse du Vatican.François alterne oxygénation à haut débit via des canules nasales en journée, et “ventilation non invasive” avec un masque à oxygène la nuit. Son prochain bulletin de santé sera publié samedi soir.Jeudi soir, pour la première fois depuis son entrée à l’hôpital Gemelli de Rome le 14 février, le Vatican a publié un court enregistrement audio du pape dans lequel il remercie les fidèles pour leurs prières, la voix très affaiblie.”Je vous remercie de tout coeur pour les prières que vous faites pour ma santé depuis la place” Saint-Pierre de Rome, a dit le jésuite argentin dans ce message en espagnol – sa langue maternelle – enregistré plus tôt dans la journée et à sa propre demande, selon le Vatican.”Je vous accompagne d’ici. Que Dieu vous bénisse et que la Vierge prenne soin de vous”, a-t-il poursuivi, marquant plusieurs pauses pour reprendre son souffle, avant d’ajouter: “Merci”.L’enregistrement d’environ 25 secondes et de médiocre qualité a été diffusé jeudi soir lors de la prière quotidienne du rosaire pour la guérison du pape sur la place Saint-Pierre, accueilli par les applaudissements des centaines de fidèles dont beaucoup semblaient émus.Cette publication intervient alors que le Saint-Siège faisait face ces derniers jours à une demande croissante de preuve de vie du pape, renforcée par la multiplication de fausses informations sur les réseaux sociaux annonçant sa mort.L’usage de l’espagnol a toutefois interrogé sur la capacité du pape à faire l’effort de parler en italien, langue dans laquelle il s’exprime habituellement. Mais ce choix visait à toucher “une audience plus large” dans le monde, a voulu rassurer vendredi le Vatican.”J’ai été choquée de l’entendre aussi fatigué”, a confié à l’AFP Claudia Bianchi, une Italienne de 50 ans.”Mais c’est un signe positif. Cela nous donne de l’espoir qu’il ait encore la force de parler et qu’il semble vouloir toujours être avec nous”, a ajouté Alessandra Dalboni, 53 ans.- “Doutes” -François n’a plus fait d’apparition publique et aucune photo ou vidéo de lui n’a été publiée depuis le début de son hospitalisation, la plus longue depuis son élection en 2013.Il a manqué les trois dernières prières dominicales de l’Angélus et le Vatican ne s’est pas prononcé quant à une éventuelle apparition ce week-end, indiquant seulement que le cardinal Michael Czerny le remplacerait pour présider la messe du premier dimanche de Carême.”Nous espérons tous qu’il va bien parce que c’est une personnalité importante pour nous, mais nous avons des doutes. Nous ne voudrions pas avoir ces doutes”, a pour sa part déclaré Angelo Belcastro, un Italien de 60 ans en vacances à Rome.John Maloney, 76 ans, ne s’attendait pas à “recevoir un signe (de vie) aussi rapide” compte tenu des nouvelles préoccupantes sur son état de santé. “C’est un bon signe qu’il soit enfin capable de parler”, a ajouté ce Britannique, en pèlerinage à Rome pour le Jubilé, “Année sainte” de l’Eglise catholique.A l’hôpital Gemelli, le jésuite argentin alterne repos, prière, travail et physiothérapie pour venir à bout d’une pneumonie qui touche ses deux poumons et occasionne des épisodes de détresse respiratoire.Lundi, il a été en proie à “deux épisodes d’insuffisance respiratoire aiguë”, et son tableau clinique restait “complexe” vendredi.Son équipe médicale ne s’est toujours pas prononcée sur la durée de son hospitalisation, ni sur celle de sa convalescence s’il parvient à surmonter cette épreuve. Une incertitude qui a relancé les spéculations sur la capacité de François à assurer sa charge et les rumeurs sur une éventuelle démission.L’hospitalisation du souverain pontife intervient après qu’il a déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années : en surpoids, souffrant de douleurs au genou, il a, entre autres, subi des opérations du côlon et de l’abdomen et des infections respiratoires à répétition.François souffre de fragilités respiratoires, notamment en raison d’une ablation du lobe supérieur du poumon droit à l’âge de 21 ans.

