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Les attaques “systématiques” d’Israël contre la santé reproductive à Gaza sont des “actes génocidaires”, selon des enquêteurs de l’ONU

Les attaques “systématiques” d’Israël contre la santé sexuelle et reproductive à Gaza sont des “actes génocidaires”, selon les conclusions jeudi d’une commission d’enquête des Nations unies, “qualifiées de fausses et absurdes” par le Premier ministre israélien.”La commission a constaté que les autorités israéliennes ont en partie détruit la capacité des Palestiniens à Gaza – en tant que groupe – à faire des enfants, à travers la destruction systématique des soins de santé sexuelle et reproductive”, a-t-elle indiqué dans un communiqué.Selon une convention de l’ONU de 1948, cinq types d’actes peuvent être considérés comme constitutifs d’un génocide. Et la Commission estime que deux d’entre eux ont été commis à Gaza: les “mesures visant à entraver les naissances” et la “soumission intentionnelle” d’un groupe à des conditions d’existence “devant entraîner sa destruction physique”.La Commission d’enquête internationale indépendante, composée de trois membres, a été créée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies en mai 2021 pour enquêter sur les violations du droit international en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. – “Actes génocidaires” -Chris Sidoti, avocat australien spécialiste  des droits humains et membre de la commission, a expliqué lors d’un point de presse à Genève que le crime de génocide concernait l’action et l’intention et que le rapport n’avait jusqu’à présent examiné que l’action.”Nous n’avons pas conclu à un génocide. Nous avons identifié un certain nombre d’actes qui constituent les catégories d’actes génocidaires au regard de la loi. Nous n’avons pas encore examiné la question de l’objectif génocidaire”, a-t-il expliqué.”Nous serons bientôt en mesure de traiter de manière exhaustive la question du génocide”, a-t-il ajouté.Le porte-parole du mouvement islamiste palestinien Hamas, Hazem Qassem, a déclaré à l’AFP que le rapport “confirme ce qui s’est passé sur le terrain : un génocide et des violations de toutes les normes humanitaires et juridiques”. Il réclame une comparution rapide des dirigeants israéliens devant la Cour pénale internationale (CPI).Mais pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, “au lieu de se concentrer sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis par l’organisation terroriste Hamas dans le pire massacre de Juifs depuis la Shoah, l’ONU a une fois de plus choisi d’attaquer l’Etat d’Israël avec des accusations fausses, notamment des affirmations absurdes de violences sexuelles”.Pour sa part, Chris Sidoti accuse les autorités israéliennes de “faire obstruction” au travail de la commission et de “mensonge chronique”.- Clinique FIV -Dans ce nouveau rapport, la commission pointe du doigt la destruction par les forces de sécurité israéliennes de la plus grande clinique de fécondation in vitro al Basma, qui conservait des milliers d’embryons.Cette destruction “visait à empêcher les naissances de Palestiniens à Gaza” et constitue à ses yeux “un acte génocidaire”, selon la commission, créée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU en 2021.Elle conclut également que cette destruction “visait à détruire les Palestiniens de Gaza en tant que groupe”.La commission se penche aussi sur les conséquences du blocage de l’aide humanitaire par Israël dans le cadre de la guerre à Gaza, déclenchée après l’attaque sans précédent contre Israël du Hamas le 7 octobre 2023.Les forces de sécurité israéliennes “ont délibérément imposé des conditions de vie visant à entraîner la destruction physique des Palestiniens de Gaza”, selon la commission, pour qui il s’agit également d’un acte génocidaire.”Des femmes et des jeunes filles sont mortes de complications liées à la grossesse et à l’accouchement en raison des conditions imposées par les autorités israéliennes, qui leur ont refusé l’accès aux soins de santé reproductive – des actes qui relèvent du crime contre l’humanité d’extermination”, relève également la commission, qui a déjà accusé Israël de crimes contre l’humanité et le Hamas de crimes de guerre.Des ONG, dont Amnesty International, et des experts indépendants de l’ONU ont accusé Israël de génocide à Gaza. En novembre, un comité spécial de l’ONU avait également jugé que les méthodes de guerre employées par Israël à Gaza présentaient les “caractéristiques d’un génocide”.De son côté, l’Afrique du Sud est à l’origine d’une plainte pour génocide visant Israël devant la Cour internationale de justice.

