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Guerre commerciale: la dernière riposte chinoise entre en vigueur

Décidés en représailles à un dernier décret de Donald Trump visant Pékin, de nouveaux droits de douane chinois doivent s’appliquer à partir de lundi sur tout un éventail de produits agricoles américains.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, le président des Etats-Unis a annoncé une série de droits de douane à l’égard de ses principaux partenaires commerciaux, parmi lesquels la Chine, le Canada et le Mexique, pays selon lui inefficaces dans leur réponse à l’immigration illégale et aux flux de fentanyl.La Chine est par ailleurs le pays présentant le plus important excédent commercial avec les Etats-Unis pour les biens.Après avoir imposé des droits de douane supplémentaires de 10% à l’encontre de tous les produits chinois, Donald Trump a décidé le 3 mars de les porter à 20%.”Fortement mécontente”, la Chine a riposté dans la foulée, en annonçant des taxes du même type contre des produits issus de l’agriculture américaine, et ce à compter de lundi.Poulet, blé, maïs et coton entrant en Chine seront davantage taxés (15%) que sorgho, soja, porc, bœuf, produits de la mer, fruits, légumes et produits laitiers (10%).Des experts estiment que cette réaction chinoise vise la base électorale du milliardaire républicain, tout en restant suffisamment modérée pour rendre encore possible un accord commercial.Les tensions commerciales sino-américaines s’ajoutent aux difficultés rencontrées par les autorités chinoises dans leur tentative de stabiliser l’économie du pays, marquée par une consommation morose, une crise persistante du secteur immobilier ou encore un taux de chômage élevé chez les jeunes.- “Environnement externe de plus en plus complexe” -Les taxes décidées par Washington pourraient porter un coup sévère aux exportations chinoises, qui ont largement contribué l’an dernier à la croissance du géant asiatique.Des experts estiment que les conséquences des mesures américaines pourraient ne pas être visibles immédiatement. Mais ne serait-ce que du côté des exportations chinoises, celles-ci ont déjà ralenti en janvier et février à un niveau plus marqué que prévu, à 2,3% sur un an, contre 10,7% en décembre.”Comme les exportations sont confrontées à un risque de diminution en raison de la guerre commerciale qui se dessine, la politique fiscale doit devenir plus proactive”, juge Zhiwei Zhang, président et économiste en chef chez Pinpoint Asset Management.Alors que le bras de fer commercial se poursuit entre Pékin et Washington, la Chine organise ces jours-ci les “Deux Sessions”, son principal événement politique de l’année, agrégeant dans la capitale des milliers de délégués venus de tout le pays.Lors d’un discours face à eux mercredi, le Premier ministre Li Qiang a dévoilé la stratégie du gouvernement en matière économique pour 2025, mentionnant un “environnement externe de plus en plus complexe”.M. Li a également dévoilé un objectif de croissance d'”environ 5%”, le même qu’en 2024.De nombreux économistes considèrent toutefois que cet horizon reste ambitieux au regard des difficultés que connaît la Chine sur le plan économique.”Si les dépenses fiscales recommencent bientôt à augmenter, alors cela pourrait plus que compenser l’impact à court terme des droits de douane sur la croissance”, estime Julian Evans-Pritchard de Capital Economics.”Toutefois, étant donné les vents contraires” à l’œuvre de manière générale, “nous ne sommes pas encore convaincus qu’un soutien fiscal sera suffisant pour aboutir à davantage qu’un coup de pouce de courte durée”, ajoute-t-il.

