AFP World

Crues: le département de l’Hérault en vigilance rouge, Agde sous l’eau

L’Hérault a été placé lundi en vigilance rouge par Météo-France pour des crues exceptionnelles avec des cumuls important de pluies qui font déborder le fleuve du département et menacent la ville côtière d’Agde.Cinq départements sont par ailleurs en vigilance orange pour crues jusqu’à mardi 6h00: Aveyron, Haute-Corse, Lozère, Tarn, Var.Sur le secteur d’Agde, la montée des eaux qui a débuté à la mi-journée de lundi est en cours de stabilisation lundi soir, indique le dispositif Vigicrue. Des débordements importants et dommageables sont toujours en cours et les niveaux devraient rester hauts dans la nuit de lundi à mardi. A Agde, où le pic de la crue a été atteint vers 20H00, le niveau de l’Hérault noyait en partie les promenades longeant le fleuve de part et d’autre du pont menant au coeur historique de la ville, a constaté un journaliste de l’AFP. Si des rues proches du pont étaient fermées par des barrières sur lesquelles étaient placées des panneaux “route inondée”, le pont lui-même restait ouvert à la circulation, quelques mètres séparant encore le bas de son tablier des eaux tumultueuses qui passaient dessous.Une telle crue n’avait jamais été atteinte depuis novembre 1994, selon les prévisionnistes. “C’est la première fois qu’on voit ça, on habite ici depuis huit ans”, explique à l’AFP Arnaud Daufresne, sur le pas de sa porte située proche des quais où une trentaine de centimètres d’eau rend le passage difficile. “On a interdiction de sortir, on a reçu un SMS”, ajoute le chauffeur-livreur de 40 ans.De nombreux cours d’eau du Massif central et du pourtour méditerranéen et Corse subissent également des réactions modérées à importantes, avec souvent une succession de pics de crues générés par les différents épisodes pluvieux.Dans l’Hérault, depuis le début de journée, Météo-France a observé des cumuls de l’ordre de 70 à 100 mm sur l’est du département avec localement 90 à 120 mm sur le secteur de Montpellier, d’après son dernier bulletin météo de 22h00.La ville a fermé ses parcs et jardins ainsi que les cimetières, le zoo et le marché de Noël.Une partie du réseau de tramways est également à l’arrêt et plusieurs quais sont interdits d’accès le long du Lez dans le centre-ville.- 1.000 foyers sans électricité -Lundi soir, l’épisode n’avait pas fait de dégâts majeurs à ce stade. Le sapeurs-pompiers de l’Hérault ont reçu 1.082 appels, 61 opérations ont été effectuées, dont 36 sauvetages et une centaine de mises en sécurité à la mairie de Palavas-les-Flots et dans un gymnase de Montpellier.Près de 1.000 foyers sont privés électricité dont 520 à Montpellier, selon Enedis qui a mobilisé une quarantaine de techniciens.Le Service d’incendie et de secours (Sdis) de la Haute-Corse a réalisé dans le secteur de Corte une dizaine d’interventions sur les axes routiers liée aux conditions météorologiques, ainsi que quelques interventions liées à des inondations de caves et la réserve d’un commerce.En Haute-Corse, l’aval du fleuve Tavignano présente “un risque de crue génératrice de débordements importants susceptibles d’avoir un impact significatif sur la vie collective et la sécurité des biens et des personnes”, selon un communiqué de la préfecture.Les pluies présentes en soirée vont se poursuivre en première partie de nuit sur les secteurs déjà touchés avec des intensités plus faibles que précédemment (5-10 mm/h). En seconde partie de nuit, les pluies vont progressivement s’affaiblir tout en se décalant vers le sud-ouest du département de l’Hérault, ce qui devrait permettre une sortie de la vigilance orange “pluie-inondations”, selon les prévisions de Météo-France.Les départements de l’Aveyron et du Tarn sont également en vigilance orange pour neige-verglas. L’épisode neigeux devrait se poursuivre jusque mardi matin et des cumuls importants sont attendus jusqu’à basse altitude.