Les attaques “systématiques” d’Israël contre la santé reproductive à Gaza sont des “actes génocidaires”, selon des enquêteurs de l’ONU

Les attaques “systématiques” d’Israël contre la santé sexuelle et reproductive à Gaza sont des “actes génocidaires”, selon les conclusions jeudi d’une commission d’enquête des Nations unies, “qualifiées de fausses et absurdes” par le Premier ministre israélien.”La commission a constaté que les autorités israéliennes ont en partie détruit la capacité des Palestiniens à Gaza – en tant que groupe – à faire des enfants, à travers la destruction systématique des soins de santé sexuelle et reproductive”, a-t-elle indiqué dans un communiqué.Selon une convention de l’ONU de 1948, cinq types d’actes peuvent être considérés comme constitutifs d’un génocide. Et la Commission estime que deux d’entre eux ont été commis à Gaza: les “mesures visant à entraver les naissances” et la “soumission intentionnelle” d’un groupe à des conditions d’existence “devant entraîner sa destruction physique”.La Commission d’enquête internationale indépendante, composée de trois membres, a été créée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies en mai 2021 pour enquêter sur les violations du droit international en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. – “Actes génocidaires” -Chris Sidoti, avocat australien spécialiste  des droits humains et membre de la commission, a expliqué lors d’un point de presse à Genève que le crime de génocide concernait l’action et l’intention et que le rapport n’avait jusqu’à présent examiné que l’action.”Nous n’avons pas conclu à un génocide. Nous avons identifié un certain nombre d’actes qui constituent les catégories d’actes génocidaires au regard de la loi. Nous n’avons pas encore examiné la question de l’objectif génocidaire”, a-t-il expliqué.”Nous serons bientôt en mesure de traiter de manière exhaustive la question du génocide”, a-t-il ajouté.Le porte-parole du mouvement islamiste palestinien Hamas, Hazem Qassem, a déclaré à l’AFP que le rapport “confirme ce qui s’est passé sur le terrain : un génocide et des violations de toutes les normes humanitaires et juridiques”. Il réclame une comparution rapide des dirigeants israéliens devant la Cour pénale internationale (CPI).Mais pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, “au lieu de se concentrer sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis par l’organisation terroriste Hamas dans le pire massacre de Juifs depuis la Shoah, l’ONU a une fois de plus choisi d’attaquer l’Etat d’Israël avec des accusations fausses, notamment des affirmations absurdes de violences sexuelles”.Pour sa part, Chris Sidoti accuse les autorités israéliennes de “faire obstruction” au travail de la commission et de “mensonge chronique”.- Clinique FIV -Dans ce nouveau rapport, la commission pointe du doigt la destruction par les forces de sécurité israéliennes de la plus grande clinique de fécondation in vitro al Basma, qui conservait des milliers d’embryons.Cette destruction “visait à empêcher les naissances de Palestiniens à Gaza” et constitue à ses yeux “un acte génocidaire”, selon la commission, créée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU en 2021.Elle conclut également que cette destruction “visait à détruire les Palestiniens de Gaza en tant que groupe”.La commission se penche aussi sur les conséquences du blocage de l’aide humanitaire par Israël dans le cadre de la guerre à Gaza, déclenchée après l’attaque sans précédent contre Israël du Hamas le 7 octobre 2023.Les forces de sécurité israéliennes “ont délibérément imposé des conditions de vie visant à entraîner la destruction physique des Palestiniens de Gaza”, selon la commission, pour qui il s’agit également d’un acte génocidaire.”Des femmes et des jeunes filles sont mortes de complications liées à la grossesse et à l’accouchement en raison des conditions imposées par les autorités israéliennes, qui leur ont refusé l’accès aux soins de santé reproductive – des actes qui relèvent du crime contre l’humanité d’extermination”, relève également la commission, qui a déjà accusé Israël de crimes contre l’humanité et le Hamas de crimes de guerre.Des ONG, dont Amnesty International, et des experts indépendants de l’ONU ont accusé Israël de génocide à Gaza. En novembre, un comité spécial de l’ONU avait également jugé que les méthodes de guerre employées par Israël à Gaza présentaient les “caractéristiques d’un génocide”.De son côté, l’Afrique du Sud est à l’origine d’une plainte pour génocide visant Israël devant la Cour internationale de justice.

