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Le chef de l’Otan en Bosnie promet de ne pas laisser de “vide sécuritaire” s’installer

Le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte a déclaré lundi en Bosnie que la communauté internationale ne laisserait pas s’installer un vide sécuritaire dans le pays, en proie à de fortes tensions après la condamnation en justice du président de la Republika Srpska, l’entité serbe de Bosnie, Milorad Dodik, qui multiplie depuis les provocations.”J’entends les …

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Ligue des champions: le PSG condamné à l’exploit à Anfield

Malgré la défaite sur le fil contre Liverpool en 8e de finale aller de Ligue des champions (1-0), le PSG reste “plein d’espoir” avant le retour mardi, mais, pour poursuivre l’aventure européenne, il faudra un exploit à Anfield, l’antre des Reds. Largement dominant dans tous les secteurs de jeu mercredi dernier mais d’une incroyable inefficacité offensive, le club de la capitale veut encore croire à sa qualification en quart de finale en s’appuyant sur sa magnifique prestation au Parc des Princes, où le ballon n’a guère quitté les pieds des joueurs de Luis Enrique, qui n’ont jamais aussi bien joué ensemble.”C’est une gestion difficile pour tous, même avec de l’expérience (…) Ce ne sont pas des matches faciles à préparer, C’est important de bien gérer nos émotions”, a confié lundi Luis Enrique en conférence de presse. “On est plein d’espoir avant Liverpool”, avait-il glissé samedi après la victoire en Ligue 1 à Rennes (4-1), marquée par le retour du réalisme en attaque et de son buteur Ousmane Dembélé, auteur d’un doublé (28 buts cette saison, toutes compétitions confondues).Pour briser la défense de fer de Liverpool, Paris devra compter sur l’international français, irrésistible depuis le début de l’année, mais aussi sur Bradley Barcola, Désiré Doué et Khvitcha Kvaratskhelia.Depuis cette défaite cruelle face à la meilleure équipe de la première phase de la Ligue des champions, Luis Enrique et ses joueurs dégagent une grande confiance, à l’image de la réaction de Vitinha qui s’est dit certain de passer au tour suivant, à peine sorti du terrain.- “Aller au bout” -“Mardi soir ce sera du 50-50” a tempéré lundi devant la presse Kvaratskhelia. “On a une grosse mentalité dans l’équipe et on va tenter de gagner mardi”, a insisté “Kvara”. “Notre but c’est de continuer, d’aller au bout”.Mais est-ce possible que Liverpool, son armada et sa star Mohamed Salah puissent se faire marcher dessus deux fois de suite par le même adversaire ?A Anfield, les Reds devraient se réveiller, hausser leur niveau de jeu et tenter de casser le rythme, comme ils ont déjà fait mercredi dernier. “J’ai été impressionné par leur intensité, leur cohésion et leurs permutations au milieu de terrain”, a expliqué Arne Slot, le coach de Liverpool, et “jusqu’à présent, on n’avait pas affronté une équipe qui avait autant de qualités”.Portés par Luis Enrique, l’homme de la “remontada” barcelonaise de 2017 et qui a déjà trouvé les leviers psychologiques pour motiver son équipe et lui permettre de renverser le Barça la saison dernière en quart de finale (défaite 2-3 face à Barcelone au Parc des Princes, puis victoire 4-1 au retour), les Parisiens – désormais sans Kylian Mbappé – devront réussir le retour malgré la jeunesse de l’effectif.Les coéquipiers de Marquinhos ont sans aucun doute marqué psychologiquement l’armada de Liverpool et cela doit rester dans leurs têtes. Mais le PSG est-il capable de reproduire ce qu’il a fait à Paris, ou du moins par séquences ?Rouleau compresseur en Ligue 1, le club de la capitale devra donc harceler son adversaire, multiplier les vagues, être agressif dans le pressing et à la récupération, mais en étant cette fois efficace tout en évitant les sautes de concentration.Le latéral gauche Nuno Mendes, qui avait cadenassé Mo Salah en se battant sur chaque duel, a laissé filer Harvey Elliott, tout juste rentré pour remplacer l’Egyptien et qui a puni le PSG en toute fin de match (87e, 1-0)).Dans les cages, Gianluigi Donnarumma est attendu pour réaliser enfin un match-référence dans la compétition, lui qui n’a pas sauvé les siens sur la seule occasion de Liverpool, en ayant pas assez la main ferme.L’Italien pourra s’inspirer du portier des Reds, Allison, qui a fait le match de sa vie la semaine dernière. Cette fois à Anfield et aux portes d’un exploit, c’est aux Parisiens de se surpasser.

