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Soudan: l’armée reprend le palais présidentiel, les paramilitaires contre-attaquent

L’armée soudanaise a repris vendredi le palais présidentiel aux Forces de soutien rapide (FSR), infligeant un coup dur aux paramilitaires qui ont riposté par un raid meurtrier de drones sur le bâtiment à Khartoum, près de deux ans après le début de la guerre.Le chef de l’armée soudanaise, Abdel Fattah al-Burhane, a affirmé qu’il n’y aurait “pas de négociation” avec les paramilitaires tant qu’ils ne déposeraient pas les armes.La télévision d’Etat a diffusé des images de combattants célébrant leur conquête du palais présidentiel, avant que trois de ses journalistes n’y soient tués par une frappe de drone, selon une source militaire.Le porte-parole du gouvernement et ministre de l’Information, Khalid al-Aiser, a déclaré que figuraient un producteur, un vidéaste et un chauffeur de la télévision d’Etat.”Ils couvraient la reprise du Palais républicain lorsqu’un drone des FSR a frappé le complexe, tuant et blessant également plusieurs militaires”, a indiqué la source militaire à l’AFP sous couvert d’anonymat.Dans un communiqué publié sur Telegram, les FSR ont indiqué avoir lancé une “opération éclair” sur le palais qui a “tué plus de 89 ennemis et détruit plusieurs véhicules militaires”.”La bataille pour le Palais républicain n’est pas terminée”, ont-ils juré, affirmant que leurs combattants restaient dans les environs.Des témoins ont signalé que plusieurs drones avaient ciblé la zone, où les soldats célébraient leur victoire dans des salles ravagées du palais. Dans des vidéos diffusées par la télévision d’Etat, de jeunes volontaires ayant pris les armes aux côtés de l’armée, coiffés de bandanas jaunes, agitaient des drapeaux en hurlant sous les arcades noircies et les vitres brisées.La guerre au Soudan a commencé le 15 avril 2023, lorsque Khartoum est tombée aux mains des FSR. Leurs combattants se sont emparés de l’aéroport, des ministères et des immeubles du centre de la capitale.Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts, déraciné plus de 12 millions de personnes et provoqué la plus grande crise alimentaire et de déplacement de population au monde.- “Tournant majeur” -Après des mois de défaites humiliantes pour l’armée, le cours de la guerre s’est inversé fin 2024 lorsque l’armée a lancé une contre-offensive dans l’Etat agricole d’Al-Jazira (centre).La reprise du palais présidentiel “est un coup dur pour les FSR, et une immense victoire symbolique pour les forces armées”, a déclaré Alan Boswell, directeur de l’International Crisis Group pour la Corne de l’Afrique. “C’est un tournant majeur dans la guerre”, a-t-il déclaré à l’AFP. Le gouvernement soudanais, basé à Port-Soudan, sur la mer Rouge, et proche de l’armée, a salué la victoire.Le ministre Khalid al-Aiser a salué les “héros” qui combattent aux côtés de l’armée, un groupe hétéroclite comprenant d’anciens révolutionnaires prodémocratie, des miliciens islamistes et des forces autrefois fidèles aux FSR.L’armée va continuer à “progresser sur tous les fronts jusqu’à ce que la victoire soit complète”, a assuré sur la télévision d’Etat un porte-parole de l’armée, le général Nabil Abdallah.- “Ni mots ni paix” -Vendredi, le chef de l’armée, Abdel Fattah al-Burhane, a lui-même déclaré que tant que les paramilitaires “porteront des armes, qu’ils occuperont les maisons des gens (…) qu’ils sèmeront la peur au quotidien, nous n’avons ni mots ni paix pour eux”.Depuis le 15 avril 2023, une guerre oppose Abdel Fattah al-Burhane à son ancien adjoint et commandant des FSR, Mohamed Hamdane Daglo.Ces dernières semaines, l’armée a repris dans la capitale le secteur de Khartoum-Nord ainsi que celui du Nil Oriental à l’est. Les FSR tiennent toujours des positions à Khartoum et dans sa ville jumelle d’Omdourman, de l’autre côté du Nil Blanc.Un expert militaire a déclaré à l’AFP que les FSR avaient perdu des combattants d’élite lors de la bataille pour le palais présidentiel. “L’entrée dans le palais républicain signifie le contrôle par l’armée du centre de Khartoum, la milice a perdu ses forces d’élite”, a déclaré l’expert, sous couvert d’anonymat.L’armée a annoncé vendredi une opération visant à “nettoyer” le centre-ville des combattants des FSR encore présents.La reprise du palais présidentiel par l’armée pourrait conduire à la reconquête du Grand Khartoum, mais la vaste région occidentale du Darfour et une grande partie du sud restent largement aux mains des FSR.

