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Gaza: selon MSF, les conditions pour les soignants restent très difficiles malgré la trêve 

Les conditions pour les soignants et leurs patients à Gaza restent très difficiles malgré une fragile trêve dans le territoire palestinien, a alerté le président de l’ONG Médecins sans frontières (MSF) dans un entretien à l’AFP.En octobre, Israël et le mouvement palestinien Hamas ont accepté un accord de cessez-le-feu soutenu par les Etats-Unis, censée permettre …

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Genevard appelle au “réveil” face à “la guerre agricole” qui “se prépare”

Dans une France agricole affaiblie, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a pris un ton martial lundi pour appeler l’ensemble de la chaîne alimentaire “à agir” face à “la guerre agricole” qui “se prépare”, en lançant des conférences destinées à définir une stratégie nationale sur dix ans.”La guerre agricole menace chaque jour un peu plus et il est temps d’agir”, a-t-elle martelé, estimant que l’actualité mondiale, avec la guerre en Ukraine, la politique douanière américaine ou les taxes chinoises, dissipait “l’illusion” d’une prospérité durable.”Conquête”, “armer la France”, “patriotisme alimentaire”: depuis le marché de gros de Rungis, devant un mur de cagettes de fruits et légumes, elle a appelé à un “grand réveil alimentaire”. Pour la première fois depuis près de 50 ans, la balance commerciale agricole française pourrait être déficitaire en 2025.Depuis 2014, la Chine et les Etats-Unis ont augmenté le financement de leur politique agricole et alimentaire, respectivement de 40% et 86%, tandis que “celle de l’Union européenne a reculé de 19%”: “c’est une erreur historique”, a-t-elle déclaré, appelant à lutter “contre les tentations de la décroissance portées par quelques thuriféraires du décadentisme”.- Retour “symbolique” à Rungis -Devant 200 acteurs du monde agro-alimentaire, la ministre a lancé une série de “conférences de la souveraineté alimentaire”, promises par la loi d’orientation agricole de mars 2025. Ce chantier se déroulera sur plusieurs mois, par filières de production et au niveau régional, pour des conclusions en juin. Un point d’étape est prévu en février au Salon de l’agriculture.Ce lancement a été positivement accueilli par des acteurs industriels. “C’était un ton volontaire et réaliste”, a commenté Dominique Chargé, président de la Coopération agricole, qui regroupe plus de 2.000 coopératives.Mais l’événement a été boudé par les syndicats agricoles – à l’exception des Jeunes agriculteurs.Le premier d’entre eux, la FNSEA, participe bien aux conférences – qui ont déjà démarré – mais a boycotté un rendez-vous vu comme “une opération de communication”.Le puissant syndicat goûte assez peu ce retour “symbolique” à Rungis, où Emmanuel Macron avait en 2017 prôné une stratégie de “montée en gamme”, depuis percutée par l’inflation et la concurrence internationale.Huit ans plus tard, l’ambiance est morose. Après deux hivers de colère dans les campagnes, le monde agricole reste au bord de l’explosion, entre crises sanitaires et prix en berne.- “Incohérences” -Les manifestations d’éleveurs, soutenus par la Confédération paysanne et la Coordination rurale, se multiplient contre la politique d’abattage systématique de bovins touchés par la dermatose.La FNSEA, elle, prépare une manifestation le 18 décembre à Bruxelles contre l’accord de libre-échange UE-Mercosur. Ce lundi, une quinzaine d’agriculteurs des FDSEA de l’Oise et du Nord ont déposé devant le ministère un cercueil symbolisant la mort de l’agriculture et appelant “la France à faire bloc contre le Mercosur”.A Rungis, réitérant son opposition au Mercosur, la ministre a affirmé que si la Commission européenne ne le faisait pas, elle agirait: “J’interdirai moi-même les importations sur notre sol de produits contenant des substances interdites en Europe.”Elle a également plaidé pour la création d’un “fonds souverain agricole” et appelé les marchés publics à s’approvisionner en produits d’abord français.Dans l’auditoire, Aurélie Catallo, experte à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), a estimé important que la France se préoccupe de l’ampleur de ses dépendances mais a relevé auprès de l’AFP “des incohérences” du discours dans un contexte de limites physiques et de rendements qui plafonnent.”Face au changement climatique, le productivisme a atteint ses limites”, a réagi Stéphane Galais, porte-parole de la Confédération paysanne, déplorant une vision de la souveraineté basée sur le “produire plus” et non sur la capacité d’une société à choisir son agriculture et son alimentation.Plusieurs filières soulignent que le temps n’est plus aux consultations mais aux décisions, après des “plans de souveraineté” dans plusieurs secteurs (fruits et légumes en 2023, blé dur et viande en 2024). Alors, qu’espérer de ces conférences ?L’objectif est de “partir de la demande des consommateurs, des débouchés, français, européens ou mondiaux, et de remonter jusqu’à la production agricole nécessaire”, a expliqué Ludovic Spiers, ex-directeur général du géant coopératif agricole Agrial, nommé “coordinateur général” du chantier.Des groupes de travail sectoriels sont prévus (cultures, viandes blanches, viticulture…), réunissant les interprofessions, l’amont (l’agriculture) et l’aval (la transformation)… mais pas les associations de consommateurs, ni de défense de l’environnement.

