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Ketchup, motos, bateaux: comment l’UE taxe-t-elle aujourd’hui les produits américains?

Voici un état des lieux des droits de douane frappant aujourd’hui les produits américains importés dans l’Union européenne, avant la réplique promise par la Commission européenne à la hausse des droits de douane par Washington sur acier et aluminium. En 2023, 31% des exportations américaines vers l’UE, en valeur, étaient soumises à des droits de douane, …

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Unis sur le soutien à l’Ukraine, les députés se divisent sur la saisie des avoirs russes

Les députés ont commencé à examiner mercredi après-midi à l’Assemblée une proposition de résolution sur le renforcement du soutien à l’Ukraine, qui contient notamment un appel à la saisie des avoirs russes gelés, à laquelle s’oppose pour l’instant le gouvernement.L’examen de ce texte, qui sera suivi d’un vote, intervient en plein tumulte géopolitique, marqué par l’accélération des négociations de paix, avec l’accord de l’Ukraine à une proposition américaine de cessez-le-feu de 30 jours avec la Russie.Le texte a essentiellement une valeur symbolique, mais les députés espèrent qu’il leur permette de peser sur la ligne du gouvernement – même si les principaux ténors étaient absents dans l’hémicycle. “Nous partageons pleinement l’objectif principal” du texte “qui est d’affirmer plus que jamais notre entier soutien à l’Ukraine face à la guerre d’agression qu’elle subit”, a déclaré en ouverture des discussions Patrick Mignola, ministre des Relations avec le Parlement, sans évoquer la question de la confiscation des avoirs.La proposition de résolution appelle l’Union européenne (UE), l’Otan et “les autres pays alliés” à “poursuivre et à accroître leur soutien politique, économique et militaire à l’Ukraine”.Elle contient aussi plusieurs points suscitant les débats, dont la question du processus d’adhésion de l’Ukraine à l’UE, de la présence sur le sol ukrainien de soldats français en cas d’accord de paix, ou encore celle de l’importation de gaz russe par les pays de l’UE, à laquelle la résolution appelle à “mettre fin”.Mais le sujet des avoirs russes s’est particulièrement imposé, alors que les appels se multiplient en Europe en faveur d’une saisie.En l’état actuel, le texte “invite” l’Union européenne à “utiliser dès à présent les actifs russes gelés et immobilisés, (…) pour soutenir la résistance ukrainienne et la reconstruction de l’Ukraine”.Un amendement co-signé le président du groupe macroniste Ensemble pour la République (EPR), Gabriel Attal, propose d’aller plus loin en utilisant ces avoirs pour “renforcer les capacités de défense de l’Europe”.- “Pour l’instant c’est non” -Des positions contraires à celle du gouvernement, officiellement opposé à une saisie des avoirs eux-mêmes (autour de 235 milliards d’euros), en dehors des intérêts qu’ils génèrent et qui servent déjà à aider Kiev. Une telle confiscation pourrait menacer la stabilité financière de l’Europe, a prévenu mardi le ministre des Finances, Eric Lombard.”Pour l’instant, c’est non. Mais le président de la République et le Premier ministre ont demandé à Éric Lombard d’étudier plus en profondeur les conséquences d’une telle décision”, a résumé la porte-parole du gouvernement Sophie Primas.L’hémicycle est lui-même divisé sur cette question.La saisie est défendue par les écologistes, socialistes, le parti d’Edouard Philippe Horizons, ou le groupe indépendant Liot, à l’initiative de la résolution. Le “droit coutumier” permet d’utiliser les avoirs “sous la réserve que ce soit fait au niveau européen d’une part, et d’autre part que ces avoirs financent directement soit l’effort de résistance de l’Ukraine, soit l’effort de reconstruction de l’Ukraine”, selon Laurent Mazaury (Liot), rapporteur du texte.”Nous attendons sur cette question des avoirs russes de pouvoir être rejoints par le gouvernement et par le président de la République”, a déclaré le député socialiste Thierry Sother.”J’entends le débat qui peut exister (…) mais je crois que ce débat est dépassé à partir du moment où notre allié américain a fait le choix du désengagement de l’Europe et où nous avons besoin de trouver les moyens de soutenir la résistance ukrainienne dans la durée”, a renchéri le député EPR Pieyre-Alexandre Anglade. La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN) sont eux opposés à une telle saisie. Les deux groupes accusent en outre la résolution de porter un message belliciste. La résolution “va nourrir les hostilités et elle porte en elle les germes d’une nouvelle guerre”, a tonné la députée insoumise Sophia Chikirou. “Lorsqu’on vote la guerre, il faut être capable d’aller la mener. Vous avez des suppléants? Démissionnez quand nous rentrons en guerre et allez au front”, a même lancé le député RN Marc de Fleurian. Marine Le Pen avait fait savoir mardi être opposée à la résolution en raison d’un alinéa invitant l’UE à “faciliter le processus d’adhésion de l’Ukraine à l’Union”.

