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La Corée du Nord teste un nouveau missile anti-aérien et accueille Choïgou

La Corée du Nord a annoncé vendredi avoir essayé un nouveau système de missiles anti-aériens sous la supervision de son dirigeant Kim Jon Un, qui accueille le même jour le secrétaire du Conseil de sécurité russe Sergueï Choïgou à Pyongyang.Annoncée par les agences russes Tass et RIA Novosti, la visite du haut-responsable russe, ancien ministre de la Défense, illustre le rapprochement accéléré entre Moscou et Pyongyang, principalement dans le domaine militaire, depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022.Les deux pays ont signé un accord de défense mutuelle à l’occasion d’une rare visite du président russe Vladimir Poutine en Corée du Nord l’an dernier.Par la suite, Pyongyang a été accusé par les Occidentaux et la Corée du Sud d’avoir envoyé des troupes pour se battre contre l’Ukraine aux côtés de l’armée russe. Ce déploiement n’a jamais été confirmé ni infirmé par la Corée du Nord ou par la Russie.Les agences de renseignement sud-coréennes et occidentales estiment à plus de 10.000 le nombre de soldats nord-coréens déployés en Russie pour l’aider à reconquérir la région de Koursk, prise par surprise par l’Ukraine durant l’été 2024.A quoi s’ajoutent, selon le ministère sud-coréen de la Défense, des livraisons de missiles, de 200 pièces d’artillerie à longue portée et de munitions.Selon Tass, M. Choïgou, ancien ministre de la Défense, a commencé sa visite à Pyongyang en déposant une gerbe devant un monument à la mémoire des soldats de l’Armée rouge ayant libéré le nord de la Péninsule coréenne de l’occupation japonaise à la fin de la Seconde guerre mondiale. Il devait rencontrer plus tard Kim Jong Un et d’autres responsables.- Test d’armes avant exportation -L’agence officielle nord-coréenne KCNA a par ailleurs annoncé vendredi que M. Kim avait assisté, à une date indéterminée, à l’essai de nouveaux missiles anti-aériens. L’agence a diffusé des photos de projectiles lancés depuis la piste d’un aéroport et d’explosions en mer.Cet essai a prouvé que l’armée nord-coréenne est désormais équipée d’un autre système d’armement de défense majeur aux performances de combat louables”, a déclaré Kim Jong Un, cité par KCNA.Le test a été annoncé au lendemain de la fin, en Corée du Sud, de l’exercice militaire annuel “Freedom Shield” mené conjointement avec les Etats-Unis, et dénoncé vendredi par le ministère nord-coréen de la Défense comme “une répétition pour une guerre d’agression”.Cette année, “Freedom Shield” a été axé sur la réponse aux menaces nucléaires, biologiques et chimiques de la Corée du Nord, selon Séoul.Le 10 janvier, jour où cet exercice avait commencé, la Corée du Nord avait tiré plusieurs missiles balistiques en direction de la mer Jaune. Fin février, Pyongyang avait en outre effectué des tests de missiles de croisière afin de montrer ses “capacités de contre-attaque”.Pour Ahn Chan-il, un transfuge nord-coréen devenu directeur de l’Institut mondial pour les études sur la Corée du Nord à Séoul, les tirs de missiles anti-aériens annoncés vendredi semblent être “un test d’armes destinées à être exportées vers la Russie afin d’être utilisées en Ukraine”.M. Ahn, interrogé par l’AFP, a estimé que Pyongyang prend prétexte des exercices militaires au Sud pour développer des armes destinées à Moscou.Les deux Corées restent techniquement en guerre depuis plus de sept décennies, le conflit qui les avait opposées de 1950 à 1953 s’étant achevé par un armistice, et non par un traité de paix.

