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Au Groenland, la fierté nationale retrouvée des Inuits

Boucles d’oreille et tatouages inuits bien en évidence, Ujammiugaq Engell, comme beaucoup d’autres Groenlandais, affiche fièrement une identité culturelle récemment retrouvée et que les visées expansionnistes de Donald Trump n’ont fait que galvaniser.”Je suis beaucoup de tout. Je porte avec fierté mon héritage groenlandais et mon héritage danois”, confie la jeune femme, née il y a une trentaine d’années d’un couple binational et qui, après des études à Copenhague, est revenue vivre à Nuuk, la capitale du Groenland, où elle est conservatrice de musée. Langue marginalisée, tatouages traditionnels de facto bannis, stérilisations forcées, enfants retirés de force à leurs familles… en trois siècles de présence sur l’île, le Danemark a mené une politique d’assimilation qui a laissé des taches dans sa conscience nationale et beaucoup d’amertume dans son ex-colonie.En gagnant progressivement son autonomie dans la deuxième moitié du XXe siècle, la population groenlandaise, encore aujourd’hui composée à près de 90% d’Inuits, a redécouvert des traditions longtemps étouffées. Les bras d’Ujammiugaq Engell sont parcourus d’une multitude de points alignés qui, explique cette historienne de formation, symbolisent des orifices censés laisser circuler les esprits.”Toutes les femmes portaient autrefois (des tatouages), puis ils ont disparu avec l’histoire coloniale et l’influence du christianisme”, relate-t-elle. “Il y a environ dix ans, ils ont commencé à réintégrer notre culture.”- Ni danois ni américains -Le calendrier à suivre pour accéder à l’indépendance, horizon soutenu par tous les principaux partis, est l’un des enjeux des législatives qui se tiendront mardi dans le territoire arctique.En amont du scrutin, les déclarations du président américain Donald Trump qui martèle vouloir faire main basse sur le Groenland, sans exclure la force, ont piqué au vif l’orgueil des habitants.”Cela joue beaucoup dans la manière dont nous commençons à comprendre notre propre importance et notre propre identité nationale”, affirme Ujammiugaq Engell.Professeur d’histoire culturelle à l’université du Groenland, Ebbe Volquardsen dit observer depuis environ cinq ans une “décolonisation mentale” chez les Groenlandais.”Une décolonisation mentale est un processus (…) où vous essayez de prendre conscience des schémas de pensée coloniaux que vous avez intériorisés dans votre pensée, et votre façon de vous percevoir et de percevoir votre propre culture. Et, dans une seconde étape, essayer de désapprendre ces schémas”, décrypte-t-il. “Nous voyons beaucoup de réappropriation culturelle, où les Groenlandais commencent à valoriser des techniques culturelles qui ont été discréditées par le pouvoir colonial et par l’église (…) comme l’artisanat, la danse au tambour, le kayak et des choses comme ça”, ajoute-t-il.A Nuuk, nombreux sont ceux qui disent vouloir n’être ni danois ni américains, mais groenlandais.”Nous devons nous battre pour notre culture parce que le Danemark nous l’a enlevée”, témoigne Liv Aurora Jensen, candidate du parti Inuit Ataqatigiit (IA, gauche écologiste), une des deux composantes de la coalition sortante.”Nous sommes contraints de penser comme des Danois, de nous habiller comme des Danois, de manger comme des Danois. Et je veux retrouver notre culture”, insiste-t-elle.- Fuite des cerveaux -Le Groenland est aujourd’hui une terre d’émigration. Depuis trois décennies, le solde net des départs est de 300 à 400 personnes chaque année, un facteur qui devrait contribuer à ramener la population à moins de 50.000 habitants vers 2040, selon l’institut groenlandais de statistique.Il est trop tôt pour dire si le renouveau du débat sur l’indépendance permettra d’inverser la tendance, mais ces exils sont une perte de compétences préjudiciable à la construction d’un nouvel Etat. De nombreux étudiants, en particulier, partent faire leurs études supérieures ailleurs, principalement au Danemark. Beaucoup ne reviennent pas.Son diplôme d’architecture tout juste décroché à l’université danoise d’Aarhus, Sika Filemonsen, assure, elle, qu’elle rentrera à Nuuk cet été.”En grandissant au Groenland, on nous a toujours dit de faire des études pour pouvoir contribuer à la société, que les personnes éduquées sont précisément ce dont le pays a besoin, en particulier les Groenlandais”, dit-elle. “C’est une des principales raisons pour lesquelles j’ai voulu poursuivre des études: pour être en mesure d’aider à façonner le pays et de jouer un rôle dans son avenir.”