Allemagne: feu vert pour le plan d’investissement géant et une aide à l’Ukraine

Le Parlement allemand a définitivement adopté vendredi le plan géant d’investissements du futur chancelier Friedrich Merz visant à réarmer et moderniser le pays, permettant dans la foulée le déblocage d’une aide militaire de 3 milliards d’euros pour l’Ukraine.Le “bazooka” budgétaire proposé par Friedrich Merz, qui nécessite une modification de la Constitution, a été approuvé avec …

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Allemagne: feu vert pour le plan d’investissement géant et une aide à l’Ukraine

Le Parlement allemand a définitivement adopté vendredi le plan géant d’investissements du futur chancelier Friedrich Merz visant à réarmer et moderniser le pays, permettant dans la foulée le déblocage d’une aide militaire de 3 milliards d’euros pour l’Ukraine.Le “bazooka” budgétaire proposé par Friedrich Merz, qui nécessite une modification de la Constitution, a été approuvé avec une majorité des deux tiers de 53 voix au Bundesrat, la chambre qui rassemble les régions, après avoir déjà été adopté mardi par les députés du Bundestag.Le plan ficelé avec les sociaux-démocrates, futurs alliés des conservateurs dans le prochain gouvernement, représente une révolution pour l’Allemagne.Championne depuis des décennies de l’orthodoxie budgétaire, elle a longtemps négligé les dépenses militaires au profit du parapluie américain qui la protégeait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.Mais les temps ont changé. Après le choc de l’invasion russe de l’Ukraine depuis février 2022, Berlin voit maintenant Washington se détourner de l’Europe et se rapprocher de la Russie, sous l’impulsion de Donald Trump.”Nous devons tout faire pour que l’Allemagne redevienne l’une des armées les plus puissantes d’Europe et puisse se protéger, protéger notre pays”, a souligné le chef conservateur du gouvernement bavarois Markus Söder à la tribune du Bundesrat.Mardi, le chef des conservateurs Friedrich Merz avait qualifié les mesures de “premier grand pas vers une nouvelle communauté européenne de défense” devant inclure “des pays qui ne sont pas membres de l’Union européenne”, comme le Royaume-Uni et la Norvège.Concrètement, l’Allemagne va assouplir son “frein à l’endettement”, qui limite la capacité d’emprunt du pays, pour les dépenses militaires et pour les régions.S’y ajoute un fonds spécial – hors budget – de 500 milliards d’euros sur 12 ans pour moderniser les infrastructures et relancer la première économie européenne, dont 100 milliards affectés aux projets contribuant à la transition climatique. – Munitions et défense anti-aérienne -Offrant une nouvelle marge de manoeuvre financière à la première économie européenne, cette réforme a permis de débloquer une nouvelle enveloppe d’aide militaire à l’Ukraine d’un montant de trois milliards d’euros, à quelques jours de pourparlers sous l’égide des Etats-Unis avec Moscou et Kiev devant porter sur une trêve limitée. La commission budgétaire du Bundestag a donné son feu vert à l’octroi de ces fonds, en suspens depuis des mois en raison des réticences du chancelier sortant Olaf Scholz au regard des ressources du pays.”Nous faisons cela pour que l’Ukraine puisse défendre son indépendance et sa souveraineté”, a expliqué le dirigeant social-démocrate cette semaine à propos de cette aide. L’Allemagne a été, depuis février 2022, le plus gros fournisseur d’aide militaire à Ukraine parmi les pays européens. Ces 3 milliards s’ajoutent aux 4 milliards d’aide militaire déjà prévus dans le budget pour l’année 2025, soit 7 milliards d’euros au total.Cela permettra de fournir à Kiev des munitions, immédiatement disponibles, et d’autres armes livrables d’ici un ou deux ans car elles doivent encore être produites, notamment des systèmes de défense antiaérienne Iris T, selon le gouvernement allemand.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié Berlin vendredi soir dans un message sur X, soulignant que cette aide allait servir à “sauver des vies ukrainiennes”.”C’est aussi l’assurance que l’armée ukrainienne deviendra encore plus forte après la fin de la guerre, et que l’Allemagne est déterminée à y contribuer”, a-t-il ajouté.Olaf Scholz a encore insisté cette semaine pour que les conditions d’une paix avec Moscou ne soient pas dictées à Kiev qui doit pour cela “disposer d’une armée forte”.Les présidents américain et russe, Donald Trump et Vladimir Poutine, se sont accordés pour une trêve aux contours encore flous, Moscou affirmant qu’elle se limite uniquement aux frappes sur les infrastructures énergétiques. Mais l’Ukraine et la Russie s’accusent mutuellement de poursuivre les frappes contre de tels sites.

