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Dorures et provocation: Trump fait le Bureau ovale à son image

En deux mois, Donald Trump a remodelé le Bureau ovale à son image en s’entourant d’accessoires clinquants, de préférence dorés, et de symboles plus ou moins provocateurs.Pour y entrer, ses conseillers passent devant un portrait officiel copiant volontairement le célébrissime “mugshot” du républicain, un cliché d’identité judiciaire pris en août 2023 en Géorgie (sud).Depuis l’investiture …

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Zelensky appelle les Européens à ne pas baisser la garde face à Poutine

“Rien n’a changé!”: le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé jeudi ses alliés européens à rester fermes face à Vladimir Poutine, au moment où les chefs d’état-major d’une trentaine de pays soutiens de Kiev se retrouvaient à Londres.”Malgré les propos de Poutine, qui se dit prêt à mettre fin aux attaques, rien n’a changé”, a lancé jeudi M. Zelensky dans un message vidéo diffusé à Bruxelles devant les dirigeants des 27, réunis en sommet.La nuit dernière, la Russie a lancé une “attaque massive de drones, 171 au total”, et leur objectif était “nos infrastructures”, a affirmé le président ukrainien, au lendemain de son entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump.Vladimir Poutine doit mettre fin à ses exigences “inutiles”, qui ne font que prolonger la guerre en Ukraine, a-t-il encore déclaré. Moscou a réclamé l’arrêt total du soutien militaire occidental à l’Ukraine, et rejeté l’idée d’une présence de troupes étrangères en Ukraine dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu.Face à cette intransigeance russe, le président ukrainien a aussi réclamé devant ses alliés européens le maintien des sanctions contre Moscou, “jusqu’au début du retrait russe de notre territoire”. Il est “essentiel que votre soutien à l’Ukraine ne diminue pas, mais au contraire qu’il se poursuive et s’accroisse. C’est particulièrement vrai pour la défense aérienne”.Donald Trump a promis son aide pour trouver, en Europe, des systèmes supplémentaires de défense anti-aérienne. Kiev les réclame depuis des mois pour protéger des bombardements russes ses villes et ses infrastructures.Du côté de Washington et en apparence au moins, le ton s’est nettement adouci par rapport à l’hostilité ouverte avec laquelle le président ukrainien avait été accueilli récemment à la Maison Blanche.Le président américain a eu mercredi une conversation téléphonique “fantastique” avec son homologue ukrainien, a affirmé la porte-parole de l’exécutif américain, Karoline Leavitt.M. Zelensky a parlé pour sa part sur X d’un échange “positif, très substantiel et franc”. Plus tard, il a assuré n’avoir subi “aucune pression” de M. Trump pour lui arracher des concessions.