Au Groenland, la fierté nationale retrouvée des Inuits

Boucles d’oreille et tatouages inuits bien en évidence, Ujammiugaq Engell, comme beaucoup d’autres Groenlandais, affiche fièrement une identité culturelle récemment retrouvée et que les visées expansionnistes de Donald Trump n’ont fait que galvaniser.”Je suis beaucoup de tout. Je porte avec fierté mon héritage groenlandais et mon héritage danois”, confie la jeune femme, née il y …

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Au Groenland, la fierté nationale retrouvée des Inuits

Boucles d’oreille et tatouages inuits bien en évidence, Ujammiugaq Engell, comme beaucoup d’autres Groenlandais, affiche fièrement une identité culturelle récemment retrouvée et que les visées expansionnistes de Donald Trump n’ont fait que galvaniser.”Je suis beaucoup de tout. Je porte avec fierté mon héritage groenlandais et mon héritage danois”, confie la jeune femme, née il y a une trentaine d’années d’un couple binational et qui, après des études à Copenhague, est revenue vivre à Nuuk, la capitale du Groenland, où elle est conservatrice de musée. Langue marginalisée, tatouages traditionnels de facto bannis, stérilisations forcées, enfants retirés de force à leurs familles… en trois siècles de présence sur l’île, le Danemark a mené une politique d’assimilation qui a laissé des taches dans sa conscience nationale et beaucoup d’amertume dans son ex-colonie.En gagnant progressivement son autonomie dans la deuxième moitié du XXe siècle, la population groenlandaise, encore aujourd’hui composée à près de 90% d’Inuits, a redécouvert des traditions longtemps étouffées. Les bras d’Ujammiugaq Engell sont parcourus d’une multitude de points alignés qui, explique cette historienne de formation, symbolisent des orifices censés laisser circuler les esprits.”Toutes les femmes portaient autrefois (des tatouages), puis ils ont disparu avec l’histoire coloniale et l’influence du christianisme”, relate-t-elle. “Il y a environ dix ans, ils ont commencé à réintégrer notre culture.”- Ni danois ni américains -Le calendrier à suivre pour accéder à l’indépendance, horizon soutenu par tous les principaux partis, est l’un des enjeux des législatives qui se tiendront mardi dans le territoire arctique.En amont du scrutin, les déclarations du président américain Donald Trump qui martèle vouloir faire main basse sur le Groenland, sans exclure la force, ont piqué au vif l’orgueil des habitants.”Cela joue beaucoup dans la manière dont nous commençons à comprendre notre