L’ancien président philippin Rodrigo Duterte est arrivé aux Pays-Bas

La Cour pénale internationale a confirmé mercredi l’arrivée par avion aux Pays-Bas de l’ancien président philippin Rodrigo Duterte, contre lequel elle avait émis un mandat d’arrêt pour crimes présumés lors de sa guerre contre la drogue.”Je confirme que l’avion a atterri”, a déclaré le porte-parole de la CPI, Fadi El Abdallah, à des journalistes, confirmant plus tard que M. Duterte était à bord.La CPI, qui siège à La Haye, a déclaré qu’il existait des “motifs raisonnables” de croire que M. Duterte a commis un crime contre l’humanité, le meurtre, en tant que “coauteur indirect”, lors d’une campagne contre les stupéfiants qui a fait des dizaines de milliers de morts selon les organisations de défense des droits humains.Âgé de 79 ans, M. Duterte est le premier ancien chef d’État asiatique à être inculpé devant la CPI, qui juge les pires crimes commis dans le monde, notamment les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide.Il doit être conduit au centre de détention de la CPI situé dans le quartier balnéaire de Scheveningen à La Haye avant une première comparution qui devrait avoir lieu dans les prochains jours.S’adressant à l’AFP devant la CPI, Gilbert Andres, avocat représentant les victimes de la guerre contre la drogue, a déclaré que ses clients “sont très reconnaissants envers Dieu, car leurs prières ont été exaucées”.”L’arrestation de Rodrigo Duterte est un signal fort pour la justice pénale internationale. Cela signifie que nul n’est au-dessus des lois (…) Il y aura un jour justice pour tous (…) même pour les hommes puissants comme Rodrigo Duterte”, a ajouté M. Andres.Un peu plus loin, des dizaines de partisans l’ancien président se sont rassemblés devant le centre de détention, déployant une banderole sur laquelle on pouvait lire “Nous sommes avec Duterte” et agitant des drapeaux.”Il n’y a eu aucune procédure régulière”, a affirmé Duds Quibin, un soignant de 50 ans. “C’est un enlèvement. Ils l’ont juste mis dans un avion et l’ont amené ici”, a-t-il ajouté.Mercredi matin, les avocats de M. Duterte ont indiqué avoir déposé une requête auprès de la Cour suprême, accusant le gouvernement d'”enlèvement” et exigeant qu’il soit contraint de “le ramener”.”La CPI ne peut exercer sa compétence que si le système juridique national d’un pays ne fonctionne pas”, a déclaré Me Salvador Paolo Panelo Jr. Or, le système judiciaire philippin “fonctionne correctement”, selon lui.Avant le départ de son père, l’actuelle vice-présidente Sara Duterte a déclaré qu’il était “emmené de force à La Haye”, qualifiant ce transfert d'”oppression et de persécution”.Un temps pressentie pour succéder à son père, Sara Duterte s’est retirée en faveur de Ferdinand Marcos, fils de l’autocrate du même nom, auquel elle s’est alliée, avant d’être nommée à la vice-présidence.Mais l’alliance entre les deux dynasties a récemment implosé, à l’approche des prochaines élections de mi-mandat. Le Sénat doit désormais trancher sur le sort de la dirigeante, accusée notamment d’avoir voulu fomenter un assassinat du chef de l’Etat.- “Pourrir au cimetière” -“Duterte a de la chance, il bénéficie d’une procédure régulière” alors qu'”il n’y a pas eu de procès en bonne et due forme pour mon fils”, a déploré Emily Soriano à propos de son fils Angelito, lors d’une conférence de presse organisée par une association locale de défense des droits de l’homme à Manille mercredi.”Il sera couché dans un bon lit, mon fils est déjà en train de pourrir au cimetière”, a-t-elle poursuivi.Cette affaire très médiatisée est la bienvenue pour la CPI, actuellement sous le coup de sanctions du président américain Donald Trump, mécontent du mandat d’arrêt émis contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou pour des crimes présumés commis pendant la guerre à Gaza.A l’initiative de M. Duterte, les Philippines ont quitté en 2019 la CPI mais celle-ci a maintenu sa compétence en ce qui concerne les meurtres qui se sont produits avant ce retrait, ainsi que pour ceux commis dans la ville de Davao, à l’époque où M. Duterte en était le maire.- “Escadron de la mort” -La CPI a déclaré dans son mandat d’arrêt qu’il existait des “motifs raisonnables de croire” qu’au moins 19 personnes avaient été assassinées à Davao par des membres de l'”Escadron de la mort de Davao”, dirigé par M. Duterte.Au moins 24 personnes ont en outre été tuées par la police philippine à divers endroits, selon ce mandat.Dimanche, Rodrigo Duterte a traité les enquêteurs de la CPI de “fils de putes”, tout en affirmant qu’il accepterait une arrestation.L’ancien président reste un homme extrêmement populaire pour de nombreuses personnes aux Philippines qui ont soutenu ses solutions rapides à la criminalité. Il reste une puissante force politique et est en lice pour retrouver son poste de maire aux élections de mi-mandat en mai.burs-cvo/dj/ial/