- 800 milliards d’euros -A Londres, les chefs d’état-major d’une trentaine de pays, prêts à contribuer à des garanties de sécurité pour l’Ukraine, se retrouvent jeudi pour discuter d’un plan de maintien de la paix en cas de cessez-le-feu avec la Russie.Le Kremlin a vivement dénoncé jeudi les “plans de militarisation de l’Europe”, après la présentation mercredi à Bruxelles d’un plan visant à “Réarmer l’Europe”. Ce plan, qui vise à mobiliser jusqu’à 800 milliards d’euros d’ici 2030, doit être débattu jeudi par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE.”L’Europe s’est engagée dans sa propre militarisation et s’est transformée en parti de la guerre”, a lancé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.De son côté, le Premier ministre britannique Keir Starmer, qui s’efforce avec le président français Emmanuel Macron de constituer une “coalition de pays volontaires”, doit s’adresser aux responsables militaires réunis à Londres. Il avait indiqué samedi que cette réunion serait consacrée à la “phase opérationnelle” de leur plan de maintien de la paix en cas de cessez-le-feu.Keir Starmer et Emmanuel Macron tentent de mettre en place cette coalition depuis que le président américain Donald Trump a ouvert des discussions directes avec la Russie le mois dernier dans le but de mettre fin à trois ans de guerre.Les dirigeants britannique et français réclament des garanties de sécurité avec un soutien américain, qui permettraient de dissuader Vladimir Poutine de violer un éventuel cessez-le-feu. Tout accord de paix en Ukraine devra être “défendu” face à la Russie, a insisté jeudi M. StarmerSelon Londres, plus de 30 pays sont prêts à contribuer à cette “coalition de pays volontaires” d’une façon ou d’une autre. Cette participation pourrait consister pour certains pays à apporter un soutien logistique et technique pour une future force de maintien de la paix ou encore à accueillir du personnel sur leur sol.Mercredi, le président américain Donald Trump a suggéré lors de sa conversation avec M. Zelensky, que les Etats-Unis prennent “possession” des centrales électriques ukrainiennes, affirmant que cela “constituerait la meilleure protection et le meilleur soutien possibles”.Sur le terrain, la Russie a annoncé jeudi avoir abattu dans la nuit 132 drones ukrainiens au-dessus de son territoire, l’attaque ayant fait deux blessés et provoqué un incendie sur une base aérienne militaire, selon les autorités.

