AFP World

La Russie attend “quelques progrès” lors des négociations lundi avec les Américains

La Russie a dit samedi attendre “quelques progrès” sur le dossier ukrainien lors des négociations prévues lundi en Arabie saoudite avec les Américains, l’un des deux négociateurs envoyés par Vladimir Poutine affirmant vouloir discuter avec un état d’esprit “combatif”.Lors de ces discussions concomitantes entre Ukrainiens et Américains d’un côté, et Russes et Américains de l’autre, il s’agira de tenter de s’accorder entre ces acteurs sur une trêve des attaques visant les infrastructures énergétiques des deux camps, après trois ans d’offensive russe qui a fait des dizaines de milliers de morts.L’Ukraine, sous la pression de l’administration de Donald Trump, affirme même être toujours “prête” à un cessez-le-feu complet, option pour le moment difficilement envisageable pour Vladimir Poutine tant que des forces ukrainiennes se trouvent sur le sol russe, dans la région frontalière de Koursk.”Nous espérons réaliser au moins quelques progrès”, a déclaré samedi Grigori Karassine à la chaîne de télévision publique Zvezda.”L’état d’esprit de Sergueï Orestovich (Besseda, l’autre négociateur, ndlr) et de moi-même est combatif et constructif”, a-t-il ajouté dans cet entretien, à la veille de leur départ pour l’Arabie saoudite.Sergueï Besseda est, lui, un cadre des services de sécurité russes, le FSB, mais leur profil tranche avec le CV des envoyés russes lors des premières discussions russo-américaines en Arabie saoudite mi-février, lorsque le très expérimenté chef de la diplomatie Sergueï Lavrov avait mené la délégation arrivant de Moscou.- Européens marginalisés -Vendredi, un responsable ukrainien s’exprimant auprès de l’AFP sous le couvert de l’anonymat avait expliqué que Kiev espérait, lors des discussions de lundi, “au moins” un accord sur une trêve partielle avec la Russie portant sur le secteur énergétique, les infrastructures et la mer Noire.Afin de pousser à une trêve élargie — validée par Volodymyr Zelensky, sous pression des Américains –, Kiev a choisi d’envoyer son ministre de la Défense, Roustem Oumerov, selon ce responsable qui a précisé que l’Ukraine était toujours “prête” à un cessez-le-feu “général”.De son côté, Moscou affirme ne s’être entendu à ce stade avec les Etats-Unis que sur une pause concernant les infrastructures énergétiques, bien en-deçà de la suspension générale de 30 jours des hostilités poussée par Donald Trump.Parmi les sujets à aborder, nul doute que les Russes voudront imposer les “nuances” dont a parlé Vladimir Poutine sur la mise en place d’un moratoire et son contrôle, le chef de l’Etat russe disant craindre que l’Ukraine n’utilise une telle trêve pour recruter des soldats supplémentaires et recevoir de nouvelles armes occidentales.Chez les Ukrainiens, on explique que ces pourparlers en Arabie saoudite devraient ainsi se concentrer sur les aspects “techniques” d’un arrêt provisoire partiel des combats: “quels sites”, “comment contrôler ce cessez-le-feu, quelles armes ?”. En attendant, les Européens sont marginalisés dans ces discussions, malgré l’envie affichée notamment par le Premier ministre britannique Keir Starmer et le chef de l’Etat français Emmanuel Macron de faire entendre la voix du Vieux Continent.Un sommet doit avoir lieu jeudi à Paris, en présence de Volodymyr Zelensky et des alliés de Kiev, pour montrer leur “engagement (…) derrière les Ukrainiens”.- Zelensky près du front -En parallèle des intenses discussions diplomatiques, la Russie continue d’attaquer les villes et villages de son voisin ukrainien, l’armée de Kiev répondant en tentant de frapper le territoire russe pour dérégler la logistique des forces de Moscou.Une frappe russe de drone vendredi soir a tué les trois membres d’une famille, dont une adolescente de 14 ans, dans la région méridionale de Zaporijjia, selon les autorités régionales.Un photographe de l’AFP présent sur le site de l’attaque a vu des secouristes fouiller les décombres d’un bâtiment détruit, tandis que de la fumée, mélangée au brouillard, flottait dans l’air.Dans la région de Donetsk (est), des frappes russes ont fait au moins deux morts et trois blessés samedi, selon le gouverneur régional Vadim Filachkine.Volodymyr Zelensky a d’ailleurs annoncé samedi avoir rendu visite aux troupes défendant Pokrovsk, ville stratégique dans cette zone pour la logistique de l’armée ukrainienne et visée par des assauts répétés des forces russes qui tentent depuis plusieurs mois de la capturer.De son côté, l’Ukraine a ciblé la Russie avec des attaques de drones pendant la nuit, faisant six blessés, selon les autorités russes.