Les affrontements reprennent entre la Thaïlande et le Cambodge

La Thaïlande a mené lundi des frappes aériennes à la frontière avec le Cambodge, où un soldat thaïlandais et quatre civils cambodgiens sont morts, selon les deux camps, qui se rejettent mutuellement la faute dans ces nouveaux affrontements, moins de deux mois après un cessez-le-feu chapeauté par Donald Trump.Le président américain avait qualifié d’”historique” la …

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Pour les exilés syriens de retour, voir Daraya et rebâtir

Comme un fantôme dans la nuit, l’artiste Bilal Shorba, surnommé le Banksy syrien, se faufilait dans les décombres de Daraya pour peindre ses graffitis, priant pour ne pas être touché par un bombardement.De retour d’exil, l’ex-rebelle n’en revient pas. Dans cette ville de la banlieue de Damas, l’une des premières à rejoindre la contestation, quelques-uns …

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Les pays de l’UE approuvent un net durcissement de la politique migratoire

Sous pression de la droite et de l’extrême droite, les 27 pays de l’Union européenne ont entériné lundi un net durcissement de leur politique migratoire, ouvrant notamment la voie à l’envoi de migrants dans des centres situés hors des frontières de l’UE.Réunis à Bruxelles, les ministres de l’Intérieur des Etats membres de l’UE ont donné …

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Inondations en Indonésie : le bilan approche le millier de morts

Les inondations et glissements de terrain dans l’île indonésienne de Sumatra ont fait 961 morts et 5.000 blessés, a annoncé lundi l’Agence indonésienne de gestion des catastrophes (BNPB) tandis que se poursuit le déblaiement des régions sinistrées, auquel participent des éléphants.En outre, 293 personnes sont toujours portées disparues après la catastrophe qui a touché trois …

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Débauche et frénésie culturelle: Lagos entame son “Detty December”, période la plus rentable de l’année

Toujours plus grand, plus brillant, plus intense : Lagos la démesurée entame son “Detty December”, un mois de festivités où Lagosiens, Nigérians de la diaspora et touristes s’étourdissent dans un tourbillon d’événements qui fait battre encore plus fort qu’à l’accoutumée le pouls de la mégapole de 20 millions d’habitants et son économie.L’expression en pidgin nigérian …

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Tentative de coup d’Etat au Bénin: des putschistes en cavale, tous les otages libérés