Zelensky appelle les Européens à ne pas baisser la garde face à Poutine

“Rien n’a changé!”: le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé jeudi ses alliés européens à rester fermes face à Vladimir Poutine, au moment où les chefs d’état-major d’une trentaine de pays soutiens de Kiev se retrouvaient à Londres.”Malgré les propos de Poutine, qui se dit prêt à mettre fin aux attaques, rien n’a changé”, a lancé jeudi M. Zelensky dans un message vidéo diffusé à Bruxelles devant les dirigeants des 27, réunis en sommet.La nuit dernière, la Russie a lancé une “attaque massive de drones, 171 au total”, et leur objectif était “nos infrastructures”, a affirmé le président ukrainien, au lendemain de son entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump.Vladimir Poutine doit mettre fin à ses exigences “inutiles”, qui ne font que prolonger la guerre en Ukraine, a-t-il encore déclaré. Moscou a réclamé l’arrêt total du soutien militaire occidental à l’Ukraine, et rejeté l’idée d’une présence de troupes étrangères en Ukraine dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu.Face à cette intransigeance russe, le président ukrainien a aussi réclamé devant ses alliés européens le maintien des sanctions contre Moscou, “jusqu’au début du retrait russe de notre territoire”. Il est “essentiel que votre soutien à l’Ukraine ne diminue pas, mais au contraire qu’il se poursuive et s’accroisse. C’est particulièrement vrai pour la défense aérienne”.Donald Trump a promis son aide pour trouver, en Europe, des systèmes supplémentaires de défense anti-aérienne. Kiev les réclame depuis des mois pour protéger des bombardements russes ses villes et ses infrastructures.Du côté de Washington et en apparence au moins, le ton s’est nettement adouci par rapport à l’hostilité ouverte avec laquelle le président ukrainien avait été accueilli récemment à la Maison Blanche.Le président américain a eu mercredi une conversation téléphonique “fantastique” avec son homologue ukrainien, a affirmé la porte-parole de l’exécutif américain, Karoline Leavitt.M. Zelensky a parlé pour sa part sur X d’un échange “positif, très substantiel et franc”. Plus tard, il a assuré n’avoir subi “aucune pression” de M. Trump pour lui arracher des concessions.- 800 milliards d’euros -A Londres, les chefs d’état-major d’une trentaine de pays, prêts à contribuer à des garanties de sécurité pour l’Ukraine, se retrouvent jeudi pour discuter d’un plan de maintien de la paix en cas de cessez-le-feu avec la Russie.Le Kremlin a vivement dénoncé jeudi les “plans de militarisation de l’Europe”, après la présentation mercredi à Bruxelles d’un plan visant à “Réarmer l’Europe”. Ce plan, qui vise à mobiliser jusqu’à 800 milliards d’euros d’ici 2030, doit être débattu jeudi par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE.”L’Europe s’est engagée dans sa propre militarisation et s’est transformée en parti de la guerre”, a lancé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.De son côté, le Premier ministre britannique Keir Starmer, qui s’efforce avec le président français Emmanuel Macron de constituer une “coalition de pays volontaires”, doit s’adresser aux responsables militaires réunis à Londres. Il avait indiqué samedi que cette réunion serait consacrée à la “phase opérationnelle” de leur plan de maintien de la paix en cas de cessez-le-feu.Keir Starmer et Emmanuel Macron tentent de mettre en place cette coalition depuis que le président américain Donald Trump a ouvert des discussions directes avec la Russie le mois dernier dans le but de mettre fin à trois ans de guerre.Les dirigeants britannique et français réclament des garanties de sécurité avec un soutien américain, qui permettraient de dissuader Vladimir Poutine de violer un éventuel cessez-le-feu. Tout accord de paix en Ukraine devra être “défendu” face à la Russie, a insisté jeudi M. StarmerSelon Londres, plus de 30 pays sont prêts à contribuer à cette “coalition de pays volontaires” d’une façon ou d’une autre. Cette participation pourrait consister pour certains pays à apporter un soutien logistique et technique pour une future force de maintien de la paix ou encore à accueillir du personnel sur leur sol.Mercredi, le président américain Donald Trump a suggéré lors de sa conversation avec M. Zelensky, que les Etats-Unis prennent “possession” des centrales électriques ukrainiennes, affirmant que cela “constituerait la meilleure protection et le meilleur soutien possibles”.Sur le terrain, la Russie a annoncé jeudi avoir abattu dans la nuit 132 drones ukrainiens au-dessus de son territoire, l’attaque ayant fait deux blessés et provoqué un incendie sur une base aérienne militaire, selon les autorités.

