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Evasion de Mohamed Amra: 27 suspects mis en examen, aux côtés du narcotrafiquant

Les huit suspects présentés vendredi aux magistrats chargés des investigations sur l’évasion meurtrière du narcotrafiquant Mohamed Amra ont été mis en examen et six placées en détention provisoire dans la soirée, a indiqué samedi le parquet de Paris.Deux suspects ont demandé un débat différé et sont, dans l’attente, aussi incarcérés.Le nombre d’hommes et femmes mis en examen dans cette affaire monte donc à 28, en comptant le fugitif Mohamed Amra, arrêté le 22 février en Roumanie puis remis à la France.Parmi les suspects vendredi, figurent “les acteurs principaux” de l”‘étape de la cavale” de Mohamed Amra dans un appartement loué à Compiègne, près de Paris, à partir de mai 2024 que le narcotrafiquant a quitté en octobre, selon la procureure Laure Beccuau.Dans cette enquête “hors normes”, les chefs d’inculpation – meurtres, tentatives de meurtre, évasion, le tout en bande organisée, et association de malfaiteurs – font encourir la réclusion criminelle à perpétuité “pour les plus élevés d’entre eux”, a souligné la procureure.Outre Amra, que l’accusation considère comme partie prenante, six personnes sont suspectées d’avoir fait partie du commando : deux guetteurs – dont l’un a aussi conduit un véhicule – deux autres conducteurs de véhicule et deux passagers.Les autres “petites mains” aussi “font partie de ce rouage criminel car sans elles, tout aurait été plus difficile” à réaliser, a-t-elle insisté.Plusieurs sources proches du dossier ont pourtant fait part vendredi de leurs craintes, auprès de l’AFP, d’un emballement judiciaire avec des décisions disproportionnées.Deux jeunes habitants de Compiègne, sans casier judiciaire, ont été mis en examen vendredi et incarcérés: ils sont soupçonnés d’avoir loué le logement qu’occupait Amra dans la même ville. Ils assurent ne pas avoir su que le narcotrafiquant y serait caché.Mohamed Amra, 30 ans, s’était évadé le 14 mai 2024 alors qu’il avait été extrait de sa cellule en Normandie.Un commando avait alors attaqué, à la voiture-bélier et aux fusils d’assaut, le fourgon pénitentiaire à un péage pour le libérer, tuant deux agents pénitentiaires, Arnaud Garcia et Fabrice Moello, et en blessant trois autres.L’affaire a mobilisé des “moyens d’enquêtes extraordinaires”, a souligné la procureure.”800 techniques d’enquête spéciales” autorisées dont “440 interceptions téléphoniques et géolocalisations, 90 géolocalisations de véhicules, 70 captations de données, 30 captations d’images, 65 sonorisations de lieux ou de véhicules, 23 IMSI-catcher, trois autorisations aux données stockées”, selon le parquet.

L’arrêt brutal de l’aide humanitaire américaine met en danger des millions de femmes et de filles, alertent des ONG