Gaza: le Hamas diffuse une vidéo montrant un otage israélien vivant

Le Hamas a diffusé vendredi une vidéo montrant un otage israélien vivant, Matan Angrest, retenu à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre 2023 sur le sud d’Israël, s’adressant à sa famille.Dans cette vidéo de plusieurs minutes dont l’AFP n’a pas été en mesure de vérifier l’authenticité, il appelle les autorités israéliennes à mettre en oeuvre la deuxième phase de l’accord de trêve, entré en vigueur le 19 janvier et dont la première phase a expiré le 1er mars. Il dit être captif depuis 511 jours, ce qui date la vidéo au 28 février.La vidéo, marquée du logo du service média de la branche militaire du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, est publiée à la veille de discussions au Caire entre le Hamas et les médiateurs égyptiens des moyens de poursuivre le processus, alors que cette trêve reste fragile en raison de désaccords entre Israël et mouvement islamiste palestinien. “Nous sommes ébranlés par la vidéo que nous venons de voir, dans laquelle nous voyons notre Matan qui a l’air épuisé et désespéré après 518 jours passés dans les tunnels du Hamas”, a réagi la famille du jeune militaire de 22 ans dans un communiqué publié par le Forum des familles d’otages.Selon ses proches, Matan Angrest a subi des “tortures” et des “interrogatoires” en captivité. “Au-delà de l’état psychologique sévère qui est évident sur les images, sa main droite est paralysée, ses yeux et sa bouche sont asymétriques et son nez est cassé”, a souligné la famille.Matan Angrest a été enlevé à la base de Nahal Oz le 7 octobre. Il avait tenté de joindre sa famille le matin de l’attaque. Quand ils ont tenté de le rappeler, ses proches sont tombés sur le répondeur.En septembre, sa mère, Anat Angrest, a diffusé, lors d’une rassemblement pour les otages, un extrait audio de son fils, retrouvé à Gaza par l’armée israélienne, dans lequel il demande au Premier ministre Benjamin Netanyahu d’échanger des prisonniers palestiniens contre les otages.Matan Angrest, originaire de Kiryat Bialik (nord), est supporter de l’équipe de football du Maccabi Haïfa, selon ses proches.La famille du soldat a également appelé le président américain Donald Trump, qui s’est impliqué dans les négociations, à faire pression pour la conclusion d’un accord de cessez-le-feu jusqu’à ce que “le dernier otage revienne à la maison”.Sur les 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, 58 sont encore retenues à Gaza, dont 34 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.La trêve a permis la libération de 33 otages, dont huit morts, en échange de quelque 1.800 détenus palestiniens.Mais le Hamas et Israël sont en désaccord sur la suite du processus.Israël souhaite une extension de la première phase jusqu’à la mi-avril et réclame la “démilitarisation totale” du territoire, le départ du Hamas de la bande de Gaza ainsi que le retour des derniers otages avant de passer à la deuxième phase.Le Hamas de son côté réclame la mise en oeuvre de la deuxième étape de l’accord, censée aboutir à un cessez-le-feu permanent, et insiste pour rester à Gaza, qu’il dirige depuis 2007.

Trump dit “aider” ses voisins pour justifier son recul sur les droits de douane

Le président américain Donald Trump a justifié vendredi son recul sur les droits de douane contre le Canada et le Mexique par sa volonté d'”aider” les deux voisins des Etat-Unis, assurant cependant que les droits de douanes dits “réciproques” prendront le relais.”J’ai voulu aider le Canada et le Mexique. Dans une certaine mesure, nous sommes un très grand pays, ils commercent beaucoup avec nous alors que dans notre cas, c’est moins significatif, nous échangeons peu avec le Canada par comparaison”, a justifié le président américain dans une interview accordée à la chaîne Fox Business.Selon les données du département du Commerce, les Etats-Unis ont exporté 440 milliards de dollars vers le Canada et 393 milliards de dollars vers le Mexique de biens et services en 2024, ce qui en fait les deux premières destinations pour des produits américains, une large part se faisant dans le cadre de l’accord de libre-échange Canada-Etats-Unis-Mexique (ACEUM).”Mais le 2 avril, tout devient réciproque. Ce qu’ils nous font payer, nous le leur appliquons. C’est énorme. Mais à court terme, j’ai estimé que c’était bien pour les constructeurs américains”, a-t-il ajouté.Les droits de douane dits “réciproques” visent à taxer les produits provenant d’un pays lorsqu’ils entrent aux Etats-Unis au même niveau que le sont les produits américains arrivant dans ce pays.Les produits américains exportés vers le Canada et le Mexique et respectant les dispositions de l’ACEUM entrent cependant dans les deux pays sans être taxés.Donald Trump avait annoncé début février imposer 25% de droits de douane sur l’ensemble des produits provenant du Canada et du Mexique, à l’exception des hydrocarbures canadiens qu’il voulait taxer à 10%, accusant les deux pays de ne pas suffisamment lutter contre le trafic de fentanyl, un puissant opioïde qui provoque une grave crise sanitaire aux Etats-Unis.Il avait finalement retardé leur application d’un mois, le temps de négociations avec Ottawa et Mexico, mais les droits de douane étaient devenus effectifs mardi, avant qu’une large part soit de nouveau retardé jeudi jusqu’au 2 avril.La date correspond à l’entrée en vigueur des droits de douane réciproques que le président américain souhaite mettre en place.Mais les aternoiements du président américains ont renforcé l’incertitude sur les marchés, Wall Street effaçant dans la semaine la plupart de ses gains depuis l’élection présidentielle, le 5 novembre, alors que la confiance des consommateurs et des entreprises piquent du nez.”Je rejette l’idée qu’il y ait de l’incertitude”, a cependant déclaré sur la chaîne CNBC le conseiller du président au Commerce, Peter Navarro, “les incertitudes sont créées par le fait que les gens ne prennent pas le président Trump au mot”.”Il s’agit de négociations et nous sommes en train de gagner”, a-t-il assuré par ailleurs.Donald Trump a également imposé, au total, 20 points de pourcentages de droits de douane supplémentaires sur les produits chinois, qui sont eux devenus effectifs en deux temps, la première phase début février.Pékin a répliqué en annonçant une série de taxes en représailles, qui visent particulièrement les produits agricoles issus des régions américaines ayant surtout voté pour le milliardaire américain, selon des analystes.Les Etats-Unis ont également annoncé la mise en place de droits de douane sur l’acier et l’aluminium à compter du 12 mars et que le président américain ne compte, pour l’heure, pas remettre en question.

