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Le ministère américain de l’Education licencie près de la moitié de son personnel

Le ministère américain de l’Education a annoncé mardi le licenciement de près de la moitié de son personnel, une première étape avant un démantèlement complet de ce ministère, honni par Donald Trump et les conservateurs.Le président américain, qui s’est lancé dans une vaste entreprise de réduction des effectifs de l’Etat fédéral, n’a jamais fait mystère de sa volonté de supprimer cet organisme, accusé de promouvoir des idées progressistes.Le ministère a précisé dans un communiqué que ses effectifs passeront d’un peu plus de 4.100 à environ 2.200.Interrogée sur Fox News pour savoir si ces licenciements représentaient une première étape avant un démantèlement complet, la ministre de l’Education Linda McMahon a répondu “oui”.”Il est clair que nous ne supprimons pas l’éducation”, a-t-elle toutefois insisté, expliquant que le président souhaitait seulement “supprimer la bureaucratie de l’éducation”.Près de 600 employés avaient accepté selon le ministère de partir ces dernières semaines dans le cadre d’un plan de réduction des effectifs de l’Etat fédéral, piloté par le milliardaire Elon Musk, allié de Donald Trump.1.300 autres seront placés en congé administratif à compter du 21 mars, a-t-il précisé dans un communiqué.”Toutes les divisions du ministère sont touchées par cette réduction, certaines nécessitant une réorganisation importante pour mieux servir les étudiants, les parents, les éducateurs et les contribuables”, a-t-il ajouté, affirmant toutefois que les programmes supervisés par le ministère, notamment les prêts étudiants, ne seraient pas affectés.Mme McMahon a affirmé dans un autre entretien à la chaîne Newsmax que la restructuration du ministère permettrait d’économiser 500 millions de dollars par an.- “Me mettre moi-même au chômage” -Donald Trump avait promis lors de sa campagne présidentielle qu’il se débarrasserait de ce ministère pour transférer ses attributions aux Etats américains, lesquels ont déjà l’essentiel des compétences en la matière.”Le président a dit très clairement qu’il pensait que le ministère de l’Education devait disparaître”, a déclaré Linda McMahon à Newsmax. “Et il a dit que la réussite de mon travail consisterait à me mettre moi-même au chômage”, a-t-elle ajouté.Créé en 1979 sous la présidence de Jimmy Carter, le ministère de l’Education ne peut pas être complètement démantelé sans l’adoption d’une loi nécessitant 60 votes au Sénat, où les républicains disposent actuellement de 53 sièges.L’Etat fédéral joue un rôle limité dans le financement et l’organisation de l’éducation aux Etats-Unis. Mais les subventions fédérales sont inestimables pour les écoles situées dans des zones défavorisées sur le plan économique et social, ainsi que pour les élèves ayant des troubles de l’apprentissage. La suppression potentielle du ministère de l’Education suscite la colère d’élus démocrates, de syndicats d’enseignants ainsi que de nombreux parents qui y voient une attaque inédite contre l’enseignement public, doublée d’une entreprise de promotion des idées conservatrices.”La fermeture d’un ministère qui fournit des aides financières aux familles, finance des programmes d’activités périscolaires et veille à l’application des lois de notre nation sur les droits civils n’aide pas nos élèves à apprendre et ne rend pas notre pays meilleur”, a fustigé dans un communiqué la sénatrice démocrate Elizabeth Warren.

La mort de Maradona, un “assassinat”, dénonce l’accusation au procès de l’équipe médicale

