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Argentine: au moins 20 blessés dans des heurts entre police et manifestants défendant les retraités

Des heurts entre police et manifestants lors d’une marche pour la défense des retraités mercredi à Buenos Aires, à laquelle ce sont joints de nombreux supporters de clubs de football, ont fait au moins 20 blessés dont un grave, selon le gouvernement de la capitale argentine.Dans ces affrontements, parmi les plus violents en 15 mois de présidence de Javier Milei, des pierres et projectiles divers ont visé la police, qui a fait usage de balles en caoutchouc, de canons à eau et de gaz lacrymogène à de nombreuses reprises.La manifestation a dégénéré en milieu d’après-midi, après un long face-à-face tendu, puis de premières bousculades entre les forces de l’ordre et plusieurs centaines de manifestants aux abords du Parlement. Les heurts se sont ensuite déplacés vers la Place de Mai, siège de la présidence.Une voiture et une moto de police ont été incendiées et plus de 100 personnes ont été arrêtées, a indiqué la police.Le blessé grave est un journaliste identifié comme Pablo Grillo, touché par un projectile alors qu’il prenait des photos, comme le montre une vidéo relayée sur les réseaux sociaux. Son père, Fabian Grillo, a pointé du doigt le président Javier Milei et la ministre de la Sécurité, Patricia Bullrich, les accusant d'”envoyer tuer” et de mettre “en danger” la vie de son fils, dans une vidéo diffusée dans la presse locale. Une autre vidéo, montrant un policier poussant et frappant une femme âgée qui tombe au sol, la tête en sang, a également été partagée des milliers de fois sur les réseaux sociaux.Mercredi soir, des concerts de casseroles en différents points de la capitale argentine avaient pris le relais des affrontements et des personnes bloquaient des rues en entonnant des chants hostiles à Javier Milei et sa ministre de la Sécurité.- “S’ils touchent aux vieux…” -Depuis des années, chaque mercredi à Buenos Aires voit une mobilisation de retraités, parfois quelques dizaines, parfois des centaines ou plus, pour protester contre la dégradation de leur pouvoir d’achat de longue date, en particulier une chute brutale aux premiers mois de la présidence de l’ultralibéral Javier Milei.Ces derniers jours, des appels se sont multipliés sur les réseaux sociaux entre supporters de clubs de football du pays, dont les grands River Plate, Boca Juniors, Racing, Independiente, pour se joindre aux retraités. A la fois pour appuyer leurs revendications, et protester contre la dureté de la police lors des mercredis précédents.Des heurts, relativement brefs, avaient fait quelques blessés légers, et entraîné des interpellations, quand la police avait fait usage de gaz lacrymogènes.Quelques syndicats et organisations de gauche radicale étaient également présents mercredi, comme souvent au côté des retraités.”Je suis venu parce que ce n’est pas possible qu’ils frappent des retraités, mon père est à la retraite, il a 83 ans et il touche la pension minimum, il n’a plus accès aux médicaments !”, s’indignait à l’AFP Martin Mansilla, chauffeur de taxi de 33 ans vêtu du maillot rouge d’Independiente. “S’ils touchent aux vieux, quel bordel se prépare !” ou “Milei, ordure, tu es la dictature !”, chantaient des groupes de supporters dans des rues menant au Parlement.Le porte-parole présidentiel avait par avance décrié la mobilisation comme “rien d’autre qu’une marche de +barrabravas+ (ultras) certainement d’obédience de gauche, kirchnéristes”.- “Marche déstabilisatrice” -La ministre Bullrich avait pour sa part dénoncé “une marche déstabilisatrice”, et mis en garde les manifestants face à d’éventuels troubles. “Qu’ils ne s’y risquent pas, parce qu’ils vont nous trouver”, a-t-elle lancé.Les retraités argentins sont les grands perdants de la première année d’austérité de la présidence Milei, en réalité perdants depuis plusieurs années d’inflation chronique, qui culmina à 211% sur l’année 2023.Depuis mi-2024, le minimum retraite est indexé mensuellement sur l’inflation – au lieu d’une révision périodique et plus aléatoire auparavant. En mars, ce minimum, que perçoit plus de la moitié des retraités, est ainsi passé à près de 350.000 pesos (328 dollars). Mais surtout, les retraités ont souffert des six premiers mois de la présidence Milei, où un rattrapage des retraites avait été gelé, malgré une dévaluation de 52% fin 2023, et avec une hausse du prix des médicaments en parallèle.”Je crois que le peuple est en train de se réveiller, après tant de choses que fait ce gouvernement bâtard”, déclarait à l’AFP, un peu à l’écart des lacrymogènes, Cristina Delgado, 85 ans, qui perçoit le minimum retraite et se dit indignée par la réponse policière. “J’ai vécu quatre dictatures, mais là, c’est pire, parce que c’est en démocratie”.

