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L’Australie en proie aux feux dans des “conditions catastrophiques”, selon les pompiers

Des feux de brousse ont brûlé des habitations et réduit en cendres des milliers d’hectares de forêt vendredi dans le sud-est rural de l’Australie, ont annoncé les pompiers, précisant que des vents chauds rendaient les conditions “catastrophiques” dans cette région extrêmement sèche. Des dizaines de hameaux ont été évacués dans l’Etat de Victoria et trois personnes, dont …

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Le monde agricole ne décolère pas contre le Mercosur, voté à Bruxelles

Repli des tracteurs de la Coordination rurale et entrée en scène de ceux de la Confédération paysanne, qui dénonce l’interpellation de deux de ses responsables devant l’Arc de Triomphe: la mobilisation agricole se poursuit vendredi en France, contre le Mercosur et la politique sanitaire du gouvernement.Le vote vendredi à Bruxelles de ce traité de libre-échange entre l’Union européenne et des pays latino-américains, malgré l’opposition de la France et des agriculteurs qui craignent un déferlement de boeuf, volailles et sucre produits avec des normes moins disantes que les règles européennes, devrait amplifier la colère qui éclate depuis début décembre dans les campagnes.Deux porte-parole de la Confédération paysanne ont été interpellés devant l’Arc de Triomphe où ils marchaient avec des militants après une opération escargot sur le périphérique parisien. Le syndicat a dénoncé des “arrestations scandaleuses” et “violentes”.Jean-Luc Mélenchon a dénoncé sur X “une grave mise en cause de la liberté de manifestation”, peu après le dépôt par son parti la France insoumise d’une motion de censure contre le gouvernement, notamment pour protester contre l’accord de libre-échange.Avant l’aube, plusieurs dizaines d’agriculteurs de la Confédération paysanne sont entrés sur le périphérique à l’est, porte de Montreuil, avec six tracteurs. Vers 11H00, des tracteurs étaient bloqués dans l’ouest de Paris, porte Maillot, accompagnés de militants de la CGT et des Soulèvements de la terre.”C’est le Mercosur qu’il faut abattre, pas nos vaches!”, a déclaré Nicolas Fortin, secrétaire général du 3e syndicat agricole français, historiquement marqué à gauche, opposé au libre-échange et très engagé contre la gestion actuelle de l’épizootie de dermatose qui frappe les bovins.