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Turquie: l’opposition convoque une “nuit de la démocratie”, Erdogan jure de ne pas céder à la “terreur de la rue”

L’opposition turque a convoqué vendredi soir une “nuit de la démocratie” en appelant à un grand rassemblement vers lequel convergeaient au moins 10.000 personnes pour dénoncer l’arrestation du maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, en dépit des avertissements du président Recep Tayyip Erdogan qui a juré de ne pas céder à la “terreur de la rue”.Au troisième jour de manifestations, les protestataires affluaient vers la municipalité d’Istanbul à l’appel du Parti républicain du peuple (CHP), première force d’opposition à laquelle appartient M. Imamoglu.”Ne te tais pas sinon ce sera bientôt ton tour!”, chantaient les manifestants, brandissant des pancartes “N’ayez pas peur, le peuple est là” et “Droit, loi, justice”.Accusé de “corruption” et de “terrorisme”, le maire devait être intronisé dimanche comme candidat du CHP à la prochaine présidentielle.”Où que vous soyez, sortez de chez vous, réunissez vous avec tout ceux que vous pouvez et marchez tous ensemble”, a lancé le président du parti, Özgür Özel, qui prendra la parole à Istanbul à partir de 20H30 (17H30 GMT), après le repas de rupture du jeûne du ramadan.Deux ponts et plusieurs grands axes permettant d’atteindre le siège de la municipalité d’Istanbul ont été fermés à la circulation vendredi pour 24 heures.Des appels à manifester ont été lancés dans plus de 45 villes à travers le pays, dont Izmir et la capitale Ankara, une contestation populaire inédite depuis le grand mouvement de contestation de Gezi, parti d’Istanbul en 2013.- “La terreur de la rue” -“La Turquie ne sera pas livrée à la terreur de la rue”, a déclaré le chef de l’État, affirmant que les manifestations à l’appel de l’opposition mèneraient à une “impasse”.Au total, des manifestations se sont tenues depuis mercredi dans au moins 32 des 81 provinces turques, selon un comptage de l’AFP.”Désormais, personne ne doit s’attendre à ce que le CHP fasse de la politique dans des salles ou des bâtiments. Désormais, nous sommes dans la rue et sur les places”, a prévenu jeudi soir M. Özel devant la municipalité d’Istanbul, où des milliers de manifestants étaient réunis pour le deuxième soir d’affilée en soutien au maire de la ville, principal opposant au président Erdogan.Le ministre de la Justice, Yilmaz Tunç, a qualifié d'”illégaux et inacceptables” les appels répétés de l’opposition à manifester.À Istanbul, où les rassemblements sont officiellement interdits jusqu’à dimanche et dès jeudi soir, la situation s’est tendue, la police ayant fait usage de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc pour bloquer des manifestants qui voulaient se diriger vers l’emblématique place Taksim depuis l’hôtel de ville.La police a également fait usage de canons à eaux et de balles en caoutchouc à Ankara, jeudi etd e nouveau vendredi face aux étudiants qui manifestaient, ont constaté des journalistes de l’AFP.53 personnes ont été interpellées et 16 policiers ont été blessés lors de heurts avec les manifestants, selon les autorités, qui ont aussi interdit tout rassemblement jusqu’à mardi soir à Ankara et Izmir (ouest), la troisième ville du pays, acquise à l’opposition.Selon les médias turcs, l’audidion d’Ekrem Imamoglu a pris fin vendredi après-midi.L’annulation du diplôme universitaire de l’édile, réélu triomphalement l’an dernier après avoir ravi Istanbul en 2019 au parti AKP (islamo-conservateur) au pouvoir, avait déjà semé un obstacle supplémentaire sur sa route, la Constitution turque exigeant que tout candidat à la présidence justifie d’un diplôme d’enseignement supérieur.- “Ni voleur, ni terroriste” -Désormais, les charges pesant contre lui, en particulier celle de “soutien au terrorisme”, font redouter à ses partisans qu’il puisse être incarcéré à l’issue de sa garde à vue dimanche et remplacé par un administrateur nommé par l’État.”Le maire n’est ni corrompu, ni voleur, ni terroriste”, a lancé jeudi soir le chef du CHP à la foule réunie devant l’hôtel de ville d’Istanbul, promettant de “ne pas abandonner la lutte jusqu’à ce qu’Imamoglu et les autres maires emprisonnés soient libérés”.Au total, 90 personnes, arrêtées pour la plupart en même temps que le maire, étaient toujours en garde à vue vendredi, selon la presse turque.Cette contestation intervient un an après la débâcle subie par le Parti de la justice et du développement (AKP) du président Erdogan lors d’élections municipales, dans un contexte de crise économique.Les évènements ont pesé vendredi sur la Bourse d’Istanbul: peu avant 17H00 (14H00 GMT), son indice vedette chutait de près de 8%. Face à ce dévissage, les cotations ont été suspendues à deux reprises dans la matinée.