Une “casse humaine”: l’arrêt de l’aide humanitaire américaine a d’ores et déjà contraint de nombreuses ONG à arrêter des dizaines de programmes venant en aide aux femmes, aux filles et aux minorités de genre dans des pays en crise, mettant en danger de mort des milliers d’entre elles et menaçant leurs droits, alertent des ONG.”C’est brutal, c’est une casse humaine” qui va entraîner “des dizaines de milliers de morts”, s’alarme Jean-François Corty, président de Médecins du Monde.Washington a supprimé 92% des financements de programmes à l’étranger de l’agence américaine de développement USAID, dont le budget annuel s’élevait à 42,8 milliards de dollars, soit 42% de l’aide humanitaire déboursée dans le monde.Fermeture de cliniques fournissant des soins pré et post-nataux, arrêt des programmes de planning familial et d’accès à des avortements sûrs, fin des distributions alimentaires pour les femmes enceintes et allaitantes, arrêt des soins et du soutien psychologique aux victimes de viols: les conséquences sont dramatiques, insistent les ONG.”Les accouchements ne vont plus se faire dans de bonnes conditions”, or “les décès maternels sont une des principales causes de décès des femmes dans les pays en crise”, observe Anne Bideau, directrice générale de Plan International France.Son organisation, qui lutte contre les inégalités filles-garçons, recevait 40 millions d’euros par an d’aide américaine. Depuis l’annonce du gel de cette aide, l’ONG a dû arrêter treize projets qui touchaient 1,5 million de personnes dans 12 pays. Comme un programme au Bangladesh luttant contre le mariage des enfants et les grossesses précoces ou un autre en Ethiopie qui fournissait des soins aux femmes et aux nouveaux-nés. Solidarités International aurait dû recevoir 60 millions d’euros des Américains en 2025, soit 36% de son budget, explique son directeur général Kévin Goldberg. L’ONG a été contrainte d’arrêter un programme en Afghanistan qui aidait près de 10.000 femmes dans la région de Bamiyan (centre du pays) à développer une activité agricole afin qu’elles puissent être économiquement indépendantes. Des agences de l’Onu vont aussi devoir composer sans les fonds américains: le Fonds des nations unies pour les populations (UNFPA) devait percevoir 377 millions de dollars pour apporter “des soins de santé maternelle essentiels, une protection contre les violences, un traitement pour les victimes de viol et d’autres soins vitaux dans plus de 25 pays en crise”, a indiqué l’agence onusienne fin février.Or l’UNFPA est un important fournisseur des ONG en médicaments et équipements pour les soins de santé sexuelle et reproductive, rappelle Brigitte Tonon, référente santé chez Action contre la faim. Elle s’alarme de l’arrêt de la distribution de contraception et de l’accès à des avortements sûrs, des politiques dans le viseur de l’administration conservatrice de Donald Trump. Mi-février, la fondation Guttmacher, un institut de recherche américain qui fournit des statistiques sur le contrôle des naissances et l’avortement aux États-Unis et dans le monde, avait estimé qu’à cause du gel de l’aide, 11,7 millions de femmes et de filles n’auraient plus accès à la contraception en 2025. Parmi elles, 4,2 millions “connaîtront des grossesses non désirées et 8.340 mourront de complications pendant la grossesse et l’accouchement”, d’après cet institut.- “Attaque” contre les droits humains -Le Congrès américain allouaient depuis neuf ans 607,5 millions de dollars par an pour la planification familiale dans le monde, dont 32,5 millions allaient à l’UNFPA, et aurait dû permettre à 47,6 millions de femmes et de filles de bénéficier de contraception en 2025, rappelle la fondation.L’arrêt de l’aide américaine est “une attaque massive contre les droits sexuels et reproductifs” dans le monde, notamment l'”accès à l’avortement sécurisé”, dénonce Jeanne Hefez, conseillère en plaidoyer pour l’ONG américaine Ipas, qui promeut l’accès à l’avortement et à la contraception. Ces coupes budgétaires s’inscrivent dans “un continuum très politique d’attaques contre tout le système des droits humains”, observe-t-elle. Et cet arrêt des programmes qui touchent les femmes intervient “dans un contexte où l’on voit des pressions des mouvements conservateurs et anti-droits qui progressent”, note Anne Bideau, qui parle d'”un mouvement de fond extrêmement inquiétant” niant “l’universalité des droits et de l’égalité entre les femmes et les hommes”. Ces organisations attendent désormais une “position forte” et des moyens financiers de la part des pays européens, dont de la France qui a annoncé vendredi le lancement d’une stratégie pour faire monter en puissance sa diplomatie féministe dans le monde. 

Le pape hospitalisé fait de la physiothérapie après une nuit calme

Le pape François, âgé de 88 ans, a passé une “nuit calme” et fait de la physiothérapie à l’hôpital de Rome où il a entamé vendredi une quatrième semaine de traitement pour une double pneumonie, a indiqué le Vatican.François “poursuit son traitement et sa physiothérapie ce matin”, a indiqué le Vatican.”La nuit a été calme, …

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Le pape hospitalisé fait de la physiothérapie après une nuit calme

