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César 2026: le cinéma français désigne ses lauréats jeudi soir

Qui pour succéder à “Emilia Perez”? Malgré les dix nominations de “Nouvelle Vague”, les César, remis jeudi soir, s’annoncent particulièrement indécis cette année en l’absence de succès incontestable dans les salles de cinéma françaises.Revisitant le tournage mythique d'”A bout de souffle”, le long-métrage en noir et blanc de l’Américain Richard Linklater est une déclaration d’amour au mouvement qui révolutionna le cinéma à la fin des années 1950 et vise le prix du meilleur film.Il fait face à “L’Attachement” de Carine Tardieu, sur une femme qui se lie à son voisin de palier et ses enfants, “Dossier 137” de Dominik Moll, consacré à une enquête de la police des polices sur une bavure policière, “La Petite dernière” de Hafsia Herzi, sur une musulmane déchirée entre sa foi et l’éveil de son désir pour les femmes, et “Un Simple accident” du cinéaste iranien Jafar Panahi, manifeste contre l’arbitraire et la violence de la République islamique, tourné clandestinement en Iran et lauréat de la Palme d’or au dernier Festival de Cannes.Ces cinq œuvres seront départagées au cours d’une cérémonie animée par Benjamin Lavernhe et retransmise sur Canal+ et sur la chaîne de la TNT CStar à partir de 20H30, depuis l’Olympia à Paris.Autre film en vue, “L’Inconnu de la Grande Arche”, de Stéphane Demoustier, sur le destin méconnu de l’architecte danois qui conçut ce bâtiment emblématique du quartier d’affaires de La Défense dans les années 1980, a décroché de nombreuses nominations dans les catégories d’interprétation.- Carrey à l’honneur -Claes Bang, acteur danois qui incarne Johan Otto von Spreckelsen, l’architecte consumé par ce chantier pharaonique, est ainsi en lice pour le César du meilleur acteur. Il sera opposé à Laurent Lafitte, qui incarne François-Marie Banier dans “La Femme la plus riche du monde”, long-métrage sur l’intrusion de ce photographe auprès de la milliardaire Liliane Bettencourt.Cette dernière est jouée par Isabelle Huppert, nommée pour le César de la meilleure actrice, face notamment à Léa Drucker (“Dossier 137”) et Valeria Bruni-Tedeschi (“L’Attachement”).L’Académie remettra également un César d’honneur à Jim Carrey pour l’ensemble de sa carrière. L’acteur de 64 ans, qui joue moins ces dernières années, est un des visages les plus connus de la comédie américaine, grâce à ses rôles dans “The Mask” et “Ace Ventura”.Ses performances dans des films dramatiques comme “The Truman Show”, “Man on the Moon” ou “Eternal Sunshine of the Spotless Mind”, lui ont aussi valu distinctions et reconnaissance de la critique.Plusieurs personnalités du 7e Art sont attendues pour remettre des prix, à commencer par le réalisateur canadien David Cronenberg (“La Mouche”, “Les Promesses de l’ombre”).La cérémonie pourrait servir de relais au monde du cinéma pour porter certains combats. Dimanche, 4.000 acteurs, actrices et cinéastes ont par exemple signé une tribune dénonçant le “pillage en règle” de leur travail par des outils d’intelligence artificielle.Certains nouveaux visages du cinéma français sont eux attendus, après le succès de leurs films en 2025. C’est le cas de la réalisatrice de “Partir un jour” Amélie Bonnin, dont le film est nommé dans quatre catégories, tout comme “Arco” d’Ugo Bienvenu, également nommé pour le prix du meilleur film d’animation aux Oscars.Enfin, un visage très connu du public français malgré tout nommé aux César pour la première fois à 62 ans: Franck Dubosc prétend au trophée du meilleur scénario original pour son film “Un ours dans le Jura”, l’un des plus grands succès du cinéma français l’année dernière.

