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Des dizaines de milliers de manifestants en France pour l’égalité femmes-hommes et contre le “masculinisme”
Inégalités salariales persistantes, féminicides et montée de discours “masculinistes”: des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi en France pour la Journée internationale pour les droits des femmes. “C’est une lutte, ce n’est pas fini. Trump, les masculinistes, font beaucoup de bruit mais ils sont moins forts que nous”, assure à l’AFP Sabine, 49 ans, responsable d’une association professionnelle, accompagnée de son fils dans un cortège parisien très dense.Autre manifestante croisée au milieu d’un public jeune et familial, Lucie, 18 ans, entend “défendre le droit à l’avortement et protester contre l’extrême droite car ça monte et ça fait peur”.Tonalité politique également avec une brève action de “Femen” qui, peintes de drapeaux américains, européens ou russes barrés d’une croix gammée, ont fait des saluts nazis en criant “Heil Trump”, “Heil Meloni” ou “Heil Poutine”. Une action, visant selon elles à offrir une “riposte féministe” à une “épidémie fasciste”.Une cinquantaine de collectifs, associations et syndicats avaient appelé à quelque 150 rassemblements en cette Journée internationale des droits des femmes. Le collectif organisateur Grève féministe a revendiqué 120.000 participants à Paris et au total 250.000 en France.La préfecture de police a annoncé 47.000 manifestants à Paris, près du double de l’an dernier. Le cortège a défilé dans le calme, hormis quelques tensions entre CRS et manifestants en queue – les autorités font état de sept interpellations. En province, la participation “est établie à 85.000 participants”, de source policière. Ils étaient 9.300 à Lyon, 7.500 à Toulouse, 6.000 à Marseille, 5.000 à Rennes, selon les préfectures.- “On patine” -A Paris, un petit groupe du collectif identitaire Nemesis, dont la présence annoncée avait été dénoncée par les associations féministes et antiracistes, a débuté sa manifestation environ 300 mètres derrière le cortège principal, très encadré par les forces de l’ordre et sous les huées de passants, a constaté une journaliste de l’AFP. Toujours dans la capitale, la Tour Eiffel devait arborer en soirée un message de soutien – en français, anglais, farsi et arabe – aux femmes afghanes. Au-delà du contexte politique et géopolitique tendu, la réduction des écarts de revenus persistants entre les femmes et les hommes reste en tête des revendications. A temps de travail identique, le salaire moyen des femmes reste inférieur de 14,2%, selon l’Insee.”On patine, on avance extrêmement lentement”, ce qui devient “insupportable”, a déploré samedi sur France Inter la numéro un de la CFDT Marylise Léon.”Nous sommes en grève féministe” pour montrer que “quand les femmes s’arrêtent, tout s’arrête”, rappelle Amy Bah, responsable de Nous Toutes Lille, qui a manifesté dans le Nord.Conséquence des inégalités professionnelles: les femmes ont généralement des pensions de retraite inférieures. Le 8 mars était aussi, aux yeux de la CGT, une mobilisation pour l’abrogation de la réforme des retraites, qui pénalise selon le syndicat davantage les femmes.- “Le machisme tue” -Pour renforcer l’égalité entre les sexes, le gouvernement a lancé en 2023 un plan quinquennal qui met l’accent sur plusieurs thématiques, dont la lutte contre les violences. Dans ce cadre, il a notamment renforcé le soutien financier à la ligne d’écoute associative 3919, qui a connu en 2024 une “année record”, avec plus de 100.000 appels.Le gouvernement a également développé le nombre de maison des femmes, qui accompagnent les victimes et le déploiement des téléphones “grave danger” et de bracelets anti-rapprochement.Des mesures insuffisantes pour les associations alors que, selon Salomé Hocquard de l’Unef, les affaires Pelicot, Le Scouarnec ou Bétharram montrent que les violences sexistes et sexuelles sont encore “partout”. Un message repris dans les cortèges à Strasbourg – “On ne naît pas femme mais on en meurt ” – comme à Paris: “Le féminisme n’a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours”, clame la pancarte artisanale brandie par Christelle, 48 ans, employée dans l’informatique.En 2025, en France, c’est toujours “dur” d’être une femme, résume Clémentine, 36 ans, développeuse qui a défilé à Lyon. “Il faut toujours en faire dix fois plus que les hommes pour obtenir 1% de ce qu’ils ont.””Le combat n’est jamais fini. Des choses qui étaient acquises reculent”, abonde, à Marseille, Caroline, 27 ans,qui remarque qu’on “ferme par exemple des centres de planning familial dans la Drôme”.burs-mca-mdh-vac-alu/
Syrie: les autorités veulent “ramener l’ordre” dans l’ouest après des violences meurtrières