Certains des auteurs de la tentative de coup d’Etat déjouée dimanche au Bénin sont encore en cavale et leur recherche se poursuit, mais tous les otages, notamment des officiers de haut rang, ont été libérés, à l’heure où la région se mobilise pour apporter une aide notamment militaire.La capitale économique du Bénin était calme lundi après-midi et la circulation a repris, ont constaté des journalistes de l’AFP.Après une journée d’incertitude dimanche, marquée par l’irruption de militaires à la télévision nationale annonçant avoir renversé le président Patrice Talon, ce dernier a affirmé dimanche soir que la situation était “totalement sous contrôle”. M. Talon passera la main en avril 2026, après deux mandats à la tête de ce petit pays côtier d’Afrique de l’Ouest frappé depuis quelques années par des violences jihadistes dans sa partie nord.Cette tentative de putsch intervient dans une Afrique de l’Ouest particulièrement secouée par l’instabilité politique depuis le début de la décennie avec des coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger – deux voisins du Bénin -, ainsi qu’en Guinée et plus récemment, fin novembre, en Guinée-Bissau.- “La clé des champs” -Dimanche, les autorités béninoises ont demandé et obtenu l’appui rapide de leur voisin nigérian, qui a mené des frappes à Cotonou pour mettre les putschistes en déroute et a envoyé des troupes au sol. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a de son côté annoncé l’envoi de renforts militaires. Une réunion était  prévue sur la situation lundi à Abidjan, en Côte d’Ivoire mais sa tenue était incertaine en début d’apres midi.Contactée par l’AFP lundi, une source militaire a affirmé au sujet des auteurs de la tentative de putsch qu’elle n’est “pas en mesure de dire combien ils sont, ni combien sont en cavale actuellement” mais “présume que nombre d’entre eux ont pris la clé des champs”.”Le ratissage se poursuit”, a-t-elle précisé.”Il y a eu des arrestations” parmi les putschistes, a-t-elle dit. Dimanche, des sources militaires faisaient état d’une douzaine de mutins arrêtés.Selon une source proche du dossier, leur leader, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, est en fuite.Par ailleurs, “nous n’avons plus aucun officier en otage, ils sont tous libérés” a ajouté la source militaire, précisant qu’il n’y a plus aucun otage.Parmi eux figuraient notamment le chef d’état-major de l’armée de terre Abou Issa et le chef d’état-major de la garde nationale Faïzou Gomina, pris en otage par les mutins retranchés près de la base de la Garde nationale. Ils ont été libérés dans la nuit de dimanche à lundi.Lundi après-midi, le nombre de mutins arrêtés, en fuite ou retranchés était encore inconnu.- “Privilégier le dialogue” -“Nous avons fait front, repris les positions jusqu’à nettoyer les dernières poches de résistance des mutins”, a affirmé Patrice Talon dans son allocution dimanche soir. A Cotonou, les routes menant au domicile du président étaient fermées lundi après-midi, a constaté l’AFP. Ailleurs dans la capitale économique, quelques chars étaient visibles, notamment le long du boulevard de la Marina qui dessert le palais présidentiel, le port et des sites ministériels.La Cedeao avait annoncé dimanche soir le “déploiement immédiat” de troupes du Nigeria, de la Sierra Leone, de la Côte d’Ivoire et du Ghana pour soutenir “le gouvernement et l’armée républicaine” du Bénin et “préserver l’ordre constitutionnel”.Cette organisation ouest-africaine, l’ONU, la France – ancienne puissance coloniale – et l’Union africaine ont condamné la tentative de coup d’Etat.Patrice Talon, au pouvoir depuis 2016, arrivera en 2026 au terme de son second mandat, le maximum autorisé par la Constitution.S’il est salué pour le développement économique du Bénin, M. Talon est régulièrement accusé par ses détracteurs d’avoir opéré un virage autoritaire dans un pays autrefois salué pour le dynamisme de sa démocratie.Le principal parti d’opposition, Les Démocrates, exclu du scrutin présidentiel, a dit “rejeter toute prise du pouvoir par les armes et condamne avec la dernière rigueur ces actes qui n’honorent pas notre pays”, dans un communiqué consulté par l’AFP lundi.”Cet événement ignoble et dramatique indique une fois encore la nécessité pour tous les acteurs politiques de notre pays de privilégier le dialogue”, a écrit cette formation politique.