Colère agricole: pas de “trêve” à l’approche de Noël, nouveau cas de dermatose

La mobilisation des agriculteurs, en baisse ces derniers jours, a connu un léger rebond lundi, des barrages et manifestations persistant notamment dans le Sud-Ouest, où un abattage lié à un nouveau cas de dermatose, apparu en dépit des mesures sanitaires, est venu rappeler la menace sur le cheptel français.L’abattage de quatre vaches a été ordonné à Saint-Marsal, dans les Pyrénées-Orientales, après la détection vendredi d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), malgré la campagne de vaccination des bovins qui bat son plein dans le Sud-Ouest.La vache contaminée appartenait à un élevage déjà touché par la dermatose, mais dans un groupe distinct de bovins, a précisé la préfecture, qui a confirmé l’abattage.Cette vache avait été vaccinée, a indiqué “en toute transparence” le ministère de l’Agriculture à des journalistes, expliquant qu’une vache peut en effet contracter la DNC lors des trois semaines au cours desquelles le vaccin gagne en puissance, et présenter des symptômes encore plus tard.Depuis l’apparition de la DNC sur le territoire français, en Savoie l’été dernier, l’Etat tente de contenir la propagation du virus en appliquant trois règles: abattage systématique dès la détection d’un cas, vaccination et restriction de mouvements.- “Pas lâcher” -La mobilisation des agriculteurs, qui contestent cette stratégie d’abattage des troupeaux entiers au moindre cas détecté, a connu un léger regain lundi, avec 35 actions mobilisant 1.200 personnes, selon le ministère de l’Intérieur. C’est plus que ce week-end (23 actions dimanche, 50 samedi), mais nettement mois qu’en fin de semaine dernière (110 actions jeudi, 93 vendredi).Dans la nuit de dimanche à lundi, un nouveau barrage a été levé, à Tarascon-sur-Ariège sur l’axe stratégique de la RN20 entre la France et l’Andorre, après dix jours de mobilisation, tandis que dans les Pyrénées-Atlantiques, seule la fin de l’abattage total pourra faire quitter aux agriculteurs leur campement installé sur l’A64 à hauteur d’Urt, à 15 kilomètres de Bayonne, également depuis dix jours.”On ne va pas lâcher parce qu’il y a les fêtes de fin d’année. S’il faut partir une ou deux heures à la maison pour voir la famille, on le fera. Mais on reviendra toujours”, a assuré Xan Michelema, 20 ans.A l’autre extrémité de l’A64, à Carbonne, près de Toulouse, une petite foule d’agriculteurs s’est encore pressée sur le barrage décoré de sapins aux branches desquelles pendaient des cartouches vides de gaz lacrymogène, tirées selon les agriculteurs autour de la ferme ariégeoise d’où la colère agricole est partie.”Le soutien est indéfectible, il grossit tous les jours. Les gens veulent venir faire la messe de Noël” sous le pont de la sortie 27 de l’autoroute, a déclaré à l’AFP Bertrand Loup, éleveur et vice-président de la chambre d’agriculture de Haute-Garonne.La circulation a toutefois encore été entravée lundi, notamment sur l’A63 près de Bordeaux, sur l’A64 entre Toulouse et Bayonne, ou encore sur l’A75 Clermont-Béziers en Lozère et dans l’Aveyron, selon des représentants syndicaux joints par l’AFP.A Cestas (Gironde), une trentaine d’agriculteurs poursuivent le blocage sous l’échangeur de l’A63. “Depuis deux ans, on se bat pour avoir des réponses pour que l’agriculture française soit prospère et pour que nous, agriculteurs, puissions vivre dignement de notre métier. Tout le monde s’en fout dans ce pays”, a estimé José Pérez, figure des mouvements de 2024 dans le Lot-et-Garonne voisin.Malgré les appels du gouvernement à une “trêve” à l’approche des fêtes, de nouvelles actions ont encore fleuri lundi.A Reims, une trentaine d’agriculteurs et une vingtaine de tracteurs étaient mobilisés lundi matin sur un barrage filtrant, distribuant du lait aux automobilistes.- Cellule scientifique -Lundi, une cellule de dialogue entre scientifiques et représentants agricoles d’Occitanie a tenu à Toulouse une deuxième réunion d’échanges autour d’une évolution du protocole de gestion de la crise de la DNC.”Ça va à deux à l’heure”, a fustigé Bertrand Loup, indiquant que cette cellule ne pourrait permettre de modifier le protocole qu’au plus tôt en janvier. “Des cas (de DNC, NDLR), il peut y en avoir tous les jours et on se donne du temps dans l’urgence, c’est hallucinant”, a-t-il critiqué.Les bovins situés dans une zone couvrant dix départements du Sud-Ouest (Ariège, Aude, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Hérault, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales et Tarn) doivent être vaccinés d’ici à mi-janvier.Mardi, le leader de la contestation au sud de Toulouse, Jérôme Bayle, doit être reçu en fin d’après-midi par le préfet. S’il demande de retirer le barrage sur l’A64, “on ira manifester à Toulouse et le mouvement s’élargira”, a-t-il promis.bdu-tb-jed-ldf-mdz/vgr/er