- “Un exploit” -Une position défendue la veille par les “bonnets jaunes” de la Coordination rurale (CR), 2e syndicat agricole, coutumier des opérations coup de poing et dont certains responsables dans le Sud-Ouest ne cachent pas leur proximité avec l’extrême droite.”Mercosur mort à coup sûr”, clamait une pancarte accrochée à un tracteur de la CR jeudi à l’Arc de Triomphe, où ils n’ont pas été inquiétés par les forces de l’ordre.Après avoir cheminé de leurs bastions du Sud-Ouest, de Normandie ou du Nord, les agriculteurs de la CR ont réussi leur démonstration de force, parvenant à entrer dans la capitale, jusque devant l’Assemblée nationale malgré les interdictions de rassemblements non déclarés devant le grandes institutions parisiennes.Onze interpellations, 12 mises en fourrière et 65 verbalisations ainsi que plus de 600 manifestants ont été recensées jeudi par le ministère de l’Intérieur en Ile-de-France, hors de la capitale. Laurent Nunez a assumé de n’avoir pas dispersé cette action “illégale”.Dans la soirée, le président du syndicat, l’éleveur Bertrand Venteau, a appelé ses troupes au repos, promettant de “revenir” en force si besoin.- Actions dans plusieurs régions -Des actions sont prévues vendredi dans plusieurs régions, mais aussi en Belgique ou encore en Pologne.Dans le Nord, les autoroutes A27 et A2, qui mènent aux autoroutes belges E42 et E19, sont fermées depuis jeudi soir dans le sens France-Belgique. L’entrepôt pétrolier de Haulchin (Nord) est bloqué par des tracteurs de la CR.La gendarmerie a fait état de plusieurs blocages routiers à 7h30, à Beaune (Bourgogne) mais aussi en Lozère, dans le Tarn et dans le Pays Basque.L’accès au dépôt de carburant de Bassens, sur le port de Bordeaux, est toujours bloqué par des agriculteurs de la CR.”C’est une descente aux enfers (…) Les produits qui rentrent du Mercosur sont moins chers, parce qu’ils produisent du maïs sur des milliers d’hectare”, avec des OGM interdits en Europe, se désole ean-Michel Larrère, président de la FDSEA des Landes lors d’un rassemblement dans une zone portuaire près de Bayonne. “C’est une distorsion complète”, ajoute cet éleveur de poulet qui compare son prix, 7 euros, au “poulet ukrainien deux fois moins cher au poulet brésilien à 2,5 euros”.Depuis début décembre, la mobilisation s’est durcie, pour dénoncer la gestion sanitaire de la dermatose nodulaire, la signature imminente du traité de libre-échange UE-Mercosur, la faiblesse des prix des céréales et la hausse de celui des engrais. Les annonces de Paris et de Bruxelles en faveur des agriculteurs n’ont pas suffi et l’annonce d’un “non” au Mercosur de la France, qui n’est pas parvenue à réunir une minorité de blocage à Bruxelles, signifie surtout, pour les syndicats, la “faiblesse” et “l’isolement” de la première puissance agricole européenne.La FNSEA, premier syndicat avec ses alliés des Jeunes agriculteurs, a appelé à un grand rassemblement devant le Parlement européen à Strasbourg le 20 janvier contre l’accord de libre-échange.