Incendie d’une discothèque : la Macédoine du Nord enterre ses morts dans un “tsunami de larmes”

La Macédoine du Nord a commencé à enterrer les victimes du terrible incendie d’une discothèque qui a fait 59 morts dans la petite ville de l’est Kocani, emportée jeudi par un “tsunami de larmes”. Roses rouges et blanches à la main, T-shirts floqués des portraits des victimes, des centaines de personnes sont venues dire un dernier adieu à leurs amis, frères, soeurs, enfants et petit-enfants ou voisins.A l’intérieur du cimetière, sous un ciel absolument bleu, une foule dense était rassemblée dès la fin de matinée. Peu avant midi, les pleurs et les lamentations ont cédé la place à un immense silence, interrompu deux fois par les secours venus aider des proches évanouis. Puis les chants des prêtres se sont élevés.”Il n’y a pas de mot assez fort pour consoler de la perte d’enfants si jeunes”, a déclaré l’archevêque Stefan, chef de l’Eglise orthodoxe de Macédoine du Nord et plus haute autorité religieuse nationale, “ce que nous pouvons faire, c’est faire en sorte que de tels accidents ne se reproduisent plus jamais”, a-t-il ajouté devant une chapelle comble. Parmi les 59 victimes de l’incendie, six avaient moins de 18 ans, a indiqué dans l’après-midi le bureau du procureur. – Larmes -Tout la matinée, la ville de Kocani s’est préparée aux funérailles de ses enfants.Dans le centre-ville, sous une tente verte, le livre de condoléances s’est rempli, et des passants ont déposé des fleurs et des bougies devant des dizaines de portraits des victimes. Parmi ceux venus rendre hommage, Nikola retient avec difficulté ses larmes en évoquant les amis perdus dans l’incendie. “Ce n’est pas une rivière de larmes, c’est un tsunami de larmes”, qui emporte Kocani, “cette ville est morte. Elle a perdu toute une génération de jeunes qui aurait dû la rendre fière”, dit-il.Il ajoute: “Il devrait y avoir une grande enquête pour retrouver toutes les personnes responsables. Toutes, je dis bien toutes. Mes amis sont morts, certains de mes amis les plus proches sont morts… c’est très très triste”.Derrière lui, les photos des victimes de l’incendie, parmi les pires dans une discothèque en Europe, rappellent la jeunesse de la plupart d’entre elles.Des avis de décès sont placardés à travers la ville au tronc des arbres dont certains commencent à refleurir, et les passants s’arrêtent, ici et là, pour lire les noms des morts. Des funérailles ont aussi été organisées à Skopje, la capitale, et cinq autres villes.- “Ville morte” -“Que dire ? Nous ne sommes pas en état maintenant de pouvoir parler. Kocani est une ville morte. C’est une petite ville, nous sommes tous voisins, amis, membres de la même famille…”, soupire Mitko Petrusev, 65 ans. “L’incendie n’a pas duré deux minutes, l’incendie dure depuis trente ans. Les institutions ne font pas leur travail, la corruption est partout”, accuse ce retraité, qui a assisté aux funérailles comme presque toute la ville.”Comment ne pas y aller ? La moitié des garçons morts sont mes cousins, mes amis, mes camarades. Pour nous, c’est un jour difficile”, dit-il.En colère contre ceux qui “pillent la Macédoine depuis 30 ans”, il poursuit : “Tous ceux qui arrivent au pouvoir, ils pillent, puis un autre vient, il pille et s’en va. Rien ne fonctionne comme ça devrait. Cette discothèque fonctionne depuis des années et tout le monde sait”.L’incendie du “Pulse” s’est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche. Il a aussi fait près de 200 blessés. Les victimes, essentiellement des jeunes, assistaient au concert du groupe hip-hop DNK, très populaire dans le pays. Environ 250 billets avaient été vendus, mais 500 personnes se trouvaient dans la boîte de nuit, selon le ministère macédonien de l’Intérieur.Le feu semble avoir été déclenché par des étincelles qui ont atteint le plafond, facilement inflammable, selon des éléments de l’enquête donnés par les autorités.Dès le lendemain de l’incendie, les autorités ont promis des actions rapides contre les boîtes de nuit pour vérifier leurs licences – le “Pulse” opérant selon les premiers éléments avec une licence falsifiée. Plus de vingt personnes font l’objet d’une enquête dont un ancien ministre.

