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L’Ukraine soutient une proposition américaine de cessez-le-feu avec la Russie

L’Ukraine a apporté son soutien mardi à une proposition des Etats-Unis pour un cessez-le-feu de 30 jours avec la Russie, en échange de quoi Washington a annoncé la levée “immédiate” de la suspension de l’aide à Kiev, lors d’une réunion en Arabie saoudite.Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a affirmé à l’issue de cette journée que l’Ukraine acceptait des “négociations immédiates” avec la Russie, absente des discussions, et que la balle était maintenant dans le camp de Moscou pour accepter une trêve. Les Etats-Unis doivent à présent “convaincre” la Russie d’accepter le cessez-le-feu de 30 jours, a affirmé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. “L’Ukraine accepte cette proposition”, a-t-il ajouté lors de sa prise de parole quotidienne diffusée sur les réseaux sociaux.La question est désormais de savoir “comment” et non “si” la guerre en Ukraine doit finir, a affirmé Mike Walz, conseiller américain à la sécurité nationale.Les deux pays sont aussi tombés d’accord pour conclure “dès que possible” un accord sur les minerais ukrainiens, selon la déclaration finale publiée après plus de huit heures de discussions.Cette rencontre s’est tenue à Jeddah, sur la mer Rouge, quelques heures après la plus importante attaque de drone menée par Kiev en territoire russe depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022.Après plus de trois ans de guerre, l’Ukraine a mis sur la table une proposition de cessez-le-feu partiel avec la Russie, espérant convaincre ainsi les Etats-Unis de rétablir leur aide militaire à Kiev et le partage de renseignements.Cette aide avait été interrompue depuis l’altercation, le 28 février dans le Bureau ovale, entre le président américain, Donald Trump, son vice-président, M. Zelensky.M. Zelensky avait alors quitté les Etats-Unis sans signer comme prévu un accord sur l’exploitation des minerais de son pays par les Etats-Unis.”L’Ukraine s’est déclarée prête à accepter la proposition américaine d’instaurer un cessez-le-feu immédiat et provisoire de 30 jours, qui peut être prolongé par accord mutuel des parties et qui est soumis à l’acceptation et à la mise en oeuvre simultanée par la Fédération de Russie”, détaille la déclaration conjointe publiée mardi.”Les Etats-Unis feront savoir à la Russie que la réciprocité russe est la clé de la paix”, ajoute le communiqué. Puis, “les Etats-Unis lèveront immédiatement la suspension sur l’échange de renseignements et reprendront l’aide à la sécurité de l’Ukraine”, selon la déclaration commune.- “Prêts à tout” -Marco Rubio ainsi que le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiga, ont participé à la réunion, au moment où Donald Trump fait pression sur l’Ukraine pour mettre fin à la guerre.”Nous sommes prêts à tout faire pour parvenir à la paix”, avait déclaré le chef du bureau présidentiel ukrainien, Andriï Iermak, en entrant dans la salle des négociations.Dans ce contexte, l’Ukraine a affirmé que son attaque massive menée avec des centaines de drones, qui a visé en particulier Moscou et sa région, à plus de 400 kilomètres de la frontière ukrainienne, devrait “inciter” le président russe, Vladimir Poutine, à accepter une trêve aérienne.L’attaque a fait trois morts, selon les autorités municipales. Le Kremlin a accusé Kiev de frapper “des infrastructures sociales, des immeubles d’habitation”. Selon Moscou, 343 drones ont été abattus au cours de cette attaque qui a également visé la région de Koursk, frontalière de l’Ukraine.En Ukraine, des bombardements russes ont fait six morts mardi dans la région de Donetsk, dans l’est du pays, a annoncé son gouverneur.Interrogé sur les négociations en Arabie saoudite, le Kremlin a estimé que c’était à l’Ukraine de montrer qu’elle était prête à faire la paix. “Ce que nous (en) attendons n’a pas d’importance”, a sèchement déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.Les négociateurs ukrainiens sont arrivés à Jeddah avec une proposition de “trêve dans les airs” et “en mer” avec Moscou, avait indiqué lundi à l’AFP un haut responsable ukrainien sous couvert d’anonymat.M. Rubio avait toutefois souligné que cette rencontre n’avait pas pour but “de dessiner des lignes sur une carte” en vue d’un accord final, et ajouté qu’il rapporterait les idées discutées à la Russie.- Possible médiation -Le président Zelensky a rencontré à Jeddah le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane et estimé que le royaume apportait “une plateforme très importante pour la diplomatie”.Selon la présidence ukrainienne, leur entretien a porté sur “une possible médiation de l’Arabie saoudite pour la libération de prisonniers militaires et civils et le retour d’enfants déportés”, ainsi que sur les garanties de sécurité réclamées par Kiev.Bien que le président américain ait multiplié les piques contre Volodymyr Zelensky, accusé d’être un “dictateur” ou de n’être pas assez reconnaissant envers Washington, le ton semble s’être apaisé.Donald Trump, qui a amorcé en parallèle un spectaculaire rapprochement avec la Russie, a estimé que son homologue ukrainien était prêt à négocier, et a même menacé Moscou de nouvelles sanctions.Ces pourparlers ont eu lieu à l’heure où Kiev est à la peine sur le front. Durant le weekend, la Russie a revendiqué d’importantes avancées dans la région de Koursk et même une poussée dans la région ukrainienne de Soumy, une première depuis 2022.

