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Une cinquantaine de mesures pour tenter d’adapter la France à un réchauffement de 4°C

Comment adapter la France à un réchauffement pouvant atteindre quatre degrés? Après de nombreux retards, le gouvernement a lancé lundi son troisième plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), mettant l’accent sur la mise en oeuvre d’une cinquantaine de mesures au niveau local, d’ores et déjà jugées insuffisantes par certains experts du climat.Records de chaleur, inondations, érosion côtière: dans une France déjà plus chaude de 1,7 degré depuis 1900, les conséquences du dérèglement climatique ne “sont plus une exception” mais “notre nouvelle norme” et une “réalité tragique”, a déclaré la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, en dévoilant les contours de ce “PNACC-3”.Ce plan, attendu depuis fin 2023, compte 52 mesures destinées à protéger davantage les populations, mieux anticiper les risques, assurer la résilience des territoires et adapter les activités humaines face à des conditions climatiques extrêmes.Il se base sur une trajectoire de réchauffement de référence en France à +2,7°C en 2050 et +4°C en 2100. – Dimension territoriale – L’accent est particulièrement mis sur les territoires et secteurs les plus menacés comme les littoraux, les montagnes, les forêts et l’agriculture.Parmi les mesures, le renforcement des protections pour les travailleurs exposés aux canicules, différentes études pour mieux adapter transports et exploitations agricoles, des feuilles de route pour adapter chaque secteur économique, une évolution des règles de rénovation des logements ou encore une protection des principaux sites culturels français (Tour Eiffel, Mont Saint-Michel…).Un “travail” va également débuter dans le but de donner une “valeur juridique” à la Trajectoire de référence de l’adaptation au changement climatique (TRACC), un document de référence pour les acteurs publics. Cent intercommunalités seront accompagnées en 2025 dans le cadre d’une Mission adaptation.Ronan Dantec, vice-président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable au Sénat, a salué cette “dimension territoriale”. “Pour la première fois on a une trajectoire très claire, c’était absolument essentiel pour les acteurs locaux”, a-t-il déclaré.L’accent a aussi été mis sur le financement des mesures, l’une des principales critiques énoncées avant la consultation publique lancée en octobre. – Quels financements ? -Outre le réchaussement, déjà annoncé, du fonds Barnier, créé en 1995 pour aider collectivités, petites entreprises et particuliers à financer les travaux nécessaires pour réduire leur vulnérabilité aux catastrophes naturelles, Agnès Pannier-Runacher a aussi annoncé une “mobilisation inédite du Fonds vert à hauteur de 260 millions d’euros”. Près d’un milliard d’euros des crédits des Agences de l’eau seront orientés vers l’adaptation et une enveloppe de 30 millions sera consacrée à la prévention des gonflements des sols à dominante argileux. Une nouvelle mission pour mobiliser davantage les acteurs privés, et notamment les banques, dans la prévention des risques sera lancée “au premier semestre 2026″.”Il est essentiel que l’adaptation soit dotée de moyens à la hauteur des enjeux”, a souligné la ministre, assurant avoir augmenté les enveloppes “à hauteur de 40%”. Mais pour I4CE, institut de recherches spécialisé dans l’économie du climat, cela reste “quand même à nuancer”.”La hausse du Fonds Barnier pourrait rapidement se révéler insuffisante et la réorientation du Fonds Vert vers l’adaptation est surtout l’effet d’une diminution des moyens alloués aux autres priorités, les crédits dédiés à l’adaptation se maintiennent mais n’augmentent pas”, juge Guillaume Dolques, expert Adaptation chez I4CE.Pour lui, ce plan “n’est qu’une première étape” et n’aura “de sens que si certains arbitrages sont faits et que l’on se donne les moyens des ambitions”.Ronan Dantec reconnaît aussi que dans le contexte budgétaire tendu, il va “probablement manquer de l’argent”, mais reste malgré tout “très satisfait de ce PNACC” avec lequel, dit-il, “on a vraiment franchi des paliers importants” sur le chantier de l’adaptation, longtemps insuffisamment pris en compte.L’ONG Oxfam juge ce plan “inopérant, car dépourvu de gouvernance adaptée et de moyens budgétaires pour sa mise en œuvre”. Il constitue “une nouvelle occasion manquée de protéger la population”, dit Oxfam, regrettant notamment que les besoins des plus vulnérables (personnes âgées, enfants …) ne soient pas suffisamment pris en compte.”L’inaction coûtera bien plus cher que l’adaptation”, souligne l’ONG. Un constat partagé par Agnès Pannier-Runacher: “un euro investi dans l’adaptation, c’est huit euros évités pour réparer les dommages”, a-t-elle souligné.