Envoyé spécial américain au Groenland: l’UE “solidaire” du Danemark

Les responsables de l’Union européenne ont exprimé lundi leur “pleine solidarité avec le Danemark, après l’annonce par le président américain Donald Trump de la nomination d’un envoyé spécial pour ce vaste territoire autonome danois qu’il a menacé d’annexer.Copenhague a de son côté convoqué l’ambassadeur des Etats-Unis.”Je suis profondément indigné par cette nomination et par cette déclaration, que je trouve totalement inacceptables”, a commenté le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen dans un entretien avec la chaîne de télévision TV2 Danemark.”Nous avons convoqué aujourd’hui l’ambassadeur des Etats-Unis au ministère des Affaires étrangères pour une réunion, avec le représentant du Groenland, au cours de laquelle nous avons tracé très clairement une ligne rouge et demandé également des explications”, a-t-il indiqué plus tard à la radio-télévision publique DR.”Tant que nous avons un royaume au Danemark qui se compose du Danemark, des îles Féroé et du Groenland, nous ne pouvons pas accepter que certains sapent notre souveraineté”, a-t-il prévenu.”L’intégrité territoriale et la souveraineté sont des principes fondamentaux du droit international”, ont quant à eux réaffirmé sur X la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa.”Ces principes sont essentiels non seulement pour l’Union européenne mais aussi pour les nations du monde entier”, ont-ils réaffirmé.- “On ne peut pas annexer un autre pays” -Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, et la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, ont pour leur part rendu publique une déclaration commune rappelant que “les frontières nationales et la souveraineté des Etats sont fondées sur le droit international”.”On ne peut pas annexer un autre pays. Pas même en invoquant la sécurité internationale”, ont martelé les deux chefs de gouvernement, ajoutant attendre “le respect de notre intégrité territoriale commune”.Dans un message sur Facebook adressé aux Groenlandais, M. Nielsen a estimé que la nomination d’un envoyé spécial américain ne changeait “rien pour nous ici chez nous”. “Nous déterminerons notre avenir nous-mêmes. Le Groenland est notre pays”, a-t-il affirmé, rappelant que “le Groenland appartient aux Groenlandais”.Le président américain a annoncé dimanche la nomination du gouverneur de Louisiane (sud-est des Etats-Unis), le républicain Jeff Landry, au poste d’envoyé spécial des États-Unis au Groenland.”Je suis heureux d’annoncer que je nomme le grand gouverneur de Louisiane, Jeff Landry, au poste d’envoyé spécial des Etats-Unis au Groenland”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.”Jeff comprend à quel point le Groenland est essentiel à notre sécurité nationale et il défendra avec force les intérêts de notre pays pour la sûreté, la sécurité et la survie de nos alliés et, en fait, du monde entier. Félicitations, Jeff!”Après son élection, Donald Trump avait expliqué avoir “besoin” du Groenland, notamment pour la sécurité des États-Unis, répétant à plusieurs reprises son souhait de s’en emparer.Le Groenland, 57.000 habitants, soutenu par sa puissance de tutelle, a rétorqué ne pas être à vendre et vouloir décider seul de son avenir.- “Formidable” pour le Groenland -Dans un message publié dimanche sur X, Jeff Landry a remercié M. Trump. “C’est un honneur de vous servir bénévolement pour faire du Groenland une partie des Etats-Unis”, a-t-il assuré, avant de préciser que sa nomination “n’affecte en rien” ses fonctions de gouverneur de la Louisiane.M. Landry avait salué en début d’année l’intention du président américain d’annexer le Groenland. Donald Trump “a tout à fait raison!”, avait-il écrit sur X le 10 janvier. “Nous devons faire en sorte que le Groenland rejoigne les Etats-Unis. Ce serait formidable pour lui, formidable pour nous! Faisons-le!”En janvier dernier, 85% des Groenlandais s’étaient dits opposés à une future appartenance aux États-Unis, d’après un sondage publié dans le quotidien groenlandais Sermitsiaq. Seuls 6% y étaient favorables.Pour Donald Trump, l’attrait du Groenland tient à sa richesse en minéraux et à sa position stratégique, à la croisée des océans Atlantique nord et Arctique.Fin mars, le vice-président américain, JD Vance, avait provoqué un tollé en prévoyant une visite dans cette immense île arctique sans y avoir été invité.Face à l’ire déclenchée au Groenland, au Danemark et à travers l’Europe, il avait limité son déplacement à la base aérienne américaine de Pituffik, la plus septentrionale des États-Unis.Il avait profité de son séjour pour critiquer l’inaction supposée du Danemark au Groenland.Fin août, la télévision danoise avait révélé qu’au moins trois Américains liés à Donald Trump avaient réalisé des opérations d’influence dans ce territoire polaire.