Gaza: nouvelles frappes d’Israël, qui menace d’annexer des pans du territoire

Le ministre israélien de la Défense a menacé vendredi d’annexer des parties de Gaza si le Hamas ne libère pas la soixantaine d’otages israéliens retenus dans le territoire palestinien où Israël poursuit son offensive pour le quatrième jour consécutif après avoir rompu la trêve.Alors que la violence s’abat de nouveau sur Gaza, le mouvement islamiste palestinien a reçu de l’Egypte et du Qatar, deux pays médiateurs, une proposition visant à rétablir un cessez-le-feu et à échanger des otages contre des prisonniers palestiniens “suivant un calendrier restant à convenir”, a indiqué à l’AFP une source palestinienne proche des négociations. “La proposition prévoit l’entrée d’aide humanitaire à Gaza”, bloquée par Israël depuis le 2 mars, a-t-elle ajouté.Les opérations aériennes et terrestres menées dans la bande de Gaza ont brisé le calme relatif qui régnait depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 19 janvier dans ce territoire dévasté par la guerre déclenchée il y a plus de 17 mois par le Hamas.La Défense civile de Gaza a annoncé que les frappes israéliennes sur le territoire avaient fait 11 nouveaux morts vendredi. Après minuit dans la nuit de vendredi à samedi, elle a fait état de cinq mineurs tués par une nouvelle frappe à Gaza-ville.Cela porte à 520 le bilan des morts annoncés par la Défense civile depuis la reprise des bombardements israéliens mardi.Ankara a condamné une “attaque israélienne” contre un hôpital de Gaza construit par la Turquie, déplorant un “ciblage délibéré”. L’armée israélienne a reconnu avoir frappé le bâtiment mais indiqué avoir visé des combattants palestiniens, assurant que cet hôpital, désaffecté depuis plus d’un an, était utilisé comme base par le Hamas.- Fuite en charrette -“J’ai donné l’ordre à (l’armée) de saisir davantage de territoire à Gaza, tout en évacuant la population, et d’étendre les zones de sécurité (le long de la frontière à l’intérieur de la bande) de Gaza pour protéger les localités israéliennes”, a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz.”Plus le Hamas continuera à refuser de libérer les otages, plus il perdra de territoire, qui sera annexé à Israël”, a-t-il ajouté.Les “zones de sécurité” sont une allusion à l’établissement d’une zone tampon entre la bande de Gaza et les localités israéliennes limitrophes.Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a rappelé vendredi que la France était “opposée à toute forme d’annexion, qu’elle concerne la Cisjordanie ou qu’elle concerne Gaza”.Plus tard vendredi, M. Barrot et ses homologues Annalena Baerbock (Allemagne) et David Lammy (Royaume-Uni) ont dit être “révoltés par le nombre de victimes civiles” et ont appelé “de toute urgence à un retour immédiat au cessez-le-feu”, selon un communiqué commun diffusé en anglais.A Deir el-Balah, dans le nord de la bande de Gaza, des images tournées par l’AFPTV témoignent de l’exode des habitants fuyant une nouvelle fois avec des charrettes tirées par des ânes et remplies d’objets de première nécessité le long de routes bordées de ruines.Dans l’après-midi, l’armée israélienne a appelé les habitants de plusieurs zones du sud de la bande de Gaza à évacuer avant une frappe.Elle a aussi annoncé avoir tué le chef des renseignements militaires du Hamas dans le sud de Gaza lors d’une frappe la veille.- Critique présidentielle -Israël a repris ses bombardements intensifs sur Gaza mardi, invoquant l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations indirectes avec le Hamas sur les prochaines étapes de la trêve, dont la première phase a expiré le 1er mars.Vendredi, au lendemain d’un premiers tirs de trois roquettes sur Israël, “en riposte aux massacres de civils” commis selon elle par Israël à Gaza, la branche armée du Hamas a revendiqué le tir de deux nouvelles roquettes.L’armée israélienne a dit les avoir interceptées, tout comme un missile tiré du Yémen, où les rebelles Houthis, ont promis d’intensifier leurs attaques sur Israël tant que l’Etat hébreu continue ses bombardements sur Gaza.Le président israélien, Isaac Herzog, au rôle surtout protocolaire, avait dit jeudi être dit “troublé” par la reprise de l’offensive militaire à Gaza, dans une rare critique visant l’action du gouvernement.Ces derniers jours, des milliers de personnes ont manifesté à Jérusalem contre le gouvernement, scandant des slogans accusant le Premier ministre Benjamin Netanyahu d’avoir ordonné la reprise des bombardements sur Gaza sans se soucier des otages, et par pur calcul politique.Sur les 251 otages enlevés lors de l’attaque du Hamas du 7-Octobre, 58 sont toujours retenus dans la bande de Gaza, dont 34 sont morts, selon l’armée israélienne.Vendredi, M. Katz a menacé le Hamas d’accroître la pression.”Si le groupe terroriste Hamas continue de refuser de libérer les otages, j’ai donné l’ordre à Tsahal de prendre davantage de territoires (…) en assurant une occupation permanente du territoire par Israël”, a-t-il déclaré. 