Le dirigeant syrien appelle à l’unité après des violences meurtrières inédites

Le dirigeant Ahmad al-Chareh a appelé dimanche à l’unité nationale et à la paix civile en Syrie après la mort selon une ONG de centaines de personnes, en majorité des civils, dans des violences sans précédent depuis la chute de Bachar al-Assad.Les violences ont été déclenchées par une attaque sanglante jeudi de partisans de M. Assad contre les forces de sécurité à Jablé, près de la ville de Lattaquié (ouest), ex-bastion du pouvoir déchu et berceau de la communauté alaouite, une branche de l’islam chiite dont est issu le clan Assad.Les autorités ont ensuite envoyé des renforts dans les provinces voisines de Lattaquié et Tartous, sur la côte ouest, où les forces de sécurité ont lancé d’importantes opérations pour traquer les partisans de l’ex-président.D’après l’Observatoire des droits de l’Homme (OSDH), qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie, “745 civils alaouites ont été tués dans les régions de la côte et les montagnes de Lattaquié par les forces de sécurité et des groupes affiliés” depuis jeudi. Au moins 273 membres des forces de sécurité et des combattants pro-Assad ont aussi péri, a précisé l’Observatoire, qui a faisant état d'”exécutions sur des bases confessionnelles”.Les autorités n’ont pas fourni un bilan de victimes.”Ces défis étaient prévisibles. Nous devons préserver l’unité nationale, la paix civile autant que possible, et, si Dieu le veut, nous serons capables de vivre ensemble dans ce pays”, a déclaré M. Chareh lors d’un discours dans une mosquée de Damas.M. Chareh, alors à la tête du groupe islamiste sunnite radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS), a dirigé la coalition des factions rebelles qui a renversé le 8 décembre M. Assad. Ce dernier a fui à Moscou avec sa famille.- Traquer les partisans d’Assad -Dimanche, le ministère de l’Intérieur a annoncé l’envoi de “renforts supplémentaires” pour “rétablir le calme” à Qadmous, un village de la province de Tartous. Les forces de sécurité “traquent les derniers hommes fidèles à l’ancien régime à Qadmous et dans les villages environnants.”L’agence officielle syrienne Sana a rapporté de “violents affrontements” à Taanita, un village dans la montagne de la province de Tartous, où ont fui “de nombreux criminels de guerre affiliés au régime renversé et des groupes d’hommes fidèles à Assad qui les protègent”.Un convoi de 12 véhicules militaires est entré dans le quartier de Bisnada, dans la province de Lattaquié, où les forces de sécurité fouillent des habitations, a constaté un photographe de l’AFP.Toutes les routes menant à la région côtière ont été fermées “afin de prévenir les exactions”, selon les autorités.L’OSDH et des militants ont publié vendredi des vidéos montrant des dizaines de corps en vêtements civils empilés dans la cour d’une maison, des femmes pleurant à proximité. Dans une vidéo, des hommes en tenue militaire ordonnent à trois personnes de ramper en file, avant de leur tirer dessus à bout portant. L’AFP n’a pas pu vérifier ces images.Le même jour, une source sécuritaire citée par Sana a fait état d'”exactions isolées”, les imputant à des “foules” agissant en représailles à “l’assassinat de plusieurs membres des forces de sécurité par des fidèles de l’ex-régime”.- “Alaouites et chrétiens tués” -Depuis son arrivée au pouvoir après plus de 13 ans de guerre civile. M. Chareh s’efforce de rassurer les minorités et a appelé ses forces à faire preuve de retenue et éviter toute dérive confessionnelle.Lors d’un sermon dimanche, le patriarche orthodoxe d’Antioche, Jean X, a appelé M. Chareh à “mettre fin aux massacres” dans l’ouest du pays.”Les zones ciblées étaient principalement habitées par des alaouites et des chrétiens. De nombreux chrétiens innocents ont également été tués”, a-t-il dit.”Ceux qui ont été tués n’étaient pas tous des hommes fidèles au régime, la majorité étaient des civils innocents et désarmés dont des femmes et des enfants”, a affirmé Jean X.Selon Aron Lund, du centre de réflexion Century International, la flambée de violences témoigne de la “fragilité du gouvernement”, dont une grande partie de l’autorité “repose sur des jihadistes radicaux qui considèrent les alaouites comme des ennemis de Dieu”.Même si M. Chareh a promis de protéger les minorités, cette ligne n’est pas nécessairement partagée par l’ensemble des factions qui opèrent sous son commandement, souligne M. Lund.