Les attaques “systématiques” d’Israël contre la santé reproductive à Gaza sont des “actes génocidaires”, selon des enquêteurs de l’ONU

Les attaques “systématiques” d’Israël contre la santé sexuelle et reproductive à Gaza sont des “actes génocidaires”, selon les conclusions jeudi d’une commission d’enquête des Nations unies, “qualifiées de fausses et absurdes” par le Premier ministre israélien.”La commission a constaté que les autorités israéliennes ont en partie détruit la capacité des Palestiniens à Gaza – en …

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Ukraine : des “questions importantes” quant à une trêve, dit Poutine, Zelensky dénonce des “manipulations”

Vladimir Poutine a souligné jeudi que des “questions importantes” devaient être réglées concernant la proposition des Etats-Unis d’une trêve en Ukraine, Donald Trump souhaitant de son côté qu’elle soit mise en oeuvre sans délai.Dans la soirée, le chef de l’Etat ukrainien Volodymyr Zelensky a pour sa part mis en garde contre “les paroles très prévisibles et très manipulatrices de Poutine en réponse à l’idée” de ce cessez-le-feu que Kiev a accepté.S’exprimant à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump, tout en qualifiant de “très prometteurs” les derniers propos de son homologue russe, a averti que “ce serait un moment très décevant pour le monde” si la Russie rejetait ce plan d’une suspension pendant 30 jours des combats évoqué mardi après des pourparlers ukraino-américains en Arabie Saoudite.”J’aimerais le rencontrer ou parler avec lui”, a-t-il ajouté à propos de Vladimir Poutine, “mais il faut régler la question (d’une trêve) rapidement”, a poursuivi Donald Trump, dont l’émissaire spécial Steve Witkoff est justement arrivé jeudi à Moscou. – “Des nuances” -“Nous sommes pour (un cessez-le-feu) mais il y a des nuances”, a déclaré dans le journée le président russe au cours d’une conférence de presse au Kremlin, affirmant vouloir “en parler” avec les Américains et “peut-être appeler le président” Trump.Vladimir Poutine, dont l’armée s’est lancée à l’assaut de l’Ukraine il y a plus de trois ans, a toutefois souligné qu’il fallait répondre à des “questions importantes” avant l’entrée en vigueur d’une telle trêve.”Comment garantir qu’une telle situation (le conflit, ndlr) ne se reproduise pas? Comment le contrôle sera-t-il organisé?”, s’est-il interrogé, disant craindre que l’Ukraine n’utilise cette pause pour recruter des soldats supplémentaires et recevoir de nouvelles armes occidentales.”Nous sommes d’accord avec les propositions visant à mettre fin aux hostilités mais nous partons du principe que cette trêve doit conduire à une paix durable et s’attaquer aux causes profondes de cette crise”, a encore martelé M. Poutine.