Le pape François, âgé de 88 ans, a passé une “nuit calme” et fait de la physiothérapie à l’hôpital de Rome où il a entamé vendredi une quatrième semaine de traitement pour une double pneumonie, a indiqué le Vatican.François “poursuit son traitement et sa physiothérapie ce matin”, a indiqué le Vatican.”La nuit a été calme, le pape se repose”, a déclaré auparavant le Vatican dans son bref communiqué matinal sur le souverain pontife, qui se trouve dans une suite spéciale à l’hôpital Gemelli depuis le 14 février.Le pape a souffert de plusieurs crises d’insuffisance respiratoire depuis son admission, la dernière en date ayant eu lieu lundi, mais depuis plusieurs jours, le Vatican a qualifié son état de “stable”.Jeudi, le Vatican a publié un message audio du pape, dans lequel pour la première fois ses fidèles catholiques ont entendu sa voix depuis son admission à l’hôpital. Dans ce message, d’une durée de 25 secondes et dit d’une voix très affaiblie, il a remercié ceux qui prient pour son rétablissement.  “Je vous remercie de tout coeur pour les prières que vous faites pour ma santé depuis la place” Saint-Pierre de Rome, a dit le jésuite argentin dans ce message en espagnol – sa langue maternelle – enregistré plus tôt dans la journée et à sa propre demande, selon le Vatican.”Je vous accompagne d’ici. Que Dieu vous bénisse et que la Vierge prenne soin de vous”, a-t-il poursuivi, marquant plusieurs pauses pour reprendre son souffle, avant d’ajouter: “merci”.François n’a plus fait d’apparition publique et aucune photo ou vidéo de lui n’a été publiée depuis le début de son hospitalisation, la plus longue depuis son élection en 2013.Il est toujours dans un “état clinique complexe” et son pronostic “reste réservé”, a déclaré le Vatican vendredi. A l’hôpital Gemelli, il alterne oxygénation à haut débit via des canules nasales en journée, et “ventilation non invasive” avec un masque à oxygène la nuit.Le pape s’est surtout reposé et a prié vendredi, passant notamment une vingtaine de minutes dans la petite chapelle située dans la suite papale de l’hôpital, selon le Vatican.Il continue de passer d’un masque à oxygène la nuit à une canule – un tube en plastique inséré dans les narines – délivrant de l’oxygène à haut débit pendant la journée.Il a aussi un peu travaillé lorsque c’était possible.Samedi, le cardinal italien Pietro Parolin a lu à haute voix un message au nom du pape lors d’une messe à la basilique Saint-Pierre.Le pape avait travaillé sur ce message depuis l’hôpital il y a quelques jours seulement, le 5 mars, a indiqué le Vatican.Son prochain bulletin de santé sera publié samedi soir.

Le pape hospitalisé fait de la physiothérapie après une nuit calme

Le pape François, âgé de 88 ans, a passé une “nuit calme” et fait de la physiothérapie à l’hôpital de Rome où il a entamé vendredi une quatrième semaine de traitement pour une double pneumonie, a indiqué le Vatican.François “poursuit son traitement et sa physiothérapie ce matin”, a indiqué le Vatican.”La nuit a été calme, le pape se repose”, a déclaré auparavant le Vatican dans son bref communiqué matinal sur le souverain pontife, qui se trouve dans une suite spéciale à l’hôpital Gemelli depuis le 14 février.Le pape a souffert de plusieurs crises d’insuffisance respiratoire depuis son admission, la dernière en date ayant eu lieu lundi, mais depuis plusieurs jours, le Vatican a qualifié son état de “stable”.Jeudi, le Vatican a publié un message audio du pape, dans lequel pour la première fois ses fidèles catholiques ont entendu sa voix depuis son admission à l’hôpital. Dans ce message, d’une durée de 25 secondes et dit d’une voix très affaiblie, il a remercié ceux qui prient pour son rétablissement.  “Je vous remercie de tout coeur pour les prières que vous faites pour ma santé depuis la place” Saint-Pierre de Rome, a dit le jésuite argentin dans ce message en espagnol – sa langue maternelle – enregistré plus tôt dans la journée et à sa propre demande, selon le Vatican.”Je vous accompagne d’ici. Que Dieu vous bénisse et que la Vierge prenne soin de vous”, a-t-il poursuivi, marquant plusieurs pauses pour reprendre son souffle, avant d’ajouter: “merci”.François n’a plus fait d’apparition publique et aucune photo ou vidéo de lui n’a été publiée depuis le début de son hospitalisation, la plus longue depuis son élection en 2013.Il est toujours dans un “état clinique complexe” et son pronostic “reste réservé”, a déclaré le Vatican vendredi. A l’hôpital Gemelli, il alterne oxygénation à haut débit via des canules nasales en journée, et “ventilation non invasive” avec un masque à oxygène la nuit.Le pape s’est surtout reposé et a prié vendredi, passant notamment une vingtaine de minutes dans la petite chapelle située dans la suite papale de l’hôpital, selon le Vatican.Il continue de passer d’un masque à oxygène la nuit à une canule – un tube en plastique inséré dans les narines – délivrant de l’oxygène à haut débit pendant la journée.Il a aussi un peu travaillé lorsque c’était possible.Samedi, le cardinal italien Pietro Parolin a lu à haute voix un message au nom du pape lors d’une messe à la basilique Saint-Pierre.Le pape avait travaillé sur ce message depuis l’hôpital il y a quelques jours seulement, le 5 mars, a indiqué le Vatican.Son prochain bulletin de santé sera publié samedi soir.