Gaza: nouvelles frappes d’Israël, qui menace d’annexer des pans du territoire

Le ministre israélien de la Défense a menacé vendredi d’annexer des parties de Gaza si le Hamas ne libère pas la soixantaine d’otages israéliens retenus dans le territoire palestinien où Israël poursuit son offensive pour le quatrième jour consécutif après avoir rompu la trêve.Alors que la violence s’abat de nouveau sur Gaza, le mouvement islamiste palestinien a reçu de l’Egypte et du Qatar, deux pays médiateurs, une proposition visant à rétablir un cessez-le-feu et à échanger des otages contre des prisonniers palestiniens “suivant un calendrier restant à convenir”, a indiqué à l’AFP une source palestinienne proche des négociations. “La proposition prévoit l’entrée d’aide humanitaire à Gaza”, bloquée par Israël depuis le 2 mars, a-t-elle ajouté.Les opérations aériennes et terrestres menées dans la bande de Gaza ont brisé le calme relatif qui régnait depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 19 janvier dans ce territoire dévasté par la guerre déclenchée il y a plus de 17 mois par le Hamas.La Défense civile de Gaza a annoncé que les frappes israéliennes sur le territoire avaient fait 11 nouveaux morts vendredi. Après minuit dans la nuit de vendredi à samedi, elle a fait état de cinq mineurs tués par une nouvelle frappe à Gaza-ville.Cela porte à 520 le bilan des morts annoncés par la Défense civile depuis la reprise des bombardements israéliens mardi.Ankara a condamné une “attaque israélienne” contre un hôpital de Gaza construit par la Turquie, déplorant un “ciblage délibéré”. L’armée israélienne a reconnu avoir frappé le bâtiment mais indiqué avoir visé des combattants palestiniens, assurant que cet hôpital, désaffecté depuis plus d’un an, était utilisé comme base par le Hamas.- Fuite en charrette -“J’ai donné l’ordre à (l’armée) de saisir davantage de territoire à Gaza, tout en évacuant la population, et d’étendre les zones de sécurité (le long de la frontière à l’intérieur de la bande) de Gaza pour protéger les localités israéliennes”, a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz.”Plus le Hamas continuera à refuser de libérer les otages, plus il perdra de territoire, qui sera annexé à Israël”, a-t-il ajouté.Les “zones de sécurité” sont une allusion à l’établissement d’une zone tampon entre la bande de Gaza et les localités israéliennes limitrophes.Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a rappelé vendredi que la France était “opposée à toute forme d’annexion, qu’elle concerne la Cisjordanie ou qu’elle concerne Gaza”.Plus tard vendredi, M. Barrot et ses homologues Annalena Baerbock (Allemagne) et David Lammy (Royaume-Uni) ont dit être “révoltés par le nombre de victimes civiles” et ont appelé “de toute urgence à un retour immédiat au cessez-le-feu”, selon un communiqué commun diffusé en anglais.A Deir el-Balah, dans le nord de la bande de Gaza, des images tournées par l’AFPTV témoignent de l’exode des habitants fuyant une nouvelle fois avec des charrettes tirées par des ânes et remplies d’objets de première nécessité le long de routes bordées de ruines.Dans l’après-midi, l’armée israélienne a appelé les habitants de plusieurs zones du sud de la bande de Gaza à évacuer avant une frappe.Elle a aussi annoncé avoir tué le chef des renseignements militaires du Hamas dans le sud de Gaza lors d’une frappe la veille.- Critique présidentielle -Israël a repris ses bombardements intensifs sur Gaza mardi, invoquant l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations indirectes avec le Hamas sur les prochaines étapes de la trêve, dont la première phase a expiré le 1er mars.Vendredi, au lendemain d’un premiers tirs de trois roquettes sur Israël, “en riposte aux massacres de civils” commis selon elle par Israël à Gaza, la branche armée du Hamas a revendiqué le tir de deux nouvelles roquettes.L’armée israélienne a dit les avoir interceptées, tout comme un missile tiré du Yémen, où les rebelles Houthis, ont promis d’intensifier leurs attaques sur Israël tant que l’Etat hébreu continue ses bombardements sur Gaza.Le président israélien, Isaac Herzog, au rôle surtout protocolaire, avait dit jeudi être dit “troublé” par la reprise de l’offensive militaire à Gaza, dans une rare critique visant l’action du gouvernement.Ces derniers jours, des milliers de personnes ont manifesté à Jérusalem contre le gouvernement, scandant des slogans accusant le Premier ministre Benjamin Netanyahu d’avoir ordonné la reprise des bombardements sur Gaza sans se soucier des otages, et par pur calcul politique.Sur les 251 otages enlevés lors de l’attaque du Hamas du 7-Octobre, 58 sont toujours retenus dans la bande de Gaza, dont 34 sont morts, selon l’armée israélienne.Vendredi, M. Katz a menacé le Hamas d’accroître la pression.”Si le groupe terroriste Hamas continue de refuser de libérer les otages, j’ai donné l’ordre à Tsahal de prendre davantage de territoires (…) en assurant une occupation permanente du territoire par Israël”, a-t-il déclaré. 

Une foule monstre défie Erdogan après l’arrestation du maire d’Istanbul

Une foule monstre a déferlé vendredi soir vers l’hôtel de ville d’Istanbul pour dénoncer l’arrestation du maire d’opposition, Ekrem Imamoglu, qui suscite une mobilisation inédite à travers la Turquie depuis une vague de contestation qui a secoué le pays en 2013. “Nous sommes ici avec 300.000 personnes”, a clamé devant l’hôtel de ville d’Istanbul Özgür Özel, …

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Une foule monstre défie Erdogan après l’arrestation du maire d’Istanbul