L’Italie condamnée à indemniser des migrants, Meloni proteste

La justice italienne a condamné le gouvernement à indemniser des migrants empêchés pendant dix jours, en 2018, de débarquer sur la terre ferme, entraînant une vive protestation vendredi de la Première ministre Giorgia Meloni.L’affaire concerne des Erythréens retenus sur le navire militaire Diciotti du 16 août 2018 au 25 août, alors que le chef du gouvernement était à l’époque Giuseppe Conte (Mouvement 5 Etoiles) et son ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, chef de la Ligue (anti-immigration).La Cour de cassation a condamné jeudi le gouvernement à verser une indemnisation mais a renvoyé à la Cour d’appel de Rome le calcul de son montant.Pour les juges suprêmes, “l’obligation de secours en mer (…) est un devoir” qui s’impose à tous et “prévaut sur toutes les normes (…) destinées à lutter contre l’immigration irrégulière”.”Les conventions internationales en la matière, auxquelles l’Italie a adhéré, constituent, par voie de conséquence, une limite à la puissance législative de l’Etat” italien, soulignent-ils.Giorgia Meloni, dont la majorité ultraconservatrice mène un combat contre les magistrats qu’elle accuse d’être “politisés” et de se substituer au législateur, s’en est de nouveau prise à eux vendredi.”Le gouvernement devra indemniser, avec l’argent d’honnêtes citoyens italiens qui paient des impôts, des personnes ayant tenté d’entrer illégalement en Italie”, a-t-elle dénoncé sur son compte X.”Alors que nous n’avons pas assez de ressources pour faire tout ce qui devrait être fait, (il) est très frustrant” de devoir dépenser de l’argent pour ce genre d’indemnisation, a-t-elle conclu.La Ligue de Matteo Salvini a réagi de manière encore plus virulente: “C’est absurde. Que ces juges payent de leur poche s’ils aiment tant les clandestins”.Fratelli d’Italia, le parti post-fasciste de Giorgia Meloni, a de son côté fustigé “les juges rouges” qui rendent “des jugements idéologiques”.Actuel vice-Premier ministre du gouvernement Meloni, Matteo Salvini a été acquitté en décembre dans un procès portant sur une affaire semblable dans laquelle il était accusé de séquestration de migrants en mer en 2019, quand il était encore ministre de l’Intérieur.Concernant l’affaire Diciotti, le Tribunal des ministres (juridiction chargée de juger les membres du gouvernement pour des délits présumés commis dans l’exercice de leurs fonctions) avait souhaité à l’époque le faire comparaître, mais le Parlement avait refusé de lever son immunité de sorte qu’un procès n’a jamais eu lieu.Le gouvernement Meloni a lui-même engagé une politique très restrictive à l’encontre des dizaines de milliers de migrants tentant chaque année de rejoindre l’Europe en franchissant la Méditerranée à bord d’embarcations de fortune.Selon le site du ministère de l’Intérieur, 7.125 migrants sont arrivés en Italie depuis le 1er janvier, contre 4.895 au cours de la même période en 2024.

