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Un homme arrêté pour homicide involontaire après la collision en mer du Nord

Un homme a été arrêté pour “homicide involontaire par négligence grave” au lendemain de la collision au large de l’Angleterre entre un pétrolier et un cargo, toujours en feu mardi, dans laquelle un membre d’équipage du porte-conteneurs est présumé mort.Cet accident n’a pas provoqué “pour l’instant” de pollution observable, selon le gouvernement britannique.La collision s’est produite lundi matin au large du Yorkshire (nord-est de l’Angleterre) lorsque le pétrolier Stena Immaculate, affrété par l’armée américaine et au mouillage, a été percuté par le porte-conteneurs Solong, battant pavillon portugais, dans des circonstances encore inexpliquées.”Nous avons arrêté un homme de 59 ans soupçonné d’homicide involontaire par négligence grave en lien avec la collision”, a indiqué la police de Humberside (nord-est de l’Angleterre), qui l’a placé en garde à vue.La police n’a pas souhaité donner plus de détails sur son identité. Elle a précisé que cette interpellation était consécutive à la fin des opérations de recherches menées par les garde-côtes pour tenter de retrouver le membre d’équipage du cargo porté disparu et désormais présumé mort.Le secrétaire d’Etat britannique chargé du Transport maritime, Mike Kane, a déclaré à la mi-journée que l’incendie sur le pétrolier “semblait être éteint”.Les garde-côtes britanniques, qui ont déployé de nombreux navires dans le cadre des opérations de secours, ont eux indiqué que le “Solong est toujours en feu et l’incendie à bord du Stena Immaculate a fortement diminué”. La collision fait craindre une catastrophe écologique. Mais le propriétaire du cargo, le groupe allemand Ernst Russ, a indiqué que son porte-conteneurs ne transportait pas de cyanure de sodium, un gaz hautement inflammable et toxique au contact de l’eau, contredisant de premières informations.”En l’état actuel des choses, aucun signe de pollution venant des navires n’est observé pour l’instant”, a aussi déclaré Mike Kane devant le Parlement.Un porte-parole du Premier ministre Keir Starmer a écarté mardi la piste criminelle, estimant qu’il n’y avait, à ce stade, “aucune raison de penser” qu’il s’agissait d’un acte de cette nature.- “Surgi de nulle part” -Le Solong “a surgi de nulle part”, a raconté à la BBC un membre d’équipage du pétrolier, qui bat pavillon américain.Au total, trente-six membres d’équipage ont été ramenés à terre sains et saufs.Des photos de l’AFP prises lors d’un survol en hélicoptère, montrent de la fumée s’échappant du Solong, tandis qu’un trou béant est visible sur le flanc du pétrolier, dont l’un des réservoirs contenant du kérosène a été brisé.Le cargo s’est éloigné du pétrolier, dérivant vers le sud, ont indiqué les garde-côtes britanniques.Le secrétaire d’Etat au Logement Matthew Pennycook a indiqué mardi à Times Radio que les autorités américaines et portugaises étaient en charge de l’enquête.”L’équipe de lutte contre la pollution et de sauvetage évalue la situation et élabore un plan prêt à être mis en oeuvre dès que la situation le permettra”, ont ajouté les garde-côtes.”Le ministère de l’Environnement a confirmé que la qualité de l’air au niveau du sol est actuellement dans les limites normales pour les conditions météorologiques”, précisent les garde-côtes.Lundi, l’ONG Greenpeace s’était dite “extrêmement préoccupée” par “les “multiples risques toxiques que ces produits chimiques pourraient poser à la vie marine”.”Le kérosène qui a pénétré dans l’eau à proximité d’une zone de reproduction des marsouins est toxique pour les poissons et autres créatures marines”, a déclaré Paul Johnston, scientifique aux laboratoires de recherche de Greenpeace à l’université d’Exeter.Des habitants de Grimsby rencontrés par l’AFP ont fait part de leurs craintes. “Nous ne voulons pas voir la faune mourir”, a déclaré à l’AFP Laura Scrimshaw, 47 ans.Mais selon Nicolas Tamic, adjoint au directeur du Cedre, un centre d’expertise international qui travaille pour l’UE, la fuite de kérosène est “impressionnante mais pas forcément hyper grave”.Le Stena Immaculate, appartenant à la société suédoise Stena Bulk, mesure 183 mètres de longueur et 32 mètres de largeur. Il transportait 220.000 barils de kérosène.La société néerlandaise Boskalis a été chargée des opérations de sauvetage du pétrolier, a-t-elle indiqué à l’agence de presse néerlandaise ANP.Le Solong était parti de Grangemouth, en Ecosse, pour se rendre à Rotterdam, aux Pays-Bas.bur-alm-adm-cla/mg