Le dirigeant syrien appelle à l’unité après des violences meurtrières inédites

Le dirigeant Ahmad al-Chareh a appelé dimanche à l’unité nationale et à la paix civile en Syrie après la mort selon une ONG de centaines de personnes, en majorité des civils, dans des violences sans précédent depuis la chute de Bachar al-Assad.Les violences ont été déclenchées par une attaque sanglante jeudi de partisans de M. Assad contre les forces de sécurité à Jablé, près de la ville de Lattaquié (ouest), ex-bastion du pouvoir déchu et berceau de la communauté alaouite, une branche de l’islam chiite dont est issu le clan Assad.Les autorités ont ensuite envoyé des renforts dans les provinces voisines de Lattaquié et Tartous, sur la côte ouest, où les forces de sécurité ont lancé d’importantes opérations pour traquer les partisans de l’ex-président.D’après l’Observatoire des droits de l’Homme (OSDH), qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie, “745 civils alaouites ont été tués dans les régions de la côte et les montagnes de Lattaquié par les forces de sécurité et des groupes affiliés” depuis jeudi. Au moins 273 membres des forces de sécurité et des combattants pro-Assad ont aussi péri, a précisé l’Observatoire, qui a faisant état d'”exécutions sur des bases confessionnelles”.Les autorités n’ont pas fourni un bilan de victimes.”Ces défis étaient prévisibles. Nous devons préserver l’unité nationale, la paix civile autant que possible, et, si Dieu le veut, nous serons capables de vivre ensemble dans ce pays”, a déclaré M. Chareh lors d’un discours dans une mosquée de Damas.M. Chareh, alors à la tête du groupe islamiste sunnite radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS), a dirigé la coalition des factions rebelles qui a renversé le 8 décembre M. Assad. Ce dernier a fui à Moscou avec sa famille.- Traquer les partisans d’Assad -Dimanche, le ministère de l’Intérieur a annoncé l’envoi de “renforts supplémentaires” pour “rétablir le calme” à Qadmous, un village de la province de Tartous. Les forces de sécurité “traquent les derniers hommes fidèles à l’ancien régime à Qadmous et dans les villages environnants.”L’agence officielle syrienne Sana a rapporté de “violents affrontements” à Taanita, un village dans la montagne de la province de Tartous, où ont fui “de nombreux criminels de guerre affiliés au régime renversé et des groupes d’hommes fidèles à Assad qui les protègent”.Un convoi de 12 véhicules militaires est entré dans le quartier de Bisnada, dans la province de Lattaquié, où les forces de sécurité fouillent des habitations, a constaté un photographe de l’AFP.Toutes les routes menant à la région côtière ont été fermées “afin de prévenir les exactions”, selon les autorités.L’OSDH et des militants ont publié vendredi des vidéos montrant des dizaines de corps en vêtements civils empilés dans la cour d’une maison, des femmes pleurant à proximité. Dans une vidéo, des hommes en tenue militaire ordonnent à trois personnes de ramper en file, avant de leur tirer dessus à bout portant. L’AFP n’a pas pu vérifier ces images.Le même jour, une source sécuritaire citée par Sana a fait état d'”exactions isolées”, les imputant à des “foules” agissant en représailles à “l’assassinat de plusieurs membres des forces de sécurité par des fidèles de l’ex-régime”.- “Alaouites et chrétiens tués” -Depuis son arrivée au pouvoir après plus de 13 ans de guerre civile. M. Chareh s’efforce de rassurer les minorités et a appelé ses forces à faire preuve de retenue et éviter toute dérive confessionnelle.Lors d’un sermon dimanche, le patriarche orthodoxe d’Antioche, Jean X, a appelé M. Chareh à “mettre fin aux massacres” dans l’ouest du pays.”Les zones ciblées étaient principalement habitées par des alaouites et des chrétiens. De nombreux chrétiens innocents ont également été tués”, a-t-il dit.”Ceux qui ont été tués n’étaient pas tous des hommes fidèles au régime, la majorité étaient des civils innocents et désarmés dont des femmes et des enfants”, a affirmé Jean X.Selon Aron Lund, du centre de réflexion Century International, la flambée de violences témoigne de la “fragilité du gouvernement”, dont une grande partie de l’autorité “repose sur des jihadistes radicaux qui considèrent les alaouites comme des ennemis de Dieu”.Même si M. Chareh a promis de protéger les minorités, cette ligne n’est pas nécessairement partagée par l’ensemble des factions qui opèrent sous son commandement, souligne M. Lund.