Le procureur a dénoncé un “assassinat”, une convalescence devenue “théâtre de l’horreur”, mardi au premier jour du procès de la mort de Diego Maradona en 2020, qui juge sept professionnels de santé pour négligences coupables aux derniers jours de la légende du football.”Regardez, ainsi est mort Maradona !” Dès la première matinée d’audience à San Isidro (banlieue de Buenos Aires), le procureur Patricio Ferrari, a créé un électrochoc, brandissant face aux juges une photo de l’idole, mort sur son lit, le ventre atrocement gonflé. “Qu’ils viennent dire qu’ils n’ont pas perçu ce qui arrivait à Diego !””Ils vous mentent s’ils disent qu’ils n’ont pas participé à un assassinat !” a-t-il lancé dans sa déclaration préliminaire, assurant que l’accusation démontrera que “personne n’a fait ce qu’il devait faire” au sein de l’équipe médicale, dans le “théâtre d’horreur” qu’était devenu un lieu de convalescence “calamiteux”.Sept praticiens – médecins, psychiatre, psychologue, infirmiers – sont jugés pour “homicide avec dol éventuel”, caractérisé lorsqu’une personne commet une négligence tout en sachant qu’elle peut entraîner la mort.Ils encourent de 8 à 25 ans de prison, dans un procès qui devrait durer jusqu’à mi-juillet, avec près de 120 témoins, entre experts, famille, proches, médecins de Maradona au fil des ans.- “Entourage diabolique” -Légende du football mondial, mais véritable “Dieu” en Argentine, Diego Armando Maradona est décédé à 60 ans d’une crise cardio-respiratoire, le 25 novembre 2020, sur un lit médicalisé d’une résidence de Tigre, au nord de Buenos Aires. Il y était en convalescence depuis deux semaines, après une neurochirurgie pour un hématome à la tête.Selon l’autopsie, l’ancienne gloire de Boca Juniors, Naples, héros du Mondial 1986, est décédé “d’un œdème pulmonaire aigu secondaire et d’une insuffisance cardiaque chronique exacerbée”. Mais il souffrait de pathologies multiples: problèmes rénaux, au foie, insuffisance cardiaque, détérioration neurologique, dépendance à l’alcool et aux psychotropes, souligna une expertise.Pour le parquet, l’équipe médicale a été “protagoniste d’une hospitalisation à domicile (…) totalement déficiente et imprudente”, et a commis une “série d’improvisations, de fautes de gestion et de manquements”.”Un entourage diabolique” a dénoncé avec virulence mardi Fernando Burlando, avocat de Dalma et Giannina, filles trentenaires de Maradona. Décrivant “un résumé de l’horreur”, une mise à mort “silencieuse mais cruelle”, un “crime qui prétend se déguiser en négligence”. – “Patient difficile” -A l’extérieur du tribunal depuis tôt mardi, des dizaines de fans agitaient des drapeaux à l’effigie de Maradona, entonnant des chants à sa gloire, et arborant des tee-shirts “Justice pour Diego” avec le visage de l’idole, a constaté l’AFP.”Merci à tout le monde d’être venu, je ne peux pas parler”, leur a glissé, réprimant des sanglots, Veronica Ojeda, ex-compagne de Maradona et mère de leur Dieguito (12 ans), se mêlant à eux, leur distribuant des tee-shirts.Les stratégies de défense, qui toutes déclinent la moindre responsabilité, sont apparues dans les déclarations préliminaires des avocats.Soit se retranchant derrière une spécialité, un rôle segmenté, l’absence du moindre contact – tel le coordinateur infirmier – avec Maradona, soit se dissociant du feu vert pour la convalescence en ce lieu, manifestement inadapté, sans défibrillateur par exemple. Renvoyant ainsi la balle vers la famille.Ou bien, à l’image du défenseur du psychologue Carlos Diaz, rappelant “qu’on sait tous que Maradona était un patient difficile” tant pour les médicaments –qu’il refusait des mains des infirmiers- que le psychique. Outre les sept praticiens comparaissant libres, l’infirmière Dahiana Gisela Madrid a obtenu d’être jugée séparément, a priori en juillet. Le procès, a rappelé le procureur Ferrari, entendra aussi des échanges de messages audio et écrits dont il a été beaucoup question lors de l’enquête. – “Le peuple mérite justice” -Des échanges, a affirmé Mario Baudry, avocat de Dieguito, qui montrent qu'”ils (l’équipe médicale) savaient que si Diego continuait ainsi, il mourrait”. Et où ils parlent “d’essayer de s’assurer que les filles de Diego ne l’emmènent pas, car si elles l’emmenaient, ils perdaient leur argent”.”Y aura-t-il des coupables pour la mort de Maradona?”, s’interrogeait cette semaine le quotidien Pagina 12, redoutant un procès avec plus de questions que de réponses.Mais pour les Argentins vénérant “el Pibe de oro”, il en faudra. “Toute la société, on a besoin de savoir (…) ce qui s’est vraiment passé, qui l’a abandonné, et que ceux qui doivent payer payent!”, lâchait à l’AFP à la veille du procès Hilda Pereira, dans le quartier La Paternal, qui le vit “naître” footballistiquement, à 15 ans, au club d’Argentinos Juniors.”Diego Maradona, ses enfants, ses proches et le peuple argentin méritent justice”, a lancé le procureur mardi.Le procès, initialement prévu trois jours par semaine, a été ajourné à jeudi, quand le tribunal devrait se prononcer sur le modus operandi des mois à venir, et des points de procédure soulevés mardi.

