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Ukraine et Etats-Unis reprennent le dialogue, Moscou visée par des centaines de drones

L’Ukraine va exposer mardi aux Etats-Unis un plan pour un cessez-le-feu partiel avec la Russie lors d’une réunion en Arabie saoudite, précédée d’une attaque de centaines de drones visant Moscou.La capitale russe, à plusieurs centaines de kilomètres du front, n’a été que très exceptionnellement frappée directement pendant les plus de trois ans d’offensive à grande échelle de l’Ukraine.Mais au moment où l’Ukraine espère retrouver le soutien de Washington après le récent cataclysme dans leurs relations, le ministère russe de la Défense a annoncé avoir “détruit 337 drones aériens ukrainiens, dont 91 au-dessus de la région de Moscou et 126 au-dessus de la région de Koursk”, frontalière de l’Ukraine.”La plus grande attaque des drones ennemis contre Moscou a été repoussée”, s’est félicité le maire de la capitale russe Sergueï Sobianine sur Telegram.L’attaque a également visé les régions de Briansk et de Belgorod, également frontalières de l’Ukraine, ainsi que celles de Riazan, de Kalouga, de Voronej et de Nijni Novgorod.Le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov a fait état d’un mort et de trois blessés dans l’attaque, dans deux localités situées dans la grande banlieue sud de la capitale.Des immeubles résidentiels de la périphérie ont été touchés par des chutes de débris, une photographe de l’AFP constatant des vitres brisées et des façades calcinées.L’aéroport international de Vnoukovo a interrompu son trafic tandis que les trois autres aéroports qui desservent Moscou, Domodedovo, Joukovski et Cheremetievo, ont “mis en place des restrictions temporaires”, a indiqué Rosaviatsia, l’agence fédérale russe de l’aviation.Cette attaque ukrainienne intervient alors que doivent se tenir en Arabie Saoudite mardi des pourparlers afin de “définir un cadre pour un accord de paix et un cessez-le-feu initial” entre la Russie et l’Ukraine, selon l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff.Il s’agit des premiers à ce niveau entre responsables ukrainiens et américains depuis la visite désastreuse du président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche fin février. Un déplacement qui avait donné lieu à une spectaculaire joute verbale avec Donald Trump et son vice-président dans le Bureau ovale, devant la presse et le monde entier.Washington a, depuis, suspendu son aide militaire à Kiev et son partage de renseignements, conséquence fracassante de la transformation des relations entre les Etats-Unis et l’Ukraine depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier.Bien que le président américain ait multiplié les piques contre Volodymyr Zelensky, accusé d’être un “dictateur” ou de n’être pas assez reconnaissant envers Washington, le ton semble s’être apaisé.Donald Trump, qui a amorcé en parallèle un spectaculaire rapprochement avec la Russie, a estimé que son homologue ukrainien était prêt à négocier, et a même menacé Moscou de nouvelles sanctions.- “Concession” -Pour avancer, l’Ukraine arrive à Jeddah avec une proposition, a indiqué lundi à l’AFP un haut responsable ukrainien sous couvert de l’anonymat: une “trêve dans les airs” et “en mer” avec Moscou.”Ce sont les options de cessez-le-feu qui sont faciles à mettre en place et à surveiller et il est possible de commencer par elles”, a-t-il ajouté.M. Zelensky est arrivé lundi à Jeddah pour rencontrer les dirigeants saoudiens mais doit laisser à trois de ses hauts responsables le soin de participer aux pourparlers.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, également arrivé lundi dans la ville saoudienne, a dit avoir bon espoir que la suspension de l’aide militaire américaine à Kiev soit résolue.Il a aussi jugé prometteuse l’idée d’un cessez-le-feu partiel: “Je ne dis pas que cela seul sera suffisant, mais c’est le genre de concession nécessaire afin de mettre fin au conflit”, a-t-il dit à des journalistes peu avant son arrivée à Jeddah.”On ne va pas obtenir de cessez-le-feu et de fin à cette guerre si les deux parties ne font pas de concessions”, a-t-il ajouté.M. Rubio a dit ne pas s’attendre à être assis dans une pièce à Jeddah avec les Ukrainiens “en train de dessiner des lignes sur une carte” en vue d’un accord final.Mais il a dit qu’il rapporterait les idées discutées à la Russie.- Kiev à la peine sur le front -Une éventuelle rencontre entre MM. Zelensky et Rubio n’a pas été annoncée.Allié historique des Etats-Unis, Ryad consolide son influence internationale avec cette rencontre.Après avoir été reçu par le prince héritier, Volodymyr Zelensky a assuré aborder les discussions de mardi de manière “absolument constructive”, estimant que l’Arabie saoudite apportait “une plateforme très importante pour la diplomatie”.Selon la présidence ukrainienne, leur entretien a porté sur “une possible médiation de l’Arabie saoudite pour la libération de prisonniers militaires et civils et le retour d’enfants déportés”, ainsi que sur les garanties de sécurité réclamées par Kiev.Les pourparlers ont lieu à l’heure où Kiev est à la peine sur le front. Durant le week-end, la Russie a revendiqué d’importantes avancées dans sa région de Koursk et même une poussée dans la région ukrainienne de Soumy, une première depuis 2022.Lundi, le commandant en chef de l’armée ukrainienne a annoncé que Kiev allait “renforcer” son contingent militaire combattant dans la région russe de Koursk.