Conor McGregor : star irlandaise du MMA et aspirant président au discours antimigrants

L’ex-champion de MMA Conor McGregor, qui a annoncé jeudi sa candidature à la présidentielle en Irlande malgré des accusations de viol, tente de bâtir un avenir politique sur sa fortune et sa célébrité planétaire dans le sillage de Donald Trump, avec un discours antimigrants.”Votez pour moi comme président et nous sauverons l’Irlande ensemble!”, a posté …

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Conor McGregor : star irlandaise du MMA et aspirant président au discours antimigrants

L’ex-champion de MMA Conor McGregor, qui a annoncé jeudi sa candidature à la présidentielle en Irlande malgré des accusations de viol, tente de bâtir un avenir politique sur sa fortune et sa célébrité planétaire dans le sillage de Donald Trump, avec un discours antimigrants.”Votez pour moi comme président et nous sauverons l’Irlande ensemble!”, a posté ce pratiquant des arts martiaux mixtes (MMA), syncrétisme spectaculaire de plusieurs sports de combat. En début de semaine, jour de la Saint-Patrick, cet apprenti plombier que la compétition a rendu multi-millionaire, a chroniqué auprès de ses dizaines de millions d’abonnés sur les réseaux sociaux sa réception avec les honneurs à la Maison Blanche.Musculature saillante dans un costume trois-pièces, flanqué de sa famille, McGregor, 36 ans, était allé dénoncer le “racket de l’immigration illégale” dans son pays dont les “communes rurales” auraient à l’en croire “été envahies en un clin d’oeil” par des migrants.L’héritier new-yorkais magnat de l’immobilier et le fils d’un chauffeur de taxi d’un quartier déshérité de Dublin, clament de longue date leur admiration réciproque.- Peu de chances d’être élu -McGregor, qui affirme s’être mis aux arts martiaux pour se défendre face aux caïds de son quartier, fait grand cas du soutien public de Donald Trump.Ce dernier est pourtant peu populaire en Irlande, note Gail McElroy, professeure de Sciences politiques au Trinity College de Dublin, qui met aussi en doute la capacité de McGregor à franchir les obstacles institutionnels à une candidature pour ce poste largement honorifique.Même s’il y parvenait, ses chances d’élection seraient minimes : les électeurs irlandais “prêts à le soutenir” ne sont “pas suffisamment” nombreux pour qu’il soit élu, assure l’universitaire à l’AFP. “Les jours des hommes faibles détruisant des pays sont finis ! J’ai le soutien total et complet de toute l’administration Trump”, a encore clamé McGregor, qui en 2020 avait été désigné par le magazine Forbes le sportif le mieux payé du monde avec 170 millions d’euros de gains. Ces déclarations “ne reflètent pas (…) l’opinion du peuple irlandais”, a réagi le Premier ministre irlandais, Micheal Martin, qui n’avait pas reçu un accueil aussi chaleureux quelques jours plus tôt.  Le mouvement MAGA (Make America Great Again, le slogan de Donald Trump) et ses affiliés en Europe portent une attention particulière aux MMA, très populaires chez les jeunes hommes considérés comme une clientèle politique privilégiée. – “Nous sommes en guerre” -A l’image de Dana White, le patron de l’UFC, la plus lucrative compétition de MMA, de nombreuses figures de la discipline ont affiché leur soutien à des mouvements antisystème.McGregor, qui n’a plus combattu depuis 2021, est une des têtes d’affiche de son sport, un statut bâti sur son palmarès de quintuple champion du monde (plume et légers) mais aussi sur ses provocations, ses tatouages et sa violence. Sa carrière a été émaillée d’accusations de viols, d’agressions sexuelles ou de violences. En novembre 2024, McGregor a été condamné par un tribunal de Dublin à verser près de 250.000 euros de dommages et intérêts à une femme qui l’accusait de l’avoir “brutalement violée et battue” dans un hôtel en 2018. Ce verdict infamant, à l’encontre duquel il a fait appel, lui a fait perdre quelques contrats de sponsoring.Mais pas question de faire profil bas : le barbu le plus célèbre d’Irlande s’est depuis affiché en compagnie d’une autre figure de la galaxie antisystème, le Britannique Nigel Farage, et a été invité au discours de victoire de Donald Trump qu’il décrivait dès 2020 comme un “président phénoménal”. McGregor est entré de plain-pied dans l’arène politique lors des émeutes anti-migrants à Dublin fin 2023, déclenchées par une agression au couteau contre des enfants, menée par un Irlandais d’origine étrangère. Si les autorités “ne mettent pas rapidement en oeuvre un plan d’action pour assurer la sécurité de l’Irlande, moi je le ferai!”. “Irlande, nous sommes en guerre!”, affirme-t-il après un meurtre.”Irlande, ton président!”, tweete-t-il encore sous une photo de lui. “Pas une mauvaise idée”, commente alors Elon Musk. Un peu plus d’an plus tard, les deux hommes se font photographier ensemble dans le Bureau ovale, derrière un Donald Trump revenu au pouvoir.