- “Conflit armé direct” -La Russie a par ailleurs une nouvelle fois rejeté jeudi tout envoi en Ukraine de soldats européens en tant que force d’interposition en cas d’arrêt des hostilités, une idée avancée par le Royaume-Uni et des pays de l’UE.Pour la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, un tel déploiement serait considéré par son pays comme un “conflit armé direct” avec l’armée russe. “Nous répondrons par tous les moyens disponibles” a-t-elle prévenu.Depuis la première conversation téléphonique officielle entre MM. Poutine et Trump le 12 février, la Russie et les Etats-Unis ont convenu de remettre à plat leurs relations bilatérales, en plus de régler au plus vite le dossier ukrainien. Des délégations des deux pays se sont déjà rencontrées en Arabie saoudite puis en Turquie. Donald Trump a pour sa part repris des contre-vérités assénées par le Kremlin, rendant notamment Kiev responsable de l’assaut pourtant déclenché par Moscou en février 2022.Et puis il y a eu la vive altercation dans le Bureau ovale avec Volodymyr Zelensky, suivie de l’interruption de l’aide militaire et du renseignement américain, depuis rétablis, cruciaux pour l’Ukraine.- Soudja reprise -Dans l’intervalle, les forces russes, faisant face à un adversaire affaibli, ont repris à une vitesse inédite des territoires occupés par les Ukrainiens dans la région russe de Koursk, que Kiev espérait utiliser comme monnaie d’échange en cas de pourparlers de paix.  Elles ont ainsi revendiqué jeudi la reprise de la petite ville de Soudja, la principale conquête ukrainienne dans cette zone depuis l’été 2024. Ce qui marquerait un revers de taille pour l’Ukraine. Le même jour, Vladimir Poutine a dit que les “prochaines étapes” vers une trêve et la paix dans ce pays dépendraient du succès de son armée dans la région de Koursk.Les autorités ukrainiennes ont quant à elles ordonné jeudi l’évacuation de huit localités situées en Ukraine près de cette zone “en raison de l’aggravation de la situation opérationnelle” et des “bombardements constants”.Au cours de sa première visite dans la région de Koursk depuis l’offensive ukrainienne, Vladimir Poutine, avait dit la veille s’attendre à ce qu’elle “soit bientôt complètement libérée”.Face à la percée russe, le commandant en chef de l’armée ukrainienne, Oleksandre Syrsky, avait laissé entendre mercredi que ses hommes se repliaient dans ces territoires.

