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Neutralité: “débat légitime” et “exigence absolue” pour France Télé, selon sa présidente

Le débat sur la neutralité de l’audiovisuel public est “légitime” et ce principe constitue une “exigence absolue” pour France Télévisions, a affirmé mercredi sa patronne Delphine Ernotte Cunci, en ouverture de son audition par la commission d’enquête parlementaire sur le sujet.”Les polémiques de ces dernières semaines ont pu alimenter un débat qui est légitime”, a reconnu la présidente du groupe public.”France Télévisions est un média financé par tous. Il doit donc s’adresser à tous, quels que soient son lieu de vie, ses opinions ou son niveau de revenus. Il s’agit, pour nous, d’une exigence absolue à laquelle nous veillons tout particulièrement”, a-t-elle martelé.La commission d’enquête sur la “neutralité” et “le financement de l’audiovisuel public” a été créée par les députés du groupe UDR d’Eric Ciotti dans la foulée de l’affaire Legrand-Cohen. Ces deux journalistes du service public ont été accusés de connivence avec le Parti socialiste après la diffusion, début septembre, d’une vidéo les montrant dans un restaurant avec deux de ses responsables.Plus généralement, France Télévisions et Radio France, dont les responsables seront auditionnés la semaine prochaine, sont accusés par une partie de la droite et le Rassemblement national de partialité en faveur de la gauche.Mais Mme Ernotte Cunci a assuré que France Télévisions se montre “exemplaire en matière de transparence de son offre d’information et d’équilibre des points de vue”. Divers travaux internes ont été lancés pour encore renforcer ces principes. Sur l’autre volet des travaux de la commission d’enquête, celui concernant le financement, la présidente de France Télé a vanté les “efforts massifs” réalisés par l’entreprise depuis son arrivée à sa tête en 2015, qui cependant aboutit à “une inadéquation croissante entre nos missions et nos moyens”.”La télévision publique remplit des missions essentielles qu’aucun autre” groupe audiovisuel ou réseau social ne pourra “jamais remplir”, a-t-elle plaidé.

Venezuela : Maria Corina Machado, visage et âme de l’opposition

Prix Nobel de la Paix 2025 sans pouvoir le recevoir en personne, Maria Corina Machado la cheffe de l’opposition au Venezuela, 58 ans, surnommée la “libératrice” par ses partisans, vit dans la clandestinité depuis la présidentielle contestée de juillet 2024 mais reste l’âme de l’opposition vénézuélienne.Elle n’a pas pu arriver à temps mercredi à Oslo …

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Le Nobel de la paix remis, par procuration, à l’opposante vénézuélienne Machado