Incendie de Crans-Montana: la Suisse se recueille, les propriétaires auditionnés

Toute la Suisse est appelée vendredi à rendre hommage aux jeunes victimes de l’incendie d’un bar qui a endeuillé la station de ski de Crans-Montana la nuit du nouvel an, faisant 40 morts et 116 blessés.Après le drame, les enquêteurs devront faire la lumière sur les responsabilités des propriétaires Jacques et Jessica Moretti, un couple de Français qui se retrouve mis en cause. Ils étaient auditionnés vendredi par le ministère public à Sion, la capitale régionale. L’affaire est entourée de nombreuses interrogations sur ce qui a pu conduire au drame, mais aussi de polémiques, notamment sur l’absence de mesures de privation de liberté des propriétaires du bar, ou le fait que l’établissement – Le Constellation – n’a pas été contrôlé depuis 2019.Dans l’ensemble de la Confédération, le gouvernement et les Eglises ont invité la population à observer une minute de silence à 14H00 (13H00 GMT). Les cloches des églises retentiront ensuite partout en Suisse.Dans le même temps, une cérémonie commémorative doit se tenir à Martigny, ville située dans la vallée du Rhône, non loin de Crans-Montana, et elle aussi dans le canton du Valais. La France et l’Italie, particulièrement endeuillées par le drame avec respectivement neuf et six morts et de nombreux blessés, seront représentées par les présidents Emmanuel Macron et Sergio Mattarella. Les capacités d’accueil et les conditions météo devraient y être plus favorables qu’à Crans-Montana, balayée par la neige depuis jeudi soir, mais où des écrans géants permettront aussi à la population de suivre les cérémonies.- “C’était dur” -Devant Le Constellation, un mémorial orné de fleurs, de bougies, de peluches et de photos des victimes, était recouvert d’une toile blanche en forme d’igloo pour le protéger de la neige.Sur une table, un épais livre de condoléances est déjà presque rempli. “Un deuil, un grand deuil national à jamais gravé dans nos esprits. Paix à leur âme. Toutes mes pensées aux parents, familles et amis”, dit l’un des messages.Johan Verthoogen, un Belge de 31 ans qui réside à Genève, se trouvait dans un autre établissement tout près du bar incendié. Il raconte à l’AFP avoir assisté les secours comme il a pu.”On les a couverts et tout ça, par des couvertures. C’était dur (…) De voir des corps comme ça… c’est des enfants, ils ont 16 ans, 17 ans”, se remémore-t-il.Au total, 19 nationalités ont été frappées par la tragédie qui a fait 40 morts – dont une moitié de mineurs – et 116 blessés. Selon un dernier décompte, un total de 83 blessés demeurent à ce jour hospitalisés en Suisse, mais aussi dans des services pour grands brûlés en France, en Italie, en Allemagne et en Belgique.A Sion, Jacques et Jessica Moretti sont arrivés main dans la main vendredi peu avant 8H00 au siège du ministère public, au milieu d’une nuée de journalistes. Il s’agit de leur première audition depuis l’ouverture le 3 janvier d’une instruction pénale les visant pour “homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence”.- Responsabilités de A à Z -“On attend que nos clients, que les familles puissent avoir des réponses, (…) que toutes les responsabilités de A à Z soient établies”, a commenté sur place un des avocats des victimes, maître Romain Jordan, qui devait assister à cette audience portant – selon une source proche du dossier – sur la situation personnelle du couple.Selon l’avocat, les familles veulent savoir “pourquoi ce drame, qui n’aurait jamais dû avoir lieu, a pu se produire ici, en Suisse, malgré tout un arsenal juridique, un arsenal législatif, un arsenal de surveillance.”Mardi, la commune de Crans-Montana avait provoqué une première secousse dans l’enquête en reconnaissant une faute grave: aucune inspection sécurité et incendie du bar n’a été effectuée depuis 2019. Ce qui a suscité la consternation des familles de victimes.Jacques Moretti – connu de la justice française et condamné pour une affaire de proxénétisme en 2008 – et son épouse n’ont été ni placés en détention provisoire, ni assignés à résidence, provoquant l’étonnement notamment des autorités italiennes. D’après les premiers éléments de l’enquête, le drame aurait été provoqué par des bougies étincelantes entrées en contact avec le plafond du sous-sol du bar Le Constellation, sis en bas d’un immeuble de la station cossue du Valais.L'”embrasement généralisé” et soudain du local aurait ensuite piégé les clients, principalement des adolescents et de jeunes adultes.En cette soirée de la Saint-Sylvestre, l’établissement était bondé et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des bousculades de personnes tentant désespérément de sortir au niveau du rez-de chaussée.

