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Syrie: plus de 300 civils tués depuis jeudi par les forces de sécurité et des alliés, selon une ONG
L’Observatoire syrien des droits de l’homme a fait état samedi de plus de 300 civils alaouites tués depuis jeudi dans l’ouest du pays par les forces de sécurité syriennes et des groupes alliés, déployés pour combattre des fidèles du président déchu Bachar al-Assad. Ces violences sont les premières de cette ampleur depuis la prise de pouvoir le 8 décembre en Syrie d’une coalition rebelle emmenée par le groupe islamiste radical sunnite Hayat Tahrir al-Sham, HTS. Elles ont éclaté jeudi après plusieurs jours de tensions dans la région de Lattaquié, un bastion de la minorité musulmane alaouite, dont est issu le clan Assad. Selon un nouveau recensement de l’OSDH, au moins 340 civils alaouites, dont des femmes et enfants, ont été “tués par les forces de sécurité et des groupes alliés” depuis lors dans la zone côtière du pays et les montagnes près de Lattaquié. L’ONG, basée au Royaume-Uni et disposant d’un vaste réseau de sources en Syrie, pointe des “exécutions sur des bases confessionnelles ou régionales” assorties “de pillages de maisons et de biens.”Ce recensement porte le bilan de l’escalade dans l’ouest syrien à au moins 553 morts, dont 93 membres des forces de sécurité et de groupes alliés et 120 combattants fidèles du président déchu, selon la même source.- “Retour au calme relatif” -L’ODSH a signalé samedi un “retour au calme relatif” dans la zone, tout en précisant que les forces de sécurité poursuivaient leur “ratissage dans les zones où se retranchent les hommes armés”.Une source du ministère de la Défense rapportée par l’agence officielle Sana a indiqué que “les routes menant à la région côtière ont été fermées afin de contrôler les infractions, prévenir les exactions et rétablir progressivement la stabilité dans la région”.Tôt samedi, Sana a rapporté que les forces de sécurité avaient repoussé “une attaque menée par les résidus du régime déchu” visant l’hôpital national dans la ville de Lattaquié.Le rétablissement de la sécurité est le principal défi pour le nouveau pouvoir syrien, après plus de 13 ans de guerre civile.Le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, a appelé vendredi soir les insurgés alaouites à “déposer les armes avant qu’il ne soit trop tard”. “Nous continuerons à oeuvrer au monopole des armes entre les mains de l’Etat”, a-t-il ajouté dans un discours.L’escalade s’est enclenchée après une attaque sanglante de fidèles de Bachar al-Assad contre des forces de sécurité dans la ville côtière de Jablé dans la nuit de jeudi à vendredi, selon les autorités. Les forces de sécurité ont envoyé le lendemain des renforts et lancé d’importantes opérations de ratissage dans la région.- “Exactions” -Des témoignages sur des exactions contre les civils alaouites, que l’AFP n’a pas été en mesure de vérifier indépendamment, se multiplient sur les réseaux sociaux, en particulier Facebook, émanant de proches ou amis des victimes. Une militante a écrit que sa mère et ses frères et soeurs avaient été “tous massacrés dans leur maison”, tandis que des habitants de Banyas dans la province de Tartous plus au sud ont lancé des appels urgents à une intervention pour les protéger. Des images diffusées par Sana montraient samedi ce qu’elle décrit comme un convoi de forces de sécurité entrant à Banyas. L’OSDH et des militants ont publié vendredi des vidéos montrant des dizaines de corps en vêtements civils empilés dans la cour d’une maison, des femmes pleurant à proximité.Dans une autre séquence, des hommes en tenue militaire ordonnent à trois personnes de ramper en file, avant de leur tirer dessus à bout portant.L’AFP n’a pas pu vérifier ces images de manière indépendante.Une source sécuritaire citée par Sana avait fait état vendredi d'”exactions isolées”, les imputant à des “foules (…) non organisées” agissant en représailles à “l’assassinat de plusieurs membres des forces de police et de sécurité” par des “fidèles à l’ancien régime”.L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, s’est dit “profondément alarmé”, exhortant toutes les parties à “la retenue”, un appel également lancé par Berlin et plusieurs capitales de la région. Moscou, qui a accueilli son ex-allié Bachar al-Assad, a appelé les dirigeants syriens à “stopper le bain de sang”.Selon Aron Lund, du centre de réflexion Century International, la flambée de violences témoigne de la “fragilité du gouvernement”, dont une grande partie de l’autorité “repose sur des jihadistes radicaux qui considèrent les alaouites comme des ennemis de Dieu”. Depuis son arrivée au pouvoir, M. Chareh s’efforce de rassurer les minorités et a appelé ses forces à faire preuve de retenue et éviter toute dérive confessionnelle, mais cette ligne n’est pas nécessairement partagée par l’ensemble des factions qui opèrent sous son commandement, et forment aujourd’hui “l’armée et la police”, selon M. Lund.