Corée du Sud : le président suspendu Yoon Suk Yeol sort de prison

Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol a été remis en liberté samedi après l’annulation par un tribunal de son arrestation pour des raisons de procédure, mais il fait toujours l’objet d’une enquête sur sa déclaration de la loi martiale.”Je m’incline en signe de gratitude envers le peuple de cette nation”, a déclaré M. Yoon dans un communiqué diffusé par ses avocats.M. Yoon a quitté le centre de détention où il était incarcéré depuis janvier. Il est monté ensuite dans un convoi de véhicules et s’est rendu directement à la résidence présidentielle, ont constaté des journalistes de l’AFP. Il est sorti de sa voiture à l’extérieur de la résidence pour saluer les centaines de partisans qui l’acclamaient.”La libération du président signifie le respect de l’Etat de droit”, a dit son équipe juridique dans un communiqué.Un tribunal sud-coréen avait annulé vendredi le mandat d’arrêt en vertu duquel M. Yoon était détenu, mais cette décision n’a pas entraîné sa remise en liberté immédiate, le code de procédure pénale sud-coréen donnant au parquet jusqu’à sept jours pour faire appel.Samedi, le parquet sud-coréen a annoncé avoir ordonné la remise en liberté du président suspendu, selon l’agence de presse Yonhap, renonçant ainsi à son droit de faire appel.- “Comportement éhonté” -Dans un communiqué, le ministère public a indiqué avoir envoyé “un ordre de libération du président Yoon au centre de détention de Séoul aujourd’hui”.L’opposition a critiqué la décision, un porte-parole du Parti démocrate déclarant que M. Yoon se comportait “comme un général qui vient de remporter une bataille”.”C’est un comportement éhonté de la part de quelqu’un qui nie avoir été inculpé pour avoir mené une insurrection. Le seul moyen d’aller de l’avant est de le démettre (Yoon) rapidement de ses fonctions”, a-t-on poursuivi en référence à la décision attendue de la Cour constitutionnelle.L’équipe juridique de M. Yoon avait intenté le mois dernier un recours contre le maintien en détention de leur client, soutenant que les procureurs l’avaient inculpé un jour après l’expiration du mandat en vertu duquel il était détenu après sa tentative ratée de suspendre le régime civil en décembre.M. Yoon, un ancien procureur, doit également faire face à une décision distincte de la Cour constitutionnelle, qui doit décider si elle doit confirmer sa mise en accusation et le démettre officiellement de ses fonctions, la décision des juges étant attendue d’un jour à l’autre.La Corée du Sud doit organiser une nouvelle élection présidentielle dans les 60 jours si M. Yoon est démis de ses fonctions. La procédure pénale engagée contre lui se poursuivra même s’il est officiellement démis de ses fonctions.- Coup de force -“La libération de Yoon étant liée aux aspects procéduraux de sa détention, elle n’aura aucune incidence sur les délibérations de la Cour constitutionnelle concernant sa destitution”, a déclaré à l’AFP Yoo Jung-hoon, avocat et chroniqueur politique.”Cependant, avec l’intensification de la confusion sociale et des dissensions entre les partisans de M. Yoon et ses contestataires à la suite de sa libération, la Cour pourrait ressentir le besoin d’agir rapidement”, a-t-il ajouté.Le président conservateur avait plongé la Corée du Sud dans le chaos politique dans la nuit du 3 au 4 décembre en décrétant la loi martiale et en envoyant l’armée au Parlement pour tenter de le museler. Il avait dû faire marche arrière six heures plus tard, les députés étant parvenus à se réunir en urgence et à voter une motion exigeant le retour au régime civil.Yoon Suk Yeol, 64 ans, avait justifié son coup de force par le fait que le Parlement, dominé par l’opposition, bloquait l’adoption du budget de l’Etat. Dans une allocution télévisée surprise, il avait dit vouloir “protéger la Corée du Sud libérale des menaces posées par les forces communistes nord-coréennes” et “éliminer les éléments hostiles à l’Etat”.Selon ses avocats, M. Yoon avait déclaré la loi martiale pour alerter le pays sur les dangers d’une “dictature législative” de la part de l’opposition.