Une délégation israélienne à Doha pour des négociations sur la trêve à Gaza

Une délégation israélienne est attendue lundi à Doha pour des négociations indirectes sur la poursuite du fragile cessez-le-feu dans la bande de Gaza avec le Hamas, après la coupure par Israël de l’approvisionnement en électricité pour faire pression sur le mouvement islamiste palestinien.La délégation a quitté Israël en milieu d’après-midi, a indiqué à l’AFP un responsable proche des discussions.  Avant ces nouveaux pourparlers, Israël a débranché l’unique ligne électrique qui fonctionnait encore avec Gaza et alimentait la principale usine de dessalement d’eau du territoire à Deir el-Balah (centre).Au moins 600.000 personnes bénéficient de cette production d’eau potable, a dit à l’AFP Jonathan Crickx, porte-parole de l’Unicef dans les Territoires palestiniens. “Couper l’électricité ne fera qu’aggraver nos souffrances”, a commenté Jihan Khalil, une femme de 35 ans qui a fui la ville de Gaza, dans le nord, vers Nousseirat, dans le centre de Gaza.L’usine va continuer à fonctionner avec des panneaux solaires et des générateurs mais sa production va être considérablement réduite. La population dépendra majoritairement de l’eau des puits, qui sont contaminés à cause d’une salinité très élevée, ou des livraisons d’eau par les ONG internationales, a souligné une autre source de l’ONU.Le Hamas, au pouvoir depuis 2007 à Gaza, a dénoncé un “chantage mesquin et inacceptable” qui menace également la vie des otages, et l’Autorité palestinienne a condamné une “escalade dans le génocide” de la population.- “Lever les restrictions” -Londres et Berlin ont appelé Israël, qui bloque déjà depuis le 2 mars l’entrée du carburant et de l’aide humanitaire dans Gaza, à “lever les restrictions”.”Sans électricité et avec le carburant bloqué, les dernières usines de dessalement d’eau, établissements de santé et boulangeries de Gaza risquent de fermer”, a souligné un porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit “très inquiet”, selon son porte-parole. La coupure de l’approvisionnement “va considérablement réduire la disponibilité d’eau potable” à Gaza, a dit Stéphane Dujarric, estimant que le rétablissement de la ligne était “vital pour des dizaines de milliers de familles et d’enfants”.Amnesty International a condamné une décision “cruelle et illégale”, qui “viole le droit humanitaire international”.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a au contraire soutenu cette mesure prise par Israël “pour forcer le Hamas à prendre une décision”.L’accord de trêve négocié par les Etats-Unis, le Qatar et l’Egypte, a abouti à un cessez-le-feu le 19 janvier après 15 mois de guerre à Gaza.- Divergences -Durant la première phase de l’accord, qui a pris fin le 1er mars, le Hamas a rendu 33 otages israéliens, dont huit morts, et Israël a libéré environ 1.800 détenus palestiniens.La délégation israélienne à Doha est menée par un haut responsable du Shin Bet (sécurité intérieure) et le médiateur chargé des otages, Gal Hirsch. Selon l’armée, il reste 58 captifs à Gaza, dont 34 sont morts.Les négociateurs du Hamas, conduits par Mohammed Darwish, sont eux arrivés dimanche dans la capitale qatarie.Le même jour, l’émissaire américain pour les otages retenus à Gaza, Adam Boehler, a évoqué un accord sur leur libération “dans les semaines à venir”.Les désaccords portent sur la deuxième phase de l’accord qui prévoit, selon le Hamas, un cessez-le-feu permanent, le retrait complet israélien de Gaza et la libération des derniers otages.Israël, de son côté, souhaite une extension de la première phase du cessez-le-feu jusqu’à la mi-avril, et réclame, pour passer à la deuxième, la “démilitarisation totale” du territoire, le départ du Hamas et le retour des derniers otages. “Nous sommes prêts à commencer immédiatement les négociations” mais Israël “continue de revenir” sur l’accord de cessez-le-feu, a affirmé lundi le Hamas.Chaque camp accuse l’autre de violer la trêve. L’aviation israélienne a mené lundi des frappes contre des combattants palestiniens qui, selon elle, enfouissaient des engins explosifs à proximité des troupes.Le mouvement palestinien a lui dénoncé lundi le maintien de forces israéliennes dans le couloir de Philadelphie, une zone tampon le long de la frontière entre Gaza et l’Egypte, dont elle avait pris le contrôle au printemps 2024.Selon lui, l’accord prévoyait un retrait israélien “avant le 50e jour” de la trêve, qui tombait dimanche.L’attaque menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.218 personnes, la plupart des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.En riposte, Israël a juré d’anéantir le Hamas et lancé une offensive à Gaza qui a fait au moins 48.467 morts, majoritairement des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. 