Le monde agricole ne décolère pas, des tracteurs sur le périphérique parisien

Repli des tracteurs de la Coordination rurale et entrée en scène de ceux de la Confédération paysanne sur le périphérique parisien: la mobilisation agricole se poursuit vendredi en France, contre le Mercosur et la politique sanitaire du gouvernement.Le “non” de la France au Mercosur, finalement décidé par le président Emmanuel Macron, et la quasi-certitude d’un vote en faveur de ce traité de libre-échange entre l’Union européenne et des pays latino-américains laissent un goût amer aux agriculteurs, mobilisés depuis des mois contre ce traité.Avant l’aube, plusieurs dizaines d’agriculteurs de la Confédération paysanne sont entrés sur le périphérique parisien, porte de Montreuil, avec six tracteurs, bloquant la circulation, un peu avant 7h30.”Non! Non! Non au Mercosur!”, ont-ils scandé, brandissant des fumigènes, a constaté une journaliste de l’AFP.”C’est le Mercosur qu’il faut abattre, pas nos vaches!”, a déclaré Nicolas Fortin, secrétaire général du 3e syndicat agricole français, historiquement opposé au libre-échange et très engagé dans l’opposition à la gestion actuelle de l’épizootie de dermatose qui frappe les bovins.- “Un exploit” -Accompagnés de militants du mouvement écologiste Les Soulèvements de la terre et d’étudiants d’AgroParisTech, ils ont dit leur rejet de la “maladie du libre-échange”.Une position défendue la veille par les “bonnets jaunes” de la Coordination rurale (CR), 2e syndicat agricole, coutumier des opérations coup de poing et idéologiquement très loin de l’altermondialisme de la Confédération paysanne.”Mercosur mort à coup sûr”, clamait une pancarte accrochée à un tracteur de la CR parvenu jeudi au pied de l’Arc de Triomphe.Après avoir cheminé de ses bastions du Sud-Ouest, de Normandie ou du Nord, les agriculteurs de la CR ont réussi leur démonstration de force, parvenant à entrer dans la capitale, jusque devant l’Assemblée nationale.Dans la soirée, le président du syndicat, l’éleveur Bertrand Venteau, a appelé ses troupes au repos. L’ensemble des agriculteurs et leurs engins avaient quitté Paris vers 22H00, selon la police.”Ce qui a été fait, c’est un exploit”, a-t-il dit à ses troupes, juché sur un tracteur, promettant de “revenir” en force si besoin. Des actions de blocages routiers et manifestations sont prévues dans certaines régions, mais aussi en Belgique ou encore en Pologne, soit un troisième hiver d’affilée marqué par des mouvements d’agriculteurs.Dans le Nord, les autoroutes A27 et A2, qui mènent aux autoroutes belges E42 et E19, sont fermées depuis jeudi soir dans le sens France-Belgique, selon la préfecture.La gendarmerie a fait état de plusieurs blocages routiers à 7h30, à Beaune (Bourgogne) mais aussi en Lozère, dans le Tarn et dans le Pays Basque.L’accès au dépôt de carburant de Bassens, sur le port de Bordeaux, par des agriculteurs de la CR se poursuit, ont constaté des journalistes de l’AFP.- Prêts à “revenir” -Depuis début décembre, la mobilisation s’est durcie dans les campagnes françaises, pour dénoncer la gestion sanitaire de la dermatose nodulaire, la signature imminente du traité de libre-échange UE-Mercosur, la faiblesse des prix des céréales et la hausse de celui des engrais.L’annonce d’un “non” au Mercosur de la France, qui n’est pas parvenue à réunir une minorité de blocage à Bruxelles, signifie surtout, pour les syndicats, la “faiblesse” et “l’isolement” de la première puissance agricole européenne.En dépit des déclarations jeudi soir de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard qui a revendiqué “un non puissant” contre ce traité et vanté les avancées obtenues par Paris, notamment pour faire baisser le prix des engrais et préserver le budget de la Politique agricole commune (PAC).Ces dernières semaines, le gouvernement français et Bruxelles ont multiplié les annonces, mais la pilule du Mercosur ne passe pas pour de nombreux agriculteurs, qui craignent l’arrivée de bœuf, sucre et de volailles sud-américains produits avec des normes moins disantes que celles imposées aux européens.La FNSEA, premier syndicat avec ses alliés des Jeunes Agriculteurs, a appelé à un grand rassemblement devant le Parlement européen à Strasbourg le 20 janvier. De son côté, le président de la CR a promis un combat “dur et long”. Il a de nouveau appelé à un “moratoire sur les contrôles” dans les fermes jusqu’à la présidentielle.Onze interpellations, 12 mises en fourrière et 65 verbalisations ainsi que plus de 600 manifestants ont été recensées jeudi par le ministère de l’Intérieur en Ile-de-France, hors de la capitale.