Ukraine : Rubio presse Moscou d’accepter un cessez-le-feu “sans conditions”

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a pressé mercredi la Russie de répondre à la proposition d’un cessez-le-feu “sans conditions” de 30 jours en Ukraine, le président Volodymyr Zelensky appelant quant à lui Washington à punir Moscou en cas de refus.La proposition en vue d’un telle trêve a été formulée à l’issue de pourparlers mardi en Arabie Saoudite entre responsables ukrainiens et américains, après plus de trois ans de guerre. Cette rencontre a mis fin à une période de tensions entre Kiev et Washington après l’altercation entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump à la Maison Blanche.La Russie, qui a l’avantage sur le front depuis plus d’un an, a affirmé de son côté qu’elle attendait d’être officiellement informée de cette proposition de trêve par les Etats-Unis, les deux pays ayant aussi entamé la relance de leurs relations.M. Rubio, pour qui “la balle est maintenant dans le camp” des Russes, comme il l’a souligné mardi, veut désormais vouloir “savoir s’ils sont prêts” à accepter le cessez-le-feu “sans conditions” préalables.”Si la réponse est +oui+, alors nous savons que nous avons fait de réels progrès et il y a une véritable chance de paix. Si leur réponse est +non+, ce sera très malheureux et cela rendra leurs intentions claires”, a-t-il déclaré mercredi pendant une escale à Shannon, en Irlande.Un peu plus tôt dans la journée, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a également pressé la Russie de donner sa réponse à la proposition américaine, tout en assurant dans tous les cas ne pas faire “confiance” à Moscou.”La Russie doit y répondre”, a-t-il lancé au cours d’une conférence de presse. Il a appelé les Etats-Unis à prendre des mesures “fortes” en termes de sanctions et de soutien à l’Ukraine en cas de rejet russe.Il a aussi précisé que les garanties de sécurité que réclame Kiev à ses alliés occidentaux seraient discutées “plus en détail” une fois la trêve en vigueur.- Conversation Trump-Poutine en vue -Le Kremlin a de son côté annoncé que “des contacts” étaient “prévus dans les jours à venir avec les Américains” et dit attendre d’eux “une information complète” sur la proposition de cessez-le-feu.”Une conversation téléphonique au plus haut niveau” entre Donald Trump et Vladimir Poutine est possible dans un “délai assez court”, a jugé devant la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Le président américain a pour sa part assuré mardi qu’il “allait parler” à son