Kiev proposera une trêve “dans les airs”, “en mer” lors des pourparlers avec les Etats-Unis (responsable)

L’Ukraine va proposer une “trêve dans les airs” et “en mer” avec la Russie, a indiqué lundi à l’AFP un haut responsable ukrainien, à la veille de négociations clefs en Arabie saoudite. Le président Volodymyr Zelensky est attendu lundi dans le royaume du Golfe, où se tiendra le lendemain une rencontre entre une délégation de Kiev et une équipe américaine sur les moyens de mettre fin à la guerre entre l’Ukraine et la Russie, qui a envahi son voisin il y a trois ans.”Nous avons une proposition d’une trêve dans les airs et d’une trêve en mer, car ce sont les options de cessez-le-feu qui sont faciles à mettre en place et à surveiller et il est possible de commencer par elles”, a déclaré ce responsable sous couvert d’anonymat.La réunion de mardi devrait être la première entre responsables ukrainiens et américains depuis la visite désastreuse de Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche fin février, qui avait donné lieu à une spectaculaire joute verbale.Washington a depuis suspendu son aide militaire et son partage de renseignements, et Kiev tente de recoller les morceaux avec le président Donald Trump.M. Zelensky ouvrira le bal diplomatique en rencontrant lundi le prince héritier Mohammed ben Salmane. “L’Ukraine cherche la paix depuis la toute première seconde de la guerre, et nous avons toujours dit que la seule raison pour laquelle la guerre se poursuit est la Russie”, a-t-il dit sur Telegram. Son équipe rencontrera les représentants américains dans la ville de Jeddah, sur la mer Rouge, où des drapeaux ukrainiens flottaient lundi aux abords des principaux axes.Les pourparlers doivent servir à “définir un cadre pour un accord de paix et un cessez-le-feu initial” entre la Russie et l’Ukraine, avait indiqué l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff. – Soutien américain -Le Royaume-Uni a annoncé lundi qu’une réunion virtuelle sera organisée samedi avec les dirigeants des pays prêts à aider à maintenir la paix en Ukraine en cas de trêve, après le sommet réuni à Londres le 2 mars. Selon Londres, une vingtaine de pays sont prêts à contribuer à une “coalition de volontaires”, même si les modalités n’ont pas été précisées.  Selon le Financial Times, qui cite des sources proches des négociations en Arabie saoudite, l’Ukraine devrait proposer un cessez-le-feu partiel dans l’espoir de convaincre Washington de faire marche arrière sur sa décision de geler l’aide militaire et le partage de renseignements. Un gel prolongé du partage de renseignements donnera “un avantage significatif” à la Russie sur le champ de bataille, a prévenu lundi un haut responsable ukrainien, en soulignant que le gel affectait déjà sa capacité à frapper des cibles se trouvant sur le territoire russe. Les relations entre Washington et Kiev se sont profondément transformées en l’espace de quelques semaines, avec le retour à la Maison Blanche de Donald Trump en janvier.Cette tension, sur fond de rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine, se produit à l’heure où Kiev est à la peine sur le front. Durant le week-end, la Russie a revendiqué d’importantes avancées dans sa région de Koursk et même une poussée dans la région ukrainienne de Soumy, une première depuis 2022. Donald Trump a multiplié les piques contre Volodymyr Zelensky, accusé d’être un “dictateur”, de n’être pas assez reconnaissant ou de n’être pas prêt à la “paix”.- Rapprochement -Le ton s’est depuis quelque peu apaisé depuis la vive altercation de février, Volodymyr Zelensky jugeant l’incident “regrettable” et Donald Trump estimant que son homologue ukrainien était prêt à négocier, menaçant même Moscou de nouvelles sanctions.”Nous allons faire beaucoup de progrès. Dès cette semaine je pense”, a assuré dimanche soir Donald Trump à des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One.Mais les désaccords demeurent. L’accord sur l’exploitation minière, dont Donald Trump compte tirer des revenus pour rembourser l’aide américaine fournie à Kiev, n’a toujours pas été conclu.Interrogé sur la possibilité qu’il soit signé en Arabie saoudite, M. Witkoff avait assuré que M. Zelensky avait “proposé de le signer, et nous verrons s’il le fait”.Le voyage en Arabie saoudite de Volodymyr Zelensky devait initialement avoir lieu en février, mais il l’avait reporté après avoir dénoncé la tenue de pourparlers russo-américains.Lors des discussions mardi, l’Ukraine devrait être représentée par le chef de l’administration présidentielle Andriï Iermak, le ministre des Affaires étrangères Andriï Sybiga, le ministre de la Défense Roustem Oumerov et le chef-adjoint de cabinet du président Pavlo Palissa.L’équipe américaine sera composée de hauts responsables qui avaient déjà rencontré les représentants russes en février, notamment le chef de la diplomatie Marco Rubio, qui s’est envolé dimanche soir pour Jeddah, et le conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz.Marco Rubio devrait arriver à Jeddah lundi et a prévu de rencontrer Mohammed ben Salmane durant sa visite, selon le département d’Etat.L’Arabie saoudite, allié historique des Etats-Unis, consolide son influence internationale en accueillant ces rencontres.Le pays pétrolier a aussi été impliqué dans les négociations concernant l’échange de prisonniers historiques entre la Russie et l’Occident en août 2024.Ryad avait pourtant été mis au ban de la scène internationale après l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en Turquie en 2018, qui avait provoqué un tollé.Mais, selon M. Witkoff, l’administration Trump a de “très bonnes relations avec les Saoudiens”.