La Chine cible des produits laitiers européens, vive réaction de l’UE

Un nouveau front s’est ouvert dans les relations commerciales déjà tendues entre la Chine et l’UE: Pékin va imposer des taxes sur certains produits laitiers européens, une mesure vivement dénoncée par l’UE et les producteurs européens qui la jugent totalement injustifiée.Ces droits de douane “provisoires” s’échelonneront de 21,9% à 42,7% et entreront en vigueur mardi, a annoncé lundi le ministère chinois du Commerce.Ils concernent toute une série de produits, notamment les fromages frais et transformés, les fromages bleus ainsi que certains laits et crèmes, qui bénéficieraient selon Pékin de subventions faisant subir un “préjudice substantiel” aux concurrents chinois.”C’est un développement très négatif” dans les relations entre l’UE et la Chine, a réagi lundi un porte-parole de la Commission européenne.”C’est un choc, un coup de massue”, a renchéri auprès de l’AFP François-Xavier Huard, PDG de la Fédération nationale de l’industrie laitière, organisation qui représente les industriels français du secteur comme Lactalis, Danone, Savencia ou Bel.Il s’agit d’un “coup dur pour les entreprises concernées (…) surtout en raison de la situation déjà tendue sur le marché”, a réagi de son côté l’Association allemande de l’industrie laitière.- Mesure de rétorsion -Le gouvernement chinois a pris cette décision dans le cadre d’une enquête antisubventions lancée en août 2024, officiellement à la suite d’une demande de l’Association laitière de Chine. Mais pour les Européens, il s’agissait d’une mesure de rétorsion, car cette enquête avait été annoncée au lendemain de l’annonce par l’UE de sa décision d’imposer des droits de douane élevés sur les véhicules électriques fabriqués en Chine. Selon la Commission européenne, Pékin prévoit de conclure son enquête sur le secteur laitier européen le 21 février, date à laquelle la taxe douanière pourrait devenir définitive.Mais Bruxelles veut convaincre la Chine d’y renoncer. “Notre analyse est que cette enquête est basée sur des allégations contestables et des preuves insuffisantes, et que les mesures sont par conséquent injustifiées et infondées”, a déclaré à la presse Olof Gill, porte-parole de la Commission.”Nous faisons tout ce qu’il faut pour défendre les agriculteurs et les exportateurs de l’UE, ainsi que la Politique agricole commune, contre l’utilisation abusive par la Chine de mesures de protection commerciales”, a-t-il ajouté, rappelant que la Commission avait déjà saisi l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à propos de ce dossier.”Nous n’acceptons pas cette décision unilatérale, et sans fondement”, a dit de son côté le ministre français du Commerce extérieur Nicolas Forissier.”Nous ferons toujours en sorte de protéger nos filières. Dans ce sens, nous travaillons en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes (entreprises, Commission, autres Etats membres) pour défendre les producteurs européens”, a ajouté le ministre.La semaine dernière, la Chine avait déjà annoncé imposer pour cinq ans des droits “antidumping” allant de 4,9% à 19,8% sur le porc et ses sous-produits importés de l’UE, sur la base d’une autre enquête ouverte en juillet 2024.Toutefois, cette mesure avait été accueillie avec un certain soulagement par les producteurs porcins européens, qui subissaient des taux provisoires encore plus prohibitifs, pouvant s’élever jusqu’à 62,4%.- Terres rares et puces électroniques -Les relations commerciales entre l’UE et la Chine sont sous tension depuis 2024.Après le bras de fer sur l’automobile, la Chine a également ciblé les importations de cognac et autres brandys européens.L’UE reproche aussi à Pékin d’entretenir à coup de subventions d’énormes surcapacités dans la production d’acier, qui mettent en péril l’industrie européenne.A tel point que la Commission a proposé cet automne des mesures protectionnistes sans précédent pour sauver les aciéristes de l’UE.En outre, des mesures de restriction des exportations de terres rares, des matières premières essentielles pour des pans entiers de l’économie européenne, mises en œuvre cette année par Pékin, ont exacerbé ces tensions, amplifiées encore par le différend entre la Chine et les Pays-Bas autour du fabricant de composants électroniques Nexperia.burs-fpo/er