Syrie: plus de 300 civils tués depuis jeudi par les forces de sécurité et des alliés, selon une ONG
L’Observatoire syrien des droits de l’homme a fait état samedi de plus de 300 civils alaouites tués depuis jeudi dans l’ouest du pays par les forces de sécurité syriennes et des groupes alliés, déployés pour combattre des fidèles du président déchu Bachar al-Assad. Ces violences sont les premières de cette ampleur depuis la prise de pouvoir le 8 décembre en Syrie d’une coalition rebelle emmenée par le groupe islamiste radical sunnite Hayat Tahrir al-Sham, HTS. Elles ont éclaté jeudi après plusieurs jours de tensions dans la région de Lattaquié, un bastion de la minorité musulmane alaouite, dont est issu le clan Assad. Selon un nouveau recensement de l’OSDH, au moins 340 civils alaouites, dont des femmes et enfants, ont été “tués par les forces de sécurité et des groupes alliés” depuis lors dans la zone côtière du pays et les montagnes près de Lattaquié. L’ONG, basée au Royaume-Uni et disposant d’un vaste réseau de sources en Syrie, pointe des “exécutions sur des bases confessionnelles ou régionales” assorties “de pillages de maisons et de biens.”Ce recensement porte le bilan de l’escalade dans l’ouest syrien à au moins 553 morts, dont 93 membres des forces de sécurité et de groupes alliés et 120 combattants fidèles du président déchu, selon la même source.- “Retour au calme relatif” -L’ODSH a signalé samedi un “retour au calme relatif” dans la zone, tout en précisant que les forces de sécurité poursuivaient leur “ratissage dans les zones où se retranchent les hommes armés”.Une source du ministère de la Défense rapportée par l’agence officielle Sana a indiqué que “les routes menant à la région côtière ont été fermées afin de contrôler les infractions, prévenir les exactions et rétablir progressivement la stabilité dans la région”.Tôt samedi, Sana a rapporté que les forces de sécurité avaient repoussé “une attaque menée par les résidus du régime déchu” visant l’hôpital national dans la ville de Lattaquié.Le rétablissement de la sécurité est le principal défi pour le nouveau pouvoir syrien, après plus de 13 ans de guerre civile.Le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, a appelé vendredi soir les insurgés alaouites à “déposer les armes avant qu’il ne soit trop tard”. “Nous continuerons à oeuvrer au monopole des armes entre les mains de l’Etat”, a-t-il ajouté dans un discours.L’escalade s’est enclenchée après une attaque sanglante de fidèles de Bachar al-Assad contre des forces de sécurité dans la ville côtière de Jablé dans la nuit de jeudi à vendredi, selon les autorités. Les forces de sécurité ont envoyé le lendemain des renforts et lancé d’importantes opérations de ratissage dans la région.- “Exactions” -Des témoignages sur des exactions contre les civils alaouites, que l’AFP n’a pas été en mesure de vérifier indépendamment, se multiplient sur les réseaux sociaux, en particulier Facebook, émanant de proches ou amis des victimes. Une militante a écrit que sa mère et ses frères et soeurs avaient été “tous massacrés dans leur maison”, tandis que des habitants de Banyas dans la province de Tartous plus au sud ont lancé des appels urgents à une intervention pour les protéger. Des images diffusées par Sana montraient samedi ce qu’elle décrit comme un convoi de forces de sécurité entrant à Banyas. L’OSDH et des militants ont publié vendredi des vidéos montrant des dizaines de corps en vêtements civils empilés dans la cour d’une maison, des femmes pleurant à proximité.Dans une autre séquence, des hommes en tenue militaire ordonnent à trois personnes de ramper en file, avant de leur tirer dessus à bout portant.L’AFP n’a pas pu vérifier ces images de manière indépendante.Une source sécuritaire citée par Sana avait fait état vendredi d'”exactions isolées”, les imputant à des “foules (…) non organisées” agissant en représailles à “l’assassinat de plusieurs membres des forces de police et de sécurité” par des “fidèles à l’ancien régime”.L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, s’est dit “profondément alarmé”, exhortant toutes les parties à “la retenue”, un appel également lancé par Berlin et plusieurs capitales de la région. Moscou, qui a accueilli son ex-allié Bachar al-Assad, a appelé les dirigeants syriens à “stopper le bain de sang”.Selon Aron Lund, du centre de réflexion Century International, la flambée de violences témoigne de la “fragilité du gouvernement”, dont une grande partie de l’autorité “repose sur des jihadistes radicaux qui considèrent les alaouites comme des ennemis de Dieu”. Depuis son arrivée au pouvoir, M. Chareh s’efforce de rassurer les minorités et a appelé ses forces à faire preuve de retenue et éviter toute dérive confessionnelle, mais cette ligne n’est pas nécessairement partagée par l’ensemble des factions qui opèrent sous son commandement, et forment aujourd’hui “l’armée et la police”, selon M. Lund.