Kiev proposera une trêve “dans les airs”, “en mer” lors des pourparlers avec les Etats-Unis (responsable)

L’Ukraine va proposer une “trêve dans les airs” et “en mer” avec la Russie, a indiqué lundi à l’AFP un haut responsable ukrainien, à la veille de négociations clefs en Arabie saoudite. Le président Volodymyr Zelensky est attendu lundi dans le royaume du Golfe, où se tiendra le lendemain une rencontre entre une délégation de Kiev et une équipe américaine sur les moyens de mettre fin à la guerre entre l’Ukraine et la Russie, qui a envahi son voisin il y a trois ans.”Nous avons une proposition d’une trêve dans les airs et d’une trêve en mer, car ce sont les options de cessez-le-feu qui sont faciles à mettre en place et à surveiller et il est possible de commencer par elles”, a déclaré ce responsable sous couvert d’anonymat.La réunion de mardi devrait être la première entre responsables ukrainiens et américains depuis la visite désastreuse de Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche fin février, qui avait donné lieu à une spectaculaire joute verbale.Washington a depuis suspendu son aide militaire et son partage de renseignements, et Kiev tente de recoller les morceaux avec le président Donald Trump.M. Zelensky ouvrira le bal diplomatique en rencontrant lundi le prince héritier Mohammed ben Salmane. “L’Ukraine cherche la paix depuis la toute première seconde de la guerre, et nous avons toujours dit que la seule raison pour laquelle la guerre se poursuit est la Russie”, a-t-il dit sur Telegram. Son équipe rencontrera les représentants américains dans la ville de Jeddah, sur la mer Rouge, où des drapeaux ukrainiens flottaient lundi aux abords des principaux axes.Les pourparlers doivent servir à “définir un cadre pour un accord de paix et un cessez-le-feu initial” entre la Russie et l’Ukraine, avait indiqué l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff. – Soutien américain -Le Royaume-Uni a annoncé lundi qu’une réunion virtuelle sera organisée samedi avec les dirigeants des pays prêts à aider à maintenir la paix en Ukraine en cas de trêve, après le sommet réuni à Londres le 2 mars. Selon Londres, une vingtaine de pays sont prêts à contribuer à une “coalition de volontaires”, même si les modalités n’ont pas été précisées.  Selon le Financial Times, qui cite des sources proches des négociations en Arabie saoudite, l’Ukraine devrait proposer un cessez-le-feu partiel dans l’espoir de convaincre Washington de faire marche arrière sur sa décision de geler l’aide militaire et le partage de renseignements. Un gel prolongé du partage de renseignements donnera “un avantage significatif” à la Russie sur le champ de bataille, a prévenu lundi un haut responsable ukrainien, en soulignant que le gel affectait déjà sa capacité à frapper des cibles se trouvant sur le territoire russe. Les relations entre Washington et Kiev se sont profondément transformées en l’espace de quelques semaines, avec le retour à la Maison Blanche de Donald Trump en janvier.Cette tension, sur fond de rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine, se produit à l’heure où Kiev est à la peine sur le front. Durant le week-end, la Russie a revendiqué d’importantes avancées dans sa région de Koursk et même une poussée dans la région ukrainienne de Soumy, une première depuis 2022. Donald Trump a multiplié les piques contre Volodymyr Zelensky, accusé d’être un “dictateur”, de n’être pas assez reconnaissant ou de n’être pas prêt à la “paix”.- Rapprochement -Le ton s’est depuis quelque peu apaisé depuis la vive altercation de février, Volodymyr Zelensky jugeant l’incident “regrettable” et Donald Trump estimant que son homologue ukrainien était prêt à négocier, menaçant même Moscou de nouvelles sanctions.”Nous allons faire beaucoup de progrès. Dès cette semaine je pense”, a assuré dimanche soir Donald Trump à des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One.Mais les désaccords demeurent. L’accord sur l’exploitation minière, dont Donald Trump compte tirer des revenus pour rembourser l’aide américaine fournie à Kiev, n’a toujours pas été conclu.Interrogé sur la possibilité qu’il soit signé en Arabie saoudite, M. Witkoff avait assuré que M. Zelensky avait “proposé de le signer, et nous verrons s’il le fait”.Le voyage en Arabie saoudite de Volodymyr Zelensky devait initialement avoir lieu en février, mais il l’avait reporté après avoir dénoncé la tenue de pourparlers russo-américains.Lors des discussions mardi, l’Ukraine devrait être représentée par le chef de l’administration présidentielle Andriï Iermak, le ministre des Affaires étrangères Andriï Sybiga, le ministre de la Défense Roustem Oumerov et le chef-adjoint de cabinet du président Pavlo Palissa.L’équipe américaine sera composée de hauts responsables qui avaient déjà rencontré les représentants russes en février, notamment le chef de la diplomatie Marco Rubio, qui s’est envolé dimanche soir pour Jeddah, et le conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz.Marco Rubio devrait arriver à Jeddah lundi et a prévu de rencontrer Mohammed ben Salmane durant sa visite, selon le département d’Etat.L’Arabie saoudite, allié historique des Etats-Unis, consolide son influence internationale en accueillant ces rencontres.Le pays pétrolier a aussi été impliqué dans les négociations concernant l’échange de prisonniers historiques entre la Russie et l’Occident en août 2024.Ryad avait pourtant été mis au ban de la scène internationale après l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en Turquie en 2018, qui avait provoqué un tollé.Mais, selon M. Witkoff, l’administration Trump a de “très bonnes relations avec les Saoudiens”.