La Corée du Nord teste un nouveau missile anti-aérien et accueille Choïgou

La Corée du Nord a annoncé vendredi avoir essayé un nouveau système de missiles anti-aériens sous la supervision de son dirigeant Kim Jon Un, qui accueille le même jour le secrétaire du Conseil de sécurité russe Sergueï Choïgou à Pyongyang.Annoncée par les agences russes Tass et RIA Novosti, la visite du haut-responsable russe, ancien ministre de la Défense, illustre le rapprochement accéléré entre Moscou et Pyongyang, principalement dans le domaine militaire, depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022.Les deux pays ont signé un accord de défense mutuelle à l’occasion d’une rare visite du président russe Vladimir Poutine en Corée du Nord l’an dernier.Par la suite, Pyongyang a été accusé par les Occidentaux et la Corée du Sud d’avoir envoyé des troupes pour se battre contre l’Ukraine aux côtés de l’armée russe. Ce déploiement n’a jamais été confirmé ni infirmé par la Corée du Nord ou par la Russie.Les agences de renseignement sud-coréennes et occidentales estiment à plus de 10.000 le nombre de soldats nord-coréens déployés en Russie pour l’aider à reconquérir la région de Koursk, prise par surprise par l’Ukraine durant l’été 2024.A quoi s’ajoutent, selon le ministère sud-coréen de la Défense, des livraisons de missiles, de 200 pièces d’artillerie à longue portée et de munitions.Selon Tass, M. Choïgou, ancien ministre de la Défense, a commencé sa visite à Pyongyang en déposant une gerbe devant un monument à la mémoire des soldats de l’Armée rouge ayant libéré le nord de la Péninsule coréenne de l’occupation japonaise à la fin de la Seconde guerre mondiale. Il devait rencontrer plus tard Kim Jong Un et d’autres responsables.- Test d’armes avant exportation -L’agence officielle nord-coréenne KCNA a par ailleurs annoncé vendredi que M. Kim avait assisté, à une date indéterminée, à l’essai de nouveaux missiles anti-aériens. L’agence a diffusé des photos de projectiles lancés depuis la piste d’un aéroport et d’explosions en mer.Cet essai a prouvé que l’armée nord-coréenne est désormais équipée d’un autre système d’armement de défense majeur aux performances de combat louables”, a déclaré Kim Jong Un, cité par KCNA.Le test a été annoncé au lendemain de la fin, en Corée du Sud, de l’exercice militaire annuel “Freedom Shield” mené conjointement avec les Etats-Unis, et dénoncé vendredi par le ministère nord-coréen de la Défense comme “une répétition pour une guerre d’agression”.Cette année, “Freedom Shield” a été axé sur la réponse aux menaces nucléaires, biologiques et chimiques de la Corée du Nord, selon Séoul.Le 10 janvier, jour où cet exercice avait commencé, la Corée du Nord avait tiré plusieurs missiles balistiques en direction de la mer Jaune. Fin février, Pyongyang avait en outre effectué des tests de missiles de croisière afin de montrer ses “capacités de contre-attaque”.Pour Ahn Chan-il, un transfuge nord-coréen devenu directeur de l’Institut mondial pour les études sur la Corée du Nord à Séoul, les tirs de missiles anti-aériens annoncés vendredi semblent être “un test d’armes destinées à être exportées vers la Russie afin d’être utilisées en Ukraine”.M. Ahn, interrogé par l’AFP, a estimé que Pyongyang prend prétexte des exercices militaires au Sud pour développer des armes destinées à Moscou.Les deux Corées restent techniquement en guerre depuis plus de sept décennies, le conflit qui les avait opposées de 1950 à 1953 s’étant achevé par un armistice, et non par un traité de paix.

Israël étend son opération au sol à Gaza, le président israélien se dit “troublé”