Australie: près de 330.000 foyers plongés dans le noir après le passage d’Alfred

La tempête Alfred a provoqué des coupures d’électricité massives dans l’est de l’Australie, plongeant dans le noir près de 330.000 foyers, ont déclaré dimanche les fournisseurs d’électricité australiens.Environ 310.000 foyers étaient privés d’électricité dimanche dans le sud-est du Queensland et au moins 16.000 autres dans le nord-est de la Nouvelle-Galles du Sud, après le passage de la tempête Alfred.”Les clients doivent se préparer à rester sans électricité pendant plusieurs jours “, a averti le groupe Essential Energy pour le Queensland, dans un communiqué.”Les plus grands obstacles au rétablissement du courant seront la montée des eaux et le gonflement des lits des ruisseaux, la chute d’arbres et les glissements de boue qui affectent les routes d’accès”, a relevé le fournisseur d’électricité.Rétrogradé en dépression tropicale, Alfred a toutefois soufflé des vents violents sur la côte est australienne, déracinant des arbres et renversant des lignes électriques dans le sud-est du Queensland et le nord-est de la Nouvelle-Galles du Sud.La tempête a provoqué de fortes précipitations dans cette région, faisant gonfler les rivières sur les 400 kilomètres de littoral des deux Etats australiens, et déclenchant de nombreuses alertes aux inondations.”La situation dans le Queensland et le nord de la Nouvelle-Galles du Sud reste très grave en raison des crues subites et des vents violents”, a mis en garde dimanche le Premier ministre Anthony Albanese.”Les fortes pluies et le risque d’inondations soudaines et de crues importantes des cours d’eau se poursuivront la semaine prochaine”, a averti le bureau météorologique du Queensland, bien que la tempête devrait s’affaiblir en s’enfonçant dans les terres.Samedi, le corps d’un homme de 61 ans a été retrouvé après que son 4×4 a été emporté par les flots alors qu’il traversait un pont sur une rivière en crue, dans le nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Après avoir réussi à sortir de son véhicule, il a tenté en vain de s’accrocher à une branche avant de sombrer dans l’eau, selon la police.Treize soldats australiens ont par ailleurs été blessés samedi dans un accident impliquant deux camions militaires en mission de secours sur la côte est. Douze d’entre eux sont toujours hospitalisés dimanche, dont deux dans un état critique, a déclaré le Premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns, en conférence de presse.