Les alliés européens reçoivent Zelensky, mis sous pression par Trump

Volodymyr Zelensky a rejoint lundi à Londres ses alliés européens afin de consolider leurs positions sur un plan de règlement du conflit en Ukraine, après que Donald Trump a reproché au président ukrainien de “ne pas avoir lu” la dernière proposition américaine. Ces discussions, qui réunissent les dirigeants français, allemand et britannique autour de M. Zelensky, ont démarré après 13H00 (locales et GMT). Elles interviennent après un nouveau round de négociations en fin de semaine dernière à Miami, en Floride, entre Ukrainiens et Américains.Un haut responsable au fait des dernières discussions a indiqué à l’AFP que la question des concessions territoriales éventuelles de l’Ukraine restait “la plus problématique” dans ces négociations, qui visent à mettre fin au conflit déclenché par l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.La Russie, qui contrôle plus de 80% du Donbass, veut obtenir l’ensemble de ce territoire, une demande maintes fois rejetée par Kiev. “Je ne mettrai pas la pression sur le président” Zelensky, a prévenu lundi Keir Starmer, sur la chaîne ITV news. “Le plus important est d’arriver à une cessation des hostilités – j’espère que ce sera le cas – et qu’elle soit juste et durable, et c’est ce sur quoi nous allons nous concentrer cette après-midi”, a-t-il ajouté. La présidence française a elle indiqué vouloir lors de cette réunion consolider “une position euro-ukrainienne”. “A défaut de pouvoir immédiatement obtenir un accord de paix avec la Russie”, il est “essentiel que nous donnions à l’Ukraine tout le soutien qui lui est nécessaire, pour qu’elle ne perde pas de position par défaut de soutien”, a indiqué un conseiller d’Emmanuel Macron.- Questions clés -La question de l’utilisation des avoirs russes gelés en Europe pour financer l’Ukraine devrait aussi être discutée. Un porte-parole de Downing Street a dit lundi “espérer voir prochainement des avancées” sur le sujet. L’exécutif européen a présenté un plan de recours aux avoirs russes gelés en Europe, mais il se heurte aux réticences de la Belgique car c’est dans ce pays qu’est basée la société Euroclear, qui détient quelque 210 milliards d’euros d’avoirs russes sur un total de 235 milliards dans l’UE. Le président Zelensky se rendra ensuite dans la foulée à Bruxelles, pour rencontrer les responsables de l’Otan et de l’UE.Au même moment, la cheffe de la diplomatie britannique, Yvette Cooper, est attendue à Washington pour rencontrer son homologue américain Marco Rubio, avec l’Ukraine également au menu.Samedi, M. Zelensky avait indiqué avoir eu une conversation téléphonique “substantielle et constructive” avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner et ses propres négociateurs dépêchés en Floride.”Les questions clés qui pourraient garantir la fin de l’effusion de sang” et “le risque que la Russie ne tienne pas ses promesses” ont été abordés, avait alors rapporté le président ukrainien.De son côté, la diplomatie américaine a annoncé ce week-end s’être entendue avec l’Ukraine pour affirmer que “tout progrès réel vers un accord dépendait de la volonté de la Russie de s’engager sérieusement en faveur d’une paix durable”.- Trump “un peu déçu”Depuis la présentation d’un plan américain il y a bientôt trois semaines, perçu comme très favorable à la Russie, les puissances européennes alliées de Kiev tentent de faire entendre leur voix. Après une réunion entre Ukrainiens, Américains et Européens à Genève fin novembre, l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, et le gendre du président américain Jared Kushner ont été reçus la semaine dernière par le président russe Vladimir Poutine.Le Kremlin a évoqué certaines avancées, même s’il reste “beaucoup de travail”.Interrogé dimanche lors d’une soirée de gala à Washington, le président des Etats-Unis, qui souffle le chaud et le froid envers son homologue ukrainien, lui a reproché de n’avoir “pas lu” son plan pour l’Ukraine.”Nous avons donc parlé au président Poutine, nous avons parlé aux dirigeants ukrainiens – notamment Zelensky, le président Zelensky – et je dois dire que je suis un peu déçu que le président Zelensky n’ait pas encore lu la proposition”, a lancé M. Trump.”Cela convient à la Russie, vous savez je pense que la Russie préférerait avoir tout le pays”, mais “je ne suis pas sûr que cela convienne à M. Zelensky”, a ajouté le milliardaire républicain, qui s’est rapproché de Moscou depuis qu’il est revenu à la Maison Blanche il y a près d’un an.Sur le terrain en Ukraine, neuf personnes de plus ont été blessées par des frappes attribuées à la Russie dans la nuit de dimanche à lundi : sept dans la région de Soumy (nord-est) et deux à Tchernihiv (nord).burs-nr-adm/cat/thm/lpt