Une délégation israélienne à Doha pour des négociations sur la trêve à Gaza

Une délégation israélienne est attendue lundi à Doha pour des négociations indirectes sur la poursuite du fragile cessez-le-feu dans la bande de Gaza avec le Hamas, après la coupure par Israël de l’approvisionnement en électricité pour faire pression sur le mouvement islamiste palestinien.La délégation a quitté Israël en milieu d’après-midi, a indiqué à l’AFP un …

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Une délégation israélienne à Doha pour des négociations sur la trêve à Gaza

Une délégation israélienne est attendue lundi à Doha pour des négociations indirectes sur la poursuite du fragile cessez-le-feu dans la bande de Gaza avec le Hamas, après la coupure par Israël de l’approvisionnement en électricité pour faire pression sur le mouvement islamiste palestinien.La délégation a quitté Israël en milieu d’après-midi, a indiqué à l’AFP un responsable proche des discussions.  Avant ces nouveaux pourparlers, Israël a débranché l’unique ligne électrique qui fonctionnait encore avec Gaza et alimentait la principale usine de dessalement d’eau du territoire à Deir el-Balah (centre).Au moins 600.000 personnes bénéficient de cette production d’eau potable, a dit à l’AFP Jonathan Crickx, porte-parole de l’Unicef dans les Territoires palestiniens. “Couper l’électricité ne fera qu’aggraver nos souffrances”, a commenté Jihan Khalil, une femme de 35 ans qui a fui la ville de Gaza, dans le nord, vers Nousseirat, dans le centre de Gaza.L’usine va continuer à fonctionner avec des panneaux solaires et des générateurs mais sa production va être considérablement réduite. La population dépendra majoritairement de l’eau des puits, qui sont contaminés à cause d’une salinité très élevée, ou des livraisons d’eau par les ONG internationales, a souligné une autre source de l’ONU.Le Hamas, au pouvoir depuis 2007 à Gaza, a dénoncé un “chantage mesquin et inacceptable” qui menace également la vie des otages, et l’Autorité palestinienne a condamné une “escalade dans le génocide” de la population.- “Lever les restrictions” -Londres et Berlin ont appelé Israël, qui bloque déjà depuis le 2 mars l’entrée du carburant et de l’aide humanitaire dans Gaza, à “lever les restrictions”.”Sans électricité et avec le carburant bloqué, les dernières usines de dessalement d’eau, établissements de santé et boulangeries de Gaza risquent de fermer”, a souligné un porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit “très inquiet”, selon son porte-parole. La coupure de l’approvisionnement “va considérablement réduire la disponibilité d’eau potable” à Gaza, a dit Stéphane Dujarric, estimant que le rétablissement de la ligne était “vital pour des dizaines de milliers de familles et d’enfants”.Amnesty International a condamné une décision “cruelle et illégale”, qui “viole le droit humanitaire international”.