L’aéroport de Heathrow à nouveau “pleinement opérationnel”, après sa fermeture vendredi

L’aéroport londonien de Heathrow a dit samedi être à nouveau “pleinement opérationnel”, malgré des retards et quelques annulations au lendemain de sa fermeture en raison d’une panne d’électricité qui a entraîné le chaos dans le transport aérien.”Nous pouvons confirmer que Heathrow est ouvert et pleinement opérationnel”, a dit un porte-parole de l’aéroport samedi matin.Heathrow, qui …

L’aéroport de Heathrow à nouveau “pleinement opérationnel”, après sa fermeture vendredi Read More »

L’aéroport de Heathrow à nouveau “pleinement opérationnel”, après sa fermeture vendredi

L’aéroport londonien de Heathrow a dit samedi être à nouveau “pleinement opérationnel”, malgré des retards et quelques annulations au lendemain de sa fermeture en raison d’une panne d’électricité qui a entraîné le chaos dans le transport aérien.”Nous pouvons confirmer que Heathrow est ouvert et pleinement opérationnel”, a dit un porte-parole de l’aéroport samedi matin.Heathrow, qui est l’un des aéroports les plus fréquentés au monde, a dû fermer vendredi après une panne d’électricité provoquée par un incendie dans la nuit de jeudi à vendredi dans le poste de transformation électrique de Hayes, dans la banlieue ouest de Londres, qui dessert l’aéroport. La police de Londres et les pompiers ont indiqué qu’ils ne considéraient pas cet incendie comme suspect. L’enquête se concentre sur l’équipement de distribution électrique.Face aux critiques qui montent après cet incident majeur, le ministre de l’Energie Ed Miliband a ordonné samedi à l’exploitant du système énergétique national d'”enquêter de toute urgence” sur la panne de courant, pour que cela “ne se reproduise plus”.Cette coupure d’électricité a causé “d’importantes perturbations pour des milliers de personnes et de nombreuses entreprises”, a-t-il souligné, se disant “déterminé” à en “tirer des leçons”.Le directeur de l’aéroport Thomas Woldbye a présenté vendredi soir ses excuses “aux nombreuses personnes dont les déplacements ont été perturbés”.Interrogé sur la BBC, il a refusé de dire s’il allait démissionner et s’est même dit “fier” de la réactivité de l’aéroport.- Retour à la normale -La fermeture de Heathrow a entraîné des perturbations en chaîne dans le trafic aérien, avec de nombreux vols supprimés ou reroutés. Les vols ont commencé à reprendre vendredi soir.L’ambiance était globalement normale samedi à Heathrow, avec cependant certains vols affichés avec du retard et quelques annulations.”Nous pensions hier que tout serait chamboulé. (…) Nous nous sentons vraiment chanceux: notre vol est annoncé à l’heure”, dit à l’AFP Claire Montgomery, une femme de 45 ans rentrant chez elle à Austin, au Texas. Sagar Sagh, un directeur de restaurant, attend, lui, son avion pour Bombay depuis des heures. Il devait partir vendredi de Belfast pour Heathrow, mais ce premier vol a été annulé, ce qui l’a empêché de prendre son long courrier. “C’était vraiment chaotique et stressant”, dit-il. Ce directeur de restaurant a finalement réussi à rejoindre la capitale britannique samedi matin et son avion pour Bombay est affiché à l’heure. Heathrow a ajouté des vols samedi. Un porte-parole a conseillé aux voyageurs de “vérifier auprès de leur compagnie aérienne” les dernières informations concernant leur avions. La compagnie Virgin Atlantic prévoit “un programme presque complet avec peu d’annulations”.Air India a annoncé une reprise normale de son trafic. British Airways, la compagnie plus importante à Heathrow, a indiqué s’attendre à ce que “85%” de ses vols prévus puissent circuler.La reprise des opérations “après un incident aussi significatif est extrêmement complexe”, a dit la compagnie. Au moins 200.000 personnes ont été affectées par la fermeture de l’aéroport vendredi. Quelque 1.350 avions devaient initialement atterrir ou décoller à Heathrow. – “Échec colossal” -Le mot “chaos” barre la une de plusieurs journaux britanniques, qui se demandent comment un tel incident a pu se produire. “Un échec colossal”, a titré le Telegraph.L’aéroport dispose de plusieurs sources d’électricité pour son alimentation, ainsi que de générateurs de secours. Mais ces systèmes ne sont pas conçus pour assurer une exploitation complète de l’infrastructure, selon son exploitant.”Heathrow consomme chaque jour autant d’énergie qu’une ville”, a expliqué le directeur de l’aéroport.Il a rejeté les critiques selon lesquelles l’aéroport était trop dépendant d’une seule source d’électricité, celle qui a pris feu.”Nous avons d’autres sous-stations, mais leur mise en service prend du temps”, a-t-il affirmé.Construit en 1946, Heathrow est le plus important des cinq aéroports qui desservent la capitale britannique. Il a obtenu en janvier le feu vert du gouvernement pour la construction d’une troisième piste d’ici 2035.