Les Groenlandais votent en masse dans l’ombre de Trump

Les Groenlandais ont voté en masse mardi lors de législatives susceptibles d’esquisser un calendrier menant à l’indépendance, un scrutin marqué par les sorties de Donald Trump qui convoite l’île arctique avec une insistance parfois menaçante.Signe, peut-être, d’un effet Trump, la participation a, selon des responsables électoraux, été élevée dans l’unique bureau de vote de Nuuk, la capitale. Initialement prévu à 20H00 (22H00 GMT), l’horaire de fermeture a été étendu d’une demi-heure pour permettre à tous les électeurs faisant la queue de déposer leur bulletin.Convaincu de pouvoir s’emparer “d’une manière ou d’une autre” du territoire autonome danois, le président américain a tenté jusqu’à la dernière minute de peser sur les élections, provoquant stupéfaction, rejet et, plus rarement, enthousiasme parmi les 57.000 habitants.Chef du parti Inuit Ataqatigiit (IA, gauche écologiste), le Premier ministre sortant du Groenland, Mute Egede – dont c’était le 38e anniversaire -, a quant à lui voté en début de matinée, sans faire de déclarations. “Notre pays se trouve dans l’œil du cyclone”, a-t-il lancé la veille sur Facebook. “Le monde extérieur nous regarde de près et nous avons vu récemment à quel point ils essaient d’influencer notre pays”.Les résultats du vote, qui vise à renouveler les 31 sièges de l’Inatsisartut, le Parlement local, sont attendus dans la nuit.La campagne a tourné autour des questions de santé, d’éducation, d’économie mais aussi des liens futurs avec le Danemark qui continue d’exercer les fonctions régaliennes (diplomatie, défense, monnaie…) sur l’île.- L’indépendance, mais à quel prix? -A près de 90% inuits, les Groenlandais déplorent avoir été traités historiquement comme des citoyens de second rang par l’ex-puissance coloniale accusée d’avoir étouffé leur culture, procédé à des stérilisations forcées et retiré des enfants à leurs familles.  Un sentiment renforcé par la diffusion récente à la télévision publique danoise d’un documentaire – critiqué et finalement retiré – affirmant que le Danemark avait tiré d’énormes bénéfices de l’exploitation d’une mine de cryolite sur l’île, pourtant souvent présentée comme un fardeau financier.   A l’image de l’immense majorité de la population, les principaux partis groenlandais souhaitent tous l’indépendance, mais ils divergent sur le calendrier.Certains la veulent rapidement comme les nationalistes de Naleraq, principale force d’opposition, tandis que les autres, comme les deux composantes de la coalition sortante, IA et Siumut (sociaux-démocrates), la conditionnent aux progrès économiques du Groenland.Recouvert à 80% de glace, le territoire est économiquement dépendant de la pêche, qui représente la quasi-totalité de ses exportations, et de l’aide annuelle d’environ 530 millions d’euros versée par Copenhague, soit 20% du produit intérieur brut (PIB) local.Pour les indépendantistes les plus impatients, le Groenland pourrait voler de ses propres ailes grâce à ses ressources minérales. Mais le secteur minier reste pour l’heure ultra-embryonnaire, plombé par des coûts d’exploitation élevés.”Nous sommes à l’aube d’un changement énorme pour l’indépendance du Groenland et la lutte pour qui nous sommes en tant qu’Inuit”, a déclaré à l’AFP l’influenceuse Qupanuk Olsen, candidate de Naleraq, avant de glisser son bulletin.- Polarisation accrue -Après avoir déjà lancé l’idée d’acheter le Groenland durant son premier mandat, s’attirant une fin de non-recevoir des autorités danoises et groenlandaises, Donald Trump martèle sa volonté de mettre la main – sans exclure la force – sur le territoire jugé important pour la sécurité américaine.Dans la nuit de dimanche à lundi, il a de nouveau promis, sur son réseau Truth Social, sécurité et prospérité aux Groenlandais qui souhaiteraient faire partie des Etats-Unis.Selon un sondage paru en janvier, quelque 85% des Groenlandais excluent cette éventualité.”J’en ai assez de ses menaces vides”, indique Anders Martinsen, un employé du fisc de 27 ans. “Il y a beaucoup de Groenlandais qui perçoivent les Etats-Unis différemment avec Trump à la présidence, qui sont un peu moins disposés à coopérer même si c’est ce qu’ils voudraient faire au fond d’eux”.”Garder notre pays pour nous, c’est ce qui m’importe le plus”, renchérit un autre électeur, Lars Fredsbo.Les déclarations de Donald Trump ont pesé sur la campagne électorale.Les nationalistes de Naleraq voient dans l’intérêt américain pour l’île un levier dans de futures négociations avec le Danemark.Mais ces sorties refroidissent aussi parfois les ardeurs indépendantistes et incitent au maintien des liens avec Copenhague, au moins pour l’instant. “Si nous devenons indépendants, Trump pourrait devenir trop agressif, c’est ce qui me fait peur”, affirme un électeur qui s’identifie comme Ittukusuk et qui juge que “rester avec le Danemark est plus important que jamais”.Pour les analystes, l’immixtion de Donald Trump dans la campagne contribue à polariser le débat mais ne devrait pas influer sur l’issue du scrutin.