La mobilisation agricole faiblit mais pas de “trêve” à l’approche de Noël

La mobilisation des agriculteurs, opposés à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et au traité Mercosur, a baissé d’intensité ces derniers jours, mais des barrages et manifestations continuent à l’approche de Noël, notamment dans le Sud-Ouest.L’abattage lundi de quatre vaches à Saint-Marsal, dans les Pyrénées-Orientales, après la détection d’un cas de DNC vendredi, comme l’a confirmé à l’AFP la préfecture de ce département, a rappelé que l’épizootie reste d’actualité à l’avant-veille du réveillon, en dépit de la campagne de vaccination des bovins qui bat son plein dans le Sud-Ouest.La vache touchée appartenait à un élevage déjà touché par la dermatose au sein d’un groupe distinct de bovins, a précisé la préfecture.Depuis l’apparition de la DNC sur le territoire français, en Savoie cet été, l’Etat tente de contenir la propagation du virus en se fondant sur “trois piliers”: l’abattage systématique dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.- “Pas lâcher” -Dans la nuit de dimanche à lundi, un nouveau barrage a été levé, à Tarascon-sur-Ariège sur l’axe stratégique de la RN20 entre la France et l’Andorre, après dix jours de mobilisation, tandis que dans les Pyrénées-Atlantiques, seule la fin de l’abattage total pourrait faire quitter aux agriculteurs leur campement installé sur l’A64 à hauteur d’Urt, à 15 kilomètres de Bayonne, également depuis dix jours.”On ne va pas lâcher parce qu’il y a les fêtes de fin d’année. S’il faut partir une ou deux heures à la maison pour voir la famille, on le fera. Mais on reviendra toujours”, assure Xan Michelema, 20 ans.A l’autre extrémité de l’A64, à Carbonne, près de Toulouse, une petite foule d’agriculteurs se presse toujours sur le barrage décoré de sapins aux branches desquelles pendent des cartouches vides de gaz lacrymogène, tirées selon les agriculteurs autour de la ferme ariégeoise d’où la colère agricole est partie.- Messe de Noël -“Le soutien est indéfectible, il grossit tous les jours. Les gens veulent venir faire la messe de Nöel”, prévue le 24 au soir sous le pont de la sortie 27 de l’autoroute, a déclaré à l’AFP Bertrand Loup, éleveur et vice-président de la chambre d’agriculture de Haute-Garonne.Selon le ministère de l’Intérieur, 23 actions mobilisant 720 personnes ont été comptabilisées dimanche, essentiellement dans le Sud-Ouest, contre 50 actions samedi, 93 vendredi et 110 jeudi.Malgré cette décrue, la circulation est encore entravée sur l’A63 près de Bordeaux, sur l’A64 entre Toulouse et Bayonne, ou encore sur l’A75 Clermont-Béziers en Lozère et