propre importance et notre propre identité nationale”, affirme Ujammiugaq Engell.Professeur d’histoire culturelle à l’université du Groenland, Ebbe Volquardsen dit observer depuis environ cinq ans une “décolonisation mentale” chez les Groenlandais.”Une décolonisation mentale est un processus (…) où vous essayez de prendre conscience des schémas de pensée coloniaux que vous avez intériorisés dans votre pensée, et votre façon de vous percevoir et de percevoir votre propre culture. Et, dans une seconde étape, essayer de désapprendre ces schémas”, décrypte-t-il. “Nous voyons beaucoup de réappropriation culturelle, où les Groenlandais commencent à valoriser des techniques culturelles qui ont été discréditées par le pouvoir colonial et par l’église (…) comme l’artisanat, la danse au tambour, le kayak et des choses comme ça”, ajoute-t-il.A Nuuk, nombreux sont ceux qui disent vouloir n’être ni danois ni américains, mais groenlandais.”Nous devons nous battre pour notre culture parce que le Danemark nous l’a enlevée”, témoigne Liv Aurora Jensen, candidate du parti Inuit Ataqatigiit (IA, gauche écologiste), une des deux composantes de la coalition sortante.”Nous sommes contraints de penser comme des Danois, de nous habiller comme des Danois, de manger comme des Danois. Et je veux retrouver notre culture”, insiste-t-elle.- Fuite des cerveaux -Le Groenland est aujourd’hui une terre d’émigration. Depuis trois décennies, le solde net des départs est de 300 à 400 personnes chaque année, un facteur qui devrait contribuer à ramener la population à moins de 50.000 habitants vers 2040, selon l’institut groenlandais de statistique.Il est trop tôt pour dire si le renouveau du débat sur l’indépendance permettra d’inverser la tendance, mais ces exils sont une perte de compétences préjudiciable à la construction d’un nouvel Etat. De nombreux étudiants, en particulier, partent faire leurs études supérieures ailleurs, principalement au Danemark. Beaucoup ne reviennent pas.Son diplôme d’architecture tout juste décroché à l’université danoise d’Aarhus, Sika Filemonsen, assure, elle, qu’elle rentrera à Nuuk cet été.”En grandissant au Groenland, on nous a toujours dit de faire des études pour pouvoir contribuer à la société, que les personnes éduquées sont précisément ce dont le pays a besoin, en particulier les Groenlandais”, dit-elle. “C’est une des principales raisons pour lesquelles j’ai voulu poursuivre des études: pour être en mesure d’aider à façonner le pays et de jouer un rôle dans son avenir.”