Syrie: les autorités annoncent la fin de l’opération militaire sanglante dans l’ouest du pays

Les autorités syriennes ont annoncé lundi la fin “avec succès” de l’opération militaire contre les fidèles du régime déchu de Bachar al-Assad dans l’ouest du pays, au cours de laquelle près de 1.500 personnes ont été tuées, dont un millier de civils dans des exécutions de masse, selon une ONG.Le nouveau dirigeant syrien, Ahmad al-Chareh, a affirmé qu’il ne permettrait pas aux partisans du régime d’Assad, soutenus selon lui par “des parties extérieures”, “d’entraîner le pays” à nouveau “dans une guerre civile”.Les violences sont les plus graves depuis la prise du pouvoir le 8 décembre par une coalition dirigée par des islamistes. Les combats ont été déclenchés par une attaque sanglante le 6 mars du partisans du régime déchu contre les forces de sécurité dans la région de Lattaquié, où se concentre la minorité alaouite dont est issu le clan Assad.Les affrontements ont fait près de 500 morts des deux bords, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), 231 tués dans les rangs des forces gouvernementales et 250 du côté des insurgés.”Les zones visées étaient celles des alaouites et des chrétiens”, a indiqué de son côté le patriarche orthodoxe d’Antioche, Jean X. “De nombreux chrétiens innocents ont également été tués”, a-t-il souligné.Aucun chiffre officiel n’a été communiqué sur le nombre de chrétiens tués.”Plus de cinquante personnes de ma famille et de mes amis ont été tués. Ils ont ramassé les corps avec des bulldozers et les ont enterrés dans des fosses communes”, a témoigné à l’AFP dimanche un habitant alaouite de la ville de Jablé qui a requis l’anonymat.- “Succès” -“Nous annonçons la fin de l’opération militaire (…) après le succès de nos forces pour atteindre tous les objectifs fixés”, a annoncé lundi le porte-parole du ministère, Hassan Abdel Ghani, cité par l’agence officielle Sana.Il a assuré que que les forces de sécurité avaient pu “contenir les attaques contre ce qui reste du régime déchu” et “déjouer l’effet de surprise”, dans une allusion au fait que ces groupes  planifiaient une attaque d’envergure.Lundi, il y avait peu de circulation dans les rues de Lattaquié, la plus importante ville de la côte, selon un correspondant de l’AFP sur place.”La situation est un peu plus calme, les gens ont recommencé à se déplacer après cing jours de grande peur et d’angoisse”, a déclaré à l’AFP Farah, une étudiante de 22 ans qui n’a pas voulu donner son nom de famille. Mais “nous n’avons pas les services les plus élémentaires: il n’y a pas d’eau ou d’électricité depuis cinq jours, nous cherchons de l’eau du puits de notre quartier. Les magasins d’alimentation sont vides et nous ne pouvons rien acheter à manger”, a-t-elle ajouté.Ahmad al-Chareh a promis dimanche soir de poursuivre les responsables de “l’effusion de sang de civils” et formé une commission d’enquête indépendante.Selon des témoignages d’habitants, des jihadistes étrangers faisaient partie des combattants qui se sont livrés à des exactions contre les civils.M. Chareh dirigeait avant sa prise du pouvoir le groupe radical sunnite Hayat Tahrir al-Sham, soumis à des sanctions internationales.”Nous ne permettrons à aucune force extérieure ou à aucun acteur local d’entraîner la Syrie dans le chaos ou la guerre civile”, a-t-il par ailleurs assuré, sans autre précision.- Condamnation internationale -L’Iran, allié du régime déchu, a formellement démenti lundi toute implication dans les violences en Syrie, qualifiant les accusations de certains médias de “ridicules”.L’ONU, Washington, Pékin et d’autres capitales ont condamné ces tueries, appelant les autorités syriennes à y mettre fin.M. Chareh, alors à la tête du groupe islamiste sunnite radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS) — classé comme terroriste par plusieurs pays dont les Etats-Unis — a dirigé la coalition rebelle qui a fait fuir le 8 décembre M. Assad à Moscou.Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, a lui exhorté l’Europe à “cesser d’accorder une légitimité” au pouvoir de transition syrien “au passé terroriste bien connu”.Depuis son arrivée à la tête d’un pays multiethnique et multiconfessionnel, déchiré par plus de 13 ans de guerre civile, M. Chareh, s’efforce d’obtenir le soutien de la communauté internationale, et de rassurer les minorités. Mais la flambée de violence met en question sa capacité à maintenir la sécurité et porte un coup à ses tentatives de gagner la confiance de la communauté internationale, selon des analystes.