Turquie : l’opposition appelle à de nouveaux rassemblements

L’opposition turque a appelé à de nouveaux rassemblements samedi soir en soutien au maire d’opposition d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, qui sera présenté à un procureur en début de soirée au quatrième jour de sa garde à vue.L’édile, accusé de “corruption” et de “terrorisme”, a été de nouveau entendu cinq heures durant par la police samedi et sera déféré à 19H30 (16H30 GMT) devant ce procureur qui décidera des suites de sa garde à vue prévue pour expirer dimanche matin, ont annoncé ses équipes.Les principaux accès au palais de justice ont été préventivement fermés afin d’empêcher les rassemblements, a annoncé le gouvernorat d’Istanbul qui avait dès mercredi interdit les manifestations jusqu’à dimanche.L’opposition a donc appelé pour le quatrième soir consécutif à converger en direction du siège de la municipalité d’Istanbul.Des manifestations sont également annoncées dans de nombreuses autres villes du pays; elles ont été également interdites à Izmir, la troisième plus importante agglomération de Turquie (ouest), et à Ankara, la capitale.Au total, des rassemblements se sont déroulés depuis mercredi dans au moins 55 des 81 provinces turques, soit plus des deux tiers du pays, selon un décompte de l’AFP. Témoignage de l’ampleur de la contestation déclenchée par l’arrestation de M. Imamoglu, la police a procédé à 343 arrestations pendant et après les grandes manifestations de vendredi dans neuf villes dont Istanbul, Izmir, Ankara, Edirne et Çanakkale dans le nord-ouest et Adana et Antalya dans le sud, selon le ministre de l’Intérieur, Ali Yerlikaya.- “Chaos et provocation” -“Ceux qui cherchent le chaos et la provocation ne seront pas tolérés”, a-t-il mis en garde sur X.Interpellé mercredi à l’aube à son domicile, Ekrem Imamoglu, 53 ans, a été entendu samedi par la police pour des accusations de “soutien à une organisation terroriste”, après l’avoir été la veille pour des soupçons de “corruption”.Son parti, le CHP (Parti républicain du peuple, social-démocrate), a appelé à de nouvelles manifestations samedi soir devant le siège de la municipalité d’Istanbul, la capitale économique.”Si les gens ne lâchent rien, ça débouchera peut-être sur quelque chose de positif”, a déclaré à l’AFP Ara Yildirim, un étudiant en médecine d’Istanbul âgé de 20 ans, mobilisé comme beaucoup d’autres jeunes Turcs.”Rien ne peut justifier de confisquer la volonté de millions de Stambouliotes”, a affirmé Meral Danis Bestas, une députée du parti prokurde DEM. Au cours de son audition vendredi, “M. Imamoglu a nié toutes les charges retenues dans un document de 121 pages”, a affirmé son avocat, Mehmet Pehlivan.Ce dernier a dénoncé le recours à des “témoins secrets de manière abusive” et s’insurge de voir des “procès-verbaux de témoignages non signés divulgués dans la presse”, estimant que les droits de la défense et “le droit à un procès équitable (ont) été violés”.Les accusations de “soutien au terrorisme” font redouter aux partisans du maire qu’il puisse être incarcéré à l’issue de sa garde à vue et remplacé par un administrateur nommé par l’État.- “Une Turquie juste” -Dans un message posté sur X par ses avocats, Ekrem Imamoglu a remercié ses compatriotes qui ont manifesté par dizaines de milliers. “Vous défendez notre République, la démocratie, l’avenir d’une Turquie juste et la volonté de notre nation”, a-t-il écrit.Le président du CHP, Özgür Özel, a assuré que 300.000 personnes étaient descendues dans les rues à Istanbul vendredi soir.Plusieurs incidents ont éclaté entre manifestants et policiers, qui ont fait usage d’importantes quantités de gaz lacrymogène et de canons à eau à Izmir et Ankara, ont constaté les correspondants de l’AFP.À Istanbul, où la police a tiré des balles en plastique en direction de manifestants, des journalistes ont été blessés dans des échauffourées. Leur syndicat, le TGS, a dénoncé leur “ciblage” dans un communiqué accompagné du nom des blessés.Ekrem Imamoglu est devenu la bête noire du président Recep Tayyip Erdogan, qui fut lui-même maire d’Istanbul dans les années 90, quand il a ravi en 2019 cette municipalité au parti AKP du chef de l’Etat. L’édile, triomphalement réélu l’an passé, devait être désigné dimanche candidat de son parti à la présidentielle, prévue pour 2028.Le CHP a décidé de maintenir l’organisation de cette primaire et appelé tous les Turcs, même non inscrits au parti, à y prendre part.