Ukraine et Etats-Unis reprennent le dialogue, Moscou visée par des centaines de drones

L’Ukraine va exposer mardi aux Etats-Unis un plan pour un cessez-le-feu partiel avec la Russie lors d’une réunion en Arabie saoudite, précédée d’une attaque de centaines de drones visant Moscou.La capitale russe, à plusieurs centaines de kilomètres du front, n’a été que très exceptionnellement frappée directement pendant les plus de trois ans d’offensive à grande échelle de l’Ukraine.Mais au moment où l’Ukraine espère retrouver le soutien de Washington après le récent cataclysme dans leurs relations, le ministère russe de la Défense a annoncé avoir “détruit 337 drones aériens ukrainiens, dont 91 au-dessus de la région de Moscou et 126 au-dessus de la région de Koursk”, frontalière de l’Ukraine.”La plus grande attaque des drones ennemis contre Moscou a été repoussée”, s’est félicité le maire de la capitale russe Sergueï Sobianine sur Telegram.L’attaque a également visé les régions de Briansk et de Belgorod, également frontalières de l’Ukraine, ainsi que celles de Riazan, de Kalouga, de Voronej et de Nijni Novgorod.Le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov a fait état d’un mort et de trois blessés dans l’attaque, dans deux localités situées dans la grande banlieue sud de la capitale.Des immeubles résidentiels de la périphérie ont été touchés par des chutes de débris, une photographe de l’AFP constatant des vitres brisées et des façades calcinées.L’aéroport international de Vnoukovo a interrompu son trafic tandis que les trois autres aéroports qui desservent Moscou, Domodedovo, Joukovski et Cheremetievo, ont “mis en place des restrictions temporaires”, a indiqué Rosaviatsia, l’agence fédérale russe de l’aviation.Cette attaque ukrainienne intervient alors que doivent se tenir en Arabie Saoudite mardi des pourparlers afin de “définir un cadre pour un accord de paix et un cessez-le-feu initial” entre la Russie et l’Ukraine, selon l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff.Il s’agit des premiers à ce niveau entre responsables ukrainiens et américains depuis la visite désastreuse du président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche fin février. Un déplacement qui avait donné lieu à une spectaculaire joute verbale avec Donald Trump et son vice-président dans le Bureau ovale, devant la presse et le monde entier.Washington a, depuis, suspendu son aide militaire à Kiev et son partage de renseignements, conséquence fracassante de la transformation des relations entre les Etats-Unis et l’Ukraine depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier.Bien que le président américain ait multiplié les piques contre Volodymyr Zelensky, accusé d’être un “dictateur” ou de n’être pas assez reconnaissant envers Washington, le ton semble s’être apaisé.Donald Trump, qui a amorcé en parallèle un spectaculaire rapprochement avec la Russie, a estimé que son homologue ukrainien était prêt à négocier, et a même menacé Moscou de nouvelles sanctions.- “Concession” -Pour avancer, l’Ukraine arrive à Jeddah avec une proposition, a indiqué lundi à l’AFP un haut responsable ukrainien sous couvert de l’anonymat: une “trêve dans les airs” et “en mer” avec Moscou.”Ce sont les options de cessez-le-feu qui sont faciles à mettre en place et à surveiller et il est possible de commencer par elles”, a-t-il ajouté.M. Zelensky est arrivé lundi à Jeddah pour rencontrer les dirigeants saoudiens mais doit laisser à trois de ses hauts responsables le soin de participer aux pourparlers.