Syrie: les autorités annoncent la fin de l’opération militaire sanglante dans l’ouest du pays

Les autorités syriennes ont annoncé lundi la fin “avec succès” de l’opération militaire contre les fidèles du régime déchu de Bachar al-Assad dans l’ouest du pays, au cours de laquelle près de 1.500 personnes ont été tuées, dont un millier de civils dans des exécutions de masse, selon une ONG.Le nouveau dirigeant syrien, Ahmad al-Chareh, a affirmé qu’il ne permettrait pas aux partisans du régime d’Assad, soutenus selon lui par “des parties extérieures”, “d’entraîner le pays” à nouveau “dans une guerre civile”.Les violences sont les plus graves depuis la prise du pouvoir le 8 décembre par une coalition dirigée par des islamistes. Les combats ont été déclenchés par une attaque sanglante le 6 mars du partisans du régime déchu contre les forces de sécurité dans la région de Lattaquié, où se concentre la minorité alaouite dont est issu le clan Assad.Les affrontements ont fait près de 500 morts des deux bords, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), 231 tués dans les rangs des forces gouvernementales et 250 du côté des insurgés.”Les zones visées étaient celles des alaouites et des chrétiens”, a indiqué de son côté le patriarche orthodoxe d’Antioche, Jean X. “De nombreux chrétiens innocents ont également été tués”, a-t-il souligné.Aucun chiffre officiel n’a été communiqué sur le nombre de chrétiens tués.”Plus de cinquante personnes de ma famille et de mes amis ont été tués. Ils ont ramassé les corps avec des bulldozers et les ont enterrés dans des fosses communes”, a témoigné à l’AFP dimanche un habitant alaouite de la ville de Jablé qui a requis l’anonymat.- “Succès” -“Nous annonçons la fin de l’opération militaire (…) après le succès de nos forces pour atteindre tous les objectifs fixés”, a annoncé lundi le porte-parole du ministère, Hassan Abdel Ghani, cité par l’agence officielle Sana.Il a assuré que que les forces de sécurité avaient pu “contenir les attaques contre ce qui reste du régime déchu” et “déjouer l’effet de surprise”, dans une allusion au fait que ces groupes  planifiaient une attaque d’envergure.Lundi, il y avait peu de circulation dans les rues de Lattaquié, la plus importante ville de la côte, selon un correspondant de l’AFP sur place.”La situation est un peu plus calme, les gens ont recommencé à se déplacer après cing jours de grande peur et d’angoisse”, a déclaré à l’AFP Farah, une étudiante de 22 ans qui n’a pas voulu donner son nom de famille. Mais “nous n’avons pas les services les plus élémentaires: il n’y a pas d’eau ou d’électricité depuis cinq jours, nous cherchons de l’eau du puits de notre quartier. Les magasins d’alimentation sont vides et nous ne pouvons rien acheter à manger”, a-t-elle ajouté.Ahmad al-Chareh a promis dimanche soir de poursuivre les responsables de “l’effusion de sang de civils” et formé une commission d’enquête indépendante.Selon des témoignages d’habitants, des jihadistes étrangers faisaient partie des combattants qui se sont livrés à des exactions contre les civils.M. Chareh dirigeait avant sa prise du pouvoir le groupe radical sunnite Hayat Tahrir al-Sham, soumis à des sanctions internationales.”Nous ne permettrons à aucune force extérieure ou à aucun acteur local d’entraîner la Syrie dans le chaos ou la guerre civile”, a-t-il par ailleurs assuré, sans autre précision.- Condamnation internationale -L’Iran, allié du régime déchu, a formellement démenti lundi toute implication dans les violences en Syrie, qualifiant les accusations de certains médias de “ridicules”.L’ONU, Washington, Pékin et d’autres capitales ont condamné ces tueries, appelant les autorités syriennes à y mettre fin.M. Chareh, alors à la tête du groupe islamiste sunnite radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS) — classé comme terroriste par plusieurs pays dont les Etats-Unis — a dirigé la coalition rebelle qui a fait fuir le 8 décembre M. Assad à Moscou.Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, a lui exhorté l’Europe à “cesser d’accorder une légitimité” au pouvoir de transition syrien “au passé terroriste bien connu”.Depuis son arrivée à la tête d’un pays multiethnique et multiconfessionnel, déchiré par plus de 13 ans de guerre civile, M. Chareh, s’efforce d’obtenir le soutien de la communauté internationale, et de rassurer les minorités. Mais la flambée de violence met en question sa capacité à maintenir la sécurité et porte un coup à ses tentatives de gagner la confiance de la communauté internationale, selon des analystes.