Les Groenlandais votent en masse dans l’ombre de Trump

Les Groenlandais ont voté en masse mardi lors de législatives susceptibles d’esquisser un calendrier menant à l’indépendance, un scrutin marqué par les sorties de Donald Trump qui convoite l’île arctique avec une insistance parfois menaçante.Signe, peut-être, d’un effet Trump, la participation a, selon des responsables électoraux, été élevée dans l’unique bureau de vote de Nuuk, la capitale. Initialement prévu à 20H00 (22H00 GMT), l’horaire de fermeture a été étendu d’une demi-heure pour permettre à tous les électeurs faisant la queue de déposer leur bulletin.Convaincu de pouvoir s’emparer “d’une manière ou d’une autre” du territoire autonome danois, le président américain a tenté jusqu’à la dernière minute de peser sur les élections, provoquant stupéfaction, rejet et, plus rarement, enthousiasme parmi les 57.000 habitants.Chef du parti Inuit Ataqatigiit (IA, gauche écologiste), le Premier ministre sortant du Groenland, Mute Egede – dont c’était le 38e anniversaire -, a quant à lui voté en début de matinée, sans faire de déclarations. “Notre pays se trouve dans l’œil du cyclone”, a-t-il lancé la veille sur Facebook. “Le monde extérieur nous regarde de près et nous avons vu récemment à quel point ils essaient d’influencer notre pays”.Les résultats du vote, qui vise à renouveler les 31 sièges de l’Inatsisartut, le Parlement local, sont attendus dans la nuit.La campagne a tourné autour des questions de santé, d’éducation, d’économie mais aussi des liens futurs avec le Danemark qui continue d’exercer les fonctions régaliennes (diplomatie, défense, monnaie…) sur l’île.- L’indépendance, mais à quel prix? -A près de 90% inuits, les Groenlandais déplorent avoir été traités historiquement comme des citoyens de second rang par l’ex-puissance coloniale accusée d’avoir étouffé leur culture, procédé à des stérilisations forcées et retiré des enfants à leurs familles.  Un sentiment renforcé par la diffusion récente à la télévision publique danoise d’un documentaire – critiqué et finalement retiré – affirmant que le Danemark avait tiré d’énormes bénéfices de l’exploitation d’une mine de cryolite sur l’île, pourtant souvent présentée comme un fardeau financier.   A l’image de l’immense majorité de la population, les principaux partis groenlandais souhaitent tous l’indépendance, mais ils divergent sur le calendrier.Certains la veulent rapidement comme les nationalistes de Naleraq, principale force d’opposition, tandis que les autres, comme les deux composantes de la coalition sortante, IA et Siumut (sociaux-démocrates), la conditionnent aux progrès économiques du Groenland.Recouvert à 80% de glace, le territoire est économiquement dépendant de la pêche, qui représente la quasi-totalité de ses exportations, et de l’aide annuelle d’environ 530 millions d’euros versée par Copenhague, soit 20% du produit intérieur brut (PIB) local.Pour les indépendantistes les plus impatients, le Groenland pourrait voler de ses propres ailes grâce à ses ressources minérales. Mais le secteur minier reste pour l’heure ultra-embryonnaire, plombé par des coûts d’exploitation élevés.”Nous sommes à l’aube d’un changement énorme pour l’indépendance du Groenland et la lutte pour qui nous sommes en tant qu’Inuit”, a déclaré à l’AFP l’influenceuse Qupanuk Olsen, candidate de Naleraq, avant de glisser son bulletin.- Polarisation accrue -Après avoir déjà lancé l’idée d’acheter le Groenland durant son premier mandat, s’attirant une fin de non-recevoir des autorités danoises et groenlandaises, Donald Trump martèle sa volonté de mettre la main – sans exclure la force – sur le territoire jugé important pour la sécurité américaine.Dans la nuit de dimanche à lundi, il a de nouveau promis, sur son réseau Truth Social, sécurité et prospérité aux Groenlandais qui souhaiteraient faire partie des Etats-Unis.Selon un sondage paru en janvier, quelque 85% des Groenlandais excluent cette éventualité.”J’en ai assez de ses menaces vides”, indique Anders Martinsen, un employé du fisc de 27 ans. “Il y a beaucoup de Groenlandais qui perçoivent les Etats-Unis différemment avec Trump à la présidence, qui sont un peu moins disposés à coopérer même si c’est ce qu’ils voudraient faire au fond d’eux”.”Garder notre pays pour nous, c’est ce qui m’importe le plus”, renchérit un autre électeur, Lars Fredsbo.Les déclarations de Donald Trump ont pesé sur la campagne électorale.Les nationalistes de Naleraq voient dans l’intérêt américain pour l’île un levier dans de futures négociations avec le Danemark.Mais ces sorties refroidissent aussi parfois les ardeurs indépendantistes et incitent au maintien des liens avec Copenhague, au moins pour l’instant. “Si nous devenons indépendants, Trump pourrait devenir trop agressif, c’est ce qui me fait peur”, affirme un électeur qui s’identifie comme Ittukusuk et qui juge que “rester avec le Danemark est plus important que jamais”.Pour les analystes, l’immixtion de Donald Trump dans la campagne contribue à polariser le débat mais ne devrait pas influer sur l’issue du scrutin.