Négociations en Arabie : l’Ukraine veut a minima un accord sur une trêve partielle

L’Ukraine a dit vendredi souhaiter que les pourparlers par l’intermédiaire des Etats-Unis lundi en Arabie Saoudite aboutissent “au moins” à un moratoire russo-ukrainien sur les frappes contre les sites énergétiques, les autres infrastructures et en mer Noire.A trois jours de ces discussions concomitantes entre Ukrainiens et Américains d’un côté et Russes et Américains de l’autre, …

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Négociations en Arabie : l’Ukraine veut a minima un accord sur une trêve partielle

L’Ukraine a dit vendredi souhaiter que les pourparlers par l’intermédiaire des Etats-Unis lundi en Arabie Saoudite aboutissent “au moins” à un moratoire russo-ukrainien sur les frappes contre les sites énergétiques, les autres infrastructures et en mer Noire.A trois jours de ces discussions concomitantes entre Ukrainiens et Américains d’un côté et Russes et Américains de l’autre, les deux belligérants ont de nouveau échangé des frappes dans la nuit, s’accusant mutuellement d’avoir bombardé sur le sol russe une importante station de pompage et de mesure du débit du gaz distribué occupée par les forces ukrainiennes.Afin de pousser à une trêve élargie, Kiev a choisi le ministre de la Défense, Roustem Oumerov, pour diriger la délégation ukrainienne, selon un responsable s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.”Nous voulons toujours nous mettre d’accord sur un cessez-le-feu, au moins sur (…) l’énergie, les infrastructures et la mer”, a insisté ce responsable auprès de l’AFP, assurant que son pays était toujours “prêt” à un cessez-le-feu “général”.Moscou affirme n’avoir accepté qu’une pause ne concernant que les infrastructures énergétiques, bien en-deçà de la suspension générale de 30 jours des hostilités portée par l’administration de Donald Trump.Le chef de l’Etat ukrainien Volodymyr Zelensky avait, quant à lui, au préalable donné son accord à une trêve sans conditions, dans la foulée de pressions considérables exercées par son homologue américain après leur accrochage dans le Bureau ovale fin février.Vendredi, il a révélé devant la presse que son équipe se rendrait en Arabie Saoudite avec “une liste de sites civils et de zones” devant être pris en compte dans le cadre de l’éventuel moratoire sur les attaques.