XV de France: en vue de l’Ecosse, la vie sans Dupont

Passée l’émotion autour de la blessure au genou de leur capitaine Antoine Dupont samedi en Irlande, et dans l’attente d’un diagnostic, le XV de France se prépare à composer sans lui en vue du final du Tournoi des six nations samedi prochain contre l’Ecosse.Sorti en grimaçant et en boitant à la 29e minute de l’écrasante victoire à Dublin (42-27), Dupont, touché au genou droit lors d’un déblayage virulent dans un regroupement, ne devrait pas être de la partie dans ce dernier match, qui pourrait offrir le Tournoi aux Français.Si le sélectionneur Fabien Galthié s’est refusé à donner un diagnostic précis, parlant seulement d’une “suspicion d’une blessure assez grave au genou”, son visage fermé et l’émotion des coéquipiers laissent craindre le pire.Une crainte renforcée par le fait que c’est à ce même genou droit que le capitaine des Bleus s’était blessé en 2018 contre ces mêmes Irlandais, victime d’une rupture du ligament croisé antérieur.L’incident rappelle évidemment aussi la fracture de la pommette du demi de mêlée contre la Namibie lors du Mondial-2023. Opéré, puis revenu sur le terrain en trois semaines, Dupont avait réussi à jouer le quart de finale contre l’Afrique du Sud, mais la France avait été éliminée (29-28).Malgré la joie du large succès à Dublin, sélectionneur comme joueurs ont avant tout témoigné leur “colère” à propos de cette blessure, causée selon Galthié par un déblayage illicite irlandais.- Joueurs cités -“On a cité des joueurs à comparaître devant la commission (de discipline)”, nommant le deuxième ligne irlandais Tadhg Beirne et le pilier gauche Andrew Porter, a annoncé Fabien Galthié, son homologue irlandais Simon Easterby n’y voyant lui qu’un “incident de jeu”.De ce coup du sort, les Bleus ont fait un carburant pour renverser la partie après avoir été asphyxiés vingt bonne minutes par les Irlandais, leur infligeant un retentissant 34-0 entre la 47e et la 75e minute.”Quand je rentre et que je vois un de mes meilleurs potes dans le vestiaire comme ça, ça prend aux tripes”, a témoigné Grégory Alldritt, très proche de Dupont depuis leurs années communes à Auch et qui a pris le capitanat en l’absence de son ami.”C’est compliqué d’en parler”, a ajouté Alldritt, visiblement très ému en conférence de presse.”C’est vrai qu’il y avait de la colère à la mi-temps”, a abondé le troisième ligne toulousain Anthony Jelonch, autre camarade des années auscitaines. “Ce soir, on a tout donné pour Antoine”, a-t-il ajouté.”Il fallait s’envoyer à 200% pour lui”, a renchéri le talonneur Peato Mauvaka, lui aussi coéquipier de Dupont au Stade toulousain, qui devrait également être privé de son numéro 9 pour les phases finales de Champions Cup, voire de Top 14.- Lucu au rendez-vous -Mais une fois cette émotion digérée, les Français devront finir le travail pour aller décrocher le titre dans le Tournoi samedi prochain au Stade de France (21h00, GMT+1) contre l’Ecosse, sans “Toto”.Pour le remplacer à la mêlée, un nom émerge forcément après le succès en Irlande: Maxime Lucu, entré à sa place dans un match à l’intensité impressionnante a été exemplaire dans la gestion du jeu, et a su saisir sa chance.”Dans des matchs comme ça, il ne faut pas se poser de questions”, a expliqué le Basque après la rencontre.Sa prestation efficace dans les rucks et dans le jeu au pied a été remarquée par Fabien Galthié, élogieux à son égard après l’avoir relégué dans la hiérarchie lors de la précédente édition du Tournoi.”Je suis content pour +Max+ parce qu’il a eu un tournoi difficile l’année dernière, on ne lui a pas fait de cadeau et il a fait un match énorme aujourd’hui, dans un contexte extrêmement hostile”, a apprécié le sélectionneur.Le Bordelo-Béglais est passé pendant ce Tournoi devant le Racingman Nolann Le Garrec, et a l’avantage de bien connaître une ligne arrière où évoluent ses coéquipiers de l’UBB Louis Bielle-Biarrey et Damian Penaud aux ailes, ainsi que Yoram Moefana au centre.