“A69, on finit!”, plusieurs milliers de pro-autoroute se font entendre après l’arrêt du chantier
Plusieurs milliers de partisans de l’autoroute A69 se sont rassemblés samedi sur son tracé aux abords de Castres pour donner de la voix et défendre un projet “essentiel” pour la région, un peu plus d’une semaine après l’arrêt du chantier décidé par la justice.La sono crache un rap qui scande “On déroule l’autoroute!”, un organisateur confie en souriant: “on a fourni les paroles et l’IA a fait le reste”.Le morceau s’entend de loin, malgré le violent vent d’autan qui fait voler le sable du chantier où se sont rassemblés les partisans de l’autoroute contestée – entre 7 et 8.000 personnes selon les organisateurs, 3.700 selon la préfecture – derrière une banderole de tête proclamant: “Le bon sens, on finit!.”On a été un peu assommé par cette décision mais cette manifestation est là pour montrer que notre territoire ne va pas se résigner”, explique Guy Bousquet, chef d’entreprise et président de l’association pro-autoroute Via81.Les petits drapeaux avec le slogan “A69, on finit!” s’agitent derrière lui, leur couleur bleu horizon rappelle les maillots du Castres Olympique arborés par trois joueurs du l’équipe locale de rugby venus à la manifestation.Pierre-Yves Revol, le patron du club et par ailleurs président du groupe pharmaceutique Pierre-Fabre, influent acteur économique de la région et ardent défenseur du projet autoroutier, est là également mais ne souhaite pas s’exprimer.Dans le cortège, Kevin Rodriguez, conducteur d’engin sur le chantier de l’autoroute, est venu “écouter ce que les élus disent, savoir s’il va y avoir des avancées” et espérant “que les travaux vont reprendre”.”Jeudi midi (27 février, date de la décision du tribunal sur le fond), ils nous ont dit machine à l’arrêt, fin de chantier, ça fout un coup au moral”, raconte-t-il, affirmant ne pas comprendre: “c’était avant qu’il fallait se réveiller, le chantier, il est là maintenant”. La justice estime que les apports du projet sont insuffisants au regard des atteintes portées à l’environnement.”On peut pas laisser comme ça, faut finir”, abonde à ses côtés un collègue, conducteur de niveleuse qui souhaite rester anonyme et pour qui cette interruption de chantier, “ça été comme un +carjacking+ (vol de voiture, NDLR), on conduit et on vous sort du véhicule”. Désormais au chômage technique, il veut croire que l’Etat “peut passer au-dessus (de la décision du tribunal) et que le chantier peut continuer”.- “Souci d’attractivité” -Blouse blanche parmi les chasubles bleues des pro-A69, Marie-Noël Cufi est médecin à l’hôpital de Castres-Mazamet. Elle est venue défendre un projet “essentiel”. “Pour nous, un enjeu important c’est de rapprocher la métropole (toulousaine) pour des questions de qualité, notamment des transferts pour les patients, et puis il y a le souci de l’attractivité, on vit dans un territoire rural, enclavé et attirer des professionnels de santé est un challenge important au quotidien”, explique-t-elle, estimant que l’autoroute constituait un atout sur ces deux plans.”C’est une nécessité cette autoroute, des entreprises en ont besoin, on va pas rester figé, il faut avancer”, clame encore Burno Santamaria, de Castres, salarié d’un atelier de découpe de viande à Puylaurens (Tarn), sur le tracé de l’autoroute. Les manifestants veulent croire qu’une voie est encore possible pour une reprise rapide des travaux.”L’Etat fait le travail pour soutenir le chantier A69 et qu’on poursuive les travaux”, s’est félicité le député du Tarn (Renaissance) Jean Terlier, faisant référence à l’appel que prévoit de former le gouvernement à la décision du 27 février, ainsi qu’à un outil procédural qu’il entend utiliser: “un sursis à exécution”. Cette procédure permettrait de suspendre la décision de première instance.”Nous ne pouvons plus être soumis à l’aléa judiciaire”, a-t-il par ailleurs ajouté, annonçant “prendre l’initiative d’une proposition de loi de validation” de l’autorisation environnementale du chantier, qui pourrait être débattue “dans les semaines qui viennent”. L’autoroute devait être mise en service fin 2025.Le constructeur Atosca, concessionnaire désigné de l’A69 qui assurait le pilotage des travaux, était également représenté au rassemblement.”Le moment le plus difficile dans cette opération pour moi, ça a été d’annoncer aux 1.000 personnes (travaillant sur le chantier) (…) que l’on arrêtait totalement”, a dit à l’AFP Martial Gerlinger, directeur général d’Atosca.”On entend les opposants mais la majorité silencieuse, nous on a toujours considéré qu’elle était présente”, a-t-il estimé.