- Sujets “techniques” -Si Vladimir Poutine a validé le principe d’un arrêt des opérations contre les sites énergétiques, il s’est bien gardé d’entièrement suivre le président américain qui fait tout, de son côté, pour pouvoir se vanter d’avoir obtenu “un deal” entre les deux camps en conflit.En Arabie saoudite, la Russie sera représentée lundi par Grigori Karassine, un sénateur et ex-diplomate de carrière, et Sergueï Besseda, un cadre du FSB (les services de sécurité), a fait savoir le Kremlin. Des émissaires d’un rang bien moindre que le ministre dépêché par Kiev. “C’est le choix du président (…) et ils représenteront la Russie de la meilleure façon possible”, a soutenu vendredi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Parmi les sujets à aborder, nul doute que les Russes voudront imposer les “nuances” dont a parlé Vladimir Poutine sur la mise en place d’un moratoire et son contrôle, le chef de l’Etat russe disant craindre que l’Ukraine n’utilise une telle trêve pour recruter des soldats supplémentaires et recevoir de nouvelles armes occidentales.Chez les Ukrainiens, on explique que ces pourparlers devraient ainsi se concentrer sur les aspects “techniques” d’un arrêt provisoire partiel des combats : “quels sites”, “comment contrôler ce cessez-le-feu, quelles armes” ? – “Pas confiance” -Dans ce contexte incertain, la Russie et l’Ukraine se reprochent mutuellement d’avoir frappé vendredi la station de pompage de Soudja, dans la région russe frontalière de Koursk.Le ministère russe de la Défense a accusé les forces ukrainiennes, qui contrôlent ce site, de l’avoir “délibérément fait exploser”.Dmitri Peskov, a jugé que cela prouvait que Moscou ne pouvait pas avoir “confiance en la parole” de Volodymyr Zelensky, alors que, selon lui, l’ordre annoncé cette semaine par Vladimir Poutine de ne pas bombarder des cibles énergétiques en Ukraine était toujours “en vigueur”.En réaction, l’état-major de l’armée ukrainienne a dénoncé des accusations “sans fondement”, affirmant que c’était les Russes qui avaient “tiré des obus d’artillerie” dans la nuit sur ces instalations.En Ukraine, la Russie a envoyé dans la nuit 214 drones selon l’armée de l’air ukrainienne, qui a fait état de neuf blessés, dont quatre enfants, dans les régions méridionales de Zaporijjia et d’Odessa.Dans la foulée, M. Zelensky a appelé ses alliés à faire “pression” sur Moscou pour parvenir à la fin de la guerre mais les Européens restent marginalisés dans les négociations à ce stade.Le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, qui cherche à faire entendre la voix de l’Europe, a, quant à lui, estimé vendredi que les dernières attaques nocturnes montraient que la Russie ne voulait “pas la paix”. L’Allemagne a, dans le même temps, approuvé une nouvelle enveloppe d’aide militaire à l’Ukraine, d’un montant de trois milliards d’euros.

Négociations en Arabie : l’Ukraine veut a minima un accord sur une trêve partielle