Turquie : l’opposition appelle à de nouveaux rassemblements

L’opposition turque a appelé à de nouveaux rassemblements samedi soir en soutien au maire d’opposition d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, qui sera présenté à un procureur en début de soirée au quatrième jour de sa garde à vue.L’édile, accusé de “corruption” et de “terrorisme”, a été de nouveau entendu cinq heures durant par la police samedi et sera déféré à 19H30 (16H30 GMT) devant ce procureur qui décidera des suites de sa garde à vue prévue pour expirer dimanche matin, ont annoncé ses équipes.Les principaux accès au palais de justice ont été préventivement fermés afin d’empêcher les rassemblements, a annoncé le gouvernorat d’Istanbul qui avait dès mercredi interdit les manifestations jusqu’à dimanche.L’opposition a donc appelé pour le quatrième soir consécutif à converger en direction du siège de la municipalité d’Istanbul.Des manifestations sont également annoncées dans de nombreuses autres villes du pays; elles ont été également interdites à Izmir, la troisième plus importante agglomération de Turquie (ouest), et à Ankara, la capitale.Au total, des rassemblements se sont déroulés depuis mercredi dans au moins 55 des 81 provinces turques, soit plus des deux tiers du pays, selon un décompte de l’AFP. Témoignage de l’ampleur de la contestation déclenchée par l’arrestation de M. Imamoglu, la police a procédé à 343 arrestations pendant et après les grandes manifestations de vendredi dans neuf villes dont Istanbul, Izmir, Ankara, Edirne et Çanakkale dans le nord-ouest et Adana et Antalya dans le sud, selon le ministre de l’Intérieur, Ali Yerlikaya.- “Chaos et provocation” -“Ceux qui cherchent le chaos et la provocation ne seront pas tolérés”, a-t-il mis en garde sur X.Interpellé mercredi à l’aube à son domicile, Ekrem Imamoglu, 53 ans, a été entendu samedi par la police pour des accusations de “soutien à une organisation terroriste”, après l’avoir été la veille pour des soupçons de “corruption”.Son parti, le CHP (Parti républicain du peuple, social-démocrate), a appelé à de nouvelles manifestations samedi soir devant le siège de la municipalité d’Istanbul, la capitale économique.”Si les gens ne lâchent rien, ça débouchera peut-être sur quelque chose de positif”, a déclaré à l’AFP Ara Yildirim, un étudiant en médecine d’Istanbul âgé de 20 ans, mobilisé comme beaucoup d’autres jeunes Turcs.”Rien ne peut justifier de confisquer la volonté de millions de Stambouliotes”, a affirmé Meral Danis Bestas, une députée du parti prokurde DEM. Au cours de son audition vendredi, “M. Imamoglu a nié toutes les charges retenues dans un document de 121 pages”, a affirmé son avocat, Mehmet Pehlivan.Ce dernier a dénoncé le recours à des “témoins secrets de manière abusive” et s’insurge de voir des “procès-verbaux de témoignages non signés divulgués dans la presse”, estimant que les droits de la défense et “le droit à un procès équitable (ont) été violés”.Les accusations de “soutien au terrorisme” font redouter aux partisans du maire qu’il puisse être incarcéré à l’issue de sa garde à vue et remplacé par un administrateur nommé par l’État.- “Une Turquie juste” -Dans un message posté sur X par ses avocats, Ekrem Imamoglu a remercié ses compatriotes qui ont manifesté par dizaines de milliers. “Vous défendez notre République, la démocratie, l’avenir d’une Turquie juste et la volonté de notre nation”, a-t-il écrit.Le président du CHP, Özgür Özel, a assuré que 300.000 personnes étaient descendues dans les rues à Istanbul vendredi soir.Plusieurs incidents ont éclaté entre manifestants et policiers, qui ont fait usage d’importantes quantités de gaz lacrymogène et de canons à eau à Izmir et Ankara, ont constaté les correspondants de l’AFP.À Istanbul, où la police a tiré des balles en plastique en direction de manifestants, des journalistes ont été blessés dans des échauffourées. Leur syndicat, le TGS, a dénoncé leur “ciblage” dans un communiqué accompagné du nom des blessés.Ekrem Imamoglu est devenu la bête noire du président Recep Tayyip Erdogan, qui fut lui-même maire d’Istanbul dans les années 90, quand il a ravi en 2019 cette municipalité au parti AKP du chef de l’Etat. L’édile, triomphalement réélu l’an passé, devait être désigné dimanche candidat de son parti à la présidentielle, prévue pour 2028.Le CHP a décidé de maintenir l’organisation de cette primaire et appelé tous les Turcs, même non inscrits au parti, à y prendre part.