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, également arrivé lundi dans la ville saoudienne, a dit avoir bon espoir que la suspension de l’aide militaire américaine à Kiev soit résolue.Il a aussi jugé prometteuse l’idée d’un cessez-le-feu partiel: “Je ne dis pas que cela seul sera suffisant, mais c’est le genre de concession nécessaire afin de mettre fin au conflit”, a-t-il dit à des journalistes peu avant son arrivée à Jeddah.”On ne va pas obtenir de cessez-le-feu et de fin à cette guerre si les deux parties ne font pas de concessions”, a-t-il ajouté.M. Rubio a dit ne pas s’attendre à être assis dans une pièce à Jeddah avec les Ukrainiens “en train de dessiner des lignes sur une carte” en vue d’un accord final.Mais il a dit qu’il rapporterait les idées discutées à la Russie.- Kiev à la peine sur le front -Une éventuelle rencontre entre MM. Zelensky et Rubio n’a pas été annoncée.Allié historique des Etats-Unis, Ryad consolide son influence internationale avec cette rencontre.Après avoir été reçu par le prince héritier, Volodymyr Zelensky a assuré aborder les discussions de mardi de manière “absolument constructive”, estimant que l’Arabie saoudite apportait “une plateforme très importante pour la diplomatie”.Selon la présidence ukrainienne, leur entretien a porté sur “une possible médiation de l’Arabie saoudite pour la libération de prisonniers militaires et civils et le retour d’enfants déportés”, ainsi que sur les garanties de sécurité réclamées par Kiev.Les pourparlers ont lieu à l’heure où Kiev est à la peine sur le front. Durant le week-end, la Russie a revendiqué d’importantes avancées dans sa région de Koursk et même une poussée dans la région ukrainienne de Soumy, une première depuis 2022.Lundi, le commandant en chef de l’armée ukrainienne a annoncé que Kiev allait “renforcer” son contingent militaire combattant dans la région russe de Koursk.

Moscou visée par des dizaines de drones avant des pourpalers Ukraine-Etats-Unis en Arabie Saoudite

Moscou a été visée dans la nuit de lundi à mardi par une attaque ukrainienne mobilisant des dizaines de drones à quelques heures d’une réunion en Arabie saoudite où Kiev compte présenter aux Etats-Unis un plan pour un cessez-le-feu partiel avec la Russie.Au moment où l’Ukraine espère retrouver le soutien de Washington après le récent cataclysme dans leurs relations, le maire de Moscou Sergueï Sobianine a indiqué que la défense anti-aérienne russe avait intercepté au moins 65 drones ukrainiens.”Les spécialistes des services de secours travaillent sur les lieux de chute de débris”, a-t-il indiqué sur Telegram.Il a fait état dans l’immédiat du toit d’un immeuble endommagé par une chute de débris au sud de la capitale.Des médias russes ont diffusé sur les réseaux sociaux des images d’immeubles d’habitations touchés par des chutes d’appareils, avec des fenêtres brisées ou des trous dans des toits.Si l’Ukraine et la Russie envoient quotidiennement des dizaines de drones vers leurs territoires respectifs, la capitale russe est elle-même rarement touchée.Cette attaque ukrainienne intervient alors que doivent se tenir en Arabie Saoudite mardi des pourparlers qui doivent servir à “définir un cadre pour un accord de paix et un cessez-le-feu initial” entre la Russie et l’Ukraine, selon l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff.Il s’agit des premiers à ce niveau entre responsables ukrainiens et américains depuis la visite désastreuse du président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche fin février. Un déplacement qui avait donné lieu à une spectaculaire joute verbale avec Donald Trump et son vice-président dans le Bureau ovale, devant la presse et le monde entier.Washington a, depuis, suspendu son aide militaire à Kiev et son partage de renseignements, conséquence fracassante de la transformation des relations entre les Etats-Unis et l’Ukraine depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier.Bien que le président américain ait multiplié les piques contre Volodymyr Zelensky, accusé d’être un “dictateur” ou de n’être pas assez reconnaissant envers Washington, le ton semble s’être apaisé.Donald Trump, qui a amorcé en parallèle un spectaculaire rapprochement avec la Russie, a estimé que son homologue ukrainien était prêt à négocier, et a même menacé Moscou de nouvelles sanctions.Pour avancer, l’Ukraine arrive à Jeddah avec une proposition, a indiqué lundi à l’AFP un haut responsable ukrainien sous couvert de l’anonymat: une “trêve dans les airs” et “en mer” avec Moscou.”Ce sont les options de cessez-le-feu qui sont faciles à mettre en place et à surveiller et il est possible de commencer par elles”, a-t-il ajouté.