L’Ukraine a dit vendredi souhaiter que les pourparlers par l’intermédiaire des Etats-Unis lundi en Arabie Saoudite aboutissent “au moins” à un moratoire russo-ukrainien sur les frappes contre les sites énergétiques, les autres infrastructures et en mer Noire.A trois jours de ces discussions concomitantes entre Ukrainiens et Américains d’un côté et Russes et Américains de l’autre, les deux belligérants ont de nouveau échangé des frappes dans la nuit, s’accusant mutuellement d’avoir bombardé sur le sol russe une importante station de pompage et de mesure du débit du gaz distribué occupée par les forces ukrainiennes.Afin de pousser à une trêve élargie, Kiev a choisi le ministre de la Défense, Roustem Oumerov, pour diriger la délégation ukrainienne, selon un responsable s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.”Nous voulons toujours nous mettre d’accord sur un cessez-le-feu, au moins sur (…) l’énergie, les infrastructures et la mer”, a insisté ce responsable auprès de l’AFP, assurant que son pays était toujours “prêt” à un cessez-le-feu “général”.Moscou affirme n’avoir accepté qu’une pause ne concernant que les infrastructures énergétiques, bien en-deçà de la suspension générale de 30 jours des hostilités portée par l’administration de Donald Trump.Le chef de l’Etat ukrainien Volodymyr Zelensky avait, quant à lui, au préalable donné son accord à une trêve sans conditions, dans la foulée de pressions considérables exercées par son homologue américain après leur accrochage dans le Bureau ovale fin février.Vendredi, il a révélé devant la presse que son équipe se rendrait en Arabie Saoudite avec “une liste de sites civils et de zones” devant être pris en compte dans le cadre de l’éventuel moratoire sur les attaques.- Sujets “techniques” -Si Vladimir Poutine a validé le principe d’un arrêt des opérations contre les sites énergétiques, il s’est bien gardé d’entièrement suivre le président américain qui fait tout, de son côté, pour pouvoir se vanter d’avoir obtenu “un deal” entre les deux camps en conflit.En Arabie saoudite, la Russie sera représentée lundi par Grigori Karassine, un sénateur et ex-diplomate de carrière, et Sergueï Besseda, un cadre du FSB (les services de sécurité), a fait savoir le Kremlin. Des émissaires d’un rang bien moindre que le ministre dépêché par Kiev. “C’est le choix du président (…) et ils représenteront la Russie de la meilleure façon possible”, a soutenu vendredi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Parmi les sujets à aborder, nul doute que les Russes voudront imposer les “nuances” dont a parlé Vladimir Poutine sur la mise en place d’un moratoire et son contrôle, le chef de l’Etat russe disant craindre que l’Ukraine n’utilise une telle trêve pour recruter des soldats supplémentaires et recevoir de nouvelles armes occidentales.Chez les Ukrainiens, on explique que ces pourparlers devraient ainsi se concentrer sur les aspects “techniques” d’un arrêt provisoire partiel des combats : “quels sites”, “comment contrôler ce cessez-le-feu, quelles armes” ? – “Pas confiance” -Dans ce contexte incertain, la Russie et l’Ukraine se reprochent mutuellement d’avoir frappé vendredi la station de pompage de Soudja, dans la région russe frontalière de Koursk.Le ministère russe de la Défense a accusé les forces ukrainiennes, qui contrôlent ce site, de l’avoir “délibérément fait exploser”.Dmitri Peskov, a jugé que cela prouvait que Moscou ne pouvait pas avoir “confiance en la parole” de Volodymyr Zelensky, alors que, selon lui, l’ordre annoncé cette semaine par Vladimir Poutine de ne pas bombarder des cibles énergétiques en Ukraine était toujours “en vigueur”.En réaction, l’état-major de l’armée ukrainienne a dénoncé des accusations “sans fondement”, affirmant que c’était les Russes qui avaient “tiré des obus d’artillerie” dans la nuit sur ces instalations.En Ukraine, la Russie a envoyé dans la nuit 214 drones selon l’armée de l’air ukrainienne, qui a fait état de neuf blessés, dont quatre enfants, dans les régions méridionales de Zaporijjia et d’Odessa.Dans la foulée, M. Zelensky a appelé ses alliés à faire “pression” sur Moscou pour parvenir à la fin de la guerre mais les Européens restent marginalisés dans les négociations à ce stade.Le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, qui cherche à faire entendre la voix de l’Europe, a, quant à lui, estimé vendredi que les dernières attaques nocturnes montraient que la Russie ne voulait “pas la paix”. L’Allemagne a, dans le même temps, approuvé une nouvelle enveloppe d’aide militaire à l’Ukraine, d’un montant de trois milliards d’euros.

Heathrow fermé: plusieurs jours de perturbations, des millions envolés

Le redémarrage de l’aéroport d’Heathrow, fermé vendredi à cause d’une panne électrique liée à un incendie, devrait prendre plusieurs jours et coûter des millions, voire des dizaines de millions de livres, estiment des experts, soulignant le côté “extrêmement compliqué” d’une telle opération.Combien de temps pour rouvrir Heathrow ?Lorsque l’aéroport d’Heathrow pourra rouvrir, le redémarrage du …

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Heathrow fermé: plusieurs jours de perturbations, des millions envolés