La Russie revendique une avancée dans une nouvelle région ukrainienne

La Russie a revendiqué dimanche la prise d’un village dans la région ukrainienne de Soumy, ce qui serait une première depuis 2022, les soldats de Kiev se trouvant en difficulté dans la région russe de Koursk qui lui fait face.Le ministère russe de la Défense a également dit avoir repris un village de la région de Koursk. L’Ukraine en contrôle une petite partie depuis une offensive à l’été 2024, et espère l’utiliser comme monnaie d’échange à l’heure où la perspective de pourparlers semble se renforcer.Des délégations ukrainienne et américaine doivent se rencontrer mardi en Arabie saoudite, alors que Washington a gelé cette semaine son aide militaire à Kiev et son partage de renseignements.L’Ukraine est donc en position délicate sur le front diplomatique, critiquée par le président américain Donald Trump, ainsi que militaire.Le ministère russe de la Défense a affirmé dimanche avoir pris Novenké, petit village de la région de Soumy (nord-est) frontalier de la région russe de Koursk.La région de Soumy avait été partiellement occupée au début de l’invasion russe il y a trois ans, mais les troupes russes s’en étaient retirés au printemps 2022.L’offensive réussie revendiquée par Moscou constituerait une première depuis cette retraite.Le président russe Vladimir Poutine avait déjà affirmé mi-février que ses forces étaient entrées en Ukraine depuis la région de Koursk, ce que Kiev avait qualifié de “mensonge”.Depuis, les responsables ukrainiens avaient évoqué des attaques russes isolées, assurant les repousser à chaque fois.Samedi encore, alors que des observateurs évoquaient des succès russes dans la région de Soumy, le Centre gouvernemental ukrainien contre la désinformation avait assuré qu’il n’y avait pas d'”avancée massive”.- Recul ukrainien à Koursk -L’armée ukrainienne n’a pas encore commenté la revendication de la prise de Novenké.Ce village, déjà attaqué fin février, se situe à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Soudja, la principale ville tenue par Kiev dans la région de Koursk.L’avancée semble liée à une percée de l’armée russe dans la région de Koursk, qui pourrait menacer le ravitaillement des soldats ukrainiens dans la zone, selon des bloggeurs militaires russes.Dans la région de Koursk, Moscou a d’ailleurs revendiqué dimanche la reprise du village de Lebedevka, après avoir déjà dit avoir repoussé les forces ukrainiennes de trois autres villages de la zone la veille.La Russie a déjà repris plus des deux tiers du territoire initialement conquis par l’Ukraine. Mi-février, l’Ukraine avait dit en contrôler 500 km2.Un commandant de l’armée russe, Apti Alaoudinov, qui commente souvent la situation, a assuré samedi sur Telegram que les troupes de Moscou avaient lancé “une offensive de grande ampleur dans toutes les direction de la section de Koursk”.Ces soldats, qui cherchent à encercler les troupes ukrainiennes, se rapprochent de la ville de Soudja.Ils se sont déplacés le long d’un gazoduc “afin de prendre pied dans la périphérie de la ville de Soudja”, a déclaré l’armée ukrainienne samedi.Cette offensive de Kiev devait soulager le front oriental et constituer un atout en vue de négociations de paix.Mais, selon l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW), la Russie cherchera à utiliser ses “gains limités” dans la région de Soumy pour chasser les troupes ukrainiennes de sa région de Koursk.Et l’armée russe, mieux armée et plus nombreuse, avance toujours dans l’est ukrainien malgré de lourdes pertes et à un rythme plus lent qu’à l’automne. Elle a toutefois encore revendiqué dimanche la prise d’un nouveau village dans la région de Donetsk.- Réunion en Arabie saoudite -Des négociations de paix ne se sont pas encore concrétisées, mais cette hypothèse est de plus en plus souvent évoquée.Donald Trump a opéré un virage diplomatique radical, tendant la main à Vladimir Poutine tout en tançant Volodymyr Zelensky.Il est pour l’heure difficile d’estimer les conséquences exactes sur le terrain du gel de l’aide américaine, qui est néanmoins cruciale pour l’Ukraine sur le long terme.Des délégations ukrainienne et américaine sont attendues mardi en Arabie saoudite pour une réunion très scrutée.Elle doit définir “un cadre pour un accord de paix et un cessez-le-feu initial”, selon Steve Witkoff, émissaire américain pour le Moyen-Orient.L’Ukraine n’a toutefois pas détaillé le menu des discussions. Le pays enverra une équipe de hauts responsables, dont le chef de l’administration présidentielle ainsi que les ministres des Affaires étrangères et de la Défense.Donald Trump assure vouloir mettre fin à la guerre dès que possible, mais Kiev craint d’être contraint à de lourdes concessions.