Les autorités syriennes ont affirmé œuvrer samedi à “ramener l’ordre” dans l’ouest du pays, ancien bastion du président déchu Bachar al-Assad, où 568 civils ont été tués en trois jours selon une ONG.Ces violences sont les premières de cette ampleur depuis la prise de pouvoir le 8 décembre en Syrie d’une coalition rebelle emmenée par le groupe islamiste radical sunnite Hayat Tahrir al-Sham, HTS. Elles ont éclaté jeudi après plusieurs jours de tensions dans la région de Lattaquié, un bastion de la minorité musulmane alaouite, dont est issu le clan Assad. Depuis, “568 civils alaouites ont été tués dans les régions de la côte syrienne et des montagnes de Lattaquié par les forces de sécurité et des groupes affiliés”, selon un nouveau bilan en début de soirée de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Cela porte le bilan des violences à 760 morts, dont 213 membres des forces de sécurité et des combattants loyaux au clan Assad, selon la même source.L’ONG, basée au Royaume-Uni et disposant d’un vaste réseau de sources en Syrie, pointe des “exécutions sur des bases confessionnelles ou régionales” assorties “de pillages de maisons et de biens.”La France a “condamné” samedi “avec la plus grande fermeté les exactions qui ont frappé des civils sur une base confessionnelle et des prisonniers” en Syrie.Les Eglises syriennes ont également dénoncé les “massacres de civils innocents” et appelé “à une fin immédiate de ces actes horribles”.- “Engagement total” -Samir Haidar, un habitant de Banyas de 67 ans, a déclaré à l’AFP que deux de ses frères et sa nièce avaient été tués par des “groupes armés” qui sont entrés chez eux, ajoutant qu’il y avait “des étrangers parmi eux”.”A cinq minutes près, j’aurais été tué…”, a-t-il ajouté, précisant qu’il avait réussi à s’échapper dans un quartier sunnite.Une source du ministère de la Défense citée par l’agence officielle Sana a indiqué que “les routes menant à la région côtière ont été fermées afin de contrôler les infractions, prévenir les exactions et rétablir progressivement la stabilité dans la région”.L’ordre a été donné aux forces de sécurité de “ramener l’ordre” à Jablé, Tartous et Lattaquié, a indiqué la même source, faisant état de l’arrestation d’un “grand nombre de pillards”.”Nous affirmons notre engagement total à protéger la paix civile et à garantir la sécurité de tous les citoyens, et il n’y aura aucun laxisme”, a affirmé de son côté Moustafa Kneifati, responsable de la sécurité à Lattaquié.Des images diffusées par Sana montraient samedi ce qu’elle décrit comme un convoi de forces de sécurité entrant à Banyas, dans la province de Tartous plus au sud. L’agence a ensuite rapporté qu’un membre des forces de sécurité avait été tué et deux autres blessés dans une embuscade tendue par des hommes fidèles à Assad dans la région de Lattaquié.Le ministre de l’Education, Nazir al-Qadri, a annoncé la fermeture des écoles dimanche et lundi dans les provinces de Lattaquié et de Tartous, selon Sana.Le rétablissement de la sécurité est le principal défi pour le nouveau pouvoir syrien, après plus de 13 ans de guerre civile.Le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, a appelé vendredi soir les insurgés alaouites à “déposer les armes avant qu’il ne soit trop tard”. L’escalade a débuté après une attaque sanglante de fidèles de Bachar al-Assad contre des forces de sécurité dans la ville côtière de Jablé dans la nuit de jeudi à vendredi, selon les autorités. Les forces de sécurité ont envoyé le lendemain des renforts et lancé d’importantes opérations dans la région.- “Exactions” -Des témoignages sur des exactions contre les civils alaouites, que l’AFP n’a pas été en mesure de vérifier indépendamment, se multiplient sur les réseaux sociaux, émanant de proches ou amis des victimes. L’OSDH et des militants ont publié vendredi des vidéos montrant des dizaines de corps en vêtements civils empilés dans la cour d’une maison, des femmes pleurant à proximité.Dans une autre séquence, des hommes en tenue militaire ordonnent à trois personnes de ramper en file, avant de leur tirer dessus à bout portant.L’AFP n’a pas pu vérifier ces images de manière indépendante.Une source sécuritaire citée par Sana avait fait état vendredi d'”exactions isolées”, les imputant à des “foules (…) non organisées” agissant en représailles à “l’assassinat de plusieurs membres des forces de police et de sécurité” par des “fidèles à l’ancien régime”.Selon Aron Lund, du centre de réflexion Century International, la flambée de violences témoigne de la “fragilité du gouvernement”, dont une grande partie de l’autorité “repose sur des jihadistes radicaux qui considèrent les alaouites comme des ennemis de Dieu”. Depuis son arrivée au pouvoir, M. Chareh s’efforce de rassurer les minorités et a appelé ses forces à faire preuve de retenue et éviter toute dérive confessionnelle, mais cette ligne n’est pas nécessairement partagée par l’ensemble des factions qui opèrent sous son commandement, selon M. Lund.