Mercosur: l’UE proche d’un accord après vingt-cinq ans de suspense

Après plus de 25 ans de négociations, l’Union européenne est sur le point de conclure l’accord commercial avec le Mercosur, qui pourrait recevoir l’aval des Etats européens vendredi, malgré la colère des agriculteurs et l’opposition de la France.Depuis 1999, la Commission européenne mène des tractations ardues pour créer l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay.Entre fausses promesses de dénouement imminent et longues mésententes, les négociations ont achoppé des années durant sur la question agricole.Cette fois, Bruxelles croit l’accord à portée de main.Pour ses détracteurs, il va bousculer l’agriculture européenne à coups de produits moins chers et pas forcément respectueux des normes environnementales de l’UE, faute de contrôles suffisants. Pour ses thuriféraires comme l’Allemagne et l’Espagne, cet accord va permettre au contraire de relancer une économie européenne à la peine, affaiblie par la concurrence chinoise et les droits de douane aux Etats-Unis.En dépit de la contestation redoublée des agriculteurs européens, en particulier en France, Ursula von der Leyen espère parapher ce traité lundi au Paraguay.Avant de se rendre en Amérique latine, la présidente de la Commission européenne a besoin de la bénédiction des Etats européens, à la majorité qualifiée, lors d’un vote attendu ce vendredi en fin de matinée.L’Italie, qui avait demandé un délai supplémentaire en décembre, semble cette fois prête à donner son aval, potentiellement décisif.La France est toujours contre, comme l’a annoncé Emmanuel Macron jeudi soir, invoquant un “rejet unanime” de la classe politique hexagonale.La Pologne, la Hongrie, l’Irlande, mais aussi l’Autriche devraient également s’y opposer, sans parvenir à bloquer l’accord pour autant.Ce traité entre l’UE et quatre pays du Mercosur créerait une zone de libre-échange de plus de 700 millions de consommateurs, réclamée par les milieux d’affaires.En supprimant une large part des droits de douane, il favoriserait les exportations européennes de voitures, de machines, de vins ou de fromages. Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de boeuf, de volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées.- “Echec diplomatique” pour la France -Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a donné un argument supplémentaire aux partisans de l’accord. L’Union européenne doit diversifier ses partenariats commerciaux, martèle ainsi la Commission.Dans l’espoir d’amadouer les agriculteurs, Bruxelles a enchaîné les concessions ces derniers mois, dont des garanties renforcées pour protéger les produits sensibles ou un geste budgétaire dans la future politique agricole commune (PAC) de l’UE.Mais rien n’y a fait, la colère agricole est repartie de plus belle. “Il y a beaucoup de peine. Il y a beaucoup d’énervement et ça devient de plus en plus tendu”, confiait Judy Peeters, un représentant des agriculteurs belges, lors d’une action de blocage jeudi soir sur un échangeur autoroutier au sud de Bruxelles.En Grèce, les agriculteurs ont multiplié cette semaine les barrages routiers et intensifié leur mobilisation entamée fin novembre, notamment contre le Mercosur.En France, des tracteurs étaient à Paris jeudi et vendredi pour dénoncer tout à la fois le Mercosur, le prix des engrais ou la gestion gouvernementale de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins.Empêtré dans l’instabilité politique, Emmanuel Macron a paru hésiter sur ce traité avec le Mercosur, “pas acceptable en l’état”.Mais la pression politique était trop forte, avec la menace de la droite de faire tomber le gouvernement de Sébastien Lecornu en cas de soutien à l’accord. Et même malgré le non d’Emmanuel Macron au Mercosur, l’extrême droite française a annoncé deux motions de censure à l’Assemblée nationale et au Parlement européen, aux faibles chances d’aboutir.L’Union européenne s’apprête à approuver un traité commercial contre l’avis de la première puissance agricole du continent, une situation quasiment inédite.Certes, Paris souligne avoir pesé pour obtenir des gestes “incontestables” en faveur des agriculteurs.Mais c’est “un échec diplomatique et tactique”, cingle un ancien ministre français, anonymement.La France s’est isolée en disant que cet accord était “épouvantable”, quand l’Italie peut se targuer d’une “tactique assez habile qui permet à (Giorgia) Meloni de dire +c’est moi qui décide+”, estime-t-il.Paris explique néanmoins que la partie n’est pas terminée, puisque l’accord, s’il est bien signé, doit encore être soumis au Parlement européen pour ratification, dans quelques semaines.Le scrutin pourrait être serré dans l’hémicycle où les considérations nationales pèseront. La FNSEA, le premier syndicat agricole français, a appelé à un grand rassemblement devant le siège du Parlement européen à Strasbourg le 20 janvier.