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a au contraire soutenu cette mesure prise par Israël “pour forcer le Hamas à prendre une décision”.L’accord de trêve négocié par les Etats-Unis, le Qatar et l’Egypte, a abouti à un cessez-le-feu le 19 janvier après 15 mois de guerre à Gaza.- Divergences -Durant la première phase de l’accord, qui a pris fin le 1er mars, le Hamas a rendu 33 otages israéliens, dont huit morts, et Israël a libéré environ 1.800 détenus palestiniens.La délégation israélienne à Doha est menée par un haut responsable du Shin Bet (sécurité intérieure) et le médiateur chargé des otages, Gal Hirsch. Selon l’armée, il reste 58 captifs à Gaza, dont 34 sont morts.Les négociateurs du Hamas, conduits par Mohammed Darwish, sont eux arrivés dimanche dans la capitale qatarie.Le même jour, l’émissaire américain pour les otages retenus à Gaza, Adam Boehler, a évoqué un accord sur leur libération “dans les semaines à venir”.Les désaccords portent sur la deuxième phase de l’accord qui prévoit, selon le Hamas, un cessez-le-feu permanent, le retrait complet israélien de Gaza et la libération des derniers otages.Israël, de son côté, souhaite une extension de la première phase du cessez-le-feu jusqu’à la mi-avril, et réclame, pour passer à la deuxième, la “démilitarisation totale” du territoire, le départ du Hamas et le retour des derniers otages. “Nous sommes prêts à commencer immédiatement les négociations” mais Israël “continue de revenir” sur l’accord de cessez-le-feu, a affirmé lundi le Hamas.Chaque camp accuse l’autre de violer la trêve. L’aviation israélienne a mené lundi des frappes contre des combattants palestiniens qui, selon elle, enfouissaient des engins explosifs à proximité des troupes.Le mouvement palestinien a lui dénoncé lundi le maintien de forces israéliennes dans le couloir de Philadelphie, une zone tampon le long de la frontière entre Gaza et l’Egypte, dont elle avait pris le contrôle au printemps 2024.Selon lui, l’accord prévoyait un retrait israélien “avant le 50e jour” de la trêve, qui tombait dimanche.L’attaque menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.218 personnes, la plupart des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.En riposte, Israël a juré d’anéantir le Hamas et lancé une offensive à Gaza qui a fait au moins 48.467 morts, majoritairement des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. 