Vendée Globe: Van Weynbergh, non classé mais fêté pour son panache
Denis Van Weynbergh a douté “tous les jours” et a failli abandonner mais il a finalement bouclé samedi son défi: même hors délai il est venu à bout de son premier Vendée Globe et a été acclamé par des centaines de supporters admiratifs de sa ténacité.Bras en l’air, poings serrés et très ému, le skipper belge a débarqué samedi aux alentours de 10h après 117 jours de mer, au terme d’un tour du monde en solitaire émaillé d’avaries et de complications.”Depuis le 11 novembre (lendemain du départ) jusqu’à ce matin, c’était difficile (…) Mais là, je suis sur un nuage, il y a plein de monde, tous les gens que j’aime, il y a mes enfants, c’est indescriptible”, a-t-il déclaré devant la presse.Passant du rire aux larmes, la voix parfois chancelante, le marin de 57 ans a expliqué avoir douté “tout le temps, tous les jours, toutes les minutes, toutes les secondes”, et avoir été plusieurs fois “proche de l’abandon”.Lorsqu’on lui demande si sa course reste un rêve qui se réalise, il répond en riant: “Oui, ou peut-être un cauchemar.”Malgré ses efforts et après d’énièmes avaries fin février, le seul participant de ce Vendée Globe ayant une équipe 100% amateur n’a pas réussi à franchir dans les temps la ligne d’arrivée, officiellement fermée depuis vendredi matin. Et s’il a bouclé son tour du monde, il ne sera pas classé.”C’est le sport, il y a une règle. Une règle, par définition, c’est bête et méchant, c’est comme ça”, a-t-il commenté, résigné.- Fierté -Entouré de ses proches et de plusieurs concurrents, dont Jean Le Cam et Arnaud Boissières, le marin a reçu comme les autres skippers la traditionnelle bouteille de champagne des mains du président de la course, Alain Leboeuf.”Denis, nous sommes fiers de toi, fiers de ce que tu viens de réaliser”, lui a lancé ce dernier.Dès le début de matinée, de joyeux supporters avaient afflué le long du chenal, souvent vêtus aux couleurs de la Belgique, agitant des drapeaux et faisant résonner leurs cornes de brume.”Il peut être fier de ce qu’il a accompli. Bien sûr il y a une déception sur l’absence au classement mais il ne faut pas oublier qu’il ne jouait pas dans la même catégorie que les premiers: pas le même bateau, pas le même support”, affirme Jean-Christophe Saels, un ami du skipper venu de Belgique l’accueillir “comme il le mérite”.A son passage dans le chenal, certains supporters couraient derrière le voilier, essoufflés, longeant pancartes et banderoles marquées “Denis, champion” et “le courage d’un marin, la force d’un aventurier”.- “Monsieur résilience” -Particulièrement enthousiaste, en musique et sous les vivats, le “virage” de la “fédération française de la lose” – un site humoristique célébrant ceux qui “perdent avec panache” – a allumé sur son passage des dizaines de fumigènes.”C’est le panache d’un aventurier qui n’abandonne jamais (…) On n’aurait pas pu être un meilleur dernier que Denis. Ces derniers temps, c’était un jour, une galère. C’est monsieur résilience, monsieur poisse aussi: aujourd’hui, il a bien mérité qu’on lui fasse une arrivée en fanfare”, s’amuse Louis Roulet, de la “fédé de la lose”, un costume en forme de cornet de frite sur le dos.Lanterne rouge de la course depuis le 17 décembre et l’abandon du Hongrois Szabolcs Weöres au Cap de Bonne Espérance, Denis Van Weynbergh a connu de nombreuses mésaventures sur son parcours autour du monde, dont un problème de girouette, un loop de grand-voile brisé et une avarie de vérin de quille.”Je sais que c’était un grand privilège de participer, même si c’était dur. J’ai eu l’impresion d’être un VIP sur l’océan”, a-t-il affirmé lors de sa conférence de presse. Et d’ajouter en riant: “Même si, normalement, un VIP ne prend pas aussi cher…”