Le redémarrage de l’aéroport d’Heathrow, fermé vendredi à cause d’une panne électrique liée à un incendie, devrait prendre plusieurs jours et coûter des millions, voire des dizaines de millions de livres, estiment des experts, soulignant le côté “extrêmement compliqué” d’une telle opération.Combien de temps pour rouvrir Heathrow ?Lorsque l’aéroport d’Heathrow pourra rouvrir, le redémarrage du trafic ne sera pas instantané: il faudra notamment acheminer les passagers des vols annulés et s’assurer que les avions concernés retrouvent le fil de leur planning de vols.En effet, “les passagers, l’équipage, le fret et les avions” ne seront pas là où ils auraient dû se trouver dans les programmes et il faudra “résorber le retard accumulé”, explique à l’AFP Anita Mendiratta, experte en tourisme et en aviation, qui conseille notamment l’agence de l’ONU pour le tourisme.”Deux à quatre jours” seront nécessaires estime la spécialiste, pour qui il s’agit d’une opération “extrêmement compliquée”.Selon le consultant en aviation Philip Butterworth-Hayes, cela pourrait même prendre “sept ou huit jours pour tout remettre en place”.Mais “nous ne le savons pas vraiment avec certitude, car nous ne savons pas quand l’aéroport sera de nouveau opérationnel”, affirme-t-il à l’AFP.Comment un incendie peut-il fermer un aéroport ?L’incendie dans un poste électrique a aussi “mis hors service un générateur de secours”, privant l’aéroport de courant, a expliqué le ministre de l’Energie Ed Miliband vendredi à Radio 4.”Il s’agit d’infrastructures anciennes, que ce soit le poste électrique ou Heathrow”, qui “ont été construits avant la croissance des zones résidentielles et industrielles” avoisinantes, selon Anita Mendiratta –l’aéroport a ouvert en 1946.Comment un incendie “dans un seul endroit a-il pu arrêter un aéroport entier ?”, s’interroge pour sa part Philip Butterworth-Hayes. “D’autres générateurs auraient dû se mettre en marche, alors pourquoi cela ne s’est-il pas produit ? C’est l’une des grandes questions.””Il est évident que nous devrons examiner de plus près les causes, ainsi que la protection (…) mises en place pour les grandes infrastructures comme Heathrow”, a ajouté le ministre Ed Miliband.Le directeur général de l’Association internationale du transport aérien (IATA), Willie Walsh, évoque “un manquement clair d’organisation de la part de l’aéroport”.L’unité antiterroriste de la police londonienne, en charge l’enquête, affirme n’avoir pas constaté à ce stade “de signe d’acte intentionnel”.Combien cela va-t-il coûter ?Des experts chiffraient vendredi à plusieurs millions, voire dizaines de millions de livres le coût de cet incident pour l’aéroport et les compagnies aériennes concernées.Il sera “certainement supérieur à 50 millions de livres”, évalue Philip Butterworth-Hayes.John Strickland, analyste indépendant spécialiste du secteur aérien, estime lui que l’arrêt de cet aéroport qui voit passer plus de 200.000 passagers par jour “va se chiffrer en millions, même si on ne peut pas encore le quantifier”.”L’impact est donc considérable (…) principalement pour les compagnies aériennes en raison de tous les coûts liés à l’hébergement des passagers, aux remboursements, aux nouvelles réservations, etc”, précise-t-il.Il est selon lui “peu probable” que les compagnies aériennes parviennent à récupérer leurs pertes.Est-ce un évènement rarissime ?Les fermetures de grands aéroports ne sont pas exceptionnelles dans le monde, mais interviennent surtout en raison d’évènements météorologiques (tempête, ouragans, etc.) ou à la suite d’accidents ou de conflits.Début octobre dernier, plusieurs aéroports internationaux en Floride, à Tampa, Orlando ou Palm Beach, avaient cessé d’opérer du fait du passage de l’ouragan Milton.En avril 2010, l’éruption du volcan Eyjafjallajökull en Islande avait conduit plusieurs pays européens à fermer leur espace aérien, comme le Royaume-Uni, la Norvège ou le Danemark.A la suite des attentats du 11 septembre 2001, les Etats-Unis avaient également fermé leur espace aérien au trafic civil pendant deux jours.L’aéroport international de Muan en Corée du Sud, est resté inactif pendant plus de 20 jours entre décembre et janvier dernier après le crash d’un Boeing 737-800 de Jeju Air, qui avait fait 179 morts parmi les passagers. Mais il s’agit d’un petit aéroport, qui n’opère que quelques vols par jour.