Ukraine : des “questions importantes” quant à une trêve, dit Poutine, Zelensky dénonce des “manipulations”

Vladimir Poutine a souligné jeudi que des “questions importantes” devaient être réglées concernant la proposition des Etats-Unis d’une trêve en Ukraine, Donald Trump souhaitant de son côté qu’elle soit mise en oeuvre sans délai.Dans la soirée, le chef de l’Etat ukrainien Volodymyr Zelensky a pour sa part mis en garde contre “les paroles très prévisibles et très manipulatrices de Poutine en réponse à l’idée” de ce cessez-le-feu que Kiev a accepté.S’exprimant à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump, tout en qualifiant de “très prometteurs” les derniers propos de son homologue russe, a averti que “ce serait un moment très décevant pour le monde” si la Russie rejetait ce plan d’une suspension pendant 30 jours des combats évoqué mardi après des pourparlers ukraino-américains en Arabie Saoudite.”J’aimerais le rencontrer ou parler avec lui”, a-t-il ajouté à propos de Vladimir Poutine, “mais il faut régler la question (d’une trêve) rapidement”, a poursuivi Donald Trump, dont l’émissaire spécial Steve Witkoff est justement arrivé jeudi à Moscou. – “Des nuances” -“Nous sommes pour (un cessez-le-feu) mais il y a des nuances”, a déclaré dans le journée le président russe au cours d’une conférence de presse au Kremlin, affirmant vouloir “en parler” avec les Américains et “peut-être appeler le président” Trump.Vladimir Poutine, dont l’armée s’est lancée à l’assaut de l’Ukraine il y a plus de trois ans, a toutefois souligné qu’il fallait répondre à des “questions importantes” avant l’entrée en vigueur d’une telle trêve.”Comment garantir qu’une telle situation (le conflit, ndlr) ne se reproduise pas? Comment le contrôle sera-t-il organisé?”, s’est-il interrogé, disant craindre que l’Ukraine n’utilise cette pause pour recruter des soldats supplémentaires et recevoir de nouvelles armes occidentales.”Nous sommes d’accord avec les propositions visant à mettre fin aux hostilités mais nous partons du principe que cette trêve doit conduire à une paix durable et s’attaquer aux causes profondes de cette crise”, a encore martelé M. Poutine.- “Conflit armé direct” -La Russie a par ailleurs une nouvelle fois rejeté jeudi tout envoi en Ukraine de soldats européens en tant que force d’interposition en cas d’arrêt des hostilités, une idée avancée par le Royaume-Uni et des pays de l’UE.Pour la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, un tel déploiement serait considéré par son pays comme un “conflit armé direct” avec l’armée russe. “Nous répondrons par tous les moyens disponibles” a-t-elle prévenu.Depuis la première conversation téléphonique officielle entre MM. Poutine et Trump le 12 février, la Russie et les Etats-Unis ont convenu de remettre à plat leurs relations bilatérales, en plus de régler au plus vite le dossier ukrainien. Des délégations des deux pays se sont déjà rencontrées en Arabie saoudite puis en Turquie. Donald Trump a pour sa part repris des contre-vérités assénées par le Kremlin, rendant notamment Kiev responsable de l’assaut pourtant déclenché par Moscou en février 2022.Et puis il y a eu la vive altercation dans le Bureau ovale avec Volodymyr Zelensky, suivie de l’interruption de l’aide militaire et du renseignement américain, depuis rétablis, cruciaux pour l’Ukraine.- Soudja reprise -Dans l’intervalle, les forces russes, faisant face à un adversaire affaibli, ont repris à une vitesse inédite des territoires occupés par les Ukrainiens dans la région russe de Koursk, que Kiev espérait utiliser comme monnaie d’échange en cas de pourparlers de paix.  Elles ont ainsi revendiqué jeudi la reprise de la petite ville de Soudja, la principale conquête ukrainienne dans cette zone depuis l’été 2024. Ce qui marquerait un revers de taille pour l’Ukraine. Le même jour, Vladimir Poutine a dit que les “prochaines étapes” vers une trêve et la paix dans ce pays dépendraient du succès de son armée dans la région de Koursk.Les autorités ukrainiennes ont quant à elles ordonné jeudi l’évacuation de huit localités situées en Ukraine près de cette zone “en raison de l’aggravation de la situation opérationnelle” et des “bombardements constants”.Au cours de sa première visite dans la région de Koursk depuis l’offensive ukrainienne, Vladimir Poutine, avait dit la veille s’attendre à ce qu’elle “soit bientôt complètement libérée”.Face à la percée russe, le commandant en chef de l’armée ukrainienne, Oleksandre Syrsky, avait laissé entendre mercredi que ses hommes se repliaient dans ces territoires.