Le prix Nobel de la paix attribué à l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, qui vit cachée dans son pays, a été remis à sa fille mercredi à Oslo, la lauréate, en route pour la Norvège, n’ayant pu arriver à temps pour la cérémonie.En l’absence de sa mère, c’est Ana Corina Sosa Machado qui a reçu la récompense et lu le discours de remerciement de l’opposante de 58 ans, bête noire de Nicolas Maduro reconduit au pouvoir l’an dernier à l’issue d’une élection décriée comme frauduleuse par l’opposition.”Pour avoir la démocratie, nous devons être prêts à nous battre pour la liberté”, a-t-elle dit dans un Hôtel de ville d’Oslo où avaient pris place le président argentin Javier Milei et d’autres chefs d’État latino-américains ayant en commun – comme Mme Machado – des affinités idéologiques avec Donald Trump.Évoquant les enlèvements de personnes, les tortures et la chasse aux opposants, elle a aussi fustigé “des crimes contre l’humanité, documentés par les Nations unies” et “un terrorisme d’État déployé pour étouffer la volonté du peuple”.Mme Machado est entrée dans la clandestinité au Venezuela en août 2024, quelques jours jours après une élection présidentielle à laquelle elle avait été empêchée de se présenter.Les États-Unis, l’Europe et de nombreux pays d’Amérique latine ne reconnaissent pas les résultats du scrutin qui a permis à Nicolas Maduro d’enchaîner un troisième mandat de six ans.L’opposition affirme que son candidat, Edmundo Gonzalez Urrutia, aujourd’hui en exil et présent à la cérémonie Nobel mercredi, l’a emporté.Le Nobel de la paix a été attribué à Mme Machado le 10 octobre pour ses efforts en faveur d’une transition démocratique au Venezuela.- Voyage périlleux -Mercredi, le comité Nobel a exhorté le président vénézuélien – de gauche et critiqué pour sa dérive autoritaire – à partir.”M. Maduro, acceptez les résultats de l’élection et retirez-vous”, a lancé son président, Jørgen Watne Frydnes, sous des applaudissements nourris.Dans un appel à M. Frydnes publié juste avant la cérémonie, Mme Machado s’est dite “très triste et très désolée” de ne pas pouvoir arriver à temps, assurant toutefois être en chemin.”Tant de personnes ont risqué leur vie pour que je puisse arriver à Oslo”, a-t-elle souligné.Sa dernière apparition publique remonte au 9 janvier lors d’une manifestation à Caracas contre l’investiture de Nicolas Maduro.On ignore à ce stade comment elle a pu quitter le Venezuela.Le mois dernier, le procureur général a dit à l’AFP que Mme Machado serait considérée comme une “fugitive” si elle quittait son pays, où elle est accusée selon lui d'”actes de conspiration, d’incitation à la haine et de terrorisme”.Son arrivée annoncée à Oslo soulève l’épineuse question de son éventuel retour au Venezuela ou de sa capacité à diriger l’opposition vénézuélienne à partir d’un hypothétique exil.- Comment rentrer? -“Elle risque d’être arrêtée si elle rentre, même si les autorités ont fait preuve de plus de retenue avec elle qu’avec beaucoup d’autres parce qu’une arrestation aurait une portée symbolique très forte”, expliquait mardi Benedicte Bull, professeure spécialiste de l’Amérique latine à l’Université d’Oslo. D’un autre côté, “elle est la dirigeante incontestée de l’opposition, mais si elle reste longtemps en exil, je pense que cela changera et qu’elle perdra progressivement de l’influence politique”, a-t-elle ajouté auprès de l’AFP.Elle rentrera “très bientôt” au Venezuela, a assuré sa fille. “Elle veut vivre dans un Venezuela libre, et elle n’abandonnera jamais cet objectif”, a-t-elle affirmé.Comme en écho, certains Vénézuéliens présents à l’intérieur de l’Hôtel de ville ont lancé des “Vive le Venezuela libre”.Des manifestations pour et contre Mme Machado se sont tenues ou sont prévues dans la capitale norvégienne, placée sous très haute sécurité.Si elle est saluée par beaucoup pour ses efforts en faveur d’une démocratisation au Venezuela, Mme Machado est aussi critiquée par d’autres pour la proximité de ses idées avec Donald Trump, auquel elle a dédié son Nobel.La remise du prix coïncide avec la mise en place par les États-Unis d’un important dispositif militaire dans les Caraïbes et des frappes américaines mortelles sur des bateaux présentés comme se livrant au trafic de drogue, des opérations que l’opposante a défendues.Nicolas Maduro assure, lui, que leur véritable objectif est de le renverser son pouvoir et de s’emparer des réserves pétrolières du Venezuela.Les Nobel dans les autres disciplines (littérature, chimie, médecine, physique, économie) seront également remis dans la journée à Stockholm, en Suède, en présence du roi Carl XVI Gustaf.