- “Concession” -M. Zelensky est arrivé lundi à Jeddah pour rencontrer les dirigeants saoudiens mais doit laisser à trois de ses hauts responsables le soin de participer aux pourparlers.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, également arrivé lundi dans la ville saoudienne, a dit avoir bon espoir que la suspension de l’aide militaire américaine à Kiev soit résolue.Il a aussi jugé prometteuse l’idée d’un cessez-le-feu partiel: “Je ne dis pas que cela seul sera suffisant, mais c’est le genre de concession nécessaire afin de mettre fin au conflit”, a-t-il dit à des journalistes peu avant son arrivée à Jeddah.”On ne va pas obtenir de cessez-le-feu et de fin à cette guerre si les deux parties ne font pas de concessions” a-t-il ajouté.M. Rubio a dit ne pas s’attendre à être assis dans une pièce à Jeddah avec les Ukrainiens “en train de dessiner des lignes sur une carte” en vue d’un accord final.Mais il a dit qu’il rapporterait les idées discutées à la Russie.- Kiev à la peine sur le front -Une éventuelle rencontre entre MM. Zelensky et Rubio n’a pas été annoncée.Allié historique des Etats-Unis, Ryad consolide son influence internationale avec cette rencontre.Après avoir été reçu par le prince héritier, Volodymyr Zelensky a assuré aborder les discussions de mardi de manière “absolument constructive”, estimant que l’Arabie saoudite apportait “une plateforme très importante pour la diplomatie”.Selon la présidence ukrainienne, leur entretien a porté sur “une possible médiation de l’Arabie saoudite pour la libération de prisonniers militaires et civils et le retour d’enfants déportés”, ainsi que sur les garanties de sécurité réclamées par Kiev.Les pourparlers ont lieu à l’heure où Kiev est à la peine sur le front. Durant le week-end, la Russie a revendiqué d’importantes avancées dans sa région de Koursk et même une poussée dans la région ukrainienne de Soumy, une première depuis 2022.Lundi, le commandant en chef de l’armée ukrainienne a annoncé que Kiev allait “renforcer” son contingent militaire combattant dans la région russe de Koursk.Au moins trois personnes ont été tuées et neuf blessées lundi dans une frappe ukrainienne sur un magasin dans un village de cette région, selon le gouverneur régional.

Moscou visée par des dizaines de drones avant des pourpalers Ukraine-Etats-Unis en Arabie Saoudite

Moscou a été visée dans la nuit de lundi à mardi par une attaque ukrainienne mobilisant des dizaines de drones à quelques heures d’une réunion en Arabie saoudite où Kiev compte présenter aux Etats-Unis un plan pour un cessez-le-feu partiel avec la Russie.Au moment où l’Ukraine espère retrouver le soutien de Washington après le récent cataclysme dans leurs relations, le maire de Moscou Sergueï Sobianine a indiqué que la défense anti-aérienne russe avait intercepté au moins 65 drones ukrainiens.”Les spécialistes des services de secours travaillent sur les lieux de chute de débris”, a-t-il indiqué sur Telegram.Il a fait état dans l’immédiat du toit d’un immeuble endommagé par une chute de débris au sud de la capitale.Des médias russes ont diffusé sur les réseaux sociaux des images d’immeubles d’habitations touchés par des chutes d’appareils, avec des fenêtres brisées ou des trous dans des toits.Si l’Ukraine et la Russie envoient quotidiennement des dizaines de drones vers leurs territoires respectifs, la capitale russe est elle-même rarement