L’Ukraine soutient une proposition américaine de cessez-le-feu avec la Russie

L’Ukraine a apporté son soutien mardi à une proposition des Etats-Unis pour un cessez-le-feu de 30 jours avec la Russie, en échange de quoi Washington a annoncé la levée “immédiate” de la suspension de l’aide à Kiev, lors d’une réunion en Arabie saoudite.Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a affirmé à l’issue de cette journée que l’Ukraine acceptait des “négociations immédiates” avec la Russie, absente des discussions, et que la balle était maintenant dans le camp de Moscou pour accepter une trêve. Les Etats-Unis doivent à présent “convaincre” la Russie d’accepter le cessez-le-feu de 30 jours, a affirmé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. “L’Ukraine accepte cette proposition”, a-t-il ajouté lors de sa prise de parole quotidienne diffusée sur les réseaux sociaux.La question est désormais de savoir “comment” et non “si” la guerre en Ukraine doit finir, a affirmé Mike Walz, conseiller américain à la sécurité nationale.Les deux pays sont aussi tombés d’accord pour conclure “dès que possible” un accord sur les minerais ukrainiens, selon la déclaration finale publiée après plus de huit heures de discussions.Cette rencontre s’est tenue à Jeddah, sur la mer Rouge, quelques heures après la plus importante attaque de drone menée par Kiev en territoire russe depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022.Après plus de trois ans de guerre, l’Ukraine a mis sur la table une proposition de cessez-le-feu partiel avec la Russie, espérant convaincre ainsi les Etats-Unis de rétablir leur aide militaire à Kiev et le partage de renseignements.Cette aide avait été interrompue depuis l’altercation, le 28 février dans le Bureau ovale, entre le président américain, Donald Trump, son vice-président, M. Zelensky.M. Zelensky avait alors quitté les Etats-Unis sans signer comme prévu un accord sur l’exploitation des minerais de son pays par les Etats-Unis.”L’Ukraine s’est déclarée prête à accepter la proposition américaine d’instaurer un cessez-le-feu immédiat et provisoire de 30 jours, qui peut être prolongé par accord mutuel des parties et qui est soumis à l’acceptation et à la mise en oeuvre simultanée par la Fédération de Russie”, détaille la déclaration conjointe publiée mardi.”Les Etats-Unis feront savoir à la Russie que la réciprocité russe est la clé de la paix”, ajoute le communiqué. Puis, “les Etats-Unis lèveront immédiatement la suspension sur l’échange de renseignements et reprendront l’aide à la sécurité de l’Ukraine”, selon la déclaration commune.- “Prêts à tout” -Marco Rubio ainsi que le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiga, ont participé à la réunion, au moment où Donald Trump fait pression sur l’Ukraine pour mettre fin à la guerre.”Nous sommes prêts à tout faire pour parvenir à la paix”, avait déclaré le chef du bureau présidentiel ukrainien, Andriï Iermak, en entrant dans la salle des négociations.Dans ce contexte, l’Ukraine a affirmé que son attaque massive menée avec des centaines de drones, qui a visé en particulier Moscou et sa région, à plus de 400 kilomètres de la frontière ukrainienne, devrait “inciter” le président russe, Vladimir Poutine, à accepter une trêve aérienne.L’attaque a fait trois morts, selon les autorités municipales. Le Kremlin a accusé Kiev de frapper “des infrastructures sociales, des immeubles d’habitation”. Selon Moscou, 343 drones ont été abattus au cours de cette attaque qui a également visé la région de Koursk, frontalière de l’Ukraine.En Ukraine, des bombardements russes ont fait six morts mardi dans la région de Donetsk, dans l’est du pays, a annoncé son gouverneur.Interrogé sur les négociations en Arabie saoudite, le Kremlin a estimé que c’était à l’Ukraine de montrer qu’elle était prête à faire la paix. “Ce que nous (en) attendons n’a pas d’importance”, a sèchement déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.Les négociateurs ukrainiens sont arrivés à Jeddah avec une proposition de “trêve dans les airs” et “en mer” avec Moscou, avait indiqué lundi à l’AFP un haut responsable ukrainien sous couvert d’anonymat.M. Rubio avait toutefois souligné que cette rencontre n’avait pas pour but “de dessiner des lignes sur une carte” en vue d’un accord final, et ajouté qu’il rapporterait les idées discutées à la Russie.- Possible médiation -Le président Zelensky a rencontré à Jeddah le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane et estimé que le royaume apportait “une plateforme très importante pour la diplomatie”.Selon la présidence ukrainienne, leur entretien a porté sur “une possible médiation de l’Arabie saoudite pour la libération de prisonniers militaires et civils et le retour d’enfants déportés”, ainsi que sur les garanties de sécurité réclamées par Kiev.Bien que le président américain ait multiplié les piques contre Volodymyr Zelensky, accusé d’être un “dictateur” ou de n’être pas assez reconnaissant envers Washington, le ton semble s’être apaisé.Donald Trump, qui a amorcé en parallèle un spectaculaire rapprochement avec la Russie, a estimé que son homologue ukrainien était prêt à négocier, et a même menacé Moscou de nouvelles sanctions.Ces pourparlers ont eu lieu à l’heure où Kiev est à la peine sur le front. Durant le weekend, la Russie a revendiqué d’importantes avancées dans la région de Koursk et même une poussée dans la région ukrainienne de Soumy, une première depuis 2022.