La Russie revendique une avancée dans une nouvelle région ukrainienne

La Russie a revendiqué dimanche la prise d’un village dans la région ukrainienne de Soumy, ce qui serait une première depuis 2022, les soldats de Kiev se trouvant en difficulté dans la région russe de Koursk qui lui fait face.Le ministère russe de la Défense a également dit avoir repris un village de la région de Koursk. L’Ukraine en contrôle une petite partie depuis une offensive à l’été 2024, et espère l’utiliser comme monnaie d’échange à l’heure où la perspective de pourparlers semble se renforcer.Des délégations ukrainienne et américaine doivent se rencontrer mardi en Arabie saoudite, alors que Washington a gelé cette semaine son aide militaire à Kiev et son partage de renseignements.L’Ukraine est donc en position délicate sur le front diplomatique, critiquée par le président américain Donald Trump, ainsi que militaire.Le ministère russe de la Défense a affirmé dimanche avoir pris Novenké, petit village de la région de Soumy (nord-est) frontalier de la région russe de Koursk.La région de Soumy avait été partiellement occupée au début de l’invasion russe il y a trois ans, mais les troupes russes s’en étaient retirés au printemps 2022.L’offensive réussie revendiquée par Moscou constituerait une première depuis cette retraite.Le président russe Vladimir Poutine avait déjà affirmé mi-février que ses forces étaient entrées en Ukraine depuis la région de Koursk, ce que Kiev avait qualifié de “mensonge”.Depuis, les responsables ukrainiens avaient évoqué des attaques russes isolées, assurant les repousser à chaque fois.Samedi encore, alors que des observateurs évoquaient des succès russes dans la région de Soumy, le Centre gouvernemental ukrainien contre la désinformation avait assuré qu’il n’y avait pas d'”avancée massive”.- Recul ukrainien à Koursk -L’armée ukrainienne n’a pas encore commenté la revendication de la prise de Novenké.Ce village, déjà attaqué fin février, se situe à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Soudja, la principale ville tenue par Kiev dans la région de Koursk.L’avancée semble liée à une percée de l’armée russe dans la région de Koursk, qui pourrait menacer le ravitaillement des soldats ukrainiens dans la zone, selon des bloggeurs militaires russes.Dans la région de Koursk, Moscou a d’ailleurs revendiqué dimanche la reprise du village de Lebedevka, après avoir déjà dit avoir repoussé les forces ukrainiennes de trois autres villages de la zone la veille.La Russie a déjà repris plus des deux tiers du territoire initialement conquis par l’Ukraine. Mi-février, l’Ukraine avait dit en contrôler 500 km2.Un commandant de l’armée russe, Apti Alaoudinov, qui commente souvent la situation, a assuré samedi sur Telegram que les troupes de Moscou avaient lancé “une offensive de grande ampleur dans toutes les direction de la section de Koursk”.Ces soldats, qui cherchent à encercler les troupes ukrainiennes, se rapprochent de la ville de Soudja.Ils se sont déplacés le long d’un gazoduc “afin de prendre pied dans la périphérie de la ville de Soudja”, a déclaré l’armée ukrainienne samedi.Cette offensive de Kiev devait soulager le front oriental et constituer un atout en vue de négociations de paix.Mais, selon l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW), la Russie cherchera à utiliser ses “gains limités” dans la région de Soumy pour chasser les troupes ukrainiennes de sa région de Koursk.Et l’armée russe, mieux armée et plus nombreuse, avance toujours dans l’est ukrainien malgré de lourdes pertes et à un rythme plus lent qu’à l’automne. Elle a toutefois encore revendiqué dimanche la prise d’un nouveau village dans la région de Donetsk.- Réunion en Arabie saoudite -Des négociations de paix ne se sont pas encore concrétisées, mais cette hypothèse est de plus en plus souvent évoquée.Donald Trump a opéré un virage diplomatique radical, tendant la main à Vladimir Poutine tout en tançant Volodymyr Zelensky.Il est pour l’heure difficile d’estimer les conséquences exactes sur le terrain du gel de l’aide américaine, qui est néanmoins cruciale pour l’Ukraine sur le long terme.Des délégations ukrainienne et américaine sont attendues mardi en Arabie saoudite pour une réunion très scrutée.Elle doit définir “un cadre pour un accord de paix et un cessez-le-feu initial”, selon Steve Witkoff, émissaire américain pour le Moyen-Orient.L’Ukraine n’a toutefois pas détaillé le menu des discussions. Le pays enverra une équipe de hauts responsables, dont le chef de l’administration présidentielle ainsi que les ministres des Affaires étrangères et de la Défense.Donald Trump assure vouloir mettre fin à la guerre dès que possible, mais Kiev craint d’être contraint à de lourdes concessions.