Le chancelier Merz en super VRP de l’Allemagne pour son dernier jour en Chine

Le chancelier Friedrich Merz emmène jeudi dans un des pôles technologiques chinois des dizaines de chefs d’entreprise allemands en quête de contrats, au deuxième jour de sa visite dans un pays débouché mais aussi de plus en plus concurrent du Made in Germany.Mercredi, le chef du gouvernement allemand a été reçu par le président Xi Jinping avant d’annoncer une commande chinoise allant “jusqu’à 120” appareils de l’avionneur européen Airbus.Pour sa première visite dans le pays depuis son arrivée au pouvoir en 2025, Friedrich Merz a présenté cet accord comme illustrant le potentiel d’une relation économique apaisée et “juste” avec la Chine, principal partenaire commercial de l’Allemagne. M. Merz doit trouver le bon équilibre car le géant asiatique et ses entreprises sont de plus en plus perçus par le monde industriel allemand comme de sérieux rivaux.Après les dirigeants français, canadien ou britannique, le chancelier est le dernier en date à faire le déplacement à Pékin, à un moment où le président américain Donald Trump, lui-même annoncé en Chine fin mars, bouscule l’ordre établi à coups de droits de douane et de remise en question des alliances.- Intelligence artificielle -Après avoir visité jeudi matin la Cité interdite, ancienne résidence des empereurs à Pékin, M. Merz a assisté à la présentation de véhicules autonomes du constructeur allemand Mercedes, avant de s’envoler pour Hangzhou (est), à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Shanghai. Cette métropole de 12 millions d’habitants est le siège de nombreux fleurons technologiques chinois, comme la startup DeepSeek, célèbre pour son robot conversationnel, ou le mastodonte Alibaba (commerce en ligne, cloud, logistique), tous deux engagés dans l’intelligence artificielle (IA).M. Merz doit visiter Unitree Robotics, acteur majeur de la robotique en Chine. Spécialisée dans l’IA dite “matérielle”, Unitree fabrique des robots quadrupèdes (à l’apparence de petits chiens), mais aussi humanoïdes, destinés notamment au grand public.L’ambition de la start-up est de démocratiser l’accès à la robotique avancée en proposant des machines performantes à des prix plus abordables, à l’image de ce que son compatriote DJI a fait pour les drones. Des géants chinois comme Alibaba, Tencent (internet, jeux) et le constructeur automobile Geely comptent parmi ses investisseurs.M. Merz se rend ensuite chez l’énergéticien allemand Siemens Energy. Il repart jeudi pour Berlin. Comme ses partenaires de l’Union européenne (UE), l’Allemagne s’alarme de l’arrivée sur le marché du Vieux Continent d’un nombre croissant de véhicules électriques et des excédents de production chinois.”Nous avons des préoccupations très précises en ce qui concerne notre coopération, que nous souhaitons améliorer et rendre plus juste”, a dit M. Merz mercredi.La première économie européenne pâtit de la pression grandissante de la concurrence chinoise: en Chine même, où l’industrie allemande écoule de longue date sa production, mais aussi ailleurs dans le monde, jusqu’en Allemagne, y compris dans les secteurs de l’automobile et de la haute technologie.