Ukraine : des “questions importantes” quant à une trêve, dit Poutine, Zelensky dénonce des “manipulations”

Vladimir Poutine a souligné jeudi que des “questions importantes” devaient être réglées concernant la proposition des Etats-Unis d’une trêve en Ukraine, Donald Trump souhaitant de son côté qu’elle soit mise en oeuvre sans délai.Dans la soirée, le chef de l’Etat ukrainien Volodymyr Zelensky a pour sa part mis en garde contre “les paroles très prévisibles …

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Le Canada appelle le G7 à “continuer à soutenir l’Ukraine”

Le Canada, pays hôte du G7, a appelé jeudi à soutenir l’Ukraine contre “l’agression” russe, au moment où l’approche américaine plus conciliante à l’égard de Moscou divise le club des grandes démocraties industrialisées.Les ministres des Affaires étrangères du G7 sont réunis pour trois jours de discussions à Charlevoix, dans un hôtel qui surplombe le fleuve Saint-Laurent.L’unité du groupe – Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Royaume-Uni et Japon – est fortement ébranlée par le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, qui s’est rapproché de manière spectaculaire de Vladimir Poutine et mène une guerre commerciale avec ses proches alliés.Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, est le premier haut responsable du nouveau pouvoir américain à fouler le sol canadien depuis que les tensions sont extrêmement fortes entre les deux voisins.Pour sa rencontre avec son homologue canadienne, Mélanie Joly, ils ont échangé une bise et se sont serré la main avant de s’asseoir à côté des drapeaux des deux pays. Ils n’ont pas répondu aux questions de la presse.Peu après, Mélanie Joly a ouvert la session formelle du G7 appelant les puissances à “continuer à soutenir l’Ukraine face à l’agression illégale de la Russie”.”Nous voulons tous voir une paix juste et durable en Ukraine”, a-t-elle déclaré.- “Que par la force” -“Il n’y aura de paix en Europe que par la force”, a averti la ministre allemande Annalena Baerbock peu avant le début des discussions. “A quoi servirait un cessez-le-feu qui, dans deux ou quatre ans, conduirait à plus de souffrance, plus de destructions, plus de guerre en Europe?”, a-t-elle interrogé.L’Ukraine est le sujet numéro un de ce sommet multilatéral, trois jours après le feu vert de Kiev à la proposition américaine d’un cessez-le-feu de 30 jours, plus de trois ans après l’invasion russe.Pendant que les chefs de la diplomatie du G7 sont réunis au Québec, Vladimir Poutine, dont le monde entier attendait la réponse, s’est dit depuis Moscou “pour” une trêve. “Mais il y a des nuances” et des “questions importantes” à régler, a-t-il immédiatement temporisé.”Nous devons en parler avec nos partenaires américains, peut-être appeler le président Trump”, a ajouté le président russe.Washington presse Moscou d’accepter une trêve “sans conditions”, comme gage de bonne volonté.”Nous devons être très fermes sur le fait que tout cessez-le-feu ne peut être assorti de conditions”, a estimé la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas dans une interview à CNN jeudi en marge du sommet.”Je veux insister sur le fait que, si la Russie veut mettre fin à cette guerre, ils n’ont qu’à arrêter de bombarder l’Ukraine. Ils retirent leurs troupes. Et la guerre est terminée”, a-t-elle souligné.Le pivot de Donald Trump vers la Russie a provoqué une onde de choc en Europe et au-delà. Et a conduit les Européens à accélérer les discussions sur un avenir de défense sans les États-Unis.- Menaces commerciales -Toutes ces discussions sur l’Ukraine sont compliquées par les très fortes tensions entre les Etats-Unis et le reste du G7, notamment en raison de la guerre commerciale lancée par Donald Trump.Jeudi, il a menacé la France et l’Union européenne d’imposer des droits de douane de 200% sur leurs champagnes, vins et autres alcools.La veille, des droits de douane de 25% sont entrés en vigueur sur les importations d’acier et d’aluminium, entraînant des représailles immédiates de nombreux pays.Cette guerre commerciale se double pour le Canada d’une menace plus lourde: Donald Trump veut le voir devenir le “51e Etat” américain.Marco Rubio a toutefois estimé que la réunion du G7 ne portait pas “sur la façon dont nous allons prendre le contrôle du Canada”.”Vous arrivez dans notre pays, vous respectez notre façon de faire, et bien entendu notre souveraineté”, a néanmoins averti mercredi Mélanie Joly.Mais de l’autre côté de la frontière, Donald Trump continuait sur sa lancée des dernières semaines estimant que le Canada “ne fonctionne que s’il est un État” américain.”Ce serait le pays le plus incroyable visuellement. Si vous regardez une carte, vous verrez qu’ils ont tracé une ligne artificielle entre le Canada et les États-Unis”, a-t-il déclaré à des journalistes à Washington.

Syrie: adoption d’une déclaration constitutionnelle, “nouvelle page de l’histoire”