Frappe israélienne à Gaza, négociations attendues à Doha sur la trêve

Israël a mené dimanche une frappe meurtrière dans la bande de Gaza, minant un accord de cessez-le-feu déjà chancelant avec le Hamas, avant de nouvelles négociations indirectes à Doha sur les modalités de la poursuite de la trêve.Après plusieurs réunions au Caire avec le chef des services du renseignement égyptien Hassan Rashad, une délégation du Hamas menée par Mohammed Darwish s’est rendue dimanche à Doha, a dit à l’AFP un responsable du mouvement islamiste palestinien.Israël a annoncé de son côté l’envoi lundi d’une délégation à Doha, à “l’invitation des médiateurs soutenus par les Etats-Unis”, afin de “faire avancer les négociations”. Selon des médias locaux, le cabinet de sécurité doit établir dimanche le cadre du mandat de cette délégation.Dans ce contexte de crise, l’armée israélienne a annoncé une frappe aérienne contre des combattants palestiniens qui “tentaient de cacher un engin explosif dans le sol dans le nord de Gaza”. Un nombre indéterminé de “terroristes” ont été tués, selon elle.Arraché par les médiateurs – Etats-Unis, Qatar, Egypte – après des mois de négociations ardues, l’accord de trêve est entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois d’une guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par une attaque d’une violence sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023.La première phase de l’accord, durant laquelle le Hamas a rendu 33 otages israéliens, dont huit morts, enlevés lors de l’attaque du 7-Octobre, et Israël a libéré environ 1.800 détenus palestiniens, s’est achevée le 1er mars.Les désaccords entre les protagonistes portent sur le lancement des négociations sur l’application de la deuxième phase qui prévoit selon le Hamas un cessez-le-feu permanent, le retrait complet israélien de Gaza et la libération des otages encore retenus, une soixantaine dont plus de la moitié seraient morts selon l’armée israélienne.Au Caire, les négociateurs du Hamas ont souligné “la nécessité de respecter tous les termes de l’accord, d’entamer directement les négociations pour la deuxième phase”, a indiqué dimanche le mouvement dans un communiqué.- Réunion du cabinet de sécurité -“Nous exhortons les médiateurs en Egypte et au Qatar, ainsi que l’administration américaine à veiller à ce que l’occupant respecte l’accord, autorise l’entrée de l’aide humanitaire et procède à la deuxième phase selon les conditions convenues”, a déclaré à l’AFP le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem.Ces conditions, a-t-il détaillé, comprennent un échange des otages contre des prisonniers palestiniens, “un retrait complet de Gaza, un cessez-le-feu permanent et complet, des garanties contre un retour (de l’armée israélienne à Gaza), la réouverture des points de passage et la levée du blocus”.Israël souhaite une extension de la première phase du cessez-le-feu jusqu’à la mi-avril. Il réclame la “démilitarisation totale” du territoire, le départ du Hamas de Gaza et le retour des derniers otages avant de passer à la deuxième phase.Le Hamas, qui insiste pour rester à Gaza où il a pris le pouvoir en 2007, réclame des négociations immédiates pour appliquer la deuxième phase.Face à la position du Hamas, l’armée israélienne, qui contrôle les points de passage avec Gaza, a bloqué l’entrée de l’aide humanitaire vitale pour les quelque 2,4 millions d’habitants assiégés par Israël depuis 17 mois.”La fermeture des points de passage menace la vie des malades à Gaza. Il y a une pénurie grave de médicaments, de respirateurs artificiels, de générateurs et d’oxygène”, a affirmé un porte-parole du ministère de la Santé, Khalil Al-Dakran.- Du “sang sur les mains” -En riposte à l’attaque du 7-Octobre, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une offensive destructrice à Gaza qui a fait au moins 48.458 morts en majorité des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. Elle a aussi provoqué un désastre humanitaire dans le territoire palestinien. L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.218 personnes, la plupart des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité après leur enlèvement ce jour-là.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 58 sont encore retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne.Samedi, des proches des otages ont appelé à oeuvrer pour un accord qui permettrait de ramener tous les otages, lors d’un rassemblement à Tel-Aviv.”Si vous reprenez la guerre, les otages mourront à cause de vous. Vous aurez leur sang sur les mains”, a averti à l’adresse de M. Netanyahu Omri Lifshitz, dont le père Oded est mort en captivité.