Un homme arrêté pour homicide involontaire après la collision en mer du Nord

Un homme a été arrêté pour “homicide involontaire par négligence grave” au lendemain de la collision au large de l’Angleterre entre un pétrolier et un cargo, toujours en feu mardi, dans laquelle un membre d’équipage du porte-conteneurs est présumé mort.Cet accident n’a pas provoqué “pour l’instant” de pollution observable, selon le gouvernement britannique.La collision s’est produite lundi matin au large du Yorkshire (nord-est de l’Angleterre) lorsque le pétrolier Stena Immaculate, affrété par l’armée américaine et au mouillage, a été percuté par le porte-conteneurs Solong, battant pavillon portugais, dans des circonstances encore inexpliquées.”Nous avons arrêté un homme de 59 ans soupçonné d’homicide involontaire par négligence grave en lien avec la collision”, a indiqué la police de Humberside (nord-est de l’Angleterre), qui l’a placé en garde à vue.La police n’a pas souhaité donner plus de détails sur son identité. Elle a précisé que cette interpellation était consécutive à la fin des opérations de recherches menées par les garde-côtes pour tenter de retrouver le membre d’équipage du cargo porté disparu et désormais présumé mort.Le secrétaire d’Etat britannique chargé du Transport maritime, Mike Kane, a déclaré à la mi-journée que l’incendie sur le pétrolier “semblait être éteint”.Les garde-côtes britanniques, qui ont déployé de nombreux navires dans le cadre des opérations de secours, ont eux indiqué que le “Solong est toujours en feu et l’incendie à bord du Stena Immaculate a fortement diminué”. La collision fait craindre une catastrophe écologique. Mais le propriétaire du cargo, le groupe allemand Ernst Russ, a indiqué que son porte-conteneurs ne transportait pas de cyanure de sodium, un gaz hautement inflammable et toxique au contact de l’eau, contredisant de premières informations.”En l’état actuel des choses, aucun signe de pollution venant des navires n’est observé pour l’instant”, a aussi déclaré Mike Kane devant le Parlement.Un porte-parole du Premier ministre Keir Starmer a écarté mardi la piste criminelle, estimant qu’il n’y avait, à ce stade, “aucune raison de penser” qu’il s’agissait d’un acte de cette nature.- “Surgi de nulle part” -Le Solong “a surgi de nulle part”, a raconté à la BBC un membre d’équipage du pétrolier, qui bat pavillon américain.Au total, trente-six membres d’équipage ont été ramenés à terre sains et saufs.Des photos de l’AFP prises lors d’un survol en hélicoptère, montrent de la fumée s’échappant du Solong, tandis qu’un trou béant est visible sur le flanc du pétrolier, dont l’un des réservoirs contenant du kérosène a été brisé.Le cargo s’est éloigné du pétrolier, dérivant vers le sud, ont indiqué les garde-côtes britanniques.Le secrétaire d’Etat au Logement Matthew Pennycook a indiqué mardi à Times Radio que les autorités américaines et portugaises étaient en charge de l’enquête.”L’équipe de lutte contre la pollution et de sauvetage évalue la situation et élabore un plan prêt à être mis en oeuvre dès que la situation le permettra”, ont ajouté les garde-côtes.”Le ministère de l’Environnement a confirmé que la qualité de l’air au niveau du sol est actuellement dans les limites normales pour les conditions météorologiques”, précisent les garde-côtes.Lundi, l’ONG Greenpeace s’était dite “extrêmement préoccupée” par “les “multiples risques toxiques que ces produits chimiques pourraient poser à la vie marine”.”Le kérosène qui a pénétré dans l’eau à proximité d’une zone de reproduction des marsouins est toxique pour les poissons et autres créatures marines”, a déclaré Paul Johnston, scientifique aux laboratoires de recherche de Greenpeace à l’université d’Exeter.Des habitants de Grimsby rencontrés par l’AFP ont fait part de leurs craintes. “Nous ne voulons pas voir la faune mourir”, a déclaré à l’AFP Laura Scrimshaw, 47 ans.Mais selon Nicolas Tamic, adjoint au directeur du Cedre, un centre d’expertise international qui travaille pour l’UE, la fuite de kérosène est “impressionnante mais pas forcément hyper grave”.Le Stena Immaculate, appartenant à la société suédoise Stena Bulk, mesure 183 mètres de longueur et 32 mètres de largeur. Il transportait 220.000 barils de kérosène.La société néerlandaise Boskalis a été chargée des opérations de sauvetage du pétrolier, a-t-elle indiqué à l’agence de presse néerlandaise ANP.Le Solong était parti de Grangemouth, en Ecosse, pour se rendre à Rotterdam, aux Pays-Bas.bur-alm-adm-cla/mg