Venezuela : Maria Corina Machado, visage et âme de l’opposition

Prix Nobel de la Paix 2025 sans pouvoir le recevoir en personne, Maria Corina Machado la cheffe de l’opposition au Venezuela, 58 ans, surnommée la “libératrice” par ses partisans, vit dans la clandestinité depuis la présidentielle contestée de juillet 2024 mais reste l’âme de l’opposition vénézuélienne.Elle n’a pas pu arriver à temps mercredi à Oslo pour recevoir son prix, décerné le 10 octobre, qui a été remis à sa fille. “Pour avoir la démocratie, nous devons être prêts à nous battre pour la liberté”, a-t-elle souligné dans un discours lu par sa fille Ana Corina Sosa Machdo, fustigeant “un terrorisme d’État déployé pour étouffer la volonté du peuple” vénézuélien.Le Nobel est une “très juste reconnaissance pour la longue lutte d’une femme et de tout un peuple pour notre liberté et notre démocratie”, a affirmé le candidat de l’opposition à la présidentielle Edmundo Gonzalez Urrutia. Si le président Nicolas Maduro, au pouvoir depuis 2013, a été proclamé vainqueur par l’autorité électorale considérée aux ordres du pouvoir, l’opposition a revendiqué la victoire pour son candidat. Maduro est accusé de dérive autoritaire par les États-Unis et l’Union européenne, qui ont sanctionné le régime. Mme Machado, déclarée inéligible, n’avait pas pu se présenter, mais avait mené la campagne pour un candidat alors inconnu. Et c’est elle qui avait appelé ses partisans à recueillir les procès-verbaux de chaque bureau de vote, pour “prouver” la victoire de l’opposition. Le pouvoir vénézuélien, qui n’a pas jusqu’ici publié les résultats complets du scrutin, a durement réprimé les troubles post-électoraux et a intensifié ces derniers mois la répression politique, selon une mission d’experts de l’ONU.Mme Machado a choisi de rester dans son pays alors que M. Gonzalez Urrutia a lui été contraint à l’exil en septembre 2024.- “La Libertadora” -“Dès mon arrivée, je pourrai étreindre toute ma famille et mes enfants que je n’ai pas vus depuis deux ans, ainsi que tant de Vénézuéliens-Norvégiens que je sais partager notre lutte”, a confié Mme Machado mercredi au Comité Nobel avant son départ pour Oslo.Lors d’un entretien avec l’AFP, elle avait expliqué vivre parfois “des semaines sans contact humain” : “Je suis là où je me sens le plus utile pour la lutte”. Réfugiée dans un lieu tenue secret, elle continue de mener son combat. Depuis la présidentielle, elle donne des interviews virtuelles et participe à des débats sur internet, toujours sur un fond neutre pour que personne ne reconnaisse l’endroit où elle se trouve.La notoriété de Mme Machado a explosé lors des primaires de l’opposition en octobre 2023, en recueillant