L’armée israélienne poursuit vendredi son opération au sol dans le sud de la bande de Gaza, le président israélien Isaac Herzog se disant “troublé” par la reprise des combats, dans une rare critique du Premier ministre Benjamin Netanyahu.”Il est impossible de ne pas être profondément troublé par la dure réalité qui se déroule sous nos yeux”, a affirmé M. Herzog dans une déclaration vidéo, sans toutefois mentionner nommément le Premier ministre.Après deux mois d’une trêve fragile, Israël a lancé mardi des bombardements massifs sur le territoire palestinien, suivis depuis mercredi d’opérations terrestres, afin de faire pression sur le mouvement islamiste pour qu’il libère les 58 otages qu’il détient encore.Mais “il est impensable de reprendre les combats tout en poursuivant la mission sacrée de rapatrier nos otages”, a estimé M. Herzog.Selon la Défense civile de Gaza, au moins 504 personnes parmi lesquelles plus de 190 mineurs ont été tuées depuis la reprise des frappes israéliennes.Jeudi, l’armée a annoncé avoir mené “des opérations terrestres dans la zone de Chaboura à Rafah”, à la pointe sud du territoire palestinien, ajoutant poursuivre aussi ses opérations “dans le nord et le centre” de Gaza.Le porte-parole du gouvernement israélien, David Mencer, a affirmé que l’armée “contrôle désormais le centre et le sud de Gaza” et crée une zone tampon “entre le nord et le sud”.- Appel à la Ligue arabe -L’armée israélienne a par ailleurs dit avoir mené jeudi des frappes aériennes au sud et à l’est du Liban contre le Hezbollah, allié du Hamas.Quelques heures plus tôt, la branche armée du mouvement palestinien avait affirmé avoir visé Tel-Aviv, la grande ville du centre d’Israël, avec des roquettes en riposte aux “massacres de civils”, commis selon elle par Israël à Gaza.L’armée de l’air israélienne a indiqué avoir intercepté un projectile et ajouté que deux autres étaient tombés sur des zones inhabitées.L’armée israélienne a par ailleurs dit avoir intercepté dans la nuit de jeudi à vendredi un missile tiré par les rebelles Houthis du Yémen, également alliés du Hamas.Le Hamas a appelé jeudi la Ligue arabe et l’Organisation de la coopération islamique à faire pression pour “mettre fin au génocide” dans la bande de Gaza.Le président français Emmanuel Macron a de son côté annoncé qu’il se rendrait en Egypte les 7 et 8 avril, où il échangera notamment sur le plan arabe pour la reconstruction de Gaza.”Nous défendons un cessez-le-feu qui est indispensable” à Gaza, ainsi que “la libération de tous les otages par le Hamas qui est une nécessité et une solution politique à deux Etats”, palestinien et israélien, a-t-il souligné.- “Nous sommes épuisés” -Après des semaines d’impasse, Israël a mené mardi les frappes de loin les plus meurtrières sur Gaza depuis le début de la trêve avec le Hamas le 19 janvier. Le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini, a déploré jeudi “un déchaînement sans fin des épreuves les plus inhumaines” pour la population, assiégée et frappée par une crise humanitaire majeure.”Nous sommes assiégés, confrontés à la mort et à la souffrance. Nous sommes épuisés. Chaque jour, nous passons d’un endroit à un autre, d’une tente à une autre, d’une maison à une autre”, a raconté à l’AFP Maysaa Abou Nasr, une femme dont la maison familiale a été détruite par un bombardement à Beit Lahia, dans le nord de Gaza.”Nous voulons un cessez-le-feu!”, a lancé Mohammed Hussein, un homme venu se recueillir sur les dépouilles de ses proches tués, à l’Hôpital indonésien, dans le nord du territoire. “Nous sommes un peuple palestinien sans défense”, a-t-il ajouté.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a reçu jeudi le “plein soutien” du président américain Donald Trump, avait averti que ces frappes n’étaient “que le début” et que la pression militaire était “indispensable” pour assurer la libération des otages.Sur les 251 personnes enlevées durant l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, 58 restent retenues à Gaza dont 34 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Le gouvernement israélien a acté vendredi le limogeage du chef du services de sécurité intérieure israéliens (Shin Bet), Ronen Bar, dont l’enquête pointe une responsabilité du pouvoir dans “les événements qui ont conduit au 7-Octobre”.- Electricité coupée -La première phase de la trêve, qui a expiré le 1er mars, a permis le retour en Israël de 33 otages, parmi lesquels huit morts, et la libération d’environ 1.800 détenus palestiniens.Depuis, les négociations menées par l’intermédiaire du Qatar, des Etats-Unis et de l’Egypte, sont au point mort.Le Hamas veut passer à la deuxième phase de l’accord, qui prévoit un cessez-le-feu permanent, le retrait israélien de Gaza, la réouverture des points de passage pour l’aide humanitaire et la libération des derniers otages.Israël souhaite de son côté une extension de la première phase jusqu’à la mi-avril et réclame, pour passer à la deuxième, la “démilitarisation” de Gaza et le départ du Hamas, qui gouverne le territoire depuis 2007.Comme moyens de pression, Israël a bloqué l’entrée de l’aide humanitaire et coupé l’électricité dans le territoire, où s’entassent quelque 2,4 millions de Palestiniens.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.218 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.En riposte, Israël a lancé une offensive à Gaza qui a fait au moins 49.617 morts, majoritairement des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Israël étend son opération au sol à Gaza, le président israélien se dit “troublé”