Ruptures conventionnelles: accord trouvé entre deux syndicats et le patronat

Les trois organisations patronales et deux syndicats, la CFDT et la CFTC, sont parvenus mercredi soir à un accord réduisant la durée d’indemnisation par l’assurance chômage après une rupture conventionnelle.Cet accord, qui permet aux partenaires sociaux de garder la main sur l’assurance chômage que le gouvernement menaçait de reprendre en cas d’échec, est rejeté par le négociateur de la CGT et celui de la CFE-CGC. FO réserve sa réponse.Le texte doit encore être avalisé par les instances de l’ensemble des organisations, au plus tard le 23 mars, puis être voté par le Parlement.Si tel est le cas, les demandeurs d’emploi issus de ces ruptures de contrat à l’amiable se verront appliquer des règles d’indemnisation spécifiques, alors que lors de la création de ce dispositif en 2008, ils avaient été logés à la même enseigne que les autres chômeurs.Trois ans après l’entrée en vigueur de la réforme réduisant la durée maximale d’indemnisation pour tous les demandeurs d’emploi, l’accord trouvé mercredi prévoit que cette durée soit encore réduite pour les salariés ayant conclu une rupture conventionnelle. Elle passera de 18 mois à 15 mois pour les personnes de moins de 55 ans et à 20,5 mois pour ceux de 55 ans et plus, contre actuellement 22,5 mois à 55 et 56 ans et 27 mois après 57 ans.Les signataires insistent sur la nécessité de permettre le retour vers l’emploi le plus rapide possible des ces demandeurs d’emploi plus jeunes et plus diplômés que la moyenne des allocataires. Pour cela, ils prévoient la mise en place d’un accompagnement renforcé.Dans le cadre de cet accompagnement, les personnes de 55 ans et plus pourront demander la prolongation de leur indemnisation, qui sera accordée ou pas en fonction de l’appréciation par les agents de France Travail des démarches qu’ils auront entreprises pour réaliser leur projet professionnel.Le négociateur du Medef, Hubert Mongon, s’est félicité d’une “approche de droits et de devoirs assumés”. “Il était très important pour nous de ne pas casser l’outil ruptures conventionnelles individuelles, qui est plébiscité par les salariés et les entreprises, prioritairement les petites entreprises”, a-t-il commenté.Le négociateur de FO, Michel Beaugas, a indiqué ne pas être en mesure de se prononcer mercredi soir sur l’accord. Celui de la CFE-CGC, Jean-François Foucard, a clairement indiqué que le syndicat des cadres ne serait “pas signataire”.- “Usine à gaz” -Sans tenir compte de l’impact de l’accompagnement renforcé, la mesure permettrait d’économiser 20 millions d’euros la première année, 270 millions la deuxième, 760 la troisième et 940 à partir de la cinquième, en régime de croisière. Le gouvernement avait demandé aux partenaires sociaux de dégager au moins 400 millions d’euros par an sur la durée restante de la convention d’assurance chômage, c’est à dire jusqu’en 2028.Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait écarté une remise à plat complète de la convention d’assurance chômage de novembre 2024, demandée en août par son prédécesseur François Bayrou, avec un objectif d’économies de quatre milliards d’euros.Les organisations signataires demandent à l’État que le supplément de taxe pour les entreprises sur les ruptures conventionnelles, intégré dans le budget 2026, soit affecté à l’Unédic.Elles appellent les pouvoirs publics à entreprendre toutes les actions nécessaires pour modifier les règles européennes d’indemnisation des travailleurs frontaliers, qui génèrent un déficit annuel de 860 millions d’euros pour la France.Le texte prévoit aussi des travaux pour l’amélioration de la récupération des allocations trop perçues, qui représentent près de 1,3 milliard d’euros en 2025.”C’est une usine à gaz qui va se mettre en place”, a dénoncé le négociateur de la CGT Denis Gravouil, qui appelait à la création d’un “malus” pour les employeurs abusant des ruptures conventionnelles.Pour Frédéric Belouze de la CFTC, l’accord, sans être parfait, “limite un peu la casse”, notamment en évitant la mise en place d’une dégressivité des allocations.Parmi les mesures avancées par le patronat qui ne seront pas reprises figurait un durcissement des conditions d’accès à l’assurance chômage des intermittents du spectacle, mais Hubert Mongon a souligné que ce sujet ferait partie intégrante de la renégociation de la convention d’assurance chômage en 2028.Pour protester contre cette éventualité, des manifestants s’étaient réunis dans la matinée à l’appel de la CGT devant le siège de l’Unédic.

Cuba dénonce une tentative d'”infiltration” par la mer d’un groupe armé venant des Etats-Unis