Offensif contre Trump, Carney assure que le Canada “gagnera”

Le futur Premier ministre du Canada, Mark Carney, est monté au créneau contre Donald Trump, assurant dans un discours offensif que son pays “gagnera” et “ne fera jamais partie des Etats-Unis, de quelque façon que ce soit”.”Les Canadiens sont toujours prêts quand quelqu’un lance le gant. Que les Américains ne s’y trompent pas. Dans le commerce comme au hockey, le Canada gagnera”, a-t-il lancé dimanche soir, en référence à la rivalité sportive des deux pays, instrumentalisée récemment par Donald Trump.”Donald Trump attaque les familles, les travailleurs, les entreprises canadiennes, nous n’allons pas le laisser réussir”, a promis Mark Carney, lors de son discours après avoir été triomphalement élu à la tête du parti libéral pour remplacer Justin Trudeau.Le président américain a lancé une guerre commerciale avec son voisin en imposant des droits de douane sur des produits canadiens et ne cesse de dire qu’il souhaite que le Canada devienne le “51e Etat américain”. “Les Américains veulent nos ressources, notre eau, notre terre, notre pays”, a-t-il mis en garde, “s’ils devaient réussir, ils détruiraient notre façon de vivre”. “Aux Etats-Unis (…), il n’y aura jamais de droit à la langue française”, a-t-il dit dans son discours, passant régulièrement de l’anglais au français. “La joie de vivre, la culture, et la langue française font partie de notre identité”.L’ancien banquier central de 59 ans, novice en politique, a promis de “bâtir une nouvelle économie et de créer de nouvelles relations commerciales”.Il deviendra officiellement Premier ministre dans les jours qui viennent après une passation de pouvoir avec Justin Trudeau, qui avait annoncé sa démission début janvier, après près de dix ans au pouvoir.M. Carney pourrait cependant ne pas rester en poste très longtemps, puisque le Canada doit organiser des élections au plus tard en octobre.- Elections – Dans le centre des congrès de la capitale Ottawa, où de grands drapeaux canadiens ont été installés sous des spots rouges, la couleur du parti, les militants ont exulté à l’annonce des résultats.Pour Sean Cruz, militant, ce vote est “un bon résultat. Nous avons besoin d’un nouveau visage au gouvernement et d’un nouveau visage au sein du parti”.Luzminda Longkines, toute de rouge vêtue, se réjouit d’avoir un parti fort face aux conservateurs qui affirment que le “pays est cassé”. “Mais c’est faux et Donald Trump vient d’unir le pays, nous avons maintenant un ennemi commun!”Dans son discours d’adieu, Justin Trudeau a lui aussi mis en garde le pays estimant que les attaques de Donald Trump représentaient un “défi existentiel”.Mark Carney, originaire de l’ouest canadien, devra rapidement rassembler son parti en vue des prochaines élections.”Il est considéré comme le seul candidat qui donne aux libéraux une chance de remporter les prochaines élections”, estime Cameron D. Anderson de l’Université Western Ontario.- Félicitations internationales -Jusqu’ici, les électeurs canadiens semblaient rejeter des libéraux usés, impopulaires et jugés responsables de la forte inflation, de la crise du logement et des services publics. Mais l’arrivée de Donald Trump a rebattu les cartes politiques.Économiste sorti à la fois de Harvard aux Etats-Unis et d’Oxford au Royaume-Uni, Mark Carney a fait fortune en tant que banquier d’affaires chez Goldman Sachs avant de diriger la Banque du Canada puis la Banque d’Angleterre.Selon un sondage de l’institut Angus Reid publié mercredi, M. Carney est le choix préféré des Canadiens pour affronter M. Trump, avec 43% des personnes interrogées qui le plébiscitent contre 34% pour le chef de file des conservateurs, Pierre Poilievre.La Chine, qui entretient des relations tumultueuses avec le Canada, a félicité M. Carney, tout en disant “espérer que la partie canadienne pourra garder une vision objective et rationnelle” et “suivre une politique positive et pragmatique” à son égard, selon la déclaration d’un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.Parmi les Européens, le Premier ministre britannique Keir Starmer se réjouit, lui, de “travailler en étroite collaboration avec lui sur des priorités internationales communes, notamment au sein du G7″, tandis qu’Emmanuel Macron a relevé qu'”au moment où nous faisons face à tant de défis, les liens entre la France et le Canada sont plus forts que jamais”.