dans l’Aveyron, selon des représentants syndicaux joints par l’AFP.A Cestas (Gironde), une trentaine d’agriculteurs, certains avec leurs familles, poursuivaient le blocage sous l’échangeur de l’A63, où ils ont installé un sapin et une crèche, a constaté un journaliste de l’AFPTV.José Pérez, figure des mouvements de 2024 dans le Lot-et-Garonne voisin, salue la ténacité des manifestants. “Depuis deux ans, on se bat pour avoir des réponses pour que l’agriculture française soit prospère et pour que nous, agriculteurs, puissions vivre dignement de notre métier. Tout le monde s’en fout dans ce pays”, estime-t-il.Malgré les appels du gouvernement à une “trêve” à l’approche des fêtes, de nouvelles actions fleurissent encore.A Reims, une trentaine d’agriculteurs et une vingtaine de tracteurs étaient mobilisés lundi matin sur un barrage filtrant, distribuant du lait aux automobilistes.- Cellule scientifique -Lundi, une cellule de dialogue entre scientifiques et représentants agricoles d’Occitanie a tenu à Toulouse une deuxième réunion d’échanges autour d’une évolution du protocole de gestion de la crise de DNC.”Ça va à deux à l’heure”, a fustigé Bertrand Loup, indiquant que cette cellule ne pourrait permettre de modifier le protocole qu’au plus tôt en janvier. “Des cas (de DNC, ndlr), il peut y en avoir tous les jours et on se donne du temps dans l’urgence, c’est hallucinant.”Une rumeur d’un cas en Haute-Garonne a parcouru les conversations entre éleveurs, sans que les services de l’Etat ne confirment.Les bovins situés dans une zone couvrant dix départements du Sud-Ouest (Ariège, Aude, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Hérault, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales et Tarn) doivent être vaccinés d’ici à mi-janvier.Mardi, le leader de la contestation au sud de Toulouse, Jérôme Bayle, doit être reçu en fin d’après-midi par le préfet. S’il demande de retirer le barrage sur l’A64, “on ira manifester à Toulouse et le mouvement s’élargira”, promet-il.bdu-tb-jed-ldf-mdz/vgr/de

Le Cambodge affirme que la Thaïlande a lancé des frappes aériennes après leurs pourparlers sur leur conflit frontalier

Le Cambodge a accusé la Thaïlande d’avoir bombardé son territoire lundi, peu après l’annonce par Bangkok que les deux pays avaient accepté d’avoir des discussions directes pour tenter de régler leur conflit frontalier.Selon les derniers bilans officiels respectifs, au moins 43 personnes ont été tuées – 23 côté thaïlandais, 20 côté cambodgien – depuis la …

Le Cambodge affirme que la Thaïlande a lancé des frappes aériennes après leurs pourparlers sur leur conflit frontalier Read More »