Corée du Sud : le président suspendu Yoon Suk Yeol sort de prison

Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol a été remis en liberté samedi après l’annulation par un tribunal de son arrestation pour des raisons de procédure, mais il fait toujours l’objet d’une enquête sur sa déclaration de la loi martiale.”Je m’incline en signe de gratitude envers le peuple de cette nation”, a déclaré M. Yoon dans un communiqué diffusé par ses avocats.M. Yoon a quitté le centre de détention où il était incarcéré depuis janvier. Il est monté ensuite dans un convoi de véhicules et s’est rendu directement à la résidence présidentielle, ont constaté des journalistes de l’AFP. Il est sorti de sa voiture à l’extérieur de la résidence pour saluer les centaines de partisans qui l’acclamaient.”La libération du président signifie le respect de l’Etat de droit”, a dit son équipe juridique dans un communiqué.Un tribunal sud-coréen avait annulé vendredi le mandat d’arrêt en vertu duquel M. Yoon était détenu, mais cette décision n’a pas entraîné sa remise en liberté immédiate, le code de procédure pénale sud-coréen donnant au parquet jusqu’à sept jours pour faire appel.Samedi, le parquet sud-coréen a annoncé avoir ordonné la remise en liberté du président suspendu, selon l’agence de presse Yonhap, renonçant ainsi à son droit de faire appel.- “Comportement éhonté” -Dans un communiqué, le ministère public a indiqué avoir envoyé “un ordre de libération du président Yoon au centre de détention de Séoul aujourd’hui”.L’opposition a critiqué la décision, un porte-parole du Parti démocrate déclarant que M. Yoon se comportait “comme un général qui vient de remporter une bataille”.”C’est un comportement éhonté de la part de quelqu’un qui nie avoir été inculpé pour avoir mené une insurrection. Le seul moyen d’aller de l’avant est de le démettre (Yoon) rapidement de ses fonctions”, a-t-on poursuivi en référence à la décision attendue de la Cour constitutionnelle.L’équipe juridique de M. Yoon avait intenté le mois dernier un recours contre le maintien en détention de leur client, soutenant que les procureurs l’avaient inculpé un jour après l’expiration du mandat en vertu duquel il était détenu après sa tentative ratée de suspendre le régime civil en décembre.M. Yoon, un ancien procureur, doit également faire face à une décision distincte de la Cour constitutionnelle, qui doit décider si elle doit confirmer sa mise en accusation et le démettre officiellement de ses fonctions, la décision des juges étant attendue d’un jour à l’autre.La Corée du Sud doit organiser une nouvelle élection présidentielle dans les 60 jours si M. Yoon est démis de ses fonctions. La procédure pénale engagée contre lui se poursuivra même s’il est officiellement démis de ses fonctions.- Coup de force -“La libération de Yoon étant liée aux aspects procéduraux de sa détention, elle n’aura aucune incidence sur les délibérations de la Cour constitutionnelle concernant sa destitution”, a déclaré à l’AFP Yoo Jung-hoon, avocat et chroniqueur politique.”Cependant, avec l’intensification de la confusion sociale et des dissensions entre les partisans de M. Yoon et ses contestataires à la suite de sa libération, la Cour pourrait ressentir le besoin d’agir rapidement”, a-t-il ajouté.Le président conservateur avait plongé la Corée du Sud dans le chaos politique dans la nuit du 3 au 4 décembre en décrétant la loi martiale et en envoyant l’armée au Parlement pour tenter de le museler. Il avait dû faire marche arrière six heures plus tard, les députés étant parvenus à se réunir en urgence et à voter une motion exigeant le retour au régime civil.Yoon Suk Yeol, 64 ans, avait justifié son coup de force par le fait que le Parlement, dominé par l’opposition, bloquait l’adoption du budget de l’Etat. Dans une allocution télévisée surprise, il avait dit vouloir “protéger la Corée du Sud libérale des menaces posées par les forces communistes nord-coréennes” et “éliminer les éléments hostiles à l’Etat”.Selon ses avocats, M. Yoon avait déclaré la loi martiale pour alerter le pays sur les dangers d’une “dictature législative” de la part de l’opposition.