L’armée israélienne poursuit vendredi son opération au sol dans le sud de la bande de Gaza, le président israélien Isaac Herzog se disant “troublé” par la reprise des combats, dans une rare critique du Premier ministre Benjamin Netanyahu.”Il est impossible de ne pas être profondément troublé par la dure réalité qui se déroule sous nos yeux”, a affirmé M. Herzog dans une déclaration vidéo, sans toutefois mentionner nommément le Premier ministre.Après deux mois d’une trêve fragile, Israël a lancé mardi des bombardements massifs sur le territoire palestinien, suivis depuis mercredi d’opérations terrestres, afin de faire pression sur le mouvement islamiste pour qu’il libère les 58 otages qu’il détient encore.Mais “il est impensable de reprendre les combats tout en poursuivant la mission sacrée de rapatrier nos otages”, a estimé M. Herzog.Selon la Défense civile de Gaza, au moins 504 personnes parmi lesquelles plus de 190 mineurs ont été tuées depuis la reprise des frappes israéliennes.Jeudi, l’armée a annoncé avoir mené “des opérations terrestres dans la zone de Chaboura à Rafah”, à la pointe sud du territoire palestinien, ajoutant poursuivre aussi ses opérations “dans le nord et le centre” de Gaza.Le porte-parole du gouvernement israélien, David Mencer, a affirmé que l’armée “contrôle désormais le centre et le sud de Gaza” et crée une zone tampon “entre le nord et le sud”.- Appel à la Ligue arabe -L’armée israélienne a par ailleurs dit avoir mené jeudi des frappes aériennes au sud et à l’est du Liban contre le Hezbollah, allié du Hamas.Quelques heures plus tôt, la branche armée du mouvement palestinien avait affirmé avoir visé Tel-Aviv, la grande ville du centre d’Israël, avec des roquettes en riposte aux “massacres de civils”, commis selon elle par Israël à Gaza.L’armée de l’air israélienne a indiqué avoir intercepté un projectile et ajouté que deux autres étaient tombés sur des zones inhabitées.L’armée israélienne a par ailleurs dit avoir intercepté dans la nuit de jeudi à vendredi un missile tiré par les rebelles Houthis du Yémen, également alliés du Hamas.Le Hamas a appelé jeudi la Ligue arabe et l’Organisation de la coopération islamique à faire pression pour “mettre fin au génocide” dans la bande de Gaza.Le président français Emmanuel Macron a de son côté annoncé qu’il se rendrait en Egypte les 7 et 8 avril, où il échangera notamment sur le plan arabe pour la reconstruction de Gaza.”Nous défendons un cessez-le-feu qui est indispensable” à Gaza, ainsi que “la libération de tous les otages par le Hamas qui est une nécessité et une solution politique à deux Etats”, palestinien et israélien, a-t-il souligné.- “Nous sommes épuisés” -Après des semaines d’impasse, Israël a mené mardi les frappes de loin les plus meurtrières sur Gaza depuis le début de la trêve avec le Hamas le 19 janvier. Le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini, a déploré jeudi “un déchaînement sans fin des épreuves les plus inhumaines” pour la population, assiégée et frappée par une crise humanitaire majeure.”Nous sommes assiégés, confrontés à la mort et à la souffrance. Nous sommes épuisés. Chaque jour, nous passons d’un endroit à un autre, d’une tente à une autre, d’une maison à une autre”, a raconté à l’AFP Maysaa Abou Nasr, une femme dont la maison familiale a été détruite par un bombardement à Beit Lahia, dans le nord de Gaza.”Nous voulons un cessez-le-feu!”, a lancé Mohammed Hussein, un homme venu se recueillir sur les dépouilles de ses proches tués, à l’Hôpital indonésien, dans le nord du territoire. “Nous sommes un peuple palestinien sans défense”, a-t-il ajouté.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a reçu jeudi le “plein soutien” du président américain Donald Trump, avait averti que ces frappes n’étaient “que le début” et que la pression militaire était “indispensable” pour assurer la libération des otages.Sur les 251 personnes enlevées durant l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, 58 restent retenues à Gaza dont 34 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Le gouvernement israélien a acté vendredi le limogeage du chef du services de sécurité intérieure israéliens (Shin Bet), Ronen Bar, dont l’enquête pointe une responsabilité du pouvoir dans “les événements qui ont conduit au 7-Octobre”.- Electricité coupée -La première phase de la trêve, qui a expiré le 1er mars, a permis le retour en Israël de 33 otages, parmi lesquels huit morts, et la libération d’environ 1.800 détenus palestiniens.Depuis, les négociations menées par l’intermédiaire du Qatar, des Etats-Unis et de l’Egypte, sont au point mort.Le Hamas veut passer à la deuxième phase de l’accord, qui prévoit un cessez-le-feu permanent, le retrait israélien de Gaza, la réouverture des points de passage pour l’aide humanitaire et la libération des derniers otages.Israël souhaite de son côté une extension de la première phase jusqu’à la mi-avril et réclame, pour passer à la deuxième, la “démilitarisation” de Gaza et le départ du Hamas, qui gouverne le territoire depuis 2007.Comme moyens de pression, Israël a bloqué l’entrée de l’aide humanitaire et coupé l’électricité dans le territoire, où s’entassent quelque 2,4 millions de Palestiniens.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.218 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.En riposte, Israël a lancé une offensive à Gaza qui a fait au moins 49.617 morts, majoritairement des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Israël étend son opération au sol à Gaza, le président israélien se dit “troublé”