Tempête en Australie : deux camions militaires en mission entrent en collision, 36 blessés
Trente-six personnes ont été blessées samedi dans l’est de l’Australie après la collision de deux camions militaires en mission de secours, alors que la tempête Alfred provoquait des coupures d’électricité massives et un risque de crues subites, ont annoncé les services d’urgence et la police.”Le dernier bilan dont je dispose fait état de 36 blessés”, a …
Tempête en Australie : deux camions militaires en mission entrent en collision, 36 blessés
Trente-six personnes ont été blessées samedi dans l’est de l’Australie après la collision de deux camions militaires en mission de secours, alors que la tempête Alfred provoquait des coupures d’électricité massives et un risque de crues subites, ont annoncé les services d’urgence et la police.”Le dernier bilan dont je dispose fait état de 36 blessés”, a déclaré un porte-parole du service ambulancier de Nouvelle-Galles du Sud, qui a dépêché des équipes paramédicales sur les lieux près de la ville de Lismore, sujette aux inondations, ainsi que deux hélicoptères.Il a ajouté que les blessés avaient été transportés dans quatre hôpitaux.Certains soldats sont grièvement blessés, a indiqué le Premier ministre Anthony Albanese dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense. Rétrogradée en dépression tropicale samedi matin, Alfred a toutefois soufflé des vents violents sur la côte est australienne, déracinant des arbres et renversant des lignes électriques dans le sud-est du Queensland et le nord-est de la Nouvelle-Galles du Sud.La tempête a provoqué de fortes précipitations dans cette région, faisant gonfler les rivières sur les 400 kilomètres de littoral des deux Etats australiens, selon les prévisionnistes du Bureau australien de météorologie, déclenchant de nombreuses alertes aux inondations.”Les rivières commencent déjà à réagir aux fortes précipitations, avec de nombreuses alertes aux inondations (…) en cours”, a indiqué le bureau dans un communiqué.Bien que la tempête ait “commencé à s’affaiblir”, les prévisionnistes mettent en garde contre des pluies intenses et des rafales de vent qui pourraient se poursuivre tout au long du week-end.Le corps d’un homme de 61 ans a été retrouvé samedi après que son 4×4 a été emporté par les flots alors qu’il traversait un pont sur une rivière en crue, dans le nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Après avoir réussi à sortir de son véhicule, il a tenté en vain de s’accrocher à une branche avant de sombrer dans l’eau, selon la police.Près de 300.000 foyers dans le Queensland et 42.600 autres en Nouvelle-Galles du Sud étaient privés d’électricité samedi, d’après le groupe Energex.- “Des risques subsistent” -“Bien qu'(Alfred) ait été rétrogradé, des risques très sérieux subsistent et il est donc important que les (Australiens) ne considèrent pas cette rétrogradation comme une raison de se relâcher”, a averti le Premier ministre australien Anthony Albanese, en conférence de presse.”Son impact sera grave et s’intensifiera au cours des prochaines heures et même des prochains jours”, a-t-il insisté.Environ 16.200 personnes ont reçu l’ordre d’évacuer en Nouvelles-Galles du Sud, où 30 opérations de sauvetage ont été menées au cours des dernières 24 heures, selon les services d’urgence australiens.Ginny Burke, 30 ans, a déclaré à l’AFP qu’elle se trouvait par chance à son travail lorsque le vent a déraciné un arbre qui s’est abattu sur la maison qu’elle loue à Elanora, sur la Gold Coast, dans le Queensland.”Que peut-on faire ?”, s’interroge l’ambulancière, toutefois soulagée que la tempête n’ait causé pour elle que des dégâts matériels.Le Premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns, a mis en garde contre tout relâchement. “Les rivières sont pleines. La pluie continue et devrait continuer à tomber dans les jours à venir. Et les vents sont très forts”, a-t-il insisté lors d’une conférence de presse.