C1: le PSG de Donnarumma s’offre une nuit magique à Anfield

Le Paris Saint-Germain, magistral à Anfield, a fait chuter le géant Liverpool au bout d’un combat gagné au sang froid et aux tirs au but (4-1) pour prolonger son aventure jusqu’en quarts de finale de Ligue des champions.La jeune garde de Luis Enrique arrivée avec le boulet du match aller, perdu 1-0, a dompté l’hostilité d’un stade mythique et conservé des nerfs d’acier jusqu’au bout de la nuit, devenue magique sous les gants de Gianluigi Donnarumma.Le PSG a remporté la manche retour sur un but d’Ousmane Dembélé, un de plus, qui a donné droit à une prolongation, des tirs au buts et une qualification pour les quarts de finale méritée.”On a vraiment mérité la qualification sur les deux matches, il n’y a pas photo”, a estimé le capitaine Marquinhos. “On a fait un grand match”, a-t-il insisté au micro de Canal+, “ça montre la valeur de l’équipe” capable de “venir s’imposer ici avec une équipe si jeune, une des plus jeunes de cette Ligue des champions”.Donnarumma a eu la main ferme pour repousser les tentatives de Darwin Nunez et Curtis Jones dans la séance fatidique, avec dans son dos 3.000 supporters parisiens euphoriques et extatiques.Le club français n’a pas encore d’étoile européenne sur son maillot rouge et bleu, mais il pourra espérer s’en rapprocher au tour suivant, où il défiera Aston Villa ou Club Bruges.L’aller se jouera sans Marquinhos, suspendu, mais il s’agit d’une goutte d’eau dans un océan de bonheur, pour Paris.- Poteaux sauveurs -Le puissant “You’ll Never Walk Alone” et la formidable clameur descendue des travées au coup d’envoi a semblé porter Liverpool vers l’avant avec une rage retrouvée, à milles lieues du fantôme apparu au Parc des Princes.La défense parisienne, soumise à un intense pressing, a pris l’orage dans les dix premières minutes, notamment sur le côté droit de Mohamed Salah.Mais Nuno Mendes a enlevé un tir de l’Egyptien qui filait au but (4e), puis vu son adversaire manquer le cadre (6e), comme si la chance prêtée aux Anglais lors du match aller avait changé de camp.Il y en a eu un peu, mais pas seulement, sur l’ouverture du score signée Ousmane Dembélé (12e, 0-1). Ibrahima Konaté a coupé un centre de Bradley Barcola, sans parvenir à le dégager, “Dembouz” venant pousser le ballon au fond des filets.Un tir cadré, un but, cela ressemblait à s’y méprendre au scénario de l’aller, quand l’entrant Harvey Elliot avait crucifié le PSG au bout d’un match que son équipe avait subi du début à la fin.La différence s’arrête là, car le 21e but de l’international français en 2025 est intervenu très tôt dans la partie, cette fois, et il a fallu à cette jeune équipe parisienne un courage admirable pour tenir.Les vagues rouges se sont brisées sur une arrière-garde intraitable ou presque, malgré les sueurs froides.Une des plus menaçantes est venue à la 52e minute sur une action où Trent Alexander-Arnold a tiré sur un poteau et où Dominik Szoboszlai a marqué, avant de voir son but invalidé pour un hors-jeu de Luis Diaz (52e).- Fort sur la fin -L’ailier colombien, d’une tête piquée, a été aussi frustré par un superbe arrêt de Gianluigi Donnarumma (58e), une dizaine de minutes après un contre salvateur de Willian Pacho devant Szoboszlai (57e).Liverpool avait les poteaux contre lui, aussi, puisque l’un d’entre eux a repoussé une tête de Jarell Quansah sur coup franc (79e).Offensivement, les Parisiens ont été proches du néant en seconde période: il a fallu attendre la 87e minute et une frappe de Khvicha Kvaratskhelia, non cadrée, pour inquiéter Alisson.Une toute autre histoire s’est écrite en début de prolongation, sous l’impulsion des entrants Lucas Beraldo (92e) et Désiré Doué (94e), proches de faire chavirer la soirée du bon côté pour le PSG.La qualification s’est aussi trouvée au bout des pieds de Dembélé, mais la frappe enroulée de l’attaquant a été détournée comme il fallait par le gardien brésilien (109e).Mais c’est son alter-ego qui a fini en héros.

Le capitaine du cargo arrêté pour homicide involontaire après la collision en mer du Nord