Retraites: le patronat sommé de jouer “carte sur table” par les syndicats

Les derniers syndicats présents au conclave sur les retraites enjoignent jeudi le patronat de jouer “carte sur table” et dire quelles “concessions” il est prêt à faire notamment sur l’âge de départ, lors d’une séance de tous les dangers après le départ de trois organisations.Ce jeudi et le prochain, les organisations syndicales et patronales doivent discuter d'”usure professionnelle et pénibilité”, deux sujets auxquels les syndicats sont particulièrement attachés.Avant d’entamer les discussions, “il faut que les partenaires sociaux soient clairs entre eux”, insiste Cyril Chabanier, leader de la CFTC, qui compte demander aux autres partenaires : “Est-ce qu’on veut avancer ? Est-ce que chacun est prêt à faire des concessions ?”. “Au bout d’un moment, soit ils nous disent +oui+ et on avance, soit ils nous disent +non+ et on arrête le conclave. Moi je n’ai pas trois mois à perdre”, s’agace-t-il, menaçant ainsi d’emboîter le pas à la CGT, dont la leader, Sophie Binet, a claqué la porte des négociations mercredi.”Le Premier ministre et le patronat ont malheureusement définitivement enterré ce conclave. Et c’est très grave parce que le Premier ministre s’était engagé à ce que ces discussions soient +sans totem, ni tabou+”, a justifié la patronne de la CGT sur France 2.”Je pense qu’un accord est possible”, a positivé le ministre de l’Economie Eric Lombard jeudi sur TF1. “Les organisations qui se sont éloignées pourront revenir à la table si cet accord leur convient”, a-t-il ajouté. Ce sont les dernières déclarations du Premier ministre, dimanche, réitérées cette semaine au Parlement, jugeant “impossible” un retour de l’âge de départ en retraite à 62 ans, qui ont fait exploser la fragile architecture des négociations.”A mes yeux, on ne (peut) pas revenir à 62, supprimer la réforme des retraites et retrouver l’équilibre financier”, a plaidé en vain le Premier ministre mercredi devant les sénateurs.- “Carte sur table” – “Les 62 ans, c’est la question centrale”, a répliqué Sophie Binet.Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi, 50% des personnes sondées souhaitent que, dans les prochaines semaines, une motion de censure soit adoptée contre le gouvernement de François Bayrou sur le sujet des retraites. Et elles sont 56% à souhaiter revenir à 62 ans (contre 62% en janvier).La CFDT, qui reste elle dans les négociations, “s’affranchit” désormais “de la lettre de cadrage” du gouvernement et appelle à “un autre” conclave. “On va vraiment appliquer le sans totem ni tabou”, assure Marylise Léon (CFDT). Dès jeudi après-midi, “on joue carte sur table. Chacun dit pourquoi il est là et qu’est-ce qu’il est prêt à faire”, insiste la leader de la CFDT, interrogée en marge d’un déplacement à Orléans par l’AFP. “Si tout le monde est venu par politesse parce que le Premier ministre nous l’a demandé, ça n’a aucun sens”, ajoute-t-elle, s’interrogeant sur les ambitions du patronat qui n’a jamais montré “depuis le début, une proposition d’ouverture sur la pénibilité”, entre autres. Reste que les concertations sur les retraites, engagées fin février entre partenaires sociaux et prévues pour trois mois, ont plus que jamais du plomb dans l’aile. Force ouvrière, troisième organisation syndicale, a claqué la porte des négociations dès la première réunion le 27 février, en dénonçant une “mascarade” après l’exigence de François Bayrou de rétablir l’équilibre financier du système de retraites en 2030.Côté patronal, la plus petite des trois organisations, l’U2P (artisans, commerçants et professions libérales) a aussi quitté le “conclave” mardi estimant que l’équilibre du régime des retraites “imposera de repousser l’âge légal de départ au-delà de 64 ans”, sauf pour les métiers difficiles.Le Medef, première organisation patronale, a dit mercredi par la voix de son président Patrick Martin vouloir “laisser sa chance” à la discussion estimant toutefois que “tous les partenaires sociaux, les politiques a fortiori, doivent prendre en compte cette situation des finances publiques qui devient critique”.

Turquie: le maire d’Istanbul appelle la justice et la nation à réagir après son arrestation