Des dizaines de milliers de Syriens célèbrent l’anniversaire de la chute d’Assad

Des dizaines de milliers de Syriens sont descendus lundi dans les rues de Damas pour célébrer l’anniversaire de la chute de Bachar al-Assad, leur nouveau président les appelant à unir leurs efforts pour rebâtir un pays ravagé par la guerre civile. Feux d’artifice, prières et drapeaux, l’atmosphère était joyeuse dans les rues de la capitale, envahies par une foule agitant le drapeau syrien.  “Ce qui s’est passé en un an tient du miracle”, s’enthousiasme Iyad Burghol, un médecin de 44 ans, en référence notamment au spectaculaire retour de son pays sur la scène internationale.Le nouveau dirigeant syrien Ahmad al-Chareh, un ancien jihadiste, a fait ces derniers mois le tour des capitales régionales et internationales. Autrefois dans le collimateur de Washington, il a même été chaleureusement reçu en novembre par le président américain Donald Trump.Après des années de guerre civile et de crise économique, le quotidien reste difficile et les coupures d’électricité nombreuses mais “le plus important pour moi est la paix civile et la sécurité”, ajoute M. Burghol, tout en immortalisant ce moment de liesse.- “Bâtir une Syrie forte” -Le 27 novembre 2024, une coalition de rebelles menés par des islamistes radicaux avait lancé une offensive éclair depuis le nord-ouest de la Syrie, avant de gagner Damas le 8 décembre.Leur chef Ahmad al-Chareh, devenu dans la foulée président par intérim, a rompu avec son passé jihadiste et réhabilité la Syrie à l’étranger, obtenant la levée des sanctions internationales, mais reste confronté à d’importants défis chez lui: restaurer la confiance, unifier le pays, garantir la sécurité.De sanglantes violences intercommunautaires dans les régions des minorités druze et alaouite, et de nombreuses opérations militaires israéliennes ont secoué la fragile transition.”La phase actuelle exige que tous les citoyens unissent leurs efforts pour bâtir une Syrie forte, consolider sa stabilité, préserver sa souveraineté”, a déclaré lundi le dirigeant de 43 ans, en uniforme militaire comme le 8 décembre 2024, quand il était entré dans Damas à la tête de forces rebelles.Après les prières du matin à mosquée des Omeyyades, il a salué “les sacrifices et l’héroïsme des combattants” ayant renversé l’ex-dictateur Assad.Aux côtés de plusieurs ministres, il a assisté à un défilé militaire, survolé par des hélicoptères.D’autres célébrations ont eu lieu dans plusieurs villes de Syrie, dont Alep, pendant qu’à Damas, des parapentistes survolaient la grande place des Omeyyades.Dimanche, la Commission internationale indépendante d’enquête sur la Syrie des Nations unies a félicité Damas pour les mesures prises jusqu’à présent mais elle a déploré que des violences aient causé de nouveaux déplacements de population et une polarisation de la Syrie.Amnesty International a déclaré que “la réponse du nouveau gouvernement aux graves violations commises depuis son arrivée au pouvoir” serait “un test décisif de son engagement envers la justice et l’établissement des responsabilités”.Des dizaines de milliers de personnes sont toujours portées disparues en Syrie, où la guerre civile a fait plus de 500.000 morts en près de 14 ans et entraîné le déplacement de près de la moitié de la population.La Banque mondiale a estimé en octobre que le coût de la reconstruction pourrait atteindre 216 milliards de dollars.- “Panser des divisions profondes” -Cet anniversaire est “l’occasion de reconstruire des communautés brisées et de panser des divisions profondes”, a souligné le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.Les célébrations sont cependant marquées par le boycott lancé samedi par un chef spirituel alaouite, Ghazal Ghazal, pour protester contre un nouveau régime “oppressif”. Depuis la destitution d’Assad, lui-même alaouite, cette minorité est la cible d’attaques. En réponse à cet appel, des magasins étaient fermés lundi dans la ville côtière de Jableh et ses environs, a rapporté un correspondant de l’AFP. L’administration kurde, qui contrôle une grande partie du nord et du nord-est de la Syrie, a de son côté annoncé l’interdiction de rassemblements et événements publics lundi “en raison de la situation sécuritaire actuelle”.Elle avait accepté en mars d’intégrer ses troupes et ses institutions au pouvoir central dans un délai d’un an mais les négociations sont actuellement dans l’impasse.