Le capitaine du porte-conteneurs qui a percuté un pétrolier lundi en mer du Nord a été arrêté par la police britannique, dans l’enquête sur cette collision qui a provoqué un gigantesque incendie et fait un disparu, un membre d’équipage du porte-conteneurs présumé mort.L’enquête pour comprendre ce qui a conduit le cargo à entrer en collision avec le pétrolier transportant du carburant pour avion a déjà débuté mardi, sur fond de craintes pour la faune et la flore marine de la région. Les garde-côtes britanniques, qui ont dirigé l’opération, ont secouru 36 personnes lundi, y compris les 23 membres d’équipage du pétrolier Stena Immaculate battant pavillon américain, et affrété par l’armée américaine.Mais un membre disparu de l’équipage du navire de transport Solong est “probablement décédé”, a déclaré au parlement Mike Kane, le secrétaire d’Etat britannique aux transports.La police du Humberside en Angleterre a déclaré avoir arrêté un homme de 59 ans, soupçonné d’homicide involontaire par négligence grave, en relation avec la collision. Ernst Russ, le propriétaire allemand du cargo, a ensuite publié un communiqué indiquant qu’il “peut confirmer que le capitaine du porte-conteneurs Solong a été arrêté”.”Le capitaine et tout notre équipage participent activement à l’enquête”, a ajouté le groupe.Le secrétaire d’Etat Mike Kane, a déclaré à la mi-journée que l’incendie sur le pétrolier “semblait être éteint”. Selon l’opérateur américain du pétrolier, Crowley, l’incendie a nettement diminué en intensité, sans flammes visibles.Les garde-côtes britanniques, qui ont déployé de nombreux navires dans le cadre des opérations de secours, ont eux indiqué que le “Solong est toujours en feu et l’incendie à bord du Stena Immaculate a fortement diminué”. Les garde-côtes surveillent de près le Solong, qui s’est détaché du pétrolier pendant la nuit et dérivait vers le sud, accompagné de quatre remorqueurs, dont un qui avait une ligne attachée au navire en difficulté.- de la fumée et un trou béant -La secrétaire aux transports Heidi Alexander s’est dire “ravie” que “les premières indications suggèrent que les deux navires devraient désormais rester à flot.”Des photos de l’AFP prises lors d’un survol en hélicoptère, montrent de la fumée s’échappant du Solong, tandis qu’un trou béant est visible sur le flanc du pétrolier, dont l’un des réservoirs contenant du kérosène a été brisé.”En l’état actuel des choses, aucun signe de pollution venant des navires n’est observé pour l’instant”, a aussi déclaré Mike Kane devant le Parlement.Les premières analyses montrent que l’impact a été limités en raison de l’exposition au feu et de l’évaporation du carburant Jet A1, selon Crowley.En outre, les agences britanniques surveillent de près la qualité de l’air et tout impact éventuel sur la santé publique à terre. Ces deux mesures “sont actuellement faibles ou dans la norme”, a indiqué l’opérateur américain dans un communiqué.Un porte-parole du Premier ministre Keir Starmer a écarté mardi la piste criminelle, estimant qu’il n’y avait, à ce stade, “aucune raison de penser” qu’il s’agissait d’un acte de cette nature.Le Solong “a surgi de nulle part”, a raconté à la BBC un membre d’équipage du pétrolier, qui bat pavillon américain.L’accident s’est produit vers 09h48 GMT lundi lorsque le cargo battant pavillon portugais a percuté le pétrolier.Selon les données recueillies par le site VesselFinder, la collision a déplacé le pétrolier de “plus de 400 mètres”.Le Stena Immaculate, appartenant à la société suédoise Stena Bulk, mesure 183 mètres de longueur et 32 mètres de largeur. Il transportait 220.000 barils de kérosène.L’opérateur Crowley a déclaré que l’accident avait “rompu” le réservoir “contenant du carburant pour avions A1” et déclenché un incendie, avec du carburant “signalé comme ayant fui”.Les propriétaires allemands du Solong ont déclaré de leur côté mardi que le porte-conteneurs ne transportait pas de cyanure de sodium, contrairement à ce qui avait été rapporté la veille.Selon Mike Kane, “aucun signe de pollution provenant des navires n’est observé pour le moment”, mais il a ajouté que la situation était sous surveillance.La société néerlandaise de services maritimes Boskalis a déclaré à l’agence de presse ANP des Pays-Bas qu’elle avait été chargée de récupérer le Stena Immaculate et de mesurer l’atmosphère autour du navire à la recherche de potentiels fumées toxiques.Le secrétaire d’État britannique au Logement Matthew Pennycook a indiqué mardi à Times Radio que les autorités américaines et portugaises étaient en charge de l’enquête.”Nous sommes évidemment très conscients de l’impact potentiel sur l’environnement”, a-t-il déclaré, mais il a ajouté que les garde-côtes étaient bien équipés pour faire face à tout déversement de pétrole.”Le kérosène qui a pénétré dans l’eau à proximité d’une zone de reproduction des marsouins est toxique pour les poissons et autres créatures marines”, a déclaré Paul Johnston, scientifique aux laboratoires de recherche de Greenpeace à l’université d’Exeter.”La bonne nouvelle est que ce n’est pas comme une marée noire de pétrole brut”, a expliqué quant à lui Ivor Vince, fondateur du groupe de conseil en risques environnementaux ASK Consultants, à l’AFP. “La plupart s’évaporera assez rapidement et ce qui ne s’évaporera pas sera dégradé par des micro-organismes assez rapidement”, a-t-il assuré.bur-alm-adm-cla/mg/liu

Le capitaine du cargo arrêté pour homicide involontaire après la collision en mer du Nord