Syrie: les autorités veulent “ramener l’ordre” dans l’ouest après des violences meurtrières
Les autorités syriennes ont affirmé œuvrer samedi à “ramener l’ordre” dans l’ouest du pays, ancien bastion du président déchu Bachar al-Assad, où 568 civils ont été tués en trois jours selon une ONG.Ces violences sont les premières de cette ampleur depuis la prise de pouvoir le 8 décembre en Syrie d’une coalition rebelle emmenée par le groupe islamiste radical sunnite Hayat Tahrir al-Sham, HTS. Elles ont éclaté jeudi après plusieurs jours de tensions dans la région de Lattaquié, un bastion de la minorité musulmane alaouite, dont est issu le clan Assad. Depuis, “568 civils alaouites ont été tués dans les régions de la côte syrienne et des montagnes de Lattaquié par les forces de sécurité et des groupes affiliés”, selon un nouveau bilan en début de soirée de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Cela porte le bilan des violences à 760 morts, dont 213 membres des forces de sécurité et des combattants loyaux au clan Assad, selon la même source.L’ONG, basée au Royaume-Uni et disposant d’un vaste réseau de sources en Syrie, pointe des “exécutions sur des bases confessionnelles ou régionales” assorties “de pillages de maisons et de biens.”La France a “condamné” samedi “avec la plus grande fermeté les exactions qui ont frappé des civils sur une base confessionnelle et des prisonniers” en Syrie.Les Eglises syriennes ont également dénoncé les “massacres de civils innocents” et appelé “à une fin immédiate de ces actes horribles”.- “Engagement total” -Samir Haidar, un habitant de Banyas de 67 ans, a déclaré à l’AFP que deux de ses frères et sa nièce avaient été tués par des “groupes armés” qui sont entrés chez eux, ajoutant qu’il y avait “des étrangers parmi eux”.”A cinq minutes près, j’aurais été tué…”, a-t-il ajouté, précisant qu’il avait réussi à s’échapper dans un quartier sunnite.Une source du ministère de la Défense citée par l’agence officielle Sana a indiqué que “les routes menant à la région côtière ont été fermées afin de contrôler les infractions, prévenir les exactions et rétablir progressivement la stabilité dans la région”.L’ordre a été donné aux forces de sécurité de “ramener l’ordre” à Jablé, Tartous et Lattaquié, a indiqué la même source, faisant état de l’arrestation d’un “grand nombre de pillards”.”Nous affirmons notre engagement total à protéger la paix civile et à garantir la sécurité de tous les citoyens, et il n’y aura aucun laxisme”, a affirmé de son côté Moustafa Kneifati, responsable de la sécurité à Lattaquié.Des images diffusées par Sana montraient samedi ce qu’elle décrit comme un convoi de forces de sécurité entrant à Banyas, dans la province de Tartous plus au sud. L’agence a ensuite rapporté qu’un membre des forces de sécurité avait été tué et deux autres blessés dans une embuscade tendue par des hommes fidèles à Assad dans la région de Lattaquié.Le ministre de l’Education, Nazir al-Qadri, a annoncé la fermeture des écoles dimanche et lundi dans les provinces de Lattaquié et de Tartous, selon Sana.Le rétablissement de la sécurité est le principal défi pour le nouveau pouvoir syrien, après plus de 13 ans de guerre civile.Le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, a appelé vendredi soir les insurgés alaouites à “déposer les armes avant qu’il ne soit trop tard”. L’escalade a débuté après une attaque sanglante de fidèles de Bachar al-Assad contre des forces de sécurité dans la ville côtière de Jablé dans la nuit de jeudi à vendredi, selon les autorités. Les forces de sécurité ont envoyé le lendemain des renforts et lancé d’importantes opérations dans la région.- “Exactions” -Des témoignages sur des exactions contre les civils alaouites, que l’AFP n’a pas été en mesure de vérifier indépendamment, se multiplient sur les réseaux sociaux, émanant de proches ou amis des victimes. L’OSDH et des militants ont publié vendredi des vidéos montrant des dizaines de corps en vêtements civils empilés dans la cour d’une maison, des femmes pleurant à proximité.Dans une autre séquence, des hommes en tenue militaire ordonnent à trois personnes de ramper en file, avant de leur tirer dessus à bout portant.L’AFP n’a pas pu vérifier ces images de manière indépendante.Une source sécuritaire citée par Sana avait fait état vendredi d'”exactions isolées”, les imputant à des “foules (…) non organisées” agissant en représailles à “l’assassinat de plusieurs membres des forces de police et de sécurité” par des “fidèles à l’ancien régime”.Selon Aron Lund, du centre de réflexion Century International, la flambée de violences témoigne de la “fragilité du gouvernement”, dont une grande partie de l’autorité “repose sur des jihadistes radicaux qui considèrent les alaouites comme des ennemis de Dieu”. Depuis son arrivée au pouvoir, M. Chareh s’efforce de rassurer les minorités et a appelé ses forces à faire preuve de retenue et éviter toute dérive confessionnelle, mais cette ligne n’est pas nécessairement partagée par l’ensemble des factions qui opèrent sous son commandement, selon M. Lund.
A Ajaccio, les “vivants” manifestent pour dire “non” à la mafia
“A Maffia Fora!” (la mafia dehors!), “les vivants se révoltent”: plus de 1.500 personnes ont manifesté samedi à Ajaccio à l’appel des deux collectifs antimafia de Corse, en présence de nombreux élus et avec l’intervention saluée et inédite du préfet.Derrière une banderole “Assassini, maffiosi, fora” (“Assassins, mafieux, dehors”) tenue par des jeunes gens, cette manifestation, organisée par les collectifs “Maffia no, a vita ié” (Non à la mafia, oui à la vie) et “Massimu Susini”, du nom d’un militant nationaliste assassiné en septembre 2019 à Cargèse (Corse-du-Sud), a rassemblé quelque 1.500 personnes selon la police, et plus de 3.000 selon les organisateurs.Une seconde banderole était frappée du slogan “A maffia tomba, U silenziu dino” (La mafia tue, le silence aussi).Organisée après le meurtre mi-février d’une étudiante de 18 ans, sans doute ciblée par erreur, la mobilisation, dix jours après une session de l’assemblée de Corse consacrée aux dérives mafieuses, est partie de la gare à 14H30 pour rejoindre la préfecture.”Les vivants se révoltent et ils le font savoir ce samedi après-midi, à Ajaccio”, avaient annoncé les collectifs dans un communiqué.Etaient présents notamment la présidente autonomiste de l’Assemblée de Corse Marie-Antoinette Maupertuis “en tant que présidente, mais aussi citoyenne, professeure et mère”, trois des quatre députés de l’île, le sénateur autonomiste Paul Toussaint Parigi et des politiques, de la droite aux indépendantistes de Core in Fronte, à l’exception des indépendantistes de Nazione. Drapeaux corses et petites pancartes brandies par les manifestants flottaient dans le cortège: “Mafieux, fossoyeurs de notre peuple”, “maffiosi traditori” (maffieux = traîtres), “U silenziu tomba” (le silence tue). – “Tous victimes de la mafia” -“Merci d’être venus si nombreux pour troubler ce silence assourdissant qui a duré trop longtemps. Nous sommes tous victimes de la mafia”, a lancé au mégaphone Josette Dell’Ava-Santucci du collectif “Maffia No, a vita ié”, devant la préfecture.Evoquant des “procès emblématiques à venir”, elle a appelé à “soutenir la libération de la parole dans les prétoires” ainsi qu’à “accompagner les victimes pour les aider à porter plainte”. Puis Jean-Jérôme Mondoloni, du collectif “Massimu Susini”, a assuré que “le premier pouvoir en Corse, ce n’est ni celui des élus, ni celui du préfet, c’est celui de la mafia” en égrenant son “capital criminel”: 10 élus assassinés en 20 ans, 15 chefs d’entreprises en 10 ans, un total de 192 assassinats ou tentatives en 20 ans, 80 restaurants victimes d’incendies criminels en dix ans…Appelant à soutenir le renforcement de la législation, il a assuré que le statut de repenti, “seul moyen légal validé par la cour européenne des droits de l’Homme”, avait eu “des résultats remarquables en Sicile” en faisant baisser considérablement le nombre d’assassinats où il y en a désormais bien moins qu’en Corse.Événement rarissime en Corse où un préfet a été assassiné en 1998, il a ensuite passé le mégaphone au préfet de région, Jérôme Filippini, qui a reconnu que “ça n’arrive pas souvent dans la vie d’un préfet” de monter sur un camion de manifestants pour parler à la foule.”Je suis venu au nom de l’Etat, au nom du gouvernement, vous dire que le rassemblement populaire que vous formez aujourd’hui, il a mon soutien, notre soutien et il peut nous donner confiance”, a-t-il déclaré sous les applaudissements et les remerciements. “Compte tenu des relations anciennes et parfois difficiles entre la Corse et la République (…), je dirai volontiers au nom de l’Etat tout le mal que nous avons pu faire dans le passé”, a-t-il déclaré, “mais le passé c’est le passé, et on a maintenant le choix: si la Corse, sa société, ses élus, et l’État, la justice, se font confiance (…), nous pouvons triompher de la mafia”.La manifestation est ensuite passée devant le bar où un jeune pompier a été tué fin décembre, avant de se terminer devant la collectivité de Corse par deux autres discours conclus sur un vibrant “A Maffia Fora!”.