L’armée israélienne poursuit vendredi son opération au sol dans le sud de la bande de Gaza, le président israélien Isaac Herzog se disant “troublé” par la reprise des combats, dans une rare critique du Premier ministre Benjamin Netanyahu.”Il est impossible de ne pas être profondément troublé par la dure réalité qui se déroule sous nos …

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Israël: le gouvernement limoge le chef du Shin Bet

Le gouvernement israélien a acté vendredi le limogeage de Ronen Bar, le chef de l’agence de sécurité intérieure Shin Bet, en qui Benjamin Netanyahu a dit ne plus avoir confiance.”Le gouvernement a approuvé à l’unanimité la proposition du Premier ministre Benjamin Netanyahu de mettre fin au mandat” de Ronen Bar, qui quittera ses fonctions lorsque son successeur sera nommé ou au plus tard le 10 avril, a annoncé le bureau du Premier ministre dans un communiqué.Une lettre du Premier ministre aux membres du gouvernement a évoqué “une perte de confiance professionnelle et personnelle persistante entre le Premier ministre et le directeur du service”, qui empêche “le gouvernement et le Premier ministre d’exercer efficacement leurs pouvoirs, ce qui porte atteinte aux capacités opérationnelles du service et à la gouvernance de l’Etat”.Cette “perte de confiance (…) s’est consolidée au cours de la guerre, au-delà de l’échec opérationnel du 7-Octobre, et en particulier ces derniers mois”, ajoute la lettre, en référence à l’attaque sanglante du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre 2023 qui avait déclenché la guerre à Gaza.Ronen Bar, nommé en octobre 2021 pour un mandat de cinq ans, avait dès avant la décision assuré qu’il se défendrait devant les “instances appropriées”.Dans une lettre rendue publique jeudi soir, il a affirmé que les motivations de son limogeage, annoncé dès dimanche par M. Netanyahu, sont basées sur “l’interêt personnel” et ont pour but d'”empêcher les enquêtes sur les événements qui ont conduit au 7-Octobre et sur d’autres graves affaires examinées actuellement par le Shin Bet”. L’annonce dimanche de sa future révocation avait provoqué la colère de l’opposition et entraîné des manifestations qui ont dénoncé une “menace contre la démocratie” et accusé M. Netanyahu de vouloir concentrer le pouvoir.Jeudi soir, plusieurs milliers de personnes ont bravé la pluie et le vent pour manifester devant la résidence privée de M. Netanyahu à Jerusalem, puis devant la Knesset, le Parlement israélien, où les ministres étaient réunis.- Motivations secrètes -M. Bar avait déjà laissé entendre qu’il démissionnerait avant la fin de son mandat, mais selon ses termes et en assumant la responsabilité de l’échec de son agence à prévenir l’attaque.Une enquête interne du Shin Bet, rendue publique le 4 mars, a reconnu des failles dans la collecte de renseignements qui auraient pu alerter les autorités. Elle a aussi critiqué l’exécutif, et M. Netanyahu indirectement, jugeant que la politique d’apaisement face au mouvement islamiste palestinien ces dernières années avait “permis au Hamas de bâtir un impressionnant arsenal militaire”.Dans sa lettre rendue publique jeudi soir, M. Bar a affirmé que les arguments du Premier ministre étaient “des accusations générales, non circonstanciées (…) qui semblent cacher les motivations derrière la décision de mettre fin à (ses) fonctions”.Il fait notamment référence à l'”enquête complexe, élargie et très sensible” impliquant des proches de M. Netanyahu qui auraient reçu des sommes d’argent du Qatar, une affaire baptisée “Qatargate” par les médias.La révocation de M. Bar intervient après le lancement mardi par l’armée israélienne d’une série de bombardements massifs et meurtriers après deux mois de trêve et d’opérations terrestres “ciblées” sur la bande de Gaza. M. Netanyahu a pris la responsabilité de ces opérations militaires, destinées selon lui à faire pression sur le Hamas afin qu’il libère les 58 otages encore détenus dans le territoire.Dans une rare critique envers le Premier ministre, le président israélien Isaac Herzog s’est dit jeudi inquiet de la reprise des frappes alors que la pays traverse une crise qui pourrait mettre à mal la “résilience nationale”.