Affaire Evaëlle: 18 mois avec sursis requis contre l’enseignante jugée pour harcèlement

Elle “la jette en pâture au collectif”, accuse la procureure. “Je n’ai jamais humilié Evaëlle”, se défend l’enseignante jugée pour harcèlement et contre qui 18 mois de prison avec sursis et une interdiction définitive d’enseigner ont été requis mardi à Pontoise.Dans ses réquisitions, le ministère public a critiqué une enseignante en position de “toute puissance” qui avait un “contact assez rude avec les élèves”. Dans sa relation avec Evaëlle, elle “la jette en pâture au collectif, la fait pleurer”.Elle a estimé que la prévenue, une enseignante de 62 ans jugée pour harcèlement moral sur trois élèves dont Evaëlle – mais qui a bénéficié d’un non-lieu pour homicide involontaire -, était dans une “dérive systémique” qui “aurait pu perdurer longtemps après si l’institution judiciaire ne s’était pas saisie de la notion du harcèlement scolaire”.Depuis une loi de mars 2022, le harcèlement scolaire est reconnu comme un délit.Son “harcèlement est le déclencheur et catalyseur du harcèlement des mineurs”, a affirmé la procureure. Deux d’entre eux seront jugés devant le tribunal des enfants avant la fin de l’année.Le 21 juin 2019, Evaëlle se pend à son lit, à 11 ans.L’arrivée en 6e au collège Isabelle-Autissier d’Herblay dans le Val-d’Oise avait été éprouvante pour l’adolescente, bouc émissaire de camarades qui l’insultent et la violententDès septembre 2018, elle a également fait face à des tensions avec sa professeure de français autour de la mise en place d’un protocole médical relatif à des problèmes de dos. Ses parents finissent par porter plainte contre des élèves et la changent de collège en février 2019.Evaëlle “a été projetée dans une détresse extrême notamment par le comportement” de son enseignante et “a perdu pied face au harcèlement dont elle a été l’objet”, a plaidé l’avocate de ses parents Me Delphine Meillet.- Rares regrets -Un portrait très contrasté de l’enseignante aux 30 années d’expérience sans accroc a été brossé par différents anciens collègues. “Autoritaire et cassante” d’un côté, “bienveillante et aidante” de l’autre. Pour l’une des victimes, elle avait “ses chouchous et ses cibles”.”Je n’ai pas humilié Evaëlle”, a-t-elle affirmé, longuement interrogée dans la matinée.Sur les sessions de vie de classe litigieuses, elle a expliqué que “ce n’était pas dans le but de la mettre en difficulté mais essayer de régler ce problème relationnel dans la classe”.D’après le récit des élèves, elle avait demandé aux collégiens d’exprimer leurs reproches à Evaëlle qui devait ensuite s’expliquer. Face à ses pleurs, l’enseignante s’était énervée et lui avait intimé de répondre aux questions.”J’ai dû lui dire: +Arrête de pleurer+, phrase idiote à dire. Je ne voulais pas qu’elle pleure, ce n’était pas l’enjeu”, reconnaît l’enseignante. Pour Evaëlle, “c’était la pire journée de toute ma vie”, rapporte sa mère.”Pour une professeure censée avoir humilié quotidiennement Evaëlle, aucun des enfants n’est capable de donner un exemple de propos” de l’enseignante à Evaëlle, a plaidé en défense Me Marie Roumiantseva, demandant sa relaxe.Elle a également souligné que la pré-adolescente n’avait jamais mis en cause son enseignante auprès des différents thérapeutes et professionnels qui l’entouraient.Lundi, les parents ont dénoncé aussi bien l’inertie de l’Education nationale – contre laquelle il n’y aura aucune poursuite pénale à la suite d’une indemnisation – que le manque d’investigations des autorités, une première plainte ayant été classée alors qu’Evaëlle était encore vivante.Le suicide d’Evaëlle, “c’est le drame de toute l’institution scolaire” avait reconnu le principal du collège. A l’époque, un harcèlement émanant d’un professeur lui était inimaginable et il avait fait bloc derrière l’enseignante.Durant le procès de deux jours, elle a été confrontée à une kyrielle de témoignages d’élèves relatant des humiliations : “tu es bête, tu vas finir SDF”, “on peut pas être bête à ce point, tu n’as pas de cerveau”.”Tout le monde a compris sauf J.”, a-t-elle encore dit à un élève malentendant d’une autre classe, aujourd’hui sur le banc des parties civiles. “Vous regrettez d’avoir dit ça ?”, a demandé la présidente.”Oui si ça l’a blessé, évidemment”, concède l’enseignante, dans un rare regret.Si elle a contesté plusieurs insultes, elle a admis certaines paroles. “Oui ça m’arrivait de crier, de dire ça dans des moments”, a-t-elle reconnu, estimant qu’elle était “exigeante”, “à l’écoute” et déterminée à “aider ses élèves”.La décision sera rendue le 10 avril.