A Jeddah, l’Ukraine et les Etats-Unis discutent d’un cessez-le-feu partiel avec la Russie

L’Ukraine a affirmé que les discussions mardi avec les Etats-Unis en Arabie saoudite avaient débuté de manière “très constructive”, proposant un cessez-le-feu partiel avec la Russie après un peu plus de trois ans de guerre.Cette rencontre se tient quelques heures après la plus importante attaque de drone menée par Kiev contre Moscou depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, et le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiga, participent à cette réunion à Jeddah, au bord de la mer Rouge, mais pas la Russie.La première session a duré un peu plus de trois heures. Les discussions ont repris dans l’après-midi et interviennent au moment où le président américain, Donald Trump, fait pression sur l’Ukraine pour mettre fin à la guerre.”Les négociations se déroulent normalement, beaucoup de questions ont été abordées”, a déclaré à l’AFP un responsable ukrainien à Kiev, sous couvert d’anonymat.Lors d’une scène inouïe le 28 février devant les caméras dans le Bureau ovale, M. Trump, son vice-président et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, ont eu un échange très tendu, élevant la voix et se coupant la parole plusieurs fois.Washington a depuis suspendu son aide militaire à Kiev et son partage de renseignements, conséquence fracassante de la transformation des relations entre les Etats-Unis et l’Ukraine depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier.- “Prêts à tout” -Kiev espère que son offre de cessez-le-feu partiel convaincra les Etats-Unis de rétablir leur aide.”Nous sommes prêts à tout faire pour parvenir à la paix”, a déclaré le chef du bureau présidentiel ukrainien, Andriï Iermak, à des journalistes en entrant dans la salle des négociations à Jeddah, ajoutant que la réunion avait débuté “de façon très constructive”.Dans ce contexte, l’Ukraine a affirmé que son attaque massive menée avec des centaines de drones, qui a visé en particulier Moscou et sa région, à plus de 400 kilomètres de la frontière ukrainienne, devrait “inciter” le président russe, Vladimir Poutine, à accepter une trêve aérienne.L’attaque a fait trois morts, selon les autorités municipales. Le Kremlin a accusé Kiev de frapper “des infrastructures sociales, des immeubles d’habitation”. Selon Moscou, 343 drones ont été abattus au cours de cette attaque qui a également visé la région de Koursk, frontalière de l’Ukraine.En Ukraine, des bombardements russes ont fait six morts mardi dans la région de Donetsk, dans l’est du pays, a annoncé son gouverneur.Interrogé sur les négociations en Arabie saoudite, le Kremlin a estimé que c’était à l’Ukraine de montrer qu’elle était prête à faire la paix. “Ce que nous (en) attendons n’a pas d’importance”, a sèchement déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.Les négociateurs ukrainiens sont arrivés à Jeddah avec une proposition de “trêve dans les airs” et “en mer” avec Moscou, avait indiqué lundi à l’AFP un haut responsable ukrainien sous couvert d’anonymat.Arrivé lundi dans la ville saoudienne, M. Rubio avait dit avoir bon espoir que la suspension de l’aide militaire américaine à Kiev soit résolue. Il a aussi jugé prometteuse l’idée d’un cessez-le-feu partiel.M. Rubio a dit ne pas s’attendre à être assis dans une pièce à Jeddah avec les Ukrainiens “en train de dessiner des lignes sur une carte” en vue d’un accord final, et ajouté qu’il rapporterait les idées discutées à la Russie.- Possible médiation -Le président Zelensky, arrivé lui aussi lundi à Jeddah, a rencontré le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane.M. Zelensky a assuré aborder les discussions de mardi de manière “absolument constructive”, estimant que le royaume apportait “une plateforme très importante pour la diplomatie”.Selon la présidence ukrainienne, leur entretien a porté sur “une possible médiation de l’Arabie saoudite pour la libération de prisonniers militaires et civils et le retour d’enfants déportés”, ainsi que sur les garanties de sécurité réclamées par Kiev.M. Zelensky avait quitté la Maison Blanche en février sans signer comme prévu un accord sur les minerais.Le président ukrainien s’est dit toujours prêt à le signer, même si Marco Rubio a affirmé que les discussions de Jeddah ne se concentreraient pas sur ce texte.Bien que le président américain ait multiplié les piques contre Volodymyr Zelensky, accusé d’être un “dictateur” ou de n’être pas assez reconnaissant envers Washington, le ton semble s’être apaisé.Donald Trump, qui a amorcé en parallèle un spectaculaire rapprochement avec la Russie, a estimé que son homologue ukrainien était prêt à négocier, et a même menacé Moscou de nouvelles sanctions.Les pourparlers ont lieu à l’heure où Kiev est à la peine sur le front. Durant le weekend, la Russie a revendiqué d’importantes avancées dans la région de Koursk et même une poussée dans la région ukrainienne de Soumy, une première depuis 2022.