touchée.Cette attaque ukrainienne intervient alors que doivent se tenir en Arabie Saoudite mardi des pourparlers qui doivent servir à “définir un cadre pour un accord de paix et un cessez-le-feu initial” entre la Russie et l’Ukraine, selon l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff.Il s’agit des premiers à ce niveau entre responsables ukrainiens et américains depuis la visite désastreuse du président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche fin février. Un déplacement qui avait donné lieu à une spectaculaire joute verbale avec Donald Trump et son vice-président dans le Bureau ovale, devant la presse et le monde entier.Washington a, depuis, suspendu son aide militaire à Kiev et son partage de renseignements, conséquence fracassante de la transformation des relations entre les Etats-Unis et l’Ukraine depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier.Bien que le président américain ait multiplié les piques contre Volodymyr Zelensky, accusé d’être un “dictateur” ou de n’être pas assez reconnaissant envers Washington, le ton semble s’être apaisé.Donald Trump, qui a amorcé en parallèle un spectaculaire rapprochement avec la Russie, a estimé que son homologue ukrainien était prêt à négocier, et a même menacé Moscou de nouvelles sanctions.Pour avancer, l’Ukraine arrive à Jeddah avec une proposition, a indiqué lundi à l’AFP un haut responsable ukrainien sous couvert de l’anonymat: une “trêve dans les airs” et “en mer” avec Moscou.”Ce sont les options de cessez-le-feu qui sont faciles à mettre en place et à surveiller et il est possible de commencer par elles”, a-t-il ajouté.- “Concession” -M. Zelensky est arrivé lundi à Jeddah pour rencontrer les dirigeants saoudiens mais doit laisser à trois de ses hauts responsables le soin de participer aux pourparlers.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, également arrivé lundi dans la ville saoudienne, a dit avoir bon espoir que la suspension de l’aide militaire américaine à Kiev soit résolue.Il a aussi jugé prometteuse l’idée d’un cessez-le-feu partiel: “Je ne dis pas que cela seul sera suffisant, mais c’est le genre de concession nécessaire afin de mettre fin au conflit”, a-t-il dit à des journalistes peu avant son arrivée à Jeddah.”On ne va pas obtenir de cessez-le-feu et de fin à cette guerre si les deux parties ne font pas de concessions” a-t-il ajouté.M. Rubio a dit ne pas s’attendre à être assis dans une pièce à Jeddah avec les Ukrainiens “en train de dessiner des lignes sur une carte” en vue d’un accord final.Mais il a dit qu’il rapporterait les idées discutées à la Russie.- Kiev à la peine sur le front -Une éventuelle rencontre entre MM. Zelensky et Rubio n’a pas été annoncée.Allié historique des Etats-Unis, Ryad consolide son influence internationale avec cette rencontre.Après avoir été reçu par le prince héritier, Volodymyr Zelensky a assuré aborder les discussions de mardi de manière “absolument constructive”, estimant que l’Arabie saoudite apportait “une plateforme très importante pour la diplomatie”.Selon la présidence ukrainienne, leur entretien a porté sur “une possible médiation de l’Arabie saoudite pour la libération de prisonniers militaires et civils et le retour d’enfants déportés”, ainsi que sur les garanties de sécurité réclamées par Kiev.Les pourparlers ont lieu à l’heure où Kiev est à la peine sur le front. Durant le week-end, la Russie a revendiqué d’importantes avancées dans sa région de Koursk et même une poussée dans la région ukrainienne de Soumy, une première depuis 2022.Lundi, le commandant en chef de l’armée ukrainienne a annoncé que Kiev allait “renforcer” son contingent militaire combattant dans la région russe de Koursk.Au moins trois personnes ont été tuées et neuf blessées lundi dans une frappe ukrainienne sur un magasin dans un village de cette région, selon le gouverneur régional.