CIO: Kirsty Coventry face au défi de la géopolitique

Première femme et première Africaine élue jeudi à la présidence du Comité international olympique, la Zimbabwéenne Kirsty Coventry est particulièrement attendue face aux tensions géopolitiques qui traversent le monde sportif.Huit Européens et un Américain l’ont précédée à ce poste unique en son genre, traité avec les égards d’un chef d’Etat sans en avoir les pouvoirs, et qui nécessite une fine compréhension des rapports de force.. Que faire des Russes ?Déjà prompt à féliciter en 2013 l’Allemand Thomas Bach, qui quittera la tête du CIO le 23 juin, le président russe Vladimir Poutine a récidivé jeudi avec Kirsty Coventry, louant son “intérêt pour la promotion réelle des nobles idéaux olympiques”.Même à mots couverts, le coup de pression est limpide: depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, couleurs et hymne de cette superpuissance sportive sont bannis des compétitions internationales, ce que Moscou qualifie de “discrimination” sous influence occidentale.A moins d’un an des JO-2026 de Milan-Cortina, le sort des sportifs russes et bélarusses sera l’un des premiers dossiers pour la nouvelle patronne du sport mondial, qui s’est abstenue de toute position tranchée.La solution retenue pour les JO-2024 de Paris, par la commission exécutive dont elle est membre, dessine une piste évidente: sauf fin du conflit, les Russes devraient de nouveau concourir à titre individuel, sous pavillon neutre, et s’ils n’ont pas activement soutenu la guerre.. Trump, hôte imprévisibleEssentiels à l’olympisme, les Etats-Unis ne sont pas seulement les hôtes des prochains Jeux d’été à Los Angeles, en 2028, et de ceux d’hiver en 2034, à Salt Lake City: ils apportent au CIO plus du tiers de ses revenus – via les droits TV versés par NBC Universal -, et forment dans leur système universitaire des champions de toutes nationalités. A commencer par l’ex-nageuse Coventry, qui s’est entraînée à Auburn (Alabama) avant de décrocher sept médailles olympiques dont deux titres.Or le président américain Donald Trump, à peine élu, a fait pression sur les règles d’éligibilité en catégorie féminine aux JO – donc sur une autonomie du monde sportif que le CIO est censé garantir – en menaçant de refuser sur son territoire les athlètes transgenres.”Nous ne dérogerons pas à nos valeurs – à nos valeurs de solidarité, ainsi qu’à la garantie que chaque athlète qualifié pour les JO puisse y participer et être en sécurité”, a répliqué la Zimbabwéenne jeudi soir, jugeant que “la communication sera(it) la clé” face au dirigeant.Mais un deuxième sujet est déjà à son menu: les Etats-Unis ont entamé l’année en suspendant leur contribution à l’Agence mondiale antidopage (AMA), alors qu’ils se sont arrogés depuis 2020 une compétence extraterritoriale en matière d’antidopage qui menace de fracturer le sport mondial.. L’Afghanistan et Gaza, emblèmes de la “diplomatie discrète”Rarement citée, l’action du CIO en Afghanistan est pourtant emblématique de sa “diplomatie discrète”, soit l’art d’arracher de menues concessions quand on manque de moyens de pression.Après avoir exfiltré environ 300 membres de la communauté sportive afghane juste après le retour des talibans, en août 2021, l’organisation a obtenu la présence aux JO de Paris d’une délégation paritaire, manière de ne pas céder sur le droit des femmes à concourir.Mais les six athlètes concernés vivaient tous en exil, laissant intacte, pour Coventry et son équipe, la nécessité de protéger dans les prochaines années les sportifs afghans restés au pays ainsi que leur entourage.Le conflit entre Israël et le Hamas offre un autre exemple de la position équilibriste de l’instance: si le CIO n’a jamais envisagé de faire concourir les Israéliens sous bannière neutre aux JO de Paris, réfutant tout parallèle entre Gaza et l’Ukraine, il a invité huit sportifs palestiniens qui n’avaient pu franchir les qualifications, usant au maximum de cette carte.Compte tenu des destructions infligées au sport palestinien, la question se reposera sans aucun doute à l’approche des Jeux de Los Angeles.. Le rêve de JO africainsL’élection de la ministre zimbabwéenne des Sports (depuis 2018), qui coordonne au sein du CIO les JO de la jeunesse de Dakar en 2026, fait inévitablement resurgir une question: seul continent à n’avoir jamais organisé des JO, quand l’Afrique vivra-t-elle cette première historique ?Déjà pionnière en 2010 avec le Mondial de football, l’Afrique du Sud est officiellement sur les rangs pour les Jeux d’été de 2036, aux côtés notamment de l’Inde, la Turquie, la Hongrie, le Qatar ou l’Arabie Saoudite.