Syrie: fin de l’opération militaire, un millier de civils victimes d’exécutions

Les autorités syriennes ont annoncé lundi la fin de l’opération militaire contre les fidèles de Bachar al-Assad, marquée par les pires violences depuis la chute de l’ex-président en décembre, avec plus d’un millier de morts parmi les civils.La quasi-totalité des 1.068 civils tués, majoritairement issus de la minorité alaouite, ont été victimes d’exécutions sommaires menées par les forces de sécurité ou des groupes alliés, selon un bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).La Syrie a connu ainsi les pires violences depuis l’arrivée au pouvoir le 8 décembre d’une coalition menée par des islamistes, menaçant la stabilité d’un pays engagé dans une transition déjà fragile.Les combats ont été déclenchés le 6 mars par une attaque sanglante de partisans du régime déchu contre les forces de sécurité dans la région de Lattaquié, où se concentre la communauté musulmane alaouite dont est issu le clan Assad. Ces affrontements ont fait 231 morts dans les rangs des forces gouvernementales et 250 du côté des insurgés, selon l’OSDH.- Commission d’enquête -“Nous annonçons la fin de l’opération militaire (…) après que nos forces ont atteint tous les objectifs fixés”, a annoncé lundi le porte-parole du ministère de la Défense, Hassan Abdel Ghani, cité par l’agence de presse officielle Sana.Il a assuré que les forces de sécurité avaient pu “contenir les attaques contre ce qui reste du régime déchu” et “déjouer l’effet de surprise”, dans une allusion au fait que ces groupes planifiaient une attaque d’envergure.”Plus de cinquante personnes de ma famille et de mes amis ont été tués. Ils ont ramassé les corps avec des bulldozers et les ont enterrés dans des fosses communes”, a témoigné à l’AFP dimanche un habitant alaouite de la ville de Jablé.Lundi, il y avait peu de circulation dans les rues de Lattaquié, la plus importante ville de la côte, où le calme est progressivement revenu, selon un correspondant de l’AFP. Les forces de sécurité ont érigé des barrages aux entrées des quartiers à majorité alaouite, mais la tension restait palpable.”Les gens ont recommencé à se déplacer après cinq jours de grande peur”, a déclaré à l’AFP Farah, une étudiante de 22 ans qui n’a pas voulu donner son nom de famille. Mais “nous manquons des services les plus élémentaires: il n’y a pas d’eau ou d’électricité depuis cinq jours, nous cherchons de l’eau du puits de notre quartier. Les magasins d’alimentation sont vides”, a-t-elle ajouté.”Les zones visées étaient celles des Alaouites et des chrétiens”, a indiqué le patriarche orthodoxe d’Antioche, Jean X. “De nombreux chrétiens innocents ont également été tués”, a-t-il souligné.Aucun chiffre n’a été communiqué sur le nombre de chrétiens tués mais l’AFP en a recensé au moins sept.”Nous sommes tous des victimes, de toutes les communautés”, a témoigné Michel Khoury, un avocat chrétien de Lattaquié, âgé de 42 ans. “Nous sommes tous sur un navire qui coule, et personne ne nous protègera sauf nous-mêmes”.Le président par intérim Ahmad al-Chareh a promis dimanche de poursuivre les responsables de “l’effusion de sang de civils” et formé une commission d’enquête indépendante.Amnesty International a appelé lundi la Syrie à autoriser une enquête internationale sur les violences.Selon des témoignages, des jihadistes étrangers faisaient partie des combattants qui se sont livrés à des exactions contre les civils.- Condamnations internationales -L’Iran, allié du régime déchu, a formellement démenti lundi toute implication dans les violences, condamnées par l’ONU, Washington et Pékin notamment.Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé lundi que son pays “continuerait d’apporter tous les soutiens possibles” à la Syrie.M. Chareh, alors à la tête du groupe islamiste sunnite radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS), classé comme terroriste par plusieurs pays dont les Etats-Unis, a dirigé la coalition rebelle qui a fait fuir le 8 décembre M. Assad à Moscou.Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, a lui exhorté l’Europe à “cesser d’accorder une légitimité” au pouvoir de transition syrien “au passé terroriste bien connu”.Depuis son arrivée à la tête d’un pays multiethnique et multiconfessionnel, déchiré par plus de 13 ans de guerre civile, M. Chareh s’efforce d’obtenir le soutien des capitales étrangères et de rassurer les minorités. Mais cette flambée de violence met en question sa capacité à maintenir la sécurité et porte un coup à ses tentatives de gagner la confiance de la communauté internationale, selon des analystes.