Le président par intérim de la Syrie, Ahmad al-Chareh, a salué jeudi une “nouvelle page de l’histoire” du pays en signant une déclaration constitutionnelle pour une période transitoire de cinq ans, garantissant notamment la liberté d’expression et les droits des femmes.”C’est une nouvelle page de l’histoire de la Syrie, où nous remplaçons l’injustice par la justice (…) et la souffrance par la miséricorde”, a déclaré M. Chareh, qui a mené une coalition rebelle dominée par des islamistes ayant renversé Bachar al-Assad en décembre après plus de 13 ans de guerre civile.Les nouvelles autorités ont aboli la Constitution et dissous le Parlement, qui était une chambre d’exécution des décisions du pouvoir sous Assad. M. Chareh, nommé en janvier président par intérim, a affirmé qu’il faudrait quatre à cinq ans pour organiser des élections.Annoncée lors d’une conférence de presse au palais présidentiel à Damas, la déclaration constitutionnelle a toutefois suscité des critiques de la part de l’administration autonome kurde dans le nord-est du pays. Pour l’importante minorité kurde, le texte “contredit la réalité de la Syrie et sa diversité”. Il “ne reflète pas l’esprit du peuple syrien et de ses différentes composantes, des Kurdes aux Arabes, en passant par les Syriaques, les Assyriens et les autres composantes nationales syriennes”, a estimé l’administration kurde.L’annonce de la déclaration constitutionnelle intervient peu après des massacres commis dans l’ouest de la Syrie, les pires violences depuis l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités.Ces massacres, perpétrés à la suite d’attaques de fidèles de Bachar al-Assad, ont fait 1.476 morts, pour la plupart des membres de la minorité musulmane alaouite dont est issu le président déchu, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, une ONG basée au Royaume-Uni mais qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie.”Rien ne peut justifier le meurtre de civils (…) Il doit y avoir une enquête crédible, indépendante et impartiale sur ces violations, et les responsables de ces actes doivent rendre des comptes”, a dit jeudi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.- “Séparation des pouvoirs” -La nouvelle déclaration constitutionnelle “criminalise la glorification de l’ancien régime d’Assad et de ses symboles”, a indiqué la présidence. “Nier, louer, justifier ou minimiser ses crimes sont des crimes punis par la loi.”La déclaration “protège” également la “liberté de croyance” et établit une séparation stricte des pouvoirs, dans un pays ou le clan Assad a régné sans partage pendant plus d’un demi-siècle.”Nous avons délibérément opté pour une séparation stricte des pouvoirs”, a déclaré un membre du comité de rédaction, Abdel Hamid al-Awak, soulignant que les Syriens avaient souffert par le passé “de l’empiètement du président de la République sur le reste des pouvoirs”.M. Awak a déclaré qu’une commission électorale supérieure serait formée pour superviser les élections du Parlement.Selon la déclaration constitutionnelle, il appartient au président par intérim de “nommer le tiers” des membres de la future assemblée, “seule responsable du processus législatif”.La déclaration constitutionnelle donne au président un seul pouvoir exceptionnel, celui de déclarer l’état d’urgence.La jurisprudence islamique reste “la source principale” de la législation et l’islam la religion du président, comme auparavant.- “Droits et libertés” -La déclaration garantit “un large éventail de droits et de libertés, notamment la liberté d’opinion, d’expression, de la presse”, tout en garantissant aux femmes “leurs droits sociaux, économiques et politiques”, selon M. Awak.Elle prévoit par ailleurs la formation d’une “commission de justice transitionnelle”, visant notamment à rendre justice aux “victimes et survivants” de la dictature.Elle souligne sur un autre plan “l’indépendance” de la justice et prohibe “la mise en place de tribunaux d’exception” dont les Syriens ont gravement souffert par le passé.Elle mentionne enfin “la nécessité de former un comité pour rédiger une Constitution définitive”.L’envoyé spécial pour la Syrie, Geir Pedersen, a dit “espérer que la déclaration (constitutionnelle) pourra constituer un cadre juridique solide pour une transition politique véritablement crédible et inclusive”, ajoutant que “sa mise en oeuvre correcte sera essentielle”, selon un porte-parole de l’ONU jeudi.Les Nations unies sont prêtes à travailler aux côtés de la Syrie pour “une transition politique inclusive qui garantisse qu’on rende des comptes, qui favorise la réconciliation nationale et qui jette les bases d’un redressement durable de la Syrie”, a pour sa part affirmé le secrétaire général de l’ONU.