La Corée du Nord teste un nouveau missile anti-aérien et accueille un haut responsable russe

La Corée du Nord a annoncé vendredi avoir essayé un nouveau système de missiles anti-aériens sous la supervision de son dirigeant Kim Jon Un, qui a accueilli dans la foulée le secrétaire du Conseil de sécurité russe Sergueï Choïgou à Pyongyang.Annoncée par les agences russes Tass et Ria Novosti, la visite du haut-responsable russe, ancien ministre de la Défense, illustre le rapprochement accéléré entre Moscou et Pyongyang, principalement dans le domaine militaire, depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022.Les deux pays ont signé un accord de défense mutuelle à l’occasion d’une rare visite du président russe Vladimir Poutine en Corée du Nord l’an dernier.Par la suite, Pyongyang a été accusé par les Occidentaux et la Corée du Sud d’avoir envoyé des troupes pour se battre contre l’Ukraine aux côtés de l’armée russe. Ce déploiement n’a jamais été confirmé ni infirmé par la Corée du Nord ou par la Russie.Les agences de renseignement sud-coréennes et occidentales estiment à plus de 10.000 le nombre de soldats nord-coréens déployés en Russie pour l’aider à reconquérir une partie de la région de Koursk, prise par surprise par l’Ukraine durant l’été 2024.A quoi s’ajoutent, selon le ministère sud-coréen de la Défense, des livraisons de missiles, de 200 pièces d’artillerie à longue portée et de munitions.Selon Tass, M. Choïgou a commencé sa visite à Pyongyang en déposant une gerbe devant un monument à la mémoire des soldats de l’Armée rouge ayant libéré le nord de la Péninsule coréenne de l’occupation japonaise à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il a ensuite été reçu par le dirigeant nord-coréen Kim Jon Un, lui transmettant “les salutations et les meilleurs vœux du président russe Vladimir Poutine”, selon l’agence Ria Novosti.Le maître du Kremlin “accorde la plus grande attention à la mise en œuvre des accords conclus avec vous”, a dit Sergueï Choïgou à Kim Jon Un, d’après ses propos rapportés par l’agence russe.Au sujet du traité de partenariat stratégique, M. Choïgou a ajouté que “la Russie réaffirme sa volonté inconditionnelle de respecter (ses) dispositions”. “Nous sommes convaincus que la conclusion de ce nouveau document fondamental répond pleinement aux intérêts des deux pays”, a-t-il souligné.- Test d’armes avant exportation -L’agence officielle nord-coréenne KCNA a par ailleurs annoncé vendredi que M. Kim avait assisté, à une date indéterminée, à l’essai de nouveaux missiles anti-aériens. L’agence a diffusé des photos de projectiles lancés depuis la piste d’un aéroport et d’explosions en mer.Cet essai a prouvé que l’armée nord-coréenne est désormais équipée d’un autre système d’armement de défense majeur aux performances de combat louables”, a déclaré Kim Jong Un, cité par KCNA.Le test a été annoncé au lendemain de la fin, en Corée du Sud, de l’exercice militaire annuel “Freedom Shield” mené conjointement avec les Etats-Unis, et dénoncé vendredi par le ministère nord-coréen de la Défense comme “une répétition pour une guerre d’agression”.Cette année, “Freedom Shield” a été axé sur la réponse aux menaces nucléaires, biologiques et chimiques de la Corée du Nord, selon Séoul.Le 10 janvier, jour où cet exercice avait commencé, la Corée du Nord avait tiré plusieurs missiles balistiques en direction de la mer Jaune. Fin février, Pyongyang avait en outre effectué des tests de missiles de croisière afin de montrer ses “capacités de contre-attaque”.Pour Ahn Chan-il, un transfuge nord-coréen devenu directeur de l’Institut mondial pour les études sur la Corée du Nord à Séoul, les tirs de missiles anti-aériens annoncés vendredi semblent être “un test d’armes destinées à être exportées vers la Russie afin d’être utilisées en Ukraine”.M. Ahn, interrogé par l’AFP, a estimé que Pyongyang prend prétexte des exercices militaires au Sud pour développer des armes destinées à Moscou.Les deux Corées restent techniquement en guerre depuis plus de sept décennies, le conflit qui les avait opposées de 1950 à 1953 s’étant achevé par un armistice, et non par un traité de paix.