A Jeddah, l’Ukraine et les Etats-Unis discutent d’un cessez-le-feu partiel avec la Russie

L’Ukraine a affirmé que les discussions mardi avec les Etats-Unis en Arabie saoudite avaient débuté de manière “très constructive”, proposant un cessez-le-feu partiel avec la Russie après un peu plus de trois ans de guerre.Cette rencontre se tient quelques heures après la plus importante attaque de drone menée par Kiev contre Moscou depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, et le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiga, participent à cette réunion à Jeddah, au bord de la mer Rouge, mais pas la Russie.La première session a duré un peu plus de trois heures. Les discussions ont repris dans l’après-midi et interviennent au moment où le président américain, Donald Trump, fait pression sur l’Ukraine pour mettre fin à la guerre.”Les négociations se déroulent normalement, beaucoup de questions ont été abordées”, a déclaré à l’AFP un responsable ukrainien à Kiev, sous couvert d’anonymat.Lors d’une scène inouïe le 28 février devant les caméras dans le Bureau ovale, M. Trump, son vice-président et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, ont eu un échange très tendu, élevant la voix et se coupant la parole plusieurs fois.Washington a depuis suspendu son aide militaire à Kiev et son partage de renseignements, conséquence fracassante de la transformation des relations entre les Etats-Unis et l’Ukraine depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier.- “Prêts à tout” -Kiev espère que son offre de cessez-le-feu partiel convaincra les Etats-Unis de rétablir leur aide.”Nous sommes prêts à tout faire pour parvenir à la paix”, a déclaré le chef du bureau présidentiel ukrainien, Andriï Iermak, à des journalistes en entrant dans la salle des négociations à Jeddah, ajoutant que la réunion avait débuté “de façon très constructive”.Dans ce contexte, l’Ukraine a affirmé que son attaque massive menée avec des centaines de drones, qui a visé en particulier Moscou et sa région, à plus de 400 kilomètres de la frontière ukrainienne, devrait “inciter” le président russe, Vladimir Poutine, à accepter une trêve aérienne.L’attaque a fait trois morts, selon les autorités municipales. Le Kremlin a accusé Kiev de frapper “des infrastructures sociales, des immeubles d’habitation”. Selon Moscou, 343 drones ont été abattus au cours de cette attaque qui a également visé la région de Koursk, frontalière de l’Ukraine.En Ukraine, des bombardements russes ont fait six morts mardi dans la région de Donetsk, dans l’est du pays, a annoncé son gouverneur.Interrogé sur les négociations en Arabie saoudite, le Kremlin a estimé que c’était à l’Ukraine de montrer qu’elle était prête à faire la paix. “Ce que nous (en) attendons n’a pas d’importance”, a sèchement déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.Les négociateurs ukrainiens sont arrivés à Jeddah avec une proposition de “trêve dans les airs” et “en mer” avec Moscou, avait indiqué lundi à l’AFP un haut responsable ukrainien sous couvert d’anonymat.Arrivé lundi dans la ville saoudienne, M. Rubio avait dit avoir bon espoir que la suspension de l’aide militaire américaine à Kiev soit résolue. Il a aussi jugé prometteuse l’idée d’un cessez-le-feu partiel.M. Rubio a dit ne pas s’attendre à être assis dans une pièce à Jeddah avec les Ukrainiens “en train de dessiner des lignes sur une carte” en vue d’un accord final, et ajouté qu’il rapporterait les idées discutées à la Russie.- Possible médiation -Le président Zelensky, arrivé lui aussi lundi à Jeddah, a rencontré le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane.M. Zelensky a assuré aborder les discussions de mardi de manière “absolument constructive”, estimant que le royaume apportait “une plateforme très importante pour la diplomatie”.Selon la présidence ukrainienne, leur entretien a porté sur “une possible médiation de l’Arabie saoudite pour la libération de prisonniers militaires et civils et le retour d’enfants déportés”, ainsi que sur les garanties de sécurité réclamées par Kiev.M. Zelensky avait quitté la Maison Blanche en février sans signer comme prévu un accord sur les minerais.Le président ukrainien s’est dit toujours prêt à le signer, même si Marco Rubio a affirmé que les discussions de Jeddah ne se concentreraient pas sur ce texte.Bien que le président américain ait multiplié les piques contre Volodymyr Zelensky, accusé d’être un “dictateur” ou de n’être pas assez reconnaissant envers Washington, le ton semble s’être apaisé.Donald Trump, qui a amorcé en parallèle un spectaculaire rapprochement avec la Russie, a estimé que son homologue ukrainien était prêt à négocier, et a même menacé Moscou de nouvelles sanctions.Les pourparlers ont lieu à l’heure où Kiev est à la peine sur le front. Durant le weekend, la Russie a revendiqué d’importantes avancées dans la région de Koursk et même une poussée dans la région ukrainienne de Soumy, une première depuis 2022.