Boxe: George Foreman, légende des poids lourds, est mort à 76 ans

L’Américain George Foreman, entré dans la légende des poids lourds après sa défaite contre Mohamed Ali lors d’un combat mythique en 1974, puis “panthéonisé” en redevenant champion du monde deux décennies plus tard, est mort vendredi à l’âge de 76 ans.Champion olympique en 1968, avant de s’emparer des ceintures WBA et WBC en 1973, Foreman, considéré comme un des plus gros puncheurs de l’histoire, avait dû s’incliner à l’issue du célèbre “Rumble in the Jungle” (“combat dans la jungle”) à Kinshasa, au terme d’un affrontement d’une rare violence sur un ring, avant de signer un retour spectaculaire, à 40 ans passés.”C’est avec une grande tristesse que nous annonçons le décès de notre bien-aimé George Edward Foreman Sr, qui s’en est allé paisiblement le 21 mars 2025, entouré par ses proches”, a écrit sa famille dans un communiqué.”Un humaniste, un olympien, un double champion du monde, il était grandement respecté. Il était une force du bien, un homme de discipline, de conviction, un protecteur de son héritage, qui s’est battu sans relâche pour préserver son nom, pour sa famille”, a-t-elle ajouté.Du haut de son 1,93 m, Foreman, alors encore parfait inconnu, a décroché l’or olympique à seulement 19 ans, en expédiant le Soviétique Jonas Cepulis en finale des JO de Mexico de 1968 en seulement deux rounds.- Force de frappe -Faisant parler sa grande force de frappe, avec des crochets et des uppercuts dévastateurs, il est ensuite devenu une première fois champion du monde en 1973, aux dépens du redoutable Joe Frazier, qui avait bien cru envoyer Ali aux oubliettes deux ans plus tôt.Ce titre obtenu en Jamaïque aurait pu rester LE grand combat de Foreman, tant sa domination fut totale. Mais c’est bien sa défaite – la première en 41 combats – face au “Greatest” qui restera dans la postérité, comme l’un des plus grands affrontements de l’histoire de la boxe, par son niveau pugilistique et sa férocité de tous les instants. Le 30 octobre 1974, à Kinshasa, devant près de 100.000 spectateurs, le boxeur, originaire d’un quartier défavorisé noir de Houston, était grand favori face à Ali, vieillissant, mais il fut terrassé par l’endurance, la tactique, et la roublardise d’avant-combat de son adversaire, qui s’était mis tout le public dans la poche et acta sa renaissance à 32 ans.Sur son compte X, un autre astre des poids lourds, Mike Tyson, a envoyé ses “condoléances à la famille de George Foreman”. “Sa contribution à la boxe, et au-delà, ne sera jamais oubliée.”Le légendaire promoteur Bob Arum a lui salué Foreman, “l’un des plus grands puncheurs et l’une des plus grandes personnalités du sport”, qui était “un grand ami, pour moi mais aussi pour toute ma famille, nous sommes anéantis.”- Prêches et grillades -Le président américain Donald Trump a rendu hommage à un “GRAND COMBATTANT” qu’il “connaissait bien”. “Il était vraiment à part, mais avant tout, c’était une grande personne”, a ajouté le président américain sur sa plateforme Truth Social.Après avoir multiplié les aventures avec des femmes – dont naîtront de nombreux enfants -, Foreman avait raccroché les gants à 28 ans, entrant en religion, avant de remonter sur les rings dix ans plus tard, l’appât du gain se conjuguant à une soif de revanche. Après deux échecs pour un nouveau titre – aux points face à Evander Holyfield et Tommy Morrison -, celui qu’on surnommait alors “Big George” du fait de son embonpoint de quadragénaire, est redevenu champion du monde (WBA et IBF) en 1994, le plus vieux de l’histoire à 45 ans et 299 jours, face à Michael Moorer.Foreman s’arrête définitivement en 1997, avec 76 victoires (dont 68 avant la limite) et 5 défaites au compteur.Sa troisième carrière aura été celle d’un homme d’affaires ayant fait fructifier son image en l’associant à des marques, notamment de grill, qui lui ont rapporté plus que toute sa carrière de boxeur.