Le pape, hors de danger imminent, dans un état “stable”

Le pape François, finalement déclaré hors de danger au bout de presque un mois d’hospitalisation pour une double pneumonie, se trouve mardi soir dans un état “stable” avec une “légère amélioration”, a indiqué le Vatican sans se prononcer sur la date de son éventuelle sortie.”Il est clair que la situation reste stable, avec ces légères améliorations dans un cadre (clinique) qui reste complexe aux yeux des médecins”, a indiqué le service de presse du Saint-Siège aux journalistes.Mardi matin, le jésuite argentin de 88 ans, “de bonne humeur”, a suivi en vidéo les prières et méditations organisées à la salle Paul VI du Vatican en cette période de Carême précédant Pâques, selon une source vaticane.François, qui bénéficie toujours durant la journée d’oxygène “à haut débit” via des canules nasales, a aussi reçu l’Eucharistie (sacrement de la communion) et s’est consacré à la prière dans la petite chapelle de son appartement situé au 10e étage de l’hôpital Gemelli de Rome, a indiqué le service de presse du Saint-Siège.Le pape, qui n’est plus apparu en public depuis le début de son hospitalisation le 14 février, a également poursuivi ses séances de thérapie pour récupérer ses capacités respiratoires, fortement mises à mal par sa maladie.Selon son dernier bulletin de santé publié lundi, “les améliorations enregistrées les jours précédents se sont encore consolidées, comme le confirment les analyses sanguines (…) et la bonne réponse au traitement médicamenteux”.Même si son pronostic vital n’est plus réservé, ce qui signifie que sa maladie ne met plus sa vie en danger de façon imminente, ses médecins estiment qu’il devra rester “quelques jours supplémentaires” à l’hôpital.Le Vatican se refuse toutefois à préciser combien de temps le souverain pontife devrait rester hospitalisé, soulignant que seule l’équipe médicale serait en mesure de le dire le moment venu.Si la prudence reste de mise au regard de la gravité de sa maladie, François, qui a manqué le lancement du Carême, la période de 40 jours précédant Pâques, pourrait être de retour au Vatican avant le dimanche de Pâques, la fête la plus importante du calendrier catholique, le 20 avril.Après une si longue absence, sa présence serait un symbole fort pour les 1,4 milliard de catholiques, même si l’incertitude demeure totale à ce stade sur sa capacité à prendre part aux cérémonies.- Rumeurs -Alors que les rumeurs vont bon train, une source vaticane a démenti mardi que des travaux d’aménagement étaient en cours à la résidence Sainte-Marthe du Vatican, où vit le pape, pour préparer son retour. Un signe que sa sortie n’est pas imminente.Une employée de cette résidence a confié mardi à l’AFPTV attendre avec impatience son retour. “Nous l’aimons profondément et Sainte-Marthe est vide sans lui”, a affirmé Simonetta Maronge devant l’hôpital Gemelli, où elle est venue en signe d’affection, à l’unisson de nombre de religieux et fidèles.Lundi soir, une source vaticane s’est réjouie des “signes positifs dans l’évolution de la maladie, qui doivent cependant être accueillis avec prudence et circonspection, car la pneumonie n’est pas encore terminée (…) bien qu’il n’y ait pas de danger imminent”.Près de la place Saint-Pierre, où les pèlerins se pressent à l’occasion du Jubilé 2025 (une année sainte célébrée tous les 25 ans), la santé du pape est dans tous les esprits. “Nous prions pour le pape, pour son rétablissement et pour qu’il soit bientôt avec nous en bonne santé afin qu’il puisse tous nous bénir”, a confié à l’AFP Jose Ochoa, un fidèle mexicain de 69 ans.L’hospitalisation de François, la plus longue de son pontificat, intervient alors qu’il a déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années: en surpoids, souffrant de douleurs au genou, il a entre autres subi des opérations du côlon et de l’abdomen ainsi que des infections respiratoires à répétition.François – qui arrivera jeudi à 12 ans de pontificat – souffre de fragilités respiratoires, notamment en raison d’une ablation du lobe supérieur du poumon droit à l’âge de 21 ans.Ses problèmes de santé ont relancé les interrogations sur sa capacité à assumer ses fonctions et les conjectures sur sa possible démission.