Frappe israélienne à Gaza, négociations attendues à Doha sur la trêve

Israël a mené dimanche une frappe meurtrière dans la bande de Gaza, minant un accord de cessez-le-feu déjà chancelant avec le Hamas, avant de nouvelles négociations indirectes à Doha sur les modalités de la poursuite de la trêve.Après plusieurs réunions au Caire avec le chef des services du renseignement égyptien Hassan Rashad, une délégation du Hamas menée par Mohammed Darwish s’est rendue dimanche à Doha, a dit à l’AFP un responsable du mouvement islamiste palestinien.Israël a annoncé de son côté l’envoi lundi d’une délégation à Doha, à “l’invitation des médiateurs soutenus par les Etats-Unis”, afin de “faire avancer les négociations”. Selon des médias locaux, le cabinet de sécurité doit établir dimanche le cadre du mandat de cette délégation.Dans ce contexte de crise, l’armée israélienne a annoncé une frappe aérienne contre des combattants palestiniens qui “tentaient de cacher un engin explosif dans le sol dans le nord de Gaza”. Un nombre indéterminé de “terroristes” ont été tués, selon elle.Arraché par les médiateurs – Etats-Unis, Qatar, Egypte – après des mois de négociations ardues, l’accord de trêve est entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois d’une guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par une attaque d’une violence sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023.La première phase de l’accord, durant laquelle le Hamas a rendu 33 otages israéliens, dont huit morts, enlevés lors de l’attaque du 7-Octobre, et Israël a libéré environ 1.800 détenus palestiniens, s’est achevée le 1er mars.Les désaccords entre les protagonistes portent sur le lancement des négociations sur l’application de la deuxième phase qui prévoit selon le Hamas un cessez-le-feu permanent, le retrait complet israélien de Gaza et la libération des otages encore retenus, une soixantaine dont plus de la moitié seraient morts selon l’armée israélienne.Au Caire, les négociateurs du Hamas ont souligné “la nécessité de respecter tous les termes de l’accord, d’entamer directement les négociations pour la deuxième phase”, a indiqué dimanche le mouvement dans un communiqué.- Réunion du cabinet de sécurité -“Nous exhortons les médiateurs en Egypte et au Qatar, ainsi que l’administration américaine à veiller à ce que l’occupant respecte l’accord, autorise l’entrée de l’aide humanitaire et procède à la deuxième phase selon les conditions convenues”, a déclaré à l’AFP le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem.Ces conditions, a-t-il détaillé, comprennent un échange des otages contre des prisonniers palestiniens, “un retrait complet de Gaza, un cessez-le-feu permanent et complet, des garanties contre un retour (de l’armée israélienne à Gaza), la réouverture des points de passage et la levée du blocus”.Israël souhaite une extension de la première phase du cessez-le-feu jusqu’à la mi-avril. Il réclame la “démilitarisation totale” du territoire, le départ du Hamas de Gaza et le retour des derniers otages avant de passer à la deuxième phase.Le Hamas, qui insiste pour rester à Gaza où il a pris le pouvoir en 2007, réclame des négociations immédiates pour appliquer la deuxième phase.Face à la position du Hamas, l’armée israélienne, qui contrôle les points de passage avec Gaza, a bloqué l’entrée de l’aide humanitaire vitale pour les quelque 2,4 millions d’habitants assiégés par Israël depuis 17 mois.”La fermeture des points de passage menace la vie des malades à Gaza. Il y a une pénurie grave de médicaments, de respirateurs artificiels, de générateurs et d’oxygène”, a affirmé un porte-parole du ministère de la Santé, Khalil Al-Dakran.- Du “sang sur les mains” -En riposte à l’attaque du 7-Octobre, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une offensive destructrice à Gaza qui a fait au moins 48.458 morts en majorité des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. Elle a aussi provoqué un désastre humanitaire dans le territoire palestinien. L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.218 personnes, la plupart des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité après leur enlèvement ce jour-là.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 58 sont encore retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne.Samedi, des proches des otages ont appelé à oeuvrer pour un accord qui permettrait de ramener tous les otages, lors d’un rassemblement à Tel-Aviv.”Si vous reprenez la guerre, les otages mourront à cause de vous. Vous aurez leur sang sur les mains”, a averti à l’adresse de M. Netanyahu Omri Lifshitz, dont le père Oded est mort en captivité.

La Chine menace de resserrer “le nœud coulant” autour de Taïwan

L’armée chinoise a prévenu dimanche qu’elle resserrait “le nœud coulant” autour de Taïwan si le séparatisme s’y renforçait, enjoignant les partisans de l’indépendance à s’écarter du “précipice”.”Plus les séparatistes pour +l’indépendance de Taïwan+ deviendront envahissants, plus le nœud coulant autour de leur cou se resserra et plus l’épée au-dessus de leur tête sera tranchante”, a …

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