Le capitaine du porte-conteneurs qui a percuté un pétrolier lundi en mer du Nord a été arrêté par la police britannique, dans l’enquête sur cette collision qui a provoqué un gigantesque incendie et fait un disparu, un membre d’équipage du porte-conteneurs présumé mort.L’enquête pour comprendre ce qui a conduit le cargo à entrer en collision avec le pétrolier transportant du carburant pour avion a déjà débuté mardi, sur fond de craintes pour la faune et la flore marine de la région. Les garde-côtes britanniques, qui ont dirigé l’opération, ont secouru 36 personnes lundi, y compris les 23 membres d’équipage du pétrolier Stena Immaculate battant pavillon américain, et affrété par l’armée américaine.Mais un membre disparu de l’équipage du navire de transport Solong est “probablement décédé”, a déclaré au parlement Mike Kane, le secrétaire d’Etat britannique aux transports.La police du Humberside en Angleterre a déclaré avoir arrêté un homme de 59 ans, soupçonné d’homicide involontaire par négligence grave, en relation avec la collision. Ernst Russ, le propriétaire allemand du cargo, a ensuite publié un communiqué indiquant qu’il “peut confirmer que le capitaine du porte-conteneurs Solong a été arrêté”.”Le capitaine et tout notre équipage participent activement à l’enquête”, a ajouté le groupe.Le secrétaire d’Etat Mike Kane, a déclaré à la mi-journée que l’incendie sur le pétrolier “semblait être éteint”. Selon l’opérateur américain du pétrolier, Crowley, l’incendie a nettement diminué en intensité, sans flammes visibles.Les garde-côtes britanniques, qui ont déployé de nombreux navires dans le cadre des opérations de secours, ont eux indiqué que le “Solong est toujours en feu et l’incendie à bord du Stena Immaculate a fortement diminué”. Les garde-côtes surveillent de près le Solong, qui s’est détaché du pétrolier pendant la nuit et dérivait vers le sud, accompagné de quatre remorqueurs, dont un qui avait une ligne attachée au navire en difficulté.- de la fumée et un trou béant -La secrétaire aux transports Heidi Alexander s’est dire “ravie” que “les premières indications suggèrent que les deux navires devraient désormais rester à flot.”Des photos de l’AFP prises lors d’un survol en hélicoptère, montrent de la fumée s’échappant du Solong, tandis qu’un trou béant est visible sur le flanc du pétrolier, dont l’un des réservoirs contenant du kérosène a été brisé.”En l’état actuel des choses, aucun signe de pollution venant des navires n’est observé pour l’instant”, a aussi déclaré Mike Kane devant le Parlement.Les premières analyses montrent que l’impact a été limités en raison de l’exposition au feu et de l’évaporation du carburant Jet A1, selon Crowley.En outre, les agences britanniques surveillent de près la qualité de l’air et tout impact éventuel sur la santé publique à terre. Ces deux mesures “sont actuellement faibles ou dans la norme”, a indiqué l’opérateur américain dans un communiqué.Un porte-parole du Premier ministre Keir Starmer a écarté mardi la piste criminelle, estimant qu’il n’y avait, à ce stade, “aucune raison de penser” qu’il s’agissait d’un acte de cette nature.Le Solong “a surgi de nulle part”, a raconté à la BBC un membre d’équipage du pétrolier, qui bat pavillon américain.L’accident s’est produit vers 09h48 GMT lundi lorsque le cargo battant pavillon portugais a percuté le pétrolier.Selon les données recueillies par le site VesselFinder, la collision a déplacé le pétrolier de “plus de 400 mètres”.Le Stena Immaculate, appartenant à la société suédoise Stena Bulk, mesure 183 mètres de longueur et 32 mètres de largeur. Il transportait 220.000 barils de kérosène.L’opérateur Crowley a déclaré que l’accident avait “rompu” le réservoir “contenant du carburant pour avions A1” et déclenché un incendie, avec du carburant “signalé comme ayant fui”.Les propriétaires allemands du Solong ont déclaré de leur côté mardi que le porte-conteneurs ne transportait pas de cyanure de sodium, contrairement à ce qui avait été rapporté la veille.Selon Mike Kane, “aucun signe de pollution provenant des navires n’est observé pour le moment”, mais il a ajouté que la situation était sous surveillance.La société néerlandaise de services maritimes Boskalis a déclaré à l’agence de presse ANP des Pays-Bas qu’elle avait été chargée de récupérer le Stena Immaculate et de mesurer l’atmosphère autour du navire à la recherche de potentiels fumées toxiques.Le secrétaire d’État britannique au Logement Matthew Pennycook a indiqué mardi à Times Radio que les autorités américaines et portugaises étaient en charge de l’enquête.”Nous sommes évidemment très conscients de l’impact potentiel sur l’environnement”, a-t-il déclaré, mais il a ajouté que les garde-côtes étaient bien équipés pour faire face à tout déversement de pétrole.”Le kérosène qui a pénétré dans l’eau à proximité d’une zone de reproduction des marsouins est toxique pour les poissons et autres créatures marines”, a déclaré Paul Johnston, scientifique aux laboratoires de recherche de Greenpeace à l’université d’Exeter.”La bonne nouvelle est que ce n’est pas comme une marée noire de pétrole brut”, a expliqué quant à lui Ivor Vince, fondateur du groupe de conseil en risques environnementaux ASK Consultants, à l’AFP. “La plupart s’évaporera assez rapidement et ce qui ne s’évaporera pas sera dégradé par des micro-organismes assez rapidement”, a-t-il assuré.bur-alm-adm-cla/mg/liu