plus de 90% des voix dans une démonstration de force avec 3 millions de participants. Elle est rapidement devenue favorite des sondages, surnommée la “libertadora” (“libératrice”), en hommage au “libertador” Simon Bolivar.Jean et chemise blanche, elle a parcouru le pays comme une rock star ralliant les foules générant des réactions passionnées:  cris, pleurs et bousculades accompagnaient ses apparitions.Son nom n’était pas sur les bulletins mais le visage et l’âme de l’opposition, c’était elle. Réputée franche et sans demi-mesure, Mme Machado promettait alors sans cesse “le changement” au Venezuela, dirigé depuis 1999 par le président Hugo Chavez (1999-2013), puis son héritier Nicolas Maduro.Ce dernier a été proclamé vainqueur de la dernière présidentielle avec 52% des voix par le Conseil national électoral. Celui-ci n’a pas publié le détail des votes, se disant victime d’un piratage informatique.- “Jusqu’au bout !” -L’opposition, qui a publié des procès-verbaux des bureaux de vote, assure que M. Gonzalez Urrutia a remporté le scrutin avec plus de 67% des voix. Le pouvoir assure que ces procès-verbaux sont des “faux”.Couronnée par le prix Sakharov en 2024, Mme Machado avait estimé qu’il s’agissait d’une “reconnaissance pour chaque prisonnier politique, demandeur d’asile, exilé et chaque citoyen de notre pays qui se bat pour ce qu’il pense”.Libérale, elle prône une économie de marché et a proposé la privatisation du géant public pétrolier Petroleos de Venezuela (PDVSA), principale source de revenus du pays dont la production s’est effondrée, en raison de la mauvaise gestion et de la corruption.”Nous allons libérer notre pays et ramener nos enfants à la maison”, lançait-elle en référence aux 7 millions de Vénézuéliens qui, selon l’ONU, ont quitté le pays en proie à une interminable crise économique.Ce retour espéré de la diaspora la touche de près. Ses trois enfants – Ana Corina, Henrique et Ricardo – vivent à l’étranger. C’est sa fille qui a reçu le prix Nobel mercredi. Ingénieure de profession, Mme Machado a entamé son parcours politique en 2002 avec la création de l’association Sumate (Rejoins-nous), réclamant un référendum pour révoquer le président Chavez.Accusée de “trahison” par la justice vénézuélienne qui a annoncé qu’elle serait considérée en fuite si elle quittait le pays, elle jure régulièrement comme son slogan de campagne qu’elle ira “jusqu’au bout”.Soutenant le déploiement américain dans les Caraïbes, elle a récemment affirmé sur les réseaux sociaux: “Il ne nous reste que très peu de temps avant que les Vénézuéliens ne récupèrent leur souveraineté et leur démocratie. Nous sommes prêts à prendre les rênes du nouveau gouvernement”.