Syrie: adoption d’une déclaration constitutionnelle, “nouvelle page de l’histoire”

Le président par intérim de la Syrie, Ahmad al-Chareh, a salué jeudi une “nouvelle page de l’histoire” du pays en signant une déclaration constitutionnelle pour une période transitoire de cinq ans, garantissant notamment la liberté d’expression et les droits des femmes.”C’est une nouvelle page de l’histoire de la Syrie, où nous remplaçons l’injustice par la justice (…) et la souffrance par la miséricorde”, a déclaré M. Chareh, qui a mené une coalition rebelle dominée par des islamistes ayant renversé Bachar al-Assad en décembre après plus de 13 ans de guerre civile.Les nouvelles autorités ont aboli la Constitution et dissous le Parlement, qui était une chambre d’exécution des décisions du pouvoir sous Assad. M. Chareh, nommé en janvier président par intérim, a affirmé qu’il faudrait quatre à cinq ans pour organiser des élections.Annoncée lors d’une conférence de presse au palais présidentiel à Damas, la déclaration constitutionnelle a toutefois suscité des critiques de la part de l’administration autonome kurde dans le nord-est du pays. Pour l’importante minorité kurde, le texte “contredit la réalité de la Syrie et sa diversité”. Il “ne reflète pas l’esprit du peuple syrien et de ses différentes composantes, des Kurdes aux Arabes, en passant par les Syriaques, les Assyriens et les autres composantes nationales syriennes”, a estimé l’administration kurde.L’annonce de la déclaration constitutionnelle intervient peu après des massacres commis dans l’ouest de la Syrie, les pires violences depuis l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités.Ces massacres, perpétrés à la suite d’attaques de fidèles de Bachar al-Assad, ont fait 1.476 morts, pour la plupart des membres de la minorité musulmane alaouite dont est issu le président déchu, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, une ONG basée au Royaume-Uni mais qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie.”Rien ne peut justifier le meurtre de civils (…) Il doit y avoir une enquête crédible, indépendante et impartiale sur ces violations, et les responsables de ces actes doivent rendre des comptes”, a dit jeudi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.- “Séparation des pouvoirs” -La nouvelle déclaration constitutionnelle “criminalise la glorification de l’ancien régime d’Assad et de ses symboles”, a indiqué la présidence. “Nier, louer, justifier ou minimiser ses crimes sont des crimes punis par la loi.”La déclaration “protège” également la “liberté de croyance” et établit une séparation stricte des pouvoirs, dans un pays ou le clan Assad a régné sans partage pendant plus d’un demi-siècle.”Nous avons délibérément opté pour une séparation stricte des pouvoirs”, a déclaré un membre du comité de rédaction, Abdel Hamid al-Awak, soulignant que les Syriens avaient souffert par le passé “de l’empiètement du président de la République sur le reste des pouvoirs”.M. Awak a déclaré qu’une commission électorale supérieure serait formée pour superviser les élections du Parlement.Selon la déclaration constitutionnelle, il appartient au président par intérim de “nommer le tiers” des membres de la future assemblée, “seule responsable du processus législatif”.La déclaration constitutionnelle donne au président un seul pouvoir exceptionnel, celui de déclarer l’état d’urgence.La jurisprudence islamique reste “la source principale” de la législation et l’islam la religion du président, comme auparavant.- “Droits et libertés” -La déclaration garantit “un large éventail de droits et de libertés, notamment la liberté d’opinion, d’expression, de la presse”, tout en garantissant aux femmes “leurs droits sociaux, économiques et politiques”, selon M. Awak.Elle prévoit par ailleurs la formation d’une “commission de justice transitionnelle”, visant notamment à rendre justice aux “victimes et survivants” de la dictature.Elle souligne sur un autre plan “l’indépendance” de la justice et prohibe “la mise en place de tribunaux d’exception” dont les Syriens ont gravement souffert par le passé.Elle mentionne enfin “la nécessité de former un comité pour rédiger une Constitution définitive”.L’envoyé spécial pour la Syrie, Geir Pedersen, a dit “espérer que la déclaration (constitutionnelle) pourra constituer un cadre juridique solide pour une transition politique véritablement crédible et inclusive”, ajoutant que “sa mise en oeuvre correcte sera essentielle”, selon un porte-parole de l’ONU jeudi.Les Nations unies sont prêtes à travailler aux côtés de la Syrie pour “une transition politique inclusive qui garantisse qu’on rende des comptes, qui favorise la réconciliation nationale et qui jette les bases d’un redressement durable de la Syrie”, a pour sa part affirmé le secrétaire général de l’ONU.