Le capitaine du cargo arrêté pour homicide involontaire après la collision en mer du Nord

Le capitaine du porte-conteneurs qui a percuté un pétrolier lundi en mer du Nord a été arrêté par la police britannique, dans l’enquête sur cette collision qui a provoqué un gigantesque incendie et fait un disparu, un membre d’équipage du porte-conteneurs présumé mort.L’enquête pour comprendre ce qui a conduit le cargo à entrer en collision …

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Trump malmène le Canada en pleine guerre commerciale

Donald Trump a une nouvelle fois déconcerté les marchés mardi à coups d’annonces contradictoires sur le Canada, sa cible commerciale et diplomatique privilégiée, à la veille de l’entrée en vigueur de droits de douane généralisés sur les importations d’acier et d’aluminium.Le président américain a souhaité, à sa manière, la bienvenue au futur Premier ministre canadien Mark Carney, sur le point de prendre les rênes du pays, en martelant son souhait de faire du voisin du nord un Etat américain.Mardi, il a soufflé le chaud et le froid en menaçant de doubler, à 50%, les droits de douane prévus sur l’acier et l’aluminium canadiens, puis en y renonçant quelques heures plus tard.Une volte-face due au retrait par la province canadienne de l’Ontario de sa surtaxe sur les exportations d’électricité vers trois Etats américains.Le Canada a continué de faire bloc contre le président américain, qui a estimé que la “seule chose sensée” à faire pour son voisin était de devenir le “51e Etat américain”, ce qui mettrait fin de facto à la guerre commerciale. Le républicain de 78 ans a qualifié d'”artificielle” la frontière séparant les deux pays.Le futur chef du gouvernement canadien Mark Carney a assuré que la riposte de son pays aurait “un impact maximal sur les Etats-Unis et un impact minimum sur le Canada”.”Nous maintiendrons nos droits de douane jusqu’à ce que les Américains nous montrent du respect”, a-t-il déclaré sur X.La température a finalement baissé dans l’après-midi, après un échange téléphonique entre Doug Ford, qui dirige l’Ontario, la province canadienne la plus peuplée, et le ministre américain du Commerce Howard Lutnick. Les deux hommes devraient se rencontrer jeudi à Washington.Mais le Canada, comme les autres pays, se verra bien appliquer à partir de mercredi 04H01 GMT des droits de douane de 25% sur son acier et son aluminium exportés aux Etats-Unis, qui les utilisent pour l’automobile, l’aviation ou des produits de base comme les conserves.Selon le cabinet EY-Parthenon, 50% de l’aluminium et 20% de l’acier importés aux Etats-Unis proviennent de son voisin du nord.- “Pas à vendre” -Selon M. Ford, qui a jugé que “le Canada n’était pas à vendre”, la seule solution est d’abandonner la guerre commerciale lancée par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche. “Cela renforcera nos deux pays. Nous sommes votre plus important client, nous achetons plus de produits américains que n’importe quel autre pays dans le monde”, a-t-il plaidé.Depuis son investiture le 20 janvier, Donald Trump a multiplié les annonces fracassantes et les revirements tout aussi spectaculaires en matière de droits de douane, ce qui fait tanguer la finance et l’économie mondiale.Le Canada est peu à peu apparu comme la cible privilégiée de la rhétorique commerciale agressive et des visées expansionnistes du président américain, qui convoite également le Groenland ainsi que le canal de Panama.L’ancien promoteur immobilier n’a de cesse de clamer son “amour” pour les droits de douane qui, selon lui, doivent permettre à la fois de rapatrier des usines aux Etats-Unis et de réduire le déficit, quitte à causer des “perturbations” financières passagères.Cet “âge d’or” protectionniste vanté par le milliardaire convainc de moins en moins les investisseurs, qui spéculent désormais sur une récession aux Etats-Unis, chose impensable il y a quelques semaines à peine.Un risque que Donald Trump a balayé mardi, assurant que l’économie américaine n’entrera pas en récession, ajoutant qu’il n’était “pas inquiet” face à la chute des indices boursiers depuis un peu plus d’une semaine.La Bourse de New York a terminé en baisse modérée mardi, au lendemain d’une forte chute, les investisseurs naviguant à vue au gré des déclarations changeantes, menaces et concessions, sur les droits de douane.Signe supplémentaire de la nervosité des marchés, le dollar était en fort recul mardi, perdant jusqu’à 1% par rapport à l’euro, signe de craintes autour de l’impact économique des décisions de Donald Trump, en particulier sa guerre commerciale.