Le pape, hors de danger imminent, dans un état “stable”

Le pape François, finalement déclaré hors de danger au bout de presque un mois d’hospitalisation pour une double pneumonie, se trouve mardi soir dans un état “stable” avec une “légère amélioration”, a indiqué le Vatican sans se prononcer sur la date de son éventuelle sortie.”Il est clair que la situation reste stable, avec ces légères améliorations dans un cadre (clinique) qui reste complexe aux yeux des médecins”, a indiqué le service de presse du Saint-Siège aux journalistes.Mardi matin, le jésuite argentin de 88 ans, “de bonne humeur”, a suivi en vidéo les prières et méditations organisées à la salle Paul VI du Vatican en cette période de Carême précédant Pâques, selon une source vaticane.François, qui bénéficie toujours durant la journée d’oxygène “à haut débit” via des canules nasales, a aussi reçu l’Eucharistie (sacrement de la communion) et s’est consacré à la prière dans la petite chapelle de son appartement situé au 10e étage de l’hôpital Gemelli de Rome, a indiqué le service de presse du Saint-Siège.Le pape, qui n’est plus apparu en public depuis le début de son hospitalisation le 14 février, a également poursuivi ses séances de thérapie pour récupérer ses capacités respiratoires, fortement mises à mal par sa maladie.Selon son dernier bulletin de santé publié lundi, “les améliorations enregistrées les jours précédents se sont encore consolidées, comme le confirment les analyses sanguines (…) et la bonne réponse au traitement médicamenteux”.Même si son pronostic vital n’est plus réservé, ce qui signifie que sa maladie ne met plus sa vie en danger de façon imminente, ses médecins estiment qu’il devra rester “quelques jours supplémentaires” à l’hôpital.Le Vatican se refuse toutefois à préciser combien de temps le souverain pontife devrait rester hospitalisé, soulignant que seule l’équipe médicale serait en mesure de le dire le moment venu.Si la prudence reste de mise au regard de la gravité de sa maladie, François, qui a manqué le lancement du Carême, la période de 40 jours précédant Pâques, pourrait être de retour au Vatican avant le dimanche de Pâques, la fête la plus importante du calendrier catholique, le 20 avril.Après une si longue absence, sa présence serait un symbole fort pour les 1,4 milliard de catholiques, même si l’incertitude demeure totale à ce stade sur sa capacité à prendre part aux cérémonies.- Rumeurs -Alors que les rumeurs vont bon train, une source vaticane a démenti mardi que des travaux d’aménagement étaient en cours à la résidence Sainte-Marthe du Vatican, où vit le pape, pour préparer son retour. Un signe que sa sortie n’est pas imminente.Une employée de cette résidence a confié mardi à l’AFPTV attendre avec impatience son retour. “Nous l’aimons profondément et Sainte-Marthe est vide sans lui”, a affirmé Simonetta Maronge devant l’hôpital Gemelli, où elle est venue en signe d’affection, à l’unisson de nombre de religieux et fidèles.Lundi soir, une source vaticane s’est réjouie des “signes positifs dans l’évolution de la maladie, qui doivent cependant être accueillis avec prudence et circonspection, car la pneumonie n’est pas encore terminée (…) bien qu’il n’y ait pas de danger imminent”.Près de la place Saint-Pierre, où les pèlerins se pressent à l’occasion du Jubilé 2025 (une année sainte célébrée tous les 25 ans), la santé du pape est dans tous les esprits. “Nous prions pour le pape, pour son rétablissement et pour qu’il soit bientôt avec nous en bonne santé afin qu’il puisse tous nous bénir”, a confié à l’AFP Jose Ochoa, un fidèle mexicain de 69 ans.L’hospitalisation de François, la plus longue de son pontificat, intervient alors qu’il a déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années: en surpoids, souffrant de douleurs au genou, il a entre autres subi des opérations du côlon et de l’abdomen ainsi que des infections respiratoires à répétition.François – qui arrivera jeudi à 12 ans de pontificat – souffre de fragilités respiratoires, notamment en raison d’une ablation du lobe supérieur du poumon droit à l’âge de 21 ans.Ses problèmes de santé ont relancé les interrogations sur sa capacité à assumer ses fonctions et les conjectures sur sa possible démission.