Reprise du trafic dès 18H à la gare du Nord, paralysée par la découverte d’un vieil obus

Le trafic doit reprendre “progressivement” vendredi à partir de 18H à la gare du Nord de Paris, paralysée après la découverte dans la nuit à Saint-Denis d’une bombe de 500 kg de la Seconde guerre mondiale, a annoncé le ministre des Transports Philippe Tabarot.”Les opérations” de déminage “sont enfin terminées, elles se sont passées dans de bonnes conditions”, a déclaré le ministre à la presse depuis le centre national des opérations ferroviaires peu après 16H.”Elles ont demandé la mobilisation de beaucoup de moyens: près de 300 policiers étaient mobilisés pour pouvoir sécuriser le périmètre, des écoles ont été évacuées, des personnes ont été confinées. […] Nous ne pouvions pas faire autrement”, a-t-il ajouté.Il a souligné que “ce n’était pas une opération anodine”. “Une bombe de 500 kilos avec 200 kilos d’explosifs à l’intérieur, c’est assez rare. On est ravis et soulagés que tout ceci soit terminé”.”L’autoroute A1 été rouverte immédiatement. A partir de 18H, progressivement le plan de transport va reprendre, toute la partie nord de notre pays a été paralysée. L’objectif est de pouvoir être le plus près possible à partir de 18H, et plus sûrement à partir de 20H, du plan de transport habituel qui aurait dû se tenir sans cet événement exceptionnel”, a mis en avant M. Tabarot.”Demain matin, l’objectif c’est qu’on soit sur un plan de transport tout à fait normal”, a précisé à ses côtés le PDG de SNCF Réseau Matthieu Chabanel.”Pour les TER, RER et Transiliens, il n’y aura pas le même nombre de trains que d’habitude”, a-t-il prévenu, estimant “qu’une matinée en gare du Nord, c’est habituellement de l’ordre de 300.000 voyageurs sur TER et RER, et 15.000 sur trains longue distance”.Aucun TGV, Eurostar, RER ni TER ne circule depuis vendredi matin à la gare du Nord, l’une des premières d’Europe.Tous les trains Eurostar en provenance et à destination de Paris sont annulés, a indiqué l’entreprise ferroviaire franco-britannique, qui prévoit, en revanche, un trafic normal samedi.Dans le hall de la gare du Nord, du côté du RER, les voyageurs sont désabusés, a constaté un journaliste de l’AFP. “C’est pas de chance si cela vous arrive, mais je ne veux pas monter dans un train qui passe sur une bombe de la Seconde Guerre mondiale qui n’a pas explosé”, a jugé auprès de l’AFP Owen Pritchard, touriste qui tente de rentrer au Royaume-Uni, mais dont l’Eurostar a été annulé.C’est au cours de travaux réalisés dans la nuit de jeudi à vendredi que l’engin explosif de 500 kg a été découvert, à 2,5 km de la gare du Nord. La bombe était située à environ 200 m au nord du boulevard périphérique parisien. Deux cents riverains ont été évacués par la police, a indiqué le préfet de Seine-Saint-Denis, qui avait demandé aux habitants de Saint-Denis et Saint-Ouen qui habitent à moins de 500 m du lieu de la bombe de se confiner.Une partie du boulevard périphérique et de l’autoroute A1 avait également été fermée pendant l’opération de déminage, selon la préfecture de police de Paris.La ville de Paris, en lien avec la préfecture de police, a d’ailleurs décidé de ne pas activer pendant l’après-midi la voie réservée au covoiturage sur le périphérique. – Les cars “pris d’assaut” -Marion, 43 ans, qui devait se rendre à Londres pour rendre visite à des amis, raconte avoir essayé de se rabattre sur un vol. “Mais c’est hors de prix, et puis de toute manière, on ne peut même pas aller à l’aéroport Charles-de-Gaulle” du fait de l’arrêt de la circulation du RER B vers le Nord, se désole-t-elle.La SNCF invitait les usagers à “reporter leur voyage”. Le RER B est reporté à la Plaine-Stade de France et à Aulnay-sous-Bois, tandis que les lignes K et H sont respectivement reportées à Mitry et à Saint-Denis.Des trains à destination de Lille, Dunkerque et Valenciennes sont reportés gare de Lyon à Paris, précipitant de nombreux voyageurs dans les bouches du métro.Certains voyageurs se sont également redirigés vers les cars longue distance : l’opérateur Flixbus s’est dit “pris d’assaut” depuis l’interruption du trafic, affichant complet sur ses lignes de car entre Paris et Bruxelles, Londres et Amsterdam.Ce n’est pas la première fois que la découverte d’une bombe de la Seconde guerre mondiale vient paralyser le réseau ferroviaire à Paris. En 2019, un obus retrouvé dans les Hauts-de-Seine avait interrompu le trafic entre la gare de Saint-Lazare et la proche banlieue ouest de Paris.La gare du Nord est l’une des plus fréquentées d’Europe, avec plus de 226 millions de voyageurs en 2023, selon les chiffres de la SNCF.hrc-amb-max-tq/uh/ab