Rendez-vous dans cinq ans: à Paris, dernières visites au Musée d’art moderne du Centre Pompidou

“Cinq ans, c’est long!” Entre “première fois” et “besoin de profiter au maximum des oeuvres”, les visiteurs du Musée d’art moderne du Centre Pompidou à Paris, se sont pressés, nombreux ce week-end, le dernier avant la fermeture de la collection permanente pour travaux.Aux niveaux 4 et 5 du vaste bâtiment multicolore, qui abritent quelque 2.000 oeuvres d’art sur 12.000 m2, le public est bien présent dans les salles et allées: pour fêter cet au revoir, l’accès est gratuit et une programmation culturelle et festive attend le visiteur (performances, ateliers, DJ…)Certains sortent les smartphones pour immortaliser ici un tableau de Dali, là un Pierre Soulages, là encore une installation d’Eva Jospin. D’autres se greffent à une visite à thème.Devant l’immense toile “Composition aux deux perroquets” de Fernand Léger, Marc Dexemple et Allan Piasentini, 18 ans, devisent. “T’as le droit de pas aimer”, lance le premier au second. “On essaie de comprendre en lisant les cartels”, raconte à l’AFP Allan, qui met les pieds dans le musée pour la première fois. C’est aussi une première pour Alyssa, 11 ans, venue “voir en vrai” des tableaux de Piet Mondrian que sa professeure d’arts plastiques lui a montrés. Ca l’est également pour son grand-père, Gervais Essob, 62 ans, peintre amateur et parisien depuis six ans.Visite inédite également pour Paula Goulart, une Brésilienne de 25 ans qui, appareil photo en mains, confesse être d’abord venue pour la vue imprenable du haut du Centre Pompidou. Son amie portugaise Luisa Fraga, une habituée des lieux, a elle “envie de profiter au maximum des oeuvres avant qu’elles ne soient plus là”.- “Développer un oeil” -“J’aime Matisse. C’est le premier peintre que j’ai étudié au lycée”, témoigne pour sa part Yujie Zou, assise sur un banc dans la salle Henri Matisse, non loin du tableau “Le violoniste à la fenêtre”. Diplômée l’été dernier, elle profite d’un temps de loisirs en Europe avant de rentrer dans son pays, la Chine.Devant “Le magasin de Ben”, du nom de l’artiste aux slogans rédigés en lettres manuscrites blanches sur fond noir, décédé l’an dernier, c’est le directeur des publics, David Cascaro, qui confie son coup de coeur pour cette oeuvre “dynamique” et “vivante”.”Dans les années 1980, 1990, 2000, Ben est venu la compléter en apportant des objets. C’est assez rare dans l’histoire de l’art et des musées!”, dit-il à quelque 30 personnes qui l’écoutent attentivement.Après la fermeture lundi soir du musée, qui a accueilli 3,2 millions de visiteurs l’an dernier, les oeuvres seront déplacées en semi-remorques dans des réserves ou dans d’autres musées à Paris, ailleurs en France ou à l’étranger.Le Centre Pompidou, inauguré en 1977, fermera entièrement le 22 septembre avec sa dernière exposition temporaire, pour des travaux colossaux de désamiantage et de rénovation programmés jusqu’en 2030.”Je suis triste”, confie Elisa Hervelin, conférencière, qui travaille dans le musée depuis 14 ans et vient de commenter devant des visiteurs la technique de Sonia et Robert Delaunay, à travers le tableau “Manège de cochons”. “Mettre les oeuvres ailleurs… Il n’y aura jamais les collections dans leur entité (muséale) actuelle”, regrette l’historienne de l’art. “Surtout, le public, curieux et ouvert, va me manquer”, dit celle qui est habituée à recevoir “les adhérents, les nouveaux, les scolaires”. “Cinq ans, c’est long!”Une fermeture à laquelle se prépare aussi Amélie Bernard, 21 ans, étudiante en arts plastiques et adhérente du musée. “Depuis deux ans, je m’y rends environ une fois par mois. Ca m’a été très bénéfique. J’ai pu développer un oeil pour l’art contemporain et enrichir ma culture pour mes études”. “J’ai l’impression d’en avoir profité, mais c’est quand même un peu dommage.” Et de se lancer: “Ca va me forcer à aller vers d’autres musées, j’en ai bien besoin!”