Syrie: fin de l’opération militaire, un millier de civils victimes d’exécutions

Les autorités syriennes ont annoncé lundi la fin de l’opération militaire contre les fidèles de Bachar al-Assad, marquée par les pires violences depuis la chute de l’ex-président en décembre, avec plus d’un millier de morts parmi les civils.La quasi-totalité des 1.068 civils tués, majoritairement issus de la minorité alaouite, ont été victimes d’exécutions sommaires menées par les forces de sécurité ou des groupes alliés, selon un bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).La Syrie a connu ainsi les pires violences depuis l’arrivée au pouvoir le 8 décembre d’une coalition menée par des islamistes, menaçant la stabilité d’un pays engagé dans une transition déjà fragile.Les combats ont été déclenchés le 6 mars par une attaque sanglante de partisans du régime déchu contre les forces de sécurité dans la région de Lattaquié, où se concentre la communauté musulmane alaouite dont est issu le clan Assad. Ces affrontements ont fait 231 morts dans les rangs des forces gouvernementales et 250 du côté des insurgés, selon l’OSDH.- Commission d’enquête -“Nous annonçons la fin de l’opération militaire (…) après que nos forces ont atteint tous les objectifs fixés”, a annoncé lundi le porte-parole du ministère de la Défense, Hassan Abdel Ghani, cité par l’agence de presse officielle Sana.Il a assuré que les forces de sécurité avaient pu “contenir les attaques contre ce qui reste du régime déchu” et “déjouer l’effet de surprise”, dans une allusion au fait que ces groupes planifiaient une attaque d’envergure.”Plus de cinquante personnes de ma famille et de mes amis ont été tués. Ils ont ramassé les corps avec des bulldozers et les ont enterrés dans des fosses communes”, a témoigné à l’AFP dimanche un habitant alaouite de la ville de Jablé.Lundi, il y avait peu de circulation dans les rues de Lattaquié, la plus importante ville de la côte, où le calme est progressivement revenu, selon un correspondant de l’AFP. Les forces de sécurité ont érigé des barrages aux entrées des quartiers à majorité alaouite, mais la tension restait palpable.”Les gens ont recommencé à se déplacer après cinq jours de grande peur”, a déclaré à l’AFP Farah, une étudiante de 22 ans qui n’a pas voulu donner son nom de famille. Mais “nous manquons des services les plus élémentaires: il n’y a pas d’eau ou d’électricité depuis cinq jours, nous cherchons de l’eau du puits de notre quartier. Les magasins d’alimentation sont vides”, a-t-elle ajouté.”Les zones visées étaient celles des Alaouites et des chrétiens”, a indiqué le patriarche orthodoxe d’Antioche, Jean X. “De nombreux chrétiens innocents ont également été tués”, a-t-il souligné.Aucun chiffre n’a été communiqué sur le nombre de chrétiens tués mais l’AFP en a recensé au moins sept.”Nous sommes tous des victimes, de toutes les communautés”, a témoigné Michel Khoury, un avocat chrétien de Lattaquié, âgé de 42 ans. “Nous sommes tous sur un navire qui coule, et personne ne nous protègera sauf nous-mêmes”.Le président par intérim Ahmad al-Chareh a promis dimanche de poursuivre les responsables de “l’effusion de sang de civils” et formé une commission d’enquête indépendante.Amnesty International a appelé lundi la Syrie à autoriser une enquête internationale sur les violences.Selon des témoignages, des jihadistes étrangers faisaient partie des combattants qui se sont livrés à des exactions contre les civils.- Condamnations internationales -L’Iran, allié du régime déchu, a formellement démenti lundi toute implication dans les violences, condamnées par l’ONU, Washington et Pékin notamment.Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé lundi que son pays “continuerait d’apporter tous les soutiens possibles” à la Syrie.M. Chareh, alors à la tête du groupe islamiste sunnite radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS), classé comme terroriste par plusieurs pays dont les Etats-Unis, a dirigé la coalition rebelle qui a fait fuir le 8 décembre M. Assad à Moscou.Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, a lui exhorté l’Europe à “cesser d’accorder une légitimité” au pouvoir de transition syrien “au passé terroriste bien connu”.Depuis son arrivée à la tête d’un pays multiethnique et multiconfessionnel, déchiré par plus de 13 ans de guerre civile, M. Chareh s’efforce d’obtenir le soutien des capitales étrangères et de rassurer les minorités. Mais cette flambée de violence met en question sa capacité à maintenir la sécurité et porte un coup à ses tentatives de gagner la confiance de la communauté internationale, selon des analystes.