Cuba a dénoncé une tentative d’infiltration à des “fins terroristes” après avoir abattu mercredi aux abords de l’île quatre occupants d’une vedette immatriculée en Floride et transportant selon La Havane des Cubains résidant aux Etats-Unis.”Il a été établi que la vedette rapide neutralisée, immatriculée en Floride sous le numéro FL7726SH, transportait dix personnes armées qui, selon les déclarations préliminaires des détenus, avaient l’intention de procéder à une infiltration à des fins terroristes”, a indiqué le ministère cubain de l’Intérieur dans un communiqué. “Des fusils d’assaut, des armes de poing, des engins explosifs de fabrication artisanale (cocktails Molotov), des gilets pare-balles, des lunettes télescopiques et des uniformes de camouflage ont été saisis”, a détaillé cette source.Les membres du groupe armé sont “des Cubains résidant aux Etats-Unis” et “la plupart d’entre eux ont des antécédents connus d’activité délictueuse et violente”, a précisé le ministère de l’Intérieur, qui a publié les noms des six occupants de la vedette blessés, ainsi que celui d’un tué.Deux des blessés “figurent sur la liste nationale des personnes et entités qui (…) ont fait l’objet d’enquêtes pénales et sont recherchées par les autorités cubaines”, a-t-il ajouté.Les autorités cubaines indiquent également qu’un Cubain “envoyé depuis les Etats-Unis pour assurer la réception du groupe armé infiltré a été arrêté sur le territoire national” et “a avoué ses actes”.Plus tôt dans la journée, les autorités cubaines avaient indiqué que quatre occupants d’un bateau immatriculé en Floride avaient été abattus et six autres blessés lors d’un échange de tirs avec des garde-côtes. La vedette rapide avait été détectée au large de la côte nord de Cuba, près du Cayo Falcones, dans la province de Villa Clara (centre).Selon les autorités cubaines, des “coups de feu” avaient été tirés depuis l’embarcation contre les effectifs cubains qui s’approchaient pour procéder à son identification, blessant le commandant du navire. – “Changement radical” -Cet incident est suivi de très près aux Etats-Unis dont le chef de la diplomatie Marco Rubio, lui-même d’origine cubaine, a annoncé que son pays agirait “en conséquence”.”Au fur et à mesure que nous recueillerons davantage d’informations, nous serons prêts à réagir en conséquence”, a-t-il déclaré en marge d’une réunion de la Communauté caribéenne (Caricom) dans l’archipel de Saint-Christophe-et-Niévès.Avant l’annonce de La Havane sur la présence à bord d’un groupe armé, le procureur général de Floride, James Uthmeier, avait annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire. “Le gouvernement cubain n’est pas digne de confiance et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que ces communistes répondent de leurs actes”, a-t-il écrit sur X.Le vice-président américain, JD Vance, a déclaré pour sa part que les Etats-Unis “surveillaient” la situation.Les relations entre Cuba et les Etats-Unis connaissent un regain de tension depuis la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines début janvier et l’arrêt par Caracas, sous pression de Washington, des livraisons de pétrole à Cuba. Les Etats-Unis, qui ne cachent pas leur souhait de voir un changement de régime sur l’île de 9,6 millions d’habitants, appliquent une politique de pression maximum sur La Havane, invoquant la “menace exceptionnelle” que ferait peser sur la sécurité nationale américaine ce pays situé à seulement 150 km des côtes de la Floride.Mercredi, Washington a toutefois confirmé avoir infléchi à des fins humanitaires les restrictions à l’exportation de pétrole à Cuba, en manque drastique de carburant, en permettant que du pétrole d’origine vénézuélienne puisse être revendu au secteur privé cubain, à condition que les transactions ne profitent pas au pouvoir mais “au peuple” de l’île. Marco Rubio a averti que des restrictions sur ces importations par Cuba seraient de nouveau mises en place si La Havane violait “l’esprit” de cet assouplissement.Il a aussi appelé Cuba à “changer radicalement car c’est sa seule chance d’améliorer la qualité de vie de sa population”. “S’ils veulent mener (des) réformes radicales qui ouvrent la voie à la liberté économique et, à terme, politique pour le peuple cubain, il est évident que les Etats-Unis seraient ravis de voir cela”, a-t-il déclaré. 