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Trêve à Gaza: efforts accrus des médiateurs, négociations au Caire et à Doha

Les médiateurs internationaux multiplient les efforts pour tenter de réduire les divergences entre le Hamas palestinien et Israël sur les modalités d’application de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, avec des discussions au Caire et à Doha.Des négociateurs du mouvement islamiste Hamas discutent au Caire avec les responsables égyptiens alors qu’Israël a annoncé l’envoi lundi d’une délégation à Doha.Arraché par les médiateurs – Etats-Unis, Qatar, Egypte – après des mois de négociations ardues, l’accord de trêve est entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois d’une guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par une attaque d’une violence sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023. La première phase de l’accord, durant laquelle le Hamas a rendu 33 otages israéliens, dont huit morts, enlevés lors de l’attaque du 7-Octobre, et Israël a libéré environ 1.800 détenus palestiniens, s’est achevée le 1er mars.Les désaccords portent sur le lancement des négociations sur l’application de la deuxième phase qui prévoit selon le Hamas un cessez-le-feu permanent, le retrait complet israélien de Gaza et la libération des otages encore retenus, une soixantaine dont 25 morts selon l’armée israélienne.Au Caire, les négociateurs du Hamas ont souligné “la nécessité de respecter tous les termes de l’accord, d’entamer directement les négociations pour la deuxième phase” et de l’entrée de “matériel de secours” sans restrictions ni conditions” dans le territoire palestinien assiégé par Israël depuis 17 mois, a indiqué dimanche le mouvement dans un communiqué.- Réunion du cabinet de sécurité -Mahmoud Mardawi, un haut responsable du Hamas, a réaffirmé dimanche l’engagement du mouvement “à mettre en oeuvre tous les termes de l’accord”.Il a de nouveau souligné “la nécessité d’obliger l’occupant (Israël) à mettre en oeuvre l’accord et à entamer immédiatement la deuxième phase des négociations selon les paramètres convenus”.”Les efforts des médiateurs égyptiens et qataris se poursuivent”, a affirmé samedi le porte-parole du Hamas, Abdel Latif Al-Qanou, en évoquant des “signaux positifs”.Le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé l’envoi, à “l’invitation des médiateurs soutenus par les Etats-Unis”, d’une délégation lundi à Doha “dans le but de faire avancer les négociations”.Selon des médias locaux, le cabinet de sécurité israélien doit se réunir dimanche pour établir le cadre du mandat de cette délégation.Israël souhaite une extension de la première phase du cessez-le-feu jusqu’à la mi-avril. Il réclame la “démilitarisation totale” du territoire, le départ du Hamas de Gaza et le retour des derniers otages avant de passer à la deuxième phase.Le Hamas, qui insiste pour rester à Gaza où il a pris le pouvoir en 2007, réclame des négociations immédiates pour appliquer la deuxième phase.- “Du sang sur les mains” -En riposte à l’attaque du 7-Octobre, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une offensive destructrice à Gaza qui a fait au moins 48.440 morts en majorité des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Elle a aussi provoqué un désastre humanitaire dans le territoire exigu où s’entassent quelque 2,4 millions de Palestiniens. L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.218 personnes, la plupart des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité après leur enlèvement ce jour-là.Samedi, des proches des otages ont appelé à oeuvrer pour un accord qui permettrait de ramener tous les otages, lors d’un rassemblement à Tel-Aviv.”Si vous reprenez la guerre, les otages mourront à cause de vous. Vous aurez leur sang sur les mains”, a averti à l’adresse de M. Netanyahu Omri Lifshitz, dont le père Oded est mort en captivité.Mercredi, Donald Trump a lancé un “dernier avertissement” au Hamas l’enjoignant de libérer les otages. “Au peuple de Gaza: un bel avenir vous attend, mais pas si vous gardez des otages. Si vous le faites, vous êtes MORTS!”