Offensif contre Trump, Carney assure que le Canada “gagnera”

Le futur Premier ministre du Canada, Mark Carney, est monté au créneau contre Donald Trump, assurant dans un discours offensif que son pays “gagnera” et “ne fera jamais partie des Etats-Unis, de quelque façon que ce soit”.”Les Canadiens sont toujours prêts quand quelqu’un lance le gant. Que les Américains ne s’y trompent pas. Dans le commerce comme au hockey, le Canada gagnera”, a-t-il lancé dimanche soir, en référence à la rivalité sportive des deux pays, instrumentalisée récemment par Donald Trump.”Donald Trump attaque les familles, les travailleurs, les entreprises canadiennes, nous n’allons pas le laisser réussir”, a promis Mark Carney, lors de son discours après avoir été triomphalement élu à la tête du parti libéral pour remplacer Justin Trudeau.Le président américain a lancé une guerre commerciale avec son voisin en imposant des droits de douane sur des produits canadiens et ne cesse de dire qu’il souhaite que le Canada devienne le “51e Etat américain”. “Les Américains veulent nos ressources, notre eau, notre terre, notre pays”, a-t-il mis en garde, “s’ils devaient réussir, ils détruiraient notre façon de vivre”. “Aux Etats-Unis (…), il n’y aura jamais de droit à la langue française”, a-t-il dit dans son discours, passant régulièrement de l’anglais au français. “La joie de vivre, la culture, et la langue française font partie de notre identité”.L’ancien banquier central de 59 ans, novice en politique, a promis de “bâtir une nouvelle économie et de créer de nouvelles relations commerciales”.Il deviendra officiellement Premier ministre dans les jours qui viennent après une passation de pouvoir avec Justin Trudeau, qui avait annoncé sa démission début janvier, après près de dix ans au pouvoir.M. Carney pourrait cependant ne pas rester en poste très longtemps, puisque le Canada doit organiser des élections au plus tard en octobre.- Elections – Dans le centre des congrès de la capitale Ottawa, où de grands drapeaux canadiens ont été installés sous des spots rouges, la couleur du parti, les militants ont exulté à l’annonce des résultats.Pour Sean Cruz, militant, ce vote est “un bon résultat. Nous avons besoin d’un nouveau visage au gouvernement et d’un nouveau visage au sein du parti”.Luzminda Longkines, toute de rouge vêtue, se réjouit d’avoir un parti fort face aux conservateurs qui affirment que le “pays est cassé”. “Mais c’est faux et Donald Trump vient d’unir le pays, nous avons maintenant un ennemi commun!”Dans son discours d’adieu, Justin Trudeau a lui aussi mis en garde le pays estimant que les attaques de Donald Trump représentaient un “défi existentiel”.Mark Carney, originaire de l’ouest canadien, devra rapidement rassembler son parti en vue des prochaines élections.”Il est considéré comme le seul candidat qui donne aux libéraux une chance de remporter les prochaines élections”, estime Cameron D. Anderson de l’Université Western Ontario.- Félicitations internationales -Jusqu’ici, les électeurs canadiens semblaient rejeter des libéraux usés, impopulaires et jugés responsables de la forte inflation, de la crise du logement et des services publics. Mais l’arrivée de Donald Trump a rebattu les cartes politiques.Économiste sorti à la fois de Harvard aux Etats-Unis et d’Oxford au Royaume-Uni, Mark Carney a fait fortune en tant que banquier d’affaires chez Goldman Sachs avant de diriger la Banque du Canada puis la Banque d’Angleterre.Selon un sondage de l’institut Angus Reid publié mercredi, M. Carney est le choix préféré des Canadiens pour affronter M. Trump, avec 43% des personnes interrogées qui le plébiscitent contre 34% pour le chef de file des conservateurs, Pierre Poilievre.La Chine, qui entretient des relations tumultueuses avec le Canada, a félicité M. Carney, tout en disant “espérer que la partie canadienne pourra garder une vision objective et rationnelle” et “suivre une politique positive et pragmatique” à son égard, selon la déclaration d’un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.Parmi les Européens, le Premier ministre britannique Keir Starmer se réjouit, lui, de “travailler en étroite collaboration avec lui sur des priorités internationales communes, notamment au sein du G7″, tandis qu’Emmanuel Macron a relevé qu'”au moment où nous faisons face à tant de défis, les liens entre la France et le Canada sont plus forts que jamais”.