Turquie: le maire d’Istanbul de nouveau entendu après des manifestations monstres

Le maire d’opposition d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, devait être de nouveau entendu par la police samedi au lendemain de manifestations monstres qui ont gagné les deux-tiers des provinces de Turquie et provoqué des centaines d’arrestations.Au total, des rassemblements se sont tenus depuis mercredi dans au moins 55 des 81 provinces turques, selon un décompte de l’AFP.La police a procédé à 343 arrestations, a annoncé samedi le ministre de l’Intérieur, Ali Yerlikaya, énumérant les neuf villes, dont Istanbul, où elles ont eu lieu comme Izmir (ouest), Ankara la capitale, Edirne et Canakkale dans le nord-ouest, Adana et Antalya dans le sud, témoignant de l’ampleur de la contestation.”Ceux qui cherchent le chaos et la provocation ne seront pas tolérés”, met-il en garde sur X.Ekrem Imamoglu, 53 ans, a été interpellé mercredi à l’aube à son domicile et devait être de nouveau entendu samedi par la police pour des accusations de “soutien à une organisation terroriste”, ont rapporté les médias.Selon son parti, le CHP (Parti républicain du peuple, social-démocrate), M. Imamoglu sera ensuite auditionné par le procureur général d’Istanbul, dans la soirée, autour de 21H00 (18H00 GMT), avant d’être présenté au tribunal. L’opposition a appelé samedi soir à de nouvelles manifestations.- “Témoins secrets” -L’accusation de terrorisme vise le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit, qui s’est dit prêt au début du mois à déposer les armes et à se dissoudre.Selon son avocat, l’audition du maire dans le volet “corruption”, vendredi, a duré “six heures”.”M. Imamoglu a nié toutes les charges retenues dans un document de 121 pages”, affirme son défenseur, Mehmet Pehlivan.Ce dernier dénonce le recours à des “témoins secrets de manière abusive”, et s’insurge de voir des “procès-verbaux de témoignages non signés divulgués dans la presse”, estimant que les droits de la défense ainsi que “le droit à un procès équitable (ont) été violés”.Dans un message posté sur X par ses avocats, Ekrem Imamoglu remercie ses concitoyens, descendus par dizaines de milliers dans les rues, pour leur mobilisation.”Vous défendez notre République, la démocratie, l’avenir d’une Turquie juste et la volonté de notre nation”, écrit-il.Le président du CHP, dont il est issu, Özgür Özel, a affirmé que 300.000 personnes ont marché dans Istanbul, dont plusieurs dizaines de milliers ont réussi à atteindre l’hôtel de ville en dépit d’importants barrages de police.Plusieurs incidents ont éclaté entre manifestants et policiers, durant lesquels ces derniers ont fait usage d’importantes quantités de gaz lacrymogènes et de canons à eau à Izmir et Ankara, ont constaté les correspondants de l’AFP.Plusieurs journalistes ont été blessés dans les échauffourées.M. Imamoglu devait être désigné dimanche comme le candidat de son parti à la présidentielle, prévue en 2028.Le CHP a décidé de maintenir l’organisation de cette primaire et appelé tous les Turcs, même non inscrits au parti, à y prendre part.