Kiev et d’autres villes ukrainiennes visées par des attaques russes dans la nuit

Plusieurs villes ukrainiennes dont Kiev, la capitale, ont été la cible d’attaques russes tôt jeudi, à quelques heures de nouvelles discussions américano-ukrainiennes en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre.Plusieurs explosions ont été entendues au cours de la nuit dans le centre de Kiev par une journaliste de l’AFP. D’après le chef de l’administration militaire locale, Tymour Tkatchenko, “des drones d’attaque et des missiles balistiques” ont visé la capitale.Trois districts ont été touchés, a rapporté à l’aube le maire de Kiev, Vitali Klitschko, sur Telegram. Des débris ont notamment endommagé un immeuble d’habitation de neuf étages mais sans faire de blessés, selon la même source.Une multitude d’autres grandes villes ont été ciblées dans la nuit au point que, dans le même temps, la Pologne, voisine de l’Ukraine, a mobilisé son aviation pour sécuriser son espace aérien, ont indiqué ses forces armées sur X.Kharkiv (nord-est) a été visée par des drones et des missiles, a rapporté son maire, Igor Terekhov, évoquant des explosions.Dans cette ville, la deuxième la plus peuplée du pays avant l’invasion russe lancée en février 2022, ainsi que dans un village voisin, 14 personnes au total ont été blessées, parmi lesquelles un enfant de sept ans, selon Oleg Synegoubov, le chef de l’administration militaire locale.A Zaporijjia (sud-est), au moins sept personnes ont été blessées, selon Ivan Fedorov, à la tête de l’administration régionale. Plus de 500 logements sont privés de chauffage et 19 immeubles ont, entre autres, été endommagés, a-t-il précisé.Dans le centre du pays, à Kryvyï Rig, deux personnes ont été blessées lors d’une attaque, d’après le chef de l’administration régionale de Dnipropetrovsk, Oleksandr Ganja.La région de Vinnytsia est aussi la cible d’une “attaque aérienne ennemie massive”, selon son homologue locale Natalia Zabolotna.Les émissaires ukrainien et américains doivent se retrouver jeudi à Genève, en Suisse, pour travailler à de nouvelles discussions trilatérales avec la Russie afin de mettre fin au conflit, entré mardi dans sa cinquième année.