Trêve à Gaza: efforts accrus des médiateurs, négociations au Caire et à Doha

Les médiateurs internationaux multiplient les efforts pour tenter de réduire les divergences entre le Hamas palestinien et Israël sur les modalités d’application de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, avec des discussions au Caire et à Doha.Des négociateurs du mouvement islamiste Hamas discutent au Caire avec les responsables égyptiens alors qu’Israël a annoncé l’envoi lundi d’une délégation à Doha.Arraché par les médiateurs – Etats-Unis, Qatar, Egypte – après des mois de négociations ardues, l’accord de trêve est entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois d’une guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par une attaque d’une violence sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023. La première phase de l’accord, durant laquelle le Hamas a rendu 33 otages israéliens, dont huit morts, enlevés lors de l’attaque du 7-Octobre, et Israël a libéré environ 1.800 détenus palestiniens, s’est achevée le 1er mars.Les désaccords portent sur le lancement des négociations sur l’application de la deuxième phase qui prévoit selon le Hamas un cessez-le-feu permanent, le retrait complet israélien de Gaza et la libération des otages encore retenus, une soixantaine dont 25 morts selon l’armée israélienne.Au Caire, les négociateurs du Hamas ont souligné “la nécessité de respecter tous les termes de l’accord, d’entamer directement les négociations pour la deuxième phase” et de l’entrée de “matériel de secours” sans restrictions ni conditions” dans le territoire palestinien assiégé par Israël depuis 17 mois, a indiqué dimanche le mouvement dans un communiqué.- Réunion du cabinet de sécurité -Mahmoud Mardawi, un haut responsable du Hamas, a réaffirmé dimanche l’engagement du mouvement “à mettre en oeuvre tous les termes de l’accord”.Il a de nouveau souligné “la nécessité d’obliger l’occupant (Israël) à mettre en oeuvre l’accord et à entamer immédiatement la deuxième phase des négociations selon les paramètres convenus”.”Les efforts des médiateurs égyptiens et qataris se poursuivent”, a affirmé samedi le porte-parole du Hamas, Abdel Latif Al-Qanou, en évoquant des “signaux positifs”.Le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé l’envoi, à “l’invitation des médiateurs soutenus par les Etats-Unis”, d’une délégation lundi à Doha “dans le but de faire avancer les négociations”.Selon des médias locaux, le cabinet de sécurité israélien doit se réunir dimanche pour établir le cadre du mandat de cette délégation.Israël souhaite une extension de la première phase du cessez-le-feu jusqu’à la mi-avril. Il réclame la “démilitarisation totale” du territoire, le départ du Hamas de Gaza et le retour des derniers otages avant de passer à la deuxième phase.Le Hamas, qui insiste pour rester à Gaza où il a pris le pouvoir en 2007, réclame des négociations immédiates pour appliquer la deuxième phase.- “Du sang sur les mains” -En riposte à l’attaque du 7-Octobre, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une offensive destructrice à Gaza qui a fait au moins 48.440 morts en majorité des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Elle a aussi provoqué un désastre humanitaire dans le territoire exigu où s’entassent quelque 2,4 millions de Palestiniens. L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.218 personnes, la plupart des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité après leur enlèvement ce jour-là.Samedi, des proches des otages ont appelé à oeuvrer pour un accord qui permettrait de ramener tous les otages, lors d’un rassemblement à Tel-Aviv.”Si vous reprenez la guerre, les otages mourront à cause de vous. Vous aurez leur sang sur les mains”, a averti à l’adresse de M. Netanyahu Omri Lifshitz, dont le père Oded est mort en captivité.Mercredi, Donald Trump a lancé un “dernier avertissement” au Hamas l’enjoignant de libérer les otages. “Au peuple de Gaza: un bel avenir vous attend, mais pas si vous gardez des otages. Si vous le faites, vous êtes MORTS!”