Le pape François répond bien aux soins et sa santé s’améliore “légèrement”
Après plusieurs alertes respiratoires, le pape répond bien aux soins qu’il reçoit à l’hôpital Gemelli de Rome et son état de santé est en légère amélioration, selon le dernier bulletin médical publié samedi soir par le Vatican.Soigné dans une suite spéciale à l’hôpital Gemelli depuis le 14 février pour une double pneumonie, le souverain pontife …
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Le pape François répond bien aux soins et sa santé s’améliore “légèrement”
Après plusieurs alertes respiratoires, le pape répond bien aux soins qu’il reçoit à l’hôpital Gemelli de Rome et son état de santé est en légère amélioration, selon le dernier bulletin médical publié samedi soir par le Vatican.Soigné dans une suite spéciale à l’hôpital Gemelli depuis le 14 février pour une double pneumonie, le souverain pontife de 88 ans enregistre une “légère amélioration” de son état de santé.”Les conditions cliniques du Saint-Père au cours des derniers jours sont restées stables, et, par conséquent, témoignent d’une bonne réponse à la thérapie”, indique le bref communiqué.Les médecins souhaitent néanmoins confirmer cette embellie et “par prudence réservent encore leur pronostic” sur l’évolution de la maladie.Le jésuite argentin alterne repos, prière, travail et physiothérapie pour venir à bout d’une pneumonie qui touche ses deux poumons et occasionne des épisodes de détresse respiratoire. Le dernier en date a eu lieu lundi, mais depuis plusieurs jours, le Vatican qualifie son état de “stable”.François n’a plus fait d’apparition publique et aucune photo ou vidéo de lui n’a été publiée depuis le début de son hospitalisation, la plus longue depuis son élection en 2013.Unique preuve de vie du souverain pontife communiquée depuis par le Vatican, un enregistrement audio diffusé jeudi soir dans lequel il remercie de leur soutien ses fidèles catholiques.Dans ce message, d’une durée de 25 secondes et dit d’une voix très affaiblie, il a remercié ceux qui prient pour son rétablissement. “Je vous remercie de tout coeur pour les prières que vous faites pour ma santé depuis la place” Saint-Pierre de Rome, a dit le jésuite argentin dans ce message en espagnol – sa langue maternelle – enregistré plus tôt dans la journée et à sa propre demande, selon le Vatican.”Je vous accompagne d’ici. Que Dieu vous bénisse et que la Vierge prenne soin de vous”, a-t-il poursuivi, marquant plusieurs pauses pour reprendre son souffle, avant d’ajouter: “merci”.- Les pèlerins à l’hôpital -Les pèlerins sont nombreux à venir prier pour lui devant une statue de Jean-Paul II (1978-2005), qui y avait quant à lui été soigné à neuf reprises et y avait passé un total de 153 jours.Certains n’hésitent pas à faire les plus de quatre kilomètres séparant le Vatican de l’hôpital pour déposer un cierge ou un dessin, comme Cristina Cataudella, une Italienne de 58 ans.”Cela m’attriste de le savoir ici. J’ai confiance dans le fait que nos prières arrivent jusqu’à lui”, témoigne-t-elle.Samedi matin, le cardinal italien Pietro Parolin a lu à haute voix un message au nom du pape lors d’une messe à la basilique Saint-Pierre.Le pape avait travaillé sur ce message depuis l’hôpital il y a quelques jours seulement, le 5 mars, a indiqué le Vatican.François a manqué les trois dernières prières dominicales de l’Angélus et le Saint-Siège a fait savoir que le cardinal Michael Czerny le remplacerait pour présider la messe du premier dimanche de Carême.L’hospitalisation du souverain pontife intervient après qu’il a déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années : en surpoids, souffrant de douleurs au genou, il a, entre autres, subi des opérations du côlon et de l’abdomen et des infections respiratoires à répétition.François souffre de fragilités respiratoires, notamment en raison d’une ablation du lobe supérieur du poumon droit à l’âge de 21 ans.