A Genève, de nouveaux pourparlers entre Iran et Etats-Unis

L’Iran et les Etats-Unis se retrouvent jeudi pour une troisième session de pourparlers indirects en Suisse, avec pour objectif de sortir du flou actuel “ni guerre ni paix”, selon les mots du président iranien.Mais quelques heures avant l’ouverture de ces discussions à Genève, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a fait part d'”un gros problème”, accusant Téhéran de refuser de parler de son programme de missiles balistiques – un dossier que souhaite aborder Washington comme la question du nucléaire.Depuis janvier, chaque partie se dit ouverte au dialogue mais aussi prête à l’action militaire, laissant le champ ouvert à tous les scénarios.Le président américain Donald Trump, qui a envoyé dans le Golfe un dispositif militaire massif, répète qu’il préfère une résolution du différend par la diplomatie, mais a accusé mardi Téhéran d’avoir de “sinistres ambitions nucléaires”.L’Iran a “développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases” militaires et cherche à en concevoir des plus puissants encore, capables “d’atteindre bientôt les Etats-Unis”, a-t-il assuré.”Gros mensonges”, a répondu le ministère iranien des Affaires étrangères, alors que l’Iran affirme avoir limité la portée de ses missiles à 2.000 km.Il dispose d’un large arsenal d’engins conçus localement, notamment des Shahab-3, qui peuvent atteindre Israël, son ennemi juré, et quelques pays d’Europe orientale.- “Opportunité historique” -Le sujet est au cœur de la discorde entre les deux pays ennemis: Washington veut inclure le programme de missiles balistiques dans les discussions, mais aussi la question du soutien de Téhéran à des groupes armés hostiles à Israël, ce que l’Iran refuse. La République islamique souhaite en effet limiter les négociations au volet nucléaire et exige la levée des sanctions qui étranglent son économie.”Le président souhaite des solutions diplomatiques. Il les préfère, il les préfère largement. Je ne qualifierais donc pas la journée de demain (jeudi) autrement que comme une série de discussions, qui, je l’espère, seront productives, mais au final, vous savez, nous devrons discuter d’autres sujets que le seul programme nucléaire”, a déclaré Marco Rubio lors d’une conférence de presse à Saint-Kitts-et-Nevis.Malgré ces divergences, l’Iran assure qu’un accord est “à portée de main”, selon le chef de la diplomatie Abbas Araghchi, qui mène la délégation aux négociations, invoquant une “opportunité historique”.Le président Massoud Pezeshkian a pour sa part évoqué une “perspective favorable”, disant espérer sortir de “cette situation +ni guerre ni paix”+.Mais “le succès de ces négociations dépend du sérieux de l’autre partie et de sa capacité à éviter les comportements et les positions contradictoires”, a souligné M. Araghchi dans un communiqué tôt jeudi.Les Etats-Unis sont représentés par l’émissaire Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner, qui en parallèle doivent mener des pourparlers avec l’Ukraine, également à genève jeudi.L’Iran et les Etats-Unis ont repris le dialogue début février à Oman, pays médiateur, puis se sont retrouvées une première fois en Suisse le 17.- “Appréhension” régionale -Un précédent cycle de négociations avait été stoppé net au printemps 2025 par la guerre déclenchée par Israël contre l’Iran.Washington avait à cette occasion frappé des sites nucléaires en Iran et Donald Trump avait assuré avoir “anéanti” son programme nucléaire, même si l’étendue exacte des dégâts n’est pas connue.Les Occidentaux et Israël craignent que l’Iran ne cherche à se doter de la bombe atomique, tandis que Téhéran met en avant son droit au nucléaire civil, en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.Les nouvelles tensions entre Washington et Téhéran sont apparues après la répression dans le sang en janvier d’un vaste mouvement de contestation en Iran. Donald Trump avait alors promis de venir “en aide” au peuple iranien.”On a vu en janvier un grand effort d’un certain nombre d’Etats au Moyen-Orient pour convaincre les Etats-Unis” de ne pas frapper l’Iran, relève Emile Hokayem, de l’Institut international d’études stratégiques (IISS), établi à Londres.”Mais il y a beaucoup d’appréhension à l’heure actuelle car on s’attend à ce que ce soit (une guerre) plus importante” qu’en juin 2025 avec “des Iraniens qui se battront davantage”, poursuit-il.Tayebeh, femme au foyer de Téhéran âgée de 60 ans a dit s’inquiéter des conséquences d’une offensive américaine, mais aussi vouloir sortir de l’incertitude.”Trump a déclaré que la guerre serait très mauvaise pour l’Iran (…) La population souffrirait énormément”, a-t-elle dit à l’AFP sous couvert d’anonymat. “Les gens souffrent déjà aujourd’hui, mais au moins, avec la guerre, notre sort serait clair.”

Rubio appelle à un “changement radical” à Cuba, asphyxiée

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a déclaré mercredi que Cuba devait “changer radicalement”, au moment où les Etats-Unis ont infléchi, à des fins humanitaires, leurs restrictions à l’exportation de pétrole à l’île communiste, où sévit une grave crise économique.”Cuba doit changer radicalement, car c’est sa seule chance d’améliorer la qualité de vie …

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La Corée du Nord prête à “bien s’entendre” avec Washington, rejette les avances de Séoul

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a estimé que Pyongyang pourrait “bien s’entendre” avec les Etats-Unis, sous condition que soit reconnu son statut nucléaire, tout en repoussant les tentatives de dialogue de Séoul, a rapporté jeudi l’agence officielle après la clôture du congrès du parti unique. Lors du précédent congrès en 2021, Kim Jong Un avait …

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Venezuela: Tarek William Saab, atypique ex-procureur général au service du pouvoir

“Poète et avocat”, aime-t-il à se décrire. Tarek William Saab, procureur général du Venezuela pendant presque dix ans qui a démissionné mercredi, est un personnage haut en couleurs et controversé qui, tout en se disant défenseur des droits de l’Homme, a été un des grands artisans de la répression sous la présidence de Nicolas Maduro.Juste …

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Venezuela: démission du procureur général figure de la répression sous Maduro

Le procureur général du Venezuela Tarek William Saab, figure de la répression sous Nicolas Maduro, a démissionné, moins de deux mois après la capture du président par l’armée américaine et alors que la présidente par intérim Delcy Rodriguez a promis une réforme judiciaire.Il est toutefois nommé Défenseur du peuple à titre intérimaire, une mesure qui …

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