Le maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu, figure de l’opposition turque, arrêté pour “corruption” et “terrorisme”, a appelé jeudi la nation à réagir et les juges à “ne pas se taire”, en accusant le président Recep Tayyip Erdogan de ne jamais rendre de comptes.”J’en appelle aux membres du pouvoir judiciaire (…) Vous devez agir et vous occuper de cette poignée de collègues qui ternissent notre système judiciaire, nous humilient sur la scène internationale et détruisent notre réputation”, a écrit l’édile dans un message posté sur X par ses avocats au lendemain de son placement en garde à vue.S’adressant sans le nommer au chef de l’Etat, M. Imamoglu lui a reproché “d’innombrables taches dont vous ne pouvez pas rendre compte, ni dans votre pays ni à l’étranger”.Le maire de la plus grande ville et capitale économique de la Turquie devait être intronisé dimanche candidat du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), première force d’opposition au parlement, à la présidentielle de 2028. Mais l’annulation mardi de son diplôme le prive de facto de toute possibilité de briguer la magistrature suprême.- “unis contre ce mal” -Aussi met-il en garde les Turcs: “les mêmes qui se sont emparés de mon diplôme s’attaqueront à vos biens, à votre honneur (…) En tant que nation, nous devons rester unis contre ce mal”, écrit-il.Avant même cet appel, ses partisans avaient appelé à se mobiliser jeudi pour dénoncer ce qu’ils qualifient de “coup d’Etat”.Des manifestations d’étudiants de plusieurs universités d’Istanbul se déroulaient malgré la pluie froide en plusieurs points de la ville depuis la mi-journée.La place Taksim et le parc adjacent de Gezi, lieux emblématiques de la contestation au coeur d’Istanbul, restaient barricadés jeudi pour prévenir tout rassemblement, par ailleurs interdits jusqu’à dimanche par le gouverneur de la métropole.De même, l’accès à plusieurs réseaux sociaux et messageries dont X et WhatsApp était toujours restreint jeudi à Istanbul, a constaté l’AFP. Et le ministre de l’Intérieur, Ali Yerlikaya, a annoncé l’arrestation de 37 internautes pour des “messages provocateurs” sur les réseaux sociaux.Outre M. Imamoglu, plus de 80 personnes ont été interpellées en même temps que lui et une vingtaine d’autres sont recherchées.Parmi elles, outre le maire, six personnes sont également accusées de “soutien à une organisation terroriste”, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), mouvement armé interdit qui s’est récemment engagé à déposer les armes.Selon les médias locaux, les interrogatoires des gardés à vue n’ont commencé que jeudi matin.Cette nouvelle vague d’arrestations touchant l’opposition a enfoncé la livre turque: elle s’échange jeudi autour de 38 livres pour un dollar et près de 41,5 livres pour un euro, des niveaux jamais atteints jusqu’à mercredi.La Banque centrale turque a indiqué dans un communiqué qu’elle puiserait le cas échéant dans ses réserves de change pour empêcher toute chute de la monnaie nationale, comme elle l’a fait mercredi selon des économistes.- “Tu n’es pas seul” -Le président du CHP, Özgür Özel, a appelé de nouveau à un rassemblement à 20H30 (17H30 GMT) devant le siège de la municipalité, a indiqué son parti à l’AFP.Mercredi soir, malgré le froid, plusieurs milliers de personnes ont répondu à son appel en scandant, entre autres, “Imamoglu, tu n’es pas seul!”.Le président du CHP a dénoncé un “coup d’Etat contre l’opposition” et fait huer le chef de l’Etat. “On a voulu annuler la volonté du peuple”, a-t-il clamé.”Il n’y a ni corruption, ni groupe terroriste, mais des bourreaux de la justice aux commandes”, a-t-il martelé au côté de l’épouse du maire, Dilek Imamoglu, estimant que “le seul crime d’Imamoglu est (…) d’avoir conquis le cœur des gens. Son seul crime est qu’il sera le prochain président!”.M. Imamoglu, qui a ravi en 2019 la municipalité d’Istanbul, est vu comme le principal rival du chef de l’Etat, Recep Tayyip Erdogan, qui s’est abstenu pour l’heure de tout commentaire.Les maires de plusieurs capitales et grandes villes européennes, ainsi que les ministères français et allemand des Affaires étrangères ont condamné son interpellation, mettant en garde contre ses conséquences sur la démocratie turque. 

Turquie: le maire d’Istanbul appelle la justice et la nation à réagir après son arrestation