Une foule monstre a déferlé vendredi soir vers l’hôtel de ville d’Istanbul pour dénoncer l’arrestation du maire d’opposition, Ekrem Imamoglu, qui suscite une mobilisation inédite à travers la Turquie depuis une vague de contestation qui a secoué le pays en 2013. “Nous sommes ici avec 300.000 personnes”, a clamé devant l’hôtel de ville d’Istanbul Özgür Özel, le chef du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), principale formation d’opposition dont est issu M. Imamoglu.Selon l’outil en ligne de comptage de foule Mapchecking, au moins plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont pressées aux abords immédiats du siège de la municipalité.La fermeture de ponts et de plusieurs voies d’accès décidée par les autorités ont selon lui empêché nombre de manifestants de rejoindre le site pour la troisième nuit consécutive, en dépit des avertissements du président Recep Tayyip Erdogan qui a juré de ne pas céder à la “terreur de la rue”.”Ne te tais pas sinon ce sera bientôt ton tour!”, ont chanté les manifestants, brandissant des pancartes “N’ayez pas peur, le peuple est là” et “Droit, loi, justice”.- “Coup d’Etat judiciaire” -“Nous ne donnerons pas notre aval à ce coup d’Etat judiciaire”, a lancé M. Özel, alors que le CHP s’apprêtait à désigner dimanche Ekrem Imamoglu comme son candidat à la prochaine élection présidentielle.Accusé de “corruption” et de “terrorisme”, le maire a été auditionné plusieurs heures vendredi selon son entourage. Il devrait être présenté samedi soir à un juge, selon des médias turcs.Lors de sa déposition, le maire d’Istanbul a affirmé n'”avoir commis aucun crime”, selon des propos rapportés par des médias proches de l’opposition.Des appels à manifester avaient été lancés dans plus de 45 villes à travers le pays et des incidents ont éclaté à Istanbul, Ankara et Izmir, troisième ville du pays où comme dans la capitale la police a fait usage de canons à eau.La télévision publique TRT a diffusé des images des manifestations pour dénoncer les “provocateurs”.Au total, des manifestations se sont tenues depuis mercredi dans au moins 40 des 81 provinces du pays, selon un comptage de l’AFP.Selon le ministre de l’Intérieur, Ali Yerlikaya, 97 personnes ont été arrêtées, a-t-il indiqué sur X.Plusieurs journalistes qui couvraient les rassemlements ont été blessés à Istanbul par les forces  de l’ordre, ont constaté les journalistes de l’AFP. “La Turquie ne sera pas livrée à la terreur de la rue”, s’est insurgé plus tôt vendredi le président Erdogan, affirmant que les manifestations mèneraient à une “impasse”.”Désormais, personne ne doit s’attendre à ce que le CHP fasse de la politique dans des salles ou des bâtiments. Désormais, nous sommes dans la rue et sur les places”, avait prévenu jeudi M. Özel.Le ministre de la Justice, Yilmaz Tunç, a qualifié d'”illégaux et inacceptables” les appels répétés de l’opposition à manifester.Pour Soner Cagaptay du Washington Institute, “Erdogan a compris qu’après les primaires du CHP, Imamoglu allait s’imposer à l’échelle nationale et internationale comme le prochain président, et il a décidé d’agir”.”Une répression policière plus intense risque de provoquer des manifestations plus importantes, comme ce fut le cas en 2013 avec les manifestations du parc Gezi” d’Istanbul, qui avaient essaimé dans la quasi totalité des provinces turques, a-t-il ajouté.- “Ni voleur, ni terroriste” -L’annulation mardi soir du diplôme universitaire du maire d’Istanbul, réélu triomphalement l’an dernier après avoir ravi la capitale économique turque en 2019 au parti AKP (islamo-conservateur) au pouvoir, avait déjà dressé un obstacle sur sa route, la Constitution turque exigeant que tout candidat à la présidence justifie d’un diplôme d’enseignement supérieur.Les charges pesant contre lui, en particulier celle de “soutien au terrorisme”, font désormais redouter à ses partisans qu’il puisse être incarcéré à l’issue de sa garde à vue dimanche et remplacé par un administrateur nommé par l’État. “Nous ne cèderons pas la mairie à un admnistrateur d’Erdogan”, a promis vendredi soir le patron du CHP. “Le maire n’est ni corrompu, ni voleur, ni terroriste”, avait déjà martelé M. Özel la veille.Cinq maires CHP de districts d’Istanbul ont été arrêtés ces derniers mois, dont trois ont été placés en détention, et dix du parti DEM prokurde ont été remplacés par des administrateurs.  Cette contestation intervient un an après la débâcle subie par le Parti de la justice et du développement (AKP) du président Erdogan lors d’élections municipales, dans un contexte de crise économique.Les évènements ont pesé sur la Bourse d’Istanbul, qui a perdu plus de 16,5% cette semaine, un plongeon inédit depuis 2008 selon des économistes.