homologue russe sans doute cette semaine.Les Européens, qui sont pour l’instant exclus des discussions avec Kiev et Moscou, ont exhorté de concert la Russie à se prononcer.La Chine, un important partenaire de la Russie, a “pris note” mercredi de la proposition de trêve.Dans les rues de Kiev, cette dernière a toutefois reçu un accueil mitigé. “L’idée est bonne mais je pense que la Russie n’y consentira jamais”, estime Roman Dounaïevski, interrogé par l’AFP.A Kramatorsk, près du front dans le Donbass, un officier ukrainien considère également que les Russes vont poursuivre leurs attaques, même en cas de cessez-le-feu.Méfiance semblable chez des Moscovites sollicités par l’AFP. Anna Kozlova, une employée du système pénitentiaire russe, ne croit ainsi pas qu’un cessez-le-feu “mènera à la paix” et estime au contraire qu’il permettra à l’Ukraine de “se réarmer”. “Et la guerre reprendra”.- Sous “pression” à Koursk -Après les pourparlers de mardi en Arabie saoudite, Washington a annoncé la reprise “immédiate” de l’aide militaire et du partage du renseignement avec l’Ukraine, suspendue la semaine dernière.Selon la Pologne, par laquelle passe jusqu’à 95% de l’aide occidentale, les livraisons via (le centre logistique de) Jasionka “sont revenues à leurs niveaux précédents” mercredi.Les forces ukrainiennes reculent toutefois depuis plusieurs jours dans la région russe frontalière de Koursk, dont elles occupaient depuis l’été 2024 quelques centaines de kilomètres carrés.La perte des territoires contrôlés dans la région de Koursk priverait Kiev d’une “monnaie d’échange” dont elle comptait se servir dans de futures négociations avec la Russie, qui occupe de son côté 20% de l’Ukraine.Volodymyr Zelensky a constaté mercredi que les troupes russes tentaient “clairement de mettre un maximum de pression” sur le contingent ukrainien dans la région de Koursk, sans pour autant annoncer un recul. Le commandant en chef de l’armée ukrainienne, Oleksandre Syrsky, a ordonné lundi l’envoi de renforts dans la zone.Dans le même temps, en Ukraine, les bombardements se poursuivent.À Odessa, dans le sud, un missile balistique russe a fait mardi soir quatre morts et endommagé un cargo battant pavillon de la Barbade, selon les autorités ukrainiennes.Tandis que dans la région russe de Koursk, une attaque ukrainienne sur une usine alimentaire a provoqué mercredi matin la mort de trois hommes et d’une femme et fait deux blessés, d’après son gouverneur Alexandre Khinchtein.

Ukraine : Rubio presse Moscou d’accepter un cessez-le-feu “sans conditions”

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a pressé mercredi la Russie de répondre à la proposition d’un cessez-le-feu “sans conditions” de 30 jours en Ukraine, le président Volodymyr Zelensky appelant quant à lui Washington à punir Moscou en cas de refus.La proposition en vue d’un telle trêve a été formulée à l’issue de pourparlers mardi en Arabie Saoudite entre responsables ukrainiens et américains, après plus de trois ans de guerre. Cette rencontre a mis fin à une période de tensions entre Kiev et Washington après l’altercation entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump à la Maison Blanche.La Russie, qui a l’avantage sur le front depuis plus d’un an, a affirmé de son côté qu’elle attendait d’être officiellement informée de cette proposition de trêve par les Etats-Unis, les deux pays ayant aussi entamé la relance de leurs relations.M. Rubio, pour qui “la balle est maintenant dans le camp” des Russes, comme il l’a souligné mardi, veut désormais vouloir “savoir s’ils sont prêts” à accepter le cessez-le-feu “sans conditions” préalables.”Si la réponse est +oui+, alors nous savons que nous avons fait de réels progrès et il y a une véritable chance de paix. Si leur réponse est +non+, ce sera très malheureux et cela rendra leurs intentions claires”, a-t-il déclaré mercredi pendant une escale à Shannon, en Irlande.Un peu plus tôt dans la journée, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a également pressé la Russie de donner sa réponse à la proposition américaine, tout en assurant dans tous les cas ne pas faire “confiance” à Moscou.”La Russie doit y répondre”, a-t-il lancé au cours d’une conférence de presse. Il a appelé les Etats-Unis à prendre des mesures “fortes” en termes de sanctions et de soutien à l’Ukraine en cas de rejet russe.Il a aussi précisé que les garanties de sécurité que réclame Kiev à ses alliés occidentaux seraient discutées “plus en détail” une fois la trêve en vigueur.- Conversation Trump-Poutine en vue -Le Kremlin a de son côté annoncé que “des contacts” étaient “prévus dans les jours à venir avec les Américains” et dit attendre d’eux “une information complète” sur la proposition de cessez-le-feu.”Une conversation téléphonique au plus haut niveau” entre Donald Trump et Vladimir Poutine est possible dans un “délai assez court”, a jugé devant la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Le président américain a pour sa part assuré mardi qu’il “allait parler” à son homologue russe sans doute cette semaine.Les Européens, qui sont pour l’instant exclus des discussions avec Kiev et Moscou, ont exhorté de concert la Russie à se prononcer.La Chine, un important partenaire de la Russie, a “pris note” mercredi de la proposition de trêve.Dans les rues de Kiev, cette dernière a toutefois reçu un accueil mitigé. “L’idée est bonne mais je pense que la Russie n’y consentira jamais”, estime Roman Dounaïevski, interrogé par l’AFP.A Kramatorsk, près du front dans le Donbass, un officier ukrainien considère également que les Russes vont poursuivre leurs attaques, même en cas de cessez-le-feu.Méfiance semblable chez des Moscovites sollicités par l’AFP. Anna Kozlova, une employée du système pénitentiaire russe, ne croit ainsi pas qu’un cessez-le-feu “mènera à la paix” et estime au contraire qu’il permettra à l’Ukraine de “se réarmer”. “Et la guerre reprendra”.- Sous “pression” à Koursk -Après les pourparlers de mardi en Arabie saoudite, Washington a annoncé la reprise “immédiate” de l’aide militaire et du partage du renseignement avec l’Ukraine, suspendue la semaine dernière.Selon la Pologne, par laquelle passe jusqu’à 95% de l’aide occidentale, les livraisons via (le centre logistique de) Jasionka “sont revenues à leurs niveaux précédents” mercredi.Les forces ukrainiennes reculent toutefois depuis plusieurs jours dans la région russe frontalière de Koursk, dont elles occupaient depuis l’été 2024 quelques centaines de kilomètres carrés.La perte des territoires contrôlés dans la région de Koursk priverait Kiev d’une “monnaie d’échange” dont elle comptait se servir dans de futures négociations avec la Russie, qui occupe de son côté 20% de l’Ukraine.Volodymyr Zelensky a constaté mercredi que les troupes russes tentaient “clairement de mettre un maximum de pression” sur le contingent ukrainien dans la région de Koursk, sans pour autant annoncer un recul. Le commandant en chef de l’armée ukrainienne, Oleksandre Syrsky, a ordonné lundi l’envoi de renforts dans la zone.Dans le même temps, en Ukraine, les bombardements se poursuivent.À Odessa, dans le sud, un missile balistique russe a fait mardi soir quatre morts et endommagé un cargo battant pavillon de la Barbade, selon les autorités ukrainiennes.Tandis que dans la région russe de Koursk, une attaque ukrainienne sur une usine alimentaire a provoqué mercredi matin la mort de trois hommes et d’une femme et fait deux blessés, d’après son gouverneur Alexandre Khinchtein.