Le ton monte à nouveau entre Trump et le Canada

Donald Trump, pour qui l’annexion du Canada est une idée fixe depuis son retour au pouvoir, a redoublé d’agressivité commerciale mardi contre Ottawa, tandis que les autorités canadiennes ont promis de répliquer à toute surenchère de droits de douane.Le président américain a souhaité mardi, à sa manière, la bienvenue au nouveau Premier ministre canadien Mark Carney.Réagissant à l’annonce par la province canadienne de l’Ontario d’une surtaxe sur les exportations d’électricité vers trois Etats américains, il a annoncé sur son réseau Truth Social qu’il doublait à 50%, contre 25% auparavant, les droits de douane sur l’acier et l’aluminium canadiens, devant entrer en vigueur mercredi.Le Canada “devra réagir” si Donald Trump met à exécution cette menace, a indiqué mardi à l’AFP une source gouvernementale haut placée.Le président américain a par la suite publié un autre message plein de colère sur Truth Social, assurant, à propos des menaces sur l’électricité, que le Canada allait “payer pour ça un prix si lourd que les livres d’histoire en parleront pendant de nombreuses années.”- “La seule chose sensée” -Avec cette annonce, le président américain frappe au coeur les échanges commerciaux entre deux pays intimement liés sur le plan économique, et jusqu’alors étroitement alliés sur le plan diplomatique.50% de l’aluminium et 20% de l’acier importés aux Etats-Unis proviennent du Canada, selon le cabinet EY-Parthenon. “Augmenter le prix de matières premières cruciales pour l’industrie américaine, qui emploie 10 millions de personnes, c’est ce que ferait un ennemi des Etats-Unis”, a critiqué sur X mardi l’économiste et ancien ministre des Finances américain Larry Summers.M. Trump a par ailleurs écrit qu’il imposerait le 2 avril de telles taxes douanières sur les voitures que cela “mettrait à l’arrêt définitivement l’industrie automobile au Canada”.La “seule chose sensée” à faire pour le pays est de devenir le “51ème Etat américain”, ce qui mettrait fin de facto à la guerre commerciale, a répété le responsable républicain de 78 ans.Le futur chef du gouvernement canadien Mark Carney a assuré mardi que la riposte de son pays aurait “un impact maximal sur les Etats-Unis et un impact minimum sur le Canada”.”Nous maintiendrons nos droits de douane jusqu’à ce que les Américains nous montrent du respect”, a-t-il déclaré sur X.”Le Canada n’est pas à vendre”, a également répondu sur CNBC mardi Doug Ford, le Premier ministre de l’Ontario, la province canadienne la plus peuplée.M. Ford a assuré que la seule solution était d’abandonner cette guerre commerciale, “parce que cela renforcera nos deux pays. Nous sommes votre plus important client, nous achetons plus de produits américains que n’importe quel autre pays dans le monde”.Donald Trump, dans le même message sur Truth Social mercredi, écrit que si les Canadiens devenaient américains, “il n’y aurait plus de droits de douane, ni rien d’autre. Les Canadiens paieraient significativement moins d’impôts, ils seraient plus en sécurité (…) qu’avant.”- “Artificielle” -Il a qualifié d'”artificielle” la frontière séparant les deux pays.Depuis son investiture le 20 janvier, Donald Trump a multiplié les annonces fracassantes et les revirements tout aussi spectaculaires en matière de droits de douane, ce qui fait tanguer la finance et l’économie mondiales.Le Canada est peu à peu apparu comme la cible privilégiée de la rhétorique commerciale agressive et des visées expansionnistes du président américain, qui convoite également le Groenland ainsi que le canal de Panama.L’ancien promoteur immobilier n’a de cesse de clamer son “amour” pour les droits de douane qui, selon lui, doivent permettre à la fois de rapatrier des usines aux Etats-Unis et de réduire le déficit, quitte à causer des “perturbations” financières passagères.Cet “âge d’or” protectionniste vanté par le milliardaire convainc de moins en moins les investisseurs, qui spéculent désormais sur une récession aux Etats-Unis, chose impensable il y a quelques semaines à peine.Mardi, les indices vedettes de la Bourse de New York, le Dow Jones et le Nasdaq, continuaient de s’enfoncer après avoir subi de lourdes pertes lundi.La première puissance mondiale importe environ la moitié de l’acier et de l’aluminium qu’elle utilise, pour l’automobile, l’aviation, la pétrochimie ou les produits de consommation de base, comme les conserves.

Philippines : transfert vers La Haye de l’ex-président Duterte arrêté pour crimes contre l’humanité

L’ancien président des Philippines Rodrigo Duterte est parti mardi en avion pour La Haye après avoir été arrêté par la police à Manille en vertu d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l’humanité pour sa guerre meurtrière contre les stupéfiants.Les organisations de défense des droits humains estiment …

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Philippines : transfert vers La Haye de l’ex-président Duterte arrêté pour crimes contre l’humanité