Le maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu, figure de l’opposition turque, arrêté pour “corruption” et “terrorisme”, a appelé jeudi la nation à réagir et les juges à “ne pas se taire”, en accusant le président Recep Tayyip Erdogan de ne jamais rendre de comptes.”J’en appelle aux membres du pouvoir judiciaire (…) Vous devez agir et vous occuper de cette poignée de collègues qui ternissent notre système judiciaire, nous humilient sur la scène internationale et détruisent notre réputation”, a écrit l’édile dans un message posté sur X par ses avocats au lendemain de son placement en garde à vue.S’adressant sans le nommer au chef de l’Etat, M. Imamoglu lui a reproché “d’innombrables taches dont vous ne pouvez pas rendre compte, ni dans votre pays ni à l’étranger”.Le maire de la plus grande ville et capitale économique de la Turquie devait être intronisé dimanche candidat du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), première force d’opposition au parlement, à la présidentielle de 2028. Mais l’annulation mardi de son diplôme le prive de facto de toute possibilité de briguer la magistrature suprême.- “unis contre ce mal” -Aussi met-il en garde les Turcs: “les mêmes qui se sont emparés de mon diplôme s’attaqueront à vos biens, à votre honneur (…) En tant que nation, nous devons rester unis contre ce mal”, écrit-il.Avant même cet appel, ses partisans avaient appelé à se mobiliser jeudi pour dénoncer ce qu’ils qualifient de “coup d’Etat”.Des manifestations d’étudiants de plusieurs universités d’Istanbul se déroulaient malgré la pluie froide en plusieurs points de la ville depuis la mi-journée.La place Taksim et le parc adjacent de Gezi, lieux emblématiques de la contestation au coeur d’Istanbul, restaient barricadés jeudi pour prévenir tout rassemblement, par ailleurs interdits jusqu’à dimanche par le gouverneur de la métropole.De même, l’accès à plusieurs réseaux sociaux et messageries dont X et WhatsApp était toujours restreint jeudi à Istanbul, a constaté l’AFP. Et le ministre de l’Intérieur, Ali Yerlikaya, a annoncé l’arrestation de 37 internautes pour des “messages provocateurs” sur les réseaux sociaux.Outre M. Imamoglu, plus de 80 personnes ont été interpellées en même temps que lui et une vingtaine d’autres sont recherchées.Parmi elles, outre le maire, six personnes sont également accusées de “soutien à une organisation terroriste”, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), mouvement armé interdit qui s’est récemment engagé à déposer les armes.Selon les médias locaux, les interrogatoires des gardés à vue n’ont commencé que jeudi matin.Cette nouvelle vague d’arrestations touchant l’opposition a enfoncé la livre turque: elle s’échange jeudi autour de 38 livres pour un dollar et près de 41,5 livres pour un euro, des niveaux jamais atteints jusqu’à mercredi.La Banque centrale turque a indiqué dans un communiqué qu’elle puiserait le cas échéant dans ses réserves de change pour empêcher toute chute de la monnaie nationale, comme elle l’a fait mercredi selon des économistes.- “Tu n’es pas seul” -Le président du CHP, Özgür Özel, a appelé de nouveau à un rassemblement à 20H30 (17H30 GMT) devant le siège de la municipalité, a indiqué son parti à l’AFP.Mercredi soir, malgré le froid, plusieurs milliers de personnes ont répondu à son appel en scandant, entre autres, “Imamoglu, tu n’es pas seul!”.Le président du CHP a dénoncé un “coup d’Etat contre l’opposition” et fait huer le chef de l’Etat. “On a voulu annuler la volonté du peuple”, a-t-il clamé.”Il n’y a ni corruption, ni groupe terroriste, mais des bourreaux de la justice aux commandes”, a-t-il martelé au côté de l’épouse du maire, Dilek Imamoglu, estimant que “le seul crime d’Imamoglu est (…) d’avoir conquis le cœur des gens. Son seul crime est qu’il sera le prochain président!”.M. Imamoglu, qui a ravi en 2019 la municipalité d’Istanbul, est vu comme le principal rival du chef de l’Etat, Recep Tayyip Erdogan, qui s’est abstenu pour l’heure de tout commentaire.Les maires de plusieurs capitales et grandes villes européennes, ainsi que les ministères français et allemand des Affaires étrangères ont condamné son interpellation, mettant en garde contre ses conséquences sur la démocratie turque.