Le pape François répond bien aux soins et sa santé s’améliore “légèrement”
Après plusieurs alertes respiratoires, le pape répond bien aux soins qu’il reçoit à l’hôpital Gemelli de Rome et son état de santé est en légère amélioration, selon le dernier bulletin médical publié samedi soir par le Vatican.Soigné dans une suite spéciale à l’hôpital Gemelli depuis le 14 février pour une double pneumonie, le souverain pontife de 88 ans enregistre une “légère amélioration” de son état de santé.”Les conditions cliniques du Saint-Père au cours des derniers jours sont restées stables, et, par conséquent, témoignent d’une bonne réponse à la thérapie”, indique le bref communiqué.Les médecins souhaitent néanmoins confirmer cette embellie et “par prudence réservent encore leur pronostic” sur l’évolution de la maladie.Le jésuite argentin alterne repos, prière, travail et physiothérapie pour venir à bout d’une pneumonie qui touche ses deux poumons et occasionne des épisodes de détresse respiratoire. Le dernier en date a eu lieu lundi, mais depuis plusieurs jours, le Vatican qualifie son état de “stable”.François n’a plus fait d’apparition publique et aucune photo ou vidéo de lui n’a été publiée depuis le début de son hospitalisation, la plus longue depuis son élection en 2013.Unique preuve de vie du souverain pontife communiquée depuis par le Vatican, un enregistrement audio diffusé jeudi soir dans lequel il remercie de leur soutien ses fidèles catholiques.Dans ce message, d’une durée de 25 secondes et dit d’une voix très affaiblie, il a remercié ceux qui prient pour son rétablissement. “Je vous remercie de tout coeur pour les prières que vous faites pour ma santé depuis la place” Saint-Pierre de Rome, a dit le jésuite argentin dans ce message en espagnol – sa langue maternelle – enregistré plus tôt dans la journée et à sa propre demande, selon le Vatican.”Je vous accompagne d’ici. Que Dieu vous bénisse et que la Vierge prenne soin de vous”, a-t-il poursuivi, marquant plusieurs pauses pour reprendre son souffle, avant d’ajouter: “merci”.- Les pèlerins à l’hôpital -Les pèlerins sont nombreux à venir prier pour lui devant une statue de Jean-Paul II (1978-2005), qui y avait quant à lui été soigné à neuf reprises et y avait passé un total de 153 jours.Certains n’hésitent pas à faire les plus de quatre kilomètres séparant le Vatican de l’hôpital pour déposer un cierge ou un dessin, comme Cristina Cataudella, une Italienne de 58 ans.”Cela m’attriste de le savoir ici. J’ai confiance dans le fait que nos prières arrivent jusqu’à lui”, témoigne-t-elle.Samedi matin, le cardinal italien Pietro Parolin a lu à haute voix un message au nom du pape lors d’une messe à la basilique Saint-Pierre.Le pape avait travaillé sur ce message depuis l’hôpital il y a quelques jours seulement, le 5 mars, a indiqué le Vatican.François a manqué les trois dernières prières dominicales de l’Angélus et le Saint-Siège a fait savoir que le cardinal Michael Czerny le remplacerait pour présider la messe du premier dimanche de Carême.L’hospitalisation du souverain pontife intervient après qu’il a déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années : en surpoids, souffrant de douleurs au genou, il a, entre autres, subi des opérations du côlon et de l’abdomen et des infections respiratoires à répétition.François souffre de fragilités respiratoires, notamment en raison d’une ablation du lobe supérieur du poumon droit à l’âge de 21 ans.