Zelensky et Rubio en Arabie saoudite, l’Ukraine va proposer un cessez-le-feu partiel

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio sont arrivés en Arabie saoudite pour des discussions mardi qui pourraient s’avérer cruciales sur la guerre avec la Russie, M. Rubio jugeant prometteuse une proposition ukrainienne de cessez-le-feu partiel.Des responsables ukrainiens et américains doivent se retrouver à Jeddah pour discuter des moyens de mettre fin au conflit entre l’Ukraine et la Russie, qui a envahi sa voisine il y a plus de trois ans.Kiev va proposer une “trêve dans les airs” et “en mer” avec Moscou, a indiqué lundi à l’AFP un haut responsable ukrainien sous couvert de l’anonymat, “car ce sont les options de cessez-le-feu qui sont faciles à mettre en place et à surveiller et il est possible de commencer par elles”.Peu avant d’arriver en Arabie saoudite, Marco Rubio a dit juger cette idée prometteuse: “Je ne dis pas que cela seul sera suffisant, mais c’est le genre de concession nécessaire afin de mettre fin au conflit”.Il a aussi dit espérer que la suspension de l’aide militaire américaine à Kiev puisse être résolue lors des discussions en Arabie saoudite.La réunion de mardi devrait être la première entre responsables ukrainiens et américains depuis la visite désastreuse de Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche fin février, qui avait donné lieu à une spectaculaire joute verbale.Washington a depuis suspendu son aide militaire et son partage de renseignements, et Kiev tente de recoller les morceaux avec le président Donald Trump.Après avoir été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane, Volodymyr Zelensky a assuré aborder les discussions de mardi de manière “absolument constructive”, estimant que l’Arabie saoudite apportait “une plateforme très importante pour la diplomatie”.Selon la présidence ukrainienne, leur entretien a porté sur “une possible médiation de l’Arabie saoudite pour la libération de prisonniers militaires et civils et le retour d’enfants déportés”, ainsi que sur les garanties de sécurité réclamées par Kiev.- “Avantage” à la Russie -Le Premier ministre britannique Keir Starmer s’est entretenu au téléphone avec Donald Trump, disant espérer que les négociations de Ryad aient “un résultat positif” permettant la reprise de l’aide militaire américaine, selon Downing Street. Le Royaume-Uni organisera samedi une réunion virtuelle avec les dirigeants des pays prêts à aider au maintien de la paix en Ukraine en cas de trêve. Selon Londres, une vingtaine de pays sont prêts à contribuer à une “coalition de volontaires”, même si les modalités n’ont pas été précisées.Lundi, un haut responsable ukrainien a prévenu qu’un gel prolongé du partage américain de renseignements donnerait “un avantage significatif” à la Russie sur le champ de bataille.Les relations entre Washington et Kiev se sont profondément transformées en l’espace de quelques semaines, avec le retour à la Maison Blanche de Donald Trump en janvier.Cette tension, sur fond de rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine, se produit à l’heure où Kiev est à la peine sur le front. Durant le week-end, la Russie a revendiqué d’importantes avancées dans sa région de Koursk et même une poussée dans la région ukrainienne de Soumy, une première depuis 2022.Dans la région de Koursk, une frappe ukrainienne sur un magasin dans un village a fait au moins trois morts lundi, selon le gouverneur régional.- Exploitation minière -Donald Trump a multiplié les piques contre Volodymyr Zelensky, accusé d’être un “dictateur”, de n’être pas assez reconnaissant ou de n’être pas prêt à la “paix”.Le ton s’est depuis quelque peu apaisé après la vive altercation de février, Volodymyr Zelensky jugeant l’incident “regrettable” et Donald Trump estimant que son homologue ukrainien était prêt à négocier, menaçant même Moscou de nouvelles sanctions.Mais les désaccords demeurent.L’accord sur l’exploitation minière, dont Donald Trump compte tirer des revenus pour rembourser l’aide américaine fournie à Kiev, n’a toujours pas été conclu.Interrogé sur la possibilité qu’il soit signé en Arabie saoudite, l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff avait assuré que M. Zelensky avait “proposé de le signer, et nous verrons s’il le fait”.Lors des discussions mardi, l’Ukraine devrait être représentée par le chef de l’administration présidentielle Andriï Iermak, le ministre des Affaires étrangères Andriï Sybiga, le ministre de la Défense Roustem Oumerov et le chef-adjoint de cabinet du président Pavlo Palissa.L’équipe américaine sera composée de hauts responsables qui avaient déjà rencontré les représentants russes en février, notamment Marco Rubio et le conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz.L’Arabie saoudite, allié historique des Etats-Unis, consolide son influence internationale en accueillant ces rencontres.Ryad avait pourtant été mis au ban de la scène internationale après l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en Turquie en 2018, qui avait provoqué un tollé.