L’ancien président des Philippines Rodrigo Duterte est parti mardi en avion pour La Haye après avoir été arrêté par la police à Manille en vertu d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l’humanité pour sa guerre meurtrière contre les stupéfiants.Les organisations de défense des droits humains estiment que des dizaines de milliers d’hommes, pour la plupart pauvres, ont alors été tués par des policiers et des groupes d’autodéfense, souvent sans qu’il soit prouvé qu’ils étaient liés à la drogue.Rodrigo Duterte, aujourd’hui âgé de 79 ans, doit être transféré une fois arrivé à La Haye au siège de la CPI, qui a ouvert une enquête sur cette campagne entamée en 2016.L’appareil le transportant “a décollé à 23H03 (15H03 GMT) ce soir et a quitté l’espace aérien des Philippines”, a annoncé le chef de l’Etat de l’archipel, Ferdinand Marcos, au cours d’une conférence de presse, tandis que des journalistes de l’AFP ont assisté à ce départ à l’aéroport international de Manille.”L’avion est en route pour La Haye, aux Pays-Bas, où l’ancien président doit répondre d’accusations de crimes contre l’humanité dans le cadre de sa guerre sanglante contre la drogue”, a-t-il souligné.Rodrigo Duterte avait pourtant peu de temps auparavant dit espérer que la Cour suprême des Philippines empêcherait qu’il ne soit conduit à la CPI, une de ses filles, l’actuelle vice-présidente Sara Duterte, déplorant à cet égard qu’il soit ainsi “emmené de force”.”Ce n’est pas de la justice, c’est de l’oppression et de la persécution”, a-t-elle commenté, assurant que son père n’avait pas pu faire valoir ses droits devant les autorités judiciaires locales.Le président Marcos, de son côté, a déclaré que le gouvernement “ne faisait que son travail”. “Nous devons nous montrer à la hauteur de nos responsabilités, des engagements que nous avons pris envers la communauté des nations, et c’est ce qui s’est passé ici”, a-t-il déclaré, assurant aussi que “la politique n’entre pas en ligne de compte”.- “Mandat d’arrêt” -M. Duterte, qui a dirigé son pays de 2016 à 2022, a été interpellé juste après son retour, à l’issue d’un bref voyage à Hong Kong.”Tôt ce matin, Interpol Manille a reçu la copie officielle d’un mandat d’arrêt émis par la CPI”, a à cet égard expliqué la présidence philippine. Le porte-parole de la Cour, Fadi Abdullah, a confirmé ce mandat d’arrêt et a déclaré qu’une audience de comparution initiale serait prévue lorsque M. Duterte serait en détention à La Haye.Dans une vidéo diffusée sur le compte Instagram de sa plus jeune fille, Veronica, Rodrigo Duterte avait toutefois exigé de connaître les raisons de son arrestation. “Quelle est la loi (sur le fondement de laquelle j’ai été arrêté) et quel est le crime que j’ai commis ? Prouvez-moi maintenant la base légale de ma présence ici”, y avait-il lancé. “J’ai été amené ici non pas de mon plein gré mais par une volonté extérieure (…), vous devez maintenant répondre de ma privation de liberté”.S’exprimant devant des milliers de travailleurs philippins dimanche à Hong Kong, Rodrigo Duterte avait traité les enquêteurs de la CPI de “fils de putes”.Les Philippines ont quitté en 2019 à son initiative la Cour pénale internationale mais celle-ci a maintenu sa compétence en ce qui concerne les meurtres qui se sont produits avant ce retrait, ainsi que pour ceux commis dans la ville de Davao, à l’époque où M. Duterte en était le maire. – “Mon fils a obtenu justice” -Plus de 6.000 personnes ont été tuées dans les opérations antidrogue qu’il a ordonnées, selon les données officielles nationales, cependant que les procureurs de la CPI évaluent ce nombre à entre 12.000 et 30.000.Se définissant lui-même comme un tueur, Rodrigo Duterte avait demandé aux policiers de tirer mortellement sur les personnes soupçonnées de trafic de stupéfiants si leur vie était en danger.Il a insisté sur le fait que la répression avait permis de sauver des familles et d’éviter que les Philippines ne se transforment en un “Etat narco-politique”.Rodrigo Duterte a fermement défendu sa guerre sanglante contre la drogue en octobre dans le cadre de son audition au Sénat qui enquête sur les meurtres à grande échelle pendant cette période.”J’ai fait ce que j’avais à faire et, que vous le croyiez ou non, je l’ai fait pour mon pays”, s’était-il exclamé.L’ancien chef de l’Etat reste extrêmement populaire aux Philippines où beaucoup ont soutenu ses solutions expéditives face à la criminalité. Il est en lice pour retrouver son poste de maire.Un temps pressentie pour succéder à son père, sa fille Sara Duterte s’est retirée en faveur de Ferdinand Marcos, fils de l’autocrate du même nom, auquel elle s’est alliée, avant d’être nommée à la vice-présidence.Mais l’alliance entre les deux dynasties a récemment implosé, à l’approche des prochaines élections de mi-mandat.”Mon fils a maintenant obtenu justice”, s’est félicitée auprès de l’AFP, à propos de l’arrestation de Rodrigo Duterte, Luzviminda Dela Cruz, dont le fils de 19 ans a été abattu par la police en 2017. C’est une “étape cruciale dans l’obligation de rendre des comptes aux Philippines”, a pour sa part réagi Human Rights Watch.La Chine a quant à elle appelé la CPI à “éviter les deux poids, deux mesures”, l’exhortant à “exercer ses prérogatives avec prudence” et à “éviter toute politisation”.