Tempête en Australie : deux camions militaires en mission entrent en collision, 36 blessés
Trente-six personnes ont été blessées samedi dans l’est de l’Australie après la collision de deux camions militaires en mission de secours, alors que la tempête Alfred provoquait des coupures d’électricité massives et un risque de crues subites, ont annoncé les services d’urgence et la police.”Le dernier bilan dont je dispose fait état de 36 blessés”, a déclaré un porte-parole du service ambulancier de Nouvelle-Galles du Sud, qui a dépêché des équipes paramédicales sur les lieux près de la ville de Lismore, sujette aux inondations, ainsi que deux hélicoptères.Il a ajouté que les blessés avaient été transportés dans quatre hôpitaux.Certains soldats sont grièvement blessés, a indiqué le Premier ministre Anthony Albanese dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense. Rétrogradée en dépression tropicale samedi matin, Alfred a toutefois soufflé des vents violents sur la côte est australienne, déracinant des arbres et renversant des lignes électriques dans le sud-est du Queensland et le nord-est de la Nouvelle-Galles du Sud.La tempête a provoqué de fortes précipitations dans cette région, faisant gonfler les rivières sur les 400 kilomètres de littoral des deux Etats australiens, selon les prévisionnistes du Bureau australien de météorologie, déclenchant de nombreuses alertes aux inondations.”Les rivières commencent déjà à réagir aux fortes précipitations, avec de nombreuses alertes aux inondations (…) en cours”, a indiqué le bureau dans un communiqué.Bien que la tempête ait “commencé à s’affaiblir”, les prévisionnistes mettent en garde contre des pluies intenses et des rafales de vent qui pourraient se poursuivre tout au long du week-end.Le corps d’un homme de 61 ans a été retrouvé samedi après que son 4×4 a été emporté par les flots alors qu’il traversait un pont sur une rivière en crue, dans le nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Après avoir réussi à sortir de son véhicule, il a tenté en vain de s’accrocher à une branche avant de sombrer dans l’eau, selon la police.Près de 300.000 foyers dans le Queensland et 42.600 autres en Nouvelle-Galles du Sud étaient privés d’électricité samedi, d’après le groupe Energex.- “Des risques subsistent” -“Bien qu'(Alfred) ait été rétrogradé, des risques très sérieux subsistent et il est donc important que les (Australiens) ne considèrent pas cette rétrogradation comme une raison de se relâcher”, a averti le Premier ministre australien Anthony Albanese, en conférence de presse.”Son impact sera grave et s’intensifiera au cours des prochaines heures et même des prochains jours”, a-t-il insisté.Environ 16.200 personnes ont reçu l’ordre d’évacuer en Nouvelles-Galles du Sud, où 30 opérations de sauvetage ont été menées au cours des dernières 24 heures, selon les services d’urgence australiens.Ginny Burke, 30 ans, a déclaré à l’AFP qu’elle se trouvait par chance à son travail lorsque le vent a déraciné un arbre qui s’est abattu sur la maison qu’elle loue à Elanora, sur la Gold Coast, dans le Queensland.”Que peut-on faire ?”, s’interroge l’ambulancière, toutefois soulagée que la tempête n’ait causé pour elle que des dégâts matériels.Le Premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns, a mis en garde contre tout relâchement. “Les rivières sont pleines. La pluie continue et devrait continuer à tomber dans les jours à venir. Et les vents sont très forts”, a-t-il insisté lors d’une conférence de presse.