Premier écueil politique pour Merz sur le chemin du réarmement de l’Allemagne

Les Verts allemands ont menacé lundi de torpiller le plan d’investissements géant du futur gouvernement de Friedrich Merz, dont ils critiquent les lacunes, premier obstacle aux ambitions du chef des conservateurs sur la route du pouvoir.Moins de dix jours après sa victoire aux législatives, le futur chancelier avait frappé les esprits en annonçant un tournant majeur pour réarmer l’Allemagne et relancer son économie en débloquant des centaines de milliards d’euros d’investissements.Ce “bazooka” financier a été salué comme une avancée par les partenaires de Berlin, en plein bouleversement de la relation transatlantique, mise à mal par le retour de Donald Trump à la Maison blanche.Friedrich Merz doit, pour arriver à ses fins, obtenir le soutien du Parlement et veut aller vite : les changements constitutionnels nécessaires à ce programme de dépenses sans précédent seront examinés à partir de jeudi par la chambre basse du Parlement, le Bundestag. Un vote est ensuite prévu le 18 mars pour approuver cette nouvelle ère budgétaire.Mais les Verts allemands, membres du gouvernement sortant, se sont rebellés lundi en annonçant qu’ils refuseraient, en l’état, de soutenir les propositions élaborées par le camp conservateur (CDU/CSU) en accord avec le parti social-démocrates (SPD) d’Olaf Scholz. Si le parti écologiste maintient son refus, il pourrait priver le futur chancelier de la majorité des deux-tiers nécessaire pour modifier la constitution.- Plus pour le climat -“Quiconque souhaite notre approbation pour davantage d’investissements doit également montrer qu’il s’agit réellement d’investir davantage dans la protection du climat, d’investir davantage dans l’économie de ce pays”, a déclaré la cheffe du groupe écologiste, Katharina Dröge.Les Verts ont fustigé la volonté des conservateurs et des sociaux-démocrates d’assouplir les règles de discipline budgétaire au seul profit de la Défense : selon l’accord présenté la semaine dernière, les dépenses militaires seront à l’avenir exemptées du carcan du “frein à l’endettement” qui empêche l’État fédéral d’emprunter plus de 0,35% de son PIB chaque année.Insuffisant pour les écologistes qui veulent obtenir “une réforme durable et réelle du frein à l’endettement” afin de financer d’autres grands projets, comme la transition climatique.La seconde mesure budgétaire phare de Friedrich Merz -la création d’un fonds de 500 milliards d’euros sur 10 ans destiné aux infrastructures- ne trouve pas grâce non plus aux yeux des écologistes.Alors que conservateurs et sociaux-démocrates ont promis de rénover ponts, écoles ou réseaux ferrés négligés depuis des années, les Verts craignent que ces milliards ne soient consacrés à faire des “cadeaux fiscaux” catégoriels, aux agriculteurs, aux automobilistes ou aux retraités. “Nous rejetons clairement ce calcul politique”, a déclaré lundi Felix Banaszak, co-dirigeant des Verts, tout en signalant la volonté du parti de discuter de “propositions sérieuses pour la défense et la sécurité de l’Allemagne”.- Dynamique contrariée -Une main tendue aussitôt saisie par le parti conservateur CDU : “il est tout à fait légitime que les Verts disent qu’ils ont leur propres idées”, a affirmé le secrétaire général du parti, Carsten Linnemann.Les contre-propositions des écologistes sont “constructives”, a-t-il dit, se disant confiant dans la possibilité d’un compromis.Même sollicitude du côté des sociaux-démocrates. Le co-président du SPD Lars Klingbeil a assuré lundi “prendre très au sérieux les préoccupations des Verts”.La rébellion du parti écologiste, qui va retourner dans l’opposition après avoir été membre de la coalition gouvernementale depuis 2021, contrarie la dynamique impulsée par Friedrich Merz depuis les législatives du 23 février.Ce vétéran de la politique allemande, sans expérience gouvernementale, a bouclé samedi la première phase de consultations pour former un gouvernement avec les sociaux-démocrates. Une feuille de route a été établie, définissant les grandes lignes du futur exécutif de la première économie européenne.Cet obstacle franchi, les deux partis vont entrer cette semaine dans les détails de leur programme commun de gouvernement avec l’objectif de doter l’Allemagne d’une nouvelle coalition d’ici le 21 avril.

Premier écueil politique pour Merz sur le chemin du réarmement de l’Allemagne

Les Verts allemands ont menacé lundi de torpiller le plan d’investissements géant du futur gouvernement de Friedrich Merz, dont ils critiquent les lacunes, premier obstacle aux ambitions du chef des conservateurs sur la route du pouvoir.Moins de dix jours après sa victoire aux législatives, le futur chancelier avait frappé les esprits en annonçant un tournant …

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