Philippines : transfert vers La Haye de l’ex-président Duterte arrêté pour crimes contre l’humanité

L’ancien président des Philippines Rodrigo Duterte est parti mardi en avion pour La Haye après avoir été arrêté par la police à Manille en vertu d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l’humanité pour sa guerre meurtrière contre les stupéfiants.Les organisations de défense des droits humains estiment que des dizaines de milliers d’hommes, pour la plupart pauvres, ont alors été tués par des policiers et des groupes d’autodéfense, souvent sans qu’il soit prouvé qu’ils étaient liés à la drogue.Rodrigo Duterte, aujourd’hui âgé de 79 ans, doit être transféré une fois arrivé à La Haye au siège de la CPI, qui a ouvert une enquête sur cette campagne entamée en 2016.L’appareil le transportant “a décollé à 23H03 (15H03 GMT) ce soir et a quitté l’espace aérien des Philippines”, a annoncé le chef de l’Etat de l’archipel, Ferdinand Marcos, au cours d’une conférence de presse, tandis que des journalistes de l’AFP ont assisté à ce départ à l’aéroport international de Manille.”L’avion est en route pour La Haye, aux Pays-Bas, où l’ancien président doit répondre d’accusations de crimes contre l’humanité dans le cadre de sa guerre sanglante contre la drogue”, a-t-il souligné.Rodrigo Duterte avait pourtant peu de temps auparavant dit espérer que la Cour suprême des Philippines empêcherait qu’il ne soit conduit à la CPI, une de ses filles, l’actuelle vice-présidente Sara Duterte, déplorant à cet égard qu’il soit ainsi “emmené de force”.”Ce n’est pas de la justice, c’est de l’oppression et de la persécution”, a-t-elle commenté, assurant que son père n’avait pas pu faire valoir ses droits devant les autorités judiciaires locales.Le président Marcos, de son côté, a déclaré que le gouvernement “ne faisait que son travail”. “Nous devons nous montrer à la hauteur de nos responsabilités, des engagements que nous avons pris envers la communauté des nations, et c’est ce qui s’est passé ici”, a-t-il déclaré, assurant aussi que “la politique n’entre pas en ligne de compte”.- “Mandat d’arrêt” -M. Duterte, qui a dirigé son pays de 2016 à 2022, a été interpellé juste après son retour, à l’issue d’un bref voyage à Hong Kong.”Tôt ce matin, Interpol Manille a reçu la copie officielle d’un mandat d’arrêt émis par la CPI”, a à cet égard expliqué la présidence philippine. Le porte-parole de la Cour, Fadi Abdullah, a confirmé ce mandat d’arrêt et a déclaré qu’une audience de comparution initiale serait prévue lorsque M. Duterte serait en détention à La Haye.Dans une vidéo diffusée sur le compte Instagram de sa plus jeune fille, Veronica, Rodrigo Duterte avait toutefois exigé de connaître les raisons de son arrestation. “Quelle est la loi (sur le fondement de laquelle j’ai été arrêté) et quel est le crime que j’ai commis ? Prouvez-moi maintenant la base légale de ma présence ici”, y avait-il lancé. “J’ai été amené ici non pas de mon plein gré mais par une volonté extérieure (…), vous devez maintenant répondre de ma privation de liberté”.S’exprimant devant des milliers de travailleurs philippins dimanche à Hong Kong, Rodrigo Duterte avait traité les enquêteurs de la CPI de “fils de putes”.Les Philippines ont quitté en 2019 à son initiative la Cour pénale internationale mais celle-ci a maintenu sa compétence en ce qui concerne les meurtres qui se sont produits avant ce retrait, ainsi que pour ceux commis dans la ville de Davao, à l’époque où M. Duterte en était le maire. – “Mon fils a obtenu justice” -Plus de 6.000 personnes ont été tuées dans les opérations antidrogue qu’il a ordonnées, selon les données officielles nationales, cependant que les procureurs de la CPI évaluent ce nombre à entre 12.000 et 30.000.Se définissant lui-même comme un tueur, Rodrigo Duterte avait demandé aux policiers de tirer mortellement sur les personnes soupçonnées de trafic de stupéfiants si leur vie était en danger.Il a insisté sur le fait que la répression avait permis de sauver des familles et d’éviter que les Philippines ne se transforment en un “Etat narco-politique”.Rodrigo Duterte a fermement défendu sa guerre sanglante contre la drogue en octobre dans le cadre de son audition au Sénat qui enquête sur les meurtres à grande échelle pendant cette période.”J’ai fait ce que j’avais à faire et, que vous le croyiez ou non, je l’ai fait pour mon pays”, s’était-il exclamé.L’ancien chef de l’Etat reste extrêmement populaire aux Philippines où beaucoup ont soutenu ses solutions expéditives face à la criminalité. Il est en lice pour retrouver son poste de maire.Un temps pressentie pour succéder à son père, sa fille Sara Duterte s’est retirée en faveur de Ferdinand Marcos, fils de l’autocrate du même nom, auquel elle s’est alliée, avant d’être nommée à la vice-présidence.Mais l’alliance entre les deux dynasties a récemment implosé, à l’approche des prochaines élections de mi-mandat.”Mon fils a maintenant obtenu justice”, s’est félicitée auprès de l’AFP, à propos de l’arrestation de Rodrigo Duterte, Luzviminda Dela Cruz, dont le fils de 19 ans a été abattu par la police en 2017. C’est une “étape cruciale dans l’obligation de rendre des comptes aux Philippines”, a pour sa part réagi Human Rights Watch.La Chine a quant à elle appelé la CPI à “éviter les deux poids, deux mesures”, l’exhortant à “exercer ses prérogatives avec prudence” et à “éviter toute politisation”.