Corée du Sud : le président suspendu Yoon Suk Yeol sort de prison

Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol a été remis en liberté samedi après l’annulation par un tribunal de son arrestation pour des raisons de procédure, mais il fait toujours l’objet d’une enquête sur sa déclaration de la loi martiale.”Je m’incline en signe de gratitude envers le peuple de cette nation”, a déclaré M. Yoon dans …

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8-mars: jour de manifestations pour plus d’égalité femmes-hommes

Des dizaines de milliers de personnes se préparent à manifester samedi partout en France, pour réclamer des mesures en faveur de l’égalité femmes-hommes, notamment au travail, à l’heure où les associations féministes s’inquiètent d’une “montée” des “discours masculinistes”.Sur la scène politique comme sur les réseaux sociaux, “on assiste à une propagation des discours masculinistes”, qui infériorisent les femmes et les cantonnent aux rôles d’épouse et de mère, a commenté lors d’une conférence de presse, Anne Leclerc, membre du Collectif national pour les droits des femmes. Cette tendance, plus visible encore depuis l’élection de Donald Trump selon les associations, leur fait craindre discriminations au travail et restrictions en matière d’IVG.Une cinquantaine d’organisations, dont des associations et des syndicats (CGT, CFDT, CFE-CGC, FSU, Solidaires, Unsa), appellent à manifester dans plus d’une centaine de villes, en ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes.A Paris, le cortège partira à 14H00 de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation. La présence annoncée du collectif identitaire Némésis a été unanimement dénoncée par les associations féministes.Vendredi soir, dans la capitale, plusieurs milliers de personnes, dont de nombreux militants de la cause pro-palestinienne, se sont rassemblées pour une marche “féministe radicale”, finalement autorisée in extremis par la justice après avoir été d’abord interdite. – “On patine” -Les manifestantes protesteront samedi notamment contre les écarts de revenus vis-à-vis des hommes. Le salaire moyen des femmes dans le secteur privé était encore de 22,2% inférieur à celui des hommes en 2023, selon l’Insee. Cette différence, qui s’est réduite d’un tiers depuis 1995, s’explique en partie par un volume de travail moindre.Temps partiel imposé, carrière à trous, difficulté pour accéder aux postes à responsabilité… “Les carrières des femmes sont semées d’embûches”, dénonce Myriam Lebkiri, de la CGT.A temps de travail identique, le salaire moyen des femmes reste inférieur à celui des hommes de 14,2%, selon l’Insee.”On patine, on avance extrêmement lentement”, ce qui devient “insupportable”, a déploré samedi sur France Inter la numéro un de la CFDT Marylise Léon. L’index qui mesure l’égalité femmes-hommes au sein des entreprises “ne permet pas véritablement” de mettre en lumière ces écarts de salaire, “on va donc considérer qu’ils n’existent pas”, a-t-elle ajouté, appelant à “réviser” cet index.Face à ces inégalités salariales persistantes, la Cour des Comptes estimait dans un rapport publié en janvier que le ministère du Travail devait “s’impliquer davantage” pour revaloriser les métiers majoritairement féminins, comme le réclament les associations. Plus globalement, l’institution étrillait la politique en faveur de l’égalité menée par le gouvernement, qui peine à produire des “effets probants”. Conséquence des inégalités professionnelles: les femmes ont généralement des pensions inférieures à celles des hommes.Le 8 mars doit aussi être l’occasion d’une mobilisation pour l’abrogation de la réforme des retraites, qui pénalise plus particulièrement les femmes, a récemment estimé Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT.- Violences “partout” -Pour renforcer l’égalité entre les sexes, le gouvernement a lancé en 2023 un plan quinquennal qui met l’accent sur plusieurs thématiques, dont la lutte contre les violences.Dans ce cadre, il a notamment renforcé le soutien financier à la ligne d’écoute associative 3919, qui a connu en 2024 une “année record”, avec plus de 100.000 appels pris en charge.Le gouvernement a également développé le nombre de maison des femmes, qui accompagnent les victimes. Il poursuit le déploiement des téléphones “grave danger” et des bracelets anti-rapprochement.Des mesures loin d’être suffisantes aux yeux des associations. Affaires Pelicot, Le Scouarnec, Bétharram: autant d’exemples dans l’actualité qui montrent que les violences sexistes et sexuelles sont encore “présentes partout”, a souligné Salomé Hocquard de l’Unef. “Elles ne relèvent pas uniquement de faits isolés, mais traduisent un système patriarcal oppressif”.Pour les éradiquer, les associations réclament un investissement de trois milliards d’euros ainsi qu’une “loi-cadre intégrale” allant de l’éducation à la justice ou la santé. Des demandes à ce stade restées lettre morte.