En Roumanie, l’ascension éclair de Georgescu stoppée net

Antivax mystique aux accents trumpiens, Calin Georgescu avait fait irruption en novembre sur la scène politique roumaine, mais le rejet dimanche de sa candidature à la présidentielle pourrait sonner le glas de sa fulgurante ascension.Nouveau rebondissement dans ce feuilleton inimaginable il y a encore quelques mois, la Commission électorale a refusé de valider son dossier, plongeant ses partisans dans la colère et le pays d’Europe orientale dans l’incertitude.Selon l’un de ses avocats, l’ancien haut fonctionnaire de 62 ans “va faire appel” dans l’après-midi devant la Cour constitutionnelle.Arrivé en tête contre toute attente du premier tour le 24 novembre, il avait d’abord dû se résoudre à l’annulation du scrutin au motif de multiples “irrégularités” selon la Cour constitutionnelle, après une campagne sur le réseau social TikTok entachée de sourçons d’ingérence russe.Face à l’échec de ses multiples recours, il avait finalement déposé sa candidature pour le nouveau scrutin organisé en mai, fort du soutien d’Elon Musk et du vice-président américain JD Vance. Mais il a été recalé pour les mêmes motifs.- “Démocratie piétinée” -Ses partisans ont dénoncé cette décision dimanche soir dans des heurts violents avec les gendarmes, dont 13 ont été blessés, et de nouvelles manifestations sont attendues dans la journée.Pour Sisi, une jeune femme qui a refusé de donner son nom de famille, c’est “la démocratie qui est piétinée”.”On nous montre ouvertement qu’on vit dans une dictature, où est le respect des droits fondamentaux?”, s’offusque-t-elle.M. Georgescu s’est lui aussi insurgé contre “un coup direct porté à la démocratie” alors qu’il est donné à 40% dans les sondages, tout en lançant un appel au calme. Il s’agit d’un “nouvel épisode dans le coup d’Etat” à l’oeuvre depuis l’annulation du premier tour, a renchéri lundi matin devant la presse l’autre figure nationale de l’extrême droite roumaine, George Simion, évoquant “une page noire de notre fragile démocratie”.Selon l’analyste politique Radu Magdin, le rejet du dossier Georgescu “ouvre désormais la voie à un autre candidat”. Dans le camp de l’extrême droite, M. Simion est bien placé pour prendre le relais tandis que des figures d’un autre bord politique pourraient profiter de la donne.- “Ultra-fan” de Trump -Après être soudainement “sorti de l’anonymat” en novembre, Calin Georgescu a depuis oscillé entre des déclarations fracassantes, préconisant par exemple un référendum sur une possible sortie de l’UE et de l’Otan, avant de faire marche arrière, note l’expert.Né à Bucarest en mars 1962 dans une famille de la classe supérieure, cet ingénieur agronome de formation intègre dans les années 1990 le ministère de l’Environnement après la chute du dictateur Nicolae Ceausescu. Marié à une naturopathe et père de trois enfants, il rejoint ensuite les Affaires étrangères et effectue des missions au sein d’agences de l’ONU liées au développement durable, vivant longtemps à Vienne et Genève.Pratiquant les arts martiaux, il devient professeur d’université et sort tardivement de l’ombre en diffusant sur les réseaux sociaux, lors de la pandémie de Covid-19, un récit conspirationniste. Il affirme alors que “la science, c’est Jésus Christ et rien d’autre”, plongeant dans un lac gelé pour vanter la force de son système immunitaire, qui n’aurait pas besoin du vaccin. Selon lui, le changement climatique prouvé par les experts est une “arnaque” pour “faire peur aux gens” et il est “sûr” que l’homme n’a jamais marché sur la Lune. Un temps lié au parti d’extrême droite AUR, il en est écarté après avoir défendu Corneliu Zelea Codreanu, dirigeant du mouvement fasciste de la Garde de fer dans l’entre-deux guerres, ou encore le maréchal fasciste Ion Antonescu. “Ultra-fan” de Trump, Calin Georgescu veut “replacer la Roumanie sur la carte du monde”, s’opposant à l’aide militaire à l’Ukraine et qualifiant le président russe Vladimir Poutine de “patriote”, tout en niant avoir des liens avec la Russie.Comme le milliardaire américain, il se dit victime d’une cabale alors qu’il fait l’objet d’une inculpation notamment pour “fausses déclarations” de financement de campagne et “incitation aux troubles à l’ordre constitutionnel”.Elon Musk, proche conseiller de Trump, lui a apporté son soutien sur X et JD Vance a fustigé des autorités roumaines qui ont “si peur de leur peuple qu’elles le font taire”.