Parlement européen: des Ukrainiennes et Bélarusses témoignent d’atrocités infligées par l’armée russe

“Nous luttons pour chaque valeur qui définit l’Europe” : des militantes ukrainiennes et des opposantes bélarusses, invitées pour célébrer la journée internationale des droits des femmes, ont livré mardi au Parlement européen des témoignages poignants sur leur engagement en faveur de la liberté et contre l’agression russe.Seule à la tribune face à 720 eurodéputés, à qui elle a demandé d’observer une minute de silence en hommage aux victimes ukrainiennes de la guerre, Tata Kepler a fait le récit de son action bénévole auprès des victimes de viols en Ukraine.”La plus âgée était une femme de 75 ans, violée par des soldats russes. La plus jeune était une petite fille de quatre ans, adorable”, a expliqué celle qui a été décorée par le président Volodymyr Zelensky pour son engagement. “Pour toujours je reste à Boutcha devant les personnes qui ont été assassinée à bout portant, et pour toujours je tiendrai la main d’une femme de Boutcha qui s’appelait Julia et qui criait. Son mari et son frère avaient été assassinés et des mines avaient été placées sur leurs cadavres”, a-t-elle témoigné.”Vous regardez l’actualité, vous lisez les journaux et vous pensez que vous nous comprenez. Mais moi je vous raconte toutes ces histoires pour que vous imaginiez cet enfer dans lequel vit chaque citoyen d’Ukraine”, a-t-elle conclu.Lenie Umerova, tatare originaire de Crimée, a elle raconté comment elle a été “enlevée” par l’armée russe et emprisonnée. “J’avais refusé de demander un passeport russe”, a exposé la jeune femme, veste noire sur les épaules. “Pour la Russie, cela suffisait à me classer comme ennemie”.Elle a dénoncé les “abus physiques et psychologiques”, les “interrogatoires” et la “cruauté” endurés durant ses deux années de détention. “L’histoire bégaye”, a-t-elle regretté, évoquant “l’oppression” subie par sa grand-mère face aux troupes soviétiques en 1944.”En prison j’entendais toujours la même chose : ton Ukraine ne tiendra plus très longtemps. Mais je suis ici, et l’Ukraine continue à se battre”, a-t-elle lancé, sous les applaudissements des eurodéputés.Les dissidentes bélarusses Palina Charenda-Panassiouk et Svetlana Tsikhanovskaïa ont appelé les dirigeants européens à accentuer leur appui à l’opposition au régime d’Alexandre Loukachenko.”Je vous invite à envisager le soutien au Belarus comme un investissement pour votre propre sécurité”, a insisté Svetlana Tsikhanovskaïa. “Sans un Belarus libre et indépendant, la menace de la guerre ne disparaitra pas”.”Merci pour vos paroles fortes”, a salué Roberta Metsola, présidente du Parlement européen. “Elles résonneront longtemps après cet évènement”.