Zelensky et Rubio en Arabie saoudite, l’Ukraine va proposer un cessez-le-feu partiel

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio sont arrivés en Arabie saoudite pour des discussions mardi qui pourraient s’avérer cruciales sur la guerre avec la Russie, M. Rubio jugeant prometteuse une proposition ukrainienne de cessez-le-feu partiel.Des responsables ukrainiens et américains doivent se retrouver à Jeddah pour discuter des moyens de mettre fin au conflit entre l’Ukraine et la Russie, qui a envahi sa voisine il y a plus de trois ans.Kiev va proposer une “trêve dans les airs” et “en mer” avec Moscou, a indiqué lundi à l’AFP un haut responsable ukrainien sous couvert de l’anonymat, “car ce sont les options de cessez-le-feu qui sont faciles à mettre en place et à surveiller et il est possible de commencer par elles”.Peu avant d’arriver en Arabie saoudite, Marco Rubio a dit juger cette idée prometteuse: “Je ne dis pas que cela seul sera suffisant, mais c’est le genre de concession nécessaire afin de mettre fin au conflit”.Il a aussi dit espérer que la suspension de l’aide militaire américaine à Kiev puisse être résolue lors des discussions en Arabie saoudite.La réunion de mardi devrait être la première entre responsables ukrainiens et américains depuis la visite désastreuse de Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche fin février, qui avait donné lieu à une spectaculaire joute verbale.Washington a depuis suspendu son aide militaire et son partage de renseignements, et Kiev tente de recoller les morceaux avec le président Donald Trump.Après avoir été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane, Volodymyr Zelensky a assuré aborder les discussions de mardi de manière “absolument constructive”, estimant que l’Arabie saoudite apportait “une plateforme très importante pour la diplomatie”.Selon la présidence ukrainienne, leur entretien a porté sur “une possible médiation de l’Arabie saoudite pour la libération de prisonniers militaires et civils et le retour d’enfants déportés”, ainsi que sur les garanties de sécurité réclamées par Kiev.- “Avantage” à la Russie -Le Premier ministre britannique Keir Starmer s’est entretenu au téléphone avec Donald Trump, disant espérer que les négociations de Ryad aient “un résultat positif” permettant la reprise de l’aide militaire américaine, selon Downing Street. Le Royaume-Uni organisera samedi une réunion virtuelle avec les dirigeants des pays prêts à aider au maintien de la paix en Ukraine en cas de trêve. Selon Londres, une vingtaine de pays sont prêts à contribuer à une “coalition de volontaires”, même si les modalités n’ont pas été précisées.Lundi, un haut responsable ukrainien a prévenu qu’un gel prolongé du partage américain de renseignements donnerait “un avantage significatif” à la Russie sur le champ de bataille.Les relations entre Washington et Kiev se sont profondément transformées en l’espace de quelques semaines, avec le retour à la Maison Blanche de Donald Trump en janvier.Cette tension, sur fond de rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine, se produit à l’heure où Kiev est à la peine sur le front. Durant le week-end, la Russie a revendiqué d’importantes avancées dans sa région de Koursk et même une poussée dans la région ukrainienne de Soumy, une première depuis 2022.Dans la région de Koursk, une frappe ukrainienne sur un magasin dans un village a fait au moins trois morts lundi, selon le gouverneur régional.- Exploitation minière -Donald Trump a multiplié les piques contre Volodymyr Zelensky, accusé d’être un “dictateur”, de n’être pas assez reconnaissant ou de n’être pas prêt à la “paix”.Le ton s’est depuis quelque peu apaisé après la vive altercation de février, Volodymyr Zelensky jugeant l’incident “regrettable” et Donald Trump estimant que son homologue ukrainien était prêt à négocier, menaçant même Moscou de nouvelles sanctions.Mais les désaccords demeurent.L’accord sur l’exploitation minière, dont Donald Trump compte tirer des revenus pour rembourser l’aide américaine fournie à Kiev, n’a toujours pas été conclu.Interrogé sur la possibilité qu’il soit signé en Arabie saoudite, l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff avait assuré que M. Zelensky avait “proposé de le signer, et nous verrons s’il le fait”.Lors des discussions mardi, l’Ukraine devrait être représentée par le chef de l’administration présidentielle Andriï Iermak, le ministre des Affaires étrangères Andriï Sybiga, le ministre de la Défense Roustem Oumerov et le chef-adjoint de cabinet du président Pavlo Palissa.L’équipe américaine sera composée de hauts responsables qui avaient déjà rencontré les représentants russes en février, notamment Marco Rubio et le conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz.L’Arabie saoudite, allié historique des Etats-Unis, consolide son influence internationale en accueillant ces rencontres.Ryad avait pourtant été mis au ban de la scène internationale après l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en Turquie en 2018, qui avait provoqué un tollé.