Budget de l’Etat: le gouvernement anticipe une prolongation des débats en 2026

Fort du vote positif mardi sur le budget de la Sécurité sociale, le gouvernement s’attelle mercredi, par un débat sur la défense, à l’examen encore plus difficile du budget de l’Etat qui pourrait se prolonger en janvier, faute de majorité au Parlement.La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a reconnu mercredi que les discussions parlementaires se poursuivraient “probablement en janvier” si “un accord est impossible” entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire (CMP) autour du 19 décembre.Certes, l’objectif de doter la France d’un budget de l’Etat “d’ici au 31 décembre” demeure, selon le gouvernement, mais “la balle est dans le camp du Parlement”, et particulièrement “de la droite sénatoriale”. Les sénateurs à majorité de droite “ont une part des clés” pour aboutir à un compromis en CMP notamment avec la gauche afin que l’accord puisse être validé ensuite par les deux chambres, a-t-elle insisté à l’issue du Conseil des ministres. Or la droite sénatoriale semble peu disposée à bouger vers le Parti socialiste qui a obtenu très peu de concessions gouvernementales dans ce texte, contrairement à celui de la Sécu où figure la suspension de la réforme des retraites.Un compromis entre seulement le centre et la droite “serait une provocation pour le PS et ça ne passerait pas à l’Assemblée”, a expliqué une source gouvernementale.”L’évidence, c’est que nous n’y arriverons pas dans les délais qui nous sont fixés”, avait déjà anticipé mardi soir le patron du PS Olivier Faure.En cas d’échec de la CMP, le Parlement devra, comme l’année dernière, adopter d’ici fin décembre une “loi spéciale” pour autoriser le gouvernement à percevoir les impôts existants et reconduire les dépenses votées en 2025. – “La méthode est la bonne” -En dépit des demandes de tous bords politiques, de Bruno Retailleau à François Hollande, Sébastien Lecornu persiste dans sa stratégie et semble exclure le recours au 49.3 pour faire adopter le texte sans vote d’ici la fin de l’année.Malgré un vote très serré — à 13 voix — mardi, “la méthode est la bonne”, a jugé sur franceinfo le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous.Mais cette volonté de laisser la main au Parlement risque d’avoir comme prix la prolongation des débats, car les positions sont beaucoup plus éloignées que sur le budget de la Sécu qui devrait être adopté définitivement la semaine prochaine si les députés confirment leur vote de mardi.Sur le budget de l’Etat, l’Assemblée avait en effet rejeté à la quasi-unanimité le volet recettes en première lecture, envoyant ainsi la copie initiale du gouvernement au Sénat. Celui-ci, dominé par la droite, l’a ensuite complètement réécrit et devrait le voter lundi. Les discussions seront d’autant plus difficiles que le gouvernement vise un déficit public à “moins de 5%” du PIB en 2026. Cela implique “de trouver 4,5 milliards” d’euros supplémentaires et de faire “des efforts”, selon le ministre de l’Economie Roland Lescure. – Défense au menu -Pour commencer à rapprocher les positions, le Premier ministre organise une série de débats parlementaires thématiques — sécurité, narcotrafic, agriculture, énergie, déficit –, à commencer par la défense mercredi.L’idée de ces débats, suivis d’un vote, est de permettre aux députés de se positionner sur des dépenses qui n’avaient pu être examinées après le rejet du volet “recettes” par l’Assemblée.Le gouvernement espère ainsi “cranter des votes sur le budget”, selon un cadre du bloc central, et donner un élan positif à l’examen du texte dans son ensemble.Les formations politiques diront mercredi à “si oui ou non elles souhaitent s’engager vers un renforcement de nos armées”, avec 6,7 milliards d’euros supplémentaires prévus pour l’an prochain, a expliqué le chef du gouvernement en pointant “des enjeux considérables”.Lors d’un débat sans vote sur l’Ukraine en mars dernier, les groupes politiques s’étaient montrés unis dans leur soutien à Kiev, mais avaient exposé des divergences stratégiques sur la défense française et européenne, ou l’intégration de l’Ukraine dans l’UE et l’Otan.