Israël: le gouvernement limoge le chef du Shin Bet

Le gouvernement israélien a acté vendredi le limogeage de Ronen Bar, le chef de l’agence de sécurité intérieure Shin Bet, en qui Benjamin Netanyahu a dit ne plus avoir confiance.”Le gouvernement a approuvé à l’unanimité la proposition du Premier ministre Benjamin Netanyahu de mettre fin au mandat” de Ronen Bar, qui quittera ses fonctions lorsque son successeur sera nommé ou au plus tard le 10 avril, a annoncé le bureau du Premier ministre dans un communiqué.Une lettre du Premier ministre aux membres du gouvernement a évoqué “une perte de confiance professionnelle et personnelle persistante entre le Premier ministre et le directeur du service”, qui empêche “le gouvernement et le Premier ministre d’exercer efficacement leurs pouvoirs, ce qui porte atteinte aux capacités opérationnelles du service et à la gouvernance de l’Etat”.Cette “perte de confiance (…) s’est consolidée au cours de la guerre, au-delà de l’échec opérationnel du 7-Octobre, et en particulier ces derniers mois”, ajoute la lettre, en référence à l’attaque sanglante du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre 2023 qui avait déclenché la guerre à Gaza.Ronen Bar, nommé en octobre 2021 pour un mandat de cinq ans, avait dès avant la décision assuré qu’il se défendrait devant les “instances appropriées”.Dans une lettre rendue publique jeudi soir, il a affirmé que les motivations de son limogeage, annoncé dès dimanche par M. Netanyahu, sont basées sur “l’interêt personnel” et ont pour but d'”empêcher les enquêtes sur les événements qui ont conduit au 7-Octobre et sur d’autres graves affaires examinées actuellement par le Shin Bet”. L’annonce dimanche de sa future révocation avait provoqué la colère de l’opposition et entraîné des manifestations qui ont dénoncé une “menace contre la démocratie” et accusé M. Netanyahu de vouloir concentrer le pouvoir.Jeudi soir, plusieurs milliers de personnes ont bravé la pluie et le vent pour manifester devant la résidence privée de M. Netanyahu à Jerusalem, puis devant la Knesset, le Parlement israélien, où les ministres étaient réunis.- Motivations secrètes -M. Bar avait déjà laissé entendre qu’il démissionnerait avant la fin de son mandat, mais selon ses termes et en assumant la responsabilité de l’échec de son agence à prévenir l’attaque.Une enquête interne du Shin Bet, rendue publique le 4 mars, a reconnu des failles dans la collecte de renseignements qui auraient pu alerter les autorités. Elle a aussi critiqué l’exécutif, et M. Netanyahu indirectement, jugeant que la politique d’apaisement face au mouvement islamiste palestinien ces dernières années avait “permis au Hamas de bâtir un impressionnant arsenal militaire”.Dans sa lettre rendue publique jeudi soir, M. Bar a affirmé que les arguments du Premier ministre étaient “des accusations générales, non circonstanciées (…) qui semblent cacher les motivations derrière la décision de mettre fin à (ses) fonctions”.Il fait notamment référence à l'”enquête complexe, élargie et très sensible” impliquant des proches de M. Netanyahu qui auraient reçu des sommes d’argent du Qatar, une affaire baptisée “Qatargate” par les médias.La révocation de M. Bar intervient après le lancement mardi par l’armée israélienne d’une série de bombardements massifs et meurtriers après deux mois de trêve et d’opérations terrestres “ciblées” sur la bande de Gaza. M. Netanyahu a pris la responsabilité de ces opérations militaires, destinées selon lui à faire pression sur le Hamas afin qu’il libère les 58 otages encore détenus dans le territoire.Dans une rare critique envers le Premier ministre, le président israélien Isaac Herzog s’est dit jeudi inquiet de la reprise des frappes alors que la pays traverse une crise qui pourrait mettre à mal la “résilience nationale”.