La mission devant permettre le retour des astronautes coincés dans l’ISS reportée

Le lancement de la mission habitée de la Nasa vers la Station spatiale internationale à bord d’un vaisseau SpaceX, qui devait permettre le retour de deux astronautes américains coincés dans l’espace depuis neuf mois, a été reporté, a annoncé l’agence spatiale mercredi dans un communiqué. Le lancement était prévu mercredi à 19H48 locales (23H48 GMT) depuis Cap Canaveral, en Floride, mais a été annulé environ 45 minutes avant le départ, en raison d’un problème technique.”Alors que nous procédions à chacune des vérifications (avant le lancement), nous avons remarqué qu’il y avait un problème avec le système hydraulique du bras de serrage”, a expliqué la Nasa, ajoutant que “tout allait bien avec la fusée et le vaisseau spatial lui-même”.Une nouvelle date de départ pour la mission n’a pas encore été communiquée, mais le régulateur américain de l’aviation a fait savoir que de nouvelles fenêtres de lancement s’ouvriront jeudi et vendredi.La mission devait notamment permettre à Butch Wilmore et Suni Williams, deux astronautes américains coincés dans l’espace depuis neuf mois, de revenir sur Terre.Initialement partis pour une mission de huit jours, ces deux vétérans de l’espace sont bloqués depuis juin dernier sur l’ISS en raison de défaillances sur le vaisseau Starliner de Boeing qui les avait acheminés.Un périple qui a récemment pris un tournant politique, le président Donald Trump et son grand allié Elon Musk accusant l’administration de l’ex-président Joe Biden de les avoir volontairement abandonnés à leur sort.Le multimilliardaire est chargé depuis l’été 2024 par la Nasa d’opérer leur retour, mais a récemment assuré qu’il aurait pu les secourir il y a longtemps, sans toutefois préciser comment.- Rotation régulière -Son entreprise SpaceX a envoyé fin septembre vers l’ISS un vaisseau Crew Dragon avec seulement un astronaute américain et un cosmonaute russe à bord – au lieu des quatre passagers initialement prévus – afin de laisser de la place au retour pour Butch Wilmore et Suni Williams.Ces derniers attendent désormais l’arrivée de la mission Crew-10.Le nouvel équipage qui devait décoller mercredi était constitué de deux astronautes de la Nasa, Anne McClain et Nichole Ayers, d’un astronaute japonais Takuya Onishi et d’un nouvel cosmonaute russe, Kirill Peskov.En dépit de la guerre en Ukraine, les Etats-Unis et la Russie ont poursuivi ces dernières années leur collaboration dans le domaine spatial, avec l’envoi de cosmonautes russes via SpaceX et d’astronautes américains par les fusées russes Soyouz lors de missions de rotation de l’équipage de l’ISS.C’est dans ce cadre que s’inscrit cette nouvelle mission. Ses participants seront chargés de réaliser de nombreuses expériences scientifiques et technologiques dans le laboratoire spatial.Après une période de passation de quelques jours entre les deux équipages, Butch Wilmore et Suni Williams devaient revenir sur Terre aux côtés de l’Américain Nick Hague et du Russe Alexandre Gorbounov de Crew-9.Si leur séjour dans l’espace s’est éternisé, Butch Wilmore et Suni Williams n’ont pas encore dépassé le record de l’astronaute américain Frank Rubio. Ce dernier avait vécu 371 jours à bord de l’ISS en 2023, au lieu de six mois prévus initialement, en raison d’une fuite de liquide de refroidissement à bord du vaisseau spatial russe prévu pour son retour.”Nous nous étions préparés à rester longtemps, même si nous ne pensions rester que très peu”, a récemment dit Butch Wilmore, assurant qu’il s’agissait de la “raison même” de leur entraînement: “se préparer à toutes les éventualités et imprévus”. 

Inondations en Argentine: Milei annonce un fonds d’aide de 172 millions d’euros

Le président argentin Javier Milei a annoncé mercredi la création d’un fonds de 200 milliards de pesos, soit environ 172 millions d’euros, pour venir en aide à la ville de Bahia Blanca, frappée vendredi par une tempête qui a fait au moins 16 morts. Les fonds seront attribués “sans intermédiaires”, a ajouté la présidence dans son communiqué publié sur X. Le dirigeant ultra-libéral s’est rendu plus tôt dans la journée dans la ville dévastée, où les inondations ont provoqué “des dégâts importants” pour plus de 70% des habitants, selon les déclarations du maire de Bahia Blanca, Federico Susbielles, lors d’une conférence de presse.”Nous allons nous relever”, a assuré le responsable, en indiquant que la zone était sortie de la phase d’urgence.La ville portuaire de 350.000 habitants, située dans le sud de la province de Buenos Aires, a été frappée vendredi par des pluies torrentielles.Face à l’émotion suscitée par la catastrophe, le gouvernement argentin avait rapidement décrété trois jours de deuil national et promis une aide de 10 milliards de pesos (environ 9,2 millions de dollars, 8,7 milliards d’euros) à Bahia Blanca.Le maire a estimé qu’environ 400 millions de dollars seraient nécessaires pour reconstruire la ville. Les secouristes continuent de rechercher les deux sœurs âgées de 1 et 5 ans emportées par le courant avec leur mère, qui a survécu.”Il est probable qu’il y ait davantage de morts”, a prévenu mardi sur Radio Mitre le procureur général de Bahia Blanca, Juan Pablo Fernandez. La justice a reçu des dizaines de plaintes pour pillages de commerces et de maisons abandonnées. “Nous avons arrêté 17 personnes”, a indiqué M. Fernandez.Un train chargé de plusieurs tonnes de nourriture, de vêtements et de produits d’hygiène est arrivé mercredi dans la ville avec des dons recueillis le long des 600 km qui la séparent de la capitale argentine. Plus de 4.000 bénévoles ont répondu à un appel lancé par la mairie pour aider à la distribution et aux travaux de nettoyage. L’eau a inondé le principal hôpital de la ville qui a dû être évacué et endommagé de nombreuses écoles, toujours fermées. Elle a aussi détruit ponts et routes et tout balayé sur son passage, laissant derrière elle des voitures amoncelées, des maisons saccagées et un millier de personnes évacuées, dont environ 370 sont toujours hébergées dans des centres d’accueil. 

Les députés adoptent une résolution de soutien à l’Ukraine appelant à saisir les avoirs russes

Les députés ont adopté mercredi une résolution sur le renforcement du soutien à l’Ukraine, contenant notamment un appel à la saisie des avoirs russes gelés, à laquelle s’oppose le gouvernement.Sur cette question, comme sur celle de la construction d’une Europe de la défense ou encore du soutien au processus d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, l’hémicycle s’est toutefois montré divisé lors des débats, parfois houleux. Le texte a été adopté avec 288 voix pour, et 54 contre, avec le soutien notamment des députés macronistes, socialistes, écologistes, et des partis de droite Les Républicains et Horizons. La France insoumise (LFI) et des députés communistes ont voté contre. Le Rassemblement national (RN) s’est lui abstenu.L’examen de ce texte intervient en plein tumulte géopolitique, marqué par l’accélération des négociations de paix, avec l’accord de l’Ukraine à une proposition américaine de cessez-le-feu de 30 jours avec la Russie.La résolution a essentiellement une valeur symbolique, mais les députés espèrent qu’elle leur permette de peser sur la ligne du gouvernement. La résolution appelle l’UE, l’Otan et “les autres pays alliés” à “poursuivre et à accroître leur soutien politique, économique et militaire à l’Ukraine”.Les députés ont en outre amendé le texte pour inviter l’UE “à bâtir une défense européenne indépendante”.Mais le sujet des avoirs russes s’est particulièrement imposé, alors que les appels se multiplient en Europe en faveur d’une saisie.Le texte final “exhorte l’Union européenne et ses États membres à procéder sans délai à la saisie des avoirs russes gelés et immobilisés, (…), afin de financer le soutien militaire à l’Ukraine dans sa résistance, et sa reconstruction.”Des députés LFI et RN se sont opposés à cette idée, qui enfreint selon eux le droit international. Selon le député du groupe indépendant Liot Laurent Mazaury (Liot), rapporteur du texte, le “droit coutumier” permet d’utiliser les avoirs s’ils sont “bien dédiés à la problématique de la soutenance à l’Ukraine et à la reconstruction de l’Ukraine”, sans “en faire d’autres usages”.- Levier -Les intérêt que génèrent les avoirs russes servent déjà à aider Kiev.Mais “la saisie totale du principal de ces avoirs pose des questions juridiques” et “la question du précédent économique que ça pourrait représenter pour les investisseurs étrangers”, a déclaré dans l’hémicycle le ministre chargé de l’Europe Benjamin Haddad. “Cela étant dit, (…) c’est un levier dont nous disposons dans le rapport de force et dans la négociation avec la Russie”, a-t-il ajouté, en ne s’opposant pas frontalement à l’inclusion de cette mesure dans le texte, et émettant un “avis de sagesse”, ni favorable ni défavorable, sur l’amendement discuté.Le député socialiste Thierry Sother s’est félicité du “chemin” parcouru “collectivement” sur la question. Et a accusé certains députés d’être des “patriotes de pacotille” qui “disent la main sur le coeur, oui, nous soutenons l’Ukraine, mais dès qu’il faut agir, ils ne sont plus là”.LFI et le RN ont par ailleurs accusé la résolution de porter un message belliciste. Elle “va nourrir les hostilités et porte en elle les germes d’une nouvelle guerre”, a tonné la députée insoumise Sophia Chikirou. “Lorsqu’on vote la guerre, il faut être capable d’aller la mener. Vous avez des suppléants? Démissionnez quand nous rentrons en guerre et allez au front”, a même lancé le député RN Marc de Fleurian. “Nous voulons que l’Union européenne soit forte précisément pour arrêter la guerre, pour défendre l’Ukraine”, a rétorqué Patrick Mignola, ministre des Relations avec le Parlement. – Gaz et troupes -Marine Le Pen avait fait savoir mardi être opposée à la résolution en raison d’un alinéa sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE. Le texte dans sa version finale invite l’UE à “accompagner le processus d’adhésion”.Autre point ayant soulevé des débats: la question de l’importation de gaz russe par les pays de l’UE, à laquelle la résolution appelle à “mettre fin”, et celle de la présence sur le sol ukrainien de soldats français en cas d’accord de paix. Le texte final, amendé, “encourage le gouvernement français et ses partenaires européens à étudier l’eventualité d’un déploiement de forces européennes de maintien de la paix en Ukraine”.Le député François Ruffin (groupe écologiste) a critiqué un texte formulant un “appui à l’Ukraine”, mais pas seulement: “derrière, il faudrait qu’on soit automatiquement d’accord sur l’Europe de la défense”. “Ce pêle-mêle empêche qu’il y ait un consensus large dans cette assemblée”, a-t-il déploré. 

Argentine: violents heurts lors d’une marche pour les retraités, supporters de foot en soutien

Des heurts, parmi les plus violents en 15 mois de présidence Milei, ont opposé mercredi police et manifestants à Buenos Aires, lors d’une marche pour la défense des retraites, gonflée par la présence de nombreux supporters de clubs de football en soutien des retraités.La manifestation a dégénéré en milieu d’après-midi, après un long face-à-face tendu, puis de premières bousculades, entre les forces de l’ordre et plusieurs centaines de manifestants aux abords du Parlement, qui était en session.Des pierres et projectiles divers ont visé la police, qui a fait usage de balles en caoutchouc, de canons à eau et de gaz lacrymogène à de nombreuses reprises, lors d’accrochages mouvants, davantage qu’une bataille rangée, qui ont duré plus de deux heures.Une trentaine de personnes ont été interpellées au long de la journée, et deux policiers blessés, a indiqué la police de la capitale.Après les heurts initiaux, les plus durs, la police a dégagé la vaste place du Parlement, et repoussé des groupes de manifestants vers les rues adjacentes, sur un arrière-plan de nuages de lacrymogène, tandis que plusieurs poubelles, et une voiture de police, étaient incendiées, a constaté l’AFP.Peu après 18h00 locales (21H00 GMT) résonnaient encore quelques tirs de balles de caoutchouc alors que la police, dont des duos “volants” à moto, dispersait quelques manifestants qui avaient reflué vers la Place de Mai, devant la présidence.- “S’ils touchent aux vieux…” -Depuis des années, chaque mercredi à Buenos Aires voit une mobilisation de retraités, parfois quelques dizaines, parfois des centaines ou plus, pour protester contre la dégradation de leur pouvoir d’achat de longue date, en particulier une chute brutale aux premiers mois de la présidence de l’ultralibéral Javier Milei.Ces derniers jours, des appels se sont multipliés sur les réseaux sociaux entre supporters de clubs de football du pays, dont les grands River Plate, Boca Juniors, Racing, Independiente, pour se joindre aux retraités. A la fois pour appuyer leurs revendications, et protester contre la dureté de la police lors des mercredis précédents.Des heurts, relativement brefs, avaient fait quelques blessés légers, et entraîné des interpellations, quand la police avait fait usage de gaz lacrymogènes.Quelques syndicats et organisations de gauche radicale étaient également présents mercredi, comme souvent au côté des retraités.”Je suis venu parce que ce n’est pas possible qu’ils frappent des retraités, mon père est à la retraite, il a 83 ans et il touche la pension minimum, il n’a plus accès aux médicaments !”, s’indignait à l’AFP Martin Mansilla, chauffeur de taxi de 33 ans vêtu du maillot rouge d’Independiente. “S’ils touchent aux vieux, quel bordel se prépare !” ou “Milei, ordure, tu es la dictature !”, chantaient des groupes de supporters dans des rues menant au Parlement.Le porte-parole présidentiel avait par avance décrié la mobilisation comme “rien d’autre qu’une marche de +barrabravas+ (ultras) certainement d’obédience de gauche, kirchnéristes”.- “Marche déstabilisatrice” -La ministre de la Sécurité Patricia Bullrich avait pour sa part dénoncé “une marche déstabilisatrice”, et mis en garde les manifestants face à d’éventuels troubles. “Qu’ils ne s’y risquent pas, parce qu’ils vont nous trouver”, a-t-elle lancé.Les retraités argentins sont les grands perdants de la première année d’austérité de la présidence Milei, en réalité perdants depuis plusieurs années d’inflation chronique, qui culmina à 211% sur l’année 2023.Depuis mi-2024, le minimum retraite est indexé mensuellement sur l’inflation -au lieu d’une révision périodique et plus aléatoire auparavant. En mars, ce minimum, que perçoit plus de la moitié des retraités, est ainsi passé à près de 350.000 pesos (328 dollars). Mais surtout, les retraités ont souffert des six premiers mois de la présidence Milei, où un rattrapage des retraites avait été gelé, malgré une dévaluation de 52% fin 2023, et avec une hausse du prix des médicaments en parallèle.”Je crois que le peuple est en train de se réveiller, après tant de choses que fait ce gouvernement bâtard”, déclarait à l’AFP, un peu à l’écart des lacrymogènes, Cristina Delgado, 85 ans, qui perçoit le minimum retraite et se dit indignée par la réponse policière. “J’ai vécu quatre dictatures, mais là, c’est pire, parce que c’est en démocratie”.

Argentine: violents heurts lors d’une marche pour les retraités, supporters de foot en soutien

Des heurts, parmi les plus violents en 15 mois de présidence Milei, ont opposé mercredi police et manifestants à Buenos Aires, lors d’une marche pour la défense des retraites, gonflée par la présence de nombreux supporters de clubs de football en soutien des retraités.La manifestation a dégénéré en milieu d’après-midi, après un long face-à-face tendu, …

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Le retour des astronautes américains coincés dans l’ISS se dessine

Une nouvelle mission habitée doit s’envoler mercredi vers la Station spatiale internationale à bord d’un vaisseau de l’entreprise d’Elon Musk, SpaceX, ouvrant la voie au retour des deux astronautes américains coincés dans l’espace depuis neuf mois.”Tous les systèmes sont en place et la météo est bonne”, a indiqué dans l’après-midi SpaceX sur le réseau social X.Le lancement doit se tenir à 19H48 locales (23H48 GMT) depuis Cap Canaveral, en Floride. Après plus de 10 heures de voyage, l’équipage formé de quatre personnes rejoindra la Station spatiale internationale (ISS), où les deux astronautes infortunés l’attendent.Si tout se déroule comme prévu et que la météo reste favorable, ces derniers, nommés Butch Wilmore et Suni Williams pourraient revenir sur Terre dès dimanche, a précisé la Nasa.Initialement partis pour une mission de huit jours, ces deux vétérans de l’espace sont coincés depuis juin dernier dans l’ISS en raison de défaillances sur le vaisseau Starliner de Boeing qui les avait acheminés en juin.Un périple qui a récemment pris un tournant politique, le président Donald Trump et son grand allié Elon Musk accusant l’administration de l’ex-président Joe Biden de les avoir volontairement abandonnés à leur sort.Le multimilliardaire est chargé depuis l’été 2024 par la Nasa d’opérer leur retour, mais a récemment assuré qu’il aurait pu les secourir il y a longtemps, sans toutefois préciser comment.- Rotation régulière -Son entreprise SpaceX a envoyé fin septembre vers l’ISS un vaisseau Crew Dragon avec seulement un astronaute américain et un cosmonaute russe à bord – au lieu des quatre passagers initialement prévus – afin de laisser de la place au retour pour Butch Wilmore et Suni Williams.Ces derniers attendent désormais l’arrivée de la mission suivante, Crew-10, qui doit décoller mercredi pour repartir.Le nouvel équipage est constitué de deux astronautes de la Nasa, Anne McClain et Nichole Ayers, d’un astronaute japonais Takuya Onishi et d’un nouvel cosmonaute russe, Kirill Peskov.En dépit de la guerre en Ukraine, les Etats-Unis et la Russie ont poursuivi ces dernières années leur collaboration dans le domaine spatial, avec l’envoi de cosmonautes russes via SpaceX et d’astronautes américains par les fusées russes Soyouz lors de missions de rotation de l’équipage de l’ISS.C’est dans ce cadre que s’inscrit cette nouvelle mission. Ses participants seront chargés de réaliser de nombreuses expériences scientifiques et technologiques dans le laboratoire spatial.Après une période passation de quelques jours entre les deux équipages, Butch Wilmore et Suni Williams pourront revenir sur Terre aux côtés de l’Américain Nick Hague et du Russe Alexandre Gorbounov de Crew-9.Si la météo est favorable, le vaisseau Crew Dragon ayant acheminé M. Hague et M. Gorbounov devrait quitter la Station spatiale internationale avec tous les quatre à bord dimanche, a fait savoir vendredi une ingénieure de la Nasa, Dana Weigel, et amerrir au large de la côte Est américaine, grâce à des parachutes-freins.Si leur séjour dans l’espace s’est éternisé, Butch Wilmore et Suni Williams n’ont pas encore dépassé le record de l’astronaute américain Frank Rubio. Ce dernier avait vécu 371 jours à bord de l’ISS en 2023, au lieu de six mois prévus initialement, en raison d’une fuite de liquide de refroidissement à bord du vaisseau spatial russe prévu pour son retour.”Nous nous étions préparés à rester longtemps, même si nous ne pensions rester que très peu”, a récemment dit Butch Wilmore, assurant qu’il s’agissait de la “raison même” de leur entraînement: “se préparer à toutes les éventualités et imprévus”.