En Syrie, des tournages de séries dans les anciens lieux de torture et détention

A l’aérodrome militaire de Mazzé, près de Damas, un hélicoptère atterrit lentement: sur les lieux où des Syriens étaient détenus et torturés, on tourne une série relatant, à travers l’histoire d’une famille, les derniers mois du pouvoir de Bachar al-Assad.”Il est difficile d’imaginer qu’on filme ici”, reconnaît Mohammad Abdel Aziz, le réalisateur du feuilleton “La …

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Maroc: 19 morts dans l’effondrement de deux immeubles à Fès

Dix-neuf personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi dans l’effondrement de deux immeubles contigus de quatre étages à Fès, une grande ville du nord du Maroc, selon un bilan provisoire relayé par l’agence de presse officielle marocaine MAP.”Seize autres ont été blessées à divers degrés de gravité”, ajoute la MAP, précisant …

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“Sales connes”: les propos de Brigitte Macron ne passent pas

“Moi aussi je suis une sale conne”: la polémique née des proposs insultants de Brigitte Macron envers des militantes féministes ne retombe pas, avec le soutien apporté par de nombreuses actrices aux victimes de violences sexuelles, sur les réseaux. À gauche comme dans les rangs féministes, l’indignation reste forte près de 48 heures après la diffusion d’une vidéo où la Première dame qualifie de “sales connes” des militantes de #Noustoutes ayant interrompu un spectacle de l’humoriste Ary Abittan – échange capté dans les coulisses des Folies Bergère dimanche soir. Sur les réseaux sociaux, la polémique a également été inflammable depuis lundi. De nombreuses actrices ont utilisé le hashtag #jesuisunesaleconne en signe de solidarité avec les associations féministes et les victimes de violences sexuelles.”Moi aussi je suis une sale conne. Et je soutiens tous.tes les autres”, a écrit Judith Godrèche. “Je suis une sale conne et fière de l’être”, a abondé Marion Cotillard. “On comprend mieux le manque de budget pour les associations”, a ironisé Alexandra Lamy.”Sale conne et fière de l’être. Soutien à toutes les victimes et toutes les militantes grâce auxquelles ce monde est à peine plus supportable qu’ailleurs”, a commenté, toujours sur Instagram, Camélia Jordana.Un soutien – et une expression commune, “sale conne” – également affiché par les chanteuses Clara Luciani et Angèle, l’écrivaine Camille Kouchner ou encore la réalisatrice Andrea Bescond. – Laisser “Brigitte Macron tranquille” – L’action du collectif #Noustoutes samedi soir aux Folies Bergères à Paris visait Ary Abittan qui a été accusé de viol fin 2021 par une jeune femme qu’il fréquentait depuis quelques semaines.Après trois ans d’enquête, l’instruction a abouti à un non-lieu confirmé en appel en janvier. Mais son retour sur scène est depuis contesté par des féministes protestant régulièrement aux abords des salles où il se produit. “Ce qui est gravissime”, c’est que ces femmes aient tenté d’interrompre la représentation “de quelqu’un qui avait bénéficié d’un non-lieu”, a réagi mercredi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur France 2. Brigitte Macron a parlé “avec spontanéité”, dans “un cadre privé et sur un sujet, encore une fois, sur lequel on ne peut lui faire aucun reproche”, a-t-elle ajouté. “Qu’on laisse Brigitte Macron tranquille”, a-t-elle demandé, alors que la presse internationale a également relayé les propos de la Première dame, du Guardian au New-York Times en passant par El PaisLa présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet s’est montrée plus nuancée, jugeant à la fois “dangereux” de remettre en cause la présomption d’innocence de l’humoriste et “crucial” le combat des féministes.Elle a également jugé “assez indigne” le vocabulaire employé par Brigitte Macron. “On ne traite pas les gens de noms d’oiseaux, surtout quand c’est des activistes qui ont une juste cause à porter”, a-t-elle dit.- “Excuses publiques” -Face à la polémique, née d’une vidéo diffusée à la presse people à la suite d’une bourde de l’agence Bestimage, dont la patronne est proche de la Première dame, l’entourage de Brigitte Macron a assuré qu’il ne fallait “voir dans cet échange qu’une critique de la méthode radicale employée par ceux qui ont perturbé, masqués, le spectacle d’Ary Abittan”.Mais pour “Grève féministe”, ces propos “ne sont pas anodins, ils légitiment la haine envers les féministes, déjà cibles de cyberharcèlement, de menaces de mort et d’agressions et minimisent la gravité des violences sexuelles, en réduisant la dénonciation des crimes à un simple +trouble à l’ordre public+”.Dans un communiqué, ce collectif d’une soixantaine d’associations, syndicats et fédérations, demande à Brigitte Macron des “excuses publiques” et une “condamnation claire” des violences sexistes et sexuelles. En décembre 2023, Emmanuel Macron avait suscité l’indignation des associations féministes en apportant son soutien à Gérard Depardieu, alors mis en examen pour viols et visé par trois plaintes pour agression sexuelle ou viol qu’il réfute. Il a depuis été condamné pour des agressions sexuelles. Les associations féministes avaient qualifié les déclarations du président de “crachat” au visage des victimes.

Au Brésil, les députés votent une loi pour réduire fortement la peine de Bolsonaro

Les députés brésiliens ont adopté mercredi, au terme d’une séance houleuse, une proposition de loi qui pourrait alléger considérablement la peine de l’ex-président Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d’Etat.Si ce texte est également voté par le Sénat, “Bolsonaro verra sa peine réduite de 27 ans et trois mois …

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L’opposante vénézuélienne Machado absente à la cérémonie de remise de son Nobel de la paix

L’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, qui vit cachée dans son pays, ne recevra pas en personne son prix Nobel de la paix mercredi à Oslo et sera remplacée par sa fille, a annoncé l’Institut Nobel norvégien, qui dit ignorer où la lauréate se trouve.Après l’annulation de la traditionnelle conférence de presse Nobel mardi, des doutes croissants planaient autour de la participation de Mme Machado à la cérémonie de remise du Nobel qui doit commencer à 13H00 (12H00 GMT) à l’Hôtel de ville d’Oslo.”Elle ne vient pas à la cérémonie”, a finalement annoncé à l’AFP le porte-parole de l’institut, Erik Aasheim, mercredi matin.Mme Machado est entrée dans la clandestinité au Venezuela en août 2024, quelques jours jours après une élection présidentielle à laquelle elle avait été empêchée de se présenter. Sa dernière apparition publique remonte au 9 janvier, lors d’une manifestation à Caracas contre l’investiture du président de gauche Nicolas Maduro pour son troisième mandat, remporté dans des conditions contestées. “Je ne sais tout simplement pas où elle se trouve exactement”, a confié mercredi au micro de la radio NRK le directeur de l’Institut Nobel, Kristian Berg Harpviken.Très peu de gens savent où et comment Mme Machado se déplace en raison de la nature répressive du régime de Nicolas Maduro, “prêt à utiliser absolument tous les moyens contre l’opposition”, a-t-il expliqué.Le Nobel de la paix a été attribué à l’opposante de 58 ans le 10 octobre pour ses efforts en faveur d’une transition démocratique au Venezuela.Les États-Unis et une partie de la communauté internationale ne reconnaissent pas les résultats de l’élection présidentielle de juillet 2024 à l’issue de laquelle Nicolas Maduro a remporté un troisième mandat de six ans.L’opposition avait dénoncé une fraude et revendiqué la victoire de l’opposant Edmundo Gonzalez Urrutia, aujourd’hui en exil.L’annulation de la participation de Mme Machado survient alors que plusieurs chefs d’État d’Amérique latine ayant en commun des affinités idéologiques avec Donald Trump, tel le président argentin Javier Milei, sont déjà arrivés à Oslo pour participer à la cérémonie.La mère octogénaire de la lauréate, ses trois sœurs et ses trois enfants ont aussi fait le déplacement.- “Fugitive” -Le mois dernier, le procureur général du Venezuela a dit à l’AFP que Mme Machado serait considérée comme “fugitive” si elle quittait son pays, où elle est accusée selon lui d'”actes de conspiration, d’incitation à la haine et de terrorisme”.Sa venue à Oslo aurait donc soulevé l’épineuse question de son éventuel retour au Venezuela ou de sa capacité à diriger l’opposition vénézuélienne depuis un hypothétique exil.”Elle risque d’être arrêtée si elle rentre, même si les autorités ont fait preuve de plus de retenue avec elle qu’avec beaucoup d’autres parce qu’une arrestation aurait une portée symbolique très forte”, expliquait mardi Benedicte Bull, professeure spécialiste de l’Amérique latine à l’Université d’Oslo. D’un autre côté, “elle est la dirigeante incontestée de l’opposition, mais si elle reste longtemps en exil, je pense que cela changera et qu’elle perdra progressivement de l’influence politique”, a-t-elle ajouté auprès de l’AFP.Des manifestations pro et anti-Machado sont prévues dans la capitale norvégienne, placée sous très haute sécurité.Si elle est saluée par beaucoup pour ses efforts en faveur d’une démocratisation au Venezuela, Mme Machado est aussi critiquée par d’autres pour la proximité de ses idées avec le président américain Donald Trump, auquel elle a dédié son Nobel.La remise du prix coïncide avec la mise en place par les États-Unis d’un important dispositif militaire dans les Caraïbes et des frappes américaines mortelles sur des bateaux présentés comme se livrant au trafic de drogue, des opérations que l’opposante a justifiées.De son côté, Nicolas Maduro assure que leur véritable objectif est de le renverser et de s’emparer des réserves pétrolières du Venezuela.Les Nobel dans les autres disciplines (littérature, chimie, médecine, physique, économie) seront également remis dans la journée à Stockholm, en Suède, en présence du roi Carl XVI Gustaf.