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“Bien sûr que les Etats-Unis sont des alliés” de l’UE, martèle von der Leyen

“Bien sûr que les Etats-Unis sont des alliés” de l’Union européenne en dépit des récentes attaques verbales de Donald Trump, a martelé dimanche Ursula von der Leyen, estimant que l’Europe devait désormais augmenter son effort de défense.Interrogée sur la nécessité de transformer profondément la nature du lien avec les Etats-Unis comme l’UE le fait avec …

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“Bien sûr que les Etats-Unis sont des alliés” de l’UE, martèle von der Leyen

“Bien sûr que les Etats-Unis sont des alliés” de l’Union européenne en dépit des récentes attaques verbales de Donald Trump, a martelé dimanche Ursula von der Leyen, estimant que l’Europe devait désormais augmenter son effort de défense.Interrogée sur la nécessité de transformer profondément la nature du lien avec les Etats-Unis comme l’UE le fait avec la Chine, elle a répondu “clairement non”.”La relation que nous avons avec les Etats-Unis est complètement différente de celle que nous avons avec la Chine”, a souligné la dirigeante allemande, réputée très atlantiste.Donald Trump a récemment menacé l’Europe de droits de douane, a engagé un rapprochement avec le président russe Vladimir Poutine qui inquiète l’Ukraine et l’UE, et a questionné la protection américaine des Européens dans le cadre de l’Otan.”Nous sommes alliés (avec les Américains) mais cela signifie que tous les alliés doivent prendre leurs responsabilités”, a souligné la présidente de la Commission européenne, lors d’une conférence de presse sur les 100 premiers jours de son deuxième mandat.Interrogée sur un éventuel face-à-face avec Donald Trump, elle est restée évasive: “Nous nous rencontrerons quand le moment sera venu”, a-t-elle simplement répondu.Elle s’est félicitée du soutien accordé cette semaine par les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’UE à son plan “Réarmer l’Europe” qui doit permettre de mobiliser jusqu’à 800 milliards d’euros pour investir dans la défense européenne, comme le réclament les Etats-Unis. – “Compréhension approfondie des menaces” -“C’est historique. Cela peut être la base d’une Union européenne de la défense”, a-t-elle affirmé. “Nous avons besoin d’action commune, d’achat commun”, a-t-elle dit.Mais évoquant les nombreuses options sur la table pour augmenter l’effort de défense, elle a évité d’évoquer la possibilité d’un nouveau grand emprunt commun, souhaité par la France, mais rejeté par plusieurs Etats membres.Afin de préparer les esprits aux menaces auxquelles l’Europe est confrontée dans le contexte des tensions avec la Russie, la présidente de l’exécutif européen a annoncé qu’elle organiserait des réunions sur la sécurité avec l’ensemble du collège des commissaires européens. “Dans les prochaines semaines, je convoquerai le tout premier +collège de la sécurité+. Cela garantira que les membres du collège reçoivent des mises à jour régulières sur l’évolution de la sécurité, (y compris) sur l’énergie, la défense et la recherche. Du cyber aux ingérences étrangères, en passant par le commerce”, a-t-elle dit. “Ce n’est que si nous avons une compréhension claire et approfondie des menaces, y compris les menaces hybrides, que nous pourrons contribuer efficacement à la sécurité collective”, a expliqué Mme von der Leyen.

Le dirigeant syrien appelle à la paix civile après des tueries

Le président par intérim de la Syrie, Ahmad al-Chareh, a appelé dimanche à l’unité nationale et à la paix après des tueries de civils dans des violences sans précédent depuis la chute de Bachar al-Assad, qui suscitent inquiétudes et condamnations internationales. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio a condamné les “terroristes islamistes radicaux” pour ces “massacres”, et appelé les autorités syriennes à en poursuivre les auteurs, après un appel de l’ONU à la fin immédiate des “tueries de civils”. Les violences, dans l’ouest du pays, ont été déclenchées par une attaque sanglante jeudi de partisans du président déchu contre les forces de sécurité à Jablé, près de la ville de Lattaquié, berceau de la minorité alaouite, branche de l’islam dont est issu le clan Assad.Les autorités ont ensuite envoyé des renforts dans les provinces voisines de Lattaquié et Tartous, pour soutenir des opérations des forces de sécurité contre les pro-Assad.D’après l’Observatoire des droits de l’homme (OSDH), qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie, “745 civils alaouites ont été tués dans les régions de la côte et les montagnes de Lattaquié par les forces de sécurité et des groupes alliés” depuis jeudi. Au moins 273 membres des forces de sécurité et des combattants pro-Assad ont aussi péri, a précisé l’OSDH. Les autorités n’ont pas fourni de bilan.”Nous devons préserver l’unité nationale, la paix civile autant que possible, et, si Dieu le veut, nous serons capables de vivre ensemble dans ce pays”, a déclaré M. Chareh lors d’un discours dans une mosquée de Damas.Il a annoncé la formation d’une “commission d’enquête indépendante” sur cette flambée de violence dans un pays multiethnique et multiconfessionnel, morcelé par plus de 13 ans de guerre civile. Elle sera notamment chargée d’enquêter sur “les exactions contre les civils” pour “traduire en justice” les responsables.Dans la capitale, les forces de sécurité sont intervenues pour disperser un sit-in de protestation contre les tueries, après l’irruption d’une contre-manifestation réclamant un “État sunnite”, émaillée de slogans hostiles aux alaouites.M. Chareh, alors à la tête du groupe islamiste sunnite radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS) – classé comme terroriste par plusieurs pays dont les Etats-Unis – a dirigé la coalition rebelle qui a renversé le 8 décembre M. Assad. Ce dernier a fui à Moscou.- Traquer les partisans d’Assad -Dimanche, le ministère de l’Intérieur a annoncé l’envoi de “renforts supplémentaires” pour “rétablir le calme” à Qadmous, dans la province de Tartous où les forces de sécurité “traquent les derniers fidèles à l’ancien régime”.L’agence de presse officielle Sana, a rapporté de “violents affrontements” à Taanita, un village de montagne du même secteur, où ont fui “de nombreux criminels de guerre affiliés au régime renversé et des fidèles à Assad qui les protègent”.Un convoi de 12 véhicules militaires est entré dans le village de Bisnada, dans la province de Lattaquié, où les forces de sécurité fouillent des habitations, selon un photographe de l’AFP.”Plus de cinquante personnes, des membres de ma famille et des amis, ont été tués”, a affirmé à l’AFP un habitant alaouite de Jablé sous couvert de l’anonymat. Les forces de sécurité et des miliciens alliés “ont ramassé les corps avec des bulldozers et les ont enterrés dans des fosses communes. Ils en ont même jeté à la mer”.Volker Türk, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, a évoqué des informations “extrêmement inquiétantes” faisant état de familles entières tuées.L’OSDH et des militants ont publié vendredi des vidéos montrant des dizaines de corps en vêtements civils empilés dans la cour d’une maison, des femmes pleurant à proximité. Une autre séquence montre des hommes en tenue militaire forçant trois personnes à ramper, avant de leur tirer dessus à bout portant. L’AFP n’a pas pu vérifier ces images.Le même jour, une source sécuritaire citée par Sana a fait état d'”exactions isolées”, les imputant à des “foules” réagissant à “l’assassinat de membres des forces de sécurité par des fidèles de l’ex-régime”.- “Civils innocents et désarmés” – Depuis son arrivée au pouvoir, M. Chareh, s’efforce d’obtenir le soutien de la communauté internationale, et de rassurer les minorités. Il a appelé ses forces à faire preuve de retenue et à éviter toute dérive confessionnelle.Lors d’un sermon dimanche, le patriarche orthodoxe d’Antioche, Jean X, l’a appelé à “mettre fin aux massacres” dans l’ouest du pays, relevant qu’aux côtés des alaouites, “de nombreux chrétiens innocents” en avaient aussi été victimes. “Ceux qui ont été tués n’étaient pas tous des hommes fidèles au régime, la majorité étaient des civils innocents et désarmés dont des femmes et des enfants”, a affirmé Jean X.L’Allemagne a dit être “choquée” et demandé “instamment à toutes les parties de mettre fin aux violences”.Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, a lui exhorté l’Europe à “cesser d’accorder une légitimité” au pouvoir de transition syrien “au passé terroriste bien connu”. Selon Aron Lund, du centre de réflexion Century International, la flambée de violence témoigne de la “fragilité du gouvernement”, dont une grande partie de l’autorité “repose sur des jihadistes radicaux qui considèrent les alaouites comme des ennemis de Dieu”.

Le dirigeant syrien appelle à la paix civile après des tueries

Le président par intérim de la Syrie, Ahmad al-Chareh, a appelé dimanche à l’unité nationale et à la paix après des tueries de civils dans des violences sans précédent depuis la chute de Bachar al-Assad, qui suscitent inquiétudes et condamnations internationales. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio a condamné les “terroristes islamistes radicaux” pour ces “massacres”, et appelé les autorités syriennes à en poursuivre les auteurs, après un appel de l’ONU à la fin immédiate des “tueries de civils”. Les violences, dans l’ouest du pays, ont été déclenchées par une attaque sanglante jeudi de partisans du président déchu contre les forces de sécurité à Jablé, près de la ville de Lattaquié, berceau de la minorité alaouite, branche de l’islam dont est issu le clan Assad.Les autorités ont ensuite envoyé des renforts dans les provinces voisines de Lattaquié et Tartous, pour soutenir des opérations des forces de sécurité contre les pro-Assad.D’après l’Observatoire des droits de l’homme (OSDH), qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie, “745 civils alaouites ont été tués dans les régions de la côte et les montagnes de Lattaquié par les forces de sécurité et des groupes alliés” depuis jeudi. Au moins 273 membres des forces de sécurité et des combattants pro-Assad ont aussi péri, a précisé l’OSDH. Les autorités n’ont pas fourni de bilan.”Nous devons préserver l’unité nationale, la paix civile autant que possible, et, si Dieu le veut, nous serons capables de vivre ensemble dans ce pays”, a déclaré M. Chareh lors d’un discours dans une mosquée de Damas.Il a annoncé la formation d’une “commission d’enquête indépendante” sur cette flambée de violence dans un pays multiethnique et multiconfessionnel, morcelé par plus de 13 ans de guerre civile. Elle sera notamment chargée d’enquêter sur “les exactions contre les civils” pour “traduire en justice” les responsables.Dans la capitale, les forces de sécurité sont intervenues pour disperser un sit-in de protestation contre les tueries, après l’irruption d’une contre-manifestation réclamant un “État sunnite”, émaillée de slogans hostiles aux alaouites.M. Chareh, alors à la tête du groupe islamiste sunnite radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS) – classé comme terroriste par plusieurs pays dont les Etats-Unis – a dirigé la coalition rebelle qui a renversé le 8 décembre M. Assad. Ce dernier a fui à Moscou.- Traquer les partisans d’Assad -Dimanche, le ministère de l’Intérieur a annoncé l’envoi de “renforts supplémentaires” pour “rétablir le calme” à Qadmous, dans la province de Tartous où les forces de sécurité “traquent les derniers fidèles à l’ancien régime”.L’agence de presse officielle Sana, a rapporté de “violents affrontements” à Taanita, un village de montagne du même secteur, où ont fui “de nombreux criminels de guerre affiliés au régime renversé et des fidèles à Assad qui les protègent”.Un convoi de 12 véhicules militaires est entré dans le village de Bisnada, dans la province de Lattaquié, où les forces de sécurité fouillent des habitations, selon un photographe de l’AFP.”Plus de cinquante personnes, des membres de ma famille et des amis, ont été tués”, a affirmé à l’AFP un habitant alaouite de Jablé sous couvert de l’anonymat. Les forces de sécurité et des miliciens alliés “ont ramassé les corps avec des bulldozers et les ont enterrés dans des fosses communes. Ils en ont même jeté à la mer”.Volker Türk, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, a évoqué des informations “extrêmement inquiétantes” faisant état de familles entières tuées.L’OSDH et des militants ont publié vendredi des vidéos montrant des dizaines de corps en vêtements civils empilés dans la cour d’une maison, des femmes pleurant à proximité. Une autre séquence montre des hommes en tenue militaire forçant trois personnes à ramper, avant de leur tirer dessus à bout portant. L’AFP n’a pas pu vérifier ces images.Le même jour, une source sécuritaire citée par Sana a fait état d'”exactions isolées”, les imputant à des “foules” réagissant à “l’assassinat de membres des forces de sécurité par des fidèles de l’ex-régime”.- “Civils innocents et désarmés” – Depuis son arrivée au pouvoir, M. Chareh, s’efforce d’obtenir le soutien de la communauté internationale, et de rassurer les minorités. Il a appelé ses forces à faire preuve de retenue et à éviter toute dérive confessionnelle.Lors d’un sermon dimanche, le patriarche orthodoxe d’Antioche, Jean X, l’a appelé à “mettre fin aux massacres” dans l’ouest du pays, relevant qu’aux côtés des alaouites, “de nombreux chrétiens innocents” en avaient aussi été victimes. “Ceux qui ont été tués n’étaient pas tous des hommes fidèles au régime, la majorité étaient des civils innocents et désarmés dont des femmes et des enfants”, a affirmé Jean X.L’Allemagne a dit être “choquée” et demandé “instamment à toutes les parties de mettre fin aux violences”.Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, a lui exhorté l’Europe à “cesser d’accorder une légitimité” au pouvoir de transition syrien “au passé terroriste bien connu”. Selon Aron Lund, du centre de réflexion Century International, la flambée de violence témoigne de la “fragilité du gouvernement”, dont une grande partie de l’autorité “repose sur des jihadistes radicaux qui considèrent les alaouites comme des ennemis de Dieu”.

XV de France: en vue de l’Ecosse, la vie sans Dupont, gravement blessé à un genou

Passée l’émotion autour de la blessure au genou de leur capitaine Antoine Dupont, victime d’une rupture des ligaments croisés samedi en Irlande, le XV de France se prépare à composer sans lui de nombreux mois, et dès le final du Tournoi samedi prochain contre l’Ecosse.Sorti en grimaçant et en boitant à la 29e minute de l’écrasante victoire à Dublin (42-27), après un virulent déblayage irlandais dans un regroupement, Dupont a officialisé le diagnostic d’une “rupture des ligaments croisés” dimanche sur instagram.”Le coeur est encore plus douloureux que le genou au moment de devoir abandonner les copains avant la dernière marche. Je suis fier de ce que nous avons accompli hier et de toutes mes forces avec vous, vous allez le faire”, a déclaré Dupont, qui “donne rendez-vous dans quelques mois sur les terrains”.”Nous t’accompagnerons dans cette épreuve pour que tu reviennes plus fort, capitaine”, a aussitôt réagi son club du Stade toulousain, qui devra évoluer sans lui en phases finales de Champions Cup et de Top 14. “Courage mon ami, tous avec toi”, a écrit son coéquipier à Toulouse et en Bleu, Romain Ntamack.C’est la deuxième fois qu’Antoine Dupont se blesse à ce genou: en 2018, face à ces mêmes Irlandais, il avait été victime d’une rupture du ligament croisé antérieur, foudroyé après avoir réalisé un crochet, et avait été absent huit mois.L’incident rappelle évidemment aussi la fracture de la pommette du demi de mêlée contre la Namibie lors du Mondial-2023. Opéré, puis revenu sur le terrain en trois semaines, Dupont avait réussi à jouer le quart de finale contre l’Afrique du Sud, mais la France avait été éliminée.Malgré la joie du large succès à Dublin, le sélectionneur comme les joueurs ont témoigné samedi leur “colère” à propos de cette blessure, causée selon Galthié par un déblayage illicite irlandais.- Joueurs cités -Les Bleus ont demandé à faire “comparaître devant la commission” de discipline du Tournoi le deuxième ligne irlandais Tadhg Beirne et le pilier gauche Andrew Porter, a annoncé Fabien Galthié, son homologue irlandais Simon Easterby n’y voyant lui qu’un “incident de jeu”.De ce coup du sort, les Bleus ont fait un carburant pour renverser la partie après avoir été asphyxiés 20 bonne minutes par les Irlandais, leur infligeant un retentissant 34-0 entre la 47e et la 75e.”Quand je rentre et que je vois un de mes meilleurs potes dans le vestiaire comme ça, ça prend aux tripes”, a témoigné Grégory Alldritt, très proche de Dupont depuis leurs années communes à Auch et qui a pris le capitanat en l’absence de son ami. “C’est compliqué d’en parler”, a ajouté Alldritt, visiblement ému en conférence de presse.”C’est vrai qu’il y avait de la colère à la mi-temps”, a abondé le troisième ligne toulousain Anthony Jelonch, autre camarade des années auscitaines. “Ce soir, on a tout donné pour Antoine”.”Il fallait s’envoyer à 200% pour lui”, a renchéri le talonneur Peato Mauvaka, lui aussi coéquipier de Dupont à Toulouse.- Lucu au rendez-vous -Mais une fois cette émotion digérée, les Français devront finir le travail pour aller décrocher le titre dans le Tournoi samedi prochain au Stade de France (21h00) contre l’Ecosse, sans “Toto”.Pour le remplacer à la mêlée, un nom émerge après le succès en Irlande: Maxime Lucu, entré à sa place dans un match à l’intensité impressionnante et qui a été exemplaire.”Dans des matches comme ça, il ne faut pas se poser de questions”, a expliqué le Basque après la rencontre.Sa prestation efficace dans les rucks et dans le jeu au pied a été remarquée par Galthié, élogieux à son égard après l’avoir relégué dans la hiérarchie lors de la précédente édition du Tournoi.”Je suis content pour +Max+ parce qu’il a eu un tournoi difficile l’année dernière, on ne lui a pas fait de cadeau et il a fait un match énorme aujourd’hui, dans un contexte extrêmement hostile”, a apprécié le sélectionneur.Le Bordelo-Béglais est passé pendant ce Tournoi devant Nolann Le Garrec, et a l’avantage de bien connaître une ligne arrière où évoluent ses coéquipiers de l’UBB Louis Bielle-Biarrey et Damian Penaud aux ailes, ainsi que Yoram Moefana au centre.Il devrait également avoir une longueur d’avance sur le toulonnais Baptiste Serin (30 ans, 46 sélections), appelé dimanche à Marcoussis en remplacement de Dupont, mais qui n’a plus joué en Bleu depuis la dernière tournée d’été.

Restaurants: les plateformes tentent de contrer le fléau des réservations non honorées par les clients

Une baisse de 20 à 30% des réservations non honorées par les clients tant redoutées des restaurateurs, c’est la promesse des plateformes type TheFork qui ont déployé ces derniers mois une série d’outils, utilisant notamment de l’intelligence artificielle.Le site de réservation TheFork, qui revendique 55.000 restaurants clients dans 12 pays, a dégainé fin 2024 une solution radicale : la suppression des comptes des clients affichant quatre réservations non honorées.Résultat : “des centaines de profils ont été désactivés et le phénomène de +no-show+ (réservations non honorées, ndlr) a baissé de 10% depuis la mise en place de cette mesure”, selon Damien Rodière, le directeur général.”Avant on utilisait la carotte maintenant c’est le bâton! C’est un phénomène qui concerne tous les marchés même si on constate qu’il y a moins de +no-show+ en Europe du Nord”, estime auprès de l’AFP le dirigeant de cette plateforme qui appartient à TripAdvisor.Si le phénomène des réservations non honorées, ou “lapins”, a toujours existé, il s’est nettement accéléré depuis le Covid, au point qu’en 2022 une centaine de restaurateurs se sont fendus d’une tribune dans des médias spécialisés.”Produits gâchés, cuisine perturbée, service parasité, organisation ébranlée, chiffre d’affaires impacté… Un +no show+, une réservation pour deux, quatre, huit ou vingt qui n’est pas honorée, et c’est tout un resto qui paie”, déplorait le texte.”Je resignerai aujourd’hui car rien n’a changé”, estime Billy Pham, co-fondateur de Bao Family, un groupe de restaurants chinois tendance à Paris et Marseille.”On veut pouvoir continuer à proposer l’option de la réservation aux consommateurs, le problème, c’est que malheureusement, il y en a qui continuent à ne pas jouer le jeu”, déplore l’entrepreneur.”On estime que 70% des restaurateurs font face à des +no-shows+ et que 10% des réservations sont en moyenne non honorées, ce qui représente jusqu’à 15% du chiffre d’affaires. Sur un secteur où les marges sont faibles, c’est extrêmement problématique”, résume Thomas Jeanjean, patron de Zenchef, un logiciel de gestion qui équipe 25.000 restaurants en France et dans le nord de l’Europe.Les motifs: un oubli la plupart du temps, un imprévu et, de plus en plus souvent, la multi-réservation.-CB et Prédictions -Pour les tête-en-l’air, les plateformes ont mis en place des rappels par mail et SMS, avec des possibilités très simples d’annulation, qui selon TheFork font baisser de 30% les “lapins”.”L’autre solution, c’est la liste d’attente, qui permet de remplir les tables même s’il y a des annulations”, indique Thomas Jeanjean.”On a également mis en place un outil qui permet de prédire les +no-shows+, on va dire au restaurateur : attention, cette personne a déjà fait plusieurs +no-shows+ dans votre restaurant ou bien, il y a un fort risque de +no-show+ car elle a trois réservations en parallèle le même soir”, détaille-t-il.Cet outil utilise l’intelligence artificielle, comme chez le concurrent TheFork :”on a développé un score qui prédit le risque de +no-show+. Si le client est à risque, on peut activer le rappel automatique et combiner différentes solutions comme demander l’empreinte de carte bleue”, explique Damien Rodière.Pour les plateformes, prendre l’empreinte de carte bleue avec possibilité de débiter le client qui n’honore pas sa réservation reste l’outil le plus efficace, mais les Français sont réticents.”On a essayé de mettre en place l’empreinte de carte bancaire mais on a constaté que ça représentait une baisse des réservations, car ce n’est pas rentré dans les mœurs, surtout dans des établissements comme les nôtres où le ticket moyen est assez bas”, déplore Billy Pham.Pascal Mousset, qui gère plusieurs restaurants à Paris et est dirigeant syndical au GHR, l’un des principaux organismes patronaux du secteur, confirme : “les établissements haut de gamme peuvent l’exiger parce qu’ils sont pleins à l’année et c’est difficile d’avoir une table chez eux, mais il y a une grande réticence des clients. Moi, je la demande à partir de cinq clients”.”C’est vrai que les plateformes sont performantes mais elles ne disent pas assez le coût de ces outils pour les restaurateurs